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TOUTES LES NOUVELLES, TOUT LE TEMPS.
VOUS ÉCOUTEZ 1010 WINS.
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... TOUTES LES NOUVELLES EN CE MARDI 23 AOÛT.
Toutes les nouvelles tout le temps.
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Bonjour. Il est présentement 6 h et il fait 20 degrés
en ce mercredi 24 août.
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en ce jeudi 25 août.
Voici les nouvelles de l'heure.
Un incendie nécessitant six alertes a rasé sept maisons...
Jim Ellis, de l'équipe olympique de natation,
est retenu au Brésil...
...Avec des averses, des orages à quelques endroits
et un maximum...
L'ÉQUIPE DE LA CAMPAGNE CLINTON
DÉVOILE UNE NOUVELLE AFFICHE AUJOURD'HUI.
LA POLICE DE NEW YORK N'A TOUJOURS PAS FOURNI DE MOTIF
POUR LE MEURTRE DE CET HOMME...
... À L'APPROCHE DU JOUR DE L'ÉLECTION...
- Danny, mon grand, debout! Debout!
Debout!
- Danny ? - J'ai travaillé toute la nuit.
- T'es là ? T'es où ? - Ah-ha.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Il est presque 7 h.
- ... Nuageux avec des percées de soleil.
Températures modérées au cours de la nuit...
- J'ai une visite à midi aujourd'hui.
- Ouais! - T'as réussi à la contacter ?
- Bonjour. - Salut, mon grand.
- Pourquoi avoir un permis si je peux pas avoir d'auto ?
- C'est bien la semaine prochaine, la rentrée ?
- Hum-hum.
- La demande à Syracuse, l'admission anticipée est due.
- J'ai parlé à Chris Simpson pour une recommandation.
- La plupart de mes amis vont à l'université d'État.
- Quoi ? Danny...
t'as tellement travaillé pour y arriver.
- Tiens, ton devoir de demain. - Le Festival des Cerisiers
en fleurs se poursuivra au Jardin botanique de Brooklyn.
- OK, à quel chapitre tu es rendu ?
- À mi-chemin du cinquième.
- Le moment où ils ont presque tué l'enfant.
- Je peux y arriver sans que tu m'aides maintenant.
- On a fait tellement de chemin ensemble.
- Tu veux faire le résumé du livre en plus ?
- Un couple croit que 350 000 est suffisant
pour acheter la maison de leur rêve.
- Oui ?
- Faites-la-nous visiter à minuit.
- À minuit ? - À minuit.
Et l'école qu'on a vue hier; oui, c'est privé,
mais ça vaut la peine. - Han-han.
Tu as vu l'estimation des frais de scolarité ?
- Et ça, c'est sans compter les frais de pension.
- Quoi ?
- On trouvera une façon. On trouve toujours.
- Le train local de 7 h 10 pour le terminus de Grand Central
est retardé de cinq à dix minutes
en raison de travaux sur la voie.
- On a pas le choix. - OK. Euh... mercredi ?
- Faut que ce soit écrit sur un bout de papier qu'elle aura...
Écoute-moi! - Je t'écoute.
- Jamais! Jamais! Non!
- J'oublierai jamais le regard que t'as eu là.
- Non. - Je vais essayer.
Je t'aime. - Je t'aime peut-être aussi.
- Salut. - Bonjour.
- Veuillez faire attention à l'espace
entre le train et le quai.
- Départ de Tarrytown.
- Dix-huit mille par année ?
Mais Chérie, c'est pas le MIT, c'est pour la maternelle.
- C'est quoi aujourd'hui ? - Les hauts de Hurlevent.
Charlotte Brontë. - Emily.
- Oui, Emily. - Oui.
- J'oublierais pas un tel visage.
On a déjà échangé un regard, une fois,
et ça a fait, genre, boum.
- Mon fils aimerait que je prenne ma retraite.
Je sais pas trop. Peut-être bien.
Chaque jour est une corvée.
Comme un compte à rebours qui a commencé.
Dans ce sens-là, le matin, dans l'autre le soir...
Et un jour, ça s'arrête.
- Quoi, ça ? - La vie.
- Votre attention, s'il vous plaît.
Le train de la Harlem Line entre en gare, quai 12.
- Veuillez signaler la présence de tout colis
ou bagage abandonné à la sécurité.
- OK, on se revoit ce soir au retour.
- Attention à toi.
- Correspondance vers Penn Station par le métro...
- Mon père est mort à l'âge de 43 ans...
en laissant à ma mère, mes frères et moi
une montagne de dettes.
- Merci.
- J'ai émigré d'Irlande avec rien.
Je me suis fait une vie pour moi et ma famille.
Et c'est pour cette raison que je fais ce que je fais.
Je veux protéger les jeunes familles comme la vôtre.
Laissez-moi vous dire ceci... Ma femme Karen et moi,
on a travaillé fort, on a fait ce qu'il fallait,
Épargne-retraite, investissements,
fonds pour les études de mon fils...
en 2008...
Pfft! Tout a croulé.
Avec une deuxième hypothèque à payer,
on a dû liquider tous nos actifs
et réduire les dépenses partout où on pouvait.
Pendant que les banques de Wall Street s'enrichissaient.
Par contre, notre assurance-vie, ça, nous n'y avons pas touché.
Avec le taux supérieur.
Mais je te connais assez.
Même 20 000 serait en dessous.
Jeanie, vous voulez me sortir la Police long terme
de Jared Carlson ? Je vous remercie.
- Tout de suite.
- Je vais la vérifier et je t'en donne des nouvelles tout à l'heure, OK ?
- Alex Murphy a appelé.
Il a confirmé le verre chez Paddy O'Brien's sur la 44e.
- Merci beaucoup.
Tu peux toujours voir du côté de Webber and Finch.
Ne quitte pas.
- Mike, je pourrais te voir une seconde ?
- Bien sûr, oui. - Dans mon bureau.
- John, excuse-moi.
Dix ans ?
Juste comme ça ?
- Ton indemnité de renvoi.
La direction passe d'un rachat financier
à une prolongation médicale.
- Vous compensez par une assurance, Frank ?
- Les frais médicaux sont couverts pour ta famille.
Et tu obtiendras du chômage.
- Karen et moi, on est pris à la gorge.
- Contacte les ressources humaines quand tu veux,
ils répondront à toutes tes questions.
- J'ai deux hypothèques,
un fils qui entre à l'université.
Je prends ma retraite dans moins de cinq ans maintenant.
Je viens d'avoir 60 ans, tu dois savoir ça, Frank ?
- Ce n'est rien de personnel, Mike.
Ton salaire, tes bénéfices sociaux;
c'est trop pour ce que tu rapportes.
Tu travailles fort, tu joues selon les règles,
tu es un bon soldat et tu ne mérites pas ça.
Mais la réalité est que parfois,
les soldats finissent au nombre des pertes.
Écoute, si je pouvais t'aider, je le ferais, c'est sûr.
- Salut. - Salut, Chéri.
Comment se passe ta journée ? - Bien.
Qu'est-ce qui se passe, Chérie ? - Je voulais pas te déranger,
mais as-tu eu la chance de passer à la banque aujourd'hui ?
- Non, je croyais qu'on attendait un peu.
- Oui, jusqu'à cette semaine. On en a discuté.
Danny doit s'inscrire à ses cours.
Si on n'a pas un délai sur l'hypothèque,
les chèques ne passeront pas.
J'ai posté celui pour l'inscription ce matin.
Tout va bien ?
- Oui, oui... Je suis juste très occupé, tu sais.
Comme d'habitude. - OK, Chéri, alors à ce soir.
- Ouais. Bye.
- Désolé de mon retard. - Hé, le voilà!
- Salut. Ça va ? Ça fait longtemps que t'es là ?
- Non, non, juste depuis que la sécurité
m'a accompagné dehors. Santé.
- Oh non.
Deux autres bières. Pour lui.
Comment Karen a pris ça ?
- Euh...
- Tu lui as pas encore dit ?
- Comment je peux lui dire ? - J'en sais rien.
Une espèce de con vient de me foutre à la porte.
- Ça va plus mal qu'elle ne le croit.
On a aucune économie pour se remettre à flot.
Dix ans. Dix ans à bâtir un foyer,
à bâtir une vie, à bâtir une carrière.
Et un beau jour, ils viennent te dire:
quels beaux efforts tu as faits.
Merci pour la partie. On se verra aux funérailles.
- Tu veux la preuve que t'es un homme bien ?
Regarde un peu ta famille. C'est ça, l'important.
- Oui... Oui...
- T'as laissé ton travail pour eux. Ne l'oublie pas, OK ?
Sept ans qu'on a fait équipe tous les deux,
et tu m'as toujours épaulé.
