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En l'an de grâce 1123, les hommes étaient preuxs et vaillants.
Les sorcières et les enchanteurs régnaient sur les forêts profondes.
Ils se combattaient à coup de sortilèges, de formules magiques et d’antidotes.
Godefroy, comte de Montmirail, qui rentrait de guerroyer au service du roi Louis VI dit « le Gros »
avec son escuyer Jacquouille la Fripouille, avait hâte de rencontrer sa promise, la douce Frénégonde.
Ensorcelé en chemin par une terrible sorcière, il prit le Duc de Pouille, son futur beau-père, pour un ours, et le tua d’une flèche en plein front.
Papa !
Désespéré de ne pouvoir épousailler sa promise, Godefroy alla consulter le grand enchanteur, Eusaebius.
L'enchanteur voulut utiliser les couloirs du temps pour ramener Godefroy quelques minutes avant le drame.
L'enchanteur gatouillait. Les deux moyen-âgeux se retrouvèrent brutalement plongés au 20ème siècle.
C'est des malades ! C'est des malades !
Maman, y a des clochards dans le salon !
Godefroy eut le bonheur d'y rencontrer sa descendante, Béatrice de Montmirail.
Mariée à un dentiste, elle prit Godefroy pour son cousin Hubert, qui avait le gros nez proéminent de son aïeul.
Quant à Jacques-Henri Jacquard, le descendant de Jacquouille, il refuse toute parenté avec un type aussi rustaud.
Jacquouille et Godefroy font la connaissance de Ginette, une SDF d'aujourd'hui qui les prend pour des cascadeurs.
En se rappelant que Jacquouille et Ginette voulaient se marier,
Béatrice en conclut que Ginette venait elle aussi du Moyen Âge.
Avant de retourner dans son époque,
Godefroy a été contraint d’enfermer dans une oubliette le Maréchal des logis Gibon,
en lui faisant ingurgiter un somnifère.
Puis Montmirail revient de justesse pour empêcher la mort du Duc, son beau-père.
Mais Jacquouille a commis une énorme bourde.
Il a volé les bijoux du Duc au Moyen-âge et les a dissimulés dans la cache secrète d’une statue.
En les récupérant à l'époque moderne,
en les gardant avec lui,
et en obligeant son descendant Jacquard à retourner là-bas à sa place avec la veste que lui avait fait acheter Ginette,
il a, sans le savoir, empêché de se refermer les couloirs du temps.
Écartez-vous, ma mie !
Cousin Hubert ! Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ?
Qu'est-ce que c'est que ce binz ?!
Messire !
Jacquouille n'obéit point à vos ordres. Il filasse !
Laissez-moi le ramener et lui frictionner les boursettes !
Laisse, mon Ganelon, il est tout à la joie de retrouver nos terres.
Laissons-le se pochetronner à la taverne. Il reviendra sitôt.
Aucun réseau ! Bravo! Merci, Itinéris !
Mais bon sang, il y a un froid glacial !
[Filez la laine,] filez la laine, De mes moutons, dondaine.
Cousez mitaines, cousez mitaines Pour de bels capitaines.
Dévidez quenouilles et quenouillettes, Allumez chandellettes.
Bistaillez freloques et bandelettes ...
Ma fillote, ton mariage avec le comte Godefroy n'aura point lieu,
car ses sujets sont des voleurs.
Ils m'ont larciné mes bijoux !
- Comment cela est-il possible ? - J’avais ma bijouterie sur moi cependant que je coursois ma fillotte,
Et de retour dans ce château, tout avait disparu comme par enchantement !
- On m'a jeté sortilège ! - Ne vous en faîtes point les sangs, messire duc.
Je vais faire enquester et, s'il y a voleur en mes murs, il sera pendu haut et court !
- Parmi ces bijoux se trouvait une sainte relique, sertie de saphirs et de rubis. - La dentelette de Sainte Rolande.
Seul reste du corps de la Sainte, dévorée par les lions à Rome devant César.
Cette relique apporte bonne fécondité.
Malheur à une fille de Pouille si elle ne porte pas cette relique le jour de ses noces, car alors son mariage serait sterilus !
C'est suis-je moi qui retrouverai la Sainte Relique, dussé-je aller la chercher jusqu’aux portes de l’enfer !
- J'ai foi en vous, mon aimé. - Et moi en vous, ma mie.
Les bijouterie et relique sera retrouvée d'ici la prochaine lune, ou je laverai cet affront dans le sang !
Peste de ton pays et de ses vents coulis, on approche d’aoust, et on se croirait déjà à la Mi-Carême!
Vous êtes souffreteux, mon père ?!
Messire comte !
- Que fais-tu ici, Eusaebius ? - Vous êtes rentré au château sain et sauf du terrible voyage ? - Certes.
Et votre escuyer est rentré aussi ? Tout est rentré dans l'ordre ?
Il boit à la taverne et pendant ce temps on a desrobé la bijouterie du Duc.
Je ne vois plus rien dans mes boules. Mes alambics fusent et sifflent. J'ai peur !
Oui, laisse-nous. Je te ferai mander lorsque j'aurai besoin de tes offices.
C'est comme si les couloirs du temps n'étaient point refermés!
Mais… qu'est-ce que c'est que ces toutous ?
Non, non, gentils-gentils, les pépères !
On dirait des loups.
C'est pas Dieu possible ! C'est des loups !
Bon sang, y a des loups dans l'bois d'Montmirail, maintenant !
Hallucinant !
Bonjour, bonjour, monsieur. Il faudrait prévenir la gendarmerie, parce que j'ai rencontré des loups et un ours dans le bois de Montmirail.
Ils ont dû s'échapper du cirque Amar, c'est effarant !
Regarde-moi, l'homme !
- Ah la vache ! Quelle haleine, c'est pestilentiel, mon pauvre vieux, vous refoulez du goulot, on dirait un égout ! - On dirait ... un bâtard de Jacquouille !
Il est trop policé pour être un Jacquouille.
Il a dû séduiter une princesse ostrogothe.
Car il est fort bien mis.
Il est bien mignon !
Lâchez-moi ! Ôtez vos grosses pattes velues, pue-du-bec !
Mortecouille ! Attrapez-le ! Attrapez-le !
Ecartez-vous, sacs à merde !
Arrêtez-le !
S'il fuit, c'est qu'il se sait un coupable.
Mais vous me faites mal !
Crétins !
- Lâchez-moi ! - Frère inquisiteur, voyez ça !
Mais c'est quoi, tous ces moines ?
Ecoutez, vous, le grand maître ou, ou le grand sachem. Si vous me lâchez maintenant ... je ne vous dénoncerais pas à la gendarmerie. Appelez-moi un taxi et on se quitte bons amis.
Avoue ta faute et tu mourras dans la paix du Christ !
Regardez, frère inquisiteur. Une petite catapulte !
Arrière, tous !
Non mais, ce n'est pas à moi ! On m'a drogué, on m'a collé cette veste immonde qui est bourrée de conneries !
- Au bûcher ! Le feu le purifiera ! - Mais ça n'est qu'une farce-et-attrape, ça n’est pas à moi. C'est à Jacquouille.
- Allez ! - Au feu ! Au feu !
C'est un ''meuh'' de vache !
Vous n'êtes quand même pas contre les vaches !
Venez pressement, mon aimé.
Mon père est pustuleux ! Il glaire du pus !
La relique ... Avez-vous retrouvé la relique ... de Sainte-Rolande ?
Il est possédé. Il faut faire venir un père exorciseur !
Messire, on a trouvé notre Jacquouille.
L'inquisiteur veut le brûler vif en place du bourgé de Montmirail ! - Mon Jacquouille ?
Oh, c'est froid et poisseux. Oh, c'est de la glu !
Ecoutez-moi, vous le grand manitou !
Je suis prêt à rejoindre votre secte et à vous envoie un gros chèque de cotisation dès que je serai rentré chez moi !
- Abjure ta foi en Belzébuth et tu mourras pardonné ! - Mais tu ne comprends pas l'français, tête de veau ?
Vous ne voulez pas d'un gros chèque ?
- Monsieur, lâchez ce thon rouge, OK ? - Okay !
- On ne touche pas le poisson à l'étalage ! - C'est un beau poissonnet.
Vous voulez être servi, voyez la vendeuse, elle se fera un plaisir de s'occuper de vous !
- Oh le beau tas d'cochonailles ! - Oublie pas ta poiscaille ! - Alors raison de plus !
- OK ? - Okay !
Non, monsieur !
Dame Ginette, j'ai de belles fèves et de la grosse andouille.
On ne peut y goûter, c'est du volement !
Arrêtez d'agiter ce bocal !
Donnez-moi ce cassoulet !
Vous allez dénaturer le produit !
Bravo, c'est malin ! La sauce attaque le cuir !
Mangeaille ça, le troll !
Oh, la vache !
- Pourquoi t'as piqué cette gerbe ? - Pour faire cuire du pain. - Ne revenez jamais ici,
parce que des clients comme vous, on en veut pas ! - Taïaut !
SDF !
Ces chaussons sont une torture !
- Ça potte ! Ouvre ta fenêtre, vite ! - Y a bien plus d'aisance avec mes bottes ! - Je suffoque, là.
- Mais je ne sens point. - Ah, moi, si, ah !
Mais ... Mais il n'y a point de fumet dans ces chausses.
Vive le comte !
Vous êtes en train de faire une grosse boulette !
Ah, ça chauffe ! Oh, ça chauffe ! Voilà du monde. Voilà Hubert ! Allez Hubert !
Je suis le Comte de Montmirail.
Comment as-tu l'impudence de juger et d'exécuter quelqu'un sur mes terres ? J'ai seul droit de vie ou de mort dans ce comté.
- J'ai tout pouvoir pour débusquer le malin. - Mais hola, hola, hola, je suis là ! Magnez-vous !
- Cet homme est mon fidèle escuyer Jacquouille et je m'en porte garant. - Explique-moi le bruiement satanique de cette boîtelle.
J'étouffe !
Eh bien, j'attends !
Ça commence à chauffer, merde !
J'ai eu suffisamment chocottes, allez ! Allez, allez allez, alors !
- C'est très marrant ! - Si cet homme a fauté, il sera supplicié, mais je dois assister au procès que tu lui feras !
- Tu dois respecter la loi ! - Nous allons lui administrer la question en ton château !
- Je suis certain que le sera rapide. - Je n'aime point tes manières, frère inquisiteur !
Ni moi, les tiennes, messire comte !
Ça jacasse, jacasse et pendant ce temps, moi, je crame !
Ah quand même, vous avez mis le temps !
- Dîtes-donc, vieux, vous pouvez m'expliquer ce cirque ! Qui sont tous ces cinglés ? - Mortecouille !
- Mais tu es le petit fillot de Jacquouille ! Que fais-tu là ? - Je ne suis pas le petit-fillot de machin.
Et j'aimerais que vous me rameniez au plus vite à l’hôtel, je vais appeler mon excellent ami le préfet Sylvain Louisbourg, et croyez-moi, y en a qui vont twister !
Tais-toi, maroufle, ou tu es perdu ! Si tu veux sauver ta misérable vie, ne dis mot !
- Je veux le voir pressément harnaché d'un carcan et fers aux pieds! - Oui, frère inquisiteur ! Qu'on le baillonne !
Mais enfin, mais ça va pas recommencer ! Qu'est-ce que c'est que ce binz ?
- C'est du miel ! Je me régale le gosier ! - Oh, c'est pas du miel, eh, c'est du chocolat !
Ça fait au moins le 10ème Crunch, que tu nous goinfre en 5 minutes ! Tu vas nous faire un ictère de foie !
Le Crunch ! Chocolat ! Vive le chocolat !
Laisse-moi mener la chariotte !
T'as ton permis ?
Tiens prends le volant !
E-eh ! Attention, patate ! Tu vas nous faire plafonner.
Là tu zigzagues, là tu zigzagues, mon pote !
- Doucement ! Doucement ! Mollo ! Mollo ! - Mollo ! Mollo !
- Ben, tu conduis comme un chef. Passe-moi les commandes, hein, parce que là, il y a un carrefour ! - Je sais mener la chariotte !
La priorité, c'est pour les glands ?!
Vilain ! Loqueteux ! Bouffeur de limaces ! Place ! Place !
Qu'est-c'tu baragouines ? Tu parles toujours comme au Moyen Age !
Qu'est-ce donc cela, « Moyen Age » ?
Tu connais pas le Moyen-âge ? Ah ben dis-donc, toi, c'est la question de la culture, hein ! Peau de zob !
Qu'est-ce donc cela ?
A-ah et merde, euh ! On aurait dû prendre de l'essence avant de se casser. Ça tète ces vieilles chiottes !
Elle est crevée. Chiasse !
Y a qu'à en acheter une autre, hein ! On va faire du stop et puis on va aller vendre un ou deux de tes bijoux au mont-de piété !
Tu ne touche plus à ma bijouterie !
Je vais enterrer mes bijoux chez Dame Béatrice et m'en vais les garder pour mes bâtards !
T'es dingo ! Faut tout claquer, ça sert à ça, le pognon ! On va aller se mettre les orteils en éventail au soleil à Saint-Tropez !
Non, on va retourner chez cette bonne maîtresse, on fera dur labeur pour elle. En échange, elle nous donnera bonne pitance et bonne protection !
Dame Béatrice, aimable comme elle est, elle va nous virer, c'est une pouffiasse.
Une pouffiasse, oui, oui, oui.
Oui, la pouffiasse !
On va chez dame Béatrice, la pouffiasse !
