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Original subtitles

"Dr Waxling, mon esprit est confus, vid�, d�sesp�r�,

"ma vie est comme un miroir bris�. Sauvez-moi !"

Mais, � dire vrai,

vous seul pouvez vous sauver. Une seule personne : vous !

Je ne peux le faire pour vous.

Les R�gles...

"Tu ne feras point ceci ou cela..." Je ne parle pas de �a.

Exemple. : des furies vous pourchassent

et vous traversez une rue. Vous n'attendez pas le feu vert, non ?

Vous y allez !

Vous traversez la rue !

Et vous finirez par comprendre que certaines r�gles entrent en jeu !

Voici ce que j'ai concoct�...

apr�s des ann�es de comportement foireux et de triomphes.

Quatre r�gles que j'ai baptis�es: "Les quatre r�gles du succ�s".

Gravez-les dans votre cerveau.

R�gle num�ro un:

La force se passe d'excuses.

La force !

La force se passe d'excuses !

Num�ro deux:

Le pass� est insignifiant.

Le pass� est insignifiant.

Num�ro trois:

Ce qui vous arrive n'est pas forc�ment int�ressant.

Et, num�ro quatre:

Ce pour quoi vous vous excusez, est ce dont vous avez envie.

Ce pour quoi vous vous excusez, est ce dont vous avez envie.

Vous pouvez appliquer ces r�gles � n'importe quel moment,

qui que vous soyez ou croyiez �tre.

Elles vous sortiront de tout mauvais pas.

Ce sont les quatre r�gles du succ�s.

L'histoire d'une aventure

Je d�teste la peur. Je la d�teste.

La peur qui vous emp�che de vous r�aliser vous-m�me.

Vous-m�me. Ce que vous �tes.

Ce que vous savez pouvoir �tre. La peur vous bloque.

Je ne parle pas d'�tre roi ou d'avoir une Lamborghini.

Ce n'est pas une ambition.

Les gens gaspillent leur �nergie pour rien.

Pour quoi ?

Des inepties.

Il faut avoir un but. Un but simple.

Je mourrai un jour.

Et je veux laisser quelque chose.

Quelque chose de bien. Quelque chose de durable.

Quelque chose de moi.

Qu'ils sachent que j'ai exist�.

Qu'ils sachent...

que j'ai exist�.

Qu'ils le sachent.

Vous devez � l'Etat de Floride: 1 47 956 dollars.

Hors p�nalit�s.

J'essaie de vous expliquer mes intentions.

Vous avez sous-�valu�

vos imp�ts sur les soci�t�s depuis 18 mois.

Il s'agit de la Mirkheim Inc.

qui englobe les soci�t�s Startime Booking,

Big Top Tours et Southern Skating Spectacular.

Je comprends bien.

Vous auriez pay�

22 000 dollars � Lauren Mirkheim en tant que consultante non exclusive

de votre soci�t�.

C'est elle, Lauren,

ma femme.

Je suis dipl�m�e en affaires.

Communiquez-nous

vos revenus des 24 derniers mois.

Nous voulons d�terminer...

O� voulez-vous en venir ?

Je vous prie.

Vous devez � l'Etat de Floride la somme de 1 47 956 dollars.

Hors p�nalit�s.

En cas de d�faut de r�glement,

l'Etat peut nantir vos avoirs et engager une proc�dure.

Etant sa femme, je suis partie prenante.

Mais, Martin est parfois excessif, il voit loin.

C'est hors de ma vis�e... Les imp�ts.

- Vis�e ? - De mes int�r�ts.

A savoir ?

Tu veux lui dire ?

Il vous a expliqu�.

Votre peur de la mort ?

Non. Ecoutez, quelles que soient mes dettes,

je les honorerai. Vous avez ma parole.

Tout ce que je demande, c'est qu'on ne me menace pas.

Ca le rend agressif.

Je vous parle ouvertement, c'est ma m�thode.

Alors, quand je dis que j'ai un objectif � r�aliser

et que je n'ai pas de temps � perdre...

M. Mirkheim, il va falloir payer.

On vous contactera bient�t. Faites appel � un avocat.

Je ne me doutais de rien. Tu es incroyable.

Quoi ?

1 47 000 dollars ? Tu pensais passer au travers ?

Ce type, cette esp�ce de nabot...

A ma place, il aurait �t� � genoux,

implorant le Seigneur, tu comprends !

Marty ?

De qui te moques-tu ? C'est � moi que tu parles.

Je reste pour la soir�e de ton fr�re. Ca ira ?

Si �a ira ?

Tu vas lui taper du fric ?

On peut le penser mais ce n'est pas le cas. Je reste.

Tu es superbe.

On ne joue plus � �a.

Tu as opt� pour le c�libat.

Je m'y essaie.

- Essaie plus fort. - Je devrais.

Je m'y mets.

Tu n'as pas beaucoup avanc�.

C'est un pav�.

Sa vision du monde est int�ressante.

Il est on ne peut plus clair que tu vis dans un r�ve.

Nous vivons tous dans un r�ve.

Tu es un cauchemar. Cinq ans � sillonner ce pays !

Tu bousilles une affaire rentable

et quand je me pose enfin, tu n'es pas l� !

Ecoute-moi ! C'�tait une affaire bidon.

Tourn�es de cirque, catcheurs, orchestres folklo...

Ca ressemble � quoi ?

Qu'ai-je accompli ?

Tu poss�des un appart.

Ainsi qu'une Subaru !

Je ne te parle pas de biens mat�riels !

Je te parle...

Je te parle d'actes !

De mes actes.

Je te parle de moi.

Tu m'avais, moi.

Daniel Strong cavale

dans la for�t du doute.

Il n'a pas peur.

Salut, Rob.

Ravi de te voir. Tu prends un verre ?

Comment �a va ?

Super, la grande forme.

Ecoute, j'ai un projet...

Ton associ� se fait des lignes aux toilettes.

C'est pas cool.

J'ai fait trop de cures pour tol�rer �a chez moi.

Je plaisantais. Il est clean, quelqu'un a d� lui en refiler.

Vire-le.

Je m'en occupe ?

Rob le fera.

Je m'en occupe dans une minute.

Rob, tu as lu �a ?

Pas le temps.

Tu devrais.

Il traite de tout �a.

Ecrit par Luther Waxling.

Le type du c�ble ?

Absolument. Daniel Strong. C'est un best-seller.

Il y parle du jeune Daniel Strong.

Le livre commence � sa naissance.

Il vient de na�tre.

On le voit grandir dans ce monde o� tout le syst�me,

�coles et tout le reste, le broie,

en voulant faire de lui une nullit�.

