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Vous etes sur ?
Ne jamais hesiter, Patricia. C'est ca, la cle.
La minirobe noire est nee.
Je lui predis un avenir plus glorieux que celle d'origine.
Moi, j'adore.
Je vous demande pas votre avis.
Rhabillez-vous. On n'a plus besoin de vous.
Je sais pas comment tu fais
mais tu me pousses a mon meilleur niveau.
Que racontez-vous ?
C'est vous qui m'avez tout appris.
Tu te rappelles quand t'as debarque ici ?
Toutes griffes dehors ?
Un vrai chat sauvage.
Et maintenant, regarde-toi.
Une femme accomplie, elegante,
talentueuse,
tres belle.
Patty, ne gachons pas notre belle collaboration
en faisant une betise qu'on regretterait aussitot.
Bien sur.
Excusez-moi. Je sais pas ce qui m'a pris.
Il est tard. Tu ferais mieux de rentrer chez toi.
Oui.
Vous avez raison.
Je suis tres fatiguee.
Je t'escorte jusque chez toi ?
He...
Fais pas comme si on se connaissait pas.
Degage !
Ou je te creve.
Oh la la !
Ecoute ca, Bubulle.
"Poisson.
"Votre amour va etre paye de retour. Un grand bonheur vous attend."
Quoi ?
Mais tu as raison.
Voyons celui du commissaire.
"Vierge.
"Ouvrez enfin les yeux, vous l'aimez.
"Il est temps de lui declarer votre flamme."
Oh...
Bonjour, commissaire. Comment allez-vous ?
Tres bien ! Tres bien.
Il y a du nouveau dans l'air. Vous ne trouvez pas ?
Ca doit etre le printemps.
Merci, Marlene. Vous etes resplendissante, ce matin.
Une nouvelle robe ?
C'est ravissant.
Oh... Delicieux.
Delicieux.
Vous etes une fee.
Vraiment, vous etes... ma fee.
Vous etes bien Vierge ?
Je... ne vois pas le rapport.
Vous etes sure que ca va ?
Laissez-moi entrer !
Je dois voir le commissaire !
Je dois voir le commissaire ! C'est urgent !
Que se passe-t-il ? Qui etes-vous ?
J'ai tue un homme.
Ne restez pas la, messieurs dames, s'il vous plait.
Reculez. Reculez, s'il vous plait.
Il y a un homme a terre.
Alors ?
Sexe masculin.
La trentaine.
Deux blessures mortelles.
Une au coeur... et une au foie.
"Paco Gomez. Ne le 12 novembre 1937 a Madrid."
Vous l'aviez deja rencontre avant cette nuit ?
Oui, je crois.
Son visage me...
Peut-etre a la maison de couture. Un livreur ?
Comment vous l'avez croise ?
Je sais pas.
Je rentrais chez moi...
Et ce matin, je me reveille dans la rue avec lui a cote, mort.
- Vous aviez un couteau ? - Non.
Il en avait un et vous l'avez desarme ?
Qu'avez-vous fait de cette arme ? Elle est introuvable.
Je sais pas.
- Je ne me souviens pas. - Ca suffit.
Un sejour en cellule vous rafraichira la memoire. Emmenez-la.
Laurence !
Bonjour.
Alors ?
Avril,
toujours aussi previsible.
C'est la coupable ?
Sapee comme elle est, c'est une bourge ?
Merci.
Messieurs, bonjour ! Je peux ?
Salut, beaute !
Salut, Tim.
Tu as du croustillant ?
Mieux que ca. Du glamour.
Le glamour, c'est lourd.
La nana paumee qui est montee dans le fourgon,
c'est l'assistante de Paget.
"Paget" ?
Paget, le grand couturier.
Tu vois pas ?
Et donc, c'est elle qui a bute ce mec ?
Pourquoi elle l'a fait ?
Legitime defense, d'apres elle. Mais ca ressemble a de l'acharnement.
Elle y est pas allee de main morte.
Paco Gomez a rendu son dernier soupir vers minuit.
L'heure du crime.
L'arme est une lame d'environ 33 cm.
C'est grand.
Comme... un couteau a jambon.
Pas facile a dissimuler.
On lui a donne des coups de poing ?
Yep. Post-mortem.
Je vois mal Patricia Nollet faire une chose pareille.
Moi aussi.
Elle a des mains si delicates.
Fines...
Elancees...
Ca, c'est du travail de bucheron.
La profondeur des entailles, la violence des coups,
c'est l'oeuvre d'un homme.
La colere, la peur peuvent decupler la force d'une femme.
Le sang sur les vetements de la suspecte ?
Celui de Gomez.
Un magnifique manteau.
Foutu.
- Quel gachis ! - Ouais.
Bonjour.
Que faites-vous ici ?
Bonjour.
C'est pour l'annonce ?
Vous deviez passer par l'entree du personnel.
Oui.
Je ne pense pas que ca conviendra.
Vous etiez dans quelles maisons ?
Plein.
- A Paris, surtout. - Ah ! "Paris."
C'est ce que nous allons voir.
Suivez-moi.
- T'as trouve Patricia ? - Non.
Qu'est-ce qu'elle fout ? A une semaine du defile !
Bon. Mesdemoiselles...
Est-ce que l'une d'entre vous, je demande pas la Lune,
est capable de realiser correctement le triple croix ?
Moi, je sais.
C'etait ma specialite.
Enfin, c'est ma specialite.
Parfaitement realise.
Vous avez un style interessant.
- D'ou vient ce petit blouson ? - D'une fripe, pourquoi ?
Vous me plaisez.
Bienvenue a la maison Paget.
Vous lui faites tout reprendre.
Salut ! Gigi, premiere d'atelier.
Alice. Enchantee.
Je dois absolument prevenir Edouard, M. Paget.
Il doit se demander ou je suis.
Vous etes suspectee de meurtre, alors votre patron attendra.
Comment etes-vous devenue l'assistante de M. Paget ?
J'ai debute il y a 10 ans comme petite main.
Mais j'ai toujours aime dessiner des modeles.
Un jour, M. Paget m'a surprise en train de griffonner.
Ca lui a plu et m'a encouragee a continuer.
Je lui dois tout.
Pour faciliter votre ascension,
vous avez omis de lui dire a qui il avait affaire.
Tentative de meurtre au couteau...
On a vu mieux, comme reference.
En juin 1949, a 15 ans,
vous poignardez votre oncle dans la cuisine de vos parents.
La lame passe a quelques centimetres du coeur.
Le pauvre homme s'en sort par miracle.
Vous etes placee dans une maison de correction jusqu'a votre majorite
et d'apres votre famille, vous avez ete prise d'une crise de demence.
Etes-vous suivie ? Prenez-vous des medicaments ?
J'en ai pas besoin.
Vraiment ?
Regardez cette photo.
Regardez son visage.
En maison de correction, cogner est la seule facon de survivre, non ?
Je pensais avoir depasse tout ca.
J'ai toujours cette haine.
Il etait comme mon oncle, il voulait...
Quoi, mademoiselle Nollet ?
Qu'est-ce que Gomez voulait ?
Me violer.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Merci.
C'est atroce, comme cette femme a du souffrir, non ?
Je vais a la maison Paget.
"A la maison Paget" ?
Comme vous avez de la chance.
Je vais enqueter sur un meurtre, pas faire du shopping.
Est-ce que vous saviez qu'enfant,
je confectionnais toutes les robes de mes poupees ?
La mode est de famille.
D'ailleurs cet ensemble, c'est maman, paix a son ame, qui l'a cree.
