All language subtitles for 2-14 대사관살인사건

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Original subtitles

Ca sent bon ! J'adore le poulet.

Surtout quand c'est toi qui l'as prepare.

- Tu es la meilleure maman du monde ! - Et la plus jolie.

Comment fais-tu pour etre si resplendissante ?

Ca doit etre parce que je suis heureuse.

Je ne livre jamais mes secrets.

Mais pour plaire a mon mari, j'utilise le rouge a levres Dorleac,

car comme lui, il ne me decoit jamais.

Dorleac : pour toutes les femmes, comme vous et moi.

Coupez !

Elle est bonne.

Qui a choisi ce chemisier ridicule ? Ca marche pas.

C'est moi.

On reglera ca apres.

- On peut faire quelque chose pour... - Micheline, vous pouvez venir ?

Micheline, depechez-vous.

- Plus ouvert. - Oui, oui.

C'est bon. On peut faire une autre prise.

Allez, on y retourne.

Moteur !

Ca tourne.

Cinq sur un, deuxieme.

Action !

Le carrosse de Madame est avance.

Je dois y retourner.

- J'ai un contrat a taper. - Quoi ? Maintenant ?

- Tu finiras a quelle heure ? - Je sais pas.

- C'est pas la peine de m'attendre. - T'inquiete pas.

- J'ai l'habitude d'attendre. - Je pourrai pas.

He !

Qu'est-ce qui se passe ?

Ca a pas l'air d'aller.

Nous deux, c'est fini. Me demande pas pourquoi.

Comment ca, "c'est fini" ?

Tu te rappelles qu'on se marie dans quinze jours, quand meme ?

- Mais t'es dingue ou quoi ? - Il n'y aura pas de mariage.

- Ah, Damien ! - C'est tout ce que tu as a me dire ?

Qu'est-ce que je t'ai fait, moi ?

Lache-moi !

Eh, t'as pas entendu ? Lache-la.

- Qu'est-ce qu'il y a, connard ? - Tu me traites de connard ?

Tu vas voir, Lise.

- C'est tres amusant, comme metier. - Ouais.

Vendre des lessives et des fers a repasser, c'est passionnant.

Nous ne vendons pas des produits, mais du reve.

Je devrais etre a mon cours de theatre.

- Arrete, avec cette lubie ! - C'est pas une lubie.

J'ai un talent pour la comedie.

Tu n'es pas du tout faite pour ca, crois-moi.

Ah oui. Et pourquoi ?

Mais parce que...

Tu es bien trop intelligente pour faire la potiche devant une camera.

Ecoute, Lise n'est plus une enfant.

Tu ne vas pas toujours decider pour elle.

Toi, c'est bon, je t'ai rien demande.

Lise a raison.

En ce qui la concerne, tu n'as rien a dire.

- Helene n'est pas encore arrivee ? - Non.

- Que fabrique-t-elle encore ? - Elle doit avoir un peu de retard.

Quelle horreur !

Il manquait plus que ca.

Ils arrivent a quelle heure, les aspirateurs ?

Hein ?

Les aspirateurs, ils arrivent a quelle heure ?

Dans 20 minutes.

Bon, bon... Restons pas la. Allez.

- Pardon, excusez-moi. - Allez-y, je vous en prie.

- Mais non, mais non... - He, laissez passer Monsieur.

- Non, non, attendez... - Bon. J'y vais.

Messieurs, bonjour.

Quelle journee magnifique, n'est-ce pas ?

Je suis tres honore de representer les aspirateurs Marinette.

- Mon epouse ne jure que par eux. - C'est vrai.

Ils sont fantastiques. Rien ne leur resiste.

Est-ce qu'ils peuvent faire aussi disparaitre un cadavre ?

Commissaire Laurence.

Je cherche la jeune femme qui s'est pendue.

Anne va commencer la reunion sans moi.

Vous voulez bien me suivre ?

C'est juste un petit malentendu.

Vous me suivez ?

Un commissaire pour un suicide ?

- C'est une blague ? - Qui ne fait pas rire.

Le policier a du vous dire qu'il ne fallait toucher a rien.

Elle etait dans l'entree. J'allais pas la laisser plantee la.

J'ai une agence a faire tourner, commissaire.

Debarrassez-moi du corps.

Et moi, j'ai une enquete a mener.

De plus, la dissimulation de preuves ne plaide pas en votre faveur.

Mais je n'ai rien dissimule.