L'�cole est nocive ?

Quand il devient adolescent, il vit une aventure

o� il d�couvre en lui-m�me...

Je peux te parler en t�te � t�te ?

Je veux acheter ce livre, les droits de ce livre.

Je veux l'exploiter.

- Tu veux... - Faire un film.

Un film, ce sera grandiose.

Pourquoi tu rigoles ?

Les studios Mirkheim pr�sentent...

Tu m'en crois incapable ?

Le fisc te talonne.

Tu veux y ajouter des probl�mes cardiaques ?

Il arrive un moment...

Tu sais dans quelle �poque on vit ?

Le champ de bataille est jonch� de cadavres.

Il faut s'en tenir � ce qu'on ma�trise.

Franchement, n'allons pas nous surestimer.

Tu as �pous� ma soeur et j'ai cru en toi.

Maintenant tu veux te tirer, tu veux du fric...

Je ne veux pas d'argent, simplement des contacts.

C'est tout.

J'y r�fl�chirai.

Comment �a ?

Ca veut dire quoi ? Tu marches ou pas ?

T'es un emmerdeur.

J'y r�fl�chirai.

Quel g�chis.

Quelle perte de temps en discussions, excuses...

La chance passe, on est l� � se demander o� l'on va

et pourquoi on y va.

Vous fumez ?

Moi non plus.

Des soir�es comme �a me collent le blues.

Vraiment ?

Martin Mirkheim.

Kim.

Vous n'�tes pas un ami de Rob.

Je m'en doutais.

Dans les affaires ?

Eh bien... oui.

Il faut b�nir les hommes d'affaires,

ils portent notre espoir.

Dans les affaires aussi ?

Occasionnellement.

En free-lance, analyses marketing. Je suis bas� � New York.

Je l'ai lu aussi.

Daniel Strong ?

Vous plaisantez ?

Il m'a beaucoup marqu�.

Vraiment ?

La sc�ne sur le sommet.

Il est seul, perdu, il meurt de faim...

Le soleil se l�ve...

La ville s'�tire au loin...

Il se rem�more le jour...

o� il a tu� son p�re.

Il entend une voix...

Sa propre voix � l'int�rieur de la t�te, et qui dit...

"Il n'y a rien � pardonner

"et tout est possible."

C'est le livre id�al... quand on a 19 ans.

Je veux en faire un film.

J'avais entendu.

Magnifique id�e.

Producteur ?

Excusez-moi.

Pas d'excuses !

Vous n'avez pas � le faire.

Navr� d'avoir � vous dire �a,

mais il faut que vous partiez.

Moi ?

C'est un dealer.

Merci de m'avoir re�u, votre buffet �tait d�licieux.

On devrait se revoir.

Appelez-moi � New York.

Je vais le faire moi-m�me.

Le film du livre.

Je vais le faire moi-m�me.

La mort est le d�part.

La vie est une pi�ce de th��tre.

Les gens sont...

des l�gumes.

Il est 3 h 30 du mat, tu ne dors pas, tu es seul,

il y a de la poussi�re dans l'air,

sur l'�cran de la t�l�, dans ta vie.

Que se passe-t-il ?

C'est ainsi depuis longtemps

et pourtant, cela ne semble pas avoir commenc�.

C'est d�j� arriv� � d'autres.

Le temps passe.

La question est la suivante:

Que vas-tu faire ?

Vous d�sirez ?

Voir le Dr Waxling.

Vous �tes attendu ?

Non, pas pr�cis�ment.

Votre nom ?

Motif de la visite ?

Personnel.

Je suis Roger.

Vous voulez voir le Dr ?

lmpossible.

Pourquoi ?

Il est occup�. Je peux vous aider ?

C'est une affaire personnelle.

De quelle nature ?

Personnelle.

D'�tre personnel est notre objet.

Mais sachez que le Dr Waxling

exige que tout demandeur passe d'abord par nos s�ances de ma�trise.

Qui �tes-vous ?

Pardon ?

Qui �tes-vous ?

Roger, l'assistant personnel du Dr Waxling.

Roger... d'accord. Je ne suis pas l� pour �a.

Faites-lui savoir que Martin Mirkheim veut le voir.

Je suis le pr�sident de la Mirkheim Inc.,

et j'arrive de Floride pour parler affaires avec lui.

Quel genre de soci�t� ?

Mirkheim Inc. Est sp�cialis�e dans le domaine du spectacle.

Essentiellement dans le sud-est.

Nous poss�dons des cha�nes de T.V.

en Floride et en G�orgie.

Nous avons aussi des int�r�ts dans la production de films,

secteur promis � un bel avenir en Floride

avec le soutien des Majors.

Ca a l'air formidable.

Ca l'est, vraiment.

Mon emploi du temps � Dallas est tr�s charg�,

je vois des p�troliers et je pars demain.

Si le Dr Waxling d�sire me voir, c'est maintenant.

Ca tombe mal, il enregistre toute la journ�e.

Tout �a est parfait. Vous faites votre boulot...

Non, je vous l'ai dit.

Vous ne comprenez pas.

J'ai bien compris, vous voulez voir le Dr.

lmpossible. Je lui dirai que vous �tes pass�.

Vous pouvez �crire, envoyer un fax, mais pas le voir.

Votre attitude...

Nous avons de tr�s bons agents de s�curit� ici.

C'est une menace.

Vous me menacez. C'est une menace, hein ?

Bon s�jour � Dallas.

Personne n'a l'accent.

L'accent texan ?

On vient d'un peu partout.

Producteur ?

- Producteur de films ? - Oui... je le suis.

Quel genre de films ?

De genres divers.

Des films sanglants ?

Plut�t du genre intello. Vous avez vu "Beignets de tomates vertes" ?

Je m'en suis occup�.

Je peux vous en envoyer un ?

Un de ma facture, un script. J'ai �tudi� l'�criture.

Je fourmille d'id�es. Je peux vous en envoyer un ?

Vous �tes Marie, c'est �a ?

Ecoutez...

Je vous l'envoie o� vous voulez.

Non, Marie. Je n'agis pas ainsi avec les gens.

J'aimerais que vous m'en parliez mais je pars demain.

On pourrait... Non, �a ne serait pas correct.

Non, vraiment. Envoyez-moi votre script.

Quoi ?

Je suis libre ce soir.

Je peux venir � votre h�tel.

Bien s�r, venez � l'h�tel. Je suis � l'Omni.

A l'a�roport.

Absolument.

Avec le script ?

Oui, entendu.

Le d�cor: une petite ville du Connecticut.

Tout le monde est mort, sauf l'h�ro�ne.