Jean-Pierre, tu me fatigues !
- J'espérais de toi autre chose que cette attitude connement sceptique ! - Ma chérie, je suis peut-être sceptique,
mais nous sommes deux, n'est-ce pas docteur !
Hubert, c'est Godefroy. Lui, Ouille et dame Ginette, viennent du Moyen Age.
Je sais que tu as du mal à comprendre ce genre de choses, mais tout de même, là
on est ultraproches de la série « Aux Frontières du Réel »'.
Tu sais, cette série que tu détestes, mais que les enfants adorent !
Monsieur Jean-Pierre. Téléphone pour vous. C'est Madame de Montmirail qui vous rappelle.
- Tu as prévenu maman ? - Non, j'ai prévenu Cora, la femme d'Hubert.
- C'est quand même la moindre des choses de la prévenir du retour de son mari ! - Ah ça, c'est la super gaffe ! ... Pardon ...
- Oui, bonjour ma chère Cora, c'est Jean-Pierre ! - Mais ... t'es dingo. Raccroche !
Je voulais vous dire que votre mari a refait surface. Chez nous. Et ...
Non mais tu es complètement irresponsable !
Si je me suis bien gardée d'appeler cette peau de vache quand je pensais que Godefroy était Hubert,
c'est que déjà avant qu'il ne disparaisse à Bornéo, ils n'pouvaient plus se supporter, alors ... je te préviens ... c'est toi qui t'en occupes !
Béa, calme-toi !
Tu es crevée, le docteur va te donner des gouttes,et moi, je vais commander de Pizza Hut pour les enfants !
Qu'est-ce que c'est que cette trompette, encore ?
À quoi ça rime d'aller turbiner comme des bœufs chez ces cons ?
- Bonjour, monsieur Goulard ! - Qu'est-ce que vous voulez ?
- Pitance et le gîte.
- Mais qu'est-ce qu'il dit, ce con ? - Nous avons volonté de faire dur labeur pour Dame Béatrice la Pouffiasse ...
- Pour la pitance et le coucher ! - Quoi ?
- Mais parle pour toi ! Je veux pas faire larbine ! - Béatrice est malade. Revenez plus tard ! - Eh ...
Enculé d'Goulard ! Il l'a mutilé !
C'est quoi, Jean-Pierre ? Tu es ... odieux !
Monsieur Ouille est un bon copain et tu ... lui claques la porte au nez. Entrez, monsieur Ouille.
- Ils ne vont pas rentrer avec leurs détritus ! - Venez donc ! - Messieurs-dames !
- Ce sont des offrements pour Dame Béatrice la Pouffiasse, ma gente maîtresse. - Non mais, qu'est-ce qu'il dit ?
Offrement ! Bien sûr ! C'est l'expression d'époque pour dire « cadeau ».
Moult mercis, gent serviteur.
- Entrez avec votre damoiselle. - Eh, y a autre chose aussi ! Il t'a traité de pouffiasse !
Oui, mais pour eux, ça n'a certainement pas le même sens que pour nous !
Ah, pour moi, ça a un sens très précis, en tout cas !
Apportons ces bonnes victuailles dans la cuisine, gentils serviteurs.
Pressément, Dame Béatrice la Pouffiasse.
Il la traite de pouffiasse et elle trouve ça charmant. Je suis vraiment inquiet docteur.
A-ah! Madame Frangin ! Quelle bonne surprise !
- Vous avez oublié notre rendez-vous ? - Pas du tout. Pas du tout ! Entrez ! Je suis à vous dans une seconde !
Béatrice ! Madame Frangin est là pour son ... bridge.
N'hésite pas à m'appeler, si tu as des pépins avec les Ouille !
Gentil serviteur, il y a grave problème.
Monsieur Jacquard ... est parti dans votre époque. Vous avez compris ?
- Oui ! - Alors c'est impossible de laisser monsieur Jacquard dans votre époque !
Oui !
Alors nous sommes d’accord. Il faut arranger ça.
Arranger, il comprend pas l'mot.
Arrangeoir, arrangeoir, geoir, geoir, arrangeoir ?
Arrangeoir ?
- Voilà, vous comprenez ! Et bien, il faut arrangeoir ça ! - C'est grand honneur pour mon fillot.
- Il va servir Messire Godefroy comme escuyer ! - Enfin ! Monsieur Ouille, Jacquard ne sera jamais escuyer.
Il est beaucoup trop ... sophistiqué pour ça.
Il ne supportera pas le climat.
Il faut retourner chez vous et nous réexpédier Jacques-Henri.
Est-ce qu'il vous reste encore de la potion, monsieur Ouille ?
Aïe ! Non ! Point l'infâme potion ! Plus jamais, ah jamais, ah pouah !
Ne crachez pas, j'ai passé 3/4 d'heure à rendre le carrelage impec !
- Et Dame Ginette est aussi du Moyen Age ? - Oui !
M'en doutais. C'est moi qui avais raison.
- Dame Ginette ... -E-e-h-a-a-h-a ...
Vous et monsieur Ouille,
auriez-vous douce amabilité de dresser la gente table, pour mon gentil époux et mes gentils enfants,
afin que nous puissions tous collationner.
Je dois aller voir quelqu'un qui pourra peut-être vous renvoyer ... là où vous savez.
- C'est où ? - Au pays des châteaux forts et des preux chevaliers.
Poil au pied ! Vous êtes sûre que vous vous sentez bien, madame Goulard ?
Nous mangerons tous à table. Il est pas question que je vous laissez manger par terre avec votre ami.
Vous êtes très aimable ! On n'est pas des chiens.
Je n'ai aucun préjugé, mon mari est un gueux, ça ne me pose aucun problèm.
- On est ravis. - Voilà ! Je vous laissois faire. - OK, j'ai compris ! C'est moi le larbin.
Foutez le camp ! Partez !
- Holà, le gueux. - Mais partez !
Oh, casse-pieds !
Vous avez engagé un jardinier ?
Non, mais ma femme tient absolument à venir en aide à un chômeur longue durée et à sa femme.
On devrait tous faire ça.
Si vous tenez à prendre le relais, n'hésitez pas !
- A-aa-ha ! - Excusez-moi. Ce n'est rien. J'ai touché la gencive, mais on n'y voit rien, tenez, mettez ça dessus.
Mais ... qui a fichu mes cigares dans l'évier ?!
Béa !
- C'est vous, qui avez touché mes Pléiades ? - Non. - Bon, ben d'accord !
- Jean-Pierre ! J'ai une course urgente à faire ! - Tu vas où ? - Je dois renvoyer Monsieur Ouille et Dame Ginette
d'où ils viennent. - Tu restes les deux romanos seuls dans la maison ?
T'as raison, je vais les coller devant la télé, ça va les occuper !
Disjoncté.
Dites-moi, c'est pas votre… mais… mais… mais qu'est-ce que c'est qu'ce désastre ? Mais qu'est-ce que vous avez besoin de toucher à ce frigo ?!
Béa ! ... Béa !
Ouille pète des bouteilles dans la cuisine ! Béa !
Bon, venez ici, car je ne veux pas que vous fassiez de bêtises, y a beaucoup trop de choses insolites pour vous dans une maison d'aujourd’hui.
- lnsolites ? - Oui, des tas de choses que vous ne pouvez pas connaître.
Crennasse ... (Crétine + Connasse ???)
Excusez-moi.
Allez, au travail !
Vous allez vous asseoir sagement avec monsieur Ouille dans cette couche, qu'on appelle un canapé.
Je vais vous faire une surprise. Vous avez déjà vu des troubadours ?
Et bien ! Oyez, oyez ! Je vais vous en montrer.
Génial, non ? Allez chercher monsieur Ouille et faîtes lui découvrir la « boîte à troubadours » !
C'est ça, madame Goulard, la boîte à troubadours.
Pauvre [inaudible] tache !
Pépère, coconne est partie !
Je vais te faire un petit cocktail.
Toi, va voir à côté si c'est en Canal+.
Ben, vas-y, quoi, à côté !
Magne-toi !
Satanerie !
Ne bougez surtout pas, madame Frangin, c'est le moment délicat.
Putain, mais qu'est-ce qu'ils ont foutu ? Je l'savais ! Je l'savais !
C’est rien, madame Frangin. C'est juste une aiguille fichée dans l’palais. Je vous la retirer tout de suite !
Aaaaah ! Ah ! C'est satanerie !
Qu'est-ce t'as foutu, mon pépère ?
Ah oui !
Mais ... Mais bon Dieu de bon Dieu !
Ah mais ... Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Mais qu’est-ce qu'il y a eu ? Qu'est-ce que vous avez fabriqué ?
La télé a implosé.
- Je n'ouïs plus ! Je n'ouïs plus ! - Il a dû l'avoir en pleine pomme ! Il est blessé à la tête.
Arrêtez de bouger et laissez-moi voir.
- Je n'ouïs plus ! - Oh là là, cette oreille, mais c'est bourrée de cérumen !
- Comment ça va, mon pépère ? Mais ça va ? Mais appelez un médecin, vous ! - Mais je suis médecin !
Je n'ouïs plus ! Je n'ouïs plus !
Essayez de bâiller, mon vieux ... bâillez !
Voilà !
Bravo, mon pépère, bravo !
Ah, j'ouïs ! Ah, j'ouïs, là !
La boîtelle a flambé !
- Mais elle doit être complètement pourrie, votre télé ! Vous l'avez acheté d'occase ? - On vous a pas demandé l'heure, vous ?
Qu'est-ce que ça sent ? Il y a quelque chose qui crame ! Il y a quelque chose qui crame !
- Merde ! Merde, les canapés ! De l'eau, de l'eau, vite ! - De l'eau, de l'eau.
- J'appelle les pompiers. - Putain ! Mes valoches, eh !
De l'eau, de l'eau ! Voilà l'eau !
Voilà l'eau !
Mais vous me faites mal, vieille bique !
Je sais très bien que mon aïeul est venu chercher ici une boisson qui permet de traverser le temps !
- Le professeur Eusèbe est au plus mal. - Laissez-la entrer, Mariette ! Laissez-la entrer, enfin !
Excusez-moi de vous déranger, professeur, mais ...
Pourriez-vous me fournir un peu du produit
que vous avez donné à mon aïeul, Godefroy,
parce qu'il a laissé par mégarde son serviteur et sa femme dans notre temps, et il a envoyé Jacquard là-bas.
- Vous voyez le topo? - C'est pire que ce que j'craignais ! Il faut que chacun reprenne sa place au plus vite !
C'est dingue, tous ces grimoires !
J'espère avoir encore la force de faire cette préparation,
qui demande beaucoup de concentration.
Mariette vous l'apportera demain à la première heure.
Il vaut mieux ne jamais faire état de ce que vous aurez vu.
Ce sont des choses que personne ne veut croire.
Et qui coûtent très cher à ceux qui n'y sont pas initiés.
- Bon dieu. Y'a des rats, y'a des rats ! A l'aide ! Y'a des rats. - Allez ! Allez les bestioles, a-a-h ! Allez !
- Y'a, y'a des rats ! Y'a des rats ! Y'a des rats ! Y'a des rats ! - Tiens ta pitance, le possédé !
Prends des forces, parce que demain, tu vas au supplice.
- Machin, mais c'est machin ! Mais tu ne me reconnais pas ? - Non !
- Mais vous, vous n'êtes pas ... Ja ... Jacquouille ?! - Tu connois mon frérot ?
C'est un peste, mon frère ! Je suis Prosper, le purineur !
- Le quoi ? - C'est moi qui récolte le purin.
C'est du purin ? C’est ça qu'ça sens ?
Dîtes-moi, on fait partie de la même famille, tous les deux, vous pouvez pas me laisser tomber.
J'ai une magnifique montre, Boucheron en or 18 carats, si tu me laisses sortir, je te l'offre, mon coco.
Elle est chic.
Voleur ! Reviens ici tout de suite!
- Les couineurs ! A-a-h! - Cousin ! J'ai pas voulu te vexer.
Ne me laisse pas tout seul, cousin !
Cousin !
On a retrouvé le maréchal-des-logis Gibon
affalé dans une cage en fer, en tenue débraillé, drogué par une dose massive de Dragonal.
Capitaine Batardet. J'enquête sur l'agression dont a été victime Gibon.
Quand estimez-vous je serai à même l'interroger ?
Ses jours ne sont pas en danger, mais enfin, vu ce qu'il a ingurgité comme antidépresseurs,
il risque pas de se faire de mouron avant 2-3 semaines.
Regrettable.
Ses camarades m'ont dit qu'il prenait ses notes sur un petit Clairefontaine spiralé. Ah !
Gagné !
Particulier !
- Ces antidépresseurs, c'est sur ordonnance ? - Le Dragonal ?
À p'tite dose, ça calme les anxiétés. Mais à haute dose, mélangé à l'alcool,
ça devient un antidysleptique hallucinatoire puissant !
On a souvent des gosses qui en prennent des quantités phénoménales au cours des rave-parties à la mode.
- Ils ont rêves comme ça. - Rave-party et antidépresseurs dycleclipses. - Psychodysleptique.
Ouais, c'est ça, psycho, eh.
Merci beaucoup, monsieur, mais ne restez pas là. C'est dangereux !
- Laissez faire les pros, OK ? - OK, OK ! ... OK !
Monsieur !
Je parle chinois ? Dégagez !
OK ?
OK ! OK !
Putain ! Il comprend rien !
Gilbert ! Allez !
L'aiguille est cassée à ras, j'ai un mal de chien à l'avoir.
Allons, allons.