Les membres de l'agence

pourront vous confirmer que Mlle Jouve s'est pendue dans le hall.

Les meurtriers croient qu'il suffit de maquiller un crime

pour etre laves de tout soupcon.

Dans ce cas, je doute qu'il s'agisse d'un suicide.

La pendaison est peu prisee des femmes.

Elles recourent aux somniferes.

Sur un lieu de travail, c'est encore plus exceptionnel.

Pourquoi se serait-elle suicidee ?

A part pour m'emmerder, je vois pas.

Elle avait quelque chose contre vous ?

Vous avez une secretaire ?

Vous me comprenez ?

Que vous etes le premier sur la liste des suspects ?

Suspect de quoi ?

De demander a ma secretaire de travailler au lieu de papoter ?

Inutile d'ouvrir une enquete pour ca, commissaire.

J'avoue tout de suite mon crime.

La rigidite des tissus indique qu'elle est morte il y a 15 heures.

Ou etiez-vous hier soir ?

J'ai dit au flic qu'on avait passe la soiree ensemble a la maison.

- Tu veux que je mente ? - Je veux que tu soutiennes ton mari.

Tu etais avec Helene ?

Ne dis pas n'importe quoi.

Hein !

Allez.

Pauvre Helene.

Elle avait toute la vie devant elle.

Comment peut-on faire ca ?

J'aurais du l'aider.

"L'aider" ?

Je sentais qu'elle n'allait pas bien, mais je n'ai pas ose lui parler.

Elle n'etait pas du genre a raconter sa vie intime.

Ni a se plaindre de son patron ?

Mon mari peut etre tres dur, c'est vrai.

Mais il n'a rien a voir avec sa mort.

Qui a dit le contraire ?

Si vous n'avez pas d'autres questions...

A quelle heure est rentre votre mari, hier soir ?

Avant le diner. Nous dinons tous les soirs a 19 h 30.

Tu veux du the aussi ?

J'ai passe la nuit ici. J'ai des ampoules aux doigts !

Si c'est pas fini, dis adieu a la 1re page.

Et toi, tu dis adieu a ton job quand j'aurai monte un syndicat !

Non !

Lili ?

Dam-Dam ?

Mais...

Ca va ?

- T'es passe sous un camion ? - C'est rien.

Il faut que tu m'aides, Lili.

- A quoi ? - C'est ma fiancee.

Hein ?

Deux ans qu'on etait ensemble.

On allait se marier, et ce matin, on l'a retrouvee morte a l'agence.

- Morte ? - Pendue.

Elle aurait jamais fait ca. C'est forcement quelqu'un.

Tu veux dire qu'on l'a tuee ?

- Mais pourquoi ? - Je sais pas.

Mais il faut que t'enquetes.

C'est ca que tu fais maintenant, non ?

Je lis tous tes papiers.

T'es la meilleure !

Elle est ou, l'agence ?

Tu pourras pas rentrer comme ca.

On laisse entrer personne. Ils recrutent une autre secretaire.

Non, mais t'es marrant.

Tu donnes pas de nouvelles pendant 3 ans.

La, tu debarques comme une fleur et tu veux que je plaque tout ?

Tu te souviens de notre chanson...

A l'orphelinat ?

Pas de parents, pas de famille On s'en fout

Parce qu'entre nous Ce sera toujours...

- A la vie - A la mort

Bonsoir, Alexandre.

Qu'est-ce que tu fais la ?

Tu ne me presentes pas ?

Si, bien sur.

Lise, ma fille, et Anne, mon epouse.

- Deborah Davis, la fameuse actrice. - On sait qui c'est.

J'ai vu tous vos films. Vous etes sensas.

- Surtout dans Mort au ranch. - Oh comme c'est mignon. How sweet!

- Vous aimez le cinema ? - Oui. Je veux etre actrice.

Mon pere me l'interdit. Il n'aime pas les actrices.

- Des "potiches" ? - Tu n'aimes pas les actrices ?

- Qu'est-ce qu'elles t'ont fait ? - Je n'aime pas leur entourage.

J'ignorais que mon mari connaissait une star internationale.

Il y a des choses qu'on ignore des gens qu'on croit connaitre.

Il faut qu'on y aille.

Venez diner a la maison. S'il vous plait, dites oui !

Racontez-moi tout sur Cary Grant !

Une autre fois. Deborah est tres occupee.

Une autre fois, darling.

Et je te raconterai tout. Promis.

