All language subtitles for Boudu (2005)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

"L'Enlèvement au Sérall" (Mozart)

- - -

- On va où?

- T'inquiète.

- Ça tourne!

Vous ne me ferez plus boire, M. Christian!

Je vous préviens, si vous m'emmenez ici...

Arrête de voir le mal partout!

Oh, je suis pas idiote!

J'ai à te parler.

Vous avez eu le dîner pour le faire.

La semaine prochaine, je pars en Italie

pour expertiser une collection.

Il faut bien gagner sa vie.

J'avais pensé t'emmener avec moi.

Qu'est-ce que vous faites?

Et votre femme?

Elle n'en saura rien.

Pas si je viens avec vous.

Elle n'y verra rien.

Elle vit sous camisole chimique.

Elle ne supporte plus personne.

Tout l'irrite.

Le bruit, la lumière, moi.

C'est le calvaire quand

je suis avec elle. Faites-lui un enfant.

Moi, père!

Comment?

Oh, je suis trop bien

avec toi!

Vous imaginez? J'ai 25 ans, vous le double!

Ça tue pas les sentiments.

C'est pas du sentiment, ça.

Regarde, Abélard et Héloïïïse.

Lui est né en 1079, elle en 1101!

Une histoire qui commence comme la nôtre.

Ça finit comment? Très bien.

Y a quelqu'un! Où ça?

T'as dû rêver.

Viens là.

Arrêtez!

On a pas le droit!

On va le prendre.

T'as rien à craindre. Spécial sensations.

Tu sentiras rien!

- Oh! Vous allez beaucoup trop loin!

- Ma Coralie, 2 ans que j'attends ça!

- Vous êtes fou! Vous me rendez folle!

Vous avez entendu?

C'est sûrement un rat.

Y a des rats?

Gondins. Des ragondins ou un castor!

Plouf

Ecoutez, quelqu'un est tombé dans l'eau.

Mais on entendrait crier!

Mais poussez-vous!

Non, pas maintenant!

Là, regardez!

Quelqu'un se noie!

Où ça? Mais là!

Qu'est-ce que je vous disais!

J'appelle les pompiers.

Le temps d'arriver, il sera mort!

Mais qu'est-ce que je fais? Plongez, vite!

Allez!

Ma montre...

Dépêchez-vous! Oui

Restez calme, monsieur, on arrive!

Elle est glaciale!

Allez!

C'est froid! Allez!

- Ahhhhh!

J'arrive!

- Allez!

Qu'est-ce qu'elle est froide!

Je l'ai!

Oh, Seigneur!

Encore un petit effort!

Prenez ma main.

Oui, allez-y.

Tu parles d'un morceau!

Monsieur?

Ça va?

Ahhhhh!

Monsieur? Ça va?

II faut de l'aide.

Il tourne de l'oeil!

Monsieur? Du bouche- à- bouche!

II a une haleine de cheval!

Vous avez un mouchoir?

J'ai appris à la Croix-Rouge.

En général, ils vomissent.

Ça va, monsieur?

II revient à lui.

Ah, non! Faut pas fermer les yeux!

Ouvrez les yeux!

Géronimo.

C'est votre nom?

Géronimo, il a tué Clinton!

Pardon?

Géronimo, il a tué Clinton!

Je crois qu'il délire.

Ne vous inquiétez pas, monsieur.

On va vous ramener chez vous.

- Vous habitez où?

- J'ai pas de chez- moi.

- Vous avez de la famille? - Non.

Des amis? Non.

Il tousse.

- - -

Et votre nom? Boudu.

Boudu?

C'est comme ça qu'on m'appelle.

Qui ça, on?

Je t'en pose des questions à toi?

- - -

Mais enfin, prenez un Kleenex!

Tenez.

Je vous dépose à l'hôpital.

J'ai pas de sécu, ils vont me jeter.

Dans ce cas, je vais appeler le SAMU social.

Ils vous trouveront un foyer.

Y a que des cloches là-dedans.

Tout le monde se pisse dessus.

Vas-y passer une nuit, tu verras!

II pourrait aller chez vous, pour une nuit?

Avec ma femme qui débloque?

M. Christian est marchand de tableaux.

Je suis sa collaboratrice.

J'peux te taper une tige? Je ne fume pas.

Ah, j'ai des blondes.

C'est mieux que rien.

Tu fumes, toi?

C'est le paquet de Julien.

Merci. Je vous en prie.

Boudu tousse.

- - -

C'est une manie chez vous!

Bah, j'ai les éponges imbibées.

Commencez déjà par arrêter de fumer.

Ferme ta fenêtre, j'ai froid.

Non, je suis désolé de vous le dire,

vous ne sentez pas la rose.

Alors, mets le chauffage!

Vous dormez où d'habitude?

Dans les cartons.

Boudu éternue.

Ferme ton carreau!

Je vais essayer de vous trouver un hôtel.

Non, j'pue trop.

Pardon? Je pue trop.

Ils voudront pas de moi à l'hôtel.

Vous avez une chambre d'ami?

Ma femme l'occupe.

Y a la mienne!

C'est une chambre de bonne.

Où tu vas dormir?

Dans la galerie.

Elle est en travaux.

Pour une nuit, c'est pas la mort.

C'est pas à vous de décider!

Comme tu décides rien!

Je réfléchis, vous permettez?

"Enlèvement au Sérall"

- - -

C'était mon matériel des Guides de France.

On aurait pu lui monter une tente.

Du camping, j'en fais depuis 30 ans.

J'ai commencé à 12 ans. J'suis pupille.

Placé chez un boucher.

Un Thénardier!

Votre vie, on verra plus tard.

Il me donnait du sang de cheval.

C'est passionnant, mais là, il faut dormir.

J' peux me débarbouiller? Non, demain!

Si je prends un bain demain,

mes affaires doivent être propres.

Je vais les passer à la machine.

Tu vas au lavomatique en slip?

Je possède une machine à laver.

Pas ici, mais en haut.

Je vous installe dans la remise.

Les waters, c'est où?

Au premier.

Non, il y en a en bas.

C'est bouché, je vous l'ai déjà dit.

Par où qu'on monte?

On ne monte pas. Pissez dans la paillasse.

C'est la grosse commission.

J'ai des grenades intestines.

En cas de guerre, y aura des morts.

Monte te coucher, toi.

Au lieu de rire bêtement!

Bonne nuit, M. Boudu. Pareil, mon bouchon.

Suivez-moi. Oui.

Muslque légère

Ce s'rait plus simple de réparer celui-ci.

Encore plus si vous n'étiez pas tombé à l'eau.

C'est la faute de Clinton. Clinton?

Mon chien, on l'a assassiné y a une semaine.

Un petit chien qu' était capable

de saigner un sanglier gros...

Chut! Vous allez réveiller ma femme.

Avance, j'ai la taupe qui fouille.

- - -

Les toilettes, c'est là.

C'est beau ici. Chut!

- - -

Boudu pète.

Fermez votre porte!

La porte claque.

- - -

Brls de verre

Oh, non!

C'est en ouvrant le frigo. J'avais soif.

Redescendez, sortez de cette cuisine!

Chasse d'eau

- Christian?

Fallait pas tirer la chasse!

Ça sentait mauvais.

Descendez!

J' mangerais bien un morceau.

Oui. Une omelette, c'est possible?

Je vous descends ça. Baveuse.

Oui.

- Christian? Si c'est toi, réponds.

C'est la patronne?

Elle aimerait pas vous voir ici.

T'en sais rien.

Je la connais bien!

Mais tu préfères le petit bouchon.

Descendez ou j'appelle la police!

Qu'est-ce t'as dit?

La police? Fais jamais ça.

Entendu. Descendez.

- Christian?

Oh, ça tourne.

Ça me tourne.

Qu'est-ce que j'en ai marre d'être comme ça!

Quelle heure est-il?

Va te coucher si ça te tourne!

Etj'entends plus rien de l'oreille gauche!

II te reste la droite, va te coucher.

Mais qu'est-ce que tu fabriques?

C'est en ouvrant le frigo.

J'avais un petit creux.

Les dîners chez Hubert, c'est pas...

Huvert?

Non, Hubert, j'ai dîné chez lui.

Je ne savais pas.

Je te l'ai dit 10 fois minette!

Allez, au lit.

Ça sent mauvais!

On dirait une bête morte.

Recouche-toi, j'allume une bougie parfumée.

Tu as vu ses dernières toiles?

Oui, formidables.

- Ça vient la croûte?

Y a quelqu'un en bas!

Non, c'est dehors.

- Qu'est-ce que tu branles?

Attends, je suis pas folle!

Bon, y a quelqu'un.

Qui?

Un type qui se noyait, je l'ai secouru.

Où? Bah, dans le canal.

Tu faisais quoi dans le canal?

Et pourquoi il est là?

Heu... C'était un sans-abri.

Il ne savait pas où dormir.

Y a des foyers.

Quand j'ai évoqué l'éventualité,

il a tenté de m'égorger.

A mon avis, il est un peu dérangé.

Et tu le ramènes chez nous?

Mon ange, j'ai confisqué son couteau.

- Ça vient ou faut que je monte?

Appelle la police.

Non! Va chercher tes calmants.

