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AVEC LE SUPPORT DU FONDS DU CINEMA RUSSE
ALEXANDER RODNYANSKY
SERGEY MELKUMOV
PRESENTENT
UN FILM DE
ALEXEY MIZGIRYOV
DANS LE CODE DU DUEL DE L'EMPIRE RUSEE:
1- UN DUEL NE PEUT AVOIR LIEU QuENTRE PERSONNES DE RANG EGAL
5- UN NOBLE NE PEUT PAS REFUSER UN DUEL
58- UNE INSULTE A L'HONNEUR D'UN NOBLE EST PERSONNELLE, SA VENGENCE DOIT L'ETRE AUSSI.
59- SI LE NOBLE INSULTE NE PEUT PAS DEFENDRE SON HONNEUR, UN AUTRE NOBLE LE FERA A SA PLACE.
101 - SEUL LE SANG PEUT VENGER l'HONNEUR D'UN NOBLE .
L'arme n'est pas chargée, messieurs.
L'arme est chargée.
Les pistolets.
Prince Reine.
M. Yakovlev.
M. Yakovlev !
Un voyant m'a dit que je ne mourrai pas d'une balle.
A trois.
Un...
Deux..
Trois...
M. Yakovlev...
si vous considérez votre honneur satisfait...
et n'avez pas d'autres intentions, nous considérons ce duel fini.
Je proclame l'affaire close.
M. Yakovlev...
Vous l'avez tué.
C'est exact.
Vous ne le connaissiez même pas.
Oui, c'est vrai.
Je vous maudis.
C'est trop tard.
Je suis maudit depuis longtemps.
THE DUELIST
SAINT-PETERSBOURG, 1860
Monsieur, votre main...
est un excellent gagne-pain.
Vous pétitionnez pour M. Kolychev.
C'est juste.
Selon les documents, son titre de noblesse a été aboli,
il a été exilé de la capitale et il est mort peu de temps après.
Vous souhaitez, M. Yakovlev, rétablir le titre de noblesse de M. Kolychev.
M. Kolychev est mort.
Il est donc impossible de lui accorder une amnistie.
Cent mille roubles.
Les questions de blasons...
sont traitées par le Sénat gouvernant.
Le procureur général rend personnellement compte à Sa Majesté.
Notre souverain devrait conférer son titre de noblesse par décret.
Les questions relatives au sang sont...
les plus délicates.
Cent mille roubles ?
Cent mille roubles.
Je pensais que Wiesbaden était un enfer,
mais cet endroit va au-delà de mon pire cauchemar.
- Vous avez profité de cette saleté. - Je ne contesterai pas.
Il y a beaucoup d'argent ici.
Je vous connais depuis cinq ans
et vous n'avez jamais refusé un profit.
A votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous étiez édenté...
et aussi laid qu'un crapaud.
Mais regardez-vous maintenant : un bel homme.
Selon l'atlas dentaire de Delabar,
une fausse dent vaut mille roubles.
Chacune est le chef-d'œuvre d'un bijoutier.
Défense d'hippopotame,
diamant, pointe en or, émail brûlé.
Je ne fais pas confiance aux banques et garde mon argent dans ma bouche.
Votre chance nous a rendus riches.
Je devrais être heureux, pourtant je sens que je périrai ici.
Cessez de geindre, baron. Je sais que vous avez une consigne.
C'est le cas.
Quelqu'un de haut rang.
Qui est le client ?
Mon travail reste dans l'ombre.
Aucunes questions. Vous tirez, je trouve les clients.
J'ai besoin de cent mille roubles.
Mon manteau.
Prince, revenez.
Le comte Beklemishev n'est pas ce qu'il paraît.
Qui pensez-vous qu'il soit ? Un brigand ?
Vous êtes éprise d'un monstre.
Il est sans le sou. Demandez à Basargin si vous voulez.
Il a dit en public que Beklemishev était fauché.
Basargin ne mentirait pas.
Ni vous, ni Basargin ne connaissez le comte.
Il est malveillant, et vous, princesse Martha, êtes ma soeur.
Je dois défendre votre honneur.
Vous êtes si ennuyeux.
Vous devriez être un peu malveillant vous aussi.
Basargin.
