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Bienvenue � L'�il de L.A.
Photographes, mod�les et culturistes
sont-ils la nouvelle vague du porno soft ?
L'�il de L.A. �tudie ce ph�nom�ne.
Il y a les photographes d'art comme Harry Landin,
et ceux qui franchissent les bornes de la d�cence.
Nous allons interviewer Bobby Korshack,
qui a d�j� eu des d�m�l�s avec la justice
pour des films qu'il disait artistiques
et que d'autres jugeaient obsc�nes.
Les revues s�rieuses p�tissent de ses magazines,
lesquels sont interdits dans les grandes surfaces,
� cause de leurs couvertures trop explicites. Il pr�tend "glorifier le corps,
comme Ziegfeld."
Mais ses d�tracteurs, eux, l'ont baptis� le "Roi du cochon ".
Nous entendrons des mod�les, des agents et des �diteurs.
Mais �coutons d'abord l'homme du scandale, Bobby Korshack.
M. Korshack, certains vous consid�rent comme le roi du porno.
Depuis quand faites-vous �a ?
�a fait environ 3 ans.
- �a a �t� profitable jusqu'ici ? - Je m'en tire toujours.
Je vois.
Cet engouement pour le body-building chez les femmes,
pensez-vous qu'il va se d�velopper ?
Oui, c'est une vague de fond
dans le monde entier. C'est capital, car �a touche � la sant�.
Vous les trouvez sexy, ces femmes super-muscl�es ?
Merde, qu'est-ce que c'est ?
- De quoi ont-elles l'air, habill�es ? - Elles sont tr�s ordinaires. D�testables.
Ma prochaine question est �vidente.
On sait que vous avez eu des ennuis � cause de...
comment dire... de photos d'une nature franchement �rotique.
- Le regrettez-vous ? - Non. C'est un pas en avant...
Je suis sinc�re. J'explore de nouvelles voies
et je n'en ai pas honte. Au contraire, je suis fier de ce que je fais.
Je pr�cise...
Ce qui m'int�resse, c'est l'art du com�dien...
Une minute !
J'ai r�alis� des films avec des amis, encore in�dits.
A quoi tu joues ?
A votre avis, M. Korshack,
les films ou la photographie montrent-ils la femme sous un angle plus sexy ?
C'est une sorte de gag ?
Mon Dieu.
Je te f�licite.
Il est 9h30 et je suis parti, mais vous me joindrez au...
Tu peux attendre ?
- Je slalome dans le canyon ! - Je dois te parler !
- Jacky ! - Je suis l�.
- Qu'y a-t-il eu hier soir ? - Merde, tu d�marres t�t !
- Tu picoles � 10 heures ! - Le petit d�jeuner des as !
R�ponds,
que s'est-il pass� ?
- Tu as encore d�conn�. - Comment �a ?
- Je me souviens de rien. - C'est dingue !
- Tu as un trou de m�moire d�s que... - Qu'est-ce que j'ai fait ?
Fait ?
Tr�s bien. J'ai parl� � une de mes clientes,
qui peut t'avoir un bout de r�le, ton premier depuis des ann�es.
Je lui parle de ta beaut�, de ton talent, etc.
Elle va jusqu'au Martineau pour te voir.
Elle me rappelle et me dit qu'elle aime ton look,
ou ce qu'il en reste, et tu sais ce que tu fais ?
Comment ai-je pu oublier ?
Tu te fiches de moi ? Tu sais ce que tu as fait ?
Tu l'as trait�e de gousse !
De "sale gousse pleine de doigts", pour �tre pr�cis !
- Pourquoi j'aurais dit �a ? - Parce que c'est vrai !
Mais fallait-il le dire ?
Ecoute...
Je viens de me r�veiller � c�t� d'un cadavre.
Ton probl�me, c'est pas les amants ramollos !
Non,
un vrai cadavre !
Il est d�j� froid.
C'est une blague ?
- Je l'ai devant moi. - Une crise cardiaque ?
Oui, � cause du couteau qu'il a dans la poitrine !
Il y a du sang partout !
Oh bon Dieu, Alex !
Est-ce que je dois appeler les...
Je dois appeler les flics ?
- Tu devrais. - J'ai peur.
Tu sais ce que je veux dire.
Les flics !
Ce sera pire si tu te sauves.
Je sais m�me pas o� je suis.
Il faut appeler les flics. Et un avocat.
�a ira, ma petite.
Tu veux parier ?
LE LENDEMAIN DU CRIME
Taxi ! Attendez !
- Quelle heure est-il ? - 10h15.
Vendredi ?
Jeudi. Le 28 novembre 1986.
Soyez gentil, passons par ma banque, c'est sur la route.
�a vous servira � rien.
- C'est f�ri�, Thanksgiving. - Merde.
C'est pas un truc pour me baiser du prix de la course ?
Fairfax au coin de Santa Monica.
- Harry. - Viveca !
Je t'ai revue � la t�l� hier soir, sur Channel 13.
Avec Richard Egan.
Tu �tais g�niale, � l'�poque !
Tu pourrais me prendre un ch�que ?
- Bien s�r. - 200 dollars, tu peux ?
Ici Air California.
Tous nos vols sont complets et...
Salut, Red, c'est gentil d'avoir ouvert.
- Viveca a appel� ? - Non. Il n'y a que �a.