Excusez-moi. Je vais vérifier si c'n'est pas ma femme.
Allô, qui ?
Ah, Cora ! Excusez-moi pour tout à l'heure, on a été coupés.
Vous tombez hyper mal, on a un incendie parce que la télé a explosé.
Non, Hubert n'est pas mourant, un peu amnésique ! Le mieux, c'est que je vous passe son meilleur copain, il vous expliquera tout ça mieux que moi !
Monsieur Ouille ! Monsieur Ouille ! Venez ici, s'il vous plaît.
Allez, Gilbert !
C'est la femme de cousin Hub.
Allô ?
- Allô ! - Cora, je vous le passe.
Allô !
Allô ?
Allô !
Bonjour monsieur, v ... vous êtes un ami de Montmirail ?
Moi, je suis Jacquouille !
- M-m-m. Écoutez, cette histoire d'amnésie, c'est vrai ou c'est du pipeau ? - Qu'est-ce qui s'passe ?
Du pipeau ? Ah ... la chasse au pipeau !
Vous pourriez arrêtez de sifflotter deux secondes ?
Et me dire pourquoi ce salopard a cru bon de ne pas donner de signe de vie à sa femme depuis 15 ans ?
- Ah, oui, ah, ça vous gêne de parler de ça ! - La boîte à troubadours a flambé ! Baoum !
C'est satanique.
Qu'est-ce qui a flambé ?
Qu'est-ce que c'est que cet abruti ?
- Où se cache Montmirail en ce moment ? - Dans sa forteresse !
Il va festoyer, grandement, pour célébrer ses noces.
Il se remarie ? ... Parfait.
- Je pense que ça va poser 2-3 problèmes juridiques. Vous pouvez lui dire de ma part, OK ? - O-Kay !
Bon. On a affaire à un con.
- Est-ce que je pourrais parler à Hubert ? - Non ! - Mais ... vous êtes bien le copain d’Hubert !
- Non ! - Mais ... Vous ne connaissez pas Hubert ?
On m'a passé ce type, il connaît même pas Hubert. C'est un débile !
Il a raccroché, en plus ! Oh !
Philippine, ton père est vivant.
C'est vrai ?
Regardez. J'avais 5 ans quand il a disparu.
Gilbert, donne du mou, déroule !
Gilbert ! Déroule !
- Qu'est-ce qui s'passe ? - Y a eu un incendie madame, il semble que ce soit dû à l'implosion d'un téléviseur trop vieux.
- Hilda ! Les enfants ne sont pas blessés ? - Parce que nous venons juste d'arriver, madame.
- Le monsieur qui tient absolument a nous aider, là, c'est quelqu'un de votre famille ? - Oui, Monsieur Ouille. Oui, c'est ... un proche.
Est-ce que vous pourriez pas lui dire que c'est inutile, que nous sommes en nombre suffisant,
- Qu'il risque de se faire mal et au pire de détériorer le matériel. - Dame Ginette !
Pourriez-vous dire à votre gentil compagnon de laisser choir ...
Les pompiers, oh, m-m, la soldatesque casquée s'en charge très bien toute seule.
Je dis quoi ? J'ai rien pigé.
Vous lui dîtes qu'on n'a pas besoin de lui ! C'est simple, non ? Où est Jean-Pierre ?
Merde, merde, merde ! Quelle journée de merde !
Voilà, c'est fini ! Ah, c'est une bonne journée !
Hep, hep, hep, monsieur !
- Monsieur ! Oui mon vieux, laissez tomber ça ! On n'a pas besoin d'un 2ème tuyau ! - Ça déroule !
- Rincez-vous pour de bon. - Les pompiers sont en train d'inonder le salon ! C'est affreux ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
Ce con de Ouille a balancé de la vodka sur le canapé pour éteindre le feu !
Bon, Serge ! Suffisamment mouillé !
- C'est la cata, les tapis flottent ! - Oui, mais il faut ce qu'il faut, messieurs-dames.
Mais rassurez-vous: tout risque est écarté pour la nuit.
Docteur, je vais attendre encore longtemps ? Docteur, répondez !
- René ! Coupez l'eau, bordel ! Coupez l'eau ! - Coupez l'eau !
Serpillière, vite !
Eau coupée ! Chef !
Quel est l'abruti qui a balancé la sauce ?
- Belle chiotte ! - Mais, pardon, chef ?
Mollo ... Mais ... quel con !
Chef ! Y a le clodo qu'a pété la manette.
Docteur, si c'est une plaisanterie, elle est très mauvaise !
Oh ! Je suis confus, madame Frangin, J'ai complètement oublié.
Oui ben pas moi, votre ami m'a arrosée au jet. Je vous ferai une réputation ! Ce n'etait pas très politique.
- Place, place, la gueuse ! Ah, la gueuse ! Voilà ! - Couillon ! Espèce de salopard ! Regardez-moi ça !
- M'a salopé la gueule ! 500 balles de plus ! - Merci ! Je vous retiens ! Eh !
Ouille ! Mais pourquoi avez-vous trempé Mme Frangin ?
Il est vraiment temps que vous repartiez avec votre dame !
- René ! Qu'est-ce que c'est qu'ce cirque ? - Dentiste ?! Vous (êtes) un boucher ! - Madame Frangin !
Ça va ?
Ben. Y'a plus de glaçons.
C'est pas prudent, ça mon pépère !
Ça sera bien plus en sécurité dans le p'tit sac à sa mémère !
- Le duc a perdu sa bijouterie ? - Il faut que tu lui donnes un médecinement, sinon mon mariage n'aura point lieu.
Tu dois ramener l'homme du bûcher en son époque.
Sinon, les 7 plaies quont connues les pharaons d'Egypte s'abattront sur ce comté.
Regarde de ce vent glacial qui souffle dans les couloirs du temps que tu n'as point refermé.
- Je retourne à mes grimoires pour préparer la potion. - Le temps presse,
car je ne sais combien de temps le petit fillot de Jacquouille peut tenir devant la questionnette de Frère Ponce sans nous dénoncier tous.
L'inquisiteur ? Il est ici ?
- Je laisse tout choir, je fais mes ballots et je pars pour Mayence. - Et les 7 plaies d'Egypte qui ont été connues, qu'en faisses-tu ?
- Qu'est-ce que c'est ? - Eh ? C'est pour moi. C'est la vieille bique.
Un demi-verre à moutard, chacun.
Voici la formule sur ce papier.
- Mon dieu, mais ça cocotte ! Ils voudront jamais avaler ça. - Dans du chocolat chaud, ça passe inaperçu.
et le cacao n'altère en rien pas la potion.
Et un p'tit coup de potion magique !
Oyez, oyez, hop ! Debout là-dedans ! Petit déj !
- Oui, ben, là, voilà. - Chocolat chaud !
Est-ce que vous avez déjà goûté du chocolat, tous les deux? Chaud, chaud, chaud, cacao !
Chocolat ! Crunch ! Crunch !
Oula ! Vous connaissez le Crunch, monsieur Ouille ? Ça, c'est Nesquick.
A la bonne heure !
Doucement, doucement, vous allez vous étrangler ! Doucement !
Bon ! J'y vais, canard !
- Oui, c'est ça. Va faire ton golf. À ce soir ! - Va-t-en, le gueux !
Je m'occupe d'eux.
Bonne idée, ça, un bon cacao, on n'en fait jamais.
Vous n'connaissez pas le chocolat !
C'est une boisson que les conquistadores ont rapportée
de Mexico au 16ème siècle. Ça a fait fureur ! Alors, depuis, tout le monde en raffole !
Comme dit souvent Jean-Pierre aux enfants, dans la vie, il faut toujours goûter ce qu'on ne connaît pas !
Sinon, on finit bébête !
Ben c'est toi qu'es coconne ! Moi, je m'en fous qu'ils aient des snobinards qui l'ont rapporté du 16ème, eh !
- Je vais quand même pas gerber pour te faire plaisir ! - Donne, c'est gouleyant ! - Non, lâchez ça !
- Vous ne pouvez pas boire ça ! Ça va pas ! - C'est Crunch ! - C'est à vous de boire, crotte !
Non mais, lâche-moi les genoux toi, eh ! Je suis pas là pour me faire insulter. Bon, alors, c'est décidé, moi, je reste pas ici pour faire la boniche à coconne.
On se retrouve à la station-service, et après, ben je vais essayer de monnayer tes bijoux ! Et puis, nouba à Saint-Tropez !
- Ha-a-a ! - On ne sort pas d'ici avant d'avoir bu son chocolat ! - Mes bijoux ! Mortecouille, ma bijouterie !
- Je vais la trucider, la larcineuse ! - Non ! Restez ici !
Mais qu'est-ce que vous avez à beugler tous !
Per Horus et per Ra ...
Et per Solem invictus ... ducere.
Jean-Pierre !
Ça marche, ça ... ça c'est la preuve.
Ben ... Mais d'où sortent toutes ces balles de golf ?
Maintenant, Dame Ginette. Ça va pas être de la tarte !
Oyez, oyez, gente Dame Ginette ! Oyez-moi une minute !
- Vous croyez que vous allez vous en sortir toute seule dans ce monde hostile ? - Jusqu'à maintenant, je m'en suis très bien sortie !
- Ne faîtes pas la bravache ! - J'ai un deal à faire à Bourges.
Hep ! Hep-hep-hep-hep ! C'est un nouveau 500, pas un 50 !
Dites-moi, votre copine, elle s'exprime drôlement. Elle est étrangère, ou quoi ?
Non, c'est tout ce qu'il y a de plus français ! Seulement, c'est une famille qui se donne un genre.
Dame Ginette ...
Si vous restez ici, vous bloquez les couloirs. Oyez-moi une bonne fois pour toutes, merde !
Je vous colle au queue tant que vous n'aurez pas accepté de boire mon choco.
Ok, la glue. Si tu veux m'aider, j'ai rien contre.
Porte ces deux gros jerricans. Ça m'évitera de me niquer le dos.
- Et pour ton choco, on verra plus tard. - À la bonne heure !
C'est hyper lourd, ça ! ... Dame Ginette !
Qu'est-ce que vous comptez faire avec de l'essence ?
- Vous connaissez le moteur à explosion ? - La ferme et avance, eh !
Vous vous adaptez vite, Dame Ginette ! Bravo les filles !
Est-ce que vous croyez sincèrement que vous pourrez arriver à vivre sans monsieur Ouille ?
Eh, attention, madame Goulard ! Moi, je suis une femme libérée.
J'ai jamais attendu qu'un homme me donne des conseils dans la vie.
Je ne vous donne point tort ! Moi, je suis la première à mettre le holà quand Jean-Pierre commence à jouer le macho.
Mais qu'est-ce que je fais là ? Mais qu'est-ce que j'fous là ? Mais ...
À moi ! ... À moi !
- Au secours ! ... À moi ! - Allez ! Allez ! Allez ! Allez-lez-lez !
Au secours ! Au s'cours !
- A moi ! - Messire Goulard !
Monsieur Ouille, vous êtes là aussi ! Qu'est-ce que j'fais là ?
C'est sorcellerie !
- On est revenus au temps des loups. - Le temps d'quoi ?
Qui vous a permis de prendre mon coupe-papier en or deTolède, hein ?
Mais ... mais ... Qu'est-ce qu'il fait, ce con ? Mais qu’est-ce que vous faîtes ? Mais ... Arrêtez !
- Crétin, mais quel crétin, m'a pété le coccyx ! - Silence !
Des chevaux ! Je hume des chevaux ! Cachette-toi !
Ouille ! Arrêtez de jouer aux lndiens, répondez à une question simple !
Mais qui sont ces gus en armure?
C'est Le Buté, le Duc de Luigny. Peste de Bourguignons !
- Monsieur Ouille ... Qu'est-ce que c'est qu'ce château fort en haut sur cette colline ? - C'est la forteresse de Montmirail !
- Mais ... à quelle époque ? - Coupons par la lande, allons sonner le tocsin si le Bûté attaque !
Attendez-moi, je suis en pantoufles.
Mais où sommes-nous, monsieur Ouille ?
J'ai une impression épouvantable, monsieur Ouille ! Monsieur Ouille !
Taïaut !
- La Fripouille ! ... - Ah ! - Le Jacquouille est revenu !
Doux, doux ! Gentil, gentil, Boniface !
Le Buté rôde aux alentours.
Le Buté ? Le Buté !
Je rançonne ce village !
Pourceaux !
Ah ! Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est ici ?
C'est une pénible mission que la mienne, mon fils, mais sache que c'est pour te libérer du malin que nous allons faire ce que nous allons faire !
Qu'est-ce que vous allez faire ? Qu'est-ce que vous allez faire ?
Amenez l'entonal.
Qu'est-ce que c'est que ce gros machin ?
Sursois la questionnette, frère Ponce,
car le tocsin sonne en mon bourgé, je dois secourir mes gens.
Fais ton devoir, messire Godefroy, et laisse-moi faire le mien.
Versez à flot !
Quand tu reviendras, nous aurons des bons aveux.
Tu pourras condamner sans crainte cet infâme pécheur à la pendaison par les tripes.
Ceci n'est qu'une entrée en matière pour ramollir le prévenu !
Soit. Mais s'il est occis jusqu'à je reviendrai, tu auras à faire à moi !
Un chevalier attaque ! Monsieur Couille !
Je devais aller au golf et je tombe en pleine Guerre de Cent Ans !
Le Buté est ici ! Tous dans la forêt ! Tous dans la forêt ! Dans la forêt !
Pendant qu'ils ferraillent, on va rapiner le drapier.
