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Original subtitles

Ben...

Quelqu'un nous en a filé un faux.

Ces guignols bigleux dans ces cages.

Je vais l'enlever de la machine.

Qu'est-ce que c'est ?

Qui est là ?

C'est Joe, monsieur.

C'est seulement l'agent d'entretien.

Qu'est-ce que tu veux, mon garçon ?

Euh... Pourriez-vous débloquer la porte de derrière, s'il vous plaît monsieur.

Pourquoi ?

Je veux juste sortir les poubelles.

Monsieur,

Assurez-vous ils ne vous prenne pas avec

parce que par la suite, il va nous falloir du café.

Oui, oui monsieur.

Voilà, mon garçon.

Pas un geste !

Du calme !

On se calme.

Mon garçon, tu va gâcher toute ta vie.

Recule.

Joe, tu vas t'attirer toutes sortes de problèmes, je t'assure.

J'ai dit "pas un geste" !

Joe...

Il n'y a rien pour toi là.

Tout l'argent est hors d'ici.

Laisse tomber.

T'es mal barré.

L'argent te permettra de te tailler...

Ces registres causeront ta mort !

Quand j'ai dit de pas bouger, ça voulait aussi dire de la fermer, mec.

Tirons-nous.

Allons-y, les mecs !

Venez.

Alors, les mecs, hein ?

On se voit au magasin ?

Ouais, au B.A.G.

Ok, Scotty...

A plus tard au magasin.

GUNN LA GACHETTE Traduction: __Tinetor__

Comment vas-tu ? C'est bon de te voir.

Bienvenue au club.

- Ces dames passent un bon moment ? - Oui.

Oh, c'est parfait.

Tout va bien ?

Bon.

On dirait que nous avons de grands garçons ici ce soir.

- Voilà Jones ! Deacon Jones ! - Comment ça va, mon frère ?

- Je vais bien. - Content de te voir.

T'es superbe, mec. Comment va San Diego ?

Oh, mec, c'est sauvage. C'est un endroit sensass.

J'ai eu beaucoup de chance d'être tombé là-bas.

J'ai pas trop démoralisé ces Rams ?

Oh, ouais, bébé,

T'es toujours le meilleur.

- Pour sûr. - T'as bon goût. - Merci.

Merci, mesdames vous passez un bon moment ?

Magnifique.

C'est Chilly Willy, de Jonesboro.

Salut, Chilly.

Le meilleur endroit en ville, surtout quand on rencontre le boss.

Bien, que dirais-tu de cela ?

Écoute, Monica, je sais que j'ai promis de t'appeler, bébé écoute...

Mais tu étais trop occupé.

- Ouais. - Mon nom est Jeannie.

Tu te souviens, celle avec un grain de beauté...

M. Gunn, il y a une urgence à la porte et on vous demande.

Une autre poupée s'est tranchée la gorge pour toi, Gunn ?

Oh, écoute bébé, je te téléphonerai demain dans la matinée, d'accord ?

D'accord.

Bien sûr, il téléphonera. Il ne s'est même pas rappelé de mon nom.

Comment ça va ?

Tout est en ordre, M. Gunn.

Le léger souci est qu'on a un samedi soir surchargé.

On peut arranger ça.

Oh, merci bien, Larry, c'est une beauté, mec.

La femme au grain de beauté ?

Ce n'est qu'une partie du service. Ce dont je voulais te parler est...

Eh bien, il est de retour.

Scott ?

Depuis environ cinq minutes.

Prends soin de la maison pour moi.

Tu, euh... vérifies le fond de caisse ?

Ça n'a pas l'air bon.

C'est ça.

Je mettais juste quelque chose dans le coffre-fort.

Pour le garder en sécurité.

Pour plus de sûreté, ouais.

- Eh bien, c'est logique. - Ouais.

À 1h10 du matin ?

Où étais-tu, Scotty ?

C'est vrai, je travaille pour toi, n'est-ce pas ?

T'es payé pour travailler pour moi.

Eh bien, tu peux me mettre sur la touche pour ce soir.

Ce soir était une affaire privée.

T'es mon frère, mec. T'as pas besoin de voler.

Tu n'y vas pas de main morte, mec. Je trouverai un autre endroit.

Tu ne peux pas emmener ce fric dans la rue, mec. Mets le dans le coffre.

Écoute, c'est pas mon fric.

- On l'a pris pour acheter... - Les avocats mec, ouais.

Tu veux défendre chaque type noir qui a un billet.

T'as tout faux. Tu crois ?

- Tu veux la vérité ? - Pourquoi pas ?

C'est pour acheter des flingues, des armes.

Et des munitions, de la nitro et de la dynamite.

Et nous avons aussi les types qui savent les utiliser.

"Nous" ?

Des types qui reviennent du Vietnam, qui ont de l'expérience,

des gaillards qui savent de quoi il s'agit. Des vétérans.

Et ex-taulards.

Et certains d'entre eux sont aussi des frères, tu sais.

Nous nous appelons le "Black Action Group".

B.A.G, hein ?

Que veux-tu faire, Scotty, conquérir le monde ?

Ouais.

Nous croyons qu'il faut amener le monde à l'homme,

en faisant sauter les maisons chics dans lesquelles il vit,

ses banques, ses postes de police,

et lui faire bouger son cul et accomplir quelque chose.

C'est plutôt puissant, Scotty.

Ça pourrait l'être.

Ça pourrait l'être ?

T'as jamais pensé que cela puisse se retourner contre toi ?

Il pourrait essayer...

Mais on fait état de notre droit sur cette terre d'être des hommes.

Et on a l'intention de le mettre en oeuvre par tous les moyens nécessaires.

Maintenant, t'es avec nous ?

Eh bien, je ne suis pas contre vous.

Qu'est-ce qu'il y a ? J'arrive pas à voir en toi, Gunn.

Je veux dire, t'as pas l'air de te soucier de tout ce que je dis.

Tu t'es regardé dans le miroir dernièrement ?

C'est pas un plan pour toi, Scotty.

Tu m'as déjà vu reculer devant n'importe quel un homme, noir ou blanc ?

Non.

Tu m'as déjà entendu changer d'avis pour n'importe quel homme, noir ou blanc ?

Non.

Très bien..

Qu'est-ce que c'est ?

J'sais pas. Je les ai pris avec le reste.

Ce sont des livres de comptes.

Si le gouvernement met la main dessus, quelqu'un va avoir beaucoup de problèmes.

Sans déconner !

Il vont suer sang et eau, mec, jusqu'à ce qu'ils récupèrent ces livres.

Peut-être ton sang.

Tu veux dire que j'ai touché le jackpot ?

Tu dois te tirer d'ici, je dois réfléchir un peu.

Merci, mon frère.

Hé, je vais monter et roupiller, mec.

Et je promets de ne pas filer sans autorisation écrite,

et si des Blancs viennent me chercher ici,

tu leur dis simplement que Scotty se refait une santé.

Pour dire la vérité, je manque de sommeil.

Eh bien, puisque tu en parles, Russ,

ces derniers deux ou trois jours,

j'étais inquiet à ton sujet.

Je me réveille au milieu de la nuit, avec trop de choses en tête,

comme ce coup la nuit dernière à l'Est de L.A.