Pour?

Les mélanger aux oeufs.

Il veut une omelette, ça va l'assommer.

Après, j'appelle la police.

Bon, y a pas d'oeufs!

Coralie en a peut-être.

Attends, je viens avec toi.

Non, tu restes ici.

Non, j'ai peur!

T'inquiète pas, je suis là.

J'ai peur. Grouille, grouille!

Muslque angolssante

- - -

Ahhhhhh!

- - -

J' vous fais du souci?

Ahhhhh!

M'approchez pas!

J' vais pas te manger!

Je sais.

Vous m'avez fait peur.

En ce moment, je suis un peu...

J'vois ça, hein.

C'est-à-dire que je sors d'une dépression assez...

Carabinée?

Oui, j'ai eu des complications.

Des vertiges à cause d'une névrite

du nerf cochléo-vestibulaire.

C'est pas très grave,

mais c'est quand même assez handicapant.

Où est le patron?

II cherche des yeux pour votre omelette.

Chez son assistante.

Ah, oui!

Vous connaissez Coralie?

Comment veux-tu? J'débarque.

"Ah, oui!", c'est comme si vous la connaissiez.

Ça carbure sec chez toi!

Bah, oui!

II m'en reste 5.

Tu m'as mis dans un drôle de pétrin.

Sans vous, il aurait recommencé.

Une perte pour l'humanité.

Faut pas dire ça.

Je plaisante.

Ce que vous avez fait, Dieu vous le rendra.

C'est pour toi, uniquement pour toi.

Ah, j'en reviens pas!

J'en reviens pas!

Me retrouver là, à luncher!

Bois pas trop.

Même en rêve, j'aurais pas pu l'imaginer.

Vous rêvez souvent?

C'est même la principale de mes occupations.

Et toi?

Ma femme est malade, elle a besoin de calme.

Je ne suis pas bruyant.

Vas chercher une bettrave, ma puce.

Pardon? J'ai soif!

Une autre betterave! Comment faut le dire?

En français, par exemple et gentiment.

Tu devrais aller à la cave.

Minute!

C'est pâlot, chez toi.

Je déteste la couleur.

Qu'est-ce qu'elle t'a fait?

On peut effectivement se poser la fraction.

Non?

Je peux finir l'orchestre?

Je vous en prie, allez-y.

Une pichenette?

Non merci, j'ai dîné.

Ça me remonte les seins de bien manger.

Et vous vivez seul?

Je préfère vivre seul que mal accompagné.

Ça peut se comprendre.

T'es mal accompagnée, toi?

Non, je disais pas ça pour moi.

Naître orphelin et mourir si mortel.

C'est l'idéal.

Oui, on pourrait en discuter.

A condition d'avoir une clarinette.

C'est toujours ce que dit l'amiral.

Ah! Vous le voyez toujours?

J'ai été l'écouter chanter le mois dernier.

Vous l'avez trouvé comment?

Sans difficulté.

Allez!

Rentre ici, Jean Moulin.

J'ai les yeux qui me grattent.

C'est le marchand de sable qui passe.

Il est où?

Reparti.

Un iceberg, un iceberg droit devant.

Appelez l'amiral.

S.O.S.

S.O.S.

Christian!

Christian!

Qu'est-ce qu'il s'est passé?

II s'est accroché à la lampe, il a tout fait sauter.

Panique pas! C'est sûrement le disjoncteur.

Il est mort!

Non, le coeur bat.

Il respire.

- C'est ici, messieurs.

Passez par la porte de l'immeuble.

C'est au premier. C'est ouvert.

Ce serait mieux de le conduire aux urgences.

On en vient, ils sont débordés.

Un autocar en contresens. Un vrai carnage.

Oh, mais quelle horreur!

Ça m'embêterait

qu'il casse sa pipe ici.

- Non, c'est du costaud, ça!

Regardez! Ça va le père?

Vous avez fait une syncope!

Les pompiers, vous ramènent chez vous.

Il loge où?

On l'a mis dans la galaxie,

en bas.

Qu'est-ce que tu racontes? La vérité.

Tu parles d'un balai!

Vous nous avez flanqué une de ces frousses!

*57? De PC. Vous en êtes où?

C'est bon, on rentre, on a fini.

*Non, foncez sur l'autoroute.

OK.

Bon, ça risque d'être moins drôle!

Merci, au revoir.

Merci d'être venus si vite.

Bon courage! - Merci.

Il dort.

C'est malin, les pompiers allaient l'embarquer.

Pour le laisser où? Dans la rue?

Ça a peut-être été quelqu'un de bien.

Boudu baragoulne.

Muslque nostalglque

Y a longtemps. Allez, viens.

- - -

Bonjour.

Bonjour, M. Perez.

C'est déjà le cagnard.

Laissez ouvert, M. Perez.

On va aérer un peu.

Debout, M. Boudu.

Il est 9h.

Ah! J' pointe pas, moi!

M. Perez a du travail.

Ah! M. Perez...

C'est qui, lui?

Une connaissance de M. Christian.

Ça pue ta peinture. Ça m'a filé une de ces casquettes.

Oh! Mais c'est pas vrai!

Ça ressemble à un pot de chambre.

Faut vous payer des binocles!

Oh, merde!

Bah, oui! Merde!

Chants des clgales

- - -

Ah! Tu as acheté des croissants?

J'ai préparé ton pamplemousse aussi.

Merci, minou, c'est gentil.

Tu as quelque chose à te faire pardonner?

Non, pourquoi?

T'as meilleure mine qu'hier.

Ça fait des années que je n'avais pas dormi si bien.

J'ai rêvé etj'ai rêvé.

Moi, j'ai pas arrêté de monter et descendre.

Avec l'autre en bas,

j'étais pas tranquille.

Il y a une odeur dans la galerie!

II doit être pourri de partout.

En tous cas, il est solide.

Avec tout ce qu'il a ingurgité!

On aurait pu le tuer!

Prends tes cachets, minette.

Vu les effets dévastateurs sur M. Boudu...

Appelle Bob, si tu veux arrêter.

Bob n'est pas dans ma tête!

Non, mais il la soigne.

Ouais.

T'étonne pas après d'avoir des vertiges.

- Y a quelqu'un? Je peux monter?

Qu'y a-t-il, M. Perez?

Excusez, mais l'architecte qui est en bas...

Quel architecte?

Bah, le gros! II va pas bien!

Qu'est-ce qu'il a?

II dit qu'il a des crampes.

- Ahhhh!

Ahhhh!

Qu'est-ce qu'il y a encore?

C'est comme une raideur. Une raideur?

A quel niveau?

Pas là où tu penses!

Avec l'âge, c'est pire.

Il a vomi dans mes pinceaux.

Oui, merci.

Vous avez mal où, exactement?

Oh, heu... Derrière le ventre, là.

Les reins?

Ça part des rognons et ça remonte dans les tripes.

On vous a déjà opéré de l'appendicite?

Heu... J'sais pas, non.

Ahhhhhh!

Cherchez pas.

Faut appeler Zucker.

Son nom? Boudu.

Boudu, comme ça se prononce.

C'est quelqu'un de la famille?

Qu'est-ce qu'il a au juste?

A priori, un problème urinaire.

Pour calmer la douleur, je prescris du Spasfon.

Avec une analyse d'urine, on y verra plus clair.

Ah! D'accord.

A faire d'urgence.

Quand aurons-nous les résultats?

Ce soir.

Combien je vous dois?

40 euros.

Ça serait pas plus simple de l'hospitaliser?

Pour le moment, non.

Merci, c'était excellent.

Un détail. Un bain serait pas inutile.

- Je m'en occupe.

On est pas à une minute, Yseult.

Tenez. Merci.

Votre femme a l'air de se porter comme un charme.

Elle a toujours ses vertiges.

Je lui avais dit de consulter un ORL.

Elle en a vu 10.

Scanners, IRM mais ils ont rien trouvé.

Elle voit un psy?

Elle y passe ses journées.

Merci, docteur. Au revoir.

Pas question qu'il prenne un bain

dans notre baignoire.

T'as entendu ce qu'a dit le médecin.

Je m'en fous de ce qu'il a dit.

On ne sait même pas qui est ce type.

Il est architecte.

Et moi, Gauguin. Alors, il se barre.

Nu?

Nu?

Ses habits sont dans le lave-linge!

T'inquiètes, je m'en occupe.

Eh ben! Pardon.

Bon, tout va bien, M. Boudu.

J'ai parlé au médecin.

Vous êtes en pleine forme!

Coralie va vous acheter

des vêtements neufs, vous pourrez partir.

Sans rien dans le ventre?

Je fais un café.

Je préfère un Nesquik.

Coralie? Tu files à la pharmacie acheter...

les prescriptions. C'est urgent.

Alors, je suis malade? Oui.

L'autre menteur me dit que non.

Ça ira avec vos médicaments.

Dis-moi exactement ce que t'a dit le toubib!

II a... Il a dit que c'était du calcul.

Du calcul de quoi?

Un petit caillou dans les voies urinaires.

Ça va passer. C'est la vérité.

Je peux avoir de l'argent?

Tu ne traînes pas en route.

Venez, je vous ai fait couler un bain.