Mais attendez-moi !
Holà.
Je suis bien atourné, on dirait un marchand cossu.
A l'aide ! Le Jacquouille est revenu ! A l'aide ! A l'aide !
Taïaut ! Dieu me préserve de t'avoir épouser. Tu brames comme un cerf !
- Qui es-tu damoiseau? - Ne vous énervez pas comme ça.
A l'aide !
Attendez-moi, monsieur Ouille !
...pèlera le jonc, comme au Bailli ...
Mortecouille ! ... couille !
Mon Dieu !
Messire Duc ! On a attrapé l'escuyer de Montmirail !
Longue vie à Messire le Duc de Luigny !
- On va le noyer dans un sac ! - Non, messire. Ah !
Que trépasse si je faiblis !
Messire !
Tu vas rendre gorge, Montmirail !
- Tes terres seront miennes ! Je te ferais agenouiller devant le Duc de Bourgogne. - Jamais !
Je suis vassal du Roi de France, et m'y tiendrai.
Messire ? Messire !
C'est Jacquouille !
Messire Ganelon.
- Je reviendrai, Montmirail. - Et confesse-toi avant de revenir !
Oh ! Grand merci, mon maître ! Hosanna sur vous et votre famille.
La Fripouille ! Tu n'es point dans l'autre temps.
- J'ai cru que tu avais obligé ton petit-petit fillot à prendre ta place ? - A-ah, non ! Ah, non !
Il est ici, dans mon donjon, sous la questionnette du frère Ponce.
Mon p'tit-p'tit fillot à la questionnette ! Ah, le pauvre ! Ah, le ...
Une infâme crapule a désrobé la bijouterie du Duc de Pouille et la dentelette sacrée de Sainte-Rolande.
L’infâme m'a causé privation de mariage et de descendance.
- Sais-tu que cela puisse bien être ? - Ah ! Que nenni ! Ah ! Que nenni !
Je te charge de faire enqueste et de trouver l'infâme, que je le fasse peler vif et écarteler.
- Ecarteler ! - Nous serons sans pitié !
Messire, ne me laissez point seul.
- Allons, allons ! - Ah ! - Du nerf, la Fripouille !
Oui messire, oui ! Oui, messire !
Place, place !
Tu as perdu l'habitude de nos folles chevauchées dans la lande !
Tu es amolli.
Tu soufflote comme un chien !
- Ma mie ! - Mon aimé !
Mon père s'entortille de plus en plus .
Qu'en est-il de la relique de Sainte Rolande ?
- Mon fidèle Jacquouille enqueste, ma mie. - Oui, j'enqueste, belle dame.
Je retourne à mes prières.
Messire ! Messire !
Le supplicié est en train d'avouer des choses abominables !
Désarmez-le !
Je t'arreste !
Ce misérable vient d'avouer que tu avais pactisé avec le malin.
- Il a fait brûler le ... le Range Rover. - Je t'accuse d'avoir fait brûler un dénommé Range Robert.
- Frère Ponce, Qui est-ce Range Robert ? - Nous allons le savoir. Versez d'l'eau !
- Mon p'tit-p'tit fillot ! Il étouffe ! - Silence, maudit ! Tu nous importunes !
Allez, passez-lui la langue au fer rouge !
Montjoie, Saint-Denis ! Sus à l'inquisiteur !
Hérétiques ! Château d'hérétiques !
Sous la coupe de Satan ! Je le brûlerai !
Je l'assiégerai ! Je l'ferai raser !
Amaury ! Fais baisser la herse sur du château.
Je te dois une vie, ma Fripouille.
C'était mon devoir de protéger mon seigneur !
Mon p'tit fillot ! Il a la panse bouffie !
Cesse de jongler avec ton fillot. Et va passer tes oripeaux.
Ce pelisson ne te va point.
Messire ! Eusaebius est arrivé.
Jacquouille ! Que fais-tu que je doive porter ton fillot par moi-même ?
J'embrassais mon frérot que je n'avais point vu depuis fort longtemps.
Que se passe-t-il avec celui-ci ? Il ne passe point par l'encadrure !
Non, messire ! Il pissoie !
Mais ça n'en finira point, donc !
- Qu'est-ce donc tout ce remue-ménage, mon aimé ? - Ne restez pas dans ces escaliers venteux. qui pourraient vous donner méchante fluxion.
Il fait un froid de loup en plein aoust !
Je pisse. Je pisse !
Faut qu'il pissoie !
- Mais il pissoie sur mes chausses, messire ! - Viens ! - Ah ! Bourriquet ! Ah, pourceau, ah !
Donne.
- Bois ça ! - Ah non, je ne peux plus rien ingurgiter ! Ah ! - Bois ! Tu vas boire, enfin !
Dis ta formule, le mage, avant qu'il ne rende la potion !
Per Horus !
Et per Râ !
Et per Solem ...
Invictus !
Ducere !
Le fillot !
Il a été changé en boule de merdasse !
Qu'est-ce donc que ces émeraudes que tu portes sur tes doigts gourds ?
- C'est un présent de Dame Pétronille pour m'encourager aux épousailles. - Menterie ! Tu as osé voler le Duc de Pouilles !
Il était mort.
- Dis-moi où est sa bijouterie. - C'est Dame Ginette qui me l'a desrobée !
- Dame Ginette ? Tu veux dire ... Là-bas ? - C'est ça !
Que le Duc est comme aspiré de l'intérieur,
Ses bijoux l'attirent dans les couloirs du temps.
Sa bijouterie ne peut pas rester là-bas ... s'il est ici !
Je vais t'occire, maudit chacal !
Vous me devez une vie, messire Godefroy ! Vous l'avez juré !
Calamitas ! Donne la potion, Ganelon.
Nous allons retrouver Dame Ginette et lui reprendre la dentelette sacrée pour la ramener au Duc Fulbert.
- Il y va de ma descendance. - Ah non, non, point non, point cette potion, triture les tripailles !
Bois !
J'espère vous revoir vivant et sain d'esprit, messire. C'est grand danger de boire ce breuvage. Il y faut moult de courage !
Moult de courage.
Je garde ça pour le retour.
Je trouille.
Per Horus, et per Râ, et per Solem Invictus ... ducere.
Voilà ... Ils sont partis.
S'ils ne reviennent pas, je te ferai emmurer dans la plus profonde des oubliettes du château.
- Oh, [vous] mettez le vol, Dame Ginette ! Vous menez cette Cadillac, c-comme un as. - Pourtant, j'ai pas l'permis, hein !
Oh, le contraire m'eût étonné.
- Oh, où allons nous de si bon train ? - Bourges.
Dites-moi, Dame Ginette, c'est comment chez vous ? Genre hutte ? Les murs sont en boue séchée ?
Pas du tout, madame Goulard !
On chie sur des truelles, ça nous fait des briques !
À ce point là !
Avec le temps qu'il fait, mon Jean-Pierre doit se régaler au golf.
Mes bijoux !
Dites à mon aimé que nous resterons (Duc: bijoux) une demi-lune dans la forteresse de mon cousin Amaury.
Choux...
Mon père ne veut point rester en ce lieu.
Cailloux ...
Poux ...
Hiboux ...
- Béa ... Béa ! ... Béa ! - Qu'est-ce donc ce coupe-jarret ?
Béa !
Encore un ensorcelé !
Mais où allez-vous maintenant, Dame Ginette ?
Je vais demander une adresse d'expert au mont-de-piété.
J'ai des trucs à fourguer. Je te retrouve au zinc.
Je vous attends au Wicklow Pub !
Un grand verre d'eau du robinet et un grand verre vide. Merci.
Dame Ginette ! Dame Ginette ! Venez boire le chocolat !
Le petit chameau !
Mortecouille !
Nous sommes emmuraillés vivants !
- Fallait point boire ! Dieu nous a punis ! - Silence, pleutre !
Des nouvelles de la battue ?
- Numéro 1, j'appelle Clovis. - Clovis, j'écoute.
Pas le moindre Jacquard dans le bois.
Nous allons maintenant sonder l'étang.
On est emmuraillés !
- Paix le gueux ! - Eusaebius l'avait dit.
Il a gâtouillé !
Faisons creusement avec cette poustre.
Ah ! C'est lourdaud !
Mettons de côté la thèse de l'enlèvement.
Est-ce que monsieur Jacquard est sujet à des voyages impromptus ?
Il lui arrive de partir 3, 4 jours entiers,
- pour ses petites virées, comme il dit. - Des virées ? - Hmm ...
Et ça consistent en quoii, ces petites virées ?
Ben, VTT, golf, planche à voile, eh, entre copains.
Montjoie, aah ! Voilà !
- Des petits séjours gastronomiques. - C’est ça, bien arrosés !
Est-ce que vous pensez qu'il peut être porté sur la bibine ?
Oh ! Des chopines ! Des chopines de vinasse !
Place ! Ooh ...
Viens-t'en, ivrogne !
À la santé du Roi Louis Vl le Gros !
Longue vie le Gros !
Viens-t'en !
Monsieur Jacquard est amateur de grands vins, mais de là, comme vous dîtes, toujours ...
A votre bonne santé, les gueux !
- Que fait ce clochard ici ? - C’est le frère du patron.
Alors lui, sans aucun doute ...
bibine.
Oh ne qu'on se bouscule pas pour venir prendre nos bagages.
Y a quelqu'un ?
Oh la vache, les romanos qui reviennent !
Ne bougez pas de là et dites-nous tout de ce que vous avez fait de Jacquard !
Reste coi le rôtisseur et il n'y aura point d'tuerie !
Ah ! Chocolat, messire ! Crunch, Godefroy ! Mmm-mm-mm...
Mais qu'est-ce que vous faîtes ?
- Viens-t'en, bourrique ! - J'arrive, messire !
Rendez cette mousse !
Merci, mon bon seigneur. Merci, gente dame.
- Il s'est suicidé. - Oui, il ...
Il est toujours bien coiffé, ce Derrick !
Que trépasse si je faiblis !
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Ne frappez point, messire ! Elle va brûler. C'est la boîtelle à troubadours.
Tiens cette mousse, vilaine.
Et ne vas point la mangeailler !
Rends ça, vieille !
Vérifiez le nombre de toques dans le Gault&Millau(t), s'il vous plaît.
- Pourquoi ? - Ils viennent de jeter un poste de télévision par la fenêtre.
Elle était peut-être cassée.
Gisèle...
Le Gault !
- Ils ont défenestré Derrick, maman. - Mais pourquoi il m'a hurlé dessus, le petit ramoneur ?
Tenez, voilà les bagagistes, qui arrivent.
C'est quoi, cette tenue ? Ils ont l'air frais !
Voyez, Maurice, comme vous êtes mauvaise langue.
Il reste encore une tripotée de bagages dans le coffre.
- Hola bonhomme. Aurais-tu l'obligeance de nous emmener dans ta chariotte ? - Pardon ?
- Exécution, maraud ! - Mais qu'est-ce que c'est ? Je vais écrire à Gault, je vais vous soigner.
- Obéis, villain, ou je t'étripaille ! - Allez, pose ton séan, femme !
- Maurice, c'est irrespirable ! Le petit putois me souffle dans le cou. - La ferme, Gisèle.
Elle ... elle habite où, votre madame Ginette ?
Ce gueux va trop pressément, je vais vomir des glaires.
Ah ! Arrestez cette chariotte ! Messire Godefroy veut glairer !
- Il veut quoi ? - Glairer !
- Arrêtez-vous ! - Arrêtez, arrêtez la chariotte ! Il va glairer.
Poussez-vous, bon sang ! Ah ! Et vous, là !
Arrêtez de les excitez ! Vous voyez bien qu'on a faire avec des marteaux !
- Messire ! Voulez-vous boire du vinaigre ? - Démarrez, démarrez. Maurice, les marteaux sont dehors !
Arrêtez de gueuler ! Arrêter de gueuler, saucisse !
Vous me stressez, espèce de noix !
- Je sais mener la chariotte, je ne ments point. Dame Ginette m'a enseigné. Je ne mens point. - Fermez la porte, idiot. On recule, on recule.
- Quel zouave ! - J'irai moins vitement que ce vilain. - Laisse-moi trépasser seul.
- Ah, ah, c'est glaire. - Vite ! - Ah ! Vous me stressez, (Gisèle: Vite !) j'allais bloquer le neiman.
- Elle a calé ! - Mais arrêtez de m'emmerder !
- Elle a calé ! - « Elle a calé, elle a calé » !
Faites de vous-même, andouille !
- Oh ! Ça y est ! Ça y est ! Ça y est ! - Elle repart en arrière ! - Ça y est ! Ta gueule ! Ça y est !
- Allez-y, enfin, merde ! - Ça démarre, y a d'une seconde !
Oh, Messire, la chariotte !
- La chariotte ! - Foncez, Maurice, les marteaux reviennent !
- Ah ! Foncez, foncez, gros nigaud. Faut le faire tomber de là-haut ! - J'essaye, mais c'est pas facile !
- Montjoie ! - Vous êtes un nul !
- C'est pas vrai, ça ! - Silence !
C'est pas mal.
- Messire ! - On les a lâché ! Bravo, mon petit Maurice ! - Bien, ça va, ça va, ça va, ça ...
Hosanna, messire !
Messire, Messire ! Bel exploit, Messire ! Je me croyais au tournoi de Saint Cybard !
Vous disiez que ce monsieur Hub de Montmirail serait responsable de la disparition du directeur.
- Il a dû séquestrer Jacques-Henri et l'étrangler avec une chaîne ! - Pas d'accusation excessive.