Rentrez. J'ai 2 coiffures � faire pour la soir�e.
Branchez la ligne l�-haut.
- Miss Harding n'a rien dit ? - Non, rien.
�a doit �tre pour ce d�ner de Thanksgiving.
Je sais. C'est dans les journaux de ce matin.
Quelle veine !
Vous allez lui faire les cheveux � domicile
- et vous y restez. - Pas longtemps.
Merci d'�tre venue, Red.
Le vol de San Francisco ?
A la demie. Mais c'est complet.
- Alors le prochain. - Il est complet aussi.
- Et plus tard ? - Tous les vols sont complets.
- Et en liste d'attente ? - En stand-by ?
Porte 2-B, mais c'est une bagarre de fauves !
- Qu'y a-t-il ? - Oh mon Dieu.
Mon mari m'a appel�e. J'�tais coinc�e sur la route.
Il dit qu'elle va mourir.
Son �tat �tait stabilis� et l�,
- tout d'un coup, elle... - Qui ? Qui est malade ?
Ma fille.
Une angine de poitrine.
- A 17 ans ! - Seigneur !
- Je vous en prie, donnez-moi une place ! - Je vais voir le chef de trafic.
Attendez ici.
Madame, on m'a expliqu� la situation.
Je vais faire tout mon possible.
Mais l�galement, je ne peux pas forcer � descendre
des passagers qui ont leur ticket pour le vol 119 et...
Et pour Las Vegas ?
Le vol de Las Vegas.
Je suis d�sol�e.
J'appelais le d�panneur,
�a ne d�marrait plus.
Je suis d�sol�e.
Je vais essayer encore.
C'est le circuit �lectrique, je crois.
Attendez, j'essaie encore.
Eh bien �a ! Elle avait besoin de se reposer !
- Le feu arri�re est nase. - Vous �tes assur�e ?
J'en doute. Reste, j'appelle les flics.
On se conna�trait pas ? J'ai d�j� vu votre t�te.
J'en ai pour un moment !
C'est pas grave.
Mettez en route.
O� est le d�marreur ?
Il pend sous le tableau. Il y a 2 fils.
Bien, acc�l�rez.
Acc�l�rez !
Vous faites pas le tapin, si ?
Pardon. Je voulais �tre s�r.
Vous rentrez � L.A. ?
Je m'appelle Turner Kendall.
Viveca van...
- Vous regardez souvent la t�l� ? - Non, pas beaucoup.
J'ai un talon qui a l�ch�.
Il y a un Black en Cadillac
- qui a embouti quelqu'un ! - Belle rime !
- C'est mieux qu'en Pontiac ! - Ah, si j'�tais concessionnaire Cadillac !
Ces Blacks,
ils claquent des fortunes pour leurs bagnoles.
Et pour saper leurs gosses.
Vous travaillez au Klu Klux Klan ?
On en apprend sur les gens d'apr�s leurs voitures.
Je suis d'accord !
Celle-ci, c'est un investissement.
Sans blague ?
Oui. Je la r�pare pour vos amis rastas.
Ils se battraient � la hache pour ce mod�le !
"Mes amis rastas" ?
A cause des ailes arri�res.
Les vieux mod�les 1950. "Rastas", �a vous pla�t pas ?
Restons corrects, hein ?
Garland Street, au coin de la 3e.
C'est l� que je vais.
Mais je vous emm�ne o� vous voulez.
Laissez-moi � un taxi.
- Si �a fait votre bonheur. - Un taxi ferait mon bonheur.
Je peux faire un d�tour.
Vous ne savez m�me pas o� je vais !
�a ne peut pas �tre tellement loin.
Vous avez beaucoup de temps libre, non ?
A part le meeting du Klu Klux Klan,
j'ai rien qui m'attend.
Vous voulez de l'eau ?
Vous savez tout, hein ?
Certaines choses...
Que faisiez-vous � l'a�roport ?
Je raccompagnais ma fille.
Je l'ai eue pendant 2 jours. Je l'ai mise au vol de 12h30.
Sa m�re l'attend.
- De 12h30 ? - J'ai tra�nass�.
J'aime regarder les avions d�coller.
Mais on n'en voit plus, c'est comme une gare d'autocars.
- J'avais oubli� �a. - Quoi ?
Les gares d'autocars.
C'est un jour f�ri�.
�a vous amuse peut-�tre de regarder les gens se dire au revoir.
Peut-�tre, oui.
Ils se disent bonjour aussi !
Laissez-moi ici, �a ira.
Ici ? C'est un gag ?
C'est tr�s bien, mon copain vit juste au coin.
Si �a fait votre bonheur !
Et s'il n'est pas ici ?
Il est ici.
Il est malade.
Merci de m'avoir amen�e.
C'est coinc�. Tirez vers vous et poussez en m�me temps.
- Le bonjour au grand chef du K.K.K. - Vous vous trompez sur mon compte.
- Ah oui ? - Pas grave.
Je dois me tromper sur vous aussi.
Ecoute...
Si c'est moi qui ai fait �a,
ce n'�tait pas expr�s, je te le jure.
Je ne suis pas une garce.
Je vais juste nettoyer un peu, et toi...
continue � faire ce que tu faisais.
Si c'est moi,
c'est que tu as d� m�chamment me provoquer.
Tu m'as trait�e de so�larde ?