Bonjour, Marlene.

- Bonjour, Marlene ! - Bonjour, commissaire !

- Vous avez appris la nouvelle ? - Hein ?

Deborah Davis est en ville. Vous vous rendez compte ?

En ce moment, elle respire le meme air que nous.

Oui. Des appels ?

Vous avez vu Assurance sur l'amour ?

Non, je n'ai pas eu ce privilege.

Et Le Dernier Tramway ?

"Je vais a l'amour et j'ai mal.

- "Est-ce que l'amour fait mal ?" - "Oui.

"Mais c'est aussi une promesse de bonheur.

"Tu es belle, Helena.

"Si belle que te regarder est une souffrance.

"Mais vous disiez hier que c'etait une joie.

"C'est une joie et une souffrance."

Je ne savais pas que vous aimiez Deborah Davis.

Il y a beaucoup de choses que vous ignorez.

Et je ne sais toujours pas si j'ai eu des appels.

Oui. Le Dr Everest vous attend.

- Qui ca ? - Notre nouveau medecin legiste.

Elle remplace le Dr Maillol.

Bonjour, commissaire. Dr Everest.

Comme la montagne, mais moins penible a escalader.

Paulette pour les intimes.

Je remplace le Dr Maillol.

Vous avez un faible pour les medecins legistes ?

Cause du deces ?

Strangulation, mais a mains nues.

On peut encore voir les contusions.

Elle etait morte avant d'avoir ete pendue.

- Autre chose ? - Oui.

Il y a eu rapport sexuel, sans doute contraint.

Il y a des ecchymoses sur le corps. Un petit ami violent ?

Ou un patron tres possessif.

- Heure du deces ? - Je dirais autour de 19 h.

- Parfait. Autre chose a signaler ? - Oui.

A part les choux de Bruxelles, j'aime tout.

Vous pouvez choisir le restaurant. On y va ?

Une jolie femme s'adresse a la camera.

Elle ne sait rien faire. Incapable de taper a la machine,

elle fait des fautes d'orthographe, ecorche les noms propres,

deteste classer les documents et se melange dans les rendez-vous.

Pourtant son patron l'adore. Pourquoi ?

Elle est aussi excitante que toi ?

Car il y a une chose qu'elle ne rate jamais...

Pas besoin de me dire laquelle.

Les photocopies !

Grace a qui ?

Aux photocopieurs Ramses.

Tu n'aimes pas ?

- Ca fait combien de temps ? - Quoi ?

- Que tu as un amant. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Arrete. Alors qu'est-ce que t'en penses ?

- Je pense que ca va leur plaire. - Dis-moi qui c'est !

J'ai pas d'amant.

Je te previens, tu vas pas rigoler longtemps.

Et lui non plus.

Tristan ?

Tristan ?

Tristan ?

Excuse-moi, je t'ai fait peur.

Qu'est-ce qu'il t'a encore fait ?

Quoi ? Il t'a frappee ?

- Mais parle ! - Il est au courant pour nous.

- Quoi ? - Il soupconne quelque chose.

S'il decouvre la verite, il est capable de tout.

- Que va-t-on devenir ? - On trouvera une solution.

Quelle solution ? Il est fou !

- Regarde ce qu'il a fait a Helene. - Il l'a tuee ?

Il la terrorisait.

Aujourd'hui, elle est morte. La prochaine fois, ce sera moi.

Non. Je te promets, il te fera rien.

Personne ne pourra nous empecher d'etre ensemble.

- Il ne me laissera. - Il n'aura pas le choix.

Bientot, tu seras liberee de ce cauchemar. Pour de bon.

Braquage, bagarre sur la voie publique, conduite en etat d'ebriete.

Je decouvre ce brillant palmares, M. Martinez.

Mais c'est vieux, tout ca.

Ca fait des annees que je me tiens a carreau.

"Des annees" ?

J'ai la plainte de celui avec qui vous vous etes battu l'autre soir :

"J'ai voulu aider une femme qui criait et pleurait.

"Elle tentait de se liberer de l'emprise d'un homme

"qui la violentait."

Je voulais juste discuter avec elle.

Quand on ne veut pas, vous sortez les poings.

C'est tout ce que vous savez faire.

Services sociaux, institution pour enfants abandonnes,

familles d'accueil... Vous avez tout fait.

Les premieres annees de la vie laissent une trace indelebile.

Je m'en suis sorti.

Contrairement a Helene.