Jacques-Henri ?
Où suis-je ? C'est qui m'a amené, ici ?
- Monsieur le patron ! - Jacques-Henri, d'où viens-tu ? - On m'a gavé d'eau croupie.
J’ai été torturé par un moine fou qui m'a collé sous une grosse outre.
- Je reviens du Moyen Âge ! - Le Moyen Âge !
Il faut coffrer Hub de Montmirail. C'est lui qui m'a drogué pour m'emmener au pays des loups.
Drogué comme le maréchal des logis Gibon ?
Pipi !
Qu'est-ce qu'il fabrique dans le placard à balais ?
J'ai l'impression qu'il se soulage.
- Cette porte-là donne où ? - Dans la cave à vin.
La cave à vin ! Comme par hasard !
Plongez ... à deux mains gauche !
- Planquet ! - Hein ?
- Gonfleur ! - Oui.
- Allez, fouette, puisque tu sais mener la chariotte. - Sur-le-champ, Messire !
Ramène le zodiaque.
Il ne se passe rien, bourrique. Il n'y a point de bruiement.
Pourtant, j'appuie fortement sur la clanchette.
Comme le faisait Dame Ginette, Messire.
Qu'est-ce donc toutes ces clanchettes, ah ?!
Descends de là, vilain ! Tu ne sais point mener les chariottes !
Hosanna ! Hosanna ! Hosanna !
Tiens bon les rênes, maraud !
L'Estafette !
Messire ! Je dompte la chariotte, elle est à ma main ! Prenez vos aises.
Tu vas à reculons, idiot !
Certes messire, mais je ne puis rien !
C'est emballé ! C'est em ... C'est emballé !
C'est emballé !
C'est emballé !
C'est emballé, messire !
- Ah ! Ah, le Sarrazin, messire ! Sarrazin ! - Ce sont les malades !
Ils sont revenus, les malades ! Ils sont revenus, les malades ! Ils sont revenus, les malades ! Ils sont revenus, les malades !
- Avec ces frusques nous ne seront point remarquer dans cette époque hostile et puante. - Oui ! La ruse est finaude !
Ne nous faissons point remarquer. Jusqu'ici nous avons bien finassé.
Messieurs les gendarmes. Messieurs les gendarmes ! Messieurs les gendarmes !!
- Que veut donc cette gueuse ? - Silence larveux ! Oui, femme ?
Excusez-moi de vous déranger, mais mon fils Eddie refuse de faire ses devoirs,
parce qu'il est collé devant la télé. Et comme je lui dis souvent, « si tu continues comme ça, je vais appeler les gendarmes, et ils vont t'emmener ».
Alors, je vous demande simplement de faire un petit peu peur en le grondant, hm.
Suivez-moi. C'est par là ... Venez.
Vite ! Vite !
Eddie ! Voilà les gendarmes.
Si, faites la grosse voix.
Fais ton devoir, petit homme !
La maudite boîte à troubadours !
Suzanne ! La mère Le Glou est devenue folle.
Elle jette des télés par la fenêtre.
- Il est là. - Libérez-moi ! - Il est là.
Je n'ai rien fait ! Je suis le mari de Béatrice.
Bois cette potion.
Quelle potion ? ... Quelle pot ... ?
Per Horus, et per Râ ...
C'est dingue ! Ils sont revenus ! Arrêtez-vous !
- Mais Godefroy, tu es là ? Pourquoi ? - Ma fillotte, allons chez Dame Ginette.
Larcineuse ! Elle a volé les bijoux du Duc. Il faut lui couper la main !
Oui, le Duc de Pouille, mon futurus beau-père.
Mais qu'est-ce que vous faîtes dans cette tenue, d'abord ? Mais où avez-vous chipé ces uniformes ?
- On [les] a trouvé. - Oui. Dans une chariotte.
- Ne restons pas ici. Si on vous trouve comme ça, on va tous être ... « chocolat » ! - Chocolat ! Crunch ! Cru-u-nch !
Ma Béatrice, il faut que tu nous mènes au lieu où gîte Dame Ginette.
Dame Ginette m'a filé entre les doigts à Bourges.
- Allons à Bourges. - Oui. On va lui couper la main à Bourges. C'est terre du Roi !
Elle a disparu ! Volatilisée ! Barrée ! Partie !
- Disparoit ? - Disparoit ? Calamitas !
Cest tragédie, ma fillotte !
Il nous faut ramener la sainte relique demeurée ici pour refermer les couloirs du temps qui sont restés béants.
Si le Duc trépasse, mon mariage ne sera point célébré. Je n'aurai point descendance.
Bon ! D'accord, ultra-urgent, faut se bouger le popotin !
- Et mon comté sera livré aux 7 plaies d'Egypte. - Les 7 plaies d'Egypte ! Ça, c'est moche !
Y'a quelqu'un ?
- Un prévost, Messire ! - Il nous faut l'estourbir ! Pas de quartier !
Hop, hop ... Enlevez-moi cette veste ! Enlevez-moi ça, enlevez-moi ça ! Donnez-moi ce canif, vous !
Il est hors de question que vous touchiez à un cheveu de ce gendarme !
- Mais c'est un prévost ! Il va nous arrester ! - Enlevez-moi ces galons, voilà ! Allez, voilà, là, là !
Allez, mais bougez-vous un p'tit peu ! Voilà !
Allez ! Parlez le moins possible ! Et toi, Godefroy, rappelle-toi que tu es mon cousin Hub et soyez fort aimable.
- OK !? - Y'a quelqu'un ?
- Bonjour, bonjour, colonel ! - Capitaine.
Capitaine Batardet, Gendarmerie nationale. Je cherche monsieur Hubert de Montmirail.
Vous tombez pile-poil ! Hub est venu prendre le thé ...
Avec son mécano.
Bonjour messieurs.
Hub est ... pilote de rallye.
Ça, c'est pas ce qui y a le plus recommandé pour les limitations de vitesse.
Depuis un accident, où ils ont frôlé la mort, mon cousin et son mécano sont voués au bleu et au blanc.
Mais je n'ai rien contre !
- Vous avez eu un incendie ? - Oui, la télé a pété.
Soudainement.
- Oui, je me disais aussi ... y a une odeur épouvantable dans cette maison. - Le feu !
Oui, je ... je ... j'aurais plutôt pensé, il y a une odeur de ... de pieds.
- C'est la boîte à troubadours qui a causé grand feu ! - Vous ... vous ne ... connaissez pas la Boîte à Troubadour ?
Cette nouvelle émission de Pascal Sevran ?
C'est ... c'est très nostalgique.
Je regarde rarement les variétés à la télé. Je me cantonne à la météo et à lnfoRoute.
Monsieur de Montmirail,
monsieur Jacquard prétend que vous l'auriez drogué et séquestré dans une petite cage, de type fillette ... La Balue ...
Il a vidé ses morvines.
Vous connaissez monsieur Jacquard, qui est le frère de monsieur, je crois ?
Mon frère, c'est le purineur !
Vous avez un autre frangin, en plus de Jacquard ?
Jacquard, c'est mon fillot.
C'est un pourceau vil et couard, juste bon à pisser comme une barrique.
- Ah non, là. Tu exagères, Hub ! - Il a bu la grande outre et il doit pissoir pour se vider.
Effectivement, pardonnez l'expression, mais il pisse un peu n'importe où.
Vous êtes donc d'accord pour confirmer que ... le frère de monsieur est un alcoolique notoire.
- Il… il confirme. - Allons, gentille Béatrice, nous devons retrouver Dame Ginette aussitôt !
Et lui couper la main.
Pardon ... Couper la main de qui ?
Ah oui ! Non, mon, c'est ... c'est d'une copine lépreuse,
qui a chopé ça à Bornéo. Alors ...
On lui coupe le bras au fur et à mesure, c'est abominable.
Alors, on ne sait pas, où ça, ça [va] s'arrêter.
C'est effrayant de voir que ces maladies ne sont pas encore éradiquées. Très dur, désolé.
Tiens, voilà mon mari.
Je vais me pieuter. J'ai la tête en miettes.
Jean-Pierre, où t'étais ? Tu n'as pas été au golf ? Mais dans quel état es-tu ?
- J'ai roupillé. - T'as roupillé ?
Oui, dans le petit bois, fait un cauchemar épouvantable.
mal au crâne, je vais me recoucher.
A midi ? Tu vas te recoucher ?
Il est revenu ! Il est revenu ! Il était chez Pétronille. La Pétronille aux beaux tétons, a-a-h !
Pourquoi es-tu allé dormir dans le bois, Jean-Pierre ?
- Qui est cette Pétronille ? - Je n'en sais rien !
Monsieur de Montmirail, passez donc cette semaine à la gendarmerie pour faire une déposition,
si vous voulez contrer les accusations malveillantes du frère de monsieur.
C'est un sac à purin, mon frérot !
Et bien, je vois que l'ambiance n'est pas au beau fixe dans la famille ! Bon ...
Mes hommages, madame.
Vous devriez faire venir votre plombier, parce que je me demande si, dans l'incendie,
y a pas une canalisation qui a sauté, parce que, franchement, euh, ça sent l'égout.
Je vous raccompagne.
- Qu'est-il arrivé à votre voiture ? - Alors ... alors ... Rien de méchant. C'est l'allume-cigares qui a pété.
L'allume-cigare ?
Stupéfiant !
Monsieur Ouille, euh, dites-moi quelque chose.
C'est une idée a priori absurde, mais,
est-ce que vous et moi, nous n'aurions pas été confrontés dans un forêt humide ...
...à des loups ? - Des leus ! Oui, à des leus !
À des loups, crétin !
Bon, laissez tomber. Merci quand même !
- Y a un allume-cigares dans ce véhicule ? - Affirmatif, mon capitaine.
Il faut faire gaffe à ces trucs-là, ça vous pète dans le coin de la gueule en moins de deux.
- Ah, Béatrice ! - Cora ? - J'ai eu un mal fou à trouver votre bicoque, eh.
Hubert est là ?
Une petite minute. Je vous ouvre le portail.
- Allez, ma fillote ! En chariotte ! - Plus tard, Godefroy !
Y a une méga-tuile, c'est Cora, la femme du cousin Hubert.
- Allez vite vous cacher ! Vite, vite ! - Ah non, Hubert !
Ça fait dix ans que tu te caches. Cette fois-ci, je ne te laisserai pas te défiler.
C'est papa ?
Oui, il a bien changé.
Je t'aurais à peine reconnu ! Tu as pris un coup de vieux redoutable, Hubert !
La vie ne t'a point épargnée non plus, ma mie.
J'aurais pû ne point te reconnaître, moi aussi.
- Tu es toujours aussi désagréable ! Alors là, j'ai plus aucun doute. C'est bien toi. - Qu'est-ce donc cette femelle ? Il faut lui couper la langue !
- Pardon ? - Silence, larveux ! - Papa !
N'embrasse pas ta fille ?
Ah ! C'est une fillotte ! Ah, la belle bâtarde !
Hub est devenu amnésique, Cora. Alors il va falloir être très patient.
Voilà, c'est Philippine, Hub. Ta fille,
Que tu aies eu avec Cora ... qui est ... ta femme.
Belle Lippine, te voir me cause grand bonheur.
Ma descendance est belle et pure comme la rosée du matin.
J'ai tellement attendu, papa.
Tu es resté tout ce temps à Bornéo ?
La bâtarde, ça n'est point légitime ! Faut la mettre en couvent.
Mais qu'est-ce qu'il dit ? C'est quoi ce charabia ?
C'est vous j'ai eu hier soir au téléphone ?
Ah oui, c'est ça. C'est lui.
- Comme d'habitude, tu as dégoté des copains qui sont top ! - Top ! Ha, ha-ha !
Peut-être que ta fille compte encore un peu pour toi ?
Est-ce que tu auras au moins le décence, d'assister à la cérémonie ?
- Alors ça, ça va pas être possible du tout ! - Je ne peux point rester, femme.
Mon destin m'attend et je dois vous quitter le cœur gros.
- Oh quelle misère ! Quelle pitié d'abandonner cette bastarde ! - Mais papa, je t'en supplie !
J'ai le sang troublé par ta requête, jeune vierge. Mais, je ne peux point y accéder.
- Mon âme reste ici avec toi, mais mon corps doit s'en aller. - C'est bien malheureux, mais c'est comme ça !
- Viens, Philippine ! Ton père est un dégueulasse ! - Je suis affreusement déçue.
Moi aussi ! Je suis très déçue ! Je vous accompagne.
- C'est quoi, ce nouveau genre qu'a pris Hubert de parler comme un vieux bouquin ? - Oh, une envie de retrouver ses racines, je suppose !
- Et le copain débile, là, il le sort d'où ? - Aucune idée. Mais ils se quittent jamais, les deux.
Effarant !
En chariotte, maraud !
- C'est le déluge ! C'est le déluge ! C'est le déluge ! C'est le déluge ! - Mon Dieu, qu'avez-vous
- encore fait à la voiture de Jean-Pierre ? - Ce n'est que de l'eau ! Nous ne sommes point femmelets !
En chariotte !
- Mais qu'est-ce qu'ils ont été encore foutre les deux cons ? - C'est la faute des pompiers, Jean-Pierre ! La voiture était pleine de flotte !
Je pense que le moteur est nazebroque.
Allons, on tarde trop ! Il nous faut retrouver la dentelette de Sainte Rolande !
Impressionnant, cette grosse dent. On dirait une ... grosse canine de veau.
Curieux de avoir sertie cette dent de bœuf avec autant de pierres précieuses.