Elle avait tellement de talent pour la couture.
C'est peut-etre la seule et unique chance
que j'aurai de toute ma vie de visiter...
La maison Paget.
J'ai compris.
Allez, venez.
Vous prendrez des notes.
Il faudra vous faire toute petite.
Je ferai comme si je n'etais pas la.
T'es douee ! T'as appris dans quelle maison ?
Sainte-Therese de l'Enfant Jesus.
Oui, tout a fait.
Ambiance raccommodage de soutanes.
Des coups de regle au moindre accroc.
A la base, je voulais faire de la mecanique
mais a l'orphelinat, c'etait couture obligatoire.
C'est toujours comme ca, l'ambiance ?
Non. C'est parce que Nollet est pas la.
- "Nollet" ? - C'est l'assistante de Paget.
Enfin, son clebard, plutot. C'est une taree.
Elle part en vrille pour un rien.
C'est pas la pire.
- Cessez immediatement ce vacarme. - Quand on parle du loup...
Vous avez pris de mauvaises habitudes avec Mlle Nollet.
Pendant son absence, je reprends l'atelier en main.
Vous, la nouvelle, prenez le pli. Sinon, on se passera de vos services.
Pareil pour tout le monde.
Louise, les flacons ne sont pas arrives. On avait dit 9 h.
Appelle le fabriquant !
- C'est pas vrai. - Tout va de travers !
La comtesse Dumourier n'a pas recu son invitation a la soiree.
On s'en fout, elle est taillee comme un bourrin.
Tu parles d'une publicite.
Mais c'est l'une de nos plus fideles clientes.
Tu passeras signer son carton.
Vous etes qui, vous ?
Commissaire Laurence.
J'enquete sur Patricia Nollet, votre assistante.
Je savais qu'un jour ou l'autre...
A qui ai-je l'honneur ?
Louise Charpentier, l'administratrice de la maison.
Patricia a quelque chose ?
Un de vos anciens employes, Paco Gomez, a ete poignarde cette nuit.
Paco qui ?
Un livreur.
Je l'ai renvoye, apres quelques semaines, pour vol.
Quel rapport avec Patty ?
Elle s'accuse du meurtre.
- C'est absurde. Pourquoi ? - Pour ma part, ca ne m'etonne pas.
Nollet est une ancienne delinquante. Inutile de chercher plus loin.
Avec quelle facilite vous envoyez les gens a l'echafaud !
Vous ne vous entendez pas avec Mlle Nollet ?
Jusqu'a quelle heure avez-vous travaille la nuit derniere ?
Minuit.
Non, 1 h.
Vous etes sur ?
Le meurtre a ete commis aux alentours de minuit.
Si elle etait ici jusqu'a 1 h, elle ne peut pas avoir tue Gomez.
Ecoutez, commissaire.
On a un defile dans une semaine,
je travaille 24 heures sur 24 et Patty, a peine moins.
Donc oui, je suis formel, elle a travaille ici jusqu'a 1 h.
Entendu.
Vous avez bien note, Marlene ?
Non, Marlene.
Non, Marlene...
S'il vous plait.
Oh mais zut !
J'ai oublie mon sac dans le bureau de M. Paget.
Desolee, commissaire. Je reviens.
Depechez-vous, Marlene.
Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
Je suis...
Je ne voulais pas vous interrompre.
C'est tellement magique de voir un genie en train de creer.
"Genie..."
Je suis un artisan avant tout.
Attendez. Vous pouvez refaire ca ?
Faites quelques pas vers moi.
Oh, mon Dieu...
Vous avez quelque chose d'irreel et a la fois...
de tellement accessible !
Presque commun.
C'est fou.
C'est comme si a vous seule vous etiez toutes les femmes.
"Toutes" ? Oh la la !
Ca fait beaucoup.
Me feriez-vous l'honneur de venir demain au lancement de mon parfum ?
Avec joie !
Je n'ai rien a me mettre.
C'est a moi que vous dites ca ?
Venez demain matin. J'ai exactement ce qu'il vous faut.
C'est impossible.
Le commissaire a besoin de moi au bureau.
C'est vraiment dommage.
Vous auriez ete sublime dans ma robe-bijoux.
Vous voulez la voir ?
Aie ! Faites attention ! Ca fait 3 fois que vous me piquez !
- Vous en avez pour longtemps ? - C'est presque fini.
Ah, desole.
Les hommes n'ont pas le droit d'entrer ici.
A part M. Paget et papa, bien sur.
"Papa" ?
C'est le patron de la maison.
Francoise Vermeer, mannequin vedette.
Commissaire Laurence.
Donc vous connaissez Patricia Nollet ?
Evidemment, le bras droit de Paget, et moi, sa muse.
Hier, c'est sur moi qu'a ete creee la robe evenement de la collection.
- Je ne peux pas vous en dire plus. - Ah...
Secret-defense, alors.
Pouvez-vous me dire a quelle heure Mlle Nollet est partie, hier soir ?
Ah, je n'en sais rien.
M. Paget m'a liberee vers 22 h.
Mais apres, je ne sais pas ce qu'ils ont fabrique.
A mon avis, pas grand-chose.
Patricia est beaucoup trop coincee pour tenter quoi que ce soit.
Vous ressemblez a un acteur que ma mere adore.
En beaucoup plus beau.
Pary... Gary...
Cary quelque chose.
Commissaire, je vous presente mon papa.
J'etais sur le depart, monsieur Vermeer.
Mais avant de m'arracher a une si charmante compagnie,
que pouvez-vous me dire de Patricia Nollet ?
"Patricia" qui ?
Vous n'etes pas tres au fait de vos affaires.
C'est l'assistante de Paget.
J'ai beaucoup d'affaires.
Les fanfreluches, c'est pour faire plaisir a ma cherie.
Vous etes libre, mademoiselle Nollet.
Votre patron affirme que vous etiez avec lui au moment du crime
et l'expertise du legiste semble egalement vous disculper.
Je comprends pas.
C'etait si reel !
Avez-vous l'habitude de boire ?
- Vous consommez des drogues ? - Non.
Si des souvenirs vous reviennent, meme le plus petit detail,
appelez-moi.
Vous m'avez vu ce matin ?
Vous m'avez vu cacher votre cadeau dans le tiroir ?
Un cadeau pour moi ?
Oui, pour feter nos 5 ans.
"Nos 5 ans" ?
Oui, Marlene. Ca fait 5 ans que nous travaillons ensemble.
Oui.
Je comptais vous l'offrir ce soir mais maintenant que c'est evente...
Marlene. Marlene !
Oui.
Vous avez devant vous une merveille de technologie
qui vous facilitera la tache.
L'Electra, de chez IBM.
Enfin, juste la boule.
La machine arrivera dans quelques jours.
Merci.
Ca me touche beaucoup.
Ce n'est pas tout. Je dois me remettre au travail.
J'avoue que je m'attendais
a une reaction un peu plus enthousiaste de votre part.
Les patrons n'offrent pas un tel bijou a leur secretaire.
"Un bijou" ?
En effet, c'est un bijou magnifique.
J'apprecie beaucoup votre delicate attention.
Vous m'en voyez ravi.
Positivement ravi.
Patty...
Enfin te voila ! Comment ca va, mon petit ?
Mieux.
Je sais pas ce qui m'est arrive. J'ai vecu un cauchemar.
C'est le surmenage.
On travaille 20 heures sur 24. On ne dort quasiment pas.
N'importe qui deviendrait fou, a ce rythme.