Elle est prise, le suceur de cervelle l'a coinc�e.

Avec son autre main, il fait �clater la t�te de Greg.

C'�tait son petit ami.

Il �tale la cervelle de Greg sur sa poitrine.

L'ascenseur est bloqu�, pas d'issue.

Un truc sort de lui, un p�nis gangren�, avec une pince de homard

qui creuse dans son corps.

La douleur est intol�rable.

Mais elle arrive � activer la scie circulaire

et � entamer le monstre.

Il lui sourit, il se fout d'elle,

car lorsque son ventre s'ouvre, il l'absorbe comme du papier absorbant.

Il continue de creuser avec sa pince.

A ce point...

elle baigne dans le sang.

La cam�ra filme en plong�e, on la voit glisser par terre

comme Tippi Hedren dans "Les Oiseaux".

Elle va mourir, c'est tout.

Mais, la scie circulaire poursuit son oeuvre,

elle �volue dans son corps � lui.

Soudain, on le voit gigoter,

la scie gicle hors de sa poitrine et ses entrailles explosent.

Elles fusent comme l'eau qui sort des lances � incendie.

Le suceur de cervelle

se met au-dessus d'elle pour lui enfourner son p�nis � pince

dans la gorge.

Mais elle se saisit de la scie et le tranche.

Elle tranche le p�nis � pince et il tombe

sur le m�tal dentel� qui s'enfonce dans son visage.

Gros plan sur la cervelle qui d�borde,

comme l'eau d'une fontaine.

Ca monte et �a descend, �a monte et �a descend.

Puis �a monte et �a glisse dans l'eau.

Il est mort.

Il est bel et bien mort.

On coupe sur elle avec la cam�ra grue.

J'esp�re qu'il y en aura une.

La fille s'en va...

et c'est la fin.

Vous en dites quoi ?

Votre 1er script ?

Le deuxi�me.

Du m�me genre ?

Oui, l'horreur. J'aime �a, �a vous fait vibrer.

Oui.

C'est tr�s violent.

Vous produiriez �a ?

Marie...

Mon d�sir - Ne le prenez pas mal -

est de changer la vie des gens.

Je veux qu'apr�s avoir vu mes films, ils jettent leur ancienne vie

par la fen�tre. Vous me suivez ?

Je veux qu'ils �prouvent des choses.

Je veux que les gens changent.

Il s'agit de changer.

Sa vie � elle a chang�.

Je parlais des spectateurs.

Qu'avez-vous dit ?

Rien.

Je suis un peu dure d'oreille. Un accident quand j'�tais petite.

Mon p�re m'a renvers�e, il ne m'avait pas vue.

C'�tait l'automne, il y avait plein de feuilles,

il a recul� et m'a roul� dessus.

J'ai �t� dans le coma.

J'�tais cass�e de partout, l�, l�... et l�.

C'est mon p�re. On ne s'est plus bien entendus.

Luther prend des le�ons de pilotage ici.

Vous travaillez depuis longtemps avec lui ?

Quelques mois.

Vous travaillez dur ?

Parfois.

Il est dur � approcher.

Un homme comme lui doit se prot�ger.

Roger est l� pour �a.

Il m'a l'air d'un cam�.

Je peux poser une question ?

Pourquoi mentez-vous ?

Pardon ?

Vous mentez beaucoup.

Comment �a ?

Cet apr�s-midi vous avez dit des choses � Roger

qui sonnaient faux. Comme votre num�ro sur les films.

Tout le monde sait que le cin�ma se fait en Californie.

On est � Dallas et c'est � moi que vous parlez.

Je ne suis pas n'importe qui.

Vous avez beaucoup menti et je vous connais depuis peu.

Ca vous ennuie ?

Possible.

Je mens, s�rement mal, mais toujours � la fin,

quand j'ai peur et que je n'obtiens rien.

Vous, vous mentez au d�but.

J'ai besoin de vous.

Pour quoi ?

Joindre le Dr.

Je veux les droits de son livre.

"Daniel Strong". Oui, je suis un menteur.

Il doit quand m�me bien y avoir un moyen pour moi de le voir.

Il y a une s�ance demain, vous pourrez le voir en coulisses.

Et lui parler.

Waxling, oui.

De votre part ?

Non, mauvaise id�e.

Je comprends tr�s bien.

Il faut que vous sachiez

que je me sens

tr�s attir� par vous.

Mais, j'ai...

fait voeu de c�libat.

Je devais vous le dire.

Pas de probl�me.

Il ne fallait pas.

Je ne veux pas commencer une histoire et...

Vous n'�tes jamais tranquille. Calmez-vous.

Cessez de parler.

Je vais vous dire un truc.

Quoi ?

Je vous dis un secret ?

Pourquoi j'aime cet endroit ?

Pourquoi ?

Fermez les yeux.

Ne me regardez pas.

Restez tranquille.

Calmez-vous int�rieurement.

Qu'entendez-vous ?

Rien.

C'est exact.

Et quand vous fermez les yeux...

vous percevez le bourdonnement des n�ons.

Daniel Strong lutte

contre le pouvoir de la beaut�.

Votre s�jour a �t� bon ?

Oui, excellent.

La suite Bouvier. Une nuit: 368,25 $, chambre double.

Une simple.

- Pardon ? - J'�tais seul.

Il m'a sembl�

que vous aviez eu un invit� dans la suite.

Exact. C'est parfait. R�glez-vous avec ma carte.

C'�tait une...

Je comprends parfaitement.

L'entr�e est bien surveill�e.

Ca ne marche pas, monsieur.

- Laquelle ? - La visa.

Celle de la soci�t�.

Je vais vous donner ma carte perso.

Mieux encore, je vais r�gler en liquide.

Ne me dites pas qu'on ne peut pas.

On accepte le liquide.

J'ai un passe.

Est-ce n�cessaire ?

Votre comportement l'impose.

Parce que vous m'avez agress�.

Nos actes d�terminent ce que sera ce monde.

J'aimerais que vous y r�fl�chissiez.

M. Mirkheim, c'est �a ?

Ravi de vous voir.

- Toujours � Dallas... - Superbe ville.

M. Mirkheim, ce passe...

J'aimerais savoir de qui vous le tenez.

Sans importance.

Ce qui compte,

c'est que vous sabotez les affaires du Dr

et quand il le saura, gare � vous.

Vous avez une agence artistique,

vous �tes s�par� l�galement de votre femme

et vous ne vous occupez pas de films.

Vous allez retourner � l'a�roport, � votre petite vie,

ou je fais appel � la police. Trente jours de prison...

Le passe est sign� par Marie. Il vient d'elle ?