Ouais, bon euh, comme c'est évident que c'est des bijoux que mon fiancé, il a eu ...
comme ça, on est prêts à faire un fifty-fifty avec vous si vous pouvez en tirer un bon prix ! Ouais ?
- Je vois. - Maître, j'ai en ligne la personne que vous vouliez joindre.
Parfait.
- Euh ... Madame Hubert de Montmirail ? - Oui, c'est moi.
Mes hommages, madame. Maître Valoche, commissaire-priseur à Bourges.
J'ai dans mon bureau une femme d'un très mauvais genre qui vient de m'apporter des bijoux vraisemblablement dérobés à votre mari.
- Je vais vous demander un petit moment. Je vais devoire expertiser toutes ces pièces au microscope. - Eh, eh, ça s'appelle reviens !
La voiture de mon mari ... a pris la flotte.
Il me faudrait 6 bougies Bosch et des housses écossaises.
Elle est bien ferrée, cette chariotte !
Tu es d'où, toi, mon gars ? Du Portugal, alors ?!
C'est quoi que tu bois ?
- Tu veux la rasade ? - C'est pas de refus.
- Ça vient de ton pays ? - A-ha-ha ... - Bon.
C'est pour les guerriers.
Tiens ! Ça revigore !
Il me faudrait une batterie neuve, aussi.
Haut !
Bas... Haut !
Bas !
- Haut ! - Monsieur Ouille ?
Venez m'aider à porter la batterie qui est énorme.
C'est une 12 volts. C'est hyper lourd !
Voilà ... Combien je vous dois ?
Paulo, fais gaffe aux outils !
C'est de pire en pire, le personnel, hein !
- Je dois remplace des clés à molette à qui mieux mieux ! - C'est vrai que ça devient ultra dur d'être aidé.
Allô, allô, monsieur Ouille ! Pas de bêtise avec ça !
Mais qu'est-ce que c'est que ce raffut ? Mais Paulo ! Je vais me déplacer, a-a-ah !
C'est là, c'est là.
Voilà !
- 2.623fr, arrondi à 2.620. - Très chouette, monsieur Pochard.
Mais Paulo, mais, mais qu'est-ce que t'as fait ? Mais ...
Ça, c'était un ... garage, monsieur Ouille. Ça vous a plu ?
- J'ai donné à boire à Paulo. - Ah !
- C'est un bon compagnon, Paulo. - Ah, vous vous êtes fait un copain ? C'est bien ! Il a dû être content !
C'est cette personne là.
Alors là, je suis stupéfaite.
Non, parce que mon mari a toujours eu un faible pour les filles ... voyantes, mais là, non, c'est presque vexant pour moi !
- Vous ne trouvez pas, maître ? - Eh, eh, oui, eh ...
Vous reconnaissez donc ces bijoux ?
Oui, oui, tout à fait. Oui, Hubert a dû les donner à cette créature.
Soyez aimable, de ne pas dire un mot de tout ça à ma fille, elle adule son père.
Maître Grandet, mon avocat, vous contactera demain pour vous dédommager de votre obligeance.
Oh, je ne faisais pas ça pour ça, madame !
J'en suis certaine.
Mes hommages, madame.
Bon, où qu'on en est ? Mais je commence à avoir des crampes, moi !
- Bon, allez madame, du balai ! - Sur un autre ton, espèce de gros cul !
Madame de Montmirail a eu l'indulgence, de ne pas prévenir la police pour vous faire coffrer, mais moi, je n'aurai pas cette patience !
- Rends-moi mes bijoux de suite, escroc, ou t'as droit à mon genou dans les couilles ! - Lucienne, Andrée !
Ah, je te jure !
- Madame de Montmirail ? - Oui ?
- Votre cousin Hubert est toujours chez vous ? - Oui, pourquoi ?
Une plainte a été déposée à votre encontre, monsieur.
Veuillez nous suivre. Et son mécano va nous suivre aussi.
- Moi ? - Non, non, le mécano, c'est monsieur.
On accuse monsieur de Montmirail d'avoir séquestré le Maréchal des logis Gibon dans une cage.
Ah, t'es mon fillot ! Il est revenu !
Holà fillot ! Holà ! Holà fillot ! Holà fillot ! ...
C'est très bien, moi aussi, je suis très contente qu'il soit revenu, mais ... c'est pas la peine de faire tout ce foin.
Bon, monsieur Jacquard, allez embrasser votre frère, ça nous permettra de commencer cette confrontation dans le calme.
Mais je n'ai aucune envie d'embrasser ce porc. Interrogez plutôt monsieur, qui est le véritable chef de la bande !
C'est moi qui mène l'enquête, monsieur Jacquard.
Vous connaissez le Maréchal des logis Gibon ?
- Certes. - Parfait. Vous êtes sûr de l'avoir enfermé dans une fillette type de La Balue après l'avoir frappé ?
- Sauvagement. - Et l'avoir forcé à ingurgiter une quantité phénoménale de psychodydé ... deva ...
- Psychodysleptique. - Oui, cela.
Alors, conséquences, pertes de conscience, délirium, vomissements ... - Diarrhées ...
Diarrhées, déshydratation ... Vous confirmez, Gibon ?
- Gibon ! - Oui ! Je le confirme ...
- Je le reconfirme ! - Entendu, Gibon !
Je vous rappelle qu'un gendarme est assermenté de par la loi. Alors faites bien attention à ce que vous allez répondre.
Je n'ai point à répondre à un manant qui s'est introduit dans ma chambrelle, sans que je lui en donne permission.
- Vous suggérez que Gibon se serait introduit dans votre chambrée sans mandat ? - Non mais je rêve ! Mais à quel jeu joue-t-on ?
Si c'est pour mener l'enquête d'une façon aussi molle,
vous allez entendre parler de mon excellent ami le préfet Sylvain Luisbourg, c'est moi qui vous l'dit!
- Oui, mon fillot, je t'aime, je t'aime ! - Gentil, gentil, monsieur Couille ... oh, flûte ! Pardon ... - Gardez votre sang-froid, monsieur Jacquard !
C'est moi qui ai demandé au maréchal Gibon de fouiller la chambre de ce rustaud, parce que j'avais déjà de forts soupçons que lui
et cet infâme gnome puant qui prétend être mon frère était des hommes du Moyen-âge !
- C'est mon fillot ! Je l'ai sauvé de la questionnette ! - Mais regardez-le !
C'est un comportement normal ? Non, parce que c'est un type du Moyen Age.
Monsieur Ouille, doucement, vraiment, je, je, je sature.
Et quant au grand, qui ne sent pas le petit vert non plus,
il m'a fait boire un liquide bleuâtre et je me suis réveillé au Moyen Age, en l'an 1000 !
Entouré par des gnomes puants qui m'ont piqué ma Boucheron en or, parfaitement !
On m'a enduit de poix, traîné sur un bûcher, qu'ils ont allumé avec des torches,
et après, et après être dément on m'a torturé à l'outre d'eau croupie.
De même j'ai la vessie gonflée.
- Mais j'urine n'importe où. - Oui, je l'ai constaté.
Capitaine, capitaine ... c'est lumineux !
Monsieur Jacquard donne la réponse à toutes les questions que je me suis posé depuis que j'ai rencontré ces deux loustics !
- Ils viennent du Moyen Age. - Mais évidemment !
- Hola, fillot ! - Enfin, c'est évident, hein !
Il faut être complètement con pour ne pas s'en apercevoir !
Ce sont deux rats puants du Moyen Age !
Gibon, c'est pas parce que des gars sentent des pieds qu'ils viennent forcément du Moyen Age.
Nous-mêmes, à la gendarmerie, nous en avons quelques spécimens et ils sont bien d'aujourd’hui.
Comme ça, ça n'a aucun sens, sans cette explication.
« Que je trépasse, si je faiblisse », eh , l'étoupe des cheminées,
le couloir secret qui va au trésor des Montmirail !
- Mais tout s'éclaire ! Manants ! - Oh, mais ! - Vous êtes tous des manants !
- Mais tout est lumineux ! Tout est limpide ! - Suffit, Gibon ! C'est une confrontation, pas un numéro de cirque.
Mais vous ne me croyez pas ! Regardez ça !
J'ai aussi les sequelles du bûcher.
Le pouce du pied roussi.
Voyez, de c'est quoi, ça ? Je l'ai inventé ? Mais regardez la différence de couleur !
- Oh, le pied ! - Le pouce, là ! Regardez ! Alors ? Alors ? - Docteur, donnez un calmant à monsieur Jacquard.
Manants ... Vous êtes tous des manants.
Et cette tenue de moine défroqué, je l'invente aussi, hein ?
Non, vous pensez que c'est le genre de fringues que j'ai l’habitude de porter ?
- C'est les oripeaux de la questionnette ! - Je n'en sais rien, mais elle empeste le vin et le fromage, c’est indéniable.
- Il va dormir pendant au moins 24 heures. - Mais, non mais, mais qu'est-ce que vous ... Non mais ... Mais lâchez ... Mais lâchez-moi ! Mais je ... Mais enfin !
- Je vais lui donner une bonne dose de cheval ! - Je ne veux pas de votre calmant. Je me sens très bien. Lâchez-moi !
Désolé, monsieur le Comte. Je ne pensais pas que la confrontation dégénérerait à ce point.
Nous reprendrons ça lundi à la gendarmerie, quand Gibon et Jacquard auront trouvé des arguments plus cohérents.
Tu es un homme sage, le prévôt. Je te promets de ne point porter la main sur ces hommes pour venger l'offense.
Voilà ! Ça, c'est super intelligent, Hub.
Je te recommande à Dieu !
Mon fillot ! Il défaille ! Il faut lui faire du vinaigre !
- Limpide ! - Je ne suis pas sûr que le vinaigre soit l'idéal.
Oh, mon pauvre vieux, mais quelle famille ! Votre père était alcoolique, déjà ?
Mon père a crevé gelé dans l'étang, à cause de son pied-bot, en allant boire à la taverne de Duchenot.
Ah, je vois, oui ... Finalement, c'est vous qui vous en êtes le mieux sorti ! Au plaisir !
Madame la comtesse, votre mari au téléphone.
Merci ... Allô, Jean-Pierre ? Qu'est-ce qui s'passe ? Encore une tuile ?
- Je ne peux pas partir pour le golf parce que la romano est revenue. - Dame Ginette ?
Oui, c'est ça, Ginette, oui.
- Oh, quel bol ! - Tu parles d'un bol ! Elle s'est faite tabasser par deux grosses femmes, elle est en piteux état !
- Elles ont morflé aussi, les deux grosses truies ! - Je, je, j'arrive, chéri !
On va lui couper la main. Ding et dong ! (etc.)
Ça suffit, monsieur Ouille !
Là-bas, chez vous, vous coupez ce que vous voulez, mais ici, ça ne se fait pas.
- Chez vous, vous ne coupez pas la main des voleurs ? - Non, non, non ! Ça ne se fait pas.
- Mais alors, ils recommencent ! - Oui, non, c'est plus compliqué que ça, Godefroy.
- N'allez pas si vite, moi je suis essoufflée ! - Ah, madame Goulard, ça tombe bien, j'allais chez vous.
- Oui, mais là, je n'ai pas vraiment le temps. - C'est très important, madame !
Paulo me dit que c'est votre jardinier portugais qui a actionné la manette !
Mon jardinier portugais ?
- Et alors ! - Oulà !
Effectivement.
J'en parle à mon mari, monsieur Pochard, et je vous bigophone.
Et ben, bigophonez vite ! Parce que moi, je dois rembourser le camionnette !
- Vous vous croyez où ? On n'entre pas pendant que j'opère ! - J'ai plus les bijoux !
On me les a piqués !
Oh ! Qu'est-ce donc tous ces instruments, messire !
C'est leur questionnette, manant. Le bon Jean-Pierre lui administre.
- Viens-t'en par ici. - Ah, la larcineuse !
Vous allez rester là tous les deux ?
- Fais ton office, bourreau. - Qu'est-ce que vous dîtes ? - Bourreau sadique !
Mais quelle douillette ! Je vous ai fait une piqûre ! Cette demeurée est allée se mettre dans une rixe !
- Eh, j'ai été tapée par 2 grosses truies chez l'expert en bijoux ! -Où est ma bijouterie, larcineuse ?
Oui, dis-le pressément, ou on te coupe la main.
Asseyez-vous, vous ! Vous réglez vos comptes après !
Et vous, ouvrez la bouche !
[Je] vous fais une petite empreinte, et la prochaîne fois, je vous mettrai une belle dent ... en plomb.
Non-non mais tu rêves, hein ? Je tiens pas à être défigurée, moi.
Vous avez les moyens d'avoir mieux ?
Fermez la bouche.
Oh, arrêtez votre cirque.
- Terminé, rincez. - Putain, ça fait un mal de chien !
- La fontenette ! Ah ! - Ne buvez pas ça, vous !
Non mais, vraiment gracieux, hein !
- Jean-Pierre, Jean-Pierre, y a un petit problème avec le garagiste. Il veut que tu rembourses un fourgon. - Sors de cette officine, ma fillotte.
- La questionnette n'est point un spectacle pour femelle ! - [Quest-ce que] tu racontes, Godefroy ?
- Emmène les deux zigotos, ils me tapent sur le système ! - Avez-vous ramené les bijoux, gente dame Ginette ?
Je les ai plus. C'est la nana d'Hubert qui les a volés.
- Nana ? - Nana, c'est une expression pour désigner une femme, voilà.