Il est temps qu'on en fasse autant pour toi.
D'accord ?
Bien, t'aurais pu finir comme moi.
Quarante-cinq ans, divorcé...
Mes enfants me détestent.
- Si au moins, j'avais encore 45 ans.
- T'as de la chance d'être sorti de là.
On n'est plus dans la Police juste pour être policier, tu sais.
C'est de la politique, des faveurs,
être sûr d'être dans le bon camp...
- Le sergent Hawthorne-- - Non, le capitaine Hawthorne.
- Quoi ? - Oui, il est devenu capitaine.
Les gars comme toi et moi, Mike,
on a beau travailler fort, travaille bien, ça compte pas.
- Un fonctionnaire municipal s'est suicidé
après que le procureur d'État ait ouvert une enquête
portant sur des accusations de pots-de-vin reçus...
- Y a de la corruption partout. C'est pas bon d'être en bas de l'échelle.
- Il vient par ici. - Hum. Hum...
- Attention. - Michael.
- David. - Ça fait longtemps.
- Oui, oui... Capitaine David. Félicitations.
- Je passe plus de temps à la mairie
qu'à faire mon propre travail. Ça vient avec l'avancement.
- Oui. Oui.
- Toujours dans les assurances ?
- Oui, Monsieur.
- Désolé de vous interrompre. - Non, non...
- Lieutenant, je peux vous dire un mot ?
- Capitaine, je viens de faire 12 heures d'affilée, on peut peut faire ça plus tard ?
- Bien sûr. Content de t'avoir revu, Mike.
- Moi aussi, David. - Fais bien attention avec lui.
- Oui. Promis.
- Pauvre crétin. - Chut.
- Écoute, le Michael que je connais
cache rien à sa femme et n'est pas trop fier
pour aller chercher l'aide d'un ami.
- Je vais bien m'en sortir, ça va bien aller.
- Orgueilleux comme un Irlandais.
- Tu dois le savoir.
- Faut que j'aille chercher mon fils.
Toi, t'as pas un train qui t'attend ?
- Oui! Jim, on te doit combien ? - Non, non, c'est moi qui paie.
Promets-moi qu'une fois rentré, tu vas parler à Karen.
- De quoi ? Que t'as fini par payer la bière ?
- C'est quoi, le dicton irlandais ?
Si tu veux savoir ce que Dieu pense de l'argent...
... vois à qui il en donne.
- C'est vrai, ça. On se revoit. Jim, on se revoit.
- Embarquement pour le Hudson North de 18 h 25
vers Poughkeepsie, quai 6.
- Excusez-moi. Merci.
- Monsieur, je peux voir votre sac, s'il vous plaît ?
Madame, par ici, s'il vous plaît.
- C'est pas croyable, ils vérifient les bagages
en pleine heure de pointe. - Avancez, Madame! Monsieur...
Merci beaucoup. - Si quelque chose fait tic-tac,
laissez-le passer.
- Avancez, Monsieur, ouvrez. - Je peux pas le faire.
- Hé, Mike, tu me ferais une petite assurance en vitesse
avant que je fasse une crise cardiaque ?
- Allons-y, allons-y. - Merci.
- Pour tout paquet abandonné ou suspect,
appelez le 3-1-1 ou signalez-le...
- Hé, regardez où vous allez!
- La sécurité est l'affaire de tous.
Si vous voyez quelque chose, dites quelque chose.
- Dégagez les portes.
- Mon téléphone!
Merde.
- Mon gars, je suis déjà dans le train.
Si ça doit se passer, ça va se passer ce soir. Plus d'excuses.
- Salut, Walt.
- Comment est-ce qu'elle s'appelle ?
- Qui ?
- La femme te fixe; on dirait qu'elle sait
quelque chose qu'on sait pas.
- Où ça ? Je vois personne qui me fixe.
- Tout va bien ? - Oui. Oui, oui, oui.
T'as essayé l'autre wagon ?
- Non, faut que j'aille aux toilettes.
Ma prostate est plus grosse que ta tête.
- Écoute, je te le dis, Manny, les câbles sont en bon état, mais y a aucun courant.
Fais réparer ça quand on arrivera, OK ?
- Compris. - Attends, je vais essayer ça!
- Arrête, Jimmy, touche pas à ça!
- J'ai rien fait, moi. - Salut, Tarrytown!
La climatisation fonctionne pas ici.
Prenez une place en avant pendant que vous pouvez.
- Vous avez l'air vidé, Sam.
- Ça fait quand même 32 ans que je suis là.
Si le train me tue pas, les gens vont le faire.
- À qui le dites-vous. - Ouais.
Arrête un peu, fais pas ça, non. Pas question.
Bébé, fais-le pour moi. S'il te plaît. Laisse-moi!
- Voilà la raison pour laquelle je me suis pas mariée.
- Allez, prends-le. - Arrête.
- Le joueur principal, c'est lui.
- Il va entrer. Il saura rien de ce qui va se passer.
JP Morgan and Chase sont là-dessus comme des rapaces.
Ouvre-toi les yeux. Je t'avais dit d'acheter en baisse, non ?
Quoi ?
Êtes-vous sérieux là ? J'ai dit êtes-vous sérieux ?
C'est un complet Gieves and Hawkes.
Je suppose que ça vous dit rien.
Non, évidemment.
Oui ? Ah. Si c'est un petit joueur, débarrasse-toi de lui.
Jette-le à la poubelle. Trouve un courtier en bourse qui sait jouer gros.
Ça me rapporte tout l'argent que je veux.
J'ai fait une fortune.
Tu peux pas te payer un complet...
- Billets! Montrez-moi votre billet. Je vous remercie.
- La crise ? Y en a pas de crise. - Merci. Voilà.
Vous avez un billet, mademoiselle ?
Vous achetez un billet dans le train,
je vous fais payer une pénalité.
C'est idiot, m'en parlez pas. La bureaucratie.
Vos billets, tout le monde!
Merci, Monsieur Wall Street. - Refuse-moi ça. C'est non.
Très mauvaise transaction.
- Ôte tes pieds de sur le siège! T'as un billet ?
- Vraiment honteux. Ferme ta gueule. Bien sûr
que je sais de quoi je parle.
Ça fait combien d'années, dis-moi, que je fais ça ?
- Ça vous embêterait de...
- Moi, c'est votre parfum à 30 sous qui m'embête.
- Allez, vos billets!
- Maintenant, c'est à toi que je parle.
Passez, passez, passez. Bye-bye.
OK, vas-y. Envoie ça.
Je regarde les chiffres en ce moment...
- Arrivée en gare de la 68e rue.
Hudson North, 68e rue.
Veuillez faire attention à l'espace
entre le train et le quai.
- Départ de la gare de la 68e rue.
Prochain arrêt, gare de la 86e rue.
Pendant quatre ans, tu les as tous lus.
Voici, à la gloire du dernier.
Je n'y serais pas arrivé sans toi. Danny.
- Steinbeck.
Certains disent que sa plus grande oeuvre
était une lettre qu'il a écrite à son fils.
Votre livre. - Oui.
Je vous demande pardon.
- Merci.
C'est mon premier voyage dans un train de banlieue.
C'est éclectique.
Vous le prenez souvent ?
- Depuis dix ans, tous les jours.
- Dix ans ? Vous devez connaître tout le monde dans ce train.
- Les habitués de la banlieue, je dirais.
Des visages, surtout.
On se connaît, vous et moi ?
- Non. Je m'appelle Joanna.
- Michael. - Michael...
Entre deux arrêts, y a combien de temps ?
Tout au plus quatre minutes ? - Oui, environ.
- Quatre minutes...
Arrêt, départ, arrêt, départ... C'est si aléatoire.
Je pense que je vous dérange.
- Non.
- Mais oui. Vous voulez lire votre livre.
- C'est que...
je suis marié. - Mais moi aussi.
- Désolé.
- J'étudie le comportement humain.
C'est une déformation professionnelle.
- Être marié ? - Non, embêter les gens.
- Oh.
- Je peux jamais m'arrêter de parler, alors...
- Donc, dans votre travail,
vous vous asseyez et lancez une conversation. Ensuite ?
- OK. Disons qu'il y a une centaine de personnes
dans ce wagon. Il y a 16 types de personnalités différentes,
telles que définies par la psychologie.
Je peux donc supposer
qu'il y a à peu près six personnes de chaque type,
avec des degrés de réponses qui varient
en fonction des situations.
Mon travail est de répondre à une simple question.
- Qui est ?
- Quel genre de personne êtes-vous ?
- Moi ? Vous devriez demander ça à ma femme.
- Faisons une expérience. - Une expérience ?
- Y a pas de danger. C'est seulement hypothétique.
- OK.