Que lui avez-vous fait ?

Elle voulait vous quitter ? Vous vouliez la retenir de force ?

J'aurais jamais touche a Helene.

Je l'aimais.

Oui. Pas au point de vous inquieter quand elle n'est pas rentree.

On n'avait pas prevu de se voir.

Elle devait rester travailler a l'agence avec M. Protheroe.

Vous n'avez pas raccompagne Protheroe ?

Non.

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour, mesdemoiselles.

Merci d'etre venues aujourd'hui.

M. Protheroe vient de choisir sa secretaire,

donc je vous demande de bien vouloir nous laisser travailler.

Voila.

Merci.

Au revoir.

Je regrette. J'ai pris le train de Calais pour venir a cet entretien.

Je ne partirai pas sans lui avoir parle.

C'est la moindre des corrections.

Donc vous voulez que je derange M. Protheroe,

parce que vous avez pris le train ?

Si vous aviez nage depuis l'Angleterre, ca n'y changerait rien.

Vous avez un probleme de comprehension, mademoiselle.

Je ne partirai pas sans avoir parle a M. Protheroe.

OK.

Tu vas degager tes miches d'ici et disparaitre

avant que j'arrache ta queue de cheval et que je te la fasse bouffer.

Je compte jusqu'a 3.

1... 2...

3.

OK.

Ca va pas !

Completement folle !

Mlle Boyer ?

Commissaire Laurence. J'ai des questions a vous poser.

- C'est a propos de M. Protheroe. - J'ai rien a vous dire.

On a retrouve sa secretaire morte, hier, dans son agence.

Qu'est-ce qui s'est passe ?

C'est ce que j'essaie de decouvrir. Et j'ai besoin de vous pour ca.

Que voulez-vous savoir ?

Vous etiez la secretaire de M. Protheroe,

et les pompiers vous ont trouvee inanimee chez vous.

Vous aviez avale un flacon entier de somniferes.

Pourquoi vouliez-vous mourir ?

Je n'avais pas d'autre solution.

M. Protheroe attend d'une secretaire des...

choses que je n'etais pas prete a faire.

Et ce n'est pas quelqu'un a qui l'on peut dire non.

Suis-je assez claire ?

Comme de l'eau de roche.

- Bonjour, Chantal. - Bonjour.

Donc voila, c'est votre bureau, juste a cote de celui de mon mari.

- On y va ? - Oui.

Je te presente Alice May, ta nouvelle secretaire.

Enchantee, M. Protheroe.

- Pas de blonde ? - Alice tape bien a la machine.

Vous acheterez du vernis a ongle rouge vif.

Ah oui. Je suis desolee.

Le vernis, c'est pas mon truc.

Ca s'ecaille, il faut le changer tous les 2 jours.

Et du rouge a levres de la meme couleur.

Scotch, sans glace.

C'est toi qui l'as tuee !

- Arretez ! - Reponds, putain !

Dis-le, que c'est toi !

Pauvre tare, va !

Tu vas croupir en prison pour le reste de ta vie.

- Je vais te buter, sale raclure. - S'il vous plait. Damien.

Scotch, sans glace.

Ce primate se jette sur moi pour me tuer

et c'est moi que vous convoquez ?

C'est inadmissible.

Quand le prefet apprendra ca...

N'oubliez pas de lui parler de Julie Boyer.

Asseyez-vous.

Qu'est-ce qu'elle est allee vous raconter ?

Que j'ai essaye de la violer ?

C'est ca ?

C'est une mythomane.

Elle inventerait n'importe quoi pour se rendre interessante.

H. Jouve ne peut plus se defendre, mais son corps parle pour elle.

- Apportez-moi les photos de Jouve. - Elles ne sont pas dans le dossier ?

- Quelqu'un les aura volees ! - Regardez dans la corbeille.

Oh, ca alors !

Comment avez-vous devine, commissaire ?

Qui a fait ca, commissaire ?

Peut-etre celle qui a mis des enveloppes vides dans le dossier.

Oh !

Ca vous rappelle des souvenirs ?

Pourquoi ?

Ca devrait ?

Il est 18 h 30.

Elle enfile son manteau pour partir. Vous lui ordonnez de rester.

Elle sait ce que ca veut dire.

Desolee, M. Protheroe, mais on m'attend.

Je suis deja en retard.

Enleve ton manteau.

Marlene.

Le telephone.

Et vous, commissaire ?

Quelle est la nature de votre relation

avec votre charmante secretaire ?