Elle a pris sur elle de vous le confier ?

Tout ce que je veux...

Dr Waxling !

Quel honneur pour moi !

J'aimerais vous serrer la main.

Belle entr�e en mati�re...

Vous devez savoir quelle importance a eu votre oeuvre

tout au long de ma vie.

Je n'en savais pas davantage

qu'un petit enfant et j'avais la trouille de le reconna�tre.

Mais votre oeuvre m'a appris que c'�tait bien, que c'�tait juste,

qu'il ne fallait pas faire semblant et que �a me lib�rerait.

Je tiens � vous dire merci.

Vous baisez ma nana ?

- Pardon ? - Cette fille.

Vous la baisez ?

Dr Waxling voudrait savoir si vous avez eu une r�union sexuelle.

Une r�union sexuelle ? Non.

- Il a �t� fouill� ? - Oui.

J'ai votre attention maintenant ?

ll y a deux choses qui me h�rissent le poil.

Que l'on mente

et que l'on s'envoie mes femmes !

Je ne mens pas.

Quoi ?

Tu baises

avec ma chose !

Cette fille a peu de consid�ration pour sa personne.

On la manipule ais�ment.

Vous vous imaginez qu'elle ne me le dira pas ?

Elle me dira tout !

J'ai dormi avec elle.

C'est tout !

ll l'a enfil�e, voil�.

On a dormi ensemble, c'est tout.

ll dit des �neries.

J'ai voulu me tester, comme Daniel Strong.

Vous l'avez lu ?

Mon ouvrage ?

D'o� �tes-vous ?

Je suis producteur de films.

J'arrive de Floride. Peut-on parler affaires ?

Peut-on parler affaires ?

J'ai une proposition � vous faire. J'aimerais en parler.

A mon avis...

votre livre a un fort potentiel commercial

et j'aimerais vous offrir une somme substantielle

pour les droits mondiaux du livre.

Seriez-vous int�ress� par un tel arrangement ?

Avec vous ?

Je ne voulais pas vous rencontrer ainsi, je n'avais pas pr�vu �a.

Je veux prendre votre livre, en arracher les pages

et les porter litt�ralement � l'�cran.

C'est un roman d'aventure.

Et quel roman !

- Il a une autre dimension. - Qui m'a marqu�.

- On l'a �reint�. - Par b�tise.

- Ces intellos... - Frileux.

Vous �tes des leurs ?

Je suis l�... pour vous permettre...

de toucher...

la plus vaste des audiences, si seulement vous me laissez faire.

Lib�re cet homme.

Un demi-million et il est tout � vous.

- J'entends bien. - Clair et net.

En v�rit�... c'est un peu excessif.

Excessif ?

Honn�tement, c'est peu r�aliste.

Dites-moi ce qui est r�aliste.

Je peux vous faire illico une avance de quelques mille.

D�s que le projet sera lanc�, vous verrez...

O� est le fric

maintenant ?

Dr Waxling, il s'agit de sommes...

Quelle somme ? Un quart de million, cent mille ?

Je connais des financiers, des gens que �a int�resse.

Votre portefeuille.

Donnez-le-moi.

Mon portefeuille ?

Vous voulez le voir ?

Non, je le veux.

Dites-moi seulement ce que vous cherchez.

Ce n'est qu'un portefeuille. J'ai de l'argent, mais pas l�.

N'en parlons plus.

Je tiens � faire ce film.

Qui �tes-vous ? Soyons r�alistes.

Un type en costard qui se tape ma r�ceptionniste

et veut ensuite jouer avec les grands.

Et �a veut produire un film !

Primo: Je vous ai dit pour la fille. Le portefeuille...

Dire que j'ai failli vous croire.

Ecoutez, on va restructurer notre accord.

Je vous en prie, partez !

Nous n'avons rien � nous dire !

Vous n'avez rien dans vos poches ! Vous n'�tes rien.

Rien du tout !

Allez chercher de l'argent, mon vieux !

De l'argent !

Monsieur ?

Miami ?

Miami.

Un aller simple ?

Un aller simple.

C'est moi. Miami...

7 48 dollars et 19 cents.

C'est cher. Ca fait beaucoup d'argent.

Il n'y a pas de r�ductions.

Je veux rentrer chez moi. Vous comprenez ?

C'est tout ce que je veux.

Vous r�glez comment ?

J'ai �t� vir�e.

Concernant... J'ignorais que toi et le Dr...

On l'a fait.

Il t'a forc�e ?

Pas la premi�re fois.

N'as-tu jamais eu l'impression d'�tre manipul� de loin ?

Il t'a fait �a ?

Je rentre en Floride.

Ce que je devrais faire, ce que j'ai besoin de faire...

Je suis perdu.

Je suis perdu, Marie.

Tu n'es pas producteur de films, hein ?

Je le suis. Je suis un producteur.

- As-tu d�j� fait un film ? - Peu importe.

Je suis ce que je dis �tre.

Car ce que tu dis �tre, est ce que tu seras.

Il suffit de le dire ?

R�ponds � cette question:

Crois-tu en quelque chose ?

Non, pas particuli�rement.

Tu peux vivre ainsi ?

Croire est g�nant, on voit que vous �tes diff�rent.

Tu crois en quoi ?

En moi.

Je crois en moi, je crois en... mon pouvoir de modifier les choses.

J'ai connu un type de New York qui aurait compris ce que je dis.

Compris quoi ?

Certaines choses. Laisse tomber.

Va � New York.

Quoi ?

Va � New York.

Bien s�r.

Voil� ce que je devrais faire.

New York ! Merci, Marie.

De rien.

Attends !

Viens avec moi.

Pour quoi faire ?

Il me faut une assistante.

L'assistante du producteur ?

Parfaitement.

On est ce qu'on dit �tre...

Absolument, oui.

- Tu me paieras ? - Je ne peux pas.

M�me pas ton billet.

Rien ne te g�ne, hein ?

Regarde-toi. Regarde ce monde.

Il faut que �a change. Ca doit changer.

Tu ne sens pas �a ?

Hier, mon avion a fait un atterrissage non conforme.

Tu sais ce que c'est ?

- Un crash ? - Non, pas un crash.

Le train d'atterrissage n'est pas sorti.

Ils ont couvert la piste de mousse.

- C'est un crash. - "Un atterrissage non conforme."

J'�tais assis et j'essayais de ne pas avoir peur.

J'essayais mais je n'y arrivais pas.

Je n'arrivais pas � me d�faire de la peur.

Viens avec moi, changeons ensemble.

J'ai une cousine � New York.

Vraiment ?

On ira chez elle. Elle a un grand appart.