- Que diriez-vous si je vous demandais
de faire toute une petite chose ?
Cette petite chose, vous êtes le seul qualifié pour la faire.
C'est une chose sans importance pour vous,
mais qui pourrait profondément affecter
un individu à bord de ce train.
Le feriez-vous ?
- J'aimerais d'abord savoir quel genre de chose.
- C'est important ? - Bien, je crois que oui.
- Et vous ne connaîtriez jamais les conséquences de votre geste.
- Alors, pourquoi le ferais-je ?
- Parce que... il y aurait une récompense.
- Ah-ha.
OK... Quelle récompense ?
- Dans le wagon deux, il y a une toilette
où il se peut qu'il y ait un paquet.
Il est caché.
Et à l'intérieur de ce paquet, il y a 25 000$.
Cette somme est à vous.
Plus un autre 75 000$ en argent,
si vous faites cette petite chose.
- Je ne suis pas sûr de vous suivre.
- Une personne dans ce train ne devrait pas y être.
Tout ce que vous avez à faire,
c'est la trouver. C'est tout.
Cette personne transporte un sac.
Vous ne savez pas de quoi il a l'air,
mais dans ce sac, il y a une chose qui a été volée.
Cette personne a un nom, elle s'appelle Prynne.
C'est un faux nom.
Elle sera à bord de ce train jusqu'à Cold Spring.
Trouvez cette personne, trouvez ce sac,
et ces 100 000$ sont à vous.
Ne descendez pas du train avant d'avoir trouvé ce sac.
Personne ne doit savoir pour cette offre.
- Attendez une minute. Minute. - C'est simple.
- Je croyais que c'était seulement hypothétique.
- Ce n'est qu'une toute petite chose.
Ça devrait être facile pour un ex-policier.
- Arrivée en gare... - Mais comment savez-vous...
- Oh, c'est moi.
- Vous êtes vraiment sérieuse, hein ?
- Il faut vous décider avant le prochain arrêt.
Quel genre de personne êtes-vous ?
- Veuillez faire attention à l'espace
entre le train et le quai.
Dégagez les portes.
- Départ de la gare de la 86e rue.
- Quoi ?
Non, je le crois pas.
- Billets, s'il vous plaît.
- Excusez-moi.
- Vous devriez aller plus loin, Monsieur, la clim est morte ici.
- En fait, j'espérais que peut-être vous m'aideriez.
Je veux trouver une personne, une amie.
- OK.
- Elle va à Cold Spring, et je me demandais si vous...
vous preniez note de la station où les gens montent et descendent du train.
- Oui, je prends des photos, je fais des sondages, vous voyez ?
- Je voulais pas dire dans ce sens-là.
- Regardez, c'est des billets et des zones, OK ?
- Ils prennent un billet pour une gare,
moi, je poinçonne le talon de zone
et je le place sur le siège.
Boum.
- C'est juste pour les journaliers ou bien... ?
- Vous dites que vous cherchez votre amie ?
- Oui.
- Vous sauriez pas la reconnaître ?
Vous me posez des questions à propos des passagers
ou bien des procédures ?
- Je sais, c'est stupide. On se...
parle juste en ligne. Elle a dit qu'elle serait à bord.
Elle habite Cold Spring.
- C'est une copine en ligne que vous cherchez ?
Dans un train de banlieue ?
- Je peux pas vous aider, mon gars, personne le pourrait.
- OK.
- Attention à vous. Bonne chance.
- Arrivée en gare de la 110e rue.
- Veuillez faire attention à l'espace
entre le train et le quai.
- C'est vous, Michael ? Michael MacCauley ?
- Oui.
- Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
- Quoi ?
- Yo. Alors, vous le faites ou quoi ?
- Non. Non, je peux pas.
- Ouais, ils se doutaient bien que vous diriez ça.
- Attends. Attends une minute. Qu'est-ce que c'est ?
- Un avertissement.
Au cas où vous l'auriez pas encore réalisé,
ils vous surveillent. - Dégagez les portes.
- Départ de la gare de la 110e rue.
Prochain arrêt, la gare de la 125e rue.
- Tony, j'ai besoin de ton téléphone.
- Quoi ? - Ton téléphone.
On m'a volé le mien. Je dois faire un appel.
C'est urgent. S'il te plaît. S'il te plaît.
- Oui, OK. Y a pas de signal d'ici la 125e.
Ça marche parfois à l'arrière, avec de la chance.
- Merci.
- Fais attention de pas quitter ma partie!
Aucun signal. - Tu as découvert qui c'était ?
La femme qu'on a vue tout à l'heure
et qui n'arrêtait pas de te regarder.
C'est juste que je pensais que tu étais parti à sa recherche
et...
Hé, je te juge pas. Mais..
- Je peux t'emprunter les sports une seconde ?
- Bien sûr, oui. Tiens. - Merci.
- Les Yankees affrontent les Red Sox.
- Ah oui ?
- Plus que cinq victoires et c'est gagné.
Je pense qu'on peut être confiants.
Tu sais, mon fils m'empêche de regarder les matchs à la télévision.
Il dit que c'est mauvais pour ma pression.
Comme si une victoire des Yankees
allait me faire avoir une crise cardiaque.
Je sais pas pourquoi il s'inquiète comme ça.
Cet enfant passe plus de temps à me surveiller qu'à travailler.
Oui, voilà ce que j'ai pour lui avoir enseigné à faire la bonne chose.
Hé, je vais faire un tour au bar et me prendre une bière.
Pourquoi tu m'accompagnes pas ? - J'ai pas le temps.
Oh. J'ai un appel à faire.
Réponds, Karen, s'il te plaît, réponds.
- L'abonné que vous tentez de joindre n'est pas disponible.
- Poste 23. - L'enquêteur Murphy,
s'il vous plaît. - Un moment, s'il vous plaît.
Il est absent. Je peux vous transférer à sa boîte vocale.
- C'est urgent. Passez-moi son cellulaire.
Je suis un ami.
Salut, Murphy, c'est Michael.
Écoute, je suis à bord du train, un peu avant Harlem.
Écoute, je comprends rien à ce qui se passe.
Une femme m'a abordé, je sais pas d'où elle sortait.
Elle me demande de trouver un passager avec une sorte de sac.
Murphy, je suis vraiment..... Envoie quelqu'un chez moi
et rappelle-moi à ce numéro. OK ?
- Arrivée en gare de la 125e rue.
- On se revoit dans le train du retour.
- Départ de la gare de la 125e rue.
Prochain arrêt, Yankee Stadium, tout le monde, Yankee Stadium.
- Murphy ? Allô ?
- Vous avez avez accepté l'offre, Michael.
Et là, vous avez enfreint les règles.
- Désolé, tout le monde, nous sommes arrêtés à un feu rouge.
Nous devrions repartir dans quelques minutes.
- Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
- Regardez à l'extérieur.
Coin Martin Luther King et Lexington.
Dépêchez-vous. Le coin sud-est.
- Qu'attendez-vous de moi ?
- Je veux que vous acceptiez vos responsabilités.
Nous souffrons tous du fardeau du choix.
Personne ne vous a forcé à prendre cet argent.
Vous le voyez ?
Nous ne pouvons pas laisser vos amis parler à la Police.
- Je lui ai absolument rien dit.
- Nous savons tous les deux que c'est faux.
- Un homme a été frappé par l'autobus!
- Oh, mon Dieu. Mais qu'avez-vous fait ?
- C'est vous qui l'avez fait. Vous avez choisi.
Trouvez Prynne, trouvez ce sac...
ou il y aura d'autres conséquences.
- Vous avez vu ce qui s'est passé ?
- Attendez, vous allez m'écouter.
- Non, c'est vous qui allez m'écouter.
Je peux atteindre n'importe qui, n'importe où:
votre femme Karen, votre fils Danny.
- Si vous touchez ma femme, mon fils...
je jure devant Dieu--
- Je vous ai demandé une toute petite chose.
Ne rendez pas ça plus compliqué que ça ne l'est.
Ne me faites pas faire du mal à quelqu'un que vous aimez.
- Une minute, attendez.
Les journaliers ont des talons de billet
placés à l'arrière de leur siège.
Je peux rechercher quels sont les passagers allant à Cold Spring.
- C'est la bonne direction - Qu'y a-t-il dans ce sac ?
Je fais quoi quand je l'aurai trouvé ?
- Regardez dans votre poche droite de veston.
Vous savez ce que c'est ? - Un traceur GPS. Pourquoi ?
- Manifestement, vos années dans la Police n'ont pas été inutiles.
Cachez ce traceur dans le sac et c'est terminé.
La gare de Dobbs Ferry. C'est dans trois arrêts.
Arrivée à 7 h.
Et Michael ? - Quoi encore ?