Oublions vite cette histoire absurde. On a encore beaucoup de travail.
Merci.
Votre soutien compte beaucoup pour moi.
Comment j'ai pu me retrouver a cote de...
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai menti a la police.
J'ai dit qu'on avait travaille jusqu'a 1 h.
Donc j'ai...
Si tu l'as elimine, c'etait pour te defendre.
Et quoi que tu aies fait, je te soutiendrai.
Je supporterais pas de te perdre.
- Mon casque. Je l'ai pas pris. - Je t'attends pas. J'y vais.
- Euh ouais... A demain ! - A demain.
C'est horrible.
Je suis qu'une secretaire, pour lui.
Le commissaire m'aimera jamais.
C'est moche.
Mais c'est pas nouveau, Marlene.
Je suis qu'une pauvre poire.
Voila ce que je suis.
Marlene, oublie Laurence.
C'est fini, la confiture aux cochons.
- C'est moi, "la confiture" ? - Ben oui.
T'es une fille sensass.
Tu merites qu'on te traite comme une deesse.
Tu dois etre egoiste.
Mais c'est affreux, d'etre egoiste.
Non.
Non. Etre egoiste...
ca veut juste dire que tu dois penser a ce qui est bon pour toi.
Dorenavant, tu dois arreter de te comporter comme une victime.
Et arrete de pleurnicher. Laurence en vaut pas la peine.
Peau de vache.
Pretentiard.
Monstre sans coeur.
Esclavagiste.
Je crois que t'es prete pour la derniere etape.
Repete apres moi.
Je ne suis pas une victime. Je suis une deesse.
"Je ne suis pas une victime. Je suis une deesse."
Marlene, crois en ce que tu dis.
Je ne suis pas une victime. Je suis une deesse.
"Je ne suis pas une victime. Je suis une deesse."
Voila !
Voila.
Vive la nouvelle Marlene.
"Je ne suis pas une victime. Je suis une deesse !"
Oui, c'est bien.
C'est bien.
- On fete ca ? - Oui.
Allez, on y va !
Marlene...
Montez a l'atelier. Je vous rejoins.
Vous avez pu vous liberer ?
J'ai dit que j'etais malade.
A quoi bon etre parfaite si personne ne le remarque ?
Mon patron apprendra a se passer de moi.
Si votre proposition tient toujours, bien sur.
Mais evidemment ! C'est merveilleux !
Je vais faire de vous une deesse de la mode.
"Une deesse" ?
- Vous venez ? - Oui.
Vous m'attendez ? Ca va ?
- Bonsoir. - Bonsoir.
J'ai hate de connaitre son parfum. La surprise sera epoustouflante.
- Bonjour. - Bonjour.
Il va faire un malheur, avec sa nouvelle collection.
Vous etes sublime !
Vous ne trouvez pas, comtesse Dumourier ?
C'est ma maman qui m'a donne le virus de la mode.
Elle nous a quittes. Paix a son ame.
Je decoupe des patrons dans Modes et travaux.
Mais je m'inspire des modeles de Vogue.
J'ai dit une betise ?
Ne faites pas attention a cet hippopotame jaloux.
Marlene, j'ai une idee.
Et si vous defiliez pour moi, la semaine prochaine ?
Vous n'y pensez pas. Je ne suis pas mannequin.
Je suis une femme banale, une secretaire parmi tant d'autres.
Je vous en prie, ne me dites pas non tout de suite.
S'il vous plait.
S'il vous plait. Bonsoir a tous.
Je suis tres heureux de vous recevoir dans cette belle maison
que j'ai fondee il y a 15 ans, avec ma fidele Louise.
Je...
Je ne serais rien sans mon extraordinaire assistante, Patty.
Il y a 6 mois, j'ai eu... une idee un peu folle.
Et j'ai le plaisir
de vous presenter le premier parfum de la maison Paget !
Jamais de la vie.
"Jamais de la vie",
c'est ce que mon pere m'a repondu
quand je lui ai dit que j'abandonnais le droit pour la mode.
Assez parle.
Ce soir, je vous offre le flacon...
et l'ivresse.
Alors vous buvez, vous vous amusez
et longue vie a la maison Paget !
Bravo !
Mademoiselle, excusez-moi.
Quelque chose me gene dans le dos, vous pouvez regarder ?
- Mettez-vous la. - Oui.
- Que fais-tu la ? - Ben, j'enquete.
- Et toi ? - Je t'expliquerai.
Que penses-tu de Patricia Nollet ?
Laurence a rien contre elle mais je la trouve bizarre.
- Toi aussi ? - Oui.
On dirait qu'elle cache quelque chose.
- Merci, mademoiselle. - A votre service, madame.
- Ah ! Merci. - A la notre !
Oui. Vu son pedigree, ca m'a l'air d'etre un serieux client.
Merci. Je te revaudrai ca.
Oui.
Du neuf au sujet du meurtre de Paco Gomez ?
Oui. On vient de m'apprendre
qu'il aurait trempe dans des combines de matchs de boxe truques.
Je creuserai cette piste.
En effet, un reglement de comptes crapuleux me semble credible.
Cette jeune femme, j'ai oublie son nom,
serait definitivement mise hors de cause ?
Elle s'appelle Patricia Nollet.
Il est peu probable qu'elle soit impliquee.
Elle a un alibi.
Ah ! Parfait. Je suis bien content.
Pourquoi ? Vous la connaissez ?
Non, non. Je... disais ca comme ca.
Elle n'avait pas le profil d'une meurtriere.
Voila.
Pardon.
Oh, cette robe est la votre ?
Oh non, je n'ai pas cette chance.
M. Paget me l'a pretee pour la soiree.
Je voulais dire : vous la portez magnifiquement.
Oh, merci !
Champagne ?
C'est du cristal alors ca porte bonheur.
Pardon. Je vais ramasser.
C'est pas grave.
Laisse. Tu vas te blesser.
Patty.
Patty, rentre chez toi.
Ca va.
En tout cas, ca sent tres bon.
Madame.
Commissaire.
Femme d'une quarantaine d'annees, elegante, carrement bien roulee.
Elle a ete frappee au visage.
2 coups de couteau.
Un au coeur et un a l'estomac.
- Pas d'arme ? - Non.
- Pas de sac ? - Non plus.
Donc pas de papiers d'identite.
Un vol qui a mal tourne ?
Ou le meurtrier ne veut pas qu'on identifie sa victime.
De larges entailles,
contusions au visage,
arme introuvable...
J'ai comme une impression de deja-vu.
OK.
Oui, oui. C'etait elle.
J'etais chez moi quand j'ai entendu une femme hurler.
Alors, ni une ni deux, je suis alle a la fenetre,
et la, de dos, j'ai vu une grande brune s'enfuir.
Il faisait nuit. Elle aurait pu etre blonde.
Ah non, non. Elle est passee sous un lampadaire.
J'ai bien vu qu'elle etait brune,
avec un manteau de couleur un peu claire.
Je suis descendu et la, j'ai trouve cette femme allongee.
10 h 30, Marlene ! Vous vous fichez de moi ?
Vous vous etes inquiete ?
Si je devais me faire du souci a chaque retard...
Eh bien vous auriez du.
5 ans que je suis au bureau a 8 h 30 tapantes.
C'est la moindre des choses.
Et la seule fois ou j'ai 2 heures de retard,
je me fais houspiller alors que j'aurais pu etre encore malade
ou avoir un accident.
- Vous paraissez en parfaite sante. - Ce n'est pas le cas.