La grande-duchesse est étrangère.
Toute la société la snobe.
Vous mettez le feu aux poudres, Basargin.
Notre vente aux enchères est ouverte.
Elle doit rassembler dix mille roubles
pour un orphelinat affecté par une inondation.
Les enchères commencent à cent roubles.
Les enchères commencent à cent roubles.
Premier lot : cent roubles.
Merci, Comte Beklemishev.
Comte Beklemishev, ne vous cachez pas.
Vous me fatiguez, Basargin. Vous ne parlez que d'argent.
C'est honteux, Comte.
Vous avez juré être sans revenu et vous offrez dix mille roubles.
- Vous ne tenez pas parole. - Vous avez offert ce prêt à un ami.
Alors soyez un ami et attendez.
Vous m'insultez, Comte.
Je n'attendrai pas plus longtemps.
On ne me refuse rien.
Beklemishev, vous ne vous en sortirez pas comme ça.
Rendez mon dû ou payez-le de votre sang.
Le sang n'a que peu de valeur.
Attendez un instant.
Si je pouvais, je me battrais en duel contre vous tous les jours.
Vous lancez des défis avec une telle bravoure.
Frapper les voyous est suffisant. Un châtiment adapté à leurs crimes.
La bagarre n'est qu'une diversion pour la foule.
Heureusement, les nobles peuvent s'abattre.
Excusez-moi, Monsieur. Pardonnez-moi ma maladresse.
Mes manières sont le résultat de ma provincialité.
Je viens d'un endroit sans culture, Monsieur.
Permettez-moi de résoudre ce problème.
Je vous prie de m'excuser.
Je ne me suis pas présenté. Quel manque de manière.
Vasily Semyonov, noble du Gouvernement de Volhynie.
Fichez le camp, espèce de singe.
Comment osez-vous...
réprimander un infirme en public ?
Vous voyez bien...
que je ne peux pas demander satisfaction.
Vous ne vous battrez pas en duel avec un infirme.
Si vous refusez de me défier, je vous frapperai ici même.
Comment puis-je me battre ?
Je vous autorise une procuration. De la famille, des collègues ?
Qui se battrait pour un singe manchot ?
Je me battrai pour lui.
- Prince Basargin. - Yakovlev.
D'abord, le résultat du duel : 1ère blessure après les deux coups.
Puis, nous devrons tirer depuis une distance de
cinq pas depuis un tissu épais.
Une étincelle ou un coup raté ne comptent pas.
Les seconds doivent recharger et armer les pistolets.
Au sujet de la poudre :
utilisez la quantité minimale pour infliger le maximum de dommage.
La mort sera considérée comme un suicide.
Basargin est un excellent tireur.
Onze duels dans la capitale seulement et onze adversaires tués.
Le tuer sera donc un grand plaisir.
Yakovlev, ne buvez pas de cognac. Ne soyez pas soûl.
Votre main magique nous nourrit.
Je ne crois pas en la magie.
Mesdames et messieurs !
Veuillez applaudir le Chevalier du Tir !
Le Chevalier va tirer sur l'objectif.
La balle ricochera deux fois.
Puis...
elle touchera le Chevalier à la poitrine.
Un faux pas...
et le Chevalier mourra de sa propre balle.
Et maintenant, mesdames et messieurs...
un exploit qui défie la mort !
M. Yakovlev.
C'est un spectacle unique. Le public l'adore.
Ne priez pas pour moi. Cela ne m'aide pas.
Vous êtes en retard, M. Yakovlev.
Vous n'honorez pas les règles d'un duel entre nobles.
Non.
Le soleil.
Je dois vous demander si ce litige peut être résolu pacifiquement.
- C'est pas un duel, mais un meurtre. - Silence.
Je ne me tairais pas devant une telle infamie.
Vous êtes complice, prince Tuchkov, alors taisez-vous.
Un !
Deux !
Trois !
Le duel a été mené équitablement et le litige est résolu.
L'honneur est rétabli et de nouvelles réclamations ne peuvent être faites.
Votre dû.
Ce n'est pas suffisant, baron.
Vous avez bien joué votre rôle.
Souvenez-vous de ne rien dire.
Vous savez où me joindre.
