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On n'a pas choisi un jour propice, monsieur Jiang...
Occupez-vous de cette table.
Nous sommes venus vous souhaiter un bon anniversaire.
Portez-vous bien !
Longue vie et bonheur !
Merci !
Les démolitions ont commencé ?
Tout s'accélère.
À temps pour les Jeux asiatiques de 2022.
"Rénovation urbaine planifiée".
Le métro ira de Fuyang à Hangzhou en 30 minutes.
Il était temps de moderniser, c'est une bonne chose.
Hélas, le prix de l'immobilier se modernise aussi.
Le courant va revenir.
Aujourd'hui est un jour propice.
Notre frère aîné aime l'atmosphère romantique !
Le devin avait prédit un jour propice.
Sans eau ni électricité !
Double bonheur et longue vie à maman !
Kangkang, souhaite bon anniversaire à ta grand-mère.
Tu as dit bonjour à grand-mère ?
Maman, bon anniversaire !
Beau-frère, je te présente un ami :
M. Wang, l'administrateur.
Enchanté, M. Wang.
C'est un grand jour.
L'anniversaire de votre mère.
La piété filiale de ses fils fait plaisir à voir.
Madame Wang.
Merci d'être venus. C'est un honneur.
Leur fils, le jeune Wang.
Jeune homme...
Beau garçon.
Quel âge a votre fils ?
Vingt-huit ans.
À peine plus que ma fille.
Ma fille !
Viens, que je te présente quelqu'un.
Je te présente M. Wang.
Et son fils, le jeune Wang.
Il a ton âge.
Parle avec lui, fais connaissance.
Échangez vos adresses WeChat.
Jeune homme, prends l'adresse de ma nièce.
Le courant est revenu, je vais à la cuisine !
Tout frais pêché.
C'est un bar blanc de la rivière Fuchun.
Fan Zhongyan et Li Bai ont écrit des poèmes sur ce poisson
et son goût exquis.
"Les eaux serpentent entre les montagnes,
"le bar blanc annonce
"l'abondance infinie."
Longévité à notre vieille dame !
Bon appétit !
Mangez, mangez.
Je vais voir mes frères.
Viens manger, mon frère.
On a des poissons à écailler.
Tu peux me prêter de l'argent ?
Plusieurs restaurants ne nous ont pas payés.
Et on économise pour l'appartement de Yangyang, qui va se marier.
Ça va mieux ?
Tu as mangé quoi ?
C'est une arrête.
Grand frère !
Quoi ?
Je ne te prêterai pas d'argent.
Je suis pas une banque.
Je ne te demande rien !
Ne reste pas là, alors.
Va tenir compagnie à maman.
Tu ne fais que nous encombrer.
Quelle barbe...
Laisse-moi passer, je vais voir l'électricien.
Quelle poisse...
On ne touche pas à la cagnotte sans demander à notre aîné.
Il sera d'accord, pas besoin de lui demander.
Je suis toujours là quand tu as besoin de moi.
Je te rembourserai, n'aie pas peur.
Compte.
Encore deux.
Avec cette panne en plein dîner,
nos invités crèvent de chaud.
Ce sera vite réparé, rassurez-vous.
- Faites au mieux. - Ne vous inquiétez pas.
Youfu !
- Descends vite ! - Pourquoi ?
Pour les saluts à Maman !
Dans le noir ?
L'oncle dit que c'est l'heure propice.
J'arrive.
Toute la famille est là pour les souhaits de longue vie.
- Je sais. - Dépêche-toi !
J'arrive.
Merci à tous d'être venus
fêter les 70 ans de votre aïeule !
La piété filiale a rassemblé vos quatre fils
pour vous souhaiter longue vie.
On peut commencer ?
Allons-y.
Enfants et petits-enfants,
saluez votre mère et grand-mère.
Que son bonheur soit vaste comme la Mer de l'Est.
Deuxième salut.
Que sa vie s'étende comme les Montagnes du Sud.
Troisième salut.
Que toute la famille connaisse le bonheur !
On applaudit !
Merci, maman. Meilleurs vœux de bonne santé.
Merci, maman.
C'est le deuxième fils.
- Troisième fils. - Bon anniversaire, maman.
Et le cadet.
Merci, maman. Joyeux anniversaire !
Voilà pour les quatre fils. À présent, les petits-enfants.
Kangkang !
Allons avec elle.
Tu t'occupes de Kangkang ?
Troisième et Quatrième, on vous suit.
La voilà partie.
Elle fait de la tension.
Le courant revient quand on n'en a plus besoin.
La ville de Fuyang est baignée parla rivière Fuchun.
Le Mont de la Cigogne et le Mont du Cerf se font face d'une rive à l'autre.
La rivière traverse Hangzhou avant de se jeter dans la Mer de l'Est.
Au 14e siècle, le lettré Huang Gongwang vécut ici en ermite
et y peignit son célèbre "Séjour dans les Monts Fuchun".
L'histoire des lieux remonte à la dynastie Qin.
Sun Quan y fonda son Royaume de Wu,
et ses descendants habitent encore le vieux bourg de Longmen.
SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN
Mon fils Yangyang se marie en octobre. Il veut acheter un appartement.
Tu peux me payer la pêche de l'année dernière ?
Il faut que je t'avoue, mon frère,
que je me suis fait rouler.
Mon beau-frère a investi dans un projet immobilier.
Il m'a emprunté 3 millions sur un an.
J'étais alléché par les intérêts qu'il promettait.
C'était il y a 3 ans.
Et Troisième frère a perdu tout son argent au jeu.
Je n'ai plus un sou devant moi.
Règle la balance.
Je n'ai plus un sou.
Je te comprends.
Il paraît que ton immeuble va être démoli ?
Youjin !
Tu te caches pour ne pas me rembourser !
Tu devrais avoir honte !
Youjin ! Rends-nous notre argent !
Descends immédiatement !
Honte à Yu Youjin qui se cache chez lui pour ne pas rembourser !
- Notre aîné sait, pour la cagnotte ? - Non.
Reprends l'argent.
Range-le.
- Il faut payer l'hôpital ? - La facture est arrivée.
Je t'ai apporté des lunettes de soleil.
Elles sont jolies. Comme les tiennes.
Tu es mon frère, non ?
Qui est auprès de maman ?
Cadet...
- Tu as payé la note d'hôpital ? - Oui, c'est fait.
Combien ?
Tout l'argent qu'on a récolté hier à l'anniversaire.
Bonjour, docteur Jin.
Je suis le fils aîné de Mme Bai.
Je voulais en savoir plus sur son état.
Bien sûr.
Elle a fait une crise cardiaque due à la tension.
Ce qui a aggravé la sénilité.
Elle pourra continuer à vivre seule ?
Je ne crois pas.
Comment on va faire ?
Justement...
Fengjuan et moi, on est pris par le restaurant,
on rentre toujours très tard.
Guxi fait cours, elle n'a pas le temps non plus.
C'est compliqué.
Ying et moi, on vit sur notre bateau
et notre maison va être démolie.
Yangyang vit en dortoir dans son usine.
Impossible de compter sur nos frères.
Troisième frère a été plaqué par sa femme.
Il a déjà des soucis avec son fils handicapé.
Notre cadet ne vaut pas mieux qu'un môme de 3 ans.
Inutile de compter sur lui.
Maman était si solide... et la voilà devenue sénile ?
La mort de papa l'an passé a été un coup.
Je l'ai souvent vue avec le regard dans le vide.
J'ai essayé de lui remonter le moral, mais je ne m'attendais pas à ça.
C'est terrible.
Tu as 3 jours. Tu sais à quoi t'attendre
si tu ne payes pas.
Dans la Voie lactée
Est un petit bateau blanc
Sur le bateau est un olivier odorant
Un petit lapin blanc joue
Tu vis ici depuis 20 ans
sans avoir acheté ?