Une bien malheureuse affaire, Russ.

Une sur deux, pas si mal pour un vieillard, hein ?

On double tous les paris si j'y arrive ?

Avec ton jeu aujourd'hui, Arnie Palmer, j'ai déjà perdu. Non, non, non.

Tu sais, Russ, j'ai pensé beaucoup à toi.

Je veux faire quelques changements.

De quels changements tu parles ? Tu n'es pas satisfait de mon travail ?

Si c'était le cas, est-ce que je te confierais

toute notre opération sur la côte Ouest ?

Toute la côte Ouest ?!

Hé, Joe, je ne te laisserai pas tomber. Merci.

Hé attends voir, tu ne cherches pas à me mettre à l'écart ?

Avec l'argent que tu vas récolter ?

Oh, allons, depuis quand est-ce que je le donne ?

Non, Russ, il est simplement question de te mettre là où tu feras le plus grand bien.

Et plus aucun risque pour toi.

Faisons venir l'autre gamin pour s'occuper des questions pratiques.

C'est quoi son nom, Ray Kriley ?

Kriley ?

Oh, non, Kriley est... il est un peu émotif. Il est ...

Qui n'est pas un peu fou dans ce monde ?

Peut-être est-ce juste ce qu'il nous faut pour récupérer ces livres.

Quoi qu'il en soit, tu seras là derrière lui.

Toi avec le cerveau et l'expérience...

et Kriley avec les muscles.

Sam Green.

C'est ça.

Sambo...

On a entendu de très de belles choses à propos de toi.

Ouais ?

Ouais.

Une des choses qu'on a entendues était que tu es un garçon très brillant.

- Est-ce vrai ? - Ça se pourrait.

Peut-être que tu peux nous donner des réponses à une question.

Qui étaient les lascars qui ont braqué le Casino sur LaSalle l'autre nuit ?

Désolé, monsieur, je ne peux pas vous aider.

Je gère seulement ce parking.

Tu as le plus important de Négro-ville.

N'essaie pas de nous dire que t'entends rien, que tu vois rien.

Le braquage.

Dis-nous simplement qui a fait le coup.

Il se dit qu'il y avait quelques durs à l'extérieur de la ville.

En dehors de la ville ?

Quelle ville ?

Qui sait ?

Vegas, peut-être.

Oh, ne raconte pas d'histoire.

On sait qu'il n'y a pas de mafieux noirs à Vegas.

Le bruits court que ces type étaient blancs,

des cagoules blanches.

Je pense que M. Green est en train de nous mener en bateau.

Tu veux dire que tu n'sais pas que c'était des noirs

qui portaient des cagoules blanches ?

C'est ça.

Écoute, Sam...

Tu nous sers un tas de conneries.

Maintenant, l'un des ces négros

s'est pris une belle gamelle dans la ruelle l'autre nuit.

Si tu ne réponds pas à quelques questions,

tu vas faire le grand saut

pour ce grand paradis des négros.

Et finalement, chers amis, et vous n'allez pas le croire.

Je ne vends pas des automobiles d'occasion.

Je déteste vendre de l'occasion.

Ce que j'aime vendre, c'est l'honnêteté,

et c'est ce qui vous est garanti

quand vous achetez une occasion chez Russ Capelli.

Vous pouvez parier que cette voiture est au top à tous points de vue.

Le mâle supérieur

achète une voiture supérieure parce que Russ Capelli le dit.

Ce que Russ Capelli dit, vous pouvez le prendre pour argent comptant.

Maintenant, voici une automobile de 1971, 74 $ de réduction,

règlement sur 36 mois avec un bon crédit, parce que vous me plaisez.

Mesdames et Messieurs, voici une magnifique automobile de 1969, 1990 $. '69!

1990 $.69 !

Air conditionnée, direction assistée, vitres électriques.

Venez ici chez Russ Capelli.

Voici une magnifique automobile de 1969,

Vous n'allez pas le croire...

Mesdames et messieurs, 2583 $ !

Juste à la sortie de Harbour Freeway, Russ Capelli.

Cette voiture, freins électriques, direction assistée,

plaque d'immatriculation, 436YEB.

Mesdames et messieurs,

venez chez Russ Capelli. nous vous attendons ici. Merci

Coupez !

Merci, M. Capelli. C'était génial.

- Cela m'a certainement été profitable. - Très bien, voilà.

Ok, merci. On remballe, les enfants.

Freddy.

Oui monsieur ?

Réparez ce réservoir.

Alors ? Que ce passe-t-il ?

Pas un murmure.

Pas une trace.

C'est bizarre.

Qu'est-ce que tu fais à ce sujet ?

J'ai envoyé des gars.

On les trouvera.

Et pour le négro prétendu agent d'entretien et l'autre type blanc qui était là-bas ?

Un vieux poivrot.

Les négros, ils se ressemblent tous.

Le gars qui a été buté ?

Seulement un autre négro mort.

Pas d'identification.

Rassure-toi, Russ.

Mon cul !

J'ai le droit de m'inquiéter.

Tu m'as foutu cette merde T'as arrosé toute la ville.

C'est pas facile, Russ.

On ne peut plus se déplacer dans ces zones noires et péter...

Un ton en dessous !

Ces rigolos portent aussi des flingues.

Tu veux une guerre ?

Le moment venu, on verra ça. Quand on aura les soldats.

Mais en attendant, on t'a fait venir.

Je t'ai fait venir.

Ce boulot est censé être dans tes cordes, alors fais-le pour moi et fais-le bien.

Je ferai de mon mieux, Russ.

Assure-toi que faire de ton mieux soit suffisant.

Il faut montrer du muscle à ces gars et les écrasez comme des fruits pourris.

Je connais ces négros.

Je vais m'occuper d'eux.

Rien d'autre ?

Si...

Sors ton cul d'ici.

Dell...

Voilà cette pute dont tu me parlais. Rico, stop !

Dell...

va voir ce qu'elle sait.

Je suis dingue de cette couleur.

Je sais que c'est plus que je ne devrais dépenser.

Oh ! Vraiment, oh c'est...

Tracy ?

T'es superbe, poupée.

On veut te parler.

Maintenant, est-ce qu'un de ces négros avec qui t'as couché

a quelque chose à voir avec le braquage de notre boîte l'autre soir ?

J'ai simplement entendu qu'un bookmaker avait été abattu.

Je ne savais pas c'était chez toi, Dell.

J'ai juste entendu qu'on avait tué des négros.

T'as peut-être pas bien compris le monsieur ?

Il veut savoir qui l'a fait.

Qui ?

Eh bien, peut-être qu'il devrait consulter les Pages Jaunes.

C'est toi que je consulte.

Alors, qui étaient-ils ?

Peut-être que c'est quelqu'un dont le frère la baise.

Ces joueurs reviennent du Vietnam.

Est-ce que c'est ça ?

D'accord.

Ok, je vais me renseigner.

Je te le promets, je vais le faire.

Tu ferais bien de venir avec des noms d'ici demain, hmm ?

Ou tu ne seras plus très jolie à voir.

T'as saisi ?

Bien sûr que t'as pigé.

À un de ces jours, trésor.

Cette pute couche avec ces nègres de retour du Vietnam.