On sera h�berg�s � l'oeil et on pourra faire notre film.

D'accord, monsieur le producteur ?

Absolument.

Absolument... oui.

Je reprends ma machine � taper. J'en ai besoin et elle est � moi.

D�sol�e, Luther.

Ne jamais s'excuser...

Mon Dieu ! C'est super !

Dorothy, je te pr�sente mon... Martin.

Enchant�e.

Je peux utiliser ton t�l�phone ?

Bien s�r, il est...

Appel personnel.

Kim est l� ?

Kim Ulander ?

Martin Mirkheim.

Vous croisez un homme qui vous fait de la peine.

Que pouvez-vous faire

de bien pour lui ?

L'asseoir et lui essuyer le visage ?

Lui donner 1 $ ? 15 $ ?

Non !

La meilleure chose que vous puissiez faire pour lui

est de le frapper tr�s fort

� la t�te, au ventre, � l'aine !

Frappez-le violemment,

il n'y a qu'ainsi qu'il se r�veillera !

La nature humaine ?

On est paresseux.

On a peur de changer.

Et on s'abandonne � notre douleur.

Quelque chose � boire ?

Du caf�.

Merci. Noir.

J'ai pas mal voyag� depuis qu'on s'est vus.

Ce tableau est fantastique.

O� loges-tu ?

En ville, chez une artiste. Comme Daniel Strong.

Elle peint avec ses doigts directement sur la toile

et porte des gants de vaisselle pour prot�ger ses mains.

Je l'ai vue faire, �a d�m�nage.

Et les affaires ?

Je suis l� pour �a.

Tu te souviens de notre conversation ?

Tout � fait.

J'ai senti comme une connivence.

Nous croyons aux m�mes choses, nous savons...

ce qui est important.

C'est tr�s vrai.

R�cemment...

J'ai vu le Dr Waxling � Dallas.

Il a �t� tr�s int�ress� par ma proposition.

Non, c'est faux.

Je n'ai pas fait un tabac.

Il ne voulait pas me recevoir. Il ne m'a pas per�u comme �tant...

Il veut le fric devant lui

ou il ne c�de rien.

Normal.

Normal ? Arr�te. Un demi-million de dollars ?

Je peux facilement le faire baisser.

Ce qu'il veut, c'est �tre convaincu.

Il a besoin de le voir, il a besoin de le sentir.

Tout � fait normal.

Je veux juste lui apporter le fric.

Le lui mettre sous le nez et dire: "Le voil�, faisons-le !"

Faisons-le !

Je n'�tais pas dans mon assiette � Dallas.

C'est quoi Dallas, hein ?

Ce que j'ai appris maintenant

c'est que peu importe qui je suis, et ce � quoi je crois,

il faut agir. D'accord ? Il faut y aller et je vais le faire.

Que puis-je faire ?

Je me fiche d'o� vient le fric. Tu comprends ?

Non, je ne crois pas.

Chouette bureau.

Tu gagnes un paquet de fric.

As-tu besoin d'aide dans ton domaine ?

Si quelqu'un venait te voir,

pr�t � prendre des risques,

en aurais-tu l'usage ?

Tu ignores ce que je fais.

Je le sais, mais je n'ai pas d'�tats d'�me.

C'est le cadet de mes soucis.

A ton avis, je fais quoi ?

A mon avis ? L'autre jour, � la soir�e,

on t'a demand� de partir parce que...

Quoi ?

Parce que tu es un dealer, non ?

Pourquoi tu me fais �a ? Tu es un dealer, et alors ?

Pas vrai ?

Je fais des �tudes de march� pour des groupes du cercle pacifique.

Robotique,

�quipements m�dicaux, recherche

d'informations. Tr�s excitant...

Merde ! Excuse-moi.

Quel con !

Quel con ! Je suis d�sol�.

Tu n'as pas � t'excuser.

Il faut savoir regarder. Je ne suis pas celui que tu croyais.

J'ai compris �a.

Il y a parmi mes pairs des individus qui pourraient

se lancer dans une telle aventure.

On trouve de l'argent partout,

quel que soit le climat et l'humeur.

C'est ce qui doit �tre fait.

Tu ne fumes pas ?

Moi non plus.

Le changement est difficile.

Etre honn�te est difficile.

Quitter son bureau est difficile. On n'est pas libres.

M�me avec tout �a... on n'est pas libres.

Daniel Strong se souvient du jour

o� il tua son p�re.

Je t'invite � d�ner. Viens avec ton amie artiste.

Je dois sortir.

Merci, mesdames et messieurs.

Charlie Manson m'a dit l'autre jour:

"Il fait chaud ici ou je d�lire ?"

Je vais vous pr�senter un num�ro enregistr� mercredi dernier...

On dit que tu vas quitter cette vall�e

Nous allons perdre tes yeux �clatants et ton doux sourire

Car ils disent que tu emporteras

le soleil

Qui a �clair� notre chemin

un certain temps

C'est mon ami.

Pense � tous ces coeurs que tu brises

Et � la peine...

Et � la peine...

que tu me fais !

Veux-tu noter �a:

Quand j'aurai vu ce capitaine d'industrie, ami de Kim,

j'ach�terai un costume.

Ca vient d'o� ce pr�nom, "Kim" ?

J'en sais rien.

Note �a aussi:

L'affaire �tant conclue, faire un cadeau � Kim.

Une bouteille de champagne ou de l'eau de cologne.

Ne jamais r�pondre au premier coup.

- Pourquoi ? - Ca fait demandeur.

R�ponds... maintenant.

Je d�teste Miami. Comment peut-on y vivre ?

Putain de Miami, avec tous ces Cubains

et ces cingl�es. Je hais Miami.

Je hais Miami, c'est une ville dangereuse.

Martin n'y vit pas, Ron.

- Il vit o� ? - A Boca Raton.

C'est dingue, bordel ! New York !

New York ! New York ! L'�t� dernier.

- Tu as aim� ? - G�nial !

Le Shea Stadium !

Il conna�t pas.

J'y suis all� en limousine avec Carol, la nana de la pub.

Quel corps.

Putain le corps qu'elle a !

J'avais apport� une tr�s jolie tenue pour Carol.

Je tiens beaucoup � Carol.

Soir�e de base-ball. Tout le monde avait sa batte.

50 000 barjots de la batte.

La s�curit� est en alerte. J'ai une loge,

gr�ce � mon type de GE.

J'arrive avec Carol

et je vois que mon client a merd� car il y a quelqu'un.

Le type du talk-show � la t�l�, avec ses drag-queens,

un sataniste et une fille

qui a pas plus de 1 4 ans. L'enfoir�.