Vous en avez bien besoin.

Dis, tu peux m'aider, merci.

Aïïïe! Ah! J'ai mal.

Il y a un problème si le médecin prescrit des analyses.

C'est dans sa tête que ça disjoncte.

Il est agressif en plus, t'as bien vu!

Tu lui mens.

Lui aussi.

Je suis sûr qu'il n'est pas plus malade que moi.

Il a essayé de se suicider.

Il peut rechuter et se pendre chez nous.

Boudu slfflote.

A mon avis, il n'a plus envie de mourir.

La baignoire est bouchée.

Ça a l'air d'aller mieux.

Faut le dire vite.

Je ne trouve plus le Nesquik.

Ça doit être le déplaceur.

C'est quoi, le déplaceur?

C'est lui qui déplace ce qu'on ne trouve plus.

On s'instruit beaucoup à votre commerce, M. Boudu.

Bon, je vous fais un petit café.

Ça me donne de la tapipardie.

Vous prenez quoi le matin?

Rillettes d'oie mayonnaise.

Ça, c'est bon pour la digestion.

C'est pourquoi je veux du Nesquik.

Je descends vous en chercher.

C'est un beau torchon, ça.

Dommage que tu fais pas ma taille.

On peut aller chez Emmaüs, ils ont de bonnes affaires.

Sois pas vache avec moi.

Vache? Après ce que j'ai fait pour toi.

Quoi?

Hier, la patronne m'a demandé pour la môme.

La môme?

Oui, la Nathalie.

Non, Coralie.

J'ai dit que j'la connaissais pas.

Et puis?

Sa majesté pourrait me remercier.

Pourquoi?

Voilà vos médicaments.

C'est plus la peine, il va bien.

Le docteur a dit que non.

Tenez. T'es bonne comme du bon pain.

C'est normal d'aider son prochain.

Tu descends!

Quand le champignon sort, ça doit être le Nevada.

Je sais pas de quoi vous parlez.

Alors, ces vacances, Mme Yseult?

J'étais pas en vacances, j'étais souffrante.

Il m'a rien dit, M. Pamplemousse.

Qui ça?

Votre mari, on l'appelle comme ça

parce qu'il en achète toujours.

Il m'a pas dit que vous étiez malade!

C'était la grippe?

Non, j'avais... un problème d'oreille interne.

D'équilibre.

Maintenant, c'est bien.

Oui, ça va.

Le chocolat en poudre, il est où, M. Souti?

Dans votre panier, madame.

Oh! Je vous encaisse.

Je perds la tête.

Avec ça, vous vous sentirez mieux.

Voilà.

Vous avez pris vos médicaments?

Oui, etj'ai pissé dans la burette.

J'ai débordé un peu, faudra passer une éponge.

T'as débouché la baignoire?

Oui et vos vêtements seront secs dans 20 minutes.

T'aurais pas une cigarette?

Personne ne fume dans la maison.

J'en prendrai en sortant du labo.

Des gitanes blanches, filtres.

Prenez-en une cartouche, on sera tranquilles.

Te sens pas obligé de rester là, je vais pas m'envoler.

J'aurais aimé vous héberger plus longtemps.

Mais j'ai une vie sociale très remplie.

J'ai bientôt un vernissage.

Je sais me tenir.

J'en doute pas, mais c'est impossible.

J'ai rien demandé, fallait pas me sauver.

J'ignorais que je sauverais un...

Tu sais ce qui m'attend dehors?

Je peux vous offrir un autre chien.

J'en veux plus.

Vous vous sentirez moins seul.

J'suis pas seul ici.

Mais je suis jamais chez moi.

Ma femme sort d'une dépression et de l'hôpital.

Moi aussi.

Vous avez déjà été interné?

Un coup, mais par erreur.

Mais mon toubib ne l'a jamais admis.

J'lui ai mis les clavicules dans les genoux.

Maintenant, on dirait un singe.

Je ne sais pas si c'est vrai.

Pourquoi je mentirais?

Arrête de m'emmerder quand je mange!

Puisque vous me parlez comme ça,

je vais utiliser les grands moyens.

Fais-moi piquer pendant que tu y es!

II veut pas me répondre.

J'ai jamais vu ça, jamais!

II finira bien par partir.

Il a pas l'air pressé.

Et ma femme le materne comme s'il avait 6 ans.

Ça l'occupe.

On vous a sonné, vous?

Allô? Coupez votre radio!

Allô?

Le SAMU social?

Je vous appelle parce que j' ai un SDF chez moi.

Il n'a plus trop sa tête.

Non, je l'ai pas invité, il s'est installé.

Voilà, un squatter, c'est ça.

Pardon?

Ah! Uniquement?

Si c'est ça, je le mets dehors!

Allô? Allô!

Une heure pour les joindre et

ils raccrochent!

C'est à eux de ramasser les épaves.

Alors, appelez les éboueurs!

Si c'était possible.

Vous avez pas honte?

Je plaisante. J'en fais quoi de ce type?

Foutez-le dehors, pardi!

Occupez-vous de vos rouleaux.

Klaxon

- Ah!

Je m'absente une minute.

- Monsieur Lespinglet.

Faudrait songer à me payer.

Je vous donnerai un tableau d'Hubert.

Non, j'en ai déjà deux!

Ça vous en fera 3!

Non, plus de cadre! Je veux des espèces.

Joli petit oignon, hein?

- Pardon?

L'assistante du patron.

Jolie, mais pas fute-fute.

Une vraie grenouille de bénitier.

Il est bien le patron sans sa barbe.

On venaitjuste de se rencontrer.

On s'est connus aux Beaux-Arts.

J'étais étudiante, il enseignait la peinture.

Le tableau derrière, c'est de lui.

Oh!

C'est votre gamin, là?

Non, nous n'avons pas d'enfant.

C'est le drame de notre vie.

Slgnal sonore Vos affaires sont prêtes.

Ah! C'est bien ça!

Voilà, c'est sec.

Habillez-vous dans la petite chambre.

Merci.

C'est le patron qui peut pas en avoir?

Hein?

Pardon?

Des enfants.

Oh! Heu... Quoi?

Vous pourriez fermer la porte, M. Boudu!

Perez chantonne "Carmen".

- - -

- Bonjour, M. Boudu.

Muslque légère

- - -

J'ai mis du sent bon, tu sens?

Difficile de pas sentir!

Je t'ai parlé à toi?

Bon, je vais aller casser la croûte.

A tout à l'heure, M. Perez.

- - -

Il est con, lui!

C'est un brave homme.

Je t'ai vue, ce matin.

Avec le joli petit mitron blond.

Il a un beau scooter?

J'en veux un comme ça.

Vous avez un petit vélo.

C'est facile de se moquer.

Je ne me moque pas de vous.

Je dois travailler.

J'ai jamais travaillé, moi.

C'est votre droit.

C'est fatigant de rien faire.

Essaye, tu verras.

En tout cas, Mme Yseult est plus sympa que toi!

Là, c'est vous qui n'êtes pas gentil.

Vous êtes ici grâce à moi.

Si c'est grâce à toi, c'est que tu m'aimes un peu.

Vous m'embêtez, M. Boudu.

Donne-moi un p'tit bisou.

Un tout p'tit bisou.

- Hum hum!

Je vais au marché.

Qu'est-ce qu'on mange?

Venez, nous choisirons ensemble.

Je préfère rester là, au frais.

Bon, bon.

J'apprends à travailler.

Elle penche, la patronne.

Tout se paye dans la vie.

Ça veut dire quoi?

Je n'aime pas dire du mal d'autrui.

J'veux juste savoir pourquoi elle penche.

Pendant des années, elle a eu un penchant pour l'alcool.

En gros, tu préfères le patron?

Notre relation est purement amicale!

C'est tout, hum?

Je lui dois beaucoup.

Combien?

Je parle de reconnaissance.

Faudrait pas non plus qu'il en abuse.

En 2 ans de travail, il n'a jamais eu un geste déplacé!

De toute façon, les relations physiques

hors mariage ne sont pas souhaitables.

J'insiste pas.

Chants des clgales

- - -

Hé!

Bonsoir.

Bon appétit.

Vous êtes bien installé.

T'as un peu de monnaie?

Je suis pas bien riche, mais...

Tenez.

Merci, mon prince.

Vous êtes...

Géronimo. Vous êtes de la police?

Pas du tout.

T'en as la tête.

Non, je suis marchand de tableaux.

J'ai une galerie à Aix-en-Provence.

Christian Lespinglet.

J'y passerai si j'peux.

Vous connaissez un certain Boudu?

Pas qu'un peu!

II a vécu plusieurs mois ici.

Vous me rassurez!

Ce pauvre homme perd la mémoire.

Je l'ai sauvé de la noyade, en bas.

En ce moment, je l'héberge à la maison.

Si j'étais seul, il resterait.

Mais ma femme est...

Pas question qu'il revienne!

II m'a assez emmerdé, ce pédé!

II revient, j'incendie ta boutique.

J'ai l'adresse!

Que lui reprochez-vous?

II m'a pris ma ciboulette.

Votre ciboulette?

C'était ma femme.

Je l'avais prévenue qu'il avait le mauvais oeil.

Mais, il l'appelait sa "Sainte". Sa Sainte?