Je te parie 50 dollars que c'est l'un d'eux.

Vietnam ?

Tu sais, c'est une très bonne idée, Rico. Allons-y.

Il y a un magasin qui a ouvert près du stade

tenu par l'un de ces groupes militants noirs.

Tu sais, on devrait rendre une petite visite à ces vétérans noirs.

Joli.

Très joli.

Très, très joli.

Jésus...

Une petite chose, Nicodème...

Qui est-ce ?

- L'homme au milieu ? - C'est ça.

C'est notre leader.

Son nom ?

C'est ce que j'ai dit : Joe - P. - Leader.

Comme c'est marrant.

Il est très drôle.

Va te faire foutre.

Hé, il y a quelque chose écrit ici.

"À mes frères du Mouvement Révolutionnaire Noir, Scott Gunn."

Billy ! S'il vous plaît, S'il vous plaît.

Je peux t'aider, mec ?

Ouais, tu peux nous aider, mec.

Il suffit de pas bouger.

Eh bien...

Regarde ce qui est sorti du pieu...

un couple de très chauds étalons noirs.

Laisse-moi me présenter.

Je fais un sondage d'opinion

pour savoir si on devrait rétablir l'esclavage.

Ouais, t'as de la gueule.

Pourtant, il dit que dalle.

La question est la suivante :

Qui a braqué cet endroit vers LaSalle ?

Donne la bonne réponse et tu vis.

Sauf si tes gars l'ont eux-mêmes braqué.

Toi et ta bande de dégénérés vous n'avez pas les couilles.

"Groupe d'Action Noir."

J'ai eu plus de chance sur le champ de courses.

S'il vous plaît, monsieur, pas mon enfant.

Tout va bien, madame.

J'aime les enfants

Tout le monde aime les enfants.

Non, non, non. Par derrière.

Ces enfoirés vont payer pour ça.

Je peux m'en occuper.

Oui, messieurs ? Puis-je vous aider ?

Nous cherchons un homme du nom de Gunn.

- Vous voulez dire M. Gunn. - Est-il là ?

Je vais voir.

Quelles affaires traîtez-vous avec M. Gunn ?

- Lieutenant Hopper, Homicide. - Cassidy.

Ouais ?

M. Gunn,

Deux messieurs des Homicide veulent vous voir.

Donne-moi cinq minutes et ensuite amène-les, compris ?

M. Gunn sera là dans quelques minutes.

Le bar est par ici, Messieurs. Vous voulez prendre un verre ?

Réveille-toi. Allez, debout.

Mec, c'est quoi le problème ? T'es nerveux ou quoi, mec ?

- Les flics sont là, Scotty debout. - Et alors ? Ils n'ont rien contre moi.

Qu'est-ce que tu fous, mec ?

T'as un endroit où crécher, mec ?

Ouais, te bile pas.

Tu connais les livres dont on parlait ?

J'en ai entendu parler.

On peut en tirer un max de profit.

On pourrait faire ramper cette organisation, les faire crever de jalousie.

On a un moyen de pression avec ces livres.

Putain, Scotty, écoute moi, tu veux ? Maintenant, oublie ces livres.

Ces livres n'apporteront que des ennuis.

A présent, reste loin d'ici jusqu'à nouvel ordre, compris ?

T'as compris, Scotty ?

T'as compris ?

Ouais.

Très bien.

Mes excuses messieurs pour vous avoir fait attendre.

Pas mal pour un frappeur de balle ?

Notre frère ici est un chef.

Celui-ci n'est qu'un Indien.

Je peux voir votre plaque, s'il vous plaît ?

On ne sait jamais à qui on parle de nos jours.

Lieutenant.

Maintenant, que puis-je faire pour vous messieurs ?

Nous avons trouvé un corps l'autre nuit.

Ici dans mon club, lieutenant ?

Pas exactement.

Eh bien, dans la ruelle derrière mon club ?

Non, là non plus, M. Gunn.

Eh bien, à Los Angeles, j'imagine.

Oui, M. Gunn, pas loin d'ici, mais ce n'est pas le problème.

Eh bien, messieurs, quel est le problème ?

Il y a eu une rixe dans un cercle de jeu sur LaSalle.

Nous pensons que l'homme mort était membre d'un groupe militant appelé B.A.G..

Des ex-taulards.

Ce qui naturellement vous amène tout droit à moi.

Oh, ce n'est pas tout à fait juste.

Nous savons que vous êtes clean, M. Gunn.

Pas de casier.

Mais cependant, selon nos sources, le nom du chef est Gunn,

et nous croyons savoir que vous avez un frère nommé Scott.

- Où est votre frère, M. Gunn ? - Appelez-le.

Je ne peux pas. Ce n'est pas exact.

Ça l'est, lieutenant.

Y a-t-il un mandat contre lui ?

Écoutez, on n'a rien sur personne. Tout ce qu'on a, c'est un cadavre.

Alors, on pointe du doigt mon frère.

C'est tout de même pas un putain d'ange. On a un casier sur lui.

Très bien, laissez-moi le dire de cette façon.

On sait que bien plus que de l'argent est concerné par cette affaire,

quelque chose qui a ébranlé l'organisation.

Si vous êtes impliqué de quelque manière que ce soit...

Je croyais que nous parlions de mon frère, lieutenant.

A présent, vous me faites porter le chapeau ?

Je n'ai pas dit ça.

Vous pourriez aussi bien l'avoir dit.

M. Gunn...

nous ne sommes pas là pour nous épancher sur qui que ce soit,

mais cette situation pourrait faire passer Watts pour Disneyland un samedi soir.

Quoi qu'on ait pris dans ce club l'autre nuit

pourrait mettre le feu à cette ville.

Vous me prenez pour une sorte d'agence de renseignements, CIA ou un truc du genre ?

Disons que nous apprécierions votre coopération.

Apprécier ma coopération ?

Mais bordel pour qui travaillez-vous ?

Vous auriez dû faire une descente dans ce cercle il y a des mois.

On l'a fait,

mais à chaque fois qu'on débarquait, on y trouvait une fête.

Voire même des épouses... et un jeu de bingo.

Non, quelqu'un les avait rencardé.

Quelqu'un de la police, corrompu ?

Peut-être de votre brigade, hein, lieutenant ?

À qui crois-tu parler, enfoiré ?

Le lieutenant n'est pas corrompu, Gunn. En aucune façon.

Il a juste fait le Vietnam.

Je n'ai aucune explication à donner. Pas à lui.

Si tu croises ton frère, tu lui diras de nous appeler, hein ?

Bien sûr, lieutenant. Pourquoi pas ?

Ce lieutenant est un dur à cuire, hein ? Ouais, c'est vraiment quelque chose.

- Tu as fait bon voyage ? - Comme ci comme ça.

Il y avait beaucoup de passagers désagréables cette fois.

Je conviens que je n'ai pas été très patiente aussi.

21 jours, ça fait long loin de chez soi.

Tu m'as vraiment manqué.

Tu m'as manqué aussi.

Tu es si silencieux. Quelque chose ne va pas ?

Tu m'as fait l'amour magnifiquement.

Ton coeur était avec moi...

mais ton esprit était ailleurs.

Qu'est-ce que tu as ?