- Rendez son téléphone à ce Monsieur.
- Vous savez qui est assis ici ?
Excusez-moi, est-ce que ce train va à Tenmile River ?
- Ouais.
- Ah, c'est ce que je croyais. Merci.
- Arrivée à Yankee Stadium, tout le monde. Yankee Stadium.
- Veuillez dégager le bord du quai. Merci.
- Je suis désolé, mais je vous ai entendu
malgré moi tout à l'heure.
Vous êtes bien courtier, n'est-ce pas ?
- Est-ce que je peux vous aider ?
- Je ne vous ai jamais vu dans ce train, il me semble.
- Il y a une raison pour ça.
- Vous voyagez pour les affaires, ou... ?
Bien, je... Ma femme et moi prenons notre retraite
et nous cherchons un nouveau courtier pour nos placements.
- Je travaille pour une des plus grandes
banques d'investissements au monde.
- Parfait. Moi, c'est exactement--
- Vous n'êtes pas notre profil de client.
- Vous... vous êtes en route pour Cold Spring,
je me suis dit que peut-être, vous alliez visiter un client là-bas.
- Mais qui vous dit que je vais à Cold Spring ?
- J'en sais rien, je... - Vous voulez quoi, mon vieux ?
Laissez-moi deviner. Les chaussures, la montre, le complet...
Vous vous êtes fait un petit bas de laine dans la vente
et vous voulez vous offrir un condo à Maui en copropriété ?
Oui ?
C'est vraiment un train pour nulle part.
C'est vrai, j'aurais jamais dû quitter Goldman Sachs.
- Hé, Goldman Sachs.
De la part de la classe moyenne américaine,
va te faire foutre.
- Désolé, allez, je t'écoute.
C'était rien.
- Longue journée, hein, Sherri ?
- Oui... Mais tu t'es occupé, on dirait,
à parcourir l'allée tout ce temps-là.
- Karen me harcèle pour que je fasse plus d'exercice.
Alors c'est le train ou du Pilates.
- Et comment va la famille ? - Bien, bien...
Danny est accepté à Syracuse.
- Wow! Le papa doit être fier de lui.
- Oui. Il essaie de décider: ou bien la résidence,
ou bien un appartement, résidence ou bien appartement...
Excusez-moi. Bonjour.
Vous allez à Columbia, n'est-ce pas ?
Le T-shirt.
Étudiante en photographie ? C'est bien ça ?
Je vois que vous avez un sac photo.
- Je sais pas, non. Excusez-moi.
- Ah, ces milléniaux.
- Excusez-moi. Attendez une seconde. Hé!
- Arrivée à Dobbs Ferry.
- Je veux seulement vous parler.
Oh!
- Oh, mais qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes fou ou quoi ?
- C'est quoi, ça ? - Rien. Arrêtez.
Rendez-moi ça. - De fausses identités ?
- Sont pas à moi. Je vous le jure.
Elles sont à mon petit ami.
Il m'a demandé de les garder,
parce qu'il se ferait arrêter. - Hum.
- Vous êtes de la Police ?
- Non, je ne suis pas de la Police.
Mais vous savez, s'il se souciait de vous,
il vous demanderait pas de faire quelque chose comme ça.
- Oui, OK. - Départ de Dobbs Ferry.
Prochain arrêt: Tarrytown.
- Vous avez vu quelqu'un au comportement suspect ?
Si vous voyez quelque chose, dites quelque chose.
- Vous êtes sûr ? - Peut-être que c'est rien.
Écoutez, ils étaient tous les trois assis ensemble.
À la 125e, ils se sont séparés, chacun dans un wagon différent.
Je sais pas, j'ai trouvé ça un peu curieux.
- Je suis pas autorisé à fouiller un sac
à moins qu'il ait été abandonné quelque part
- Vous savez, je voyage dans ce train matin et soir.
Je le redis, il est possible que ce soit rien, mais...
si vous voyez quelque chose, dites quelque chose, pas vrai ?
- Vous pouvez me les montrer, peut-être ?
- Oui.
La femme... là.
L'infirmière. Un homme dans le second wagon,
afro-américain, avec une guitare.
Un autre dans le dernier wagon. Ils vont tous à Cold Spring.
- Excusez-moi, Madame.
Je dois faire des contrôles de sécurité au hasard;
faut que je jette un oeil dans votre sac.
- Pourquoi ?
- Je dois juste jeter un oeil dans votre sac.
- Que faites-vous ? - Un contrôle de sécurité--
- Mes droits!
- Vous pouvez lire vos livres, vos journaux.
Je dois jeter un oeil.
Rien d'autre, juste un coup d'oeil dans votre sac.
Pourquoi moi ? Pourquoi mon sac ?
- Vous dérangez tout le monde, Madame.
Faites un peu moins de bruit, s'il vous plaît.
Ouvrez votre sac.
Madame, s'il vous plaît, ouvrez votre sac, OK ? Monsieur.
- Je suis une infirmière. J'aide les gens, je ne les tue pas.
Je les aide, Monsieur! - Je viens de vous le dire,
c'est un contrôle de sécurité au hasard.
Alors, faites-moi plaisir, voulez-vous ?
Ouvrez votre sac. Pardon, Monsieur.
Ouvrez votre sac.
- OK ? Laissez-moi tranquille, s'il vous plaît!
- J'ai un visuel, mais j'arrive encore à rien.
J'ai juste besoin d'un peu plus de temps.
- Qui êtes-vous ? - On se calme.
- Pourquoi me suivez-vous ?
C'est à cause de vous qu'ils fouillent les passagers ?
- Prynne ?
- Qu'est-ce que vous venez de dire ?
Qui êtes-vous ? Que savez-vous ?
Quoi que vous pensiez faire,
j'ai un conseil à vous donner: laissez tomber.
- Hé, mon vieux, ça va aller ?
- Oui.
Vous avez vu ?
Ce salopard a essayé de voler mon portefeuille.
- Ce train va me rendre complètement folle.
- Allô ?
Quoi ?
Qui est à l'appareil ?
Ouais, OK.
Mickael, c'est pour toi.
Un policier, à ce qu'il raconte.
Hé, t'es pas l'air bien, toi. Est-ce que ça va ?
- Donne-moi une minute, tu veux ?
Murphy. - Mike ?
- Quelqu'un s'est rendu chez moi ?
- Des agents de Tarrytown. Ils sont en route.
Mais bon sang, qu'est-ce qui se passe ?
Mike ?
- Une femme assise en face de moi
qui disait s'appeler Joanna m'a offert 100 000$
pour trouver une personne dans ce train...
et le sac qu'elle porte. - Cent mille ? Quel genre de sac ?
- Je sais pas trop. Ça a l'air complètement fou.
Ils ont menacé Karen et Danny
et même tué un homme en le poussant devant un autobus.
- C'est pas vrai...
OK. T'es toujours dans le train ?
- Oui. - OK, ne fais rien.
Je vais appeler un ami au service des transports.
Je l'ai trouvé, Murphy, j'avais pas le choix.
- Qu'est-ce que t'as fait ?
- Ils m'ont donné un traceur GPS.
Le gars est dans la vingtaine avancée, avec un sac de toile noir.
Il a un tatouage de tête de serpent dans le cou.
Il semble qu'il s'appelle Prynne.
- Prynne ?
As-tu pris l'argent, Mike ?
Tu veux que je t'aide en tant que policier ou en tant qu'ami ?
Ce sont deux choses très différentes.
- Qu'est-ce que tu ne me dis pas, Murphy ?
- Il y a deux jours, un collègue du poste 9
a été envoyé sur un suicide au centre-ville.
Un employé du service municipal.
On en parle partout aux nouvelles.
Ce qu'il y a, c'est que ce jeune homme était très impliqué
avec les mauvaises personnes.
Y a un témoin qui a vu deux hommes
le lancer par une fenêtre du 35e étage.
Le témoin répond au nom de Prynne.
- Et je l'ai identifié.
Une personne dans ce train va tuer cet homme. Seigneur.
J'ai eu une altercation avec ce gars.
J'ai un sac plein d'argent.
Et je viens de perdre mon emploi.
Cette femme essaie de me prendre au piège.
- OK, voici ce que tu vas faire:
au prochain arrêt, tu descends du train.
- Murphy ? Allô ? Murphy ?
- T'as fini ?
On peut savoir ce qui t'arrive, toi ?
- Désolé, Tony. Merci.
- Génial. Merci d'avoir vidé ma pile, espèce de con.
- Un employé du gouvernement se suicide après une enquête.
- Pourquoi est-ce qu'on rencontre un témoin
en dehors de la ville ? C'est pas normal.
- Vingt minutes. OK.
Je vérifie avec l'agent Foster.