On n'avait pas d'argent. Maintenant, les prix ont doublé.
Il fallait acheter il y a 10 ans.
On a attendu d'avoir l'argent.
Il y a quelques années, c'était encore bon marché.
En coopérative, il faut bien 200000.
Ce n'est pas ce qu'on veut.
Je veux ma maison avec...
un titre de propriété.
C'est mieux, mais il faut pouvoir acheter.
Je vais te dire : vendre ces trucs-là, c'est du gâchis.
Pour acheter, il faut un acompte de 500000.
Avant, pour un coût de 1,5 million, tu avançais 500 000.
Maintenant, t'as plus rien à moins de 3 millions.
Le double.
Au moins. Nos petits commerces ne nous mènent nulle part.
On se crève du matin au soir.
Les paysans n'ont pas le sens des affaires.
Tu aurais dû investir dans l'immobilier.
Si j'avais su, je ne serais pas là à trimer.
J'avais acheté trois maisons dans le coin.
Indemnité de démolition : 5 millions.
Une retraite dorée !
C'est comme ça.
À bientôt.
Prends l'horoscope de Jiang.
- Garde-le. - Entendu.
Je le lirai.
Bon appétit !
Voilà le patron !
Tu nous rembourses quand ?
Ton beau-frère m'en veut à cause de ta dette.
En plus, sa mère est à l'hôpital.
Je te rembourserai, ma sœur.
Tu es sûr ?
J'ai trouvé un fiancé à ta fille,
qui va vous faire rouler sur l'or.
Tu sais vendre ta camelote, toi.
Trois millions, c'est pas rien !
M. Wang, merci de votre bienveillance.
Buvons à l'alliance entre nos familles.
Merci.
Prospérité !
Je mélange l'Est et l'Ouest !
Je vous invite à trinquer.
Vous n'avez pas réglé.
Le gars qui vient de partir a payé.
C'est malhonnête !
- C'est du vol ! - Pas du tout, on a été invités.
Je serais vous, je la fermerais.
Vous êtes malhonnêtes.
Je suis trop maladroite. J'ai cassé une assiette et un bol.
C'est rien, maman, je vais balayer.
Sans toi, j'aurais divorcé depuis longtemps.
Papa fait ça pour nous.
Tu lui en veux, mais tu lui prépares un bouillon.
Votre amour est capable de résister à tout.
Pensez à votre bonheur au lieu de penser au mien.
Je suis crevée. Ne me mets pas en colère.
Ma tension s'emballe, et tu en rajoutes.
Ne te mets pas en colère. N'en parlons plus.
Regarde un peu
dans quel état tu t'es mis.
Il est mort de rire.
Ce type ne tourne pas rond.
Il rit tout seul.
Il s'amuse.
Madame ma femme...
ma mère sort de l'hôpital demain. Je l'amènerai ici.
Tu l'installes ici ?
Pour combien de temps ?
Le temps qu'il faudra. Elle est âgée.
Vous êtes quatre, et c'est toi le héros ?
Si elle avait été riche, vous vous seriez partagé l'argent.
Pourquoi ça tombe sur toi ?
Deuxième frère dit
qu'il divise notre dette par deux si on prend notre mère à charge.
Il pense que ça vaut 100000 ?
Pas question, même s'il nous fait cadeau de tout.
Ce sont toujours les hommes qui jouent aux héros.
Pendant ce temps-là, les femmes triment.
J'ai passé des années à torcher ma mère,
et je recommence avec la tienne.
Toujours moi.
Je sais, je comprends, tu es la meilleure.
Et toi, le champion du baratin.
Tu n'es bon qu'à ça.
Ma chère femme... je sais...
Tu sais surtout m'embobiner quand tu as trop bu.
Rentre, va dormir.
Regarde dans quel état tu t'es mis.
Doucement...
Attention...
Cadet...
Je t'ai pris rendez-vous avec une fille pour samedi.
Fais connaissance.
Essaye d'avoir un peu de courage.
Vois un peu si la fille te trouve à son goût,
et prends l'initiative.
Fais-lui des avances,
prends-lui la main, tout ça...
Maman voudrait te voir marié.
Tu joues encore avec l'eau, à ton âge ?
Qui est-ce ?
C'est moi !
Lui, c'est votre aîné.
Où est le petit ?
Le petit ?
Vous cherchez votre préféré.
Voilà votre petit.
Vous me faites de la peine,
à ne pas me reconnaître.
C'est mon cadet ?
C'est lui.
Mon petit.
Vous ne vous souvenez que du petit.
Quand j'étais petit, la rivière Fuchun
était riche en poissons et en crabes.
Il suffisait de lancer le filet pour en prendre plein.
Et maintenant ?
Beaucoup moins.
Avant, pour prendre le poisson,
on y allait à l'explosif.
On en prenait des tas.
- C'est encore autorisé ? - Tout le monde avait du poisson.
Le bon temps !
Les explosifs, c'est fini.
Comment va ta grand-mère ?
Elle me confond avec ma mère.
Fais-la jouer aux échecs.
Ça stimule la mémoire et les facultés.
Ma mère m'oblige à chercher un mari.
Son idée du bonheur, c'est d'avoir une maison et une voiture.
On dit que les mères font monter les prix de l'immobilier.
Après ce qu'elles ont vécu, elles privilégient la sécurité matérielle.
Alors elles planifient le travail et la vie de leurs enfants,
pour qu'ils restent à leur côté en braves mômes obéissants.
Parfois, les parents trouvent que leurs enfants sont des ingrats.
Ils se disputent, car les enfants refusent d'être leurs instruments.
Nos parents ont eu la vie dure.
La plupart ont tout sacrifié pour leurs enfants.
Ils attendent en retour que les enfants leur obéissent.
Quand ils vieillissent,
les mariages fondés sur la sécurité matérielle
sont soudain vidés de sens.
L'ennui et la solitude l'emportent.
Ils n'ont plus que les enfants à qui se raccrocher.
Ils sont contradictoires.
Ils nous reprochent d'être faibles,
tout en espérant que nous n'aurons pas à souffrir.
Mais tout individu
doit se construire de manière autonome.
Personne ne peut le faire à sa place.
"Nom commun : camphrier.
"Âge : 300 ans."
Imagine ce qu'il a dû voir...
Oui, on dit qu'il a une âme.
Et donc... quel âge as-tu ?
J'ai 37 ans.
Et toi ?
Devine.
Je ne sais pas.
Vraiment ?
Secret pour l'instant.
Cet arbre est magnifique.
Regarde tous ces gens qui nagent.
Tu veux aller nager ?
Moi ?
Je préfère la terre ferme.
Tu as étudié à l'étranger, et tu es revenu ?
Près du Mont de la Cigogne, il y a un tourbillon.
Tout large qu'il soit, il revient toujours au même point.
Comme moi.
Tu ne me réponds pas.
Je n'avais pas le droit de me baigner ici,
à cause des tourbillons.
On parie ?
Quoi ?
Que je vais plus vite à la nage que toi à pied.
Impossible.
On essaye ?
Ça va ?
Ça va.
Tu m'as fait peur.
Tu ne m'as pas cru.
Habille-toi vite.
Tu m'as fait très peur.
- Je peux te présenter quelqu'un ? - Qui ?
Mon père.
- Maintenant ? - Oui.
- Tu es sûr ? - Viens.
- Il est sur son bateau ? - Oui.
Il était pêcheur, comme ton deuxième oncle.
- Vraiment ? - Oui.
Tu as toujours été bon nageur ?
Pas trop mauvais.
J'ai grandi sur un bateau.
Tout s'explique. Tu es un poisson de la rivière.
J'ai dû vivre sur le bateau avec mes parents.
Un jour, j'ai failli me noyer.
J'étais en primaire.