Vous l'avez surement choisie

pour ses competences professionnelles.

Elle est vivante.

Tant qu'elle travaillera pour moi, elle le restera.

Helene Jouve ne peut pas en dire autant.

Je vous previens...

c'est la derniere fois.

Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas le raconter a ta maman ?

Je vais tout raconter a la police.

Personne te croira. Ce sera ta parole contre la mienne.

- Je te demolirai. - J'ai rien a perdre.

Ah oui, t'as rien a perdre ?

Hein ?

Que diriez-vous d'un poste de creatif dans mon agence ?

Avec une imagination pareille, vous feriez des merveilles.

Non, serieusement, commissaire,

vous avez vu la tete de cette pauvre fille ?

On peut me reprocher beaucoup de choses,

mais pas de manquer de gout a ce point-la.

Oui ?

Vous voulez quelque chose, M. Protheroe ?

Il est tard, la. Il faut vraiment que je rentre.

T'inquiete pas.

Ce sera pas long.

- Un whisky ? - Je bois pas d'alcool.

Il y a un debut a tout.

A notre rencontre

et a tout ce que nous allons faire ensemble.

Merci, M. Protheroe. A demain.

T'es pressee ?

Tu vas rejoindre ton petit ami ?

C'est pas vos oignons.

- Tu les aimes comment, les hommes ? - Jeunes !

Tu sais pas ce que tu rates.

Qu'est-ce que tu dirais d'un homme qui prenne soin de toi ?

Qui t'aide a avancer dans la vie ?

Le genre d'homme qu'a rencontre Helene ?

T'as rien a voir avec elle, crois-moi.

Toi, t'as du caractere.

Tu sais a qui tu me fais penser ?

A ma femme, quand je l'ai rencontree.

- Elle etait ma secretaire. - Je compte le rester !

Je cherche pas a avoir une promotion.

Mentir fait ressortir tes taches de rousseur.

C'est tres mignon.

A demain, Alice.

- Je vais le massacrer. - On va le coincer.

- J'y vais ! - Comment ca, t'y vas ?

Tu veux finir ta vie en taule ?

Lache-moi !

- Lili ! - T'es vraiment tare.

Ca va ?

Je t'ai fait mal ?

Arrete de faire n'importe quoi ! Mais qu'est-ce qui t'arrive ?

Tu me laisses tomber ?

- C'est quoi, ce flingue ? - Tu te prends pour un flic ?

Non. Pour ton amie.

T'as oublie ce que ca voulait dire.

Tout ce que je touche, je le casse.

Un truc va pas chez moi, c'est pas possible.

J'aurais jamais tenu le coup a l'orphelinat sans toi.

Tu m'as sauve la vie !

Qu'est-ce qu'on a pu se marrer !

C'etait toujours toi qui me calmais quand je voulais tout casser.

Toi, t'ecrivais sur tes cahiers.

T'ecris toujours ton journal ?

J'ecris quand ca va pas.

En gros, tous les jours.

Pardonnez-moi, Marlene, je vous ai effrayee.

Mais ces rues sont terriblement desertes.

Laissez-moi vous offrir un verre pour me faire pardonner.

Vous faites erreur sur la personne.

Je ne suis pas le genre de femme a prendre un verre avec un inconnu.

Mes intentions sont tout a fait convenables.

Si je vous ai suivie,

c'est pour vous faire une proposition.

Une proposition qui pourrait changer votre vie.

Comment ?

Oh, mais c'est horrible !

Oui, bien sur, j'arrive.

Il faut que j'aille a l'hopital. C'est tante Lucette.

Celle qui me preparait des tartes.

Elle a eu un malaise. Je suis desolee, commissaire.

Que fais-tu la ?

- Alice ! Et toi ? Tu es magnifique. - Merci.

Mais chut.

Il veut me faire passer des essais pour jouer dans une reclame.

Il dit que la camera va tomber amoureuse de moi.

Je me demande comment une machine peut tomber amoureuse.

"La camera va tomber amoureuse" de toi ?

Il va te sauter dessus.

C'est un rendez-vous professionnel. Il va faire de moi une actrice.

Tu te retrouveras en bikini pour refourguer de la lessive.

Il sait tres bien que je ne ferai jamais ca.

Il croit en mon talent.

Il l'a vu ou, ton talent ? Dans tes nichons ?

Ayez l'obligeance de prevenir M. Protheroe, mademoiselle.