- L'important, c'est que le témoin descende du train.
- Est-ce que tout va bien ?
- Regardez ce que vous avez fait, Michael.
Un autre mort chez les passagers.
- Cet homme était de la Police fédérale.
- Oui, mais ce n'est pas Prynne.
Vous avez identifié la mauvaise personne.
- Vous avez tué cet homme. - À qui la faute ?
- C'était pas notre entente. - Ce que vous voulez croire.
Vous pensez être un homme bien, mais une part de vous était d'accord.
Cette part de vous capable de condamner un étranger à un sort inconnu.
- Je ne joue plus à vos petits jeux.
- L'abonné que vous tentez de joindre n'est pas disponible.
Inconnu.
Je veux parler à ma femme.
- Restez avec moi, Michael. Vous avez encore un travail à faire.
- Je ferai rien de ce que vous demandez
avant d'être sûr que ma femme et mon fils vont bien.
- Ils quittent la maison à l'instant même.
- Maman, dépêche-toi, on va être en retard.
- Danny, tu as vu mon alliance ?
J'aurais juré l'avoir laissé sur le comptoir de la salle de bain.
- T'as demandé à papa ?
- Il ne répond pas, comme d'habitude
- Maman, c'est qui ça ?
- Danny, monte dans l'auto.
Verrouille la portière.
Je peux vous aider ?
- Vous êtes Karen MacCauley ?
- Oui.
- Je suis ici concernant votre mari.
- Pardonnez-moi, est-ce qu'on se connaît ?
- Vous avez une belle famille, Michael.
- Arrivée à Tarrytown.
- Il y a des policiers en route vers chez moi.
Si vos hommes essaient quoi que ce soit--
- C'était le cas, Michael, c'était le cas.
Jusqu'à ce que vous attiriez trop l'attention.
- Quoi ? - Regardez dehors.
Quelqu'un a signalé un individu dangereux à bord du train.
Maintenant, vous avez un cadavre sous les pieds.
Faites le calcul. - Qu'est-ce que je dois faire ?
- Ne quittez pas le train et ne vous faites pas prendre.
- ... sera retardé de quelques minutes.
- Absolument. - Pas de problème.
- Ça fait longtemps que je fais ce travail.
Je peux vous dire que c'est un régulier
et je crois pas qu'il soit dangereux.
- Il a commencé par dire qu'il cherchait quelqu'un à bord,
vous voyez ? Il m'a raconté je sais pas trop quoi
sur des espèces de sacs suspects,
ensuite, il a déclenché une bagarre.
- Hé, Vic, on va faire le tour.
- Merci beaucoup, Monsieur. - Oui, merci.
- Désolé pour le retard, tout le monde,
nous reprendrons bientôt la route.
- Les compartiments un et deux sont vérifiés.
- Appelez le capitaine. - Oui, Monsieur.
- Deux et trois sont vérifiés. Trois et quatre vérifiés.
- Compartiments cinq et six vérifiés.
- Non, il est pas là.
- OK, les gars, on a fini.
- Ah!
- Très impressionnant, Michael.
J'ai presque cru que vous alliez manquer le train.
- Je veux parler à ma femme et mon fils,
savoir s'ils sont en sécurité.
- Il y a encore deux arrêts avant Cold Spring.
La gare de Garrison est votre dernière chance
de leur parler à nouveau. - J'ai besoin de plus de temps.
Je n'ai pas assez d'informations.
- Vous savez faire preuve de débrouillardise, trouvez-en.
- Seigneur... Ah, Seigneur.
- Hey, Manny.
L'air climatisé est arrêté. Je vais voir ce qui se passe
dans le trois. - Oui, compris.
- Excusez-moi, il fait genre 35 degrés ici.
- Oui, on y travaille, Madame.
Tarrytown. Je vous croyais descendu.
- Sam.
- T'es chanceux, espèce d'enculé.
- Mon père dit que c'est payant de se faire de nouveaux amis.
On y retourne ? - Ouais.
- Mesdames et Messieurs, vous aurez noté
que nous avons perdu l'air climatisé
dans tous les wagons, sauf le dernier.
Veuillez aller vous y installer.
Et n'oubliez pas vos effets personnels. Merci.
- Mesdames et Messieurs, vous aurez noté que nous sommes
entrés dans le septième cercle de l'enfer. Merde.
- C'est par là. - Oui.
- Désolée.
Tenez.
- Ça va être infernal jusqu'à Cold Spring.
- OK. Deux paires, dames et quatre.
- Hé, je peux entrer, Tony ?
- Quoi ? T'as de l'argent à perdre ? Approche-toi, Mike.
- Cent dollars sur la table. - D'accord.
Texas Hold 'Em. Ça va ? - Oui.
- OK. Messieurs...
Regardez vos cartes.
Est-ce que ça va, mon gars ? - Tu veux pas savoir.
- T'aurais dû descendre y a deux arrêts déjà.
- Dix ans que je prends ce train,
J'ai envie de voir la fin de la ligne.
- Pourquoi ? - Et vous, Monsieur ?
- Et vous quoi ?
- Je ne vous ai jamais vu dans ce train auparavant.
- Je vous ai jamais vu non plus.
- Vous n'êtes pas un habitué. - En quoi ça vous regarde ?
- Hum. OK...
- On dirait que ton ami a un problème avec moi.
- Hé, relaxe. - Je fais seulement un peu
de conversation, c'est tout. - Bien...
si vous avez quelque chose à me dire...
pourquoi vous le dites pas ?
- Je viens de réaliser
que...
presque tous, nous prenons ce train chaque jour,
on se dit bonjour et on se salue.
Mais à quel point nous connaissons-nous vraiment
les uns les autres ?
- Je comprends. Mais toi, Mike,
qu'est-ce qu'on sait de toi ? - Très juste.
J'ai été fichu à la porte aujourd'hui. Oui.
Et j'ai pas eu le courage de le dire à ma femme.
Oui, je vais devoir rentrer
et regarder mon fils dans les yeux.
Je suis censé lui dire quoi ?
Je suis pas l'homme que tu avais espéré ?
Je suis quel genre de père ? Quel genre de mari ?
J'ai 60 ans.
Qu'est-ce qu'il me reste que je pourrais offrir ?
- Wow. Ça, c'était vraiment honnête.
- Moi qui croyais que ma vie était nulle.
- Est-ce qu'on joue ou pas ? - Ouais.
Ah! Sans moi.
- Donc... tout à l'heure,
on m'a posé une question hypothétique plutôt curieuse.
- Han-han. C'était quoi la question ?
- Si on vous demandait de faire une toute petite chose
sans la moindre importance pour vous, mais qui affecterait
un autre passager à bord de ce train,
vous accepteriez ? - Ça dépend.
Qu'est-ce que ça rapporterait ? - Cent mille dollars comptant.
- Ah, mais tout de suite!
- Tu sais même pas ce que c'est. - C'est sans importance!
Allons, Mike... - C'est quoi
cette toute petite chose ?
- Une personne dans ce train ne devrait pas y être.
Elle porte un sac dont vous ignorez l'allure.
Tout ce que vous avez à faire, c'est la trouver
avant qu'elle descende. - C'est tout ?
T'as pas beaucoup d'informations.
- Tu crois pas si bien dire.
- Il arrive quoi si on la trouve ?
- Elle meurt. Hypothétiquement.
- Et toi, qu'est-ce que tu ferais, Mike ?
- Je mettrais tous les passagers
encore dans ce train dans un seul wagon,
et leur proposerais ce même scénario.
- Non, je veux dire, est-ce que tu prendrais les 100 000$ ?
- Tu sais quoi ?
Je les ai pris déjà.
J'en compte cinq, pas un de moins.
- Cinq quoi ?
- Cinq passagers inhabituels.
Cinq personnes dans ce train
que je n'ai jamais vues auparavant.
La dame qui est là.
La jeune fille avec les cheveux roses, près de la fenêtre.
M. Goldman Sachs là-bas.
Mon ami à la guitare...
et vous.
- Je m'appelle Jackson.
Vous savez ce que je ferais ? - Dites-moi.
- J'empocherais les 100 000, je trouverais le gars
et je lui dirais de prendre un autre train.
- OK.
- Tapis.
- Wô! Wô! Pour de vrai ? OK.
- Alors, vous n'avez pas répondu.
- À quoi ? - Que faites-vous dans ce train ?
- Je sais pas. La même chose que vous,
voir la fin de la ligne.
- Attendez une minute. Excusez-moi.
- Je suis.
- C'est un laissez-passer mensuel.
Vous êtes un régulier donc ? - Oui.
Et j'ai une main pleine. - Oh!
- Vous avez quoi ? - C'est tout pour moi.
Pardon.
- Hé. Si c'était moi, le gars dont vous parlez ?