Le client vous transmet son plus grand respect...
et sa gratitude, M. Yakovlev.
Avec votre chance, nous serons millionnaires.
Yakovlev !
Yakovlev !
Yakovlev !
La balle est dedans.
Elle a touché une artère, mais elle a aussi bouché la plaie.
Vous êtes chanceux, M. Yakovlev.
Je vais devoir enlever la balle.
Et recoudre l'artère.
Allez-y, M. Arndt.
C'est une intervention difficile et douloureuse.
Crapaud.
Le sang reviendra.
N'aie pas peur du sang.
Le sang a peur de toi.
Je te protège.
Tu es mort bien des fois.
Maintenant, tu ne mourras plus.
Ne montre pas tes larmes.
Pleure à l'intérieur.
Soldat fort. Il survivra.
Prends-le. C'est à toi.
Elle est jolie.
- Il est presque mort. - Finis-le pour être sûr.
Vas-y.
Petit merdeux.
Attends... Attends !
C'est à moi.
Je n'avais jamais vu de tels dessins primitifs.
Ils sont dignes d'un musée.
Je vous les lègue, docteur...
avec ma peau.
Vous êtes drôle, M. Yakovlev.
J'aime votre sens de l'humour.
Votre dû.
Je vois souvent des blessures similaires...
sur les corps des condamnés...
qui sont passés par les baguettes.
M. Arndt, vous êtes un ami.
Je vous demande de le rester.
M. Yakovlev, veuillez venir avec nous.
Le capitaine Yakovlev a servi sur les îles aléoutiennes
sous les ordres du contre-amiral Maksutov.
En se rendant à la garnison, Yakovlev a disparu
et sa mort a été enregistrée.
Au printemps 1855, le capitaine Yakovlev s'est présenté.
Il a informé le commandant
de sa capture par les Aléoutiens et de son évasion.
La même année, Yakovlev a demandé à être congédié
en raison de sa mauvaise santé suite à sa captivité.
Le capitaine retraité Yakovlev a ensuite déménagé à l'étranger
où il a vécu jusqu'à présent.
Dans le recensement, vous êtes enregistré comme capitaine retraité
et noble de la Province d'Ienisseï, appelé Yakovlev.
C'est exact ?
Je suis Yakovlev.
M. Yakovlev, vous êtes noble...
alors vous ne pouvez pas mentir.
Qui doute de moi ?
Vous vous présentez devant les officiers de Sa Majesté.
Suis-je en procès ?
Si vous estimez l'honneur d'un noble, vous devrez le défendre ici.
De quoi m'accuse-t-on ?
Vous êtes arrivé à Saint-Pétersbourg il y a moins de quatre mois,
mais vous avez déjà abattu cinq personnes.
Vous êtes un duelliste.
Connaissiez-vous Khodyrev, Mordvinov, Prince Reine et Basargin ?
Je sais qu'ils aimaient tous les duels.
Je ne les aime pas et les duellistes encore moins.
Je ne vois aucune raison de me reprocher leurs décès.
Les personnes susmentionnées étaient du même cercle.
Nous pensons qu'il y a eu un complot contre eux.
Les officiers de Sa Majesté soutiennent
que vous n'êtes pas qui vous prétendez être.
Qui remet en question mon honneur ?
Moi, par exemple.
Avancez-vous.
L'héritier de la famille noble Yakovlev, votre demi-frère,
est venu à Saint-Pétersbourg
pour exclure toute confusion possible en matière de votre honneur.
Reconnaissez-vous votre frère ?
M. Yakovlev ?
Répondez-moi : oui ou non ?
Le revolver Francotte à six balles.
Il est vide.
Monsieur, dois-je arrêter le duel ?
Un défi lancé ne peut pas être arrêté.
Je vous en prie.
Une chance sur trois.
Deux chambres, une balle.
Deux options : la vie ou la mort.
Je pense que cela sera suffisant pour maintenir l'honneur.
Je vois que vous êtes un duelliste.
Vous ne craignez pas la mort.
- Dommage. - Je déteste les duels.
Qui remet en question mon honneur ?
Un fou, mais un noble.
Je peux toujours le voir.
S'il vous plaît, venez.
Vous n'avez rien dit.