Ou quelque chose comme �a ?
Je ferai les fen�tres plus tard.
Minet ?
Viens, minou.
Comment es-tu entr� l� ?
- Comment va-t-il ? - Qui �a ?
Votre ami malade.
Mieux.
- Vous devez avoir des probl�mes en t�te. - C'est-�-dire ?
�a vous �tonne pas que je sois ici ?
�a a d� tomber de votre sac.
Vous avez not� l'adresse sur la pochette.
- Vous lavez son linge ? - Toujours.
Je ne vous vois pas en femme d'int�rieur.
C'est pas mon genre. Mais c'est un copain.
- C'est bien, les copains. - On se sent seul, matelot ?
Non, mais personne ne fait ma lessive !
Pauvre chou. D'o� �tes-vous ?
- Bakersfield. - �a ne m'�tonne pas.
- Vous �tes de New York, au d�part ? - Exact.
- Merci. - A votre service.
Donnez-moi �a.
Je vous le pose devant votre porte.
Vous �tes dans quelle branche ?
Je suis flic.
Un ancien flic, plut�t. Invalide.
Vous n'avez pas l'air invalide.
Je prends �a comme un compliment.
Bonsoir.
Je vous dirais d'entrer, mais le quartier
- est si coinc� ! - Oui, des Juifs,
des propri�taires bien stables. �a ne bouge pas beaucoup.
On s'accroche aux traditions
et au cursus universitaire.
- Dans le domaine de l'art, on... - Je vous en prie !
Mais ce genre d'isolement cr�e des pr�jug�s.
Je connais un tour de magie.
Je compte jusqu'� 3 et vous disparaissez.
Un, merci de m'avoir aid�e.
- Pas de quoi. - Deux...
vous m'avez sauv� la vie.
A votre service.
Trois...
au revoir.
�a n'a pas march� !
�a arrive, quand je suis fatigu�e.
Et puis merde, entrez.
J'ai deux tacos dans le frigo.
Si �a fait votre bonheur.
C'est bien la v�rit�, deux tacos !
Vous ai-je jamais menti ?
C'est bizarre !
- Quoi donc ? - Deux tacos, un pot d'olives...
et 6 pots et demi de mayonnaise.
J'ai toujours peur d'en manquer.
Et �a,
peut-�tre de la laitue ou de la pourriture ?
Je suis z�ro en cuisine.
Et 4 magnums de blanc californien.
C'�tait en promotion.
Vos cartes de cr�dit sont p�rim�es,
j'ai vu votre portefeuille.
Mais bien des millionnaires n'ont pas autant de mayonnaise !
Que faites-vous ce soir ?
Je veux me doucher.
Le climatiseur est en panne depuis un mois.
Prenez votre douche, je reviens tout de suite.
O� allez-vous ?
Y a rien de vrai � manger ici.
Passez-moi vos cl�s...
pour que je puisse rentrer.
Je voulais...
de la dinde, mais ils n'en avaient qu'en sandwiches.
C'est parfait.
De la confiture d'airelle !
C'est oblig�, pour le d�ner de Thanksgiving.
Un peu trop fruit�,
il manque de corps,
mais � ce prix c'est un cadeau !
Tu es mari�, Turner ?
Qui voudrait d'un mec avec une Chevrolet 56 ?
C'est un investissement !
Comment es-tu devenu invalide ?
Oh, c'�tait un... incident.
Tu ne nous pleures pas les d�tails, hein ?
D'accord, j'ai pris un coup de couteau.
Une petite tapineuse de 14 ans...
Une petite pute m�t�que ?
J'ai pas dit qu'elle �tait m�t�que.
Pourquoi pas ?
Ses parents �taient irlando-�cossais.
Mais c'est vrai, c'est souvent des Chicanos.
- Je les ai pas invit�es ici. - Non, pas toi !
�a va, c'est jour de f�te.
Alors, levons nos verres !
Bref, elle a d� atteindre un nerf l�-haut.
Je ne d�gaine plus assez vite.
Je suis empot� du bras.
Tu en avais peut-�tre marre d'�tre flic.
Tu veux rire ? Je n'ai jamais eu un meilleur job.
Coincer les putes et les poivrots ? Les P.V. ?
- Quelle vie de r�ve ! - Je faisais des enqu�tes.
Je serais devenu inspecteur.
- C'�tait ici, � L.A. ? - A Bakersfield.
Pendant 7 ans.
C'est l� que tu es devenu raciste !
M�chante !
Comment pourrais-je �tre raciste ?
Mais...
ils sont tous
si malfaisants, si vicieux. Moi, je ne fais...
qu'observer.
Oui, les Blacks, rastas et m�t�ques !
�a sonne comme un cabinet d'avocats.
"Black, Rasta et M�t�que, bonjour !"
Tu as une vision tordue du monde, Turner.
Qui dit �a ? Une nana qui a des baignoires de vinasse
- et 2 vieux tacos. - N'oublie pas la mayonnaise !
En fait,
ce qui me surprend, c'est que tu ne me reconnaisses pas.
Il est clair que tu ne regardes pas les bonnes cha�nes de t�l�.
- Pourquoi ? - Je suis une actrice.
J'�tais.
J'�tais m�me tr�s bonne.
Je devais devenir la nouvelle Vera Miles.
La nouvelle qui ?
Exactement !