Dire que ma fille regarde ce cam� � la t�l�.

Je lui dis de partir. Je vais pas aux matchs

pour voir des allum�s de la blanche. Le ton monte,

la politesse fond et il s'am�ne un cendar � la main.

Je fais quoi ?

Tu as la batte.

Je lui colle ma batte en pleine poire.

Il tombe pas.

Il quitte la loge et revient avec deux gardes.

"Un probl�me les gars ?" "Ce type..."

"Je comprends. Prenez �a, pour le d�rangement."

Combien ?

Je leur ai fil� 1 000 $ et ils sont partis contents.

Mr Bla-Bla se pose et dit plus un mot de toute la soir�e.

Ombrageux, le mec.

Grand match. Je rentre avec Carol et on s'envoie en l'air.

Je gagne, je domine ! J'ai les honneurs.

Voil� pourquoi j'aime New York !

Rien ne me va. Combien t'as pay� ton costard ?

C'est un cadeau, Ron.

Va te faire voir.

D'un fan.

Tu vas pas nous la jouer avec tes costumes crois�s.

On a pass� 4 ans � laver les chiottes d'un syndicat v�reux.

Alors, Marvin ?

"Martin".

Alors, quoi ?

Laissez-moi d'abord vous dire

que j'aime le risque.

Martin s'y conna�t en affaires.

Il est rompu � la confiance, la discr�tion.

Il a besoin d'argent.

Comment s'y prendra-t-il ?

En vendant des produits Amway et en br�lant

les �tapes.

On veut �tre riche ? Pour la science ?

Non, je veux financer un film.

- Un film ? - C'est �a.

Ca tient la route. De quoi il traite ?

Mon film ?

C'est l'histoire de...

D'une cr�ature

qui �clate la t�te des gens pour en extraire la cervelle.

C'est un film d'horreur.

Ma petite n'ira pas le voir.

Pourquoi tu te marres ? Cr�ve en enfer, crevure.

Un peu de mis�ricorde t'aiderait � vivre.

La cam�ra plonge et le carnage sanglant commence.

Gros plan suivi d'un changement de plan sur l'image

du cadavre avec une partie

du cr�ne manquante.

C'�tait son petit ami, Greg.

Il ne reste plus que M�lanie.

Personnage accompli, multidimensionnel,

aux seins �normes.

Ron conna�t du monde, �a peut marcher.

Il me faut l'argent.

Et ton appartement ?

Fais une vente bidon en passant par une banque off-shore.

- Il est au nom de ma femme. - Pas grave.

Kim, il y a une chose dont nous n'avons pas discut�.

Que comptes-tu tirer de tout ceci ?

A ton avis ?

Dix... vingt pour cent.

Il y a maldonne ?

Non, mais je ne fais pas �a pour l'argent.

Je m'en doutais.

Tu peux poss�der des milliards, �a n'agrandira que ton bureau.

Mais faire quelque chose dans ce monde, �a c'est la vraie vie !

"La terre pourrit,

"voguons dans la nuit."

La nature nourrit Daniel

et lui livre ses secrets.

C'est quoi �a ?

C'est l'autoroute Van Wyck.

Putain de m�ganationale, hein ? Pas croyable.

Tu sors de Manhattan ?

Tu sais combien de fois je suis venu ici ?

Jamais venu � Ozone Park.

Jamais vu un endroit aussi naze. C'est d'un commun.

O� est-il pass� ?

Demande-le-lui.

Je parle pas l'espagnol.

"Il franchit la porte en se demandant..."

"Qui il deviendrait."

Dans quel livre ?

Je l'ai relu.

C'est prenant.

- L'autre voiture est l�. - Super.

Le trafic les a retard�s.

Si les Mets avaient jou�, ils seraient pas l�.

Tu aimes le base-ball ?

Qui est Ron ?

C'est moi.

Je suis Pamfilo.

J'ai fait du business avec ton cousin. Comment il va ?

Mon cousin ?

- Bien. - Mes clients, Mr Jekyll

et Mr Hyde.

On peut leur faire confiance.

Comment allez-vous ?

Alors... Ron ?

- Qui a le fric ? - Moi.

On se conna�t, toi et moi.

Je ne pense pas.

Il te ressemblait.

Possible.

C'est exact, autant pour moi. Je pensais � un brave homme.

Qui pourvoit aux siens et respecte le souvenir de sa m�re.

Vraiment ?

T'es un brave homme ?

Je l'esp�re.

T'en es pas s�r.

L�che-le, il est l� pour la dope.

O.K., Ron.

Il te viendrait pas � l'id�e de me blouser, hein ?

Ca me viendrait pas � l'id�e.

Pourquoi ferait-il �a, hein ?

Il va l'apporter.

Dis... tu vis en ville dans le coin, Pamfilo ?

Hempstead.

Hofstra !

C'est bourr� de Colombiens.

Je suis du Honduras.

Du Honduras. C'est un pays.

Vous �tes ici depuis longtemps ?

Trois ans.

- Depuis mes 19 ans. - Ca vous pla�t ici ?

lci on peut devenir quelqu'un.

Tu me trouves comique, hein ?

Je suis moins bon que toi ?

Non, ton optimisme m'enchante et je souhaite que tes r�ves se r�alisent.

Ferme-la, Kim.

Peut-�tre.

Essaie-la.

D�j� fait.

Elle est bonne.

- C'est ce que tu voulais ? - Oui.

C'est quoi �a ?

Ce qui nous m�nera l� o� on veut.

O.K., je comprends.

On veut la peser.

Il y en a 12 kg.

Je sais, mais...

On se m�fie ?

On veut la peser, comme � la t�l�.

Tu me prends pour un voleur ?

On dit pas �a.

- Il le dit. - On a une balance, utilisons-la.

C'est comme �a qu'on me traite ?

Vous jouez aux cons avec moi !

Qu'est-ce qui lui prend ?

Tirez-vous, on veut pas de salades.

C'est pas du boulot !

J'en causerai � ton cousin.

Non, laissez �a ici.

Qu'il se pointe pas au salon !

Je me souviendrai de toi, Ron.

Si on faisait simplement l'�change ? Pamfilo !

Je sais que je suis un brave homme.

Bon sang de bonsoir ! Pamfilo !

C'�tait quoi ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ? On y �tait presque.

C'�tait peut-�tre un coup mont�.

Ils ont laiss� des types arm�s derri�re eux.

Un coup mont�.

Pas de t�l�phone ici ?

Non, Ron, pas de t�l�phone.

Tu as d� le vexer.

Toi et ta grande gueule. Faut que tu te distingues.