Je me souviens,
c'était la nuit, je dormais dans la cabine.
Mon père a fait irruption
et m'a réveillé d'une gifle.
Je ne comprenais pas ce qui se passait.
Et puis...
il a couru à la proue pour tenter de virer de bord,
et ensuite à la poupe, pour démarrer le moteur.
Je ne comprenais toujours pas.
C'est alors que j'ai vu venir sur nous une grande péniche.
La péniche nous a évités d'un cheveu.
À cause du brouillard ?
Le brouillard est dangereux,
mais cette nuit-là était claire.
Les mariniers s'endorment parfois au gouvernail.
Il y a eu plusieurs cas de collision.
Des familles entières noyées.
Dangereux, non ?
Très.
Mes parents ont décidé d'abandonner la pêche,
à cause du danger.
J'aime les paysages de la rivière.
Je veux continuer à étudier le sujet de ma thèse,
un rouleau peint de ces paysages
intitulé "Mille lieues du Jiangdong".
Le bassin oriental du Fleuve bleu incluant trois provinces et Shanghai,
était appelé Jiangdong.
La peinture est en trois rouleaux.
L'un d'eux est au musée de Fuyang.
Il a pour thème la rivière Fuchun, les mœurs et coutumes du temps.
Les deux autres rouleaux seraient dans un temple, à Hangzhou.
J'espère les voir.
Tu me donnes envie de les voir.
Et toi, pourquoi tu es revenue ?
Mes parents n'auraient pas accepté que je vive ailleurs.
Ils m'auraient enlevée !
Tu sais, à l'école, j'étais une "superstar" !
Mais oui !
Je jouais dans la troupe de théâtre de l'école.
On avait monté une pièce qui s'appelait
"Au-delà du mur", et on avait eu un prix.
"J'ai fait un rêve.
"Notre petit temple était en haut d'une montagne.
"Cette montagne reposait sur le dos d'une tortue géante.
"Cette tortue nageait dans l'océan, à l'infini...
"Mon maître et moi étions sur son dos.
"Nous mangions des mûres
"tout en contemplant les eaux.
"Des poissons volants sautaient hors des vagues.
"Ils portaient des enfants sur leur dos.
"Au loin s'apercevaient des navires.
"De lourdes nuées à l'horizon
"cachaient les monts sacrés du bout du monde.
"Nous pouvions voir une autre île.
"Sur l'île, il y avait aussi un maître et son disciple.
"Et j'ai souvent pensé
"que s'il y avait vraiment un océan sous la montagne,
"je fabriquerais une barque de bambou,
"et mon bateau voguerait au son d'une mélodie.
"C'est là que sont la paix et la joie.
"Quand tu cours au fil des eaux,
"le bambou sous tes pieds...
"tu as l'impression de t'envoler !
"Je ne veux pas nager.
"Je rêve d'un navire sous la montagne.
"Comme pendant la fête des Fantômes, je naviguerais sur le bateau du Maître.
"Ce bateau serait assez grand
"pour porter mes maîtres, Ah Wang et ma mère.
"À bord de ce navire,
"nous parcourrions fleuves et mers, poussés par le vent,
"sans jamais changer de cap !
"J'espère qu'un navire attend sous la montagne,
"s'il n'y a vraiment qu'un océan sous la montagne."
Alors ?
Je ne m'attendais pas à ce tour de magie, bravo !
Et toi ?
Tu as toujours été bon nageur ?
J'ai grandi sur l'eau.
Je suis peut-être...
un nageur-né.
Le ferry va partir, dépêchons-nous.
- Celui-là ? - Oui.
- Ton père est à bord ? - Oui.
Grand-mère...
Regarde.
Cadeau.
Tu pourras y noter ce qui t'intéresse, tes joies et tes peines.
Il t'aidera à te souvenir de ce que tu oublies.
Que de tracas...
Pas du tout. C'est ton devoir à la maison.
Je le regarderai régulièrement.
Bon...
On joue !
Guxi, où étais-tu, ce matin ?
- J'avais à faire. - Faire quoi ?
Je ne veux plus que tu voies M. Jiang.
La famille Wang et moi, on t'a attendue toute la matinée.
À toi, maman.
Joue avec grand-mère.
J'ai à te parler. Ce matin...
Grand-mère est très forte.
Ton oncle s'est donné du mal pour ce rendez-vous.
Sers, grand-mère.
Prends le temps de téléphoner au jeune Wang.
Écris-lui.
Tu entends ?
Professeur Jiang !
Vous êtes un parent d'élève ?
Je suis le père de Guxi.
Enchanté.
Si vous avez le temps, j'aimerais vous parler.
Monsieur Jiang, quel âge avez-vous ?
32 ans ?
Vous gagnez combien par mois ?
Un peu plus de 4000.
Hors cotisations, ça fait un peu plus de 100000 par an.
Vous êtes un bon enseignant.
Pourquoi ne pas tenter votre chance en ville ?
J'ai vécu dans une grande ville.
Mon salaire passait dans le loyer.
Entre la nourriture, les vêtements
et les transports, il ne restait rien.
La vie est plus facile ici.
Le logement est cher partout. Dans les 20 000 le m².
Pour un couple avec enfant, il faut 100 m².
C'est minimum 2 millions.
Vous avez un poste stable
et un bon travail,
mais ces 2 millions représentent 20 ans de salaire.
Rendez-vous compte.
Vous seriez propriétaire à 50 ans passés.
Votre famille peut vous aider ? Ils ont de l'épargne ?
Mes parents ne sont pas riches.
Je ne compte que sur moi-même.
Et pour un logement, il suffit de verser un acompte.
Je peux emprunter auprès de ma Caisse
et profiter des taux bas consentis aux enseignants.
Ce n'est pas si mal.
Autrement dit, votre salaire passera en remboursements mensuels.
De quoi vivrez-vous, Guxi et vous ?
Vous serez toujours à court d'argent.
J'ai des idées pour faire mieux.
J'écris un roman policier.
De quoi ça parle ?
J'adopte le genre policier
pour parler de l'environnement.
L'histoire se passe au début des années 90.
À l'époque du boom économique,
la rivière Fuchun a été gravement polluée par les usines de papier.
Passés les flots de la Voie lactée
Nous marchons vers le Pays des nuages
Passé le Pays des nuages
Où irons-nous ?
Dans ces lointaines contrées
Brille une lueur dorée
L'Étoile du matin est un phare
Qui illumine le chemin
- Bravo ! - Merci, c'est trop.
Vos comprimés.
- C'est pour quoi ? - Pour le cœur.
Tu m'empoisonnes.
C'est qui, là ?
Moi.
La femme de votre aîné.
Tu as le teint plus sombre.
Dites-moi...
quand vous serez partie,
à qui laisserez-vous la maison ?
À mon cadet.
Il me tient compagnie.
C'est le plus obéissant.
Il est obéissant, mais de quoi est-il capable ?
Qu'il se charge de vous, alors.
N'en parlons plus.
Je fais chauffer de l'eau pour votre bain de pieds.
C'est comme ça qu'on peut faire tomber l'adversaire.
Il cède sous le coup.
- Un coup sec. - Ça fait un mal de chien !
Vise les côtes.
Le poing bien serré,
les ongles bien rentrés,
la surface du poing bien plate pour renforcer l'impact.
J'arrête. La suite demain.
Ça fait mal.
Tu sais,
ce Jiang se donne du mal.
Si notre fille l'aime, pourquoi pas ?
Pas question !
Il est vieux, sans maison ni voiture.
Même pas un appartement rue Fuyang.
Ta fille
ne nous écoute plus comme quand elle était petite.
Les Wang veulent marier leur fils. C'est le parti parfait.
Avec lui, nos problèmes de famille seraient résolus.
Pense un peu à moi.
Tes frères, n'en parlons pas.