La ciboulette y a cru.

L'autre saloperie me l'a violée dans un bois.

10 coups de suite!

Elle est où votre épouse?

Au cimetière.

Morte, assassinée!

Saignée par Boudu, 50 coups de couteau.

Mais vous n'avez pas porté plainte?

Prends-moi pour un con, je l'ai fait.

Rusé comme il est, il s'est fait passer pour cinglé.

Et ils l'ont foutu à l'hosto.

Quel hôpital?

Je sais pas.

Après, il s'est radiné pour récuperer son clébard.

J'y ai dit que je l'avais noyé.

Dites-moi s'il a de la famille.

Ciboulette et moi, on était sa seule famille.

Maintenant qu'il crève la gueule ouverte, ce bâtard.

Allez, tire-toi!

Bien sûr.

Bonne journée.

Franchement...

Vous allez pas croire ce que vous a dit ce clochard?

II ne doit plus avoir toute sa tête.

Peut-être, mais il n'y a pas de fumée sans feu.

Vous êtes en train de vous monter la tête.

Il m'angoisse ce type.

Il a un regard d'enfant.

Et des mains de boucher!

Klaxon

Faut que je me sauve.

Où tu vas?

A mon cercle de prière.

Avec le commis boulanger?

II habite à côté, il me dépose.

Muslque douce

- - -

48000 euros, c'est pas rien!

Je vous rappelle qu'il vous reste un joker.

Vous avez donc la possibilité d'appeler un ami.

J'en ai pas d'ami.

Réponse "D".

On a perdu.

M. Boudu m'a offert des fleurs.

Et le résultat des analyses?

C'est gentil, non?

Je t'ai posé une question.

Réponse "D".

C'est mon dernier mot, Jean-Pierre.

Sonnette

Va ouvrir, ça doit être Mme Picou.

Qui?

L'infirmière.

Pour?

Le médecin veut des analyses supplémentaires d'urgence.

"D".

Ça y est, j'ai gagné 48000 euros!

48000 euros!

Ah! Ah! Ah!

Bah! Je regarde!

Je m'en fous!

Des analyses de quoi?

De sang.

Il veut un bilan complet, ça prendra 2 ou 3 jours.

Je l'ai mis dans la chambre d'ami.

Je lui ai dit que tu l'occupais.

Ecoute.

Boudu ment, tu mens, ça fait un point en commun.

Allez, va ouvrir!

Je continue, Jean-Pierre.

Oui, je continue.

- Amélie a téléphoné

pour confirmer le rendez-vous du week-end prochain.

Ça nous fera du bien de partir un peu.

T'es pas en état de voyager.

Je vais mieux. Je suis même allée au marché.

On peut pas le laisser tout seul ici!

Bécassine n'a qu'à le garder.

C'est pas le travail de Coralie.

Pour ce qu'elle fait à la galerie.

Elle est en stage.

Depuis 2 ans?

II a fait quoi de sa journée, l'autre?

On a discuté.

Il m'a posé des tas de questions.

Comme le numéro de ta carte bleue?

Je crois pas qu'il soit malhonnête.

Bois pas trop, minou.

Il adore ton petit tableau.

J'ai fini.

- - -

Oui, 5 minutes!

Es-tu vraiment consciente de la situation?

C'est provisoire. Dans 3 jours, ça sera pareil!

T'as une solution?

Le SAMU peut le reprendre s'il est dans la rue.

Voilà ce qu'on va faire...

On va le bourrer de calmants, comme hier.

On le descend, on le dépose dans la rue,

sur le trottoir et on appelle le SAMU social.

J' peux avoir la suite?

Oui, j'arrive.

T'as entendu ce que j'ai dit?

Et si on nous voit?

A 2 heures du matin, y a pas un chat.

En plus, il pèse une tonne!

Non, le mieux,

ce serait de le tuer!

Découpons-le etjetons-le à la poubelle.

Je plaisante pas.

Ça vient?

Levez-vous maintenant!

Faut que je me repose.

C'est pas une clinique, ici!

Ah, non! Ouvre la porte.

Il partira pas comme ça, cet abruti!

C'est pas un abruti,

mais un naufragé dans un monde sans pitié,

qui colle comme un chewing-gum

aux pas d'un bourgeois égoïïïste.

Il t'a envoutée!

Ecoute, il est en déficit affectif total.

Moi aussi.

S'il te plaît.

Voilà une cuisse.

- J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi gentil.

T'es une vraie sainte!

"L'enlèvement au Sérall" (Mozart)

- - -

C'est beau!

C'est l'air du condamné à mort.

Il dit qu'il va mourir à l'aube.

Pauvre gars!

Mais que la vie est magnifique.

- - -

T'entends ça, ma puce?

Vous n'êtes pas obligé de me frapper!

Tu dors, minou?

Non, je me suis assoupi 2 secondes.

- - -

Va mettre la viande dans le torchon!

Vous n'avez pas d'ordre à me donner!

Tu permets, j'écoute.

Je vais descendre me chercher une poubelle.

- - -

Coralie?

C'est moi, Christian.

- - -

T'as un corps splendide.

Soyez sérieux.

- - -

Tu sens bon le lait, comme les jeunes filles.

Je vais aller vous faire une camomille.

Je préférerais une petite flûte.

Une flûte?

De mousseux.

- - -

Chuchotements

Muslque nostalglque

- - -

Petlts crls de plalslr

- - -

- - -

Yseult? Hum?

Je t'emmène dans le lit.

Ah, non! C'est pas vrai!

Qu'est-ce que vous foutez là?

Oh, t'es une vraie salope!

Non, c'est Christian.

Vous vous êtes trompé de chambre.

Où t'étais? Levez-vous.

Ahhhhh!

On t'attendait pour boire un coup.

J'étais bien dans ce lit.

Vous avez une chambre.

Ah! Arrêtez vous m'étouffez!

Fais-moi un bisou. Non, lâchez-moi!

Juste un bisou, j'vais pas te tringler!

N'allez pas trop loin, Boudu!

Où veux-tu que j'aille, ma puce?

Je suis très bien ici!

Fais-moi un bisou.

Ça suffit!

J' veux un bisou.

"L'enlèvement au Sérall" (Mozart)

- - -

- Bah, non! C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'estjamais bien ce que je fais!

C'est pas la bonne tonalité.

Hubert, tu nous a demandé un jaune Chagall.

Non, sale, un jaune sale.

Il est pas frais, le pape, t'as vu?

J'accroche rien là-dessus, ça percute pas.

Accrocher quoi? T'as rien peint!

J'ai besoin de temps, de stimulation.

Comme d'habitude!

Tu m'as demandé 2 avances, tu les a eues.

Je fais tout pour toi!

Je paie tes catalogues, tes encadrements.

Je m'occupe de ta comptabilité.

Je paye même ton herbe!

Tu prends 60%/% sur les toiles que je peins.

Commence par les pondre!

Je pondrai, comme tu dis avec ce mépris

de petit boutiquier qui est le tien,

lorsque les murs serontjaune sale.

Dites, c'est quoi jaune sale?

Pense à Van Gogh.

Un jaune pur. Pour la saleté, vois avec monsieur.

Il s'enrichit honteusement

sur le dos des artistes.

Hubert!

Tu n'es pas un artiste.

Tu es une caricature d'artiste.

Qui fait vivre ta galerie?

Sans moi, tu es mort! N'oublie jamais ça!

Bon alors, on fait quoi?

Je sais pas!

On verra. Foutez-moi le camp.

Il faut me régler.

On fera les comptes.

Bon, je vais prendre un pot. C'est ça.

C'est ce scooter que je veux.

Combien il coûte?

Téléphone 999 euros.

Galerie Lespinglet, bonjour.

Oui, ne quittez pas.

M. Mansour.

Ça fait combien en francs, ça?

Comment allez-vous? 6500 francs.

Très bien!

L'exposition se présente bien.

A combien de "à l'heure" il va celui-là?

Les dernières toiles d'Hubert sont remarquables.

Menteur.

Foutez-moi le camp.

J'ai du courrier à poster.

Vous y allez?

D'accord, mais j'veux un bisou.

Une minute, M. Mansour.

Allez-y maintenant.

Je veux un bisou.

Fais-lui son bisou, allez!

C'est où la poste?

A 100m à droite. C'est loin.

La levée est à 15h, ça vous laisse 3 heures.

Oui, ça devrait le faire.

J'irais plus vite avec mon scooter.

Oui, excusez-moi, M. Mansour.

Oh, j'y peux rien.

Il me fait rire!

Oui, oui, ce sera formidable.

Mais fais-lui un chèque à Perez.

Il veut du cash etj'en ai pas!

Passe au distributeur.

Je ne peux plus tirer d'argent.

Depuis quand?

Une semaine ou deux.

J'ai plus de carte, plus de chéquier.

Tu m'as rien dit!

Je voulais pas t'alarmer. T'inquiète pas.

J'ai mon livret. Tu le paieras Perez.

Et bientôt,

on aura l'explosion d'Hubert.

C'est un succès.

Chaque année, on vend tout.

Bien sûr.

Grincements

C'est quoi?

C'est Boudu qui bidouille.