- La nana d'Hubert, c'est la femme d'Hubert, Cora. Tu comprends ? - Emmène-moi sur le champ chez Cora la Nana.
C'est rupin, ici !
On va ici rendre gorge à la nana !
- C'est à cause de cette salope que j'ai paumé une dent. Il faudrait prévoir des dédommagements ! - On ne va faire rendre gorge à personne, restons diplomates !
Je te préviens, Godefroy, si tu veux récupérer ta relique, tu es ... Hub de Montmirail.
Je répugne à mentir, mais quand c'est nécessité, je sais feindre.
Holà ! Holà !
- Ouvrez ! Ouvrez ! - Calmos, M. Ouille !
Qu'est-ce que c'est que ce tintouin ?
Hubert ... Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Je viens de dire à tout le monde que tu étais retenu pour affaires à l'étranger.
- Et puis c'est quoi, toute cette smala ? - Qui c'est qui va me payer mon incisive ?
Pas maintenant, madame Couille.
Belle biche, ma nana, te revoir remplit mes yeux d'aise. Tu es fraîche comme la rosée du matin.
Rends-moi mes bijoux, et je te rendrai grâce alors en te baisant tendrement.
Ah, c'est pour ça que tu es venu, je comprends maintenant. Tes bijoux sont en sécurité au coffre chez mon notaire.
Va le mander sur le champ !
Je ne vais pas déranger maître Binard à cette heure-ci.
Et pourquoi les veux-tu d'abord ? Pour les refiler à cette traînée ?
Eh attends ! Traînée ?! Non mais, tu t'es regardée ! Vieille morue !
Allez, file tes bijoux, ou on te coupe la main ... la morue.
Cora, ma puce, qu'est-ce que vous fabriquez ?
Je viens de décanter un Cheval Blanc 61 pour l'apéro, une merveille !
- Luigny ! - Le Bourguignon ! À mort !
- Mais vous êtes dingues ! - Dingue ! Dingue !
Calme-toi, mon Jacquouille. Cet homme n'est que le petit-fillot du Buté.
- Ton copain est complètement siphonné ! Il aurait pû blesser Valéry ! - Excusez-le !
C'est un homme frustre, et il a eu peur. Non, franchement, vous avez ouvert la porte tellement brutalement,
ils ont cru à une aggression ! - Non mais, attendez ! C'est peut-être moi qui vous ai aggressé ?
Un peu.
Ah, papa, tu es là ! Tout le monde avait envie de te rencontrer. Viens.
Ça part mal la diplomatie, madame Goulard, hein ?
On n'a qu'à mettre les pieds dans le plat tout de suite et puis causer de mon dédommagement dentaire illico presto !
Ah non ! Ah non ! On va attendre, madame Ouille, on va attendre !
Mes beaux parents meurent d'envie de te connaître, papa.
Monsieur et madame Lumeau-Pericard, Papa.
Mon futur beau-père est Recteur d'Académie de Nancy,
agrégé de lettres classiques et féru d'histoire. - Oh, féru ... gineuse !
Bonsoir.
- Sa cousine germaine, Béatrice de Montmirail. - Bonsoir. - Enchanté, madame. - Bonsoir.
- 'soir ! - Et ... monsieur et madame ... euh ... ? - Ouille, des employés d'Hubert.
- Qui ne resteront pas avec nous pour dîner. - Mortecouille ! On ne fait point ripaille !
M'excuse, mais c'est l'autre gland qui s'appelle Ouille. Moi, c'est Ginette Sarclay.
- Enchanté, madame Gland ... oh ... Barclay. - Parce que pour être employé, faudrait d'abord être raqué. - Je voudrais te présenter mon fiancé, Benoît.
Bonsoir monsieur. Très honoré.
Ah, jeune puceau ! Sois vigoureux !
Et tâche de t'employer dès la nuit de noces à besogner ta bien aimée ...
pour qu'elle nous donne un bel héritier mâle !
- C'est original. - Longue vie aux amoureux ! - Longue vie aux amoureux !
Hubert a toujours été très toast.
La gouleyante vinasse !
Dis-moi, la nana, que faisse donc un Luigny chez les Montmirail ?
Hubert, je ne sais pas ce qu'on a été te raconter mais c'est sûrement très exagéré !
- Tu n'as pas à te justifier à ce. Désolée pour cette scène déplorable ! - [C'est apparent] qu'il a pas traîné à remplacer papa !
- Philippine ! - Philippine, ta gueule. Ne te mêle pas de nos affaires !
C'est un mot de trop, le Bourguignon ! Je vais te défenestrer !
Pourceau de Bourguignon !
- Ouille, lâchez ce canif ! - Je t'en supplie, papa, ne gâche pas ma soirée ! - Fais-lui grâce, s’il te plaît ! Sois magnanime.
Oui ...
Tu es chanceux !
Nicole et Bernard, moi, je suis navrée.
Hubert, tu sors d'ici immédiatement !
Je vais faire venir le notaire demain matin avant le mariage et je rendrais tes bijoux.
Comme ça, tout sera réglé entre nous, nous n'aurons plus rien à nous dire.
Je ne te cherche point querelle.
Mes fesses !
- Mais tu comprendras qu'après le cirque que tu viens de faire, je n'insiste pas pour te garder à dîner ! - Certes.
Et si je peux me permettre, laisse-moi te dire que tes amis ne sont pas jojos !
- M'sieurs-dames ! - Béatrice...
Vraiment, ravie de vous avoir rencontrés.
Adieu gentes dames et beaux damoiseaux.
Très original !
Plutôt frisquet, comme l'accueil !
- Oui, enfin, ce n'était pas très adroit non plus de castagner le Duc de Luigny. - C'est un félon !
- Un sale Bourguignon qui puir la merdasse ! - Restez correct, monsieur Ouille.
Mène-nous vite à ton gîte, j'ai grand faim.
Ah ouais, passons à la Pizza Hut de Ponteau-les-Robert, moi aussi j'ai les crocs.
Une cuisse ou du blanc, Ouille ?
La cuisse ! La cuisse !
Et vous, dame Ginette, blanc ou aile ?
M'en fous !
Ah, polis, eh. Vraiment, les bourgeois à table, les clodos par terre, merci la démocratie !
- Silence, la gueuse. - Oui, baissez d'un ton !
Tenez. Voilà des frites.
- Oh ! Les frites ! Les frites ! Ah ! - Mais t'es dégueu !
Ah, ah ! Les frites ! Les frites !
- Moi aussi, je veux manger mes frites par terre. - Toi, tu n'es point gueux, mon fillot ! Tu es un Montmirail.
- Ne l'oublie jamais. - Oui, monsieur. - Il est un peu Goulard, aussi.
Mais ... N'ergotes pas !
- C'est pas normal qu'on n'ait pas notre part de bijoux ! - Maudite bijouterie !
Cette bijouterie-là est au Duc Fulbert, mais la Fripouille aura quelques rubis tirés de mon coffre, s'il rentre demain, avec moi.
- Pouah ! Pouah ! Je n'ira point ! Je me sauvera.
- Mais fais pas l'abruti, Jacques ... mais ... eh ... eh ... T'aimes pas les p'tits rubis ? - Tu veux t'en aller là-bas ?!
Voilà qui est raisonnable ! Vous partez tous les trois demain ...
Et tout redeviendra normal.
Et on vous regrettera pas !
Madame vous attend, monsieur.
Je reste là.
C'est quoi cette tenue ?
Hâte-toi, femme.
Tes bijoux sont là, vois ! Tu peux vérifier, il ne manque rien.
La dentelette !
- Merci, douce Cora. - Oh, je t'en prie, pas d'hypocrisie.
Pour ma part, je ne suis pas cent pour cent emballée pour que tu restes au mariage,
mais je sais que ça ferait très plaisir à ta fille, alors ...
Je ne te hais point, Cora la querelleuse.
Moi non plus, je ne te hais point, Hubert.
- Tu as la dentelette ? - Certes.
Alors maintenant, à la maison, un petit choco, et pffit ...
- Le grand voyage ! - Oui, rentrons pressément. Il nous faut refermer les couloirs.
Papa !
- Va m'attendre dans la chariotte. - Ah non, non, on n'a pas le temps. - Dans la chariotte et silence !
Ah bon, d'accord, si c'est ce ton-là ... moi ... je ...
- Il a récupéré les p'tits rubis ? - En chariotte et silence !
Tu restes toujours pas à mon mariage ?
- Mon coeur est en larmes, et je ne peux point demeurer ici comme je te l'ai dit. - Ce n'est pas possible de me faire ça aujourd'hui.
- Mais maintenant, là, tu dois rester. - Ma fillotte, je ne suis point ton père,
et j'ai grand périple à accomplir pour retourner d'où je viens. - Qui êtes-vous, si vous n'êtes pas mon père ?
Vous lui ressemblez tellement.
Je suis un vieil ancêtre et mon cœur comprend à ton émoi comme si j'étais ton père.
Mais j'ai tellement souffert ...
d'être abandonnée.
Alors prenez sa place au moins pour mon mariage, faites-le pour moi.
Tu ne sais pas ce que tu m'demandes.
Quand je vous ai vu hier matin,
j'ai été bouleversée jusqu'au fond du cœur. J'étais si heureuse de vous présenter à Benoît et à tout le monde,
ne m'enlevez pas c'bonheur, je vous en supplie. Dis-moi que tu m'aimes et que tu restes ... qui que tu sois.
Seigneur, si je reste, que va-t-il advenir du Duc de Pouille ?
Je vous en supplie. Dites-moi « oui ». Je vous en supplie.
Je t'aime ma p'tite, p'tite p'tite fillotte.
Je te mènerai à l'autel, je te le jure sur mon épée.
- J'ai grande fierté de savoir que tu es de mon sang. - Moi aussi.
- On transige pas avec la tradition, dans la belle-famille. - Pourquoi il porte une épée ? Il est académicien ?
Il a insisté pour qu'elle porte cette horreur !
On s'en fout. Il la reprendra à la fin de la cérémonie.
Ça sent le fromage dans cette église.
- Les pieds. - [Que] le Seigneur vous unisse ... et que lui-même soit avec vous. - Ça sent les pinglots, ma chérie.
Lui, qui a eu pitié de deux enfants uniques ... Faites, Seigneur ...
Où se terre la Fripouille ? Il nous faut retourner.
Je vais faire mon cacao.
Ma fillotte, on fait ces choses-là, on ne les dit point.
Restons secrets.
Tu fais bien le pet, mon pépère?
Oh ! Quel beau mantel !
- Mais qu'est-ce que tu fous avec ce truc-là ?! Tu veux vraiment nous faire repérer ! - C'est belle étoffe, avec de l'or, hein !
Tu es vraiment un obsédé du larbinat, toi !
- Auriez-vous du cacao en poudre ? - Ah non, madame.
Bon, faut trouver quelque chose, parce que la nature, on dirait de la glu.
Monsieur et madame Ouille ne voudront jamais l'avaler !
C'est un gros problème si je jette un petit coup d'oeil ? Je suis Béa, la cousine de madame Cora.
Je vais planter ça dans la bagnole à coconne. Toi, débrouille-toi pour lui choper les clés.
Ah, la bonne pitance !
C'est un bon poissonnet !
- Mille pardons, seigneur. - Non, c'est moi.
Ah, mais on se connaît ! Vous êtes le frère de Jacquard ! Comment allez-vous ?
Tout bonnement, le prévost, tout bonnement !
- Vous avez un costume de voiturier ? Vous donnez un coup de main pour la réception ? - Merci à toi, seigneur, tu es bel et bien bon.
Pauvre gus.
Ça ... ça paraît bizarre, comme ça, mais c'est de la potion magique. Vous pouvez pas comprendre.
Oui ! On a été très ...
Ah, mon Dieu, quel goujat !
- Cora, ma nana, ne sais-tu point où se cache mon escuyer ? - Non, Hubert.
Ce maraud se terre.
- Y a un lave-main, quelquepart ? - Là-bas.
- Et voilà ! - Ah ! Tu me fait peur.
- Mais qu'est-ce que ça ? - Un beau poissonet. C'est tout frais et bien goulu.
Ça pue et puis ça bouffonne maintenant qu'tu l'a posé sur le capot !
-T'as la clé de la bêcheuse ? La clé de sa bagnole ? - Non.
Mais retrouve-z-y, mon connaud ! Et puis débrouille-toi pour inventer un pipot pour avoir la clé !
[Pendant ce temps-là], je surveille l'argenterie.
- La clé. - Oui, la clé. - La clé. La clé. Clé, la clé, clé ... clé ... la ... la ...
Plus de basse.
Monte-moi la réverb[ère], merde la réverbère !
C'est bon les gars ! On arrête.
Allez, pause kawa et après, on attaque on leur en met plein la vue !
Allez, les filles.
Jacquouille ... Jacquouille.
Ah, dingue !
Okay !
Sus au Bourguignon !
Et on lui pèlera le jonc
comme au bailli du Limousin
Qu'on a pendu un beau matin
Qu'on a pendu
Avec ses tripes !
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Je crois que c'est vos musicos qui s'accordent, chérie.
Jacquouille ! ... Jacquouillot !
- La digue du cul en revenant de Nantes ... - Y a encore un nouveau qui déconne avec la sono, là.
En revenant de Nantes,
de Nantes à Montaigu.
- [Il aurait pu être] plus discret ! - C'est moderne !
La digue du cul charme mon arbalète ! La digue du cul charme mon arbalète !
Et je lui fous droit dans le c[ul] !
Jacquouille ... Jacquouille, où es-tu ?