Que voulez-vous pour votre silence ?
De l'argent ?
Je veux savoir
si vous avez tué mon frère.
Non.
PASSEPORT: PYOTR PETROVICH YAKOVLEV
J'ai enterré votre frère...
et pris les documents le proclamant noble.
Je suis le capitaine Yakovlev depuis cinq ans.
Vous avez le droit d'avertir la police.
Quel est votre nom ?
Kolychev.
Je pense que vous n'êtes pour rien dans la mort de mon frère.
Bien que vos actions aient été malhonnêtes.
De toute évidence, vous souffrez pour votre crime.
Si vous êtes un noble...
je suis sûr que vous avez honte de vos actions.
Que faites-vous là ?
Qui vous donne les consignes ?
Je n'ai jamais demandé qui vous étiez
ou pourquoi vous gagnez votre vie comme un bandit.
Je n'ai jamais parlé d'honneur. Votre honneur est votre affaire.
Et seulement la vôtre.
je pensais que nous avions un accord tacite.
Mes affaires sont privées.
Ne touchez pas à mes dents ! Toute ma fortune !
- Qui écrit ces cartes ? - Je ne sais pas.
Donnez-moi un nom.
Un nom !
Un nom !
Donnez-moi son nom !
Si je parle, je suis mort.
Le comte Beklemishev.
Le comte Beklemishev.
Vous êtes-vous bien amusé ?
C'était dur, mais j'y suis arrivé.
Faire couler le sang : voilà ce que j'aime.
Je suis sûr que cela vous plaira aussi.
Les femmes y trouvent encore plus de plaisir que les hommes.
Vous vous moquez, bien sûr.
Non.
Ce vélo coûte très cher.
C'est une merveille.
Je n'ai jamais couru après l'argent : seulement après l'amour.
Je me souviens.
Je vais demander à votre frère.
Il refusera.
Et vous ?
Princesse Martha, j'ai à vous parler.
- Ne me dites pas que vous l'admirez. - Je ne vous mens jamais.
- Dites-moi la vérité. - Je ne le ferai point.
Beklemishev s'entoure de scélérats.
Il se nourrit de l'amour des femmes.
Il cherche une nouvelle victime.
Je ne vous crois pas.
Vous avez besoin d'argent et avez emprunté à tout le monde.
Vous devez trouver un moyen de payer vos dettes.
Je n'ai jamais couru après l'argent : seulement après l'amour.
Je vous ai vu regarder la princesse Martha Tuchkova.
Vous l'aimez.
Vous n'avez pas intérêt à le faire.
Ca suffit.
Vous vous imaginez des choses.
Promettez-moi.
Je vous ai sauvé de la prison ou aviez-vous déjà oublié...
vos tirs pendant l'assemblée de la noblesse ?
Vous êtes à moi pour toujours.
Promettez-moi.
Ce que vous voulez.
Vous ne toucherez pas la princesse Martha.
Non.
Vous êtes à moi, Beklemishev.
Qu'à moi.
Qu'à vous.
Tuchkov devrait recevoir une balle dans l'estomac.
Donnez au prince un navet.
Un navet ?
Que voulez-vous dire par là ?
Un papier en forme de navet.
Une blague parmi les élèves officiers.
Ils fabriquent la médaille et la donnent au perdant.
Le Prince Tuchkov aura son navet.
Son Excellence désire regarder le duel.
Mais aucun soupçon ne doit porter sur le comte Beklemishev.
Nous devons obéir.
On ne refuse pas au comte Beklemishev.
Austerlitz.
Dix mille roubles.
Vous avez inscrit dix mille, baron.
Dix mille roubles.
Mais je n'ai pas perdu dix mille.
Nous nous sommes déjà vus, M. Yakovlev.
Je m'en souviendrai.
Dix mille roubles.
Payez le baron.
Je n'ai pas perdu autant.
Le baron l'a écrit.
Et je pense que ce qui est écrit est juste.
Je peux vous le prouver.
Je vous tire dessus si vous bougez.
A trois, je tire. Un...
Deux...
Arrêtez !
Messieurs...
S'il vous plaît, pas en public.
J'ai une montre en or qui vaut 500 roubles
et un billet de cinq roubles dans mon porte-monnaie.