J'etais chez le medecin du travail. Il m'a trouvee epuisee.
J'ai une tension tres basse et tous les signes du surmenage.
J'en prends bonne note.
Si ca ne vous surmene pas, j'attends mon cafe depuis 2 heures.
- C'est horrible ! - Je ne vous le fais pas dire.
Qu'est-il arrive a cette pauvre femme ?
Elle avait l'air si gentille, pas comme cette grosse comtesse.
Vous connaissez la victime ?
Je l'ai croisee hier, a la soiree de M. Paget.
Vous etiez a la soiree de Paget ?
Oh la la !
Le temps file, ce matin !
Je dois vous laisser. Je suis desolee. J'ai un rendez-vous.
- Une visite medicale. - Vous venez d'arriver !
A tout a l'heure.
- Mademoiselle. - Oui.
Vous coupez la ou je vous ai indique. Pas plus, pas moins.
- Entendu ? - Oui.
Je vous confie ma muse. Alors pas d'impair.
- Bien sur, monsieur Paget. - A plus tard, Marlene.
Vous, venez avec moi.
C'est Laurence qui t'envoie au charbon ?
Tu joues bien l'epouvantail de luxe.
J'ai trouve un nouveau travail ou l'on reconnait enfin mes qualites.
Je prends mon destin en main.
Je suis une femme moderne.
Oui. C'est un job d'avenir, ca.
Je suis muse !
Ah, "muse" !
On le dit a une fille qu'on veut mettre dans son lit.
On ne peut pas s'interesser a moi pour mes qualites ?
Forcement.
Je suis trop cruche pour offrir autre chose que mon...
Je n'ai pas dit ca.
C'est juste... Tu trouves pas ca bizarre ?
Tout ce que tu m'as dit etait de l'hypocrisie ?
C'est quoi, le rapport ?
Je te previens. C'est pas une vie pour les filles comme toi.
Les filles comme moi ?
C'est quoi, une vie pour les filles comme moi ?
Taper des rapports toute la journee ?
N'avoir pour seul ami qu'un poisson rouge ?
Tu noircis un peu le tableau, non ?
Ca va, ta vie n'est pas si mal !
Et puis t'es injuste.
Bubulle n'est pas ton seul ami.
Si.
Il m'ecoute sans me juger, lui.
C'est un poisson.
Eh ben voila ! Tu critiques encore.
Tu me fais la lecon
alors que tu ne recules devant rien pour ecrire un article.
C'est mal de voler le travail des pauvres ouvrieres.
Paget te passe la brosse a reluire et toi, tu prends le melon.
Il m'aide a progresser, lui, au moins.
Oui, on progresse la, oui...
Tu me prends pour un con ?
- J'avais demande du barathea. - C'est hors de prix !
Evidemment ! J'habille pas les concierges !
Demerde-toi.
Vous ne frappez jamais.
Pure perte de temps.
Ca vous dit quelque chose ?
Quelle horreur !
Oui.
Elle m'a fait du charme pour une invitation au defile
mais j'ai pas cede.
J'ignore comment elle a pu entrer a la soiree.
- Ce n'etait pas une cliente ? - Absolument.
Je ne l'ai jamais vue.
Et vous ?
Moi non plus.
Moi, pareil.
Dommage.
La nouvelle Marlene eclate enfin au grand jour ?
C'est moche a voir.
On n'a plus rien a se dire.
Je ne compte pas me faire virer.
Je dois couper cette guenille alors je vais la couper.
Ou sont mes ciseaux ?
Je vais demander une autre couturiere.
Je n'ai aucune confiance en tes talents.
- Ah ! - Ah ! Qu'est-ce que...
Que fabriquez-vous ici, toutes les 2 ?
Avril, c'est quoi, ca ?
Marlene, votre check-up s'est bien passe ? Pas d'infarctus en vue ?
Grandes lames.
Ou les avez-vous trouves ?
C'est mon foulard et mes ciseaux.
Cette detraquee va couler la maison.
Tout ce qu'on a construit, Edouard.
- Mademoiselle ? - Moi ?
Oui. J'ai quelques questions a vous poser.
Excellente initiative
qui devrait se generaliser aux lieux ou les femmes travaillent.
Que faites-vous ici ?
Si je vous retrouve dans les parages, je vous coffre.
Mettez une annonce dans votre journal pour savoir qui c'est.
Vous me jetez ou vous avez besoin de moi ?
Il faudrait savoir.
Vous m'etes utile en restant a votre place.
Desole.
Papa a fait realiser des photos de moi par un photographe.
Je vous en dedicace une ? C'est quoi, votre nom ?
Merci mais j'ai passe l'age d'epingler des photos de pin up
sur les murs de ma chambre. Je prefere les photos d'autopsies.
Vous etes un original, vous. J'adore ca.
Vous...
Desole.
Maintenant que vous etes apte au travail,
je vous prierais de reintegrer votre poste.
Je ne tolererai plus le moindre mensonge, ni le moindre retard.
Est-ce clair ?
Et moi, je ne tolere plus qu'on me parle ainsi.
Ici, on me respecte. On me traite a ma juste valeur.
Ici, j'ai rendez-vous avec mon destin.
Votre destin, comme vous dites, est d'etre secretaire, Marlene.
Vous entendez ? Ma secretaire !
Pas une gravure de mode !
Au fait, vous avez retrouve son identite ?
Aucune disparition suspecte ne correspond a son signalement.
J'ai lance un avis de recherche.
En attendant, nous l'appellerons Mme X.
Le sang de Mme X.
Idem pour les ciseaux.
Je vois une tres grande similitude avec le meurtre de Gomez.
Ca pourrait tres bien etre la meme arme et le meme assassin.
A priori, les 2 victimes ne semblent avoir en commun que la maison Paget.
Une idee m'est venue.
Oui ?
Patricia Nollet aurait pu, perturbee comme elle est,
imiter le meurtre de Gomez dans le but d'etre arretee
et d'expier la tentative de meurtre sur son oncle.
L'autre jour, vous m'avez dit qu'une femme ne pouvait pas tuer ainsi.
Une femme lambda, non,
mais une personnalite borderline, comme Patricia Nollet, oui.
Peut-etre bien, apres tout. Oui.
Vous n'avez rien de plus precis a me dire sur la victime ?
"Vous la portez magnifiquement."
Elle parlait de ma robe.
"Un modele tres audacieux de M. Paget qui ne va pas a toutes les femmes."
Vous n'avez rien remarque d'autre ?
Elle parlait avec un accent etranger, je crois, mais d'ou ?
Allemand ?
Italien, peut-etre.
Ou russe.
Vous etes consternante, Marlene.
Pas etonnant que vous deveniez mannequin. C'est a votre portee.
Tata Lucette avait raison. Les hommes beaux n'ont pas de coeur.
Mais la beaute n'a qu'un temps
et vous ne rajeunissez pas, commissaire.
Se rassurer aupres d'une jeunette est un truc de vieux monsieur, ca.
De quoi parlez-vous ?
J'ai bien vu ce qui se passe avec Francoise, cette petite peste.
Aucune classe.
Au contraire, je la trouve charmante.
Mon cafe, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
Je vous invite a relire la fiche de poste ministerielle.
Je suis secretaire, pas serveuse, ni blanchisseuse, ni infirmiere.
Bon. J'ai commande un reseau de resistants,
je saurai bien me servir de cette stupide machine a cafe.
Mademoiselle Nollet.
Pourquoi cacher l'arme du crime dans un lieu facile d'acces ?