Tous des bras cassés.
J'ai jamais vu pire.
Tu oublies les millions prêtés à ton frère.
Je lui en ai parlé dix fois, sans jamais revoir un sou.
Lui au moins, il investit !
Ton frère, il perd tout au jeu !
Si notre fille épouse le jeune Wang,
j'aurai un retour sur mon prêt.
Grand-mère...
je suis amoureuse d'un garçon.
Tu veux bien le rencontrer ?
Tu m'aideras à décider
si c'est lui, l'homme de ma vie.
D'accord ?
C'est long, une vie.
Je ne voudrais pas me tromper.
Shuxi...
Je suis Guxi.
Tu confonds avec mon grand-père.
J'ai un aveu à te faire.
Mes deux maris
avaient été choisis par mes parents.
Ils m'ont dit de retourner à Shanghai, et j'ai obéi.
Quand ils m'ont fait venir à Fuyang, j'ai obéi.
Un mari, c'est pour la vie.
Choisis d'être avec celui que tu aimes.
Sinon, tu auras des regrets toute ta vie.
Fengjuan...
notre jeune homme est courageux et travailleur.
Il ne joue pas, il est fidèle.
Un jour,
vous aurez votre propre restaurant.
Et alors,
il sera le patron, aux commandes dans la cuisine.
Tu seras la patronne
qui reçoit l'argent des clients.
En comptant les billets un par un.
Vous aurez de plus en plus de clients,
et le restaurant
s'agrandira d'année en année.
La poussière de la rue se changera en poudre d'or !
Je dois vous parler de l'état de votre fils.
Le problème principal est que la trisomie 21
affaiblit son système immunitaire.
Il souffre d'une infection pulmonaire.
Cette infection est grave.
Le taux d'oxygène dans le sang est bas,
entre 60 et 70 %.
Nous ne voyons pas d'amélioration,
je suggère de le transférer en soins intensifs.
Il faudra sans doute l'intuber
pour soulager ses problèmes respiratoires.
Quel est le coût de ces soins ?
Le coût journalier est d'environ
3000 ou 4000 yuans pour les premiers jours.
Si son état ne s'améliore pas au bout d'un certain temps,
ce tarif pourra augmenter.
C'est Lian qui t'envoie ?
Alors...
Qu'est-ce que tu as en vue ?
La location coûte combien ?
500 yuans par jour.
20000 de garantie.
- À l'achat, 30000. - Je dois voir si je peux.
Tu appuies là.
Le dé est par là.
Ça a bougé.
Ensuite, après chaque mise, tu rappuies.
Il faut rappuyer.
Voilà...
Et on n'y touche plus.
Le "trésor" est là.
Et après, là.
Si le "trésor" est dirigé par ici, ça commence là,
et ça continue là, puis d'ici à là.
Dans le sens des aiguilles d'une montre.
Dans ce sens-là.
Je ne suis pas une banque. C'est trop facile.
Si tu ne veux pas me prêter d'argent, tant pis.
Je demanderai à mon parrain.
Je lui en ai parlé.
Ce commerce me réussira, j'ai tout prévu.
Ça va me rapporter.
Voilà.
- Je demande à mon parrain. - C'est qui, ce parrain ?
Celui de Xinyi.
Prête-moi ta voiture.
De Xinyi ?
- Tu lui as demandé ? - Oui, au téléphone.
Je vais aller le voir.
D'accord.
Vas-y.
Ne traîne pas.
Je fais l'aller-retour.
- Grand frère ! - Quoi ?
Merci de veiller sur maman.
Comme d'habitude, vu que tu ne fais rien.
Je promets de ne plus te décevoir.
Si j'arrive à gagner de l'argent,
je te revaudrai ça.
Je te prends au mot.
Tu es encore jeune, tu as la vie devant toi.
Tu peux changer et tourner la page.
Démarre, je te guide.
Sois prudent.
Arrête ! Stop !
Tu es son grand frère ?
Qui est le type qui vient de partir ?
Mon frère.
Ton frère me doit 1 million.
Un million ?
Qu'est-ce que j'y peux ?
Ce salopard a foutu le camp.
Il nous a dit de venir te trouver, et que tu nous paierais.
- Vraiment ? - C'est toi qui viens de l'aider à fuir.
N'importe quoi.
Tu l'as aidé à filer !
Tu dis n'importe quoi !
- Je dis n'importe quoi ? - Il m'a emprunté ma voiture !
- Tu l'as aidé à fuir ! - Je l'ai aidé à rien !
Tu lui faisais des signes.
C'est ma bagnole !
On s'en fout ! Paye !
Je ne te dois rien !
Paye !
T'es complètement malade !
- Je te dois du fric ? - Un peu !
Voyou !
Relocalisation et rénovation planifiées Signature des contrats
Relocalisation et rénovation planifiées Signature des contrats
Rue Fuchun État des contrats d'indemnisation
Te voilà, mon aîné.
Quel bon vent t'amène, mon frère ?
J'ai à te parler.
Tu aurais pu me téléphoner.
C'est mieux de vive voix.
Notre immeuble
va être démoli.
Bonne nouvelle. Tu as signé le contrat ?
On a signé.
L'argent de la pêche peut attendre.
Tant mieux.
Il y a autre chose.
C'est à notre tour de prendre maman chez nous,
mais il va falloir qu'elle reste chez toi.
Le temps qu'on soit relogés.
Elle ne peut pas vivre sur ton bateau.
Ce ne serait pas sûr.
On participera aux frais.
Écoute.
On est frères, on se dit tout.
Tu sais que dans son état,
il faut la changer et la laver. C'est ta belle-sœur qui le fait.
Avec le restaurant, on est débordés, et ta belle-sœur doit en plus
faire les courses et tenir les comptes. C'est déjà trop.
C'est pas un travail d'homme.
Je ne peux rien promettre. Je dois en discuter avec elle.
Entendu.
Je te donnerai une réponse bientôt.
J'essaierai de la convaincre.
Tu as fait bonne pêche ?
Il n'a pas plu depuis 10 jours.
Il n'y a pas de poisson.
D'après la légende, il y avait à Fuyang un fils dévoué
dont la mère, alitée depuis longtemps,
fut prise d'une envie de poisson.
Il creusa un trou dans la glace de la rivière Fuchun et attendit.
Un poisson, ému par sa piété, sauta hors de l'eau.
Le garçon coupa le poisson en deux et remit une moitié à l'eau.
Il reprit vie sous le nom de "Poisson pieux".
Ému par la piété filiale.
D'où son nom.
Mangez.
Vous n'avez rien mangé.
Regardez.
Le quartier est bien équipé.
Très vert, bien aménagé,
avec une piscine.
Tout est bien, proche du métro...
Boss, c'est le frère de Youjin.
Quand j'ai réclamé notre argent, il m'a agressé.
Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
C'est mon boss, Wang Wei.
Pourquoi vous avez insulté mes gars
quand ils ont réclamé notre argent ?
Pourquoi vous me le réclamez ?
Pourquoi à moi ?
C'est la dette de mon crétin de frère.
Allez la lui réclamer.
On n'a pas pu le coincer.
Pourquoi vous insultez mes gars ?
Vous aussi, vous êtes un patron.
Le débiteur est responsable, et ce n'est pas moi.
Payez ce que vous devez.
Je ne vous ai pas emprunté d'argent.
Ça me regarde pas.
C'est beaucoup d'argent.
Qu'est-ce qui me dit que vous ne mentez pas ?
Demandez à votre petit frère.
Vous nous avez insultés.
C'est à vous de payer.
Mais je ne vous dois rien !
Il est ici ?
Il ne vit pas ici, et tout ça ne me regarde pas.
Vous aimez votre restaurant ?
Vous n'aurez rien. Je ne vous dois rien.
Je vous dois quoi ?