Cinq cent cinq roubles...
sera tout ce que vous aurez si vous me tuez.
Mais quand la police viendra, M. Yakovlev,
il vous faudra quelques milliers de plus pour masquer le crime.
Comment allez-vous recevoir votre argent ?
Faisons la paix autour d'un verre de champagne.
Vous payerez dix mille.
Je ne les payerai pas.
Mais je peux vous défier.
Un duel fera l'affaire.
Je vous demande, M. Liprandi...
d'être mon second.
Ce serait un honneur.
La famille Tuchkov est riche.
Elle n'a que deux héritiers : un frère et une soeur.
La princesse Martha est une épouse convoitée.
Un duel en parallèle à dix pas...
Il ne devrait pas y avoir plus de 15 pas.
Vous êtes une machine de mort, Yakovlev.
Vous et moi gagnerons des millions.
Choisissez un stand au marché pour l'endroit.
En plein milieu de la ville ?
C'est dangereux.
C'est trop dangereux, Yakovlev.
Une nouvelle paire de Kuchenreuter, M. Yakovlev.
Remarquez les vingt rainures.
La balle fuse avec précision, la dispersion est négligeable.
C'est l'arme du futur, M. Yakovlev.
Il n'y en a qu'une.
Je vous en prie, essayez-la.
Je n'aime pas tirer.
Je suis la princesse Martha Tuchkova.
Je sais qui vous êtes : Yakovlev, le duelliste.
M. Yakovlev, je vous interdis de vous battre contre mon frère.
Ecoutez-moi : j'aurais ma revanche.
Où que vous alliez, où que vous soyez,
moi, la princesse Tuchkova, j'y serai.
Vous regretterez d'être né, meurtrier.
J'exige que vous annuliez le duel !
Si mon frère ne vous tue pas...
un jour, je mettrai une balle dans votre sale tête moi-même.
Vous avez raison, princesse. Je suis un meurtrier...
et je me battrai en duel avec votre frère.
L'estomac.
Sauvez mon frère, comte.
Le duel doit être annulé.
Voilà ce qu'il va se passer.
M. Liprandi arbitrera le duel. Il ajoutera de la corde à la poudre.
Les pistolets feront long feu...
ce qui comptera comme coups tirés.
Votre frère ne subira aucun mal.
Il ne doit pas apprendre cette triche.
M. Yakovlev est un duelliste...
et sanguinaire de surcroît.
Cinq de mes amis ont été tués par lui.
Arrêter un meurtrier est une question d'honneur.
Je vous serai redevable de votre gentillesse.
Je sais que vous avez besoin d'argent.
Nommez le montant...
et je vous aiderai.
Je ne veux pas de votre argent.
Pourquoi pas ?
Je vous aime.
Je sais pour vous et la grande-duchesse.
J'avais sept ans...
quand mon père a tué ma mère.
Puis, il a pris le deuxième pistolet...
et m'a demandé de regarder...
pendant qu'il se donnait la mort.
Avant de mourir, il m'a dit :
"Ne tombe jamais amoureux...
qu'elles t'aiment à la place.
Méfie-toi du piège de l'amour."
Je n'ai jamais aimé.
Je n'ai été qu'aimé.
Je n'ai jamais pitié de personne.
Les mensonges m'entourent. Je suis leur roi,
mais je ne peux pas vous mentir.
Je suis piégé.
Princesse Martha...
je vous aime.
Je vous crois.
Vous ne devriez pas tomber, prince, avant d'être tué.
M. Liprandi, devrais-je aller jusqu'à l'épée ou rester ici ?
Vous allez mourir
d'une balle dans l'estomac. Votre agonie sera longue.
La princesse Martha épousera le Comte Beklemishev.
Et il possèdera toute la fortune des Tuchkov.
Vous avez tiré et raté. On ne refuse pas au Comte.
Je prie pour votre main.
Navet.
M. Yakovlev, vous avez tiré sur mon second.
Un ricochet.
Si vous avez une once de dignité, sale porc,
venez demain, pistolet en main, pour affronter la justice.
Bien qu'un duel épargne votre disgrâce, il mettra fin à votre vie.
Si vous refusez, vous mourrez comme un lâche.