Je devais remplacer quelqu'un qui ne manquait � personne !
- Je dois appeler Jacky. - Qui �a ?
Oh bon Dieu...
Tu connais donc personne ?
Que fais-tu de tes journ�es ?
- Plein de choses. - Cites-en une.
J'aime r�parer des trucs.
Des trucs ? Quels trucs ?
Ce qui doit �tre r�par�. Ce que les gens jettent.
Tu �tais bonne actrice ?
J'aurais pu l'�tre...
J'aurais pu aller loin.
Je crois que je t'ai vue dans un film, un jour.
Merci.
Qui est-ce ?
Tiens bon.
Je vais � c�t�.
Tu veux raccrocher ?
Salut, Jacky,
me revoil�.
Qui est so�le ?
Je t'en prie, on n'est plus copains ?
Ah oui ? Qui t'a racont� �a ?
J'avais oubli�.
Te mets pas en col�re.
Non, rien. J'ai de la lessive � faire.
Oh oui, je ferai �a demain.
Oh, merde.
Bonjour, beaut�.
Viens !
Que veux-tu ?
R�parer le climatiseur.
Je veux un verre.
Quelqu'un �tait l� quand j'y suis retourn�e.
Tu as vu quelqu'un ?
Non, mais on m'observait...
de la penderie.
- Je cherchais le chat. - Ton chat ?
Non, un con de chat aux yeux bleus.
O� est-il maintenant ?
Comment je saurais ? A Broadway !
Alors, je me suis sauv�e.
Ce mort, tu dis que tu l'as vu � la t�l� ?
Tu es s�re ?
Oui, j'en suis s�re.
Il photographiait des filles avec des gros biceps et des strings
et une sono d'enfer.
C'est tout ce que tu sais ? Il fait des photos cochonnes,
- et tu l'as emmen� au lit. - Non.
C'est lui qui m'a emmen�e. C'�tait chez lui, pas chez moi.
- �a arrive. - Une bonne fa�on de se faire des amis.
Tu sais le plus rigolo ?
Il ne me plaisait pas.
Eh ben voyons !
A la t�l�.
- J'aurais pas couch� avec lui. - Tu l'as fait.
Je sais,
- mais c'est dr�le quand m�me. - Pas tellement.
Tu tombes trop dans le cirage.
Un conseil : Va voir les flics.
C'est ce que dit Jacky.
Bon Dieu, qui c'est, ce Jacky ?
Mon coiffeur.
- Tu lui en as parl� ? - C'est aussi mon mari.
Tu ne comprendrais pas.
Si les flics me voient,
ils ne chercheront pas ailleurs.
- C'est faux. - Si, � cause...
de l'autre fois.
Quelle autre fois ?
Mon ex-mari m'avait fait boucler pour �tre d�sintoxiqu�e.
Jacky a fait �a ?
Jacky n'est pas mon ex. Avant lui il y a eu un autre type.
On �tait des gamins.
- Il t'a fait enfermer ? - Oui, parce que c'�tait un con.
Un week-end, on parlait de mon probl�me en buvant un verre ou deux...
Et tout d'un coup, je le vois saigner,
et j'ai un couteau de cuisine � la main.
Tu as fait de la prison ?
Un peu.
Trois mois.
C'est assez pour comprendre ce que c'est.
�a fait longtemps que tu bois, hein ?
A l'�poque, on ne buvait pas.
- On n'�tait que... - Des gamins.
Maintenant tu bois sec ?
Non !
J'arr�te quand je veux.
Dans quel camp tu es ?
- C'est chez qui ici ? - Un ami.
Il vit encore, lui ?
- Tu l'as peut-�tre tu�, ce type. - Non.
Soit tu l'as tu� et tu es tomb�e dans le cirage,
- soit tu as �t� pi�g�e. - Je choisis le num�ro 2.
- Dans les 2 cas... - Salut, Turner.
- ...tu es une alcoolo fich�e. - Au plaisir.
Tu bois de la bi�re
- � 9 h du matin ! - C'est toi qui me l'as achet�e, salaud !
- C'est coinc�, faut tirer... - Je sais !
Tirer vers moi � 2 mains et puis pousser !
Fais r�parer ce tas de boue !
- J'ai pas le fric. - Trouve-toi un job, clodo !
Au cin�ma, comme toi ?
Va chier, avec ta fausse vertu !
Tire vers toi � 2 mains et pousse.
Allons, Frankie, debout.
- C'est moi, Alex. - Que se passe-t-il, mon tr�sor ?
Frankie, tu es seul ?
Vous avez gagn� un million de dollars !
Qui c'est, tous ces gens-l� ? Qu'est-ce qu'ils font, si t�t le matin ?
- Il est 2 h de l'apr�s-midi. - Quelle nuit ! Tu aurais d� �tre l�.
- Tu y �tais ? - J'ai besoin d'aide.
Oh mon chou, on a tous besoin d'aide.
Non, j'ai pas le temps.
- Il me faut une robe, du maquillage. - Et un brushing !
Tu sais o� sont mes robes. Sers-toi.
�a te pla�t ?
Oh bon Dieu. Tu n'as rien de plus simple ?
- Un peu moins, euh... - Je suis une folle, pas un travelo.
Je ne porte pas des blouses.
J'ai ce truc que j'avais achet� pour aller au Bistro.