Pour qu'on remonte jusqu'a vous ?
Un temoin a vu une brune avec un manteau clair
s'enfuir de la scene de crime. On vous a vue. Vous m'entendez ?
Je jure que j'ai pas tue cette femme.
Selon d'autres temoins,
la victime flirtait ouvertement avec Paget
a la soiree de lancement du parfum.
Vous l'avez suivie, vous l'avez frappee
et vous l'avez poignardee par jalousie ?
Vos sentiments pour votre patron sont notoires.
Ca veut dire qu'on peut tuer sans le savoir ?
Dans ce cas, je suis completement folle.
Laurence !
Que se passe-t-il encore avec cette femme ?
Pourquoi vous l'emmenez ?
Elle a poignarde une inconnue.
- Quand ? - Hier soir.
A quelle heure ?
22 h 30. Ou voulez-vous en venir ?
Ca ne peut pas etre elle.
Pourquoi donc ?
Parce qu'a cette heure-la, elle etait...
Elle etait avec moi.
Avec vous ?
Marlene est a son poste ?
Je prefererais parler loin des oreilles indiscretes.
La morgue.
Oui, bon.
Patricia Nollet et moi participions a une seance des AA.
"Des AA" ? Mais qu'est-ce que c'est que ca ?
Des Alcooliques Anonymes.
Ce sont des groupes de parole ou on partage ses experiences
pour essayer de s'en sortir.
Je suis un ancien alcoolique.
J'ai plonge a la mort de ma femme.
Ca va vite, vous savez...
On redoute de rentrer chez soi le soir,
d'affronter sa solitude, l'appartement vide,
alors on prend l'habitude de s'en jeter 1, 2, 3, 4 au bistrot.
C'est l'engrenage. C'est un veritable enfer.
Tricard, je suis desole mais...
Mais je m'en suis sorti, meme si ca n'a pas ete facile.
Je suis sur que Patricia s'en sortira aussi.
C'est une habituee de notre groupe.
Elle etait la hier de 22 h a minuit.
On est 5 qui pouvons en temoigner.
Pourquoi n'a-t-elle rien dit ?
La meme raison que je me cache pour vous l'avouer.
La honte.
D'autant plus qu'elle a replonge.
Au point de ne pas avouer son alibi dans une affaire de meurtre ?
Vous ne me croirez pas mais l'alcool altere les souvenirs, la logique.
Elle a peut-etre oublie sa presence aux AA.
Si vous le dites.
C'est triste de voir une jeune femme perdre pied.
Moi, ca me...
Oui, oui.
Oui ? Non mais...
Je me suis levee tot pour trimer a l'atelier.
Eh oui.
L'enquete est resolue ? Alors moi, je pionce.
Non, non, non.
Fini les vacances.
Patricia a ete blanchie du meurtre de la mysterieuse inconnue.
Je veux savoir ce qui se passe chez Paget.
Oui mais alors la...
C'est hallucinant qu'ils aient choisi quelqu'un comme vous.
Comment les avez-vous mystifies ?
Me dites pas que vous savez coudre.
Ben si. Je vous le dis.
Si je dois retrouver les galeriennes de la couture tot, je dois dormir.
Bonne nuit.
Et sinon...
Marlene, elle vous parle de sa reconversion ?
Elle...
Non.
Ni de ca ni du reste. On se parle plus.
Quelle mouche l'a piquee ?
Elle est insolente, vous pouvez pas imaginer.
Si, si, je peux tres bien...
Elle a chope un melon de la taille d'une pasteque.
Un couturier remarque sa plastique agreable,
elle fanfaronne comme si elle avait recu le prix Nobel.
J'ai cree un monstre.
C'est un peu ma faute.
C'est moi qui lui ai dit de ne plus se laisser marcher sur les pieds.
Ah, bravo ! Bravo !
Merci. Je vous felicite.
A la remonter comme un coucou feministe, vous l'avez dereglee !
Elle etait sous influence.
Elle est incapable d'une telle trahison.
Museau ! Tout ca, c'est a cause de vous.
Pardon ?
Vous la traitez comme une moins que rien.
Je refuse de continuer a entendre vos calomnies, la !
Allez, je m'en vais.
Tant mieux ! Je vais recuperer mon lit !
Merci.
Allez, bonne nuit.
Bonne nuit, oui.
- C'est ca. - Oui, c'est ca.
C'est du travail de cochon.
Reprenez et brodez a 6 mm du decollete, comme j'avais dit !
J'ai brode a 7 mm ! Il y a aucune difference !
Si vous etes incapable de la voir, votre place n'est pas ici.
Ca va pas, non ?
Que se passe-t-il ? On vous entend depuis le salon !
Mlle Nollet a detruit la broderie ! J'y travaille depuis 3 jours.
Qu'est-ce qui t'a pris ?
A deux jours du defile.
Tu veux ruiner la collection ?
Ca te remettra les idees en place.
Mademoiselle,
reprenez la robe noire sur le nouveau mannequin.
Allez ! Plus vite que ca !
Bonjour, mademoiselle.
Bonjour, madame.
Les bras.
M. Paget dit que je vais etre divine, dans cette robe.
Il n'a pas tort.
Ca va, les chevilles ? Pas trop...
Tu m'as conseillee d'etre egoiste.
Tu prends tout au premier degre.
Ma pauvre vieille, t'es plus tarte que je ne le pensais.
Mais quelle teigne !
C'est normal,
la vie ne t'a pas fait de cadeau.
Ca t'a rendue aigrie.
Parce que c'est pas tarte de s'imaginer depuis 5 ans
qu'un type comme Laurence va tomber amoureux de toi ?
De toute facon, la chance a tourne.
Grace a M. Paget, je vais faire le tour du monde.
Comme poule de luxe.
Eh ben, super programme.
Ca fera avancer la cause des femmes. C'est bien.
Tu parles sans arret de feminisme
mais toi aussi, tu stagnes dans une vie mediocre.
Tu n'es meme pas capable de te faire un petit nom dans le journalisme.
Peau de vache.
Minable !
T'as qu'a la reprendre toute seule, ta foutue robe. Salut.
Chameau !
Une ex-delinquante douee mais un peu schizo.
Une mysterieuse inconnue et un petit voyou.
Tous lies a la maison Paget.
Un beau sac de noeuds, n'est-ce pas, Marlene ?
Oui.
J'avais oublie que madame a mieux a faire que de servir la France.
N'est-ce pas, Bubulle ?
Que penses-tu de cette affaire, Bubulle ?
Oui. Ca ne m'aide pas beaucoup.
Je peux pas, je peux pas !
Je peux pas reflechir dans ces conditions.
Bubulle ?
Bubulle, mais qu'est-ce...
Bubulle, non...
Oh non.
Ca va pas, non ?
Mademoiselle Vermeer ?
Que faites-vous ici ?
Je connais quelques astuces.
On est en 1962, Swan. Je vous plais.
Il faut accelerer le mouvement.
Comment connaissez-vous mon prenom ?
Je ne suis pas interesse par les petites filles.
Je suis pas petite. J'ai 21 ans dans 1 mois.
Je suis une femme. Je vous montre ?
Puisque vous m'y obligez...
Dehors !
Allez !
Vous aurez affaire a mon pere.
Je ne demande que ca.
J'ai 2-3 conseils a lui donner pour corriger les morveuses gatees.
Laurence !
Vermeer se sert de Paget pour blanchir du fric.
Ah oui ?
Comme Gomez n'etait pas blanc-bleu, je me disais que peut-etre...