Marlene, je voulais pas te vexer.

Juste, tu devrais faire gaffe.

Avril ?

Vous avez enfin renonce a votre carriere de reporter ?

Et vous, vous avez arrete le meurtrier ?

Je suis certaine que c'est Protheroe !

L'autre soir, il a essaye de me tripoter.

C'est un type pas net.

Il a voulu vous tripoter ? Vous ?

Effectivement, il est encore moins net que je pensais.

Oh, commissaire !

- Tante Lucette est deja retablie ? - C'etait une fausse alerte.

Heureusement.

- Plus de peur que de mal. - Marlene !

Je ne savais pas comment vous le dire.

Me dire quoi ?

Que j'avais rendez-vous avec M. Protheroe.

- Vous voulez me quitter pour lui ? - Non. Jamais je ne vous quitterai.

Surtout pour un homme comme lui !

Il veut me faire passer des essais pour jouer dans une reclame.

Vous preferez faire la promotion de produits menagers

plutot que d'arreter de dangereux criminels ?

C'est que...

Je pensais que vous preniez votre mission au serieux.

Je suis decu, Marlene.

Terriblement decu.

Votre chauffeur n'a pas conduit votre mari le soir du meurtre.

Pourquoi m'avez-vous menti ?

C'est vrai.

Alexandre est rentre apres diner.

Mais s'il apprend que je vous l'ai dit...

- Promettez... - J'enquete sur un meurtre.

Je ne pactise jamais avec les suspects.

M. Protheroe ! Vous tombez bien.

Je vous attends demain a 8 h au commissariat.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ? - Rien.

Je te jure, je lui ai rien dit.

- Faut que je te demande un truc. - J'ai du texte a apprendre.

Pendant les essais, je vais dans son bureau.

Retiens-le le plus longtemps possible.

- Une question de vie ou de mort. - Comment ?

Merci. Je t'adore.

Mlle Leroy ?

- Vous voulez bien me suivre ? - Oui.

Action, Marlene.

Je ne sais pas taper a la machine,

je ne connais rien a la steno,

je me perds dans le classement des dossiers.

Pourtant mon patron ne peut pas se passer de moi.

On se demande pourquoi, si elle ne sait rien faire.

- Je coupe ? - Non, on continue.

Oui, M. Protheroe. Immediatement, oui.

Oui, oui, j'ai bien entendu.

Quand faut y aller...

Oui !

- Vous continuez sans moi. - On y retourne !

M. Protheroe !

Sans vous, je n'y arriverai jamais.

Mais si, Marlene. Vous etes parfaite.

Si vous sortez, j'arrete.

Je la joue comment, cette secretaire ?

Vous connaissez le metier ?

- Oui. - Vous jouez comme si c'etait vous.

Drole de secretaire, tout de meme.

Vous jouez comme ca. C'est parfait.

On y retourne.

Pourtant, mon patron ne peut pas se passer de moi.

- Vous pouvez me photocopier ca ? - Oui, commissaire !

Oh !

Oui, M. Garnier !

Coupez ! C'est parfait. Bravo, Marlene.

Je me suis trompee dans le texte.

Mais ca n'a aucune importance.

Vous passerez chez Anne pour signer le contrat. D'accord ?

Qui t'a permis d'entrer ?

- Je vous attendais. - T'as change d'avis ?

J'ai ecrit une lettre

ou je raconte comment vous essayez de me coincer apres le boulot.

Si vous recommencez, mon jules la donne aux flics

et vous pouvez numeroter vos abattis.

Dernier avertissement.

Oh, mon Dieu !

Tu m'amuses.

Montre-moi tes mains.

La premiere qualite d'une secretaire, c'est l'obeissance.

Pour ca, il vaut mieux prendre un caniche.

Je ne sais pas taper a la machine...

Il y a que des gourdes qui se retrouvent devant la camera.

Mais regarde, elle sait meme pas jouer.

Mais on lui demande pas ca.

- Je serais dix fois meilleure. - Ben oui, tu preches un convaincu.

Ben, je l'ai dit a mon pere.

Tu sais ce qu'il m'a repondu ?

"Ici, on vend du reve."

Je suis quoi, moi ? Du cauchemar ?

C'est parce qu'il cherche a te proteger, c'est tout.

Il m'interdit de vivre et m'empeche de faire ce que j'aime.

Je le deteste.

Bon. T'inquiete pas.

On va lui faire changer d'avis.