Jacquouille ! Jacquouille !
Jacquouille ... Jacquouille !
Vive Louis Vl le Gros !
Godefroy, Godefroy.
Dévidez quenouilles et quenouillettes
Allumez chandelettes.
Eh, du Guesclin, je peux vous demander de laisser tomber le micro ?
C'est du matériel pro et ça coûte cher, merci.
- J'accède à ta requête, troubadour ! Régale la noce de tes beaux airs. - Il est con ou quoi ? Un micro à quatre mille balles !
Monsieur Ouille !
Ah, la Dame Béatrice ! Dame Ginette veut vous voir.
Elle, elle cherche ... la clé.
Oui d'accord, bon. En attendant, goûtez-moi cette bonne petite soupelette.
- Pouah ! C'est crayeux ! Il n'y a point de fumet. Oh, ça me fait glairer. - Vous êtes difficile !
Ne bougez pas d'ici, je reviens.
- J'attends ... la clé. - C'est ça, la clé !
- Y a pas plus moderne, comme débouche-évier ? - Ah, c'est des radins ici, mon vieux.
Oh, merde !
Eh, oh ! Qu'est-ce que vous fabriquez dans l'office ?
Mais qu'est-ce qui fait ce bruit ?
Mais dépêchez-vous !
- Vous ne dansez pas, capitaine ? - Avec vous, chère madame, ce serait un vrai plaisir.
Oui, euh ... Moi aussi, mais là,
excusez-moi, au retour, peut-être.
La rencontrant chez des amis, Je lui dis, mademoiselle, que faites-vous donc dans la vie ?
Eh bien répondit-elle, je vends des pommes, des poires, - Pomme !
... et des scoubidous, bidous, ah ! Des scoubidous, bidous, ah !
Pommes ! - Pommes !
Poires ! - Poires !
- La mariée est ravissante. ... et des scoubidous, bidous, ah ! - Des scoubidous, bidous, ah !
On a dansé toute la nuit ... - Pommes ! Poires !
Mais au jour, on est partis,
Chez moi, discuter de l'amour ... - Pommes ! Poires ! ... Des scoubidous-bidous.
Et dou et dou !
- Poires ! - Pommes ! - Scoubidous ... bidous.
Pommes !
Poires !
Laisse les troubadours ! Viens-t'en !
- Je ne pars point, messire. - Rendez-moi ce micro ! - Ne discute point !
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ah, je n'irai point, messi-i-i-re ! - Morbleu !
Mais arrêtez !
Mais non ! Mais ça descend, ça là !
- Je suis désolé, madame ! Je suis confus, mais alors bon, on va pousser ! - Ça glisse ! Ça descend !
- Mais arrêtez ! - Arrêtez ! Non mais ça descend ! - Sortez-moi ça !
Du Grand Marnier ! Ça, c'est bon pour les crêpes, y a pas de raison pour qu'ça leur plaise pas !
- Non mais, monsieur, les livraisons, c'est de l'autre côté. - Est-ce que j'ai une tête de livraison ? Je suis le propriétaire du Château d'Montmirail, crétin des Alpes !
A-ah ! Je suis venu voir le Capitaine Batardet. On m'a dit à la gendarmerie qu'il était ici ... Imbécile !
Tiens, Capitaine Batardet, enfin je vous trouve ! J'arrive du Moyen Age. J'ai la preuve ! Pardon, excusez-moi. J'ai la preuve !
- Qui est ce monsieur ? - C'est monsieur Jacquard, le frère du mécano de votre mari.
Mes hommages, madame.
- Tenez, lisez ça. - Qu'est-ce que c'est ? - De l'Ascabiol, à appliquer au pinceau !
C'est la gale, mon vieux.
C'est la preuve que je suis galeux. Ils n'ont jamais vu d'aussi virulente à l'hôpital !
- Mais c'est très contagieux, dîtes-moi ! - Terriblement !
Et je vais à vous la montrer immédiatement.
Ah, c'est une famille brillante !
- Bon, je vous laisse raccompagner monsieur, Capitaine. Evitez de vous frotter aux invités, merci. - Navré, mon vieux. Euh, je ne suis pas dermato !
Et où, où, où ? Où j'ai pu choper ça, à votre avis ? Où ? Où ? Où ?
Dans la geôle humide du château, au Moyen-Age.
Et je suis sûr que c'est cet infect de Prosper le Purineur qui me l'a refilé.
- Qui ? - Prosper le Purineur.
- Prosper le Purineur. - Vous ne me croyez pas ? - Si, si, si, si, si, si !
Je suis un maniaque de la propreté !
- Enfin, vous ne pensez tout de même pas, qu'il y a la gâle dans mon « Relais & Châteaux » ? - Bon, écoutez, mon vieux, vous allez rentrer chez vous, vous passez votre, e-eh ...
« Scobiol » ... au pinceau, et tout va rentrer dans l'ordre.
- Ah, vous n'arrêtez pas les Montmirail ! - Lâchez-moi ! Lâ-lâ-lâ-lâ-lâ-lâ-lâchez-moi !
J'ai vraiment l'impression que vous êtes bidon comme gendarme, vous.
Vous l'avez vu votre képi ? Vous l'avez vu votre képi ? Ouais ! Hmm ?
- Ah non, non, non ! - Bois, larveux, sinon, je te fends de haut en bas ! - Ah non, messire, ayez pitié !
Ton destin est là-bas, à fourbir mes armes, et à guerroyer pour la gloire des Montmirail !
Vos armes ? Il n'y a rien pour moi qu'une vie de ... péril et de labeur !
Je risque ma vie dans la tourbe, où je dois prendre garde à ne point être piétiné par les chevaux,
et écrasé sous les masses d'armes.
J'ai aimé vous servir ...
car vous êtes noble et brave chevalier.
Mais je préfère mourir de par votre épée plutôt que de me retourner là-bas.
Ne m'approchez point ...
ou je me verrai contraint de me trucider la gorge.
Soit ! Je ne saurai souffrir ton trépas.
Que Dieu me pardonne d'être aussi faible, mais ...
j'ai le sang troublé par ton plaidoyer.
Reste ici, si tu veux.
Quoi, messire ?
Vous pensez ce que vous proclamez ?
A-ah ... C'est de la fiente de porc.
Ah ! Vous êtes là !
Tenez ! Goûtez-moi cette soupelette.
Ça va vous plaire, monsieur Ouille, c'est bien corsé, comme vous aimez.
A ta santé, la Fripouille ! Longue vie avec la Ginette !
A votre gloire, messire !
A vous et vos descendants.
- Vous êtes un saint homme. - Bien sûr.
Elle est épicée, ta souplette, ma fillotte.
C'est un bon fumet !
Oui, là, je crois que c'est réussi.
Ah, et surtout, ne dis pas la formule avant [que] je revienne avec dame Ginette. Per Horus, et tout ça, tout ça ...
Allons, je te quitte, mon Jacquouille ...
Avant que ma fillotte ne revienne pour ne point la peiner.
Adieu, Messire Godefroy.
Per Horus,
et per Râ, et per Solem Invictus ... duceres ...
Il est où, Jacquouille ?
Oyez, dame Ginette ! J'ai là une soupelette, qui a beaucoup plu à vos camarades. Ça a un super fumet !
Buvez vite et après nous rejoindrons Godefroy et monsieur Ouille pour la formule.
Mais on dirait une inhalation à l'ail ! Mais c'est dégueu !
Ah non, non, je ne boirai jamais cette merde, hein ! Et quoi encore, eh ?
Dame Ginette, mais ... mais regardez qu'est-ce que vous avez fait !
Vous n'êtes pas invité à ce mariage, alors rentrez chez vous ou je vous expulse manu militari !
M'sieur Jacquard !
C'est elle, elle aussi cette une moyen-âgeuse ! C'est l'épouse de ce Jacquouille !
- Oui, bien sûr, bien sûr. - Mais demandez-lui ses papiers, vous verrez qu'elle n'en a pas.
- Madame ! Madame ! Madame ! S'il vous plaît ! Madame ! S'il vous plaît ! - Madame !
Quoi ?
Moi ?
Excusez-moi, je suis navré de vous importuner mais j'aurais besoin pour calmer monsieur de voir vos papiers.
- Oui, allez, pressons ! - J'ai rien fait, moi !
Voilà.
- Ginette Sarclay, née à Rungis. C'est sont des papiers du Moyen-Age, ça ? - Non.
- Merci [madame], et excusez-nous encore. - Ah, et je peux partir ?
Mais s'ils ne sont pas venus du Moyen-Age, où est-ce que j'ai été, moi, hein ? Où ? Où ? Mais où ? Où j'ai été ?
- Lâchez-moi ! Lâchez-moi le cou ! - Où j'ai été ? Où j'ai été ?
Vous allez finir par me donner la gale ! Espèce de poivrot ! Lâchez-moi !
- Mais vous allez me répondre ? ... - Poivrot !
lci Béa, il faut absolument que je parle au mage.
Je n'ai plus de potion. Dame Ginette l'a foutue par terre.
Elle n'aime pas la souplette au Grand Marnier que j'ai mitonnée.
- Elle a mis du Grand Marnier dans la potion ? - Vous avez mis du Grand Marnier ?
Fallait pas ?
C'est une catastrophe !
Oh, Messire, Messire ! Réveillez-vous !
Je suis ici, messire, je suis ici !
- Calamitas ! - Nous n'avons point bougé de lieu. L’enchanteur a nous encore déconfiés.
A mort ! A mort !
- Qu'est-ce donc cette clameur ? - Mais ...
Mais que veulent tous ces vilains, messire ?
J'en trancher[ai] deux, et la meute va se calmer.
Aux souterrain !
Barnabé ne pourra pas les retenir indéfiniment.
Et vous les deux là, ne restez pas plantés, prenez les malles et suivez-nous.
Il nous faut rejoindre l'armée de Brunswick. Vite ! Vite, filons !
Ils ont estourbi Barnabé !
La porte a cédé !
La porte a cédé !
La porte a cédé, messire !
- Dans quelle époque maudite sommes-nous encore tombés ? - C'est sorcellerie ! C'est sorcellerie !
Non mais, aidez-moi ! Attendez-moi !
Fieffés faquins !
Hola, Messire !
Qu'est-ce donc ? Qu'est-ce tout ... toutes ces hordes ?
Hola ! Allez les tire-au-flanc, là-bas !
Venez prêter main forte à la révolution, sacrebleu !
Par ici, le géant ! Allez !
Amenez-vous, citoyens !
Hola, sergent, c'est un ci-devant. Il est vêtu comme un croisé. Et celui-là a une tenue d'anglais.
- Levez les bras ou je vous troue le front ! - Plus un geste, les aristos, ou vous êtes mort ! - Que trépasse si je faiblis !
Ne fusillez pas ces espions anglais.
Je tiens à les interrogerai moi-même avant de les envoyer à la guillotine.
Allons, Jacquouillet, ne perdons pas de temps ! Hoche attend mes directives.
Oui, Général Bonaparte.
- Mais qu'est-ce donc ces gueux ? - Bonaparte ... et le terrible Jacquouillet, l'accusateur public, allez !
Pouah les gueux !
Mon bon Jacquouille ! Il va falloir être fort aimable avec ce Jacquouillet.
- Oh, pouah ! Avec ce Jacquouillet est un putois ! - Ce putois est ton fillot, crétin ! - C'est mon fillot !
Oh ! C'est mon fillot ! Holà fillot ! Holà ! Holà ! C'est mon fillot ! Holà ! Holà fillot, holà !
Subtitles by: Vitaly (vipo) (Leningrad-Gush Dan). Made by listening in slow motion, using existing French subtitles: http://www.opensubtitles.org/en/subtitles/3879475/les-couloirs-du-temps-les-visiteurs-ii-fr and transcript by Guillaume/William Broome: https://drive.google.com/folderview?id=0B-q0qIJ9VlPFTV9xSVpmY0hCbVU http://www.commentcamarche.net/forum/affich-15043594-recherche-script-les-visiteurs See some notes below in the text of this file. Editing program: "Subtitle Edit".
Notes: 00h05m38.580s Mi-Carême: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mi-Car%C3%AAme 00h56m26.080s Gault et Millaut: annual guide to hotels and restaurants http://www.gaultmillau.fr (quality is measured in number of toques) 01h01m10.580s L'estafette ! : The Renault Estafette is a small front-wheel drive van (https://en.wikipedia.org/wiki/Renault_Estafette) 01h07m26.880s Pascal Sevran - French TV presenter and author: https://en.wikipedia.org/wiki/Pascal_Sevran 01h07m30.880s lnfoRoute http://www.infotrafic.com/ 01h07m36.580s La fillette, La Balue: ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Fillette, https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_la_Balue ) 01h36m59.980s La digue du cul: https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Digue_du_cul http://www.chansons-paillardes.net/chansons_paillardes/Breviaire-paillardes/Les_Paroles/DigueDuCul.html 01h37m44.080s Bertrand du Guesclin: https://en.wikipedia.org/wiki/Bertrand_du_Guesclin 01h39m30.380s Scoubidou: https://en.wikipedia.org/wiki/Scoubidou https://en.wikipedia.org/wiki/Scoubidou_(song) https://www.youtube.com/watch?v=67nZxOINYxQ https://www.youtube.com/watch?v=MqToNqhBLKE 01h42m33.180s Relais & Châteaux: https://en.wikipedia.org/wiki/Relais_%26_Ch%C3%A2teaux 01h45m24.480s Rungis: https://en.wikipedia.org/wiki/Rungis
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