Vous ne tenez pas à votre restaurant.
Par ici, monsieur Yu.
Vous achetez pour vous ou pour votre fils ?
Pour mon fils.
Il se marie, c'est pour le couple.
Nous sommes ici au bureau de vente.
Cette maquette présente l'ensemble du quartier.
En venant, vous avez dû longer la rivière Fuchun,
de ce côté-ci.
Nous voyons ici l'ensemble du projet.
Il y a une piscine.
Le quartier forme un grand carré.
Tout est prêt à habiter.
Les logements en vente sont dans ces bâtiments.
Combien le mètre carré ?
À partir de 20000, en moyenne.
Ça a augmenté.
Oui, c'est cher.
Nous sommes ici
dans l'allée boisée de notre parc paysager.
La beauté de l'allée tient au fait
que les branchages se rejoignent au-dessus.
Ce qui maintient de la fraîcheur en plein été.
En automne,
le feuillage jaune ou rouge produit un bel effet.
Je vais vous montrer l'intérieur du quartier.
La piscine, le club,
le jardin d'enfants, tout ça.
Le lieu est très attractif.
Il y a beaucoup d'animations de quartier.
Ta mère aime le genre de maison
où l'on est entassé comme des sardines.
Les voisins ont acheté un appartement il y a 2 ans.
Depuis, le prix a doublé.
La pêche ne rapporte pas assez.
Sûrement pas pour un logement comme ça.
S'il n'y avait pas ta mère,
ton frère pourrait nous payer ce qu'il nous doit.
Ma belle-sœur refuse qu'on se contente de les payer.
En plus, ils se disputent.
Guxi est partie, elle a refusé le mariage,
celui que sa mère avait arrangé.
Ma belle-sœur s'en est rendue malade,
il a fallu l'hospitaliser.
C'est la faute de ta nièce.
Sa mère en avait déjà trop vu.
C'est comme ça.
La petite souffrira aussi.
Nous, on en a bavé toute notre vie.
Si notre Yangyang s'en sort, ce sera bien.
Pourvu qu'il soit quelqu'un de bien.
Je prépare les crabes.
Yangyang !
Viens !
C'est la fête de la Mi-Automne.
Apporte ces gâteaux à Guxi.
Et les crabes.
Sois gentil avec ta cousine.
Dis-lui de venir dîner, et de rassurer sa mère.
Weiwei ?
- Où es-tu, Yangyang ? - Je prends ma pause.
Demain, toute ma famille sera là.
Mon oncle est fumeur, il faut lui offrir deux cartouches de bonnes cigarettes.
Pour mes grands-parents, je suggère d'acheter un masseur pour pieds.
Pour mes parents, un téléphone portable dernier modèle.
Tu en penses quoi ?
Avec ça, ils se sentiront respectés.
Gâteaux de fête pour tous les autres.
Weiwei, tout ça va me ruiner.
On partagera.
On dira que tu as tout payé.
Il faudra que tu fasses bonne figure
en aidant ma mère pour la vaisselle,
en trinquant avec mon père et mon oncle.
Fais-leur plaisir.
D'accord, je ferai de mon mieux.
Sers-toi.
Reprends du crabe.
Maman, c'est ma fiancée. Tu la trouves jolie ?
On s'est vus au Mont de la Cigogne, au pied du camphrier.
J'ai une autre photo
où elle danse au Parc Yu Dafu.
J'en ai une autre...
où on la voit pêcher.
J'ai à te parler
de ce dont Ying et moi avons discuté.
Il s'agit
de notre mère.
Il lui faut une aide à domicile.
Si on en trouve une qui convienne,
nous paierons son salaire.
Mais notre mère restera chez vous.
Le problème n'est pas mon surcroît de travail.
J'ai cherché une aide à domicile.
Le problème, c'est que votre mère pourrait la frapper.
Et si elle s'enfuit de la maison, qui en portera la responsabilité ?
L'autre jour, j'ai revu un vieil ami.
On a bu des coups.
C'est comme ça que j'ai appris
qu'il dirigeait une maison de retraite.
Je pourrais l'inviter à dîner un de ces jours.
Je ne voyais pas votre mère
finir dans un hospice.
On n'a pas le choix.
On a fait tout ce qu'on pouvait.
Elle ne rajeunit pas.
Elle ne se rend même plus compte de ce qu'on fait.
Dans les maisons de retraite, ils jouent au mah-jong, aux cartes...
Ils ont la télé.
Chez elle, elle se sentirait seule.
C'est vrai, la société a évolué.
- Tu as raison. - Elle aurait tout ce qu'il faut.
Youfu !
Fengjuan !
Madame Jin.
Bonsoir.
On dîne en famille.
Bonne fête de Mi-Automne.
Vous n'auriez pas dû.
Où est ta belle-mère ?
Elle regarde la télévision dans sa chambre.
Fengjuan, comme je dis toujours,
j'envie la famille que tu as.
Quand j'y pense... on a perdu nos parents très tôt.
On n'a pas pu veiller sur eux comme il aurait fallu.
Je suis venue pour te parler...
de Guxi et du professeur Jiang.
Je suis au courant.
Je me disais...
Jiang est une valeur, dans notre école.
Un bon enseignant et un type bien.
Nous autres parents avons nos idées, c'est compréhensible.
Mais nous devons respecter les choix de nos enfants.
Aujourd'hui, c'est la fête de Mi-Automne.
J'espère qu'en ce jour de fête,
vous accepterez leur amour.
Que la famille soit réunie et heureuse.
N'est-ce pas ?
Viens, Guxi.
Monsieur Jiang.
- Bonne fête... - N'entrez pas.
Allez-vous-en.
Fengjuan...
Allez-vous-en.
- Maman ! - Allez-vous-en !
Donne-leur une chance !
S'il s'en va, je pars avec lui !
Dehors !
Si tu pars avec lui, inutile de remettre les pieds ici.
- Tu es sûre ? - Certaine.
C'est M. Jiang, le fiancé de ma petite-fille.
C'est Guxi, ma petite-fille.
Je la reconnais.
Ne les chasse pas.
Ma pauvre cervelle ne va plus très bien,
mais j'attendais depuis longtemps de les revoir.
Ne les chasse pas.
Je t'ai tant attendue...
Je t'ai attendue tous les jours.
J'ai gardé ça pour toi.
Ma petite...
J'ai fait ce que tu as dit.
J'ai attendu que tu reviennes
pour lire mon cahier.
J'ai tout bien noté.
J'ai fait mon devoir.
Continuons le combat de la rénovation urbaine !
Tu as su que Wang Wei avait saccagé le restaurant ?
Tôt ou tard, j'aurai sa peau.
Déjà qu'il m'avait balancé à la rivière...
Tu n'es pas de taille.
Sinon, on aurait récupéré notre fric depuis longtemps.
On dit partout qu'on se fait du fric avec le jeu.
Résultat, tout le monde essaye de nous arnaquer.
Dites, patron, combien il nous doit ?
100000 de capital, 200000 avec les intérêts.
Il a foutu le camp.
Le numéro que vous avez composé n'est plus attribué.
Une machine à sous ?
Kangkang est sorti de l'hôpital ?
Les médecins ne lui donnaient pas 3 jours.
Il a eu de la chance
que son système immunitaire tienne le coup.
Quand il est né, les médecins lui donnaient trois ans à vivre.
Et il a déjà 19 ans.
"En amour, ce qui compte le plus, c'est la confiance.
"Je souhaite que notre amitié dure éternellement.
"Pour toujours.
"Lu Bin, 24 avril 1989."
"Tous mes vœux de santé et de réussite.
"Depuis que nous nous sommes vus,
"tout ce que je vois autour de moi
"ne fait que me rendre triste.
"Je suis parti sans rien dire.
"Sache-le,
"de retour chez moi,
"je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.