- On fait ca ce soir ? - Oui.

Magnifique.

- Mon pere me trouvera jolie ? - Tous les hommes.

- Meme toi ? - Mais tous, tous...

- Il faut pas ! Il faut pas ! - Pourquoi ?

- A cause de mon pere ? - Oui.

Je m'en fiche !

Ecoute, tu es jeune...

C'est toi que je veux !

Non, je suis desole.

Merde !

La balle a perfore le coeur.

Sans doute tiree a bout portant.

Il a du mourir sur le coup.

A quelle heure avez-vous entendu le coup de feu ?

- Avant d'avoir appele les secours. - 19 h 10, donc.

- Vous etiez ensemble ? - Oui. Dans mon labo photo.

- Qu'y a-t-il ? - Comme si tu le savais pas !

Comment oses-tu ?

- D'ou venez-vous, Mme Protheroe ? - De la maison.

La police vient de m'appeler.

- Mlle Davis. - Thank you, darling.

Mlle Davis !

Je vous aime tellement. Je connais tous vos films par coeur !

Quand je raconterai que je vous ai vue en chair et en os.

- Je voudrais juste un autographe. - Arretez, idiote !

Anne le haissait.

Elle voulait divorcer, mais il refusait.

- Votre mere est capable de le tuer ? - Ma mere est morte.

Anne est ma belle-mere. Elle n'a jamais aime mon pere.

Elle voulait juste epouser le patron.

Lise adore son pere.

Elle a toujours ete dure avec moi.

Je ne lui en veux pas.

Elle ne voulait pas que je remplace sa mere.

C'etait une enfant, quand j'ai epouse Alexandre.

Elle etait en conflit avec lui ?

Comme toutes les jeunes filles de son age.

Mais de la a le tuer...

Je vous dis que c'est Mme Protheroe et le cameraman qui ont fait le coup.

Ils couchent ensemble.

Helene les avait vus en train de se becoter.

Meme qu'apres, elle avait peur de se faire virer.

Votre mari savait que vous le trompiez avec M. Julliard ?

S'il l'avait su, je ne serais plus la pour vous en parler.

Oui, j'aime Anne.

Et alors ? Ca fait de moi un criminel ?

Des amants qui se debarrassent du mari pour vivre leur amour,

c'est une histoire classique, mais qui a fait ses preuves.

Anne n'aurait jamais touche a son mari.

Tristan n'aurait jamais touche a mon mari.

Ou etiez-vous hier soir ?

Dans ma piaule.

Dans un rade.

Pas d'alibi et un mobile. Felicitations, M. Martinez.

Vous avez tout du coupable ideal.

Jetez-moi ca en cellule.

Il croit que c'est moi qui ai tire sur l'autre salaud.

Merci.

Vous etes malade ?

Oui. Et je le serai encore plus si vous n'arretez pas de brailler.

Debrouillez-vous pour qu'elle disparaisse au plus vite.

Pourquoi vous avez arrete Damien ?

Il a pas assez morfle comme ca ?

Il est innocent !

Vous connaissez M. Martinez ?

On etait a l'orphelinat ensemble.

Ca n'en a pas fait un enfant de choeur. Vous non plus, d'ailleurs.

C'est pas lui qui a bute Protheroe.

- Vous avez des preuves ? - Oui.

Il etait avec moi au moment du meurtre.

C'est nouveau.

Ca vient de sortir ?

On a passe la soiree ensemble dans ma piaule.

C'est curieux. Il ne m'a rien dit.

Peut-etre qu'il n'a pas apprecie votre cuisine.

Je peux vous dire qu'il a apprecie le jaja.

C'est pour ca qu'il a oublie.

Avec tous ses problemes, y a de quoi se biturer.

Il y a surtout de quoi tuer quelqu'un.

Marlene, vous pouvez lire ca pour Mlle Avril ? Merci.

A voix haute, Marlene.

"Tout faux temoignage sera passible d'une amende

"de 50 000 a 2 millions de francs

"et de 10 a 15 annees d'emprisonnement."

15 annees, Alice !

La Voix du Nord ne vous attendra pas si longtemps.

Mais bon. Il y a un bon cote pour tout.

Vous aurez le temps d'ecrire.

Ma vie en prison. C'est plutot bien, comme titre, non ?

Vous maintenez toujours que vous avez passe toute la soiree avec Martinez ?

Attention, Avril, c'est votre vie que vous jouez.