Il s'agit du club ?

Le club va mal ?

Le club va très bien, bébé.

Est-ce une autre fille ?

Gunn ?

Gunn ?

Gunn ?

- Gunn, tu m'écoutes ? - Oh, bébé.

Il n'y a pas d'autre fille. Je n'oserais pas.

C'est ce que tu dis maintenant.

Je vais appeler et demander à Scotty. Il est dans sa chambre ?

Non.

Où est-il ?

Je ne sais pas.

Ça a quelque chose à voir avec Scotty, n'est-ce pas ?

C'est Scotty.

Tu ferais mieux de tout me dire à ce sujet depuis le début et n'oublie rien.

Tu m'entends ?

Ouais.

J'entends.

Je t'écoute, Gunn.

Eh bien, il a braqué un endroit et il a pris beaucoup de fric.

Je crois qu'il va avoir de gros ennuis.

Je dois trouver un moyen de l'aider.

Russ, je sais qu'on ne l'a pas encore trouvé.

Écoute, donne-moi seulement encore 24 heures et je l'aurai...

Je le ferai déblatérer comme un singe.

Autre chose, son frère, celui qui tient une boite de nuit...

Que fait-on de lui ?

Il a beaucoup d'influence dans cette ville.

T'as peur de t'en prendre à lui, Russ ?

Ce sont des commentaire aussi stupides qui font de vous un perdant, tu saisis ?

Pourquoi tu dis ça ?

Parce que tu penses comme un négro, voilà pourquoi.

Gunn est un homme d'affaires.

On va d'abord lui faire une proposition, une entente à durée indéterminée.

Et s'il ne marche pas ?

"Et s'il ne marche pas ?"

Alors ça va être la merde.

Il y a du monde à la porte, Gunn. Ils ne partiront pas.

Et depuis quand refuse-t-on des clients, Larry ?

Whitey ?

Oh.

Eh bien, pourquoi ne pas les faire entrer, d'accord ?

Tout va bien, bébé.

- Messieurs, que puis-je pour vous ? - M. Gunn,

Je suis Kyle Adams, j'aimerais vous présenter des amis à moi.

Ma fiancée, Mlle Betty Hall.

Bonjour.

Enchanté.

- Mlle Toni Lombardo. - Bonjour.

- Et Frank Winman. - Salut.

Nous étions à une fête à mon quartier général de campagne

et ce qu'il nous faut maintenant est un bon steak.

Je leur ai dit que toutes les tables étaient réservées.

Et, euh...

l'endroit me semblait désert.

Eh bien, dans deux heures, tout ceci sera rempli.

M. Gunn, nous sommes tous à moitié affamés.

Si nous promettons de faire vite et déguerpir ?

Viens chérie, inutile de s'agenouiller pour supplier.

cette affaire de réservation n'est que de la poudre aux yeux.

Tu sais, c'est comme, euh...

être dans un restaurant des quartiers chics

et que l'un de tes gars se pointe.

- Ouais, mec, c'est ça. - Tout juste.

Vous voulez dire que l'on n'a pas le droit d'entrer ici ?

Eh bien, pas exactement Mlle Lombardo...

Bien sûr, refuser l'entrée dans un lieu public est illégal, pas vrai Sénateur ?

Il se trouve que c'est contraire à la loi sur les droits civils.

Oui. Au fait... qui nous a recommandé à vous ?

Eh bien, je crois que c'était...

Le Lieutenant Hopper, de la Police de Los Angeles.

Oh, le Lieutenant Hopper.

Je vois. Eh bien, tous les amis du lieutenant Hopper sont mes amis.

Alors, euh, Larry, veillez à les installer à une table, s'il vous plaît.

Merci, M. Gunn.

Par ici.

Euh...

M. Adams, voudriez-vous signer le livre d'or au bar, s'il vous plaît ?

Ce serait avec plaisir.

Asseyez-vous, Adams.

Où est le livre d'or ?

Je n'en ai pas.

Je m'en doutais.

Vous vouliez me parler, non ?

Non, vous vouliez me parler, c'est pourquoi vous avez amené tout ces soutiens.

Qui vous a envoyé ici, Sénateur ?

Vous voyez, j'ai beaucoup d'électeurs,

de toutes les couleurs, Noirs, Blancs, Chicanos, Orientaux.

On pourrait dire qu'ils m'ont tous envoyé.

Tout comme ils contribuent tous à votre réélection ?

Ouais, vous avez raison.

Je fais du bon travail.

Mais ils ne sont pas les seuls, euh... qui sont vos contributeurs.

Non, non, mon charisme s'étend depuis Watts jusqu'au sommet de Bel Air.

Au moins jusqu'en novembre.

Vous savez, prenez Toni Lombardo, par exemple, elle...

Ne déviez pas, Adams.

Aucune petite faveur en douce de la mafia ? N'est-ce pas ?

Croyez-vous vraiment que je ferais ça ?

Eh bien, je ne sais pas...

mais je me le demande.

Ok, allons droit au but, d'accord ?

J'ai eu beaucoup d'informations récemment

indiquant que ce quartier est sur le point de sauter,

et vous êtes juste au milieu.

Je suis au milieu, Adams, mais ou êtes vous ?

C'est là, sur le rapport.

Vous dites les bonnes choses, mais les mettez-vous en œuvre ?

Ce n'est pas toujours facile mais nous faisons des progrès.

En quoi, Adams ?

Intégration ?

Transports ?

Réforme pénale ?

Sénateur, combien y a-t-il de Noirs en Amérique ?

Environ 20 millions.

20 millions.

Combien de sénateurs noirs en Amérique ?

- Un. - Un.

Combien de juges, Sénateur ?

Eh bien, il y en a quelques-uns.

Des gouverneurs, des maires ?

Bon, écoutez...

Je ne vais pas être l'apologiste de l'Amérique blanche, d'accord ?

Gunn, je ne regarde pas en arrière.

Je vais de l'avant, je vous l'avoue.

Nous avons un long chemin à parcourir.

Vous avez bien raison, vous avez un long chemin à parcourir, Adams.

- Laisse-moi ! - Allons y ! Juste une danse.

- Viens ! - Lâche-moi !

Je ne veux pas danser !

- Allez viens, juste une. - Je ne veux pas danser !

- Écoute, lâche moi ! - Allez, ça suffit, mon vieux.

T'en mêle pas, Gunn ? Je lui ai juste demandé de danser.

Hé, Larry, voudrais-tu t'occuper de ce type ?

Hé, de quoi tu parles... ?

Hé, c'est quoi le problème ici ?

Je lui ai demandé une danse.

Une foutue danse. Merci beaucoup.

Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi tranquille !

Je vais sortir. Je vais sortir tout seul.

Voulez-vous me laisser tranquille ? Voulez-vous me laisser tranquille ?

Fichez-moi la paix !

Je vais sortir par moi-même.

Allez les amis, amusez-vous bien.

Une simple intrusion de l'autre côté des pistes.

Hé, Larry, comment ça a été ce soir ?

Pas trop mal, Gunn. Tenez, regardez les chiffres.

Bon.

Avez-vous vu Judith ?

Oui, elle m'a dit vous dire qu'elle est en haut au lit.

- Ah, c'est vraiment bien. - Dans la chambre d'amis !?