"J'étais dans mon lit, au bord des larmes.
"Tout cela est pour moi totalement inhabituel.
"Ce dont j'ai été témoin ce jour-là doit être
"le résultat de ce que ton père te fait endurer.
"Je t'ai déçue.
"Pardonne-moi. C'est pour tout me donner
"que tu as tant souffert.
"Ne te laisse pas abattre par les difficultés.
"Affronte-les bravement,
"accepte-les avec courage.
"Je m'inquiète pour toi,
"à cause de tes disputes quotidiennes avec ton père.
"Je crains que parfois
"il crie sur toi à cause de moi.
"Courage !
"Que notre amour dure et te rende heureuse."
Que dis-tu de celui-là ?
Il est bien.
C'est la bonne taille.
C'est un peu cher.
Ne pense pas au prix.
Tu dois faire bonne impression.
La mère de Weiwei me trouve maigre.
Pour un garçon, c'est pas grave. Quand tu seras marié, tu grossiras.
Sois gentil et poli avec sa famille.
Donne un coup de main, ne joue pas avec ton portable.
Aide-les à ranger, sois attentionné.
Ma cousine Guxi se marie.
Je veux y aller à titre personnel.
Si tu y vas, tu représenteras la famille.
Tu ne peux y aller que si ton oncle y va.
La famille, c'est pénible.
"Tu vis pour moi, je vis pour toi." Toujours à faire les comptes.
C'est tuant.
Une famille doit être unie et paisible.
Forcément.
C'est ton oncle qui t'a obtenu ce poste à l'usine.
Ne va pas au mariage.
Tu ferais de la peine à ton oncle.
J'ai compris.
Je suis quand même du côté de ma cousine.
Son fiancé fait de son mieux.
Weiwei est sage. Elle se fiche que tu n'aies pas d'appartement.
Je sais.
Tant mieux.
Il ne faut pas que Weiwei fasse comme ta cousine
et se fâche avec ses parents.
Il faut éviter les conflits.
Tous les parents comprennent les autres parents.
Toutes les filles ne sont pas comme ta cousine,
prêtes à accepter les conséquences.
J'espère que ta cousine n'aura pas de regrets
en vieillissant.
De mon temps, personne n'aurait osé
penser de cette manière.
- Vous avez été ensemble 2 ans ? - Trois ans.
Elle est allée à Hangzhou,
vendre du thé au Temple de la Retraite de l'âme.
C'était le bon temps. On s'entendait bien.
- Vous étiez du même village ? - Oui, du même village.
On est sortis ensemble longtemps.
Trois ans, c'est long.
C'était pas comme aujourd'hui où on ne traîne pas.
C'était une autre époque.
On était simples, on avait des manières.
Autre temps.
- Ça chauffe ? - Pas trop.
C'est presque fini.
Ça s'est mal passé ?
Ma mère ne le regardait même pas.
En fait, les mères recherchent des "beaux partis".
Ceux qu'elles nous trouvent
répondent à leurs critères à elles.
Ma mère l'a chassé de la maison.
Ce soir-là, ma mère s'est assise, mon père s'est assis.
Ma mère était verte de colère,
elle m'a traitée de tous les noms,
et moi je pleurais,
je reniflais, la goutte au nez.
J'ai tout dit à ma mère.
Quand j'ai eu fini,
j'ai senti que mon père avait été touché au cœur.
Il avait compris qu'il ne savait rien de moi.
Pareil pour toi.
Nous avons le même genre de famille.
Nos parents nous ont surprotégées.
Ils nous traitent comme des enfants,
pas comme des adultes.
Dis-leur :
"Si vous décidez de ma vie, que ferez-vous si je suis malheureuse ?"
Non ?
"À qui je me plaindrai ? À vous ?"
Que remarquez-vous sur ce tableau ?
Décrivez-moi ce que vous voyez, en anglais.
Frank ?
Plein de montagnes et de rivières.
C'est très bien vu.
Excellente remarque.
Pourquoi tous ces monts et rivières ?
L'œuvre appartient à la tradition chinoise de la peinture dite "shanshui" :
montagne et eau.
C'est un genre majeur de la peinture de lettrés.
D'où sort cette valise ?
Ton oncle l'a récupérée dans un immeuble en démolition.
L'infusion d'osmanthe sent bon.
C'est amer.
Mais parfumé.
"Bon anniversaire".
On a vécu ici 30 ans.
Ça été démoli en 3 jours.
Weiwei, va voir.
Regardez, le métro sera juste là.
Ce sera très pratique pour aller à Hangzhou ou pour aller travailler.
Là, c'est le campus où vos enfants feront leurs études.
Le campus est par là ?
Tout à côté de la gare.
L'emplacement est parfait.
Je lui fais essayer.
Regarde-toi dans le miroir.
Moins serrée.
La couleur est vive.
C'est bien, un rouge vif.
Moins serrée.
Elle te plaît ?
Ça te va bien.
Elle me plaît.
- Pourquoi tu m'achètes ça ? - Pour ton anniversaire.
Mon anniversaire ? J'avais complètement oublié.
Mon frère !
On prie le Bouddha du bateau ?
D'où tu sors, petit salopard ?
Ça faisait longtemps. T'es de retour.
- C'est pour vous. - C'est trop.
C'est le Nouvel an.
Et je vous rends ce que j'ai emprunté.
On n'attendait pas après.
C'est ce que je vous dois.
- Laisse tomber. - Prends !
J'y tiens.
Et ça, c'est pour l'appartement de Yangyang.
Il peut s'en passer.
Prends et ne discute pas.
La famille va bien ?
Ça va.
Tu nous as bien plantés, animal.
Tu as fait du mal à notre aîné.
Tu te rends compte du mal que tu as fait ?
Je n'avais pas le choix.
Youjin...
Ton frère ne veut pas te voir.
Il t'en veut toujours.
- Il ne veut pas me voir ? - À cause de tes bêtises.
Tant pis.
Je te rends l'argent.
Cadeaux de Nouvel an.
Je vois que tu as changé.
Tu te ranges enfin.
Je parlerai à ton frère dans quelques jours,
je dirai que tu as changé,
qu'on s'est parlé, et qu'il doit être indulgent.
Dis-lui à quel point je regrette,
que je suis désolé.
Je le lui dirai. Je le convaincrai.
Comment va ma mère ?
Ta mère...
Maman...
C'est moi, Youjin.
Je suis revenu. Je vais t'emmener.
Kangkang t'attend.
Kangkang, maman.
Il t'attend à la maison.
Je t'emmène à la maison.
Attendez là.
- Tu veux quoi, Wang Wei ? - Parler affaires.
Je t'ai déjà remboursé.
Ne parlons pas du passé. J'ai une affaire pour toi.
Quel genre d'affaire ?
Je suis avec la patronne d'une usine de papier. Bourrée de fric.
Tu piges ?
On ferait 50-50.
Je vois.
Elle a du fric ?
Sûr et certain.
Pas question de faire 50-50.
On fait 30-70.
À toi de voir.
C'est bon ?
30-70...
J'ai passé un temps fou à la baratiner.
Fais-moi une offre.
Elle est pleine aux as.
Je me répète :
30-70.
Si ça te va, on roule.
Sinon, on oublie.
D'accord.
Va pour 30-70.
Tigre blanc !
Phœnix !
C'est foutu.
M. Bai en est pour 5000. Je prends 3000 ici.
Ici, c'est perdu.
3000.
3000 tout juste.
6500.
Je croyais que la dame avait gagné.
Ici, 5000.
Plus 1000.
1500.
Tu m'en passes un peu ?
Tu mendies toujours du fric.
Tu pourrais être plus généreux.
Dégage !
C'est de la triche.
Arrête un peu.
Donne-lui encore 100.
La dame me le demande, prends tes 100 et file.
Dégage !