Qu'est-ce que vous faites?

J'pose un verrou, on ne saitjamais.

C'est effarant!

C'est quoi ça? - Mes affaires.

Ça vient d'où?

De la consigne de la gare SNCF.

Tu vas me chercher l'aspirateur dans la galerie?

C'est demandé si gentiment.

C'est à moi que ma femme s'adresse.

Ta femme! T' en es pas propriétaire.

Mais vous allez où?

Là où personne peut aller à ma place.

Il râle.

Regarde-moi ce chantier!

Ça met de la vie.

Bientôt, il pendra la crémaillère avec ses potes.

Arrête de tout voir en noir.

Boudu plsse. Boudu! Fermez votre porte!

Tu sais qui c'est ce type?

Un ancien trapéziste.

C'est ce qu'il dit! C'est un mytho,

détrousseur de femmes, violeur, assassin!

Je me demande qui est mythomane!

Je te jure, c'est la vérité!

Tu cherches toujours à m'angoisser!

Je comprends pourquoi je suis toujours mal!

Tout est de ma faute!

*Oh, Danlela Pourtant ne crols pas

Que tu peux, Danlela, jouer avec l'amour

Sans rlsquer de te brûler un jour

Oh! C'est malin!

Ça fait 2 heures qu'on l'entend!

Bah, j'vais mettre autre chose.

Il est minuit!

Et alors?

Vous êtes vraiment un parasite!

II en faut!

Le mérou quand il veut se curer les oreilles...

Ça n'a pas d'oreilles, un mérou.

Je te parle de par où qu'il respire.

Ce sont les ouïïïes.

Bon, imagine que t'es un mérou.

Tes oreilles te démangent à mort.

Comment que tu fais quand t'as pas de bras?

N'importe quoi! Tu serais bien content

qu'un parasite te soulage les portugaises!

Etje te parle pas quand il vient te gratter le fion!

Ça te fait rire, toi?

* Chanson douce

T'es complètement psycho-rigide!

- - -

*Oui?

Bob, c'est Christian. Faut que je te parle.

Ecoute, il est tard, etje suis pas seul.

Si tu ne m'ouvres pas, je défonce la porte!

Bon d'accord, je t'ouvre.

T'es psychiatre? Et puis?

On interne pas les gens comme ça.

Il en sort, de l'asile!

T'es sûr?

II me l'a dit.

Pour l'interner, il faut

l'accord de la famille.

Il en a pas!

Dis-moi pourquoi tu l'as ramené chez toi.

J'avais pas le choix, il m'a menacé!

Pourquoi tu vas pas porter plainte?

Par peur. C'est un psychopathe!

A quoi tu vois ça?

Son meilleur ami a dit qu'il a tué sa femme.

Il est marié?

Non, non, il a tué la femme de son meilleur ami.

Et t'as vérifié?

Non, mais dans ses affaires, il y avait un crâne!

Moi aussi, j'en ai un.

Un crâne humain!

Pas un cendrier!

Avant d'être un cendrier, c'était le crâne

de ma dernière victime.

Très drôle!

Va savoir!

Tiens, avale ça, vieux.

Qu'est-ce que c'est?

Un relaxant naturel à base de passiflore.

Ecoute-moi, demain, je veux le voir.

Si je l'amène ici, il va se douter.

Non, il vaudrait mieux que tu passes à la maison.

Mais ne dis pas que t'es psy, il t'étranglerait!

T'es comment?

Pas bien du tout.

La nuit, je me réveille en sursaut.

J'ouvre un cercueil...

etje suis dedans!

Dehors, un corbillard m'attend, tiré par 3 cabillauds

avec des cirés jaunes trop petits pour...

T'as pas compris. T'es venu ici comment?

A pinces. Je vais te raccompagner.

Où ça?

Bah, chez toi, vieux.

Muslque légère

On goûte pas, merci!

- - -

Je vous sers quoi, madame?

Beurk!

C'est du propre ça, hein?

Ça pue le mazout!

- - -

J'ai pris des oeufs, du gruyère.

Quelque chose vous ferait plaisir?

Du camembert.

Vous l'aimez comment?

Un qui klaxonne, mais qui jambonne pas!

Et de Normandie.

D'où voulez-vous qu'il vienne?

Y a 2 sortes de camembert.

"Fabriqué" en Normandie et le "de" Normandie.

C'est quoi la différence?

"De" Normandie est fait en Normandie avec du lait normand.

"Fabriqué" en Normandie, c'est du lait étranger.

Du lait, c'est du lait.

Non. Le lait normand, c'est pas du lait polonais!

Dans le lait normand, t'as de la fleur de pissenlit,

de la patte d'oie, de l'iode.

C'est bon, je le sais.

Ça aussi faut le dire aux clients, ma puce.

Des puces, t'en as plein la couenne!

Allez, paye. Cadeau.

Vous êtes un drôle de personnage, Boudu.

Idiot, tu veux dire? Ah, non!

Non, mais étrange, mystérieux.

A quoi vous pensez?

Tu vois le ciel, là, bleu?

Bah, dans ma tête, c'est comme ça.

C'estjoliment dit. Oui.

On frappe.

Qui est là? Boudu.

Muslque légère

- - -

Je te rapporte tes oeufs.

Fallait pas.

Ils sont au coque. Avec des mouillettes, un délice.

Merci.

C'est drôlement bien arrangé chez toi.

- - -

Je dois me préparer.

Tu sors t'amuser?

Aider pour le catéchisme.

Catéchisme? Quelle idée!

Ça peut paraître incongru, mais je suis croyante.

Ça empêche pas de profiter de la vie.

Une belle fleur comme toi, c'est gâché!

Je suis une fleur très banale.

La pâquerette aussi.

Pourtant...

Quand tu la regardes de près...

De très près...

Je suis en retard. Oui, je m'en vais.

Mange ta viande. Trop saignant pour moi.

C'est moi qui l'ai cuite.

J'ai pas les mêmes goûts.

Dis pas de conneries. Va recouper du pain.

J'remets le plat, la fin de mois va être dure.

Pourquoi vous dites ça?

Ton peintre, le pâlot, ton Colvert...

Hubert. Hubert, il a pas peint

un seul cadre.

On risque une fin de mois morose.

Faut se serrer le slip.

J'peux oublier mon scooter!

- Qu'est-ce que ça veut dire?

T'as vu le travail d'Hubert?

Boudu me dit qu'il n'a rien peint.

Va t'occuper du Hubert. Vous en mêlez pas!

Sonnette Ce doit être Bob.

A cette heure-ci?

Je lui ai proposé de prendre un café.

Bob qui?

C'est mon...

Meilleur ami.

Ah!

Salut, Bob, ça va?

T'as une mine superbe. Je me sens mieux.

Bonjour. Boudu, un ami de passage.

- Enchanté.

Enchanté.

Tu veux manger?

Y a du rôti.

Je suis végétarien.

Un déca. Moi aussi.

Vous voulez un café?

Non, j'ai pas fini ma viande.

Pardon.

Il rote.

C'est du propre!

Tu préfères que je pète?

Ni l'un ni l'autre.

Ça va tes affaires?

Doucement.

Vous êtes de la partie?

Bob milite pour l'écologie depuis longtemps.

Faut pas se priver.

Je me méfie de la viande.

T'as jamais manqué, toi.

Connaissez-vous la maladie de Creutzfeld-Jakob?

Non, mais j'ai entendu mes boyaux vides.

C'est fini.

Hé... 35 ans de misère, le Boudu!

Ça a dû vous laisser des séquelles

sur un plan psychologique.

Tu pisses droit, toi?

Je m'intéresse à toi, vieux.

M'appelle pas vieux!

Y a des limites.

On n'a pas fait les poubelles

ensemble.

Il maugrée. Ça aime pas le rôti!

On a compris!

J'dois me taire?

Pourquoi avoir dit qu'Hubert ne peignait plus?

Occupe-toi de ta femme!

Je le fais!

Pas ça, et elle, ça la chatouille sous la culotte.

C'est d'un raffinement!

J'ai pas fait polytechnique.

On s'en doutait.

Fais gaffe, le mangeur de luzerne.

- Christian, tu viens m'aider?

Oui.

Prends les tasses. - Bois un coup.

Pourquoi Bob est ici?

Boudu devrait aller en maison de repos le temps de...

De quoi? De retrouver un équilibre

psychologique.

Je ne sais pas qui est le plus déséquilibré.

- J'serais dans le trou

si j'avais pas eu de viande!

Tu entends? On interne pas les gens pour ça.

Tu l'as été pour moins.

Justement!

T'en es pas morte. Désolée!

Voilà, ça recommence!

Je sais de quoi tu es capable.

Si j'avais été capable,

je me ruinerais pas la santé à vendre de l'art.

20 ans qu'on vit comme des cloportes!

Les cloportes, eux, se reproduisent.

- Gros cul! - C'est moi le gros cul?

Calmez-vous.

Qu'il me respecte!

Allez, oh! C'est bon, vieux.

Je t'ai déjà dit de pas m'appeler vieux!

Arrêtez. Qui c'est lui?

Mon psy. Un fou!

Partez ou je porte plainte.

Je vous ferai interner!

Pourquoi tu t'énerves?