Oh, mec !

Bonjour.

Bonjour.

J'espère que ça ne vous dérange pas.

J'ai renvoyé tout le monde à la maison, et je suis restée.

Je vous dois des excuses pour ce qui est arrivé.

Vous ne pouviez pas téléphoner, hein ?

Je déteste appeler les gens.

J'aime que les choses soient plus personnelles.

Pas vous, M. Gunn ?

Quelquefois.

Mais pas maintenant ?

Pas maintenant.

Peut-être n'aimez-vous pas les filles blanches?

J'aime toutes les filles...

Et pour une blanche, vous n'êtes pas mal.

Merci.

Pour un homme noir, vous n'êtes pas mal non plus.

Je peux ?

"Chez Gunn". C'est un nom inhabituel.

C'est un vieux nom d'esclave.

J'avais un ancêtre qui avait assez confiance pour porter l'arme d'un blanc.

Le seul mot que son maître lui ait jamais dit était, "Gun".

Maintenant, s'il avait été plus bavard, j'aurais pu être appelé...

"Donne-moi le pistolet."

Comment vos amis vous appellent-ils ?

Gunn.

A présent, Mlle Lombardo...

je voudrais vous remercier pour vos excuses.

Vous voulez vraiment que je rentre ?

Oh, je vais rentrer bredouille..

Ça doit être cette fille que j'ai vu à la table.

Je dois avouer que c'est une belle fille.

Oui, en effet, et beaucoup plus que je n'aurais pu supporter.

Voulez-vous qu'on vous ramène chez vous ?

Désolé patron !

Ne tente rien.

Très bien, petite madame, là-bas contre le mur,

et maintenant mets tes mains sur la tête négro.

Ça va, maintenant avance.

Bouge-toi !

Si tu tentes quoi que ce soit,

on détruira cette jolie maison.

Que voulez-vous, monsieur,?

Toi, Gunn.

Il y a un homme dehors, il veut te parler.

Allons-y.

Je me fiche qu'il soit le gouverneur de Californie, s'il veut me parler,

qu'il vienne parler ici.

Maintenant, pourquoi ne pas demander à quelqu'un de ramener la dame.

Après notre départ.

On peut dire mon vieux...

que t'as des couilles.

Mais t'es un peu dur d'oreille.

J'ai dit dehors.

Et moi j'ai dit ici.

Maintenant, que veut cet homme ?

Il veut savoir où est ton petit frère.

Dites-lui qu'il est en voyage.

Il veut te l'entendre dire.

Alors il n'a pas de chance.

La tienne a tourné, négro.

Tirons-nous d'ici !

Ça va, c'est bon !

Maintenant, faites-les sortir d'ici !

On s'en va.

Une prochaine fois.

Gunn !

Gunn !

Gunn !

Gunn, t'es là-haut ?

Allez, descends, mon vieux !

On a quelque chose pour toi, Gunn.

Qu'est-ce qui ne va pas, Gunn ?

Reste ici.

Ouais, on a quelque chose et c'est pas des pastèques, mon vieux.

Descends.

Scotty !

Oh, Scotty...

Tue-les, mec.

Saigne-les.

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

- Saigne-les pour ça. - Ok, mec, je vais m'les faire.

Fais-le, mec.

Ne meurs pas, Scotty. Ne meurs pas.

Je les aurai.

Je t'en supplie, mec.

Il faut les saigner pour ce bordel.

Oh, mec...

cette chierie m'emporte, mec.

Putain !

Gunn, le laisse pas mourir.

Le laisse pas mourir.

Gunn, je suis vraiment désolé à propos de ce qui s'est passé.

Au QG, on pense qu'une vendetta a été engagée.

Soit par vengeance ou pour récupérer un bien que votre frère a pris.

C'est possible.

Je suis sûr que le meurtre de votre frère a quelque chose à voir avec ce bien.

Ça vous dit quelque chose ?

C'est possible.

Et je suppose que c'est tout ce que je vais obtenir de vous.

C'est vrai, lieutenant.

Très bien, Gunn...

Laissez-moi vous dire ceci.

Si vous cherchez à vous venger, faites gaffe à votre cul.

Taxi !

Pourquoi appelles-tu un taxi ?

La voiture est juste là-bas.

Je veux que tu prennes un taxi et que tu rentres, bébé.

Où veux-tu aller ?

J'ai quelques dispositions spéciales à prendre et je dois le faire seul.

Alors tu vas rentrer à la maison pour moi ?

D'accord.

Sois prudent, Gunn.

Hé, Duke.

Bonjour.

Puis-je vous aider Monsieur?

Oui, je m'appelle Gunn.

Le frère de Scott Gunn.

- Le frère de Scott Gunn. - Oui.

Un instant, M. Gunn, je vais chercher quelqu'un...

T'as dit que t'étais qui, mec ?

Je m'appelle Gunn.

Ouais, il faut que je te dise, désolé pour ton frère, Scott, mec.

Je dois aussi te dire que je crois que...

tu as quelque chose qui nous appartient.

Si je me souviens bien, il y avait une autre chose...

certains livres.

Si je me souviens bien, j'avais un frère.

Maintenant, qui vais-je tenir responsable de ça ?

- Comme si c'était notre faute Gunn ? - J'en sais rien, mec...

mais je veux bien écouter.

Si ça t'intéresse mec, on a mis Scott en lieu sûr, tu vois ce que je veux dire ?

Mais le mec était pas sympa.

Il était venu ici pour discuter le coup.

C'était l'aube quand il s'est barré.

Je sais qu'on aurait du le couvrir, mais on l'a pas fait.

Quelqu'un l'attendait et l'a eu.

A présent, c'est tout ce qu'on sait. Qu'en est-il des livres ?

Hé, rien à foutre des livres.

Je veux les types qui ont tué mon frère.

Et tu crois être le seul à le vouloir ?

Tu sais qui l'a fait, mec ?

Et tu penses que si on connaissait le gars qui a eu ton frère,

il serait en vie aujourd'hui ?

Ouais...

- Je vais le trouver. - Hé, mon frère.

T'as aucune raison d'y coller seul.

On a beaucoup d'expérience, Gunn.

Quelqu'un a balancé mon frère.

Maintenant, ça pourrait être un des nombreux types, mec,

mais personne ici.

Il y a bien d'autres candidats...

souteneurs, prostituées, trafiquants de dope.

Ouais, c'était sûrement un trafiquant.

Hé, mec, la ville est pleine de trafiquants et de souteneurs, et alors ?

On y travaille, Gunn.

Jane, fait un topo pour le frère.

J'ai repéré ce mec à l'extérieur du magasin.

Il monte et descend la rue la moitié de la nuit.

Je l'ai vu dans les parages avant. Il s'appelle Jimpy.

Jimpy ?

- Tu sais où je peux le trouver ? - Sam le sait.

Sam connaît tous les lieux de prédilection de Jimpy.

Le Corban Bowling.

C'est là que le mec deale sa marchandise, Gunn.

Les poulets !

On les reconnaît entre tous, les enfoirés.

Celui à côté du conducteur m'a embarqué.

Ils doivent filer Gunn. Viens.

Rien encore, lieutenant.

Gunn est toujours à l'intérieur.