C'est pas grave.
- 6000 sur le Tigre. - 3000.
Madame joue 3000 sur le Phœnix.
2000 sur Tortue noire et Dragon vert.
Ces 3000 sont sur quoi ?
- Monsieur Bai ? - 6000 sur le Tigre.
Deux joueurs sur le Tigre.
Prêts ? J'ouvre !
- Tortue ! - Viens, Tortue.
Phœnix !
Mange.
Si tu manges, on ira à Shanghai demain.
Je te ramènerai chez toi.
Mange.
Où tu vas ?
Aux toilettes ?
Dors.
Voici un couple uni. Aujourd'hui est un jour propice.
Je viens prier pour leur union.
- Nom du marié ? - Jiang Yi.
Le marié s'appelle Jiang Yi.
Nom de la mariée ?
Guxi.
Allumez l'encens.
Saluez le Ciel et la Terre.
Face à la rivière.
Saluez vos nobles parents,
face au Camphrier.
Saluez-vous l'un l'autre.
Qu'un enfant vous vienne vite,
que vous vieillissiez ensemble.
Qu'une longue vie vous soit accordée,
que votre amour demeure.
Que vous viviez en paix.
- Un petit miracle. - Il préfère son père ?
- Il semblerait que sa voix grave... - Le fasse réagir.
Couvre-toi, il va prendre froid.
La grossesse augmente la température du corps.
C'est à ton tour.
Avec la nouvelle politique,
Jiang et toi pourriez avoir deux enfants.
On essaye.
J'ai reçu l'invitation.
Ton exemple m'a donné beaucoup de courage.
Tout ira bien.
Nous, on a avancé pas à pas,
et regarde le ventre que j'ai...
Allons faire un tour.
D'accord.
Je te fais voir ce qu'on appelle "Paysage chinois traditionnel".
- Tu es super mobile. - J'en suis seulement à 6 mois.
Tu te souviens de la dame habillée en violet ?
- Celle qui a servi le thé ? - J'ai été serveuse, moi aussi.
Ensuite, j'ai gravi les échelons jusqu'au poste que j'ai.
C'était pas facile.
Pendant mon stage d'été,
j'ai dit au directeur-adjoint : "Dans 3 ans, je gagnerai 1 million."
Il s'est payé ma tête.
Il a dit : "Pas possible."
C'était ton rêve.
À présent que je l'ai réalisé, j'aimerais le revoir
et lui dire : "J'ai réussi !"
- Tu vois ? - Oui.
Maintenant que tu as réussi, attention à ta santé, ne te surmène pas.
Je n'ose pas trop me reposer,
parce que le projet est une priorité de la boîte.
Dès que tu lâches un peu, tu cours le risque d'être remplacé.
Bien que je sois enceinte, je dois rester sur le coup et travailler.
Quoi qu'il en soit, je t'envie.
Tu fais ta vie sans avoir besoin de ta famille.
Je suis libérée de ma famille,
mais c'est l'entreprise qui me tient en laisse.
Avec le temps, j'en suis venue à me dire que je ne suis pas heureuse.
Chaque fois que j'y pense,
je n'arrive pas à saisir ce qui ne va pas.
Ça, c'est "petit yin".
Je recommence.
Le signe que je vois n'est pas mal du tout.
Si l'on regarde la nature des signes,
trois yang et trois yin
signifient "retour de l'âme".
La personne est au sud-ouest,
et elle est partie il y a 2 jours.
Les signes indiquent
qu'elle sera de retour en fin de mois.
Tu sollicites l'oracle d'un cœur sincère. Le signe est bon.
"Retour de l'âme" signifie qu'elle reviendra.
Cette âme erre dans le monde,
mais ne t'inquiète pas,
elle n'est pas en danger.
Les âmes communiquent : les parents pensent aux enfants,
les enfants aux parents.
Je pense qu'elle reviendra d'ici cinq jours.
Nous libérons une vie afin que notre mère
franchisse cette épreuve
et revienne vite chez elle.
Que celui qui pêchera ce poisson
retourne une autre vie à la rivière.
Bouddha, protégez-nous.
Amitabha.
Elle a voulu nous rassembler autour d'elle.
Elle respire.
Appelez-nous en cas de besoin.
Merci, docteur.
Je pense que maman
devrait venir vivre avec moi.
Cela vous soulagerait.
Elle ne restera plus bien longtemps parmi nous.
Qu'en penses-tu ?
Je vois que tu veux faire ton devoir de fils.
À présent que tu es revenu,
je vais te donner un conseil en tant qu'aîné.
Un proverbe de Fuyang dit :
"Qui mange trop de tripes risque d'en manger la merde."
Tu ne gagnes pas ton argent honnêtement,
c'est de l'argent sale.
Je te conseille de passer à autre chose.
Reviens, Kangkang !
Va moins vite.
Fengjuan, comment va ta fille ?
Je ne veux pas le savoir.
Pour moi, elle est morte.
Je l'ai élevée pour rien.
Kangkang, reviens !
Moins vite !
Sois gentil, ne cours pas.
Comment va Yangyang ?
- Weiwei et lui sont heureux. - Il va bien ?
Mais sa belle-famille ne nous voit pas d'un bon œil.
Ils n'estiment pas Yangyang.
Cadet !
Tu devrais accélérer les choses avec ta copine.
Ne laisse pas maman nous quitter sans t'avoir vu marié.
Il est temps de rassurer ta famille, tu entends ?
À partir de maintenant,
c'est moi qui m'occuperai de maman.
Tu y arriveras ?
- Bien sûr. - Sûr et certain ?
Tout ira bien.
Un jour, j'ai failli mourir.
L'échafaudage du 5e étage était en train de s'effondrer.
Le matin, j'arrive au boulot, et l'échafaudage s'écroule.
Un de mes collègues est tombé. Il a survécu
malgré ses fractures du crâne.
J'ai eu de la chance.
Je suis tombé aussi, mais à hauteur du 2e,
j'ai été retenu par une poutre de bambou.
En bas, les gens me criaient de sauter.
Je voulais sauter,
mais j'avais les jambes en coton.
Des gens sont venus me tirer jusqu'à une fenêtre.
J'étais livide.
À l'hôpital, on ne m'a rien trouvé.
Aucune blessure.
Le patron ne m'a pas proposé d'indemnité.
Aujourd'hui, ce serait différent.
À l'époque, il y avait moins de règles.
Et puis, j'étais jeune.
Le patron m'a envoyé des litchis en boîte.
C'est tout ?
J'ai laissé les litchis dans le dortoir,
et vu qu'on manquait de tout, mes collègues les ont mangés.
J'ai réussi à en manger deux.
Mon oncle, tu veux bien goûter ma soupe de poulet ? C'est ma première.
Elle est cuite ?
Alors ?
C'est bon !
Ma petite nièce a appris la cuisine.
Contente que tu aimes. Je la laisse mijoter encore ?
Encore un peu.
Je veux en reprendre.
Je t'en resservirai.
Grand-mère va être contente.
Je l'ai faite pour elle.
Sa petite-fille fait bien la cuisine.
Mon oncle...
J'aimerais savoir...
si tu as pensé à te remarier.
Tu sais, je n'ai rien à offrir.
Qui voudrait s'occuper de Kangkang avec moi ?
Je pense depuis toujours
que tu es le meilleur de mes oncles.
Les adultes de la famille, y compris mes parents,
sont des égoïstes.
Ils ne pensent qu'à leurs intérêts.
Tu parles d'une famille.
Tes parents ont leur foyer à eux.
Ils doivent penser à leur vieillesse.
Et penser aussi à toi.
Tandis que moi,
je n'ai rien.
À part Kangkang.
Je dois t'avouer
qu'à sa naissance, sans ta grand-mère,
je l'aurais jeté à la rivière.
Tu vois, moi aussi je suis égoïste.