Tu veux qu'il parte!

J'préfère vous laisser entre vous.

C'est pas à la minute. Partez demain.

On n'est pas des sauvages.

C'est plus sage, Boudu.

Allez.

Laisse-moi.

Bravo!

Avoue qu'il est grave, vieux.

T'as l'air fin!

J'suis pas tranquille. Je vais prendre un truc.

Où sont tes médicaments?

A la poubelle, j'ai tout balancé.

Tu vas bien? Très bien!

Tu as de la chance.

Moi, ça va pas du tout.

Appelle Bob, ton grand ami.

Le meilleur psy de la région.

Vous étiez complices pour m'empoisonner?

Et c'est Boudu le monstre?

Mais je... Bonne nuit!

Rallume, j'étouffe. Faut qu'on parle.

Il faut qu'on parle.

Où tu vas?

Dormir dans le salon.

J'ai pas envie de parler.

Ecoute-moi 5 secondes.

Demain, je déjeune avec Hubert.

Viens avec moi.

T'es la seule qu'il écoute.

Il doit peindre sinon on ferme.

Yseult, j'ai besoin de toi.

On ne vous met pas dehors.

Toi, non. Mais lui, si!

J'trouve pas mon surin.

C'est moi qui l'ai. Tu fous quoi avec ça?

Je descends vos affaires. Non, garde-les.

Vous allez aller où?

J'ai une cousine à Gerbault qui vend des parapluies.

Autorisez-moi à vous offrir le billet.

J'veux pas te ruiner.

Non, ça me fait plaisir.

J'espère qu'on va se revoir.

Oh, y a pas d'urgence.

Je vais chercher la voiture.

Je suis triste que vous nous quittiez.

Venez, vous allez rater votre train.

On a le temps, il est dans 2 heures.

- On a un déjeuner important.

Je voulais m'élégancer un peu.

Vous élégancer?

Vous élégancer? Oui.

Si Boudu débarque en cloche, la cousine va me jeter.

Si vous voulez qu'il revienne, faut le dire.

- Christian!

Pars devant. Je m'occupe de Boudu.

Il a pas besoin de fringues!

Tu veux qu'il parte ou pas?

Je l'habille etje te rejoins chez Hubert.

On n'a plus un rond! Je suis passée à ma banque.

Je dois payer Perez.

J'irai chez Emmaüs. Va.

Muslque légère

- - -

C'est des belles chaussures, c'est sûr.

Mais j'vais avoir des ampoules quand même.

J'ai cru que ça vous ferait plaisir.

T'étais pas obligée, hein.

J'ai rien demandé.

Quand on est psychologiquement défaillant,

il faut avoir une bonne image de soi.

Pour soi et pour ceux qui nous regardent.

Personne ne regarde Boudu.

Maintenant, si!

Habillé comme ça, on dirait un médecin.

Les roseaux, ça va pas!

Et votre train? J'prendrai le suivant.

Oh, non!

J'voudrais que tu me voies beau.

Mais vous êtes beau.

Beau comment?

Comme un dieu. Je te fais envie?

C'est pas le problème.

Oui ou non?

Heu... oui. Bon, alors...

On s'embrasse?

Je vous embrasserai sur le quai.

Non, et si je claque dans les 2 minutes?

Viens, je t'offre un verre.

Vous n'avez pas d'argent.

Coralie m'a donné un p'tit billet.

- - -

Mme Lespinglet.

Salut.

On peut prendre une chambre si tu veux.

Arrêtez de... délirer.

Fallait pas me chauffer

le thermomètre.

Bon.

Mon mari m'attend, vous avez votre train.

Tenez, voilà pour votre billet.

Partez. 20 ans que tu vois ton guignol.

J'ai un déjeuner important avec Hubert.

Moi, c'est pas important?

De grâce. Tu m'as dit que tu me comprenais.

Qu'il valait mieux vivre seul que mal accompagné.

Je ne me souviens plus.

- - -

On va pas se quitter comme ça?

Même la meilleure compagnie se quitte.

J'ai même pas de photo de toi.

Faudrait une photo de nous deux.

Hein, Yseult?

Hein?

Attendez. J'vous vois pas.

Soyez raisonnable, Boudu.

Votre cousine vous attend, s'il vous plaît.

- J'ai pas de cousine.

Comment ça? Ma seule famille, c'est toi.

Allez, une dernière.

Faut fermer, voilà.

Oh, t'aimes ça. - Oh, oui.

*ll s'agit d'une offre incroyable. Vous pouvez avoir

le Rase-airbed plus le Conty-coach.

Un lutteur de sumo poids lourd

mettra au défi la résistance de ce matelas.

Profitez de l'occasion

pour prendre commande de votre Raise-airbed.

Coralie? C'est moi.

Ma femme n'a pas appelé? Non.

Est-ce que tu t'es absentée?

Non, non. Oh, dégage!

M. Perez est ici pour être payé.

Il me gonfle. Je l'emmerde, Perez!

Je lui dirai.

Alors?

II vous paye demain matin sans faute.

Quand même!

Allez, au travail, M. Perez.

Muslque napolltalne

- - -

Tu commandes une autre boutanche.

C'est la 2e qu'on s'enfile.

- - -

Tu vas pas me faire la leçon.

- - -

La p'tite soeur!

On n'a qu'une bille, non?

Donne-moi du carmaya, darling.

- - -

Y a si longtemps que je rêvais de l'ltalie.

Hé, viva Italia!

J'ai pas de billet.

On a pris le train comme ça.

On va descendre. L'addition.

Si, si. On descend là.

Alr d'opéra

- - -

- Donne-moi cette main.

Qu'elle est douce. Oh, oui.

Ah, qu'elle est douce.

Oh oui, qu'elle est douce!

Oh que c'est bon! Hum!

- - -

Crls de plalslr

- - - - - -

Ça te donne pas des idées?

- - - - - -

Eh ben, tant pis!

- - - - - -

Tant pis, tant pis!

- - -

Mer-de!

- - -

Téléphone

*Lalssez un message, on vous rappellera. Mercl.

- - -

C'est moi. Qu'est-ce que tu fais?

- - -

Mer-de!

On baise!

On lime! On astique!

Oh, viens! Viens!

*J'espère que l'autre tache est partie.

Non, pas encore!

Oh, oui!

*Noooon! Crash de volture

- - -

Moblle

- - -

C'est toi? Je m'inquiétais.

Je vais être un peu en retard.

Le mieux, c'est qu'on se retrouve au Relais Cézanne.

Non, tout va bien.

Pas de problème.

Je t'embrasse, mon minou.

Klaxon Doucement!

Sur le quai, il a fondu en drame.

En larmes. J'ai dit quoi?

En drame. T'as bien fait de pas céder.

Quel comédien! II a raté sa vocation.

Tu ne sais pas tout.

J'ai...

Quoi?

Je sais pas ce qui m'a pris.

C'était pas un coup de tête.

C'était l'expression d'un sentiment, d'une compassion.

Fais court. Ça va pas, non?

Mais roule-moi dessus tant que tu y es!

Je lui ai accordé...

une petite...

Enfin, tu me comprends.

Une quoi?

C'est pas du tout ce que tu crois.

Je m'attends au pire.

Je lui ai accordé un sursis.

Une semaine.

Tu plaisantes? II est où là?

A la maison. Coralie le surveille.

J'aurais jamais dû te laisser seule avec lui.

Pardon. Végétarienne Ste-Victoire.

Effilade de saumon et son duo de salaison.

Tu te fais une mauvaise opinion de Boudu.

Habillé en Lanvin, il est...

Il est pas mal du tout. En Lanvin?

J'y ai acheté un costume. Une fin de série.

Bah, écoute. Si t'as de l'argent à perdre...

Achète-lui son scooter. Un camion et on sera tranquilles.

Tu sauves un homme qui veut se suicider.

Je l'ai sauvé contre son gré.

Il voulait mourir.

Il avait décidé, de son libre arbitre, de se suicider.

Peut-être nous lui avons redonné le goût de vivre.

Klaxon

Tu aurais vu la joie dans ses yeux

quand je lui ai dit qu'il pouvait rester.

Un regard... D'alcoolique.

Je l'ai été, moi aussi.

Non, mondaine.

Aider cet homme pourrait redonner un sens à ma vie.

L'aider? A se réinsérer.

Il a un Q.I. De bigorneau. Il sait pas lire.

Je peux lui apprendre. J'ai pas d'enfant.

J'aurais l'impression d'être utile.

Je voulais t'emmener en Italie. C'est raté.

Tu peux y aller seul.

Bien sûr.

Coup de freln

T'as pas vu que je passe!

J'suis pas assez grosse? Ça va!

En plus, tu râles? Pauvre con!

M. Perez, que faites-vous là?

Je viens chercher mon petit cadeau.

Vous n'êtes pas le seul à réclamer.

Entrez, M. Perez.

Je vous dérange 5 secondes.

Le courrier peut rester en bas.

Oui, mais...

M. Perez voudrait son argent.

Où as-tu...

Dans les clés de mon sac.

Dans quoi? Où ça?

Dans mon sac sur la table. T'es sourd?

Le petit déjeuner.

- Fallait pas, j'allais me lever.