C'est quoi �a ?

A ton avis ?

Enfoir�, fallait me pr�venir.

De quoi ?

Que t'�tais arm�. Je t'aurais dit de te suicider.

On fait pas du business �tant arm� !

Pas d'aventure sans arme.

Il s'agit de business, Kim.

Donne-moi �a.

T'es neuneu ? S'il avait vu �a, on serait tous morts.

Il est encore temps.

C'est fini, non ?

Montons dans la voiture. Prends ton arme.

Prenez la balance. Allez, on y va !

- Tu viens ? - Oui, allons-y.

Ozone Park, le bout du monde...

Po�tique comme nom. Tu ne trouves pas, Martin ?

Je suis tr�s d��u, Kim. Il faut que je te le dise.

Je comptais doubler ma mise.

Tu n'as rien dans le cr�ne, Ron.

Saloperie de gamin, �a navigue au jug�.

Je tiens � garder ma t�te.

Tu as compris ce que j'ai dit, Kim ?

J'ai une id�e.

Toi ?

Encore une id�e ?

Un ado d�traqu� du Honduras, boss de la drogue.

lmparable... Oublions-le et remontons en selle.

Je gamberge. Tu as ta mallette ? Je suis ton d�biteur.

Il n'y a pas que la drogue. J'ai d'autres fili�res, moins risqu�es.

Je t'�coute.

Ca gagne moins mais �a vous remet un homme sur pied.

Qui ? Quel homme ?

C'est une expression, oublie. On va chez moi, O.K. ?

O.K., je suis partant.

Mais il faut d'abord passer prendre Marie,

c'est son anniversaire.

Qui �a ?

Martin, la plupart des gens n'ont aucune id�e de rien.

Ils empruntent celles d'autrui. Pas nous.

On vaut mieux que �a et on le sait.

Tu parles de Marie ? D�sol� mais tu ne la connais pas.

- C'est qui, Marie ? - Mon assistante.

Je l'emm�ne au Rainbow Room.

Appelle-la de chez Ron ou d'une cabine et dis-lui:

"Ch�rie, changement de programme."

Non, ce n'est pas "Ch�rie", Kim. C'est Marie.

C'est son anniversaire, je me suis engag�

et j'aimerais qu'elle vienne.

Emm�ne-la.

Ce n'est pas un probl�me, Kim.

Mais non, emm�ne-la.

Joyeux anniversaire, Marie.

Attends ! Ne regarde pas !

Qu'est-ce que je vois !

Tu es superbe.

Je t'embrasserais bien mais j'ai lav� mes cheveux.

C'est ton manteau ? On file.

On est en retard ?

Pas vraiment.

Ca a bien march� ?

Pas mal du tout malgr� un contretemps.

Des d�tails � r�gler. La voiture nous attend.

Ta voiture ?

Pas la mienne.

Elle est occup�e.

Tu verras, Ron est un peu excentrique.

- On ne va pas au... - Si.

En passant par le New Jersey.

J'apporte mon g�teau ?

Prends-le.

J'y vais.

Comme �a, tu travailles avec Martin ?

Oui, sur le film.

Le film... Quoi ?

Le film, Daniel Strong.

Bien s�r, le film.

Il y aura qui ?

- Je sais pas. - Joe Pesci ?

- Je sais pas. - Il me fait pleurer.

Le financement a l'air d'avancer, non ?

Ces choses-l� sont complexes.

T'es actrice, non ?

- Pardon ? - T'es actrice ?

Elle est mon assistante.

J'�cris.

Le pied ! Un �crivain !

L'enfoir� de sa race !

Apprends � conduire, connard !

Si je peux me permettre, �a te fait quel �ge ?

- 30. - Une jeunette !

As-tu remarqu� qu'en vieillissant le temps passait plus vite ?

Oui, j'ai remarqu�.

Et tu sais quoi ? Ca s'acc�l�re au fil des ans.

L'ann�e derni�re

a �t� ma plus rapide. J'ai m�me pas clign� de l'oeil.

Bon anniversaire.

Pour moi, que tu sois actrice, �crivain ou autre,

fais-le avec passion. Il n'y a que �a qui compte.

D�sol�, j'ai d� remettre le syst�me d'alarme.

Sinon on verrait se pointer une arm�e de flics.

C'est bon ?

D�licieux.

On en a pour une demi-heure.

Lis un magazine, compte les �toiles.

Ils sont au squash ?

On va au Rainbow Room.

Bien, parfait.

Allez am�ne-toi...

Je ne veux pas para�tre ingrat

mais on devrait s'entendre, pour rester dans la normalit�.

Il faut que �a reste du business.

Ta copine, �a fait business ?

- Je parle d'un code de conduite. - Compar� � quoi ?

Vivre derri�re un bureau, c'est normal ?

Je n'en sais rien. L�, il s'agit d'argent.

Ceci doit �tre fait.

J'ai un business !

J'ai un bureau !

J'y vais tous les jours !

- Ca, c'est bon. - Du thon ?

Du thon pour son anniversaire ?

Martin, ressaisis-toi. On ne traite pas ainsi une dame.

Je sais. C'est quoi �a ?

Cartes de cr�dit � gogo.

Un de mes amis a des matrices.

Il s'arrange pour r�cup�rer des re�us de cartes.

Avec les num�ros ?

Qu'il grave sur les cartes.

Prends cette carte.

Elle a un cr�dit de 5 000 ? Tu la revends 200 $ . Tu saisis ?

Je crois.

Du travail propre, s�r, dans tes cordes.

Politiquement plus correct, sans oublier tous ces gens � d�couvert.

Qu'en penses-tu ?

On t'appelle.

- Pardon ? - On va en discuter.

Mon cul. C'est � saisir

ou j'appelle quelqu'un de plus fut�. Je vous fais une fleur.

Merci mon cul.

C'est gentil d'�tre pass�s. D'accord ?

Merci � toi.

Merci. T'es qu'un pauvre...

- Touriste ! - C'est moi.

C'est toi.

Oui, toi ! Je connais ton historique, mon pote.

Laisse-moi lui parler.

Je t'emmerde !

Je t'emmerde !

Tu sais combien de fois par semaine il baise ?

On s'en fout.

Moi aussi ! Je le connais depuis 15 ans !

Ca ne l'a jamais branch�. T'as d�j� bais�, Kim ?

Jamais. C'est comment ?

T'as essay� toutes les merdes,

tous les artifices mais t'as jamais hiss� le drapeau !

T'es devenu une petite chose mal bais�e.

T'as jamais voulu jouer !

T'en as eu des joujoux !

Mais t'as jamais voulu jouer !