- C'est vous ? - Si c'était moi ?
- Quelqu'un veut vous tuer. Je peux vous aider,
mais je dois savoir ce que vous savez.
Pourquoi aller à Cold Spring ? Qu'y a-t-il dans cet étui ?
- C'est juste une guitare. - Ouvrez-le.
- Vous m'aideriez ? Mais pourquoi je vous ferais confiance ?
- Ouvrez l'étui.
- On fait quoi maintenant ?
Tous les deux, on va dans le premier wagon
et on se barricade à l'intérieur.
- Ensuite quoi ? Vous allez dénicher le tueur
et l'abattre ? - Je vais essayer.
- C'est manifeste que ce n'est pas moi, Prynne.
Mais vous semblez l'avoir déjà découvert.
- C'est une guitare de gaucher. - Qu'est-ce que ça a à voir ?
- Hé, mon vieux, ça va aller ?
- Oui.
L'arme est dans votre main droite.
- Bon sang! C'est sans doute pour ça qu'elle vous a choisi.
Il reste quatre passagers.
Mais lequel est-ce ?
- J'en sais rien du tout.
- Vous n'en savez rien du tout ?
Quitte à tout perdre ?
- Vous avez tué cet agent. - Non. Ça, c'est vous, pas moi.
- Combien vous paie-t-elle
pour tuer le témoin ? - Comme vous, j'imagine.
Mais c'est pas comme ça que ça fonctionne.
Qu'importe combien ils nous paient,
on finit toujours par devoir plus.
Qui est Prynne, Michael ? Dites-le-moi.
- Non.
- Vous avez aucune idée à qui vous avez affaire.
- Et vous ?
- Oui, Michael, je le sais.
Jetez ça par terre.
- Ça va, OK.
- Retournez-vous maintenant.
- Qui est Prynne ?
- J'en sais rien! - Vous mentez!
- Faites pas l'idiot. Arrêtez.
- Pas avant que Prynne soit mort.
- Je vous laisserai pas faire ça.
- Vous n'avez plus de temps.
Qui est Prynne ?
- C'est sans importance.
Votre homme est mort.
- Vous avez l'arme ?
Prenez-la, Michael. Prenez l'arme.
Tuez Prynne, récupérez le sac,
et votre famille reste en vie.
- Il n'est pas question que je fasse ça.
- Vous ne pouvez pas gagner sur tous les plans.
Vous sauvez ou le témoin ou votre famille.
Vous savez qui est Prynne, n'est-ce pas ?
Il est temps de finir ce que vous avez commencé.
- Arrivée à Garrison.
- Hé, Mike, qu'est-ce qui est arrivé au gars à la guitare ?
- Il a débarqué.
- J'espère que c'est pas une chambre d'hôte
comme la dernière fois. - Veuillez faire attention
à l'espace entre le train et le quai. Dégagez les portes.
- Prochain arrêt, Cold Spring.
Ce train ne va pas plus loin que Cold Spring.
- Il ne reste plus que vous.
- Quoi ?
- Pourquoi allez-vous à Cold Spring ?
- Ça, c'est pas de vos affaires.
- Qu'est-ce qu'il y a dans votre sac ?
- Bon sang, mais qu'est-ce que vous avez tous
à m'embêter avec mon sac, seigneur ?!
Hé! - Prynne ?
- Qu'est-ce que vous faites ? Lâchez-moi.
- Non, c'est pour vous aider. - Vous êtes fou ?
Mais faites quelque chose! - C'est qui ça ?
- Mike, laisse la dame tranquille.
- Vous avez été témoin d'un meurtre.
Vous avez quelque chose qu'elle veut.
Elle est prête à tuer pour l'avoir.
- OK, Mike, tu dois la laisser tranquille. Laisse la dame--
- Votre téléphone! - Mike, voyons.
- Personne n'avance! Restez sur vos sièges!
- OK.
- Madame, s'il vous plaît, donnez-moi ce téléphone.
Bébé, c'est pas ce que je voulais dire...
Rentre à la maison.
Je veux qu'on en parle. Je suis prêt à écouter.
- Je voulais pas-- - Écoutez.
J'ignore quel est votre problème,
mais je ne suis pas la personne que vous cherchez.
OK ? Mon...
mon copain et moi,
on eu une grosse dispute
parce que j'étais pas sûre
de vouloir habiter ici, et pas sûre pour nous deux.
Alors quand j'ai fini mon quart de travail,
je voulais pas rentrer chez moi.
- Pardonnez-moi, Madame. Tenez, tenez.
Je suis vraiment désolé.
Ils vont tuer ma famille.
Il reste personne.
Six à la journée.
Six talons poinçonnés.
Six qui descendent à Cold Spring.
Excepté un.
Descendu avant, à Garrison.
Goldman Sachs. Il...
Il était au bord de l'allée.
- Bye-bye.
- Il a changé de siège.
Prynne.
Hester Prynne. La lettre écarlate. Bien sûr.
Vous avez pris un billet pour Cold Spring.
- Terminus. On arrive à Cold Spring.
- C'est fait ? Est-ce que c'est fait ?
- Je refuse de faire ça.
- Je croyais vraiment vous avoir aidé à trouver.
- Manny.
- Vous préférez la vie d'un inconnu
à celle de votre propre famille ?
Vous vous prenez pour un Héros.
- Je refuse de le faire.
Il n'est pas question que je le fasse.
- Manny, hé, on a une prise d'otage.
- J'appelle la centrale.
- C'est votre dernière chance,
Michael, faites-le! - Non.
- Prynne a la preuve d'un complot.
- Ça m'est égal. - Les gens pour qui je travaille
feront tout pour se protéger. - Quoi ?
- Ce sont des gens très puissants.
Qu'importe ce qu'il faudra, ils le feront.
- Ils ? De qui vous parlez ?
- Jusqu'à vous tuer, tuer votre famille.
Tous les passagers de ce train. - Qui ça, ils ?
- Vous avez fait votre choix.
- Joanna, pour qui vous travaillez ?
- Maintenant, tout le monde va mourir.
- Allô!
- La centrale contacte la Police.
- Stoppez ce train. - Compris, Manny.
- Si vous voulez vivre, vous stoppez ce train maintenant!
Tirez le frein! Tout de suite!
- OK.
Alors tout le monde, attention.
- Oui, merci.
Le train sera là dans une petite minute.
Les policiers sont prêts pour nous.
Emmène le témoin en lieu sûr. Pas de conneries.
- Pourquoi il s'arrête pas ? - J'en sais rien.
- Sam, je vous le jure, j'ai rien à voir là-dedans! - Manny!
- Oh non. Ça va mal. - C'est pas vrai...
- Aidez-moi à ouvrir ça! C'est coincé!
- Le conducteur est mort. La porte du wagon est bloquée.
Je peux pas atteindre le panneau de contrôle!
Centrale, vous me recevez ? Les freins ont pas fonctionné.
On a aucun moyen d'arrêter ce train!
Vous allez quoi ?
- On va devoir dégager la voie.
- Entendu. Ils vont devoir
dégager la voie. - Quoi ?
- Y a une courbe juste avant Beacon, si on la prend
à 110 km/h, on va dérailler, c'est sûr.
- Tous les passagers sont dans le dernier wagon.
On pourrait peut-être le détacher ?
- On doit essayer. C'est bon! Venez!
On doit décrocher les coupleurs!
Mais y a un verrou de sécurité.
On ne peut l'ouvrir que par en dessous du wagon.
D'abord, il faut retirer la goupille.
Et l'un d'entre doit aller en dessous et ouvrir le verrou.
- Jamais de la vie! Je descends pas là!
- C'est juste là! - Je m'en fous! La ferme!
- Dehors, en bas de l'échelle!
- Je vais y aller! - Oui, bonne idée!
- Toi, va dire aux passagers de bien s'agripper.
- Je vais faire ça, moi.
- On a pas plus de deux minutes. Les gaspillez pas.
- Restez calmes!
OK ? Restez calmes! Tout le monde se calme.
- Pourquoi ?
- Je n'ai pas le temps de répondre à vos questions, OK ?!
Assoyez-vous! Tous à vos sièges!
Assoyez-vous! - Je suis déjà assis.
- Oui!
La chaîne est coincée!
Il vous faut plus de levier! J'apporte la hache!
Entre le train et les gens, j'ai toujours su que ce serait
d'abord le train.
- Tout le monde est sauf ?
Restez calmes! Ne descendez pas de ce train!
- Que quelqu'un ouvre la porte!
- Il faut qu'on sorte!
- Jackson, fermez la porte! Attention, c'est pas fini!
On est encore en danger! Tout le monde attrape un journal!
Couvrez les fenêtres! Prenez de l'eau,
ce que vous trouvez! - Mike, c'est de la folie.