Désolé pour la corvée d'hier.

Pardon?

Te faire garder Boudu.

C'était pas une corvée. C'est rien.

Il va te ficher la paix.

Ma femme va le prendre en main.

J'ai cru comprendre. On a la paix.

Ce Boudu, c'est une bénédiction.

A nous l'ltalie.

Je te rejoins. D'accord.

Muslque napolltalne

- - -

Crls de plalslr

- - - - - -

Oh, je ressuscite.

Je ressuscite. Viens!

Je fais que ça.

VIENS! Bon, d'accord.

Ce soir, tu seras tranquille. On va à l'opéra.

Allez, hop là! Là!

L'amour est enfant de bohème

II n'a jamals connu de lol

SI tu ne m'almes pas, je t'alme

Et sl je t'alme, prends garde à tol

(Choeurs) Prends garde à tol

SI tu ne m'almes pas

SI tu ne m'almes pas, je t'alme

Vous étiez où?

Perez ne m'a pas lâchée de la journée.

C'est pas grave. Une babiole pour toi.

- - -

Vous êtes toc-toc dans votre tête.

Je suis toc-toc de toi.

Vous avez payé comment? Ton billet.

Mais... Y a pas de mais.

Y a plus de mais, Coralie.

Je veux vivre, tu comprends?

Etre moi-même. Cesser de faire semblant.

Faut quand même une morale. Quelle morale?

- Christian?

Christian?

A ce soir dans ta chambre.

- - -

Aaaah!

5 pipes et c'est gagné.

Une peluche. Attention, ça part vite.

Oui, oui.

Une peluche.

Vous êtes complètement givré!

Foutez le camp!

A la guerre, on tire pas des pipes.

Michèle, t'as vu?

Vous êtes un peu fou.

Qui vend des armes périra par les armes!

Christian fera avec toi comme avec sa pauv' femme.

Oh, pas si pauvre.

La galerie lui appartient.

Raison de plus pour rien attendre de lui.

J'attends rien. C'est lui qui veut vivre avec moi.

Comme Abélard et Héloïïïse.

J'espère qu'il finira pas comme Abélard.

On lui a coupé les couilles.

Oh! Lis donc ses lettres.

Vous savez pas lire. Je sais écouter.

Y a pas que les livres. Y a leur actu.

Elle est à moi! Oh, ça va pas?

J'ai rien fait.

Piquer à un môme.

Offre-m'en une.

Pauvre type!

Allez, viens.

Allez, je vais t'en payer une autre.

Plano mécanlque

- Pourquoi avoir fait ça?

- - -

J'avais envie. Fallait me le dire!

Je vous en aurais offert une.

Je préfère chiper.

Si tu me donnais ton corps, bah, j'en voudrais pas.

Mais chiper un baiser... comme ça.

Ça, c'est épatant.

La patronne, ça vous suffit pas?

Elle a un grain.

Je vous ai entendus dans l'appartement.

Ça vous gênait pas.

Bah, elle avait bu.

Une douche froide et c'était terminé.

Je l'ai fait par charité.

Elle est malheureuse avec son glandu.

J'aime pas la grossièreté.

Comment tu peux prendre du plaisir avec ça?

Y a rien entre nous!

Et l'autre soir, au bord

du canal? Eh bien...

Il voulait de la tendresse.

C'est un homme malheureux.

Un écorché vif.

Et moi, j'suis pas malheureux?

- - -

Le bon Dieu a voulu qu'on se rencontre, Coralie.

- - -

J'suis une vieille herbe.

Toi, t'es la rosée du matin.

J'ai besoin de toi.

- - -

C'est si court, une vie.

Coralie.

- - -

- Ça me tourne.

Fais attention.

Je sais pas ce qui s'est passé. Ça allait mieux.

Tout à coup, j'ai le mal de mer.

Ça va aller. Ça va aller.

- Ça tourne.

Là, ça ne tourne plus?

Allongée, non.

T'as jeté tous tes médicaments aussi!

Repose-toi, demain, ça ira mieux.

Oui, retourne voir la fin du spectacle.

Non, je reste avec toi.

"M'attendez pas. Suis sorti avec Coralie."

Crls de plalslr

C'est la vie! C'est la vie!

- Oh, j'ai honte.

Mon Dieu! On va lui dire.

Je t'emmène au ciel pour le voir.

Ne dis pas ça. Il en a vu d'autres.

Oh oui! Encore!

Ah... oui! Plus vite!

- - - - - -

Bonsoir,

M. Christian.

Bonsoir, Cyril.

Ça va?

Ça va.

Attends. Attends! Quoi?

Quoi? J'ai entendu sa voix.

Bah, si t'entends des voix...

Et ce match? - Terrible!

Les pauvres, ils ont rien vu.

Allez, bonne nuit.

C'est ça, bonne nuit.

Que faites-vous chez Coralie?

J'ai le flageolet à l'air, tu piges?

C'est qu'une enfant!

Ça t'a pas gêné sur le bord du canal.

Ta délirante te suffit pas?

Ma femme allait bien. Veuillez la respecter.

Tu m'as respecté avec ton médecin des fous?

Le seul qui vous connaît a dressé un portrait terrifiant.

Qui? M. Géronimo. Vous avez tué sa femme.

Des chauffards l'ont écrasée!

Tu devrais te renseigner!

Ma femme est inquiète pour vous.

Veuillez descendre à l'appartement.

Ce serait un minimum, Boudu.

Le reste, on en parlera demain.

Bon, j'arrive.

- Qu'est-ce que tu faisais?

Ça va mieux? Hum.

Boudu n'était pas là.

Il est où?

Je pensais qu'il était chez Coralie.

Il est avec elle? Non.

C'est pas normal. Il a dû aller se soûler.

Sans argent?

II s'est servi. L'argent de Perez a disparu.

Sonnette

Tu étais où?

Tu pourrais me répondre.

Tu le tutoies?

Bravo, toi!

Pourquoi tu l'as fait monter?

II n'avait pas les clés.

C'était une raison pour t'envoyer en l'air?

Je me suis pas envoyée en l'air comme vous dites!

Ah bon?

Vous jouiez au Scrabble?

C'était un acte d'amour.

Il peut être ton père.

Bah, vous aussi!

Tu me compares à cette brute?

Oh, y a rien de comparable.

Tu rigoleras moins bientôt!

Si ça se trouve, il a la syphilis ou pire.

Ça, ça m'étonnerait.

Tenez!

Qu'est-ce que ça fait ici?

Boudu m'a demandé de les lui lire.

Yseult! Tu pars quand en Italie?

Heu... je ne pars plus.

Pourquoi?

C'est quoi ça?

Heu... tu le vois bien.

Test du Sida, MST.

Oui, et alors?

Qui a

demandé ça? D'après toi?

Je vois pas Boudu demander ça.

Il a envie de se reprendre en main.

De cesser de vivre au jour le jour.

D'envisager de fonder... une famille.

Mais avec qui?

Je ne suis pas dans sa tête.

Boudu, faut que je vous parle!

Prends rendez-vous. - M. Christian.

On enlève votre voiture.

Oh, merde!

C'est pas vrai!

Monsieur, attendez!

Bouge pas, ma puce.

Vous mêlez pas de ça.

Oh, oh, oh! Stop! Stop!

Stop, c'est notre voiture.

Allez à la fourrière.

Compte dessus! Tu me la redescends!

Vos papiers.

Et ma main sur ta gueule!

Je suis en faute, ils font leur travail.

T'appelles ça un boulot?

Descendez-la. Je vais vous payer.

Faut qu'il s'calme.

Mais oui. Combien je vous dois?

150 euros.

Qu'il la descende!

Quand j'avais 15 ans,

le poulet, il aurait fini en fricassée.

Te laisse pas faire. J'veux pas d'embrouilles.

T'es une pâte à frire. J'ai le fisc sur le dos.

T'avais qu'à pas déclarer tes impôts.

Facile à dire. Y aurait plus de guerre.

Ah bon?

L'Etat achète les armes avec les impôts, non?

Pas d'impôts, pas d'armes et pas de guerre.

Vous devriez faire de la politique.

Patron, au lieu de jacasser, fais donc le plein.

Tout de suite, oui.

Tu voulais te débarrasser de moi. C'est fait.

Je pars dans une heure. Enfin.

Je vais vivre

chez Coralie. Pas question!

On s'aime énormément.

Vous n'avez couché qu'une nuit.

On va se marier.

Vous n'avez rien entre les mains.

J'ai tout entre les jambes.

Pff, ça durera pas 15 jours.

Vous êtes libertaire.

Soit. A 18 ans, j'avais les mêmes idées.

T'as bien changé.

J'ai vieilli.

C'est ça qui est triste.

Pas toujours. Regardez le vin.

Pour ce que t'en bois! C'est une métaphore.

Oublie les métaphores et puis paye!

J'ai pas que ça à foutre!

Qu'est-ce que tu fais?

Les invités, c'est comme le poisson. Ça sent mauvais.

Ah... j'ai plus envie!

C'était pour te dire bonjour.

T'as pas besoin de me lécher la cerise.

Je t'ai connu plus exalté. C'est fini!

D'abord, je suis pas ta chose.

J'en suis consciente, mon chéri.