Peu importe où vous vous cachez.
Le comte Beklemishev est protégé par les officiers de Sa Majesté.
Je les tuerai tous. Puis, Beklemishev, je vous tuerai.
Vous êtes un criminel, Kolychev.
Je ne suis pas Kolychev.
Je suis un noble qui a perdu son nom...
un fils qui a perdu sa mère...
un officier devenu meurtrier.
Mais vous, vous avez oublié que je suis une personne.
Vous ne pouvez pas jouer avec moi.
Je vivrai pour restaurer mon honneur.
En faisant quoi ?
Aucun officier ne vous combattra.
Kolychev, vous n'êtes pas un noble.
Vous êtes un tueur.
Un chien.
Je peux vous cracher dessus et vous n'aurez qu'à l'essuyer.
Un noble ne se battra pas en duel avec un chien.
Un ricochet.
L'honneur des nobles est lié au duel.
Seuls les chiens fuient le défi.
Nous ne sommes pas tous des animaux.
Quel est votre nom ?
Kolychev.
Vous êtes noble, Kolychev...
vous avez donc probablement un honneur.
L'honneur exige du sang.
Vous devez vous battre en duel.
Je n'aime pas me battre en duel.
Ca vous passera.
Aux duels !
Aux duels !
Vous ne m'obligerez pas à tirer.
A votre tour. Tirez.
Je me demande quelle putain vous a enfanté.
Félicitations, Kolychev. Vous êtes un noble après tout.
Vous êtes un porc indigne d'un duel.
Vous devriez être battu avec des bâtons.
Assez !
Assez ! Assez !
Je vous punirai.
Feu !
Vostronosov, allez rendre visite à la mère de Kolychev.
Apprenez à la connaître.
Pour le meurtre du noble Vostronosov,
prouvé par la déclaration d'un témoin oculaire,
Son Excellence, le comte Beklemishev,
le rang de lieutenant est ôté par le présent acte
au noble héréditaire Kolychev.
Par ordre du Sénat gouvernant,
confirmé par son Impériale Majesté,
Kolychev sera destitué pour toujours de son rang héréditaire.
Un enregistrement de cet acte est fait aujourd'hui.
A réception de ce décret,
Kolychev devra passer par les baguettes.
Si vous supportez mille coups de fouet,
vous servirez comme soldat sur les îles aléoutiennes.
Remerciez Dieu de ne pas être envoyé comme travailleur forcé.
Vous pourriez même survivre.
Protégez vos épaules, l'ami. Qu'ils frappent la chair.
Les bâtons peuvent casser les os, mais la chair endure.
Lorsqu'ils vous battent, criez "Crapaud".
Ne vous retenez pas !
Battez-le fort.
Tapez !
Fouettez-le sans retenue !
- Crapaud ! - Encore !
Ne vous retenez pas !
Encore !
Encore, sales enfoirés !
Encore !
Crapaud !
On ne me refuse rien.
Nous vous sommes redevables, M. Yakovlev.
Merci.
Khodyrev, Stukenberg, Mordvinov...
prince Reine et Basargin étaient tous les créanciers de Beklemishev.
Ils avaient l'intention de révéler ses méfaits financiers.
La honte aurait été sa fin.
Il s'est entouré de criminels.
Les Tuchkov sont en danger.
J'aimerais que vous soyez un ami pour la princesse Martha et moi.
Je paierai pour votre protection.
Khodyrev...
Stukenberg...
Mordvinov...
Prince Reine...
Basargin...
Je les ai tués.
Beklemishev m'a payé pour leur mort.
En faisant appel à moi, Prince Tuchkov, vous insultez votre famille.
Vous êtes un meurtrier.
Je ne serai pas votre chien de garde.
Vous paierez votre dette envers moi, mais d'une autre manière.
Je veux que vous vous battiez en duel contre Beklemishev.
Vous êtes noble.
Vous pouvez défier Beklemishev et vous pouvez le tuer.
Le Prince Tuchkov ne se battra pas en duel.
Je déteste les duels...
mais je défierai Beklemishev.
- M'enseignerez-vous à tirer ? - Prince...
Tirer n'est pas difficile.
Mais tuer : c'est là toute la science.
Enseignez-moi à tuer alors.