Une minute, lieutenant. Le voilà.

Un homme de race noir est avec lui.

Ils se dirigent vers la voiture du suspect.

- Est-ce que c'est Webb, Ken ? - Ouais.

Voiture en mouvement vers le sud.

Ok, sergent, suivez-le, et surtout pas trop près.

Compris.

Ils ont marché...

les abrutis.

Ils suivent la voiture de Gunn.

Pauvre connard.

Hé, t'as la marchandise, mec.

J'en peux plus, Jimpy.

Bien sûr, mon chou. T'as du blé ?

Demain.

Et demain, tu iras mieux.

Hé, mec...

Écoute, je peux pas attendre demain, mec.

Va débiter tes conneries plus loin.

Jimpy, je t'en prie, mec.

Tu vas foutre le camp d'ici ?

J'ai entendu dire qu'ils ont eu Scott Gunn.

C'est vrai ?

Ouais.

Tu m'avais dit de te dire si je le voyais,

et je l'ai fait.

Et après que je te l'ai dit, il est mort, mec, et c'est moi qui te l'ai dit.

- Je te l'ai dit, mec ! Je te l'ai dit ! - La ferme !

Un seul mot, raclure...

Un mot, et c'est le dernier sachet que tu auras.

T'as compris ?

Le dernier sachet que tu obtiendras de moi.

Bien sûr, M. Jimpy.

T'es un mec génial, M. Jimpy.

Donnez-moi le 213-2375.

Seth ?

Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ?

Compris.

Seth est en route.

En attendant, prenons un petit café et gardons un oeil sur Jimpy.

Séparons-nous, je vais voir Sam et m'assurer qu'il est là.

Je vais voir un homme à propos de l'esclavage.

Hé, attends une minute, bébé.

De quoi parle-t-il ?

- Je ne sais pas. - Comment ça, tu ne sais pas ?

- Je ne sais rien, seulement qu'il faut se séparer. - Hé, un instant.

D'accord, très bien. Je peux venir ?

D'accord.

Qu'est-ce que tu fais, bébé ?

Monte.

Quand Gunn prend la route, bébé, c'est lui qui tiens le guidon.

Que ce passe-t-il, Jimpy ?

Tu sais ce que c'est ?

Tu vas pas le croire, j'ai perdu ma came, mec.

Et je sais que tu n'en aurais jamais sur toi, n'est-ce pas, tordu ?

Que devrais-je faire, frères ? Faire un shoot avec le tout ?

Directement dans ses yeux, Gunn.

Ce serait dommage de gaspiller de la bonne came, mec.

Faut garder ça pour les enfants.

Pas vrai, Jimpy ?

Les petits...

leurs sourires et visages heureux...

les Noirs qui jouent dans les cours d'école.

Pas vrai, Jimpy ?

Tu veux une seringue pleine d'air dans tes veines, mec ?

Un dernier mot, Jimpy...

à propos de qui a massacré mon frère ?

Pour l'amour du Christ, je n'étais pas dans le coup.

Tout ce que j'ai fait c'était...

Le balancer.

Je veux un nom.

Ils vont me tuer.

Je vais te tuer dans deux secondes.

Kriley...

Ray Kriley est le type.

- Plus fort, mec, j'entends rien. - Kriley !

Ray Kriley est le type.

À quoi il ressemble ?

Un mec étrange.

Un Blanc.

Vraiment... bizarre.

On aurait dit un marchand d'esclaves.

Le type qui est venu au magasin des B.A.G..

Où est-ce que je peux le trouver ?

Sur la piste.

Comment ça, "sur la piste" ?

Hollywood Park... il ne manque jamais un jour.

Si la piste est ouverte, Kriley sera là.

Il y a beaucoup de monde sur la piste.

Comment tu vas le trouver, Gunn ?

Je le trouverai, mec. Il le faut.

OK, on te filera une médaille et 10 cents pour ton coup de fil.

Tu as déjà vu un de ces gars avant ?

Non monsieur, et je ne veux plus jamais les revoir.

Il est mort ?

Non.

On ne tue pas les vautours. Ils ne font que se nourrir des morts.

De la merde.

Et bien, je vous ai appelé, lieutenant.

C'est pourquoi je vous ai appelé.

J'ai besoin d'un docteur. Allez, lève toi.

T'auras des soins médicaux, Mac, dans cette foutue cellule.

Maintenant c'était qui ?

Hé, les gars, doucement avec moi, hein ?

Pour sûr qu'on va être gentil avec toi. Réponds au lieutenant.

Je ne sais pas.

Écoute, j'ai pas envie de jouer avec toi.

Je veux que tu me dises qui c'était

ou je te colle en taule pour le reste de ta foutue vie.

Un type du nom de Gunn.

Gunn ?

Quel rapport avec Gunn ?

Je ne sais pas. Il est venu ici en agissant comme un sauvage.

Où est-il allé ?

J'en sais rien.

Emmenez-le.

Allez, toi.

Excusez-moi, m'dame.

Je peux emprunter vos jumelles une seconde, s'il vous plaît ?

Bien sûr.

Et les voilà partis...

Hé mec, tu veux te faire 10 $ facilement ?

- Euh, ouais. - J'ai une affaire pour toi. - Merci beaucoup.

Il n'y a personne.

Livraison, Monsieur.

Vous avez quoi ?

Un paquet pour votre mère.

- Allons-y - Un paquet pour votre mère.

Hé !

J'ai des questions pour toi, Kriley.

Eh bien, j'ai une réponse pour toi.

C'est la maison de ma mère.

Elle aime pas les nègres. Elle aime pas l'odeur.

Allez, debout !

Tu veux quoi au juste ?

Je vais te botter le cul. Debout !

Fils de pute ! Tue-moi ?!

Sale fils de pute !

Je vais te tuer !

Espèce de salaud ! Je vais te buter...

Je vais te tuer ! Je vais t'arracher les couilles !

Je vais te les arracher !

Debout ! T'as tué mon frère !

- C'est pas moi ! - Alors qui l'a fait !

Si je te le dis, ils vont me tuer.

C'est moi qui vais te tuer si tu ne le fais pas.

Je vais te le dire. Je vais te le dire.

Ouvrez ! C'est la police !

Oh, merde ! Fait chier !

- Merde ! - J'ai vu le numéro. - Mettez le DMV sur le coup.

Vous foutiez quoi là-haut ? Pourquoi vous ne l'avez pas arrêté ?

Allô ?

Gunn, Dieu merci. Est-ce que tu vas bien ?

Ouais, bébé, ça va.

Tout ce dont j'ai besoin, c'est un peu de tendresse.

Écoute, ne viens pas ici. La police est en planque.

Je te verrai à mon appartement.

Tu te souviens où c'est ?

Évidemment que je m'en souviens, bébé.

Je vais devoir vraiment faire gaffe.

A présent, prends soin de toi, tu m'entends ?

Céleste ?

Hé, bébé...

Salut.

Salut, euh... écoutez,

je cherche Judith.

J'ai du me tromper d'appartement. Vous êtes au bon endroit.

Entre.

- Eh bien... - Je suis Céleste.

Et moi Louella.

- Eh bien, je suis Gunn, mais... - Nous savons.