Je joue maintenant.

Ca t'ennuierait de nous ramener en ville, Marie et moi ?

Dis, �a t'ennuierait de...

Bon, Ron est mort.

Regarde ce que j'ai fait.

En voiture.

Mon manteau, mon g�teau...

Va les prendre. On a termin�.

Qu'y a-t-il ?

Prends le g�teau, non ?

Bon anniversaire, Marie.

Je prends le manteau et tu prends le g�teau.

On doit y aller. D'accord ?

Je suis un cireur de chaussures

Je vais jamais � l'�cole

Je prends du bon temps, j'ai ma journ�e

On n'a m�me pas salu� Ron.

Ne jamais s'excuser, le pass� est insignifiant.

Je croyais qu'on allait...

Un cauchemar.

Ton attitude est n�gative.

La sortie. Tu as vu ? Tu viens de louper la sortie.

Regarde qui est l�.

On allait trop vite...

Ne ralentis pas, ce n'est pas pour nous.

C'est pour nous. Planque la mallette. Planque-la.

Ca ne marchera pas.

- Sous le si�ge. - Impossible.

Je voudrais bien, mais impossible.

A tes pieds.

- Tu vois ? - C'est une mallette.

- Tout le monde en a. - Je sais.

Ne parle pas.

Sur cette portion, la vitesse est limit�e � 90 km/h.

Vous �tiez � 122 Km/h.

Permis et carte grise.

On voulait retourner en ville.

Quelle ville ?

Tokyo.

Ca me dit quelque chose. Carte grise.

Dans la bo�te � gants.

Passe-moi l'enveloppe.

La prochaine fois, je mettrai le r�gulateur de vitesse et basta.

Je parle � lui.

On choisit sa vitesse et voil�.

Sortez du v�hicule.

Pourquoi ?

Vous, restez-y.

Est-ce n�cessaire ?

Si vous le voulez.

Si je veux que �a le soit ?

Pour qui ?

Je vous demande de sortir du v�hicule.

Pouvez-vous m'�clairer ?

D�gage !

Laisse-moi r�fl�chir.

Comment as-tu pu faire �a ?

C'est sans importance.

J'ai eu peur. Peur d'�tre test� et de ne pas �tre assez fort.

Mais je l'ai �t�, tu as vu �a. J'�tais pr�t ! Il �tait l� !

Regarde ma main, elle tremble. Elle ne tremble plus.

Comment as-tu pu faire �a ?

En voiture.

Tu ne peux pas le laisser comme �a.

Tu ne m'�coutes pas, Marie.

On s'en va !

Partons !

La terre pourrit.

On est o� ?

Je ne sais pas.

Le ciel s'�claircit par l�-bas.

C'est � cause d'une raffinerie.

On aurait d� rester sur la route, vous ne croyez pas ?

Qu'allons-nous faire ?

Pourquoi dis-tu "nous", homme blanc ?

Moi, je vais fumer.

Ils ont ta plaque d'immatriculation.

Avant de t'obliger � te garer,

ils ralentissent pour lire ta plaque

et la communiquent.

C'est vrai ?

Bien s�r que c'est vrai.

Tu ne regardes jamais la t�l� ?

Pourquoi j'aurais invent� �a ?

Ils peuvent remonter jusqu'� moi ?

Il doit y avoir moyen de se sortir de l�, il le faut.

Je ne pense pas que tu inventes, je pense que tu peux te tromper.

Qu'en penses-tu ?

Je ne sais pas.

Tu ne sais pas ?

Tu as une opinion ?

Je ne sais pas. Je n'ai plus ma t�te !

Je n'arrive plus � r�fl�chir !

Essaie ! Essaie, r�fl�chis !

Vas-y, regarde !

Ecoute-moi et dis-le � ton copain, �a peut vous aider.

Tout ce qui est arriv�

jusqu'� maintenant est le pass�.

C'est fini. Tu as de la peine pour ce flic, pas moi.

Il est clair qu'il essayait de nous punir !

On est sur une plan�te morte.

Je n'ai pas � �tre pardonn�.

Pourquoi secoues-tu la t�te ?

Tu as baign� dans �a. Ce n'est pas ta vie ?

Ta vie n'a pas encore commenc�.

Ce n'est pas ton aventure mais c'est ta vie !

Kim, tu d�railles.

Tu d�railles. Un peu, mais tu d�railles.

Tu es �nerv�, je le suis, on l'est tous.

C'est un moment tr�s aga�ant.

Donne ton arme.

Mon arme ? Pourquoi ?

Parce que... Je veux juste l'avoir.

Vraiment, tu la veux ?

C'est mon tour. Allez, donne-la-moi.

Qu'est-ce qui me prend ? Eh merde.

Eh merde ! Ceci n'est pas ma vie.

Tout �a ne me concerne pas.

Comment �a ?

J'abandonne.

Termin�.

L�, comme �a ?

Oui.

L�... comme �a.

Viens, Marie.

C'est ton g�chis.

Ton g�chis ! Je ne l'assumerai pas.

Ca fait mal, hein ?

Finis ce que tu as commenc�, Martin.

Tu as raison.

Martin, c'est un cauchemar.

"La terre pourrit, voguons dans la nuit."

Regarde-moi !

Voil� ce que je sais...

je suis plus fort que toi.

Ecrit et mis en sc�ne par

Une production

Je dois avouer que ce n'est pas ma tasse de th�.

Mais je vous conc�de, Marty et Marie,

que j'ai eu peur.

Ce n'est pas ma tasse de th� non plus.

Je suis un homme d'affaires, j'aime sentir le march�.

On a tourn� �a en 3 semaines.

Rien qu'avec la vid�o, j'ai tripl� mon investissement.

Je travaille sur une suite.

Si l'on garde les co�ts bas

et que l'on respecte

les besoins de son public, on gagne de l'argent.

Vous en gagnerez.

Suis-je vrai ?

Ai-je franchi des cercles de feu ?

Ai-je de l'argent dans ma poche ?

Oui, j'en ai.

Cent mille dollars

pour les droits mondiaux de Daniel Strong.

Nul doute, vous �tes mon meilleur �l�ve.

Je ferai le meilleur film depuis Spartacus.

C'est un roman d'aventure, avec une autre dimension.

Les critiques l'ont �reint�.

Ces intellos. Vous �tes des leurs ?

Les garants de notre culture !

Vous savez ce que �a a donn� ?

Deux cent millions de petits chefs

accoud�s au bistro et cherchant une imitation de...

"Il franchit la porte,

"se demandant qui il deviendrait."

Sous-titres: Alain Delalande

Sous-titrage vid�o: C.M.C.

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