Qu'est-ce que vous foutez ?
Vous avez bute Bubulle ?
Marlene vous le pardonnera jamais.
Elle ne se rendra compte de rien.
L'annee derniere,
Bubulle Ier est mort de sa belle mort.
Pour ne pas faire de peine a Marlene, je l'ai remplace.
Elle n'y a vu que du feu.
Je viens de tuer accidentellement Bubulle II, vive Bubulle III.
Qu'est-ce qui prouve que c'etait un accident ?
Vous me croyez vraiment incapable de commettre un crime parfait ?
Narcisse le Flamand,
15 victoires pour 56 defaites en 45 KO.
Apres avoir raccroche, vous devenez le proprietaire de casinos,
de cercles de jeu, de chevaux de course
et de la fameuse maison Paget.
Cherchez l'erreur.
Quand votre fille va savoir
que vous utilisez Paget pour blanchir de l'argent,
papa va passer un sale quart d'heure.
Ne melez pas Francoise a ca. Vous n'avez aucune preuve.
Ca ne va pas tarder.
Votre nom apparait dans une enquete de la brigade financiere
au sujet de matchs de boxe truques
dans lesquels Paco Gomez fait office de bookmaker.
Oui.
- Et alors ? - "Alors ?"
Il vous faisait chanter ?
Et vous l'avez elimine ?
Un fils de mineur qui reussit, ca enerve les gens comme vous.
Je vais pas vous apprendre votre boulot
mais les magouilles et un meurtre, c'est pas la meme categorie.
Sauf si la victime sait quelque chose.
Je ne serais pas surpris de savoir que cette femme...
etait votre maitresse.
J'aurais bien aime.
Mais non.
Je la connais ni d'Eve ni d'Adam.
Pour Gomez, c'est vrai qu'il m'a rendu quelques services.
Rien de bien mechant.
Louise Charpentier me l'a presente.
Elle connait tout le monde, dans cette affaire.
Meme cette pauvre fille.
Vous devez savoir pas mal de choses pour collaborer ainsi avec la police.
"Collaborer..."
Quel vilain mot.
Ca me fait de la peine de vous voir patauger dans la semoule.
Ce poisson n'est pas Bubulle.
Que racontez-vous, Marlene ?
Bien sur que c'est Bubulle.
Cessez de me prendre pour une idiote.
Bubulle est plus gros,
il louche legerement d'un oeil
et a une nageoire plus courte que l'autre.
Assassin !
Vous pouvez pas faire attention, sombre conne ?
Cette dentelle est extremement fragile.
J'ai pas de lecon de couture a recevoir d'une comptable.
Je peux me separer de vous quand je veux.
Alors mettez plus de coeur a l'ouvrage.
He ! Ho ! Non mais c'est termine, le XIXe siecle !
Esclavage, chatiments corporels... Il y a des lois.
Quittez immediatement votre poste et c'est inutile de revenir.
Vous pouvez pas me virer parce que je defends une camarade,
ni gifler une travailleuse.
Ca les arrange qu'il y ait pas de syndicat.
Taisez-vous !
Mais on va pas se laisser faire.
Vous en avez pas marre de vous faire bouffer la laine sur le dos ?
Descendez de la !
Des toilettes grand luxe reservees a la direction
et les notres au fond de la cour.
Des heures sup pas payees, des gifles,
tout ca pour un salaire de misere.
- Vous trouvez ca normal ? - Non.
Nos meres se sont battues pour pouvoir bosser, tout ca pour...
des miettes, des miettes !
En temps de guerre, la France est contente de nous trouver.
Qui fait tourner les usines ?
- C'est nous. - Reprenez le travail !
- Qui fait tourner les foyers ? - C'est nous !
Qui fait tourner le pays ? C'est nous !
Qui fait tourner le monde ? Nous, les nanas !
Sans nous, Paget est fichu.
Reveillez-vous !
Reprenez le travail immediatement !
Ensemble, on peut faire changer les choses.
- Greve generale ! - Greve generale !
- Les heures sup, c'est pas du luxe ! - Les heures sup, c'est pas du luxe !
Mademoiselle ! Mademoiselle !
C'est quoi, ce cirque ?
Vous enquetez ou vous vous prenez pour Rosa Luxemburg ?
Vous n'etes pas croyable.
Louise Charpentier cogne les ouvrieres.
Cette femme a toutes les qualites.
Oui.
Profitez pour fouiller dans les bureaux de Charpentier et Paget.
Je cherche quoi ?
Livres de comptes, doubles facturations,
montants exorbitants. Au moindre doute, vous prenez.
- D'accord. - Vous pouvez disposer.
Au cours des 15 dernieres annees, Arlette Lecas, Julie Lemon,
Pauline Montaldo et 10 autres ouvrieres
ont porte plainte contre vous pour coups et blessures.
Toutes classees sans suite.
Les ouvrieres n'ont pas le gout du travail.
Or la perfection a un prix, commissaire.
Ah oui ?
A combien estimez-vous ce prix, madame Charpentier ?
A celui d'une vie humaine ?
Juste avant qu'on ne la tue,
un temoin a vu la victime parler a une brune avec un manteau clair.
Portrait crache de Patricia Nollet.
La justice l'a mise hors de cause.
Pourquoi tenez-vous toujours a la faire accuser ?
Pour detourner l'enquete de la coupable ?
Vous semblez tres attachee a Paget. Je me trompe ?
Je ne suis pas amoureuse de mon patron.
Je laisse ca aux secretaires.
Je ne pensais pas a ca.
Mais plutot a un lien maternel.
Des meres sont capables de tuer pour proteger leurs petits.
Vous connaissiez la victime ? Ne mentez pas.
- Narcisse Vermeer m'a tout dit. - Vermeer est un manipulateur.
Il a voulu que j'engage cette petite frappe de Gomez.
Je suis sure que cette femme etait sa maitresse.
Debout les forcats de la faim
La raison tonne en son cratere
C'est l'eruption de la fin
Bonjour, mademoiselle Nollet.
Tricard m'a dit que vous aviez vos habitudes dans ce bar.
Oui.
Il est souvent venu me chercher ici.
- Vous venez m'arreter ? - Non, non.
J'ai juste envie de faire une petite balade avec vous.
Allez.
- Je vous comprends pas, commissaire. - C'est reciproque.
Je suis la pour ca.
Vous perdez votre temps.
Edouard a voulu me proteger en me donnant un alibi.
J'ai quitte la maison de couture avant 23 h.
J'ai tue Paco Gomez, ca creve les yeux.
Une evidence un peu trop aveuglante a mon gout.
Je suis sur qu'on essaie de vous faire porter le chapeau.
Pour Gomez et pour la femme de la soiree.
Qui ?
Et pourquoi ?
Je n'en sais rien encore mais... j'ai peut-etre une piste.
Retournez travailler, Patricia.
Et surtout, ne vous laissez intimider par personne.
Merci.
Les heures sup, c'est pas du luxe !
Greve la veille du defile ! Qu'est-ce qui leur prend ?
Ce ne serait pas arrive si tu etais capable de tenir ton atelier.
Tu nous laisses tomber puis tu debarques. Tu te crois ou ?
Merde !
On annule, on sera pas prets.
J'ai une idee simple pour regler ca. Donnons-leur ce qu'elles veulent.
Tu m'as dit qu'on risquait de couler si on augmentait les salaires !
Donne-leur ce qu'elles veulent, elles reprennent le travail
et apres le defile, on les vire.
C'est ignoble.