Arrête de me couver comme un oeuf.

Les poules,

ça m'étouffe.

Je ne suis pas qu'une poule.

C'était une métamorphose.

J'me mets en ménage.

Quel est le nom de la malheureuse?

Coralie.

Tu rêves ta vie, mon pauvre ami.

Je lui ai offert une bague.

On a couché.

Je l'ai grimpée toute la nuit.

Porc!

Tout est bon dans le cochon.

Boudu...

Qu'est-ce qui se passe?

Oh, là, là!

Alr d'opéra

- - -

Voilà la boutique.

Derrière, vous avez une réserve.

- - -

C'est pas mal, lapin.

Et pour mon show-room?

Au 1er, un appartement et un studio que je libère.

On peut

monter? Bien sûr.

Magnifique, l'escalier.

L'espace salon, salle à manger, cuisine.

Deux petites chambres.

Oh... regarde!

La terrasse est une pure merveille.

Arrête de dire que tout est magnifique.

C'est ce qu'on a vu de mieux.

On fera ton atelier dans une chambre.

Confiné dans 20m²?

Giacometti travaillait dans moins.

Il n'a pas inventé une collection de couture.

Non, il faisait

des chefs-d'oeuvre.

Donc, chambre d'ami.

Chambre principale.

Pardon! Une petite minute.

Qu'est-ce qui se passe, docteur?

Tout va bien.

Mieux vaut tard que jamais. Pardon?

- Félicitations. Tout ça est

très positif!

Muslque solennelle

- - -

C'est pas possible?

- - -

Ta femme a mis le feu.

Le feu?

Elle a un volcan aux fesses. Au feu les pompiers.

Dès que tu partais, elle était après moi.

Boudu par-ci, Boudu par-là.

Alors, voilà.

Voilà.

Vu son état, j'voulais pas la contrarier.

Je l'ai tambourinée

un coup et c'est tout.

Je te sauve la vie. Je te recueille.

Tu me prends Coralie et tu engrosses ma femme.

Fallait bien le faire.

- - -

Qu'est-ce qu'il voulait?

Me rappelle plus.

Il était énervé.

C'est que du nerf.

Pff! Bah, quoi?

Rien.

Bah, si!

Tu ne devais pas fumer ici.

Je suis à la fenêtre.

Alors, arrête de fumer.

Hum!

Ça peut tomber

sur quelqu'un.

Ah, là, là, là, là!

Je vais te faire du chou farci.

En voilà une bonne nouvelle.

Tu vois que je pense à toi.

Je sais bien.

- - -

Coups de tonnerre

- - - - - -

- - -

Qu'est-ce qu'il fait?

Ah!

Te v'là beau!

- J'y ai filé ma gnôle.

Il m'a tout rendu! II pue!

Tu pues pas, toi?

J'veux plus te voir ici!

Moteur pousslf

- - -

Comment on passe la 2e?

Tu peux mettre le chauffage?

Qu'est-ce qui t'a pris?

J'ai glissé.

Appelle-moi con.

Oublie pas que tu vas être père.

Tu es le père.

Non, j'ai fait don de ma semence bénévolement.

En baisant

ma femme. Normal.

J'serai pas son père.

Tu voulais un môme. Pas comme ça!

Bah, ça fait un choc, mais prends

tes responsabilités.

J'vais me tirer très loin.

Tu vends la galerie?

Avec l'appartement et la chambre de bonne.

Et la Coralie?

Licenciée. Demain, vous déménagez.

J'irai où, moi? Je m'en branle.

Vendre pour que je parte, c'est très bête.

J'suis idiot, tu devrais le savoir!

Avec des cons comme toi, le monde irait mieux.

Oui, joue-moi du violon.

Y a de l'homme en toi, ma puce.

Et ça, c'est rare.

T'es une espèce en voie de disparition.

Jamais je te pardonnerai.

Où c'est qu'il habite, ton Hubert?

- Là où y a la lumière.

J'en ai pour une minute.

Coups vlolents

Fracas

Non, mais ça va pas, non?

Tu fais des misères à mon Christian.

Vous êtes qui? Son ami.

Lâche-moi. Oui, mais mets-toi au taf!

Vous obtiendrez rien de moi

comme ça.

C'est ce qu'on va voir.

Te gêne pas!

C'est ce que je fais.

T'en veux une?

Dégage!

Tu veux appeler les poulets?

Fais vite, dans 2mn, t'as plus de doigts.

Aïïïe!

Continue, tu me fais peur!

J'vais te saigner.

Vous êtes fou?

Exact, alors, au boulot!

Muslque douce

- - -

Si tu voulais un môme, on aurait pu adopter.

Tu as toujours refusé.

J'aurais préféré un Vietnamien à un môme de Boudu.

Il n'est pas trop tard.

Je veux le garder!

Et s'il est anormal?

Je dirai qu'il est de toi.

Très drôle!

- - -

C'est la plus belle chose qui pouvait arriver.

Pour qui je vais passer?

Qui le saura?

Si le môme a la tête de Boudu...

Il pourra aussi me ressembler.

- - -

Oui, mais... Mais quoi?

Toi, psychologiquement...

Je n'ai plus de symptômes.

Je marche etje vois droit. Fini les vertiges.

Je pourrais marcher sur un fil.

- - -

S'il te plaît?

- - -

S'il te plaît?

- - -

Très bon choix.

- Merci.

M. Mansour, bonsoir.

Vous avez vu?

- C'était quand? 2002?

C'est un triomphe!

Le style est vraiment différent.

Y a de la matière.

De la matière, y en a!

Tu es très belle, ce soir.

Je vais t'offrir Elisabeth Frank.

J'ai dévoré son livre cette nuit.

A lire d'urgence. Ça parle de quoi?

Un rafraîchissement? Non merci.

Ça parle des phases du développement de l'enfant.

Le mien a la taille d'une cerise.

Cette sensation de peur primale qui vient du fond!

II a des tripes, mon Hubert.

On le sent! C'est magnifique.

C'est moi qui est dessus.

- Boudu? Oui?

Oui?

Ho, collègue!

On fait un beau métier, hein?

Pas vrai, choupinette?

Je vais te présenter à mes parents.

Bonjour, madame.

Monsieur.

Vous êtes...

Votre futur gendre.

Et qu'est-ce qu'il fait dans la vie?

SDF à la retraite. 30 ans de cartons.

30 ans à tendre la main.

J'ai vu des millions de gens indifférents à ma personne.

J'me suis fait pisser dessus par des gens honnêtes.

J'ai voulu mourir, mais M. Christian

et Mme Yseult m'ont sauvé la vie.

Coralie m'a donné toute sa tendresse.

Je ne sais ni lire ni écrire.

Mais un regard etje sais ce qu'il y a dans les coeurs.

Et vous, monsieur,

vous êtes un homme d'exception.

J'aurais bien aimé vous avoir comme beau-père.

Mais je ne fais que passer.

Au revoir, mon p'tit bouchon.

Allez!

Mais où tu vas?

Boudu!

- - -

Je pourrai pas t'offrir ce que tu cherches.

Je ne veux pas te rendre malheureuse.

Je m'en fiche de t'épouser.

Je veux rester avec toi.

Ne me laisse pas.

Ne me laisse pas.

Je ne suis que du vent, minette.

Un vent de folie, mais c'est tout.

Non, c'est pas tout.

- - -

On n'attrape pas le vent,

ma puce.

- - -

"Pavane" (Gabrlel Fauré)

- - -

Il fait quoi, Boudu?

II s'en va.

- Il manque pas d'air.

- Il en manquait.

C'est pour ça qu'il nous quitte.

Cet idiot avait tout pour être heureux.

L'idiotie confine parfois au sublime.

- Alors, tu viens, Hubert?

- - -

Je pensais...

- - -

Je pensais l'avoir apprivoisé.

Ce n'était pas le "Petit Prince".

Vous pouvez pas comprendre.

Je l'aimais.

Moi aussi.

Enfin, à ma manière.

Vous dites ça maintenant?

C'est quand les gens nous quittent

qu'on voit ce qu'ils étaient.

T'inquiète donc pas.

Le Boudu nous soufflera toujours les mots justes.

Qu'est-ce qu'il dirait là?

Buvons un coup avant la fin de la fête.

La vie est si courte.

- - -

Il disait souvent ça.

Tu vois, il est toujours là!

- - -

- Il est parti?

- Oui.

- - -

Abolements

- - - - - -

Merde!

C'est pas vrai? Bah, ça alors!

Oh mon Clinton!

Mon p'tit Clinton!

Bah, t'es pas mort! Saute!

Saute, voyons!

II est à vous?

Oui, voleur!

Arrête ton machin.

Je l'ai pas volé, je l'ai trouvé.

Boudu rlgole.

Tiens, prends-le.

- - -

Voleur!

Oh, mon pépère!

II faut que je te raconte.

- - -

Pff, c'est mauvais. Très mauvais.

Définitivement, c'est à se couper une oreille.

- - -

J'ai envie de toi.

- - -

C'est nouveau, ça?

- - -

Je vais te mettre de la couleur partout.

- - -

Sous-titrage: CEDRA PRODUCTIONS

- - -

Muslque douce

- - -

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.