Il �tait de la Mafia.
Un ange. Ils sont tr�s conservateurs !
Le noir basique.
Elle refuse de d�marrer ?
- Je veux t'aider. - Qui, moi ? Une alcoolo ?
�a, c'est un fait.
- Alors pourquoi m'aider ? - Tu es innocente.
J'ai pas vu de cadavre dans ta douche.
Pourquoi l'aurais-tu mis apr�s mon d�part ?
Ce quelqu'un dans ta penderie, �a sent le pi�ge.
Et dans ce cas, tu dois le conna�tre.
Je vais appeler Jacky. Il m'aidera.
Il est malin.
- Il conna�t les gens qui dirigent. - Qui dirigent quoi ?
Tout. Le monde.
C'est un coiffeur !
C'est son m�tier. Mais il est plus que �a.
Depuis quand es-tu s�par�e ?
- On a �t� mari�s 10 ans. - Depuis quand �tes-vous s�par�s ?
Dix ans.
- Ah, vieillir ensemble... - on a essay� et �a a rat�.
Mais en se s�parant, on s'est rapproch�s.
C'est dr�le. Non, peut-�tre pas, au fond.
Il m'aime et... je l'ai aid�.
J'ai mis mes �conomies dans son premier salon.
Quand on ne m'a plus offert de r�les...
Bref, il s'occupe de moi.
Qui a voulu rester mari� ?
Tous les deux.
�a l'aide pour draguer les nanas hupp�es.
Il est h�t�ro, alors ?
Oui. Tu sais, il y a des coiffeurs h�t�ros.
Chez moi, Jacky est un nom de p�d�.
Il s'appelle Joaquim Manero.
Tu as �pous�...
un Espagnol ?
On va vous donner un peu de volume sur le dessus.
Ces 2 messieurs voudraient vous voir.
Et...
Viveca a t�l�phon�. Elle a dit qu'elle rappellera.
On ne peut pas la joindre.
On peut parler ici ?
Ce mec qu'elle a tu�, c'�tait son jules ?
Allons ! Viveca n'a tu� personne.
Les morts vont se doucher chez elle ?
- Qui vous a envoy�s ? - On est d�tectives.
Elle en est incapable.
Elle est fich�e pour blessures � main arm�e.
Tu le savais en l'�pousant ?
Je l'ai �pous�e � cause de �a.
Vous �tes venus bavarder ou j'appelle mon avocat ?
L'endroit id�al pour un baiseur,
� moins que tu sois p�d� ?
Tu as vraiment envie de savoir ?
Il n'est pas � son salon. Il n'est pas non plus dans sa voiture, j'ai appel�.
Ecoute, je connais un flic de la Criminelle, ici � L.A.
- Il aiderait. - Pas de flics !
Par t�l�phone.
Pourquoi je me fierais � ton pote ?
J'en sais rien. Il est juif.
Appelle-le.
Greenbaum.
Un ami � vous m'a dit de vous appeler.
Oui. Alors ?
C'est � propos d'un mort.
Un mort sp�cial ?
Le mort...
du 1560 Switzer, M. Korshack.
Ah, celui-l�.
Votre ami veut pas que vous localisiez cet appel.
Parlons de Korshack.
- Vous �tes Viveca Van Loren ? - Je l'ai pas tu�.
- Je voudrais vous entendre ici... - Je veux juste dire...
que l'endroit o� il a fini...
n'est pas l'endroit o� il a commenc�...
- pour ainsi dire. - Dire quoi ?
Si je dis o� c'est arriv�, vous comprendrez tout.
- Qu'offrez-vous ? - Une adresse. L� o� c'est arriv�.
Il a �t� tu� dans un atelier d'artiste, 544 Mateo Street.
Il doit y avoir des empreintes dans la penderie.
Pr�s de la porte.
- Allez-y tout de suite. - Au fait,
qui est cet ami � moi ?
Le quartier est condamn�,
ils feront des gratte-ciel en verre.
Y a des fut�s
qui s'accrochent pour que le prix monte, comme mon propri�taire. Il est Cor�en.
Moins de 10 ans ici et la moiti� de L.A. Est � lui.
On dit que les Asiatiques ont le cerveau plus grand. C'est vrai ?
�a a l'air plausible.
Je passe devant. Pour allumer.
Je suis arriv� � L.A. Y a pas si longtemps, avec ma femme.
Un mois apr�s,
on a divorc�.
Elle est repartie,
- et on a partag� les meubles. - Tout le monde divorce.
Moi, je ne crois pas au divorce.
Ah non ?
Je d�teste l'id�e.
- Mais tu l'as fait ! - Elle l'a voulu.
Elle dit que je ne suis pas
d'un genre tr�s prometteur.
Elle a laiss� les casseroles ?
C'�tait � moi.
Il fait aussi la cuisine ?
Tu es un cadeau ! Cette femme a �t� folle !
J'en sais rien... Je comprends son point de vue.
Tu ne mens donc jamais ?
Si, bien s�r, mais...
qu'est-ce qui en vaut la peine ?
Tu lis beaucoup, hein ?
Oh, ces bouquins ?
Non... en fait, je...
J'ai l'intention de les lire quand j'aurai le temps...
Mais...
j'ach�te des livres.
A 25 cents pi�ce, � Santa Monica. Et m�me au poids.
Je peux pas r�sister.