Nous venons d'emménager avec Judith.

Nous sommes ses nouvelles colocataires. Judith vient d'appeler.

Oui, elle a dit de vous attendre, et de prendre soin de vous.

Bon maintenant, qu'est-ce que ça veut dire ?

Il n'y a aucune raison de vous inquiéter.

Eh bien...

Judith a dit que vous deviez être mort de fatigue.

Oui, on dirait que vous vous êtes battu.

- Eh bien, c'est le cas. - Vous avez besoin que l'on s'occupe de vous.

Il faut vous reposer.

- Plus vite vous serez au lit, mieux ce sera. - Quoi ?

Oh, regardez-moi ces ecchymoses.

Ouais ma belle, mais pas de trop près.

Merci les filles, vous êtes magnifiques mais sortez.

Allez.

Allez, sortez.

Tu as besoin de soins et de sommeil.

- J'ai besoin de toi, bébé. - Gunn...

- Non, tu dois aller te coucher. - Oh, oui.

Oui, ils sont là, d'accord.

Pile à l'heure. L'équipe du matin.

Ouais.

Eh bien, dis à Gunn qu'il ferait mieux de rester où il est, vu ?

Oh, au fait, dis-lui que le sénateur Adams a appelé

à propos d'une fête qu'il organise à Bel Air.

Entendu.

Merci, Larry.

Non, je n'oublierai pas.

Larry veut que tu restes éloigné du club.

La police surveille toujours.

Et ce sénateur a appelé.

- Tu veux parler de Kyle Adams ? - Ouais.

Qu'est-ce qu'il voulait ?

Il pensait qu'il aurait pu te voir à une fête de collecte de fonds à Bel Air,

pour te changer les idées.

Non, c'est pas mon truc, bébé.

Tu n'as pas mangé tes oeufs.

J'ai fait de mon mieux.

Le sang ne se lave pas si facilement.

Merci.

C'est à cause du mode infroissable.

Gunn...

- Vous n'avez pas mangé vos œufs. - C'est ce qu'elle vient de dire.

Vous voulez encore du café ?

Dehors.

Si vous voulez l'hôtesse, il suffit d'appuyer sur le bouton sous votre coeur.

Gunn, à qui appartenait cette chemise ?

Un gars du nom de Ray Kriley. Pourquoi ?

Il y a un morceau de papier dans la poche.

"Cinq à 8:00, le 7." C'est aujourd'hui.

"1841 Dellagio Road."

On dirait que M. Kriley va rater un boulot.

Hé, service de stationnement VIP. J'en ai entendu parler auparavant.

Gunn, c'est une belle journée. Pourquoi ne pas juste...

Une minute, j'ai déjà entendu ce nom.

C'est un service VIP seulement pour la mafia,

pour les réunions spéciales telles que les mariages, les funérailles, les fêtes.

Gunn...

Donne moi le papier.

Kyle Adams a-t-il donné à Larry cette adresse à Bel Air ?

Ouais, je l'ai notée.

Gunn, c'est la même... 1841 Dellagio Road.

Écoute bébé, je vais prendre une douche, toi tu appelles Larry.

Dis-lui de venir ici aussi vite qu'il peut, avec quelques chiffons et sa voiture

parce que celle que j'avais la nuit dernière était volée.

D'accord ?

Très bien.

Ne peux-tu pas te promener parmi les invités ?

Essaie d'agir comme un très bon hôte.

Je leur donnerai mon plus grand sourire.

Remplis-le, tu veux ?

Vous avez besoin d'argent pour le faire, il vous faut beaucoup d'argent.

Le Président Lincoln,

quand il s'est présenté...

a pu, euh... lancer toute une campagne sans jamais voir personne.

- Est-ce ici la fête de Kyle Adams ? - Oui, dans le jardin là bas.

Il faut un ticket de parking ?

Hé, ce gars veut savoir s'il a besoin d'un ticket de parking.

Je sais que vous les noirs vous vous ressemblez tous,

mais on se souvient de toi.

Vice versa.

Gunn !

- Quelle bonne surprise de vous voir ici. - Heureux de vous voir, Kyle.

Vous connaissez Frank Winman, n'est-ce pas ?

Vous m'avez rendu service l'autre soir.

Je me suis ridiculisé dans votre club, mais vous savez...

j'avais pas mal bu.

Oh, oubliez ça.

Je voulais m'excuser quand même.

Cela fait du bien de voir une réforme en cours.

Et voilà.

Je dois circuler.

Gunn, ne partez pas sans me voir, d'accord ?

Certainement.

Pour vous.

Gunn !

Mlle Lombardo.

Bonjour, quelle agréable surprise.

Vous êtes là depuis longtemps ?

Comment trouvez-vous ma maison ?

C'est... la vôtre ?

Qui d'autre voulez-vous ?

Je lui ai dit quand on s'est mariés qu'elle était celle qui devrait payer les impôts.

Je suis navrée pour votre frère.

J'ai lu cela dans le journal.

Ouais, c'est pour ça que je suis là.

À propos de votre frère ?

Non, pour conclure un marché.

Avec nous ?

Vous voyez, les choses commencent à s'arranger.

Vous n'aviez pas trop bu à mon club l'autre soir.

Vraiment pas, mon vieux ?

Vous étiez sobre.

Vous vouliez m'arranger un coup avec elle.

Tu sais, je crois que ce type est fou.

Tais-toi, Frank.

Je crois que nous ferions mieux d'aller parler ailleurs.

Je le pense aussi.

Il faut que vous sachiez que j'ai vérifié les registres du comté sur cette maison

avant de venir.

Et c'est censé vouloir dire quoi ?

Elle appartenait à votre oncle avant qu'il vous en fasse cadeau.

Comment va votre oncle, Joe Laurento ?

Écoute, on a pas à écouter ses conneries.

Quelle est cette affaire dont vous parliez ?

J'ai quelque chose qu'il veut. Des livres.

Vous pouvez les avoir à une condition.

Quelle condition ?

Vous me donnez le nom de l'homme qui a tué mon frère.

On ne fait pas de bonnes affaires avec ma famille sauf si c'est à nos conditions.

Il n'y a qu'un seul marché...

on vous laisse vivre si on a les livres.

Je me suis bien fait comprendre ?

Très bien, Frankie, plus d'accord.

Je veux un nom.

Va te faire foutre !

Allez, mon gars. Je veux un nom.

Capelli.

Qui ?

Russ Capelli, le concessionnaire auto.

C'est bon, Gunn, ça suffit maintenant.

Tue-le.

Pour l'amour du Christ, tue-le !

Si je ne suis pas de retour, ces livres iront aux fédéraux.

Nous aurons ces livres.

Gunn ?

Je dois rentrer. On pourrait peut-être avoir cette conversation maintenant.

Eh bien, pourquoi pas ?

J'ai interrompu quelque chose ?

Pas en ce qui me concerne.

Toni, c'était magnifique. Merci beaucoup.

Je te parlerai plus tard.

Et où vous situez-vous dans tout cela, Sénateur ?

Un peu trop à l'étroit, j'en ai peur, Gunn.

Vous savez, je...

je viens de découvrir aujourd'hui que Toni est la nièce de Joe Laurento.

Et, euh, ça vous mène où ?