Tirez dans le ventre...
et il agonisera longtemps jusqu'à sa mort.
Tirez-lui une balle dans la tête ou le coeur
et il mourra sur le coup.
Comptez jusqu'à trente au moins.
Tirez entre l'inspiration et l'expiration.
Quelles idioties.
Cela s'appelle un duel en tête-à-tête.
Un pistolet est armé, l'autre ne l'est pas.
Droite ou gauche : choisissez.
Droite.
Le coup ne marchera pas.
Vous n'en savez rien.
Mais je vous connais.
Vous êtes un scélérat tout comme Beklemishev.
Vous m'avez traité de meurtrier.
Vous devez payer pour ces mots.
M. Yakovlev vous provoque.
Levez-vous.
Levez-vous !
A trois.
Un... Levez l'arme.
Deux... N'ayez pas peur du sang.
Tirez !
Trois !
Pourquoi ?
C'est un miracle.
Je n'ai pas besoin de miracles.
Vous avez eu tort de m'attendre à l'hôtel.
Cette visite ne pourra pas rester secrète.
- Je vous couperai le nez, sale porc. - Prenez l'argent, mais pas ma vie !
Tournez la tête et regardez par terre, enfoiré !
Bonsoir.
Bonsoir.
De tous les duellistes de la ville, vous m'amenez mon ennemi.
Vous vouliez des résultats et j'ai trouvé le meilleur.
M. Yakovlev garantissait le succès.
Je l'ignorais.
J'ai dit de regarder par terre, enfoiré !
Ce problème a pris trop d'ampleur, votre Excellence.
Trop de sang a coulé.
Très bien.
Vous vendez du sang, je l'achète.
Quand l'incident Tuchkov sera connu,
le capitaine Chichagov jurera devant la cour
que vous, Comte, êtes innocent.
Vous devrez partir, mais je...
je resterai.
C'est intéressant.
Un revolver poivrière...
fabriqué par les armuriers Allen & Thurber.
Le barillet tire six coups en une fois.
Six chambres se vident en une fois.
Le ventre ou la tête ?
On a déjà tiré dans un estomac aujourd'hui.
Est-ce que Yakovlev a pris mon argent ?
Oui.
Très bien.
Si l'incident Tuchkov venait à se savoir...
non pas le capitaine Chichagov, mais vous, chien...
jurerez devant la cour
que tous les meurtres, passés et présents,
ont été commis par vous personnellement !
Yakovlev est le diable.
Les balles ne l'arrêtent pas.
Alors découpez-le...
et brûlez les morceaux.
Je vais tout arranger.
Je vous déteste.
Je sais.
Je voulais vous tuer.
Je sais.
Non, vous ne savez pas.
Vous ne me connaissez pas.
Prince !
Rompez-lui les os.
Qui vous a envoyés ? Beklemishev ?
Dites-le moi et je vous épargnerai peut-être.
Le baron.
Le baron nous a payé pour vous tuer.
Beklemishev !
Je sais que vous êtes là.
Vous aimez regarder.
Beklemishev !
Regardez ça alors.
Merci, M. Arndt, pour toute votre aide.
Je ferai en sorte que vous soyez payé.
Toutes mes condoléances.
Je vous haïssais...
et j'ai demandé à Beklemishev d'intervenir.
Tout est de ma faute. A moi seul.
S'il vous plaît, M. Yakovlev...
tuez Beklemishev.
Je ne peux pas défier Beklemishev.
Je ne suis pas Yakovlev.
Je ne suis pas un noble.
Le nom de mon père était Kolychev.
Les Kolychev sont une ancienne famille de nobles.
Ma mère était très belle.
Enfant, j'avais peur de toucher son visage et ses cheveux.
Elle était tellement belle.
Jusqu'à sa mort.
Je suis la cause de sa mort.
Beklemishev a insulté ma mère.
Son homme de main, Vostronosov, l'a violée.
J'ai tué Vostronosov dans la rue.
Beklemishev m'a dénoncé à la police.
J'ai été reconnu coupable de meurtre et dépouillé de mon titre.
Les Kolychev ont été déclarés roturiers.
Ma mère n'a pas supporté cette disgrâce.
Elle s'est jetée par la fenêtre.