Tous les sujets m'int�ressent.
Je m'y mettrai.
Qu'est-ce qui t'occupe tellement ?
Pas grand-chose.
La vie de tous les jours.
Oui, �a occupe, �a !
Mon Dieu, Nancy Drew !
- Au complet ! - Je les garde pour ma fille.
Mais elle m'a dit qu'elle est trop vieille pour �a.
Trop vieille ? J'ai toujours ador� ces livres !
Nancy Drew...
Elle est si intelligente et... directe !
Tu les veux ?
Prends-les, si tu veux.
Impossible.
Je t'en prie.
Prends-les !
D'accord.
Je les adore !
On verra si je me sors de l� !
Oui, quand tu en seras sortie.
Pas facile, hein ?
Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Attendre que Greenbaum fasse son boulot.
En attendant Greenbaum...
J'ai d� voir la pi�ce.
Tu es rare, Viveca.
Viveca est mon nom d'actrice.
Mon vrai nom, c'est...
Alex Sternbergen.
C'est le nom...
d'un journaliste sportif de Cincinnati.
Alex, c'est pour Alexandra.
C'est un joli nom.
Je l'aime aussi.
En cas de bagarre, c'est dur de hurler "Alexandra" .
�a t'ennuie si je t'appelle Alexandra ?
Si tu jures de ne pas le hurler.
Je ne le hurlerai pas.
Tu n'as rien � boire ?
J'ai de la vodka.
Tu en veux ?
Que se passe-t-il ? Tu le sais, toi ?
Je vais passer � l'atelier, pour voir si...
Je veux dire ici, maintenant.
Oui. Je sais.
C'est quoi ? Une envie de coucher ?
Pourquoi fais-tu �a ?
T'as plus envie de coucher depuis des ann�es.
Je ne dis pas dans un lit.
Je dis que tu n'as plus envie depuis longtemps.
C'est � voir...
Tu veux dormir ici ?
J'habite ici, ma petite dame !
Tu veux un verre ?
L'assassinat de Korshack : La suspecte
Tu crois...
qu'on parlerait du seul bon film de ma putain de carri�re ?
Tu dormais sur le sofa quand je suis parti.
- �a d�marre. - M�me pas bonjour.
Je suis pass�
au Martineau, ce bar o� tu as dit que tu �tais. On n'y a pas vu Korshack.
O� l'ai-je rencontr�, alors ?
Tu ne sais plus ?
Si.
Au lit.
Tu as appel� ce bar, et tu as re�u un appel.
Alors ?
Tu te rappelles ?
Rien.
- Et cette nuit, tu te rappelles ? - Oui !
Autre chose. On a pu t'appeler pour te dire de partir.
- Pourquoi on me fait �a ? - Pourquoi pas ? Tu es le pigeon id�al !
Tu es fich�e. Tu es alcoolo.
Tu es ivre morte la moiti� de ta vie !
Tu as r�ussi ta vie, toi ?
En r�parant des cons de grille-pain !
- Tu ne sais pas ce que c'est ! - Quoi ?
De perdre sa vie !
Tu n'as jamais rien eu � perdre, toi !
- J'�tais une actrice ! - Tu bois, Alexandra !
- Tu hurles ! - Putain d'alcool !
Tu hurles.
- Tu sais ce qui se passe ? - Il faut que je m'en aille d'ici.
- Pour aller o� ? - O� vit Greenberg ?
- Greenbaum. - Ils vivent ensemble, ces 2 ch�ris.
Fais-moi plaisir.
T'ai-je jamais rien refus� ?
Reste ici.
Je vais revenir.
- Tu as lu le journal ? - Non. Je l'ai achet� � l'a�roport,
mais je n'ai pas eu le temps de le lire.
Oui. Jacky m'a appel� � Tokyo.
Le fuseau horaire,
il s'en fout quand il veut quelque chose.
Il t'a parl� ?
Je pensais qu'il t'en avait parl� avant.
- Parl� de quoi ? - C'est pour �a que tu es venue, non ?
- Pourquoi ? - Lui et moi, on a tout r�gl�
lundi, avant mon d�part.
Lundi ?
Bienvenue, monsieur.
Plus tard, les messages.
Ce n'est qu'une formalit�, pour ent�riner un �tat de fait
qui existe depuis longtemps.
Tu veux que je m'en occupe, non ?
- Que tu t'occupes de quoi ? - Du divorce !
Quoi d'autre ?
Rien d'autre.
C'est cette femme-l�. La blonde.
S�re ?
Oui, mais pas au point de le jurer au tribunal.
Je l'ai entendue crier
et je l'ai vue courir dans le couloir.
- Que criait-elle ? - Des menaces.
Quel genre de menaces ?
Plut�t des cris et des hurlements.
- Elle �tait so�le, non ? - Je ne dirais pas �a.
Au fond, c'est possible.
Vous l'aviez d�j� vue ? Elle allait souvent dans cet atelier ?
Pas que je sache. C'est ce que j'ai dit � la police.
Merci beaucoup.
- Attendez ! Votre chat... - Je d�teste les chats.
A qui es-tu, petit chat aux yeux bleus ?
Je reviens dans quelques minutes.
Bon Dieu, o� �tais-tu pass�e ?
Change-moi de t�te, tu veux ?
Ce serait une erreur.
Quelle teinte veux-tu ?