J'imagine que ça me ramène en ville, dans mon ancien cabinet d'avocat.

Mais au moins ce sera loin de la mafia.

Vous me croyez, n'est-ce pas ?

Un sénateur Blanc ?

Environ à moitié.

Bon Dieu, tu avais raison, Ken. On le suit ?

Ouais, mais pas trop près. Ne le perds pas.

Gunn a l'air pressé.

Je suis terriblement désolé monsieur.

Je viens de me rappeler,

M. Capelli fait des pubs à San Pedro, sur les quais.

Je crois qu'il est au quai 1310.

Est-ce qu'on le cueille ?

Ça me plairait beaucoup...

Mais Gunn mijote quelque chose. Je veux découvrir exactement quoi.

Promets-moi, mec. Je compte sur toi.

Rappelle-toi comment c'est d'être noir.

Noir, noir, noir, noir, noir...

Promets-moi, mec.

Promets-moi, mec.

Bon, il y a sa voiture.

Il pourrait être n'importe où.

On devrait peut-être appeler, Ken.

Peut-être, mais on en fera rien.

Je ne veux pas des hommes du commissariat de San Pedro ici

à moins d'y être absolument obligé.

Je vais te dire.

Va derrière et vois ce que tu peux trouver. Je passe par devant.

Retrouve-moi ici dans 15 minutes.

Et si vous ne revenez pas ?

Appelle et demande beaucoup de renfort.

Paquet 10 dans le carton 301, pneu 899.

Ces cartons valent 2 millions de dollars.

T'as compris ? Le pneu A10 est dans le carton 301.

D'accord, M. Capelli.

Paquet 11, carton 3.

Pneu 1.8

- Service est le maître-mot, non ? - Oui, M. Capelli.

Sors, vérifie Stoney, assure-toi que tout est calme.

- Je viens de le faire. - Eh bien, refais-le !

Paquet 10 dans le pneu A9.

Carton 301...

Dans le paquet 11, carton 333, pneu 1018.

C'est le pneu 1018, tu l'as eu ?

Capelli !

Tout le monde reste où il est.

Allez, Capelli, sors lentement, par ici.

Allez.

Allez, Capelli, on se bouge, très lentement.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Je te veux toi, mec.

C'est quoi ce bordel ? Pourquoi ?

Tu savais pas que c'était ton tour, Capelli ?

Je ne sais pas ce que tu veux, si c'est de l'argent, le fric tu l'as eu.

Mauvaise intuition, Capelli.

C'est toi que je veux !

C'est bon, attrapez-le !

Attrapez-le !

Dérouillez-le !

Allez !

Je l'ai vu partir dans ce bâtiment. Cette porte juste ici.

Ok, fais attention.

Pas un geste, mecs !

Surpris, n'est-ce pas ?

Qu'est-ce que tu fais ici, poulet ?

Je suppose que tu veux parler, frère ?

J'ai rien à dire.

Nous avons l'armée.

L'armée ?

L'armée de Gunn ?

Ça se pourrait.

Il l'a fait pour nous.

Je pensais...

On pourrait peut-être... bosser ensemble, mec.

Officieusement, bien sûr.

Comme toujours, non ?

Entendu.

Qu'est-ce que tu dis de ça, mec ?

Nous et la police.

Paquet 10 dans le carton 301,

Pneu 1.8. T'as ça ?

Maintenant, déplaçons-le. On a eu assez d'interruptions pour une nuit.

Parfait.

C'est bon.

Allez, secoue-vous les gars, on a pas toute la nuit.

Paquet 16, carton 412.

Pneu 1459, c'est bon ?

Pourquoi on ne met pas toute la marchandise dans les pneus ?

Pourquoi autant ?

A cause des fédéraux, même s'ils se méfient,

ils ne vont pas se farcir 100 000 pneus.

Quels moyens d'intervention ont-ils ?

Hé, Lou, donne-moi ce chalumeau.

Allume-le.

Hé, Gunn.

Un petit flash rapide dans les yeux,

tout te semble pareil, Gunn...

noir.

Le noir c'est beau, hein, petit ?

Ici. Ici.

Tu as dit que tu voulais me voir à propos de ton frère, hein ?

Eh bien, regarde, Gunn.

Regarde car ce sera la dernière vision que tu auras.

Allez, Gunn !

On dirait qu'on est arrivés à temps, Gunn.

Ouais, mec, merci.

Ok, tirons-nous d'ici.

Qu'est-ce que tu racontes, mec ? Capelli est...

Je sais que Capelli est là..

Bon sang, Capelli t'a ridiculisé et il a tué mon frère. A présent, tu vas faire quoi ?

On est en infériorité et j'ai perdu la moitié de mes hommes.

C'est pas le moment.

- Si c'est pas le moment, alors quand ? - J'en sais rien.

Quand je déciderai du moment, où tu seras ?

Juste là avec toi, je suis là maintenant, non ? Viens.

Hé, les gars !

C'est Seth, mec. Casse-toi !

On bouge, cousin !

Ça devient plutôt chaud ici, Ken.

Il nous faudrait une armure. Je ferais mieux d'appeler la cavalerie.

Ok, dépêche-toi et fais gaffe.

Tirons-nous.

- On y va. - Ouais, viens.

Sors, Gunn ! Je vais ouvrir la porte.

Ils ont coincé la porte.

Sortons de l'autre côté. Venez les gars ! Allez !

Je peux pas y arriver, Gunn. Je suis blessé.

Mec, t'es quoi, une sorte de révolutionnaire à la con ?

Le nègre de l'Oncle Tom peux le faire.

T'es un têtu de nègre, Gunn !

Tu peux le faire. Putain, allez.

T'es un têtu de négro, Gunn !

- Gunn, prenons sa voiture. - Vas-y, mec, je te couvrirai.

Allez, Gunn ! Allez, Gunn !

Les voilà. Attrape-les ! Attrape-les !

Hé, Gunn, on est piégés entre ces camions, mec.

Accroche-toi, mec, je vais faire voler cette caisse.

Ouais, mais c'est pas un putain d'avion, Gunn.

Si c'est pas le cas, mon frère, on est dans la merde.

Je peux pas démarrer ce putain de camion, Gunn.

Je suis touché, Gunn !

J'ai eu ton frère, putain de Noir !

C'est pour toi, Capelli.

Gunn ?

Gunn ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Ce lieutenant de police est là.

Eh bien, dis-lui d'aller à ...

Non. Dis-lui d'entrer.

C'est bon, lieutenant.

Tu ferais mieux de t'habiller, tu vas devoir m'accompagner.

Quelles sont les charges, lieutenant ?

Des charges.

Tu veux une liste ?

Eh bien, voyons voir:

Il y a ce dealer de Jimpy malmené,

l'entrée par effraction dans l'appartement de Kriley

pour le dérouiller méchamment.

la conduite dangereuse dans les rues de la ville,

le port d'armes à feu dissimulées,

l'incitation à l'émeute dans un entrepôt de San Pedro.

Dois-je continuer ?

Je vais chercher mes vêtements.

Prends ton temps.

Vous savez, ce Gunn, il est sûr que ça va s'arranger.

Non, mais il va s'en sortir.

Et vous, lieutenant ?

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