- Allez, mettez un peu d'eau! Couvrez les fenêtres!
- OK, d'accord.
- Pourquoi on fait ça, Mike ? - Faites-le, c'est tout.
On ne sait pas qui est dehors qui nous surveille.
Ils ont essayé de nous tuer.
Je sais que vous avez peur, tous.
Mais j'ai besoin de votre aide.
Personne ne peut s'en aller. Pas encore.
Pas avant que je sache que tout le monde est sauf.
Ils ont assassiné des innocents.
Ils ont fait dérailler le train. Ils ont fait ça...
pour trouver un témoin ici.
Elle possède une chose qu'ils veulent.
Ils ont dit que si je ne vous tuais pas,
ils tueraient ma femme, mon fils.
Mais je n'aurais jamais fait ce qu'ils me demandaient.
J'ai besoin de votre aide.
Il faut que je sache pourquoi ils veulent vous tuer.
Comment vous vous appelez ? - Sofia.
- Sofia...
Ça va aller. Venez, venez.
Je ne vais pas les laisser vous faire du mal. OK ?
Qu'y a-t-il dans votre sac ? Faites voir.
C'est ça ? C'est ça qu'ils veulent ?
Vous savez pourquoi ?
- À cause d'Enrique.
C'était à lui. - Le gars qui s'est jeté
par la fenêtre du 35e étage ? - Enrique s'est pas tué, non.
- Mais vous étiez là quand il est mort ?
Ça va. Dites-moi.
Dites-moi ce que vous avez vu.
- Enrique, il était urbaniste...
et il pouvait travailler tard le soir.
Alors des fois,
j'allais à son bureau finir mes devoirs.
Je l'attendais près de l'ascenseur.
Et puis y a deux hommes qui sont apparus.
J'ai pas vu leurs visages,
mais ils voulaient trouver Enrique.
Je suis restée cachée.
Je voulais pas qu'il ait d'ennuis à cause de moi.
Mais ils voulaient un objet qui lui appartenait.
Là... ils se sont tous mis à hurler
et j'ai entendu un bruit.
Ils le battaient.
Je l'entendais crier,
il disait qu'il ne l'avait pas, qu'il était à son appartement.
- Vous l'avez pris ? - Bien sûr que je l'ai pris.
Je voulais l'aider, c'est tout.
Et là, j'ai regardé par la porte...
J'ai vu un des gars
qui retenait Enrique. Il était en train de le battre
et il lui a dit je sais pas quoi à propos d'être noble.
- Noble ?
- Il lui a dit que faire la chose juste allait le tuer
et que ça veut rien dire, être noble.
Et là...
ils l'ont juste...
Je savais...
je savais pas quoi faire.
- Je sais.
- Je l'ai pris et je me suis enfuie.
- Mais pourquoi vous avez pas alerté la Police ?
- Je pouvais pas alerter la Police.
Les hommes qui l'ont tué étaient policiers eux-mêmes.
Et le jour suivant, je suis allée chez une amie.
Elle connaissait quelqu'un au FBI.
Un certain agent Garcia m'a dit
que ce disque dur était une preuve,
et que j'étais un témoin.
Il a dit que j'étais pas en sécurité en ville,
et que je devais attraper le train de 18 h 25
pour Cold Spring, qu'ils allaient me protéger maintenant.
- Et vous... vous l'avez dit à personne d'autre ?
- Non.
- Votre amie a vraiment confiance en cet agent Garcia ?
- Je sais pas.
- Une personne, quelque part, veut vous voir disparaître,
et si c'est pas lui...
alors c'est qui ?
- Ah, bon sang!
- Trois en position. - Entrée dégagée!
- On est en position.
- MacCauley ?
Ici le capitaine David Hawthorne.
C'est moi qui commande.
- Entrée dégagée. - Allons, allons, allons!
- Nous avons encerclé le train.
Vous ne pouvez aller nulle part.
- La voie est libre.
- Jetez votre arme!
Mes hommes vont monter à bord,
ils vont escorter les otages à l'abri.
- Ça va, ne soyez pas inquiets. - On ne vous fera pas de mal.
- Ce sont des procédures policières normales.
Tout va bien. Vous serez sains et saufs.
- On ne fera de mal à personne.
- Merde, c'est toute une armée qu'y a dehors.
- Agent Garcia, venez avec moi.
Je veux que l'unité tactique soit prête à ouvrir une brèche.
- Oui, Monsieur. - Merci.
Position des tireurs ?
Tireurs, ici le commandement.
Quand vous aurez une ligne de tir,
je veux le savoir. - Compris.
- Ça va mal, Mike. - Ça va aller, c'est promis.
- En avant. En avant!
- MacCauley ? Vous avez un vieil ami ici.
Il veut monter à bord, et il veut discuter.
- Votre balise est allumée.
- Nous sommes en direct de la ville de Beacon,
où un train de la Hudson North a déraillé.
On ne rapporte aucune victime pour l'instant.
- Stop. Entrée dégagée. - N'avancez pas.
- OK, OK, venez par là. Allons-y, allons-y.
- On a l'audio du lieutenant Murphy.
- Selon nos sources sur le terrain,
un ancien policier de New York s'est emparé du train,
et il tiendrait les passagers en otage.
- Hé, Mike, ça va bien là-dedans ?
Tu sais comment ça marche. Si on trouve pas de solution,
le SWAT va pendre le train par la force.
Allez, parle-moi, mon gars.
- Où est ma famille ? T'as dit que la Police était en route.
- Elle l'était. Je sais pas ce qui s'est passé.
Nous faisons de notre mieux en ce moment.
- Tu ne sais pas ce qui se passe, Murphy.
- Dis-le-moi. OK ?
Ouvre la porte et laisse-moi entrer.
Je suis pas armé et je suis seul.
T'as combien de personnes là-dedans ?
Mike, je suis là pour t'aider, mais faut aussi que tu m'aides.
Sans résultat, ils vont me retirer. Combien d'otages ?
- On devrait intervenir. - Oui, OK.
Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Je sais pas, une quinzaine, une vingtaine.
- OK, laisses-en partir quelques-uns.
Choisis qui tu veux.
- Qu'est-ce qui me dit qu'ils seront en sécurité ?
- Qui, les otages ?!
- Y a une personne que je dois protéger.
- Écoute, si t'es inquiet pour la sécurité de certains,
envoie-les-moi.
- Pas tout de suite.
- Non!
Sept ans qu'on a fait équipe, tu m'as toujours épaulé.
Il est temps qu'on en fasse autant pour toi.
Mike ?!
Écoute, j'ai une idée. On fait un échange, OK ?
Relâche des otages
et prends-moi à leur place.
- Ils vont sortir. - OK, venez. Venez, sortez.
- Merci. - Très bien. Venez par ici.
- Attention où vous marchez. Allez par là.
- Eh bien oui, il semble que certains otages soient libérés.
Mais on ne sait pas pour l'instant
combien sont toujours dans le train.
- Avancez. Attention où vous mettez les pieds.
Par ici, Madame, par ici.
- C'est tout ? - Oui. Monte.
- OK, des patrouilles sont en route vers chez toi. Pas de sirène.
- Ils t'ont mis une balise.
- Si ça dure un peu trop, ils vont donner l'assaut.
Ils veulent pas de policiers pris entre deux feux.
- Allez, lâche ton arme.
- Non, je suis pas armé. Mike.
- OK. Tu leur dis d'éteindre leurs lumières.
- Éteignez tout.
- Éteignez tout.
- Merci, mon gars. - Mike, tu connais la routine.
- On a perdu l'audio.
- Tu avais raison, il y a un témoin dans ce train.
Il devait rencontrer le FBI
à Cold Spring. - Le FBI ?!
L'agent Garcia ? - T'es au courant ?
- Hawthorne lui a retiré le dossier.
- Hawthorne... Ouais, bien sûr.
- Ne le perdez pas de vue. Confirmez contact visuel.
- Balise amie allumée en bleu. Contact visuel confirmé.
- Mike, qu'est-ce qui s'est passé ?
On discute tous les deux
et tout à coup, tu prends des otages ?
- Ils ont tué trois passagers, dont un agent fédéral.
Ils ont fait dérailler le train.
Tout ça pour trouver une preuve. - OK...
Alors où est-elle, Mike ?
- Pas avant que Karen et Danny soient à l'abri.
- Le service de Police local va m'appeler directement.
Alors ? - On attend.
- On attend...
Ouais...
Et vous tous, ça va ? - Oui, ça va.
- Pas trop mal. - Oui. Super!
- Bien, mais je dois aller pisser.
- Mike, je sais que tout ça, c'est pas toi.
Tu dis qu'ils t'ont tendu un piège.