Applaudissons bien fort les nouveaux mariés !
À compter d'aujourd'hui,
la mariée fait partie de la famille Jiang.
Je vous chante une chanson ?
Chantez avec moi !
Tous les gens de Fuyang la connaissent.
Claires sont les eaux de la rivière
Splendide est le paysage
Plongeons dans la rivière Fuchun
Nous sommes ceux de Fuyang
Pardonnez-moi de chanter si mal...
Et maintenant, une chanson sur la rivière.
Dans mon pays natal au bord de la rivière Fuchun
Le soleil luit sur les monts et les eaux
Le fleuve printanier coule vers l'Est
Entre les rives de sable, parmi les peupliers
Dans mon pays natal au bord de la rivière Fuchun
Le soleil baigne les vertes collines et les eaux bleues
Sur les rives se dressent les collines
Royaume de Sun Quan, patrie de Yu Dafu
Rivière Fuchun, mon pays natal
Royaume de Sun Quan, patrie de Yu Dafu
Reste avec grand-mère.
Avec grand-mère.
Regarde la télé.
La patronne a perdu combien ?
Plus d'un million.
Elle attend que Wang Wei la saute.
Impossible.
Son usine rapporte gros,
et Wang Wei le sait.
Qui voudrait d'une femme de cet âge ? Pas Wang Wei.
Vas-y, toi.
Pas question.
Trop vieille.
Vous savez où se passe la partie ?
Qui tu es ? Je te connais pas.
C'est Youjin qui m'a rencardé.
C'est en haut.
Merci.
Youjin fait son truc habituel ?
Qui t'a dit ça ?
La police a chopé un tricheur
dans une autre salle de jeu.
Ils disent que Youjin fait pareil.
On s'en fout, prenons soin de nous-mêmes.
Du moment que les flics ne nous chopent pas...
Faites vos jeux.
5000, Tigre blanc.
8000 !
Annonce.
Tout sur Dragon vert ?
Tortue !
Viens, Tortue !
Qu'est-ce qui se passe ?
Bizarre !
Quand on joue gros, tu caches une de tes mains.
Elle fait quoi, cette main ?
Je prends une clope.
Fais voir ton paquet de clopes.
Voilà !
Fais voir tes poches.
J'ai rien dans mes poches. Tu débloques, ou quoi ?
Tu veux voir ?
Les flics !
Les flics sont là !
Personne ne bouge !
Reste là !
Arrêtez-moi tout ça !
Je regardais sans jouer.
Reste tranquille !
Je ne jouais pas !
Je regardais sans jouer.
L'avenir de Fuyang suscite de fortes attentes
Il va falloir construire vite.
Il y a eu bien trop de démolitions.
Ces chantiers sont une page blanche, il faut rebâtir.
J'espère que le métro ouvrira vite,
pour relancer la ville.
Ce sera pratique pour aller à Hangzhou.
La rénovation de la ville sera complète.
La police est venue.
À la fin du mois, tu iras louer ailleurs.
Tu fais trop de bruit, tu m'empêches de dormir.
Entendu.
Mme Wu, de Hangzhou, a conduit son père, âgé de 87 ans,
à la gare de Fuyang.
Je l'emmène voir le Lac Qiandao
et ses mille îles...
Maman !
Pour la nouvelle année, je lui souhaite la santé...
Maman !
Stop !
Arrête-toi !
Emmenez-le !
"Je repense souvent à mon arrivée, jeune mariée, à Fuyang.
"J'allais souvent à la rivière, qui me fascinait.
"Le 15 du 7e mois lunaire,
les habitants de Fuyang font naviguer des lanternes
"pour la fête des Fantômes, anniversaire du Bodhisattva des Enfers.
"J'ai toujours été frappée par l'hommage rendu aux ancêtres.
"On allume de l'encens sur le seuil,
"on lance des lanternes sur l'eau
"pour chasser les démons de la rivière
"et pour prier.
"Les lanternes vont au fil du courant,
"guidant les âmes orphelines vers le Pont de la réincarnation.
"Un soir,
"à l'approche de la nuit,
"je vis les étoiles scintiller une à une.
"Sous la brise, la rivière était calme et limpide.
"Des milliers de petites lanternes flottaient sur les eaux,
"passé le pont de Xianpu.
"Serpent de feu
"flottant sur les eaux tel un dragon d'eau,
"les lanternes
"en forme de lotus étaient en papier.
"Certaines étaient des bateaux de bois de toutes formes,
"décorés de papiers multicolores.
"À l'intérieur brûlaient des bougies.
"Très vite,
"le serpent de lanternes était au centre de la rivière,
"illuminant les alentours
"comme une constellation.
"Les familles, des tout-petits aux plus âgés,
"venaient contempler le spectacle depuis les rives,
"tenant à la main des éventails.
"C'était très gai.
"Les pêcheurs surveillaient les lanternes.
"Les barques de secours patrouillaient,
"des pêcheurs lançaient des pétards.
"Des moines brûlaient de l'armoise et jouaient des cymbales
"pour le salut des âmes des défunts.
"Pour suivre les lanternes, les riches louaient des bateaux
"d'où parvenait le son des flûtes.
"Les lanternes flottaient loin ou tout près,
"vers l'est ou vers l'ouest.
"Cela durait toute la nuit."
La mère de ma future femme aussi était opposée à notre mariage.
Pour la fête des Bateaux-dragons,
la coutume du village était d'offrir aux voisins
des gâteaux de riz et des cadeaux.
J'arrive chez mon amoureuse.
Sa mère venait de faire bouillir de l'eau.
Elle la jette par terre. Elle ne me visait pas,
mais elle a jeté l'eau juste à mes pieds
et elle a balancé mes cadeaux dehors.
Un frère de ma femme était à l'étage.
Il entend le bruit...
il dévale l'escalier et décroche une hache du mur,
convaincu que je suis un voyou.
Heureusement, ma future femme l'a arrêté dans son élan.
- Tu t'en es mieux sorti ! - C'est vrai.
Au fait,
le livre que j'ai écrit est sorti.
Je vous avais dit...
Voilà.
"Étrange histoire du pêcheur nocturne et de la jeune morte".
L'histoire se passe dans les années 90.
Il y avait des usines de papier ici.
Et donc, cet homme
va souvent pêcher la nuit au bord de la rivière.
Un soir, ce qu'il ramène est le corps d'une jeune femme.
Mais curieusement,
si le corps est à demi décomposé, le visage est resté intact,
et très beau.
Il rapporte le corps chez lui...
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Mal au genou.
Je te porte ?
Non, allez devant.
Bon.
Descendez, je me repose un peu.
- On descend ? - Allez-y.
Je me repose un peu.
Que se passe-t-il ensuite ?
La femme est chez lui...
Ton père a grossi.
Quand je l'ai connu, je trouvais qu'il marchait drôlement.
Mais c'était un bon boxeur.
Comme ça.
J'ai vu qu'il était intelligent.
Quand j'avais mal aux pieds, il me ramenait chez moi en vélo.
Je lui faisais une blague : "Je suis arrivée."
Il disait : "Pas encore."
Il m'amenait au pont à l'entrée du village.
Si mon oncle passait, il jetait le vélo de côté
et me traînait par la main pour qu'on se cache sous le pont.
Après, je disais :
"C'est bon, je peux partir.
"Rentre chez toi."
Il disait : "Attendons un peu."
"Non, il faut que je rentre !"
Il remontait sur son vélo et il partait.
Moi, j'étais toute gênée...
C'est drôle...
Quand on s'est connus,
ton papa était un séducteur.
C'est bon !
Ça va mieux.
Maman doit rentrer.
Doucement.
- Rentrons. - À la maison.
Fin du premier volet
Écrit et réalisé par Gu Xiaogang
Sous-titrage : HIVENTY
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