Sa tête s'est écrasée sur le pavé.
Son visage tourné vers le côté, son nez et ses lèvres déplacés.
Ma mère me punit.
A chaque fois que je vois un mort...
je vois son visage déformé.
A chaque fois.
Oubliez la vengeance, Princesse.
La mort n'aide en rien.
Abandonnez cette idée.
Pardonnez-moi.
Vous ne dites rien.
Voulez-vous que j'avoue en premier ?
Vous ne devriez pas m'aimer.
Vous me renvoyez ?
Oui.
Vous possédez la maîtrise du tir.
Je veux apprendre.
Comptez jusqu'à trente, je me souviens.
Enseignez-moi.
Vous avez vécu parmi les Aléoutiens.
Ils ne connaissent pas la pitié.
Vous avez tant appris d'eux. Enseignez-moi aussi.
Ne me renvoyez pas.
Je suis un esclave.
Vous êtes un esclave et je ne vous aime pas.
Et vous ne devriez pas m'aimer.
Recompte l'argent.
REINE
BASARGIN
TUCHKOV
Ces cartes de visite ne veulent rien dire.
Votre chagrin vous fait perdre la raison, Princesse...
et votre jugement.
M. Yakovlev vous a-t-il consolée ?
M. Yakovlev est un duelliste.
Il désire désespérément la mort du Comte Beklemishev.
Quel est votre lien avec lui ?
Princesse Martha Tuchkova, vous avez commis une erreur...
mettant ainsi en danger la noble dignité...
qu'est votre droit d'aînesse.
Vous êtes la dernière des Tuchkov.
Faites en sorte de ne pas salir votre nom de famille...
et demeurez digne de votre titre.
Je n'aime pas ce que je peux lire dans vos yeux.
Je ne connais pas M. Yakovlev.
N'en dites pas plus.
Vous voulez vous venger de la mort de votre frère...
mais vous ignorez que l'on vous manipule.
M. Yakovlev est un homme pragmatique, alors...
il opère à travers d'autres...
en utilisant le Prince Tuchkov, ou même...
la Princesse Martha : vous-même.
Trente...
Je vous prie d'accepter mon amour et ma protection.
Je veux que vous sachiez...
qu'au nom de mon amour pour vous, je tuerai quiconque...
même vous, s'il le faut.
Tout cet argent pourrait certainement être utilisé,
mais nos fonctionnaires feront traîner l'affaire...
peu importe ce que nous faisons.
Si seulement, nous avions un nouveau procureur en chef.
Avec notre dirigeant actuel, il n'y a aucune chance.
Votre position vous nourrit. Nourrissez-vous de ça.
M. Yakovlev, nous étions d'accord sur l'affaire Kolychev.
Mais cela demeure impossible.
Son rang de noblesse ne peut pas être rétabli,
même après la mort.
Cent mille ! Cent mille !
Le Comte Beklemishev, a lui-même demandé au procureur
de refuser l'amnistie à M. Kolychev.
Aucune somme d'argent ne peut annuler cela.
Débarrassez-vous des armes. Nous retournons à Weisbaden.
Quand votre titre vous a été retiré
et qu'on vous a emmené,
ils m'ont juré
que vous ne reviendriez pas en vie.
Je ne les ai pas crus.
J'ai longtemps attendu.
Tous les Kolychev sont morts...
mais j'ai attendu. Je ne suis pas mort.
Je savais que vous rentreriez.
Vous êtes un noble.
N'abandonnez pas.
Vous êtes le seul à avoir la force suffisante.
Allez-y.
Duel. Duel !
Vous voulez recommencer ? Tant mieux pour vous.
Enoncez votre nom et votre titre.
Un duel est impossible.
Trop tard, Kolychev.
Je connais M. Yakovlev.
Je connais M. Yakovlev.
Il est mon frère.
Sur mon honneur, je me porte garant pour mon frère.
Si vous refusez un Yakovlev, je prendrai sa place.
M. Yakovlev, un duel est impossible.
Comte, votre honneur est lié au duel.
Comte Beklemishev.
Pas un esclave.
Vous n'êtes pas un esclave.
C'est un miracle.
Je ne crois pas aux miracles.
THE DUELIST
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