Naturelle.
�a ne m'avance pas !
Une sorte de brun.
Quoi ?
- Qu'y a-t-il ? - Je t'en prie !
J'ai vu Hurley.
Il a d� t'appeler.
- Tu ne comprends pas. - Oh si !
C'est �a qui est triste.
Et c'est m�me pas � cause de ce qui m'arrive.
- Tu as fait �a il y a 8 jours. - Il te l'a dit ?
Tu aurais pu m'en parler
- avant de voir ce con d'avocat ! - C'est le tien aussi.
C'est fini. Toute l'affaire est � toi.
C'est un truc l�gal. Je me monte en soci�t�, tu vois ?
Tu vendras des actions. Alors ?
�a devient compliqu�.
C'est pas si compliqu�.
Tu as quelqu'un, non ?
Je la connais ?
Lsabel Harding.
C'est une blague ?
- Harding ? Ceux de Pasadena ? - Ils sont de Bel Air.
Et en plus, je l'aime.
Elle est cliente ici ?
- Tu vas la coiffer chez elle ? - De temps en temps.
- Une belle maison, hein ? - Plut�t belle, oui.
- Et tout ce pognon. - J'en ai aussi.
Mais les Harding, c'est plus que �a. Il y a la classe.
�a te branche, la vieille Am�rique pure sucre ?
Je m'en fous, de la vieille Am�rique.
Mais si tu parles de...
de pouvoir,
alors oui !
Bien s�r, Jacky.
Tu es rest� trop longtemps derri�re la porte.
- Tu veux entrer. - Je veux entrer.
- Joaquin Manero. - Et comment !
- Tu vas te raser. - Pas du tout.
Elle est pas plus rasante que nous.
Si, bien plus.
Tu t'installes ici ?
J'y pense.
�a va, sergent ?
- �a te fera de la route ! - J'ai l�ch� la Maison.
- Que fais-tu ici ? - J'enqu�te sur un meurtre,
- Korshack. - �a ne me dit rien.
C'est �tonnant.
�a fait la une.
Le mort patinait
dans la photo de l'art ou du cochon,
selon ce qu'on pense des photos de nu.
Le suspect num�ro 1 est connu de nos services, comme on dit.
- Vous �tes des as. - Mais il y a un os.
On l'a tu�, et on l'a d�m�nag�. On a tout nettoy�.
Il n'y a ni sang, ni arme, ni trace de violence.
La personne qui a nettoy�,
ma femme l'engagerait � prix d'or !
Juste un cheveu, pas � Korshack.
- Quelle couleur ? - Blond.
Naturel ?
Va savoir.
Ou une perruque.
Le labo te le dira.
Tu perdais ton temps � Bakersfield.
Elle court toujours.
- Qui �a ? - Notre suspecte num�ro 1.
Une star de cin�ma. Viveca Van Loren.
- Elle ira pas loin. - Elle a fil�.
Mais je lui donne 24 heures.
Pourquoi ?
Au cas o� elle aurait pas fait le coup.
Quelqu'un sait que c'est pas elle.
Content de t'avoir revu.
Moi pareil.
Soigne bien ton minou !
Charlie, appelle les archives.
V�rifie un flic.
Un ex-flic de Bakersfield.
Retrait�, vir� ou invalide.
Vois s'il re�oit du fric. Je veux son adresse ici.
Il s'appelle Kendall. Pr�nom Turner.
Mon Dieu !
C'est Alexandra Sternbergen !
�a ne te camouflera pas longtemps.
Je sais. J'ai une cachette.
O� �a ?
Chez un type. Il a un appartement.
- Si on peut dire. - Qui est-ce ? Frankie ?
Non. Un type que je connais par accident.
Mais reste en dehors.
Tu n'as plus de vodka !
Tu te fies � un type que tu as vu dans un bar ?
- Non, � l'a�roport. - L� ou ailleurs.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Comment �a ? Rien du tout.
- Que faisait-il l�-bas ? - Sa fille partait.
Tu l'as vue ?
Non, mais elle...
- Il sait que j'ai rien fait. - Moi aussi.
C'est pas pareil.
Il a vu qu'il y avait pas de corps dans la douche...
Et puis il y en a eu un.
C'est lui qui l'a mis.
Qui d'autre l'aurait mis ?
C'�tait si facile !
Tu �tais so�le,
quand je t'ai appel�e. Il �tait l�.
Non ?
Et il l'a "trouv�" !
- Tu vas appeler Harley ? - Demain matin.
Ici tu ne risques rien.
- Et tu sais o� sont les choses. - Tu restes avec moi ?
Non, j'ai un d�ner.
Chez les Harding ?
Je rentrerai t�t. Ils se couchent comme des b�b�s.
J'am�nerai lsabel.
Bonne id�e.
Elle conna�t peut-�tre un avocat
plus fort que Harley.
Tu vois le genre,
une t�te d'homme du monde, mais un tueur !
- Je te fais couler un bain ? - Non, pas maintenant.
Repose-toi, ma petite.
Oublie tout.
Rapporte une miette � manger.
J'ai faim en me r�veillant.
Je me souviens.
Sam, prends le relais au coin de Holden Street.
Merci.
Merci � vous tous.
Et merci � vous, M. Et Mme Harding, pour ce merveilleux d�ner.
Et merci d'avoir une fille si ravissante.