T'as un témoin, tu as... une preuve.
Je veux bien te croire, moi, mais...
- Mais quoi ? - C'est pas ce que je crois,
c'est ce que je peux prouver.
Tu veux une confirmation
pour ta famille, je comprends.
Mais on ferait mieux d'arrêter tout ça maintenant.
Tu me donnes les infos et personne n'aura à souffrir.
- Est-ce que tu me dis ça
à titre d'ami ou d'enquêteur ?
- J'en sais rien, Mike. Qu'est-ce que tu me dirais ?
Écoute, le temps va nous manquer.
Mike, tu veux faire la chose noble, OK.
J'ai des nouvelles pour toi;
ça veut rien dire être noble .
- C'était toi. - De quoi est-ce que tu parles ?
- Tu m'as appelé, tu savais pour le témoin
et tu... tu savais ce qu'il avait vu.
- Oui, je t'ai dit ce qui s'est passé.
- Il a été tué par un policier.
Tu m'as piégé. - Hé, doucement, Mike.
- Tu as tué Enrique Mendez.
Tu savais que Prynne allait être dans ce train.
Tu m'as ciblé! - Mike...
- Un ex-flic prend ce train matin et soir! Tu savais!
- Ceux qui te parlent essaient-- - Espèce de salaud!
Allez, dis-moi tout! Allez!
- Notre homme est en lutte avec la cible.
- Ne faites pas feu avant d'avoir un tir sûr.
- Te dire quoi ? Que tu as tué trois personnes ? Un fédéral...
Que tu as fait dérailler un train,
pris des passagers en otage...
tout ça parce qu'une mystérieuse femme a menacé ta famille ?
- C'est toi qui as fait ça. - Pourtant, on dirait pas.
Alors lâche ton arme avant que...
qu'on puisse faire du mal à quelqu'un qui t'est cher.
- Où sont-ils ? Où est ma famille ?
- Non. - Je vais te tuer, Murphy.
Je te jure, je te tue. - OK, OK, OK.
J'essaie seulement de t'aider. Beaucoup de gens puissants
ont tout à perdre si cette preuve est révélée.
Ils ont des yeux partout, même à l'intérieur du Bureau.
C'est moi qui leur ai dit de mettre le témoin dans ton train.
Je croyais te rendre un service. T'avais besoin d'argent.
Mais tu pouvais pas faire
ce qu'elle voulait que tu fasses, hein ?
Il faut que je réponde à ça...
ou ta famille sera tuée.
Alors...
donne-moi ton arme, OK.
Tu n'as pas le choix, Mike.
Ça n'a pas à finir comme ça.
Allons, Mike... Karen, Danny--
- Je t'interdis de dire leurs noms,
tu m'entends ?
- Tu en as assez fait, Mike.
- C'est fait ? - Ça va.
- Vous savez quoi faire.
- Tu vois, ce qu'il y a, mon gars...
c'est que j'ai une famille aussi.
OK! Qui est Prynne ?
- Murphy, écoute-moi! - Tout ce que j'ai à faire,
c'est de la rappeler, Mike.
Allez.
Alors, qui est Prynne ?
Qui est Prynne ?!
Mike, qui est Prynne ?
Qui est Prynne ?
- C'est moi.
Je suis Prynne.
- Non, c'est pas vrai. Elle me couvre.
C'est moi, Prynne. - Un instant.
C'est moi, le témoin. Je suis Prynne.
- Non. C'est moi, Prynne. - Ils mentent.
C'est moi. Et je sais ce que vous avez fait, sale pourri.
- Je suis pas Prynne. Donc...
- C'est personne. - C'est sûrement quelqu'un.
- Avec un angle, abattez-le. - Bien reçu.
- Touchez pas à ça!
Ah!
- Sofia! - Qu'est-ce que tu fais ?
Venez par ici!
- Murphy!
- Tireur, vous avez un tir net ? Je répète: avez-vous un tir ?
- Négatif. - Attention aux otages.
Attention à notre homme. - Tir en attente.
- Tu vas tous nous tuer ? - C'est toi.
- Éliminez-le.
- Tout le monde se couche au sol!
- On est pas armés! - Couchez-vous!
Ne bougez pas!
Restez couchés! Je veux voir vos mains!
Contre le mur! - Couchez-vous!
Couchez-vous! Allongez-vous sur le sol!
Couchez-vous complètement! Restez couchés!
- Stop! Stop! Il m'a sauvée!
Il m'a sauvée. - Prynne ?
MacCauley ?
Michael MacCauley ? - Oui.
- Je suis l'agent Garcia du FBI. Votre famille est en sûreté.
Nous avons arrêté trois hommes devant votre domicile.
Donc, c'était votre cousin ?
Dites-moi tout ce que vous avez vu.
- Merci. - OK.
- Attention où vous marchez.
- Infirmiers du côté nord, s'il vous plaît!
- C'est ça la fin de la ligne ? - On dirait, oui.
- La prochaine fois, je prends le bus.
- Je peux vous dire que ce gars-là,
c'est un véritable Héros. OK ?
Un Héros. Vous pouvez l'écrire. H-É-R-O-S.
Un Héros. Vous l'avez écrit ?
- Un Héros. - Merci.
- Il a envoyé tous les passagers à l'arrière.
Il nous a sauvé la vie.
- Alors c'est quoi, t'as un copain
ou non ? - Quoi ?!
- Oui. Et c'est sérieux ?
Je veux seulement savoir à quoi m'en tenir.
- Ça va, Chéri ? - Salut, ma belle.
- Oh, mon Dieu, pauvre toi. Ça va ?
- Ça peut aller. Salut, mon grand.
- Salut, papa. - Tu vas bien ?
Oh, Madame MacCauley,
je pense que vous avez
peut-être perdu... ceci.
- J'ai passé la journée à la chercher.
On te ramène à la maison. - Oui... oui, rentrons.
- Alors c'est ça que tu fais tous les jours
quand tu vas travailler ? - Oui, tous les jours, Danny.
Bien, aidez-moi un peu. Oh...
- J'arrive pas à croire ce qu'ils racontent.
C'est vrai ce qu'on dit sur Murphy ?
- Donnez-moi une seconde, vous voulez ?
Une petite seconde.
- David. - Il faut que je te dise.
Il y avait une enquête en cours
concernant Alex Murphy et d'autres
dans le service de Police.
- Il y avait une femme dans le train.
- Oui, mi-trentaine. On étudie les vidéos de surveillance.
Autour de la 86e, c'est ça ?
Quand nous saurons, tu sauras.
Que pourrais-je dire ?
Je suis vraiment désolé que ce soit allé si loin.
Écoute...
Mike...
On a besoin de gars dans ton genre
au service de Police.
De gars comme toi, honnêtes.
- De nouveaux détails se révèlent maintenant,
à la suite du déraillement
du train de la ligne Hudson North...
- ... Un témoin aurait remis aux autorités des preuves...
- ...Plusieurs policiers de New York auraient été impliqués...
- ... par le meurtre d'un fonctionnaire urbaniste...
- ... Il avait tenté de lancer l'alerte
au sujet d'un complot...
-... relié au bureau du maire...
-... Accusations de collusion...
- ... liens entre des fonctionnaires municipaux...
- ... Là, nous parlons de corruption à grande échelle...
- ...Et cette mystérieuse femme
qui aurait été le cerveau du déraillement,
existe-t-elle vraiment ?
- Ce qui fait l'homme,
c'est votre réponse à cette tempête.
Alexandre Dumas.
J'ai lu ça il y a quelques années.
La fin est fascinante. Ce siège est libre ?
Le 6 h 20 chaque matin vers Chicago.
Le 17 h 30 pour rentrer.
Vous savez, je ne vous ai jamais prise
pour une banlieusarde.
- Pardon, on se connaît, vous et moi ?
- Ce que je crois comprendre là-dedans,
face aux gens pour qui vous travaillez.
Alex Murphy y reste, vous gagnez.
Cette fille de 16 ans meurt dans ce train,
vous gagnez.
Vous faites votre travail et puis vous disparaissez.
Nous, les autres, sommes juste des accidents de parcours.
Vous ne m'avez pas pris parce que le témoin
était dans mon train.
C'est vous qui l'avez mise dans le train.
Vous m'avez peut-être aussi fait mettre dehors.
Ça me donnait un motif, une belle occasion,
tout comme à Alex Murphy.
CE N'ÉTAIT PAS SON OPÉRATION. VOUS NOUS AVEZ...
MANIPULÉS TOUS LES DEUX.
- JE NE SAIS PAS CE QUE VOUS IMAGINEZ POUR LA SUITE, MICHAEL.
- UNE TOUTE PETITE CHOSE.
- ET LAQUELLE ?
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