Edouard,
vous pouvez pas laisser faire ca.
Fais comme tu veux, Louise.
C'est ta partie, apres tout.
Mesdemoiselles !
Mesdemoiselles !
J'ai une annonce a vous faire.
Certaines travaillent ici depuis leurs debuts
et savent combien nous sommes fiers de nos collaboratrices.
Au nom de la direction, j'accede a vos revendications.
Heures supplementaires payees,
deux jours de repos et les toilettes dans le batiment.
Malgre le retard accumule, mesdemoiselles, je compte sur vous
pour que le defile soit spectaculaire,
a l'image de votre talent.
Je vous remercie.
- Alice ! - Alice !
Tu es contente que la greve soit finie.
Tu vas pouvoir jouer a la muse
pendant qu'on retourne au turbin.
Tu n'es vraiment qu'une idiote, Alice.
Moi, je me prends pas pour qui je suis pas.
La reprise du travail est un piege.
Cette horrible femme a propose de renvoyer les ouvrieres
apres le defile.
Le pire est que M. Paget est d'accord.
Quel milieu atroce !
Oh, les salauds.
Il y avait bien un truc pas net, avec ce revirement soudain.
Et la faux cul de Charpentier, a nous cirer les pompes.
Merci, Marlene.
C'est chic de ta part.
Je ne suis pas si mechante que tu le penses.
Mais j'ai jamais pense une chose pareille.
Jamais.
C'est juste que...
En ce moment, je te reconnais plus.
C'etait amusant de se prendre pour une deesse.
Personne ne m'avait jamais traitee ainsi.
Oui, mais tu sais, deesse,... c'est pas un job facile.
T'es toute seule, la-haut, sur ton piedestal.
Tout le monde te venere, mais t'as pas de vrais amis.
Bras.
Et puis a part le caviar, tu bouffes rien.
T'imagines une vie sans moules-frites,
sans virees en scooter, sans enquetes a mener ?
Sans moi.
Sans Laurence.
Sans Bubulle.
C'est vrai, ce n'est pas gai.
C'est chiant et deprimant, tu veux dire.
Et t'as pense a nous ?
Alice !
J'en ai marre d'etre une deesse.
Je veux retrouver ma vraie vie.
Faire du cafe,
taper des rapports auxquels je ne comprends rien.
Meme Tricard me manque.
Te faire engueuler par Laurence, ca te manque ?
Oui !
C'est un homme fragile, dans le fond.
Oui.
Au fond.
Ca te derangerait de me deposer chez moi ?
Mon velo a creve ce matin.
Euh, ce serait avec plaisir, mais j'ai un rencard.
Il doit venir me chercher.
Il est beau, au moins ?
Euh, oui... Une gueule d'ange, des yeux bleus.
Il est metallo.
T'es mordue, toi !
Je suis bonne pour le bus.
Allez, salut !
Pas de folies ! Il faut etre en forme demain.
- T'es bete. Salut. - Salut.
- Salut. - Salut.
M'attendez pas, hein !
Allez, on va rater le bus.
La femme qui a ete poignardee, c'est cette salete d'Anglaise, Julie.
Julie ? C'est n'importe quoi !
Je lui ai parle, je l'aurais reconnue !
Pourquoi Julie serait revenue ?
Pour foutre la merde, comme elle l'a toujours fait.
T'es pour rien dans ce meurtre ?
Evidemment que non.
Mais je ne suis pas mecontente qu'elle ait ete eliminee.
- Elle nous aurait causes des ennuis. - Arrete. C'etait pas Julie !
Ah, le voila.
Maintenant, il me reste du travail sur l'organdi.
Il y a un autre probleme.
La nouvelle petite main,
je suis sure qu'elle travaille pour la police, comme ta muse.
Une flic douee pour la couture ?
- T'es vraiment parano. - Il faut se mefier d'elle.
Pourquoi tu dis ca ? T'as quelque chose a te reprocher ?
Apres le defile, tu prends des vacances.
Je te le garantis.
Oui. Une seconde, j'arrive !
Le telephone, ca existe, Avril.
Que s'est-il passe ?
Je crois que Louise a essaye de me tuer.
Venez. Entrez.
J'ai pas pu mettre la main sur les comptes.
Mais j'ai mieux.
J'ai entendu Louise Charpentier et Paget.
Et la victime, la mysterieuse inconnue,
elle s'appelait Julie.
Ils l'ont connue il y a longtemps.
Charpentier etait sure que c'etait elle mais pas Paget.
Lui, il est persuade qu'elle l'a butee.
C'est pas tres clair.
Ben desolee, j'ai failli mourir !
J'ai vraiment mal au crane et au genou.
Je fais ce que je peux.
Enfin cette Julie, la 2e victime...
- Aie ! - Je sais.
- Vous n'avez pas fait la guerre. - Elle etait anglaise.
Attendez, attendez,... Une Anglaise prenommee Julie ?
Ca me dit quelque chose.
Mais oui !
Julie Lemon !
Et non pas Julie Le Mont.
La, c'est pas clair.
Julie Lemon travaillait comme petite main pour Paget.
Avec d'autres, elles ont porte plainte contre Louise
pour coups et blessures. C'etait il y a 15 ans.
Elle est revenue et ca n'a pas plu a Louise.
Et du coup, elle l'a butee.
Mais quelle taree !
Apparemment, cette harpie veut faire le vide autour de Paget.
Patricia risque d'etre sa prochaine victime.
- Vous l'utiliserez comme appat ? - Je la surveillerai.
Je ne pense pas que Louise passe a l'acte avant le defile de demain.
Ca va nous laisser le temps de roupiller quelques heures.
Merci.
Parce que la, moi...
je suis vannee.
Ah, parfait.
Alors la !
Vous pouvez me reveiller a 6 h ?
Non, 6 h 15.
Faites comme chez vous.
Ouais.
Poubelle.
Allez enfiler la robe moka.
Vous, venez la.
- On n'y arrivera jamais. - Tu dis ca a chaque fois.
On n'a pas le droit a l'erreur. Ca doit etre un triomphe.
Et pour ca, tout le monde doit travailler plus vite.
Compris ?
Quoi ? Tu vas te mettre a pleurer ?
On n'allait pas la garder pour te faire plaisir.
Mais vous disiez que vous l'aimiez.
Eh ben je l'aime plus.
Je retourne a l'atelier ?
Bonjour.
Bienvenue a la representation de cette nouvelle collection.
C'est epatant.
Tenez, monsieur.
- Bienvenue. - Merci.
Merci.
Monsieur.
Venez m'aider.
Tres bien. Tres bien.
Allez-y. Vous, depechez-vous.
- On en est ou ? - On a termine.
- On a termine ? - Oui.
C'est beau. Ca tombe.
Allez-y, la-bas. Allez.
S'il vous plait, les filles, on se depeche !
"Cette saison, M. Paget
"a choisi de revisiter sa legendaire collection de l'automne 1948.
"Nous commencons par une serie de robes cocktail,
"une variation autour du theme des elements.
"Nuage vaporeux.
"Lumiere d'octobre.
"Idee rose.
"Au bord du lac.
"Avant l'ondee.
"Papillon de nuit."
Tres bien, tournez-vous encore.
Tres bien.
Allez-y. Par la-bas, la-bas, la-bas.
"Desir de plaire.
"Diner au cabaret."
J'espere que tu vas te casser la gueule.
Mannequin, c'est un metier, ma vieille.
Boucle-la, sauterelle rachitique.