Mais...
je vous l'enl�ve pour la soir�e.
Je ne dois rien dire de plus.
C'est une vraie surprise-partie.
Je n'ai jamais su comment y emmener quelqu'un
sans tout trahir.
Moi non plus.
Merci encore pour tout.
Nous nous reverrons bient�t, M. Manero.
J'en suis s�r.
Fred, la voiture de Miss Harding, je vous prie.
- O� est-il ? - Il va revenir.
Tu as eu un sosie dans cet atelier.
Qui se faisait passer pour toi !
On a cri�, hurl� des menaces. Pour les voisins.
- Et �a a march�. Je leur ai parl�. - Qui veut me pi�ger ?
La police a trouv� un cheveu blond dans l'atelier.
Je suis s�r...
qu'il vient d'une perruque.
Il n'est pas � toi...
Bon Dieu, tu n'es plus blonde !
Habille-toi.
Il faut filer d'ici.
J'apporte la perruque � Greenbaum.
Alex, je t'en prie.
Arr�te !
Je ne veux pas te faire de mal.
- Que va-t-on faire ? - Je ne sais pas.
Alex ! Ne fais pas �a !
On ne peut pas !
Lsabel, tu as tu� un homme !
Alors faisons ce qu'il faut !
Tu m'as pi�g�e pour la sauver ?
La baignoire !
Ob�is !
- Qui a tir� ? - Cet homme.
Une ambulance.
Cedars ? Lci Lewis.
Une ambulance au 1625 Robertson.
Faites vite.
Il l'a bien eu.
- Il respire � peine. - Une autre ambulance.
Vite.
Apporte tout ce que tu as.
J'en ai un qui a peu de chance de s'en tirer.
Et un bless� l�ger.
Ram�ne-toi. Vite.
Ne bouge pas. Ne tourne pas de l'�il.
Inspecteur.
Dieu soit lou�.
Il a tu� Korshack.
Et ce malheureux aussi.
C'�tait elle !
Il avait des photos.
Elle le payait depuis des ann�es.
Il mena�ait de les donner � son p�re.
Mon p�re est Joshua Harding.
Harding ? Le juge Harding ?
Herb, le t�l�phone.
Il va s'en tirer.
Vous voulez quelque chose ?
Rien, merci.
Elle �tait sous scell�.
La Mercedes 63 abandonn�e � l'a�roport avant-hier.
Bon Dieu...
Je l'ai fait sortir. Elle attend en bas.
Merci, Herbie.
L.A. Est invivable sans voiture.
On demande le Dr Howser en pathologie.
Le Dr Howser m'a fait appeler.
Qui est-ce ?
Ce journaleux de Cincinnati
que tu aimes tant.
Je l'ai jamais aim�.
Comment es-tu entr�e ?
Le Dr Howser m'a permis.
Mon toubib s'appelle Pitkin.
Le mien, c'est Howser.
Je piffe pas Manero, mais il t'a bien coiff�e.
Ce n'est pas lui. J'�tais comme �a, avant.
J'aurais d� te conna�tre � l'�poque.
Oui, tu aurais d�.
O� est Jacky ?
- Avec ton copain Herbie. - Il pourra le coincer ?
J'en sais rien.
Isabel dit qu'il a tu� Korshack, et il dit que c'est elle.
Adieu Jacky !
C'est-�-dire ?
Vont-ils croire la fille d'un juge ou...
un m�t�que qui s'appelle Manero ?
Que crois-tu, toi ?
Je crois qu'elle l'a tu�.
Je crois...
qu'il va pourrir en cellule. Je crois...
qu'elle fera un peu de prison, ou pas du tout.
Je crois que c'est �a, la vie,
et c'est d�gueulasse.
Tu veux me donner un peu d'eau ?
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Quand ?
Je ne sais pas encore. Travailler.
Attendre que tu sortes.
C'est gentil...
mais on n'a rien en commun, sauf 36 h de cavale,
avec un tueur au cul.
�a rapproche les gens.
�a peut-�tre un bon d�but. Le reste sera...
comme un dimanche � la ferme.
Tu sais ce que c'est, une ferme ?
Il y a de l'espoir pour toi.
Et pour nous deux ?
Tu ne veux pas vivre avec une...
une alcoolo, c'est �a ?
Tu voudrais, toi ?
Je n'ai rien bu depuis 2 jours et une nuit.
On se dit adieu, alors ?
Si �a fait ton bonheur...
- Tout va bien ? - Oui. J'allais partir.
Prends soin de toi.
Tu as le droit de savoir...
Le droit ?
J'ai �t�...
alcoolo pendant 10 ans.
Je me suis fait d�sintoxiquer, mais j'ai �t�
longtemps hors circuit.
- Tu es revenu. - Pas facile.
Mais c'est possible.
Je connais un tour...
Je compte jusqu'� 3 et tu disparais.
Un, merci de ta visite.
- Je t'en prie. - Deux...
�a a �t� un grand plaisir de te conna�tre, Alexandra.
Pour moi aussi.
Trois...
bonne chance.
A toi aussi, Turner.
�a n'a pas march�.
J'ai jamais vu marcher cette connerie de tour.
Et tu ne le verras jamais.
Si �a fait ton bonheur...
Toi. Tu fais mon bonheur.
Nos remerciements � David
[FRENCH]
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