Si tu t'approches du commissaire, tu auras a faire a moi !
Waouh.
Mais voila la vraie nouvelle Marlene.
Je me sens ridicule devant ces filles plus jeunes et plus minces que moi.
Comment as-tu ose te mettre dans cet etat aujourd'hui ?
C'est lamentable ! C'est repugnant !
Tu veux me gacher mon defile, Patricia, c'est ca ?
Je merite pas de travailler ici.
Je vous embeterai plus.
Allez. Disparais d'ici. Personne doit te voir comme ca.
Et maintenant,
la derniere piece de cette nouvelle collection Paget.
Vite !
Euh... robe.
"La robe noire, edition 1962."
- Superbe ! - Bravo ! Bravo !
Bravo ! Bravo !
Marlene, il y a Laurence qui est la. La, juste la.
Tu vas ou ?
Marlene !
Au secours !
Je m'en veux tellement.
J'aurais du comprendre la folie de Patty.
Vous n'etes pas le seul a avoir manque de lucidite.
Marlene, je vais prendre votre deposition.
Elle est sublime.
Laurence ne va pas du tout avec sa robe.
Eh bien, voila. J'ai note votre deposition.
Vous pourrez la taper quand vous aurez un moment.
Si vous voulez bien.
Bien sur, commissaire.
Et ca me donnera l'occasion d'etrenner votre cadeau.
Bon.
Je vais retourner a mon bureau.
Patricia Nollet est coupable.
C'est terrible, et en meme temps, tres triste.
Je viens de retrouver le courrier de la semaine.
Je suis desolee, commissaire.
Ca n'a aucune importance, Marlene.
"Au cas ou il m'arriverait malheur."
"Collection printemps-ete 1947",
et c'est signe Julie Lemon.
Ca veut dire quoi ?
C'est la fameuse robe noire, le modele emblematique de Paget !
Marlene, vous etes un accelerateur de matiere grise.
Bon, ben... j'y vais, les filles.
C'etait sympa de bosser avec vous. Vous etes de vraies artistes.
Tu nous as file un sacre coup de main.
Gigi est partie ?
Elle est dans la grande salle.
Ah, merci.
Josiane, j'avais dit a 7 mm, la broderie.
Pas a 6.
Espece de gourde !
Reprenez immediatement !
Edouard, j'ai plein d'idees pour la nouvelle collection.
Patricia et cette salete de Julie ne m'arrivent pas a la cheville.
Qu'est-ce que tu fous, Gigi ?
Rien.
Je m'amusais.
On peut plus blaguer ?
Si, si.
Euh...
Je trouve ca un petit peu glauque, comme blague.
Mais c'est bizarre... Tu la connaissais, toi, l'Anglaise ?
- C'est toi qui l'as tuee ? - N'importe quoi.
- Et Louise Charpentier aussi. - Ta gueule !
Ne soyez pas jalouse, votre tour est arrive.
- Vous etiez derriere tout ca. - Je n'avais pas le choix.
Quand on arrive au sommet, c'est pour y rester.
Je comprends pas votre histoire.
C'est pourtant simple.
Julie Lemon etait folle de moi, la pauvre.
Et assez douee.
Mais incapable de rester a sa place.
Elle griffonnait des robes en s'imaginant devenir styliste.
Je l'ai viree, retour a Manchester.
Et je me suis...
tres vaguement inspire de ses gribouillis
pour ma collection 1948.
- Vous les lui avez piques, oui. - Les grands mots.
Enfin. Voila que 15 ans plus tard, elle revient,
et elle me fait chanter.
Ca fait une semaine que tu me balades.
Si j'ai pas l'argent demain, je fais comme j'ai dit, Edouard.
J'explique a la presse comment tu as vole mes robes.
Je pouvais pas la laisser tout detruire.
Avec la sortie de mon parfum, j'arrive a mon apotheose.
Debarrasse-moi de ce tenia. Ne la rate pas, cette fois-ci.
Gigi, fais pas ca, je t'en supplie !
Il t'a promis le poste de Patricia, mais il se debarrassera de toi !
Rassurez-vous, Paget. Vous gagnez au change.
Vous serez plus connu comme criminel que comme couturier.
Allez.
Embarquez-moi ca.
Avril ?
Avril ?
Je suis la.
Ou ?
En bas !
Oh, non.
Comment vous avez pige ?
Mon indispensable secretaire m'a donne un petit coup de main.
Eh ben, justement, je cracherais pas dessus,
un petit coup de main.
- Je vais lacher ! - Non !
Vous etes libre, mademoiselle Nollet.
Depuis le retour de Julie Lemon,
Paget n'avait plus qu'une obsession : la tuer.
Il ne pouvait pas risquer d'etre implique.
La solution etait sous ses yeux.
Vous, mademoiselle Nollet.
Il connaissait votre passe, votre fragilite.
Non. Vous vous trompez.
Jamais Edouard n'aurait fait ca.
Il m'a donne un alibi pour le meurtre de Paco pour me proteger.
Vous voyez ? Votre theorie ne tient pas debout.
Sa machination est des plus perverses.
Vous ne deviez pas aller en prison pour pouvoir tuer Julie Lemon.
Gomez, c'etait pour vous faire perdre la boule.
Pour vous mettre dans le crane que vous pouviez tuer.
Affreux.
Ses robes sont si belles et son ame est si noire.
Paget a paye Paco Gomez pour vous harceler.
Et la, Gigi est passee a l'action.
C'est elle qui a poignarde Gomez.
Paget avait cree la coupable ideale.
Il pouvait se debarrasser de Julie Lemon.
Votre patron savait votre addiction a l'alcool
et avait acces a votre flasque.
A l'analyse, on y a trouve de la drogue.
Mais cette mecanique s'est enrayee.
Vous aviez un alibi pour le meurtre de Julie Lemon.
Pour vous faire accuser, il a du sacrifier sa fidele collaboratrice.
Pourquoi m'a-t-il fait ca ?
Par peur de tout perdre.
Paget s'est toujours servi des femmes pour reussir.
Cette manie qu'on a, les femmes, de pas croire en notre genie.
Dans votre cas, c'est plutot de la lucidite, Avril.
Les hommes comme Paget me rendraient presque feministe.
Une bonne fois pour toutes, vous etes libre, mademoiselle.
Pour quoi faire ?
Pour exercer votre talent.
J'ai pas eu l'occasion de vous le dire,
parce que vous etiez ma chef mais... je vous trouve super douee.
Le monde a autant besoin d'une Patricia que d'une Marie Curie.
Ouais.
Je ne vous ai jamais crue coupable.
Merci.
J'ai honte d'avoir replonge.
Je vais vous aider a vous debarrasser de cette saloperie.
Je vous lacherai pas.
A plusieurs...
...on est plus forts.
A ce soir, Ernest.
A ce soir, Patricia.
Oh la la, comme ca va vite !
Regarde, Alice !
Ne faites pas semblant d'aimer cette machine, Marlene.
Je sais que vous vous ennuyez, ici.
Votre vie avec moi n'est pas des plus trepidantes.
Mais je ne me fais pas de souci.
Vous etes une mannequin de grand talent.
Je suis sur que vous trouverez un couturier qui saura reconnaitre
votre grande valeur.
Mais... je ne crois pas que mon destin soit d'etre muse.
Oh non. C'est deja fini, la nouvelle Marlene ?
Mais t'as bien vu que tu pouvais faire autre chose
que d'etre l'esclave de Laurence.
Mais profites-en !
- Tire-toi ! - Elle n'en a pas envie !
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