Oui, je maintiens que j'ai passe la soiree avec M. Martinez.

Tres bien.

Puisque vos souvenirs vous poussent a faire n'importe quoi,

j'appelle un agent pour qu'il enregistre votre deposition.

Inutile de venir pleurer quand je demontrerai qu'il est coupable.

Autre chose ?

Quand il sera retabli,

dis-lui que j'ai un nouvel element pour son enquete. Merci.

Avril !

"D.D. ch 327."

J'ai trouve ca dans l'imper de Protheroe.

Il devait voir un certain D.D.

dans une piaule numero 327, je sais pas.

Peut-etre notre tueur ?

D.D. ? D comme Damien.

Dam s'appelle Martinez !

D.D. comme Deborah Davis.

- La star ? - Marlene est obsedee par l'actrice.

Et Protheroe par les blondes.

C'etait peut-etre sa poule.

Tu as flingue Protheroe ?

- T'etais ou, hier soir ? - Je sais pas.

C'est le trou noir.

- Comment tu sais que c'est pas toi ? - Je le sais, c'est tout.

Alice, tu me connais.

Je t'ai deja menti, moi ?

- Quoi ? Tu crois que c'est moi ? - J'ai pas dit ca !

Tu dois venir bouffer dans ma piaule et tu viens pas. C'est bizarre.

J'essayais d'oublier que ma fiancee venait de se faire assassiner !

J'ai pas dit que je le tuerai.

Tu venais de me dire qu'il avait essaye de te violer.

Attends, t'enerve pas ! On peut discuter.

T'appelles ca "discuter" ? Tu m'accuses d'avoir bute un mec !

Toi, tu faisais quoi, hier soir ?

Je poireautais pour un goujat qui m'engueule

alors que je risque 10 ans de taule pour lui.

Je suis trop conne.

- Alice. Alice ! - Quoi ?

Je m'excuse.

Si tu veux que je t'aide, il faut m'aider aussi.

Sinon, on y arrivera jamais.

Tu faisais quoi, hier soir ?

T'as interet a trouver mieux.

Vous etes reellement commissaire ?

On vous croirait sorti d'un film hollywoodien.

Vous voulez voir mon insigne ?

Protheroe...

Protheroe, vous dites ?

- Vous le connaissez ? - L'agence Advertising.

Dry Martini.

- Commissaire ? - Non, rien merci.

Comment connaissez-vous Protheroe ?

Je n'ai pas l'habitude de discuter des projets.

Dans mon metier, on est un peu superstitieux.

Dans mon metier, on convoque les suspects au commissariat.

Je ne savais pas que j'etais suspecte.

- Pouvez-vous me dire de quoi ? - Un meurtre.

C'est un film stupide dans lequel j'ai joue.

Excusez-moi, commissaire.

Je ne devrais pas rire d'une affaire aussi serieuse.

Mais qui est la victime ?

Alexandre Protheroe.

Pauvre homme.

Mais quel rapport avec moi ?

On a retrouve sur lui vos initiales

avec le numero de votre chambre d'hotel.

Ce n'est pas ce que vous croyez.

Protheroe voulait que je represente

une marque de parfum assez prestigieuse.

D'ailleurs...

le votre est exquis.

Il me rappelle celui de Gary Cooper.

Musque, une touche de citron, une note de poivre.

Tres viril.

Je dirais...

Morocco.

Je me trompe ?

Ou etiez-vous hier soir a 19 h ?

Dans ma chambre.

Seule.

Je deteste etre seule.

Je l'ai toujours deteste.

Froid et sans ame.

- C'est pour ca que tu l'as tue ? - Je parlais pas de ton pere.

T'etais pas a la maison quand papa a ete tue.

D'apres votre domestique, vous n'etes rentree qu'a 19 h 30.

J'ai du faire une course, sans doute.

Pour acheter quoi ?

Des munitions ?

Votre mari possedait un 9 mm.

Comme le calibre qui l'a tue.

Vous savez ou il rangeait son revolver ?

- Dans le coffre. - Vous y avez acces ?

Bien entendu.

Quelqu'un d'autre connaissait le code ? Mlle Protheroe ?

Non...

Je suis la seule avec mon mari a en connaitre le code.

Ouvrez-le.

Le revolver ! Il a disparu !

Je savais que c'etait toi !

Mme Protheroe, suivez-moi.

- J'ai des aveux a faire. - Tais-toi, Tristan !

- Ne l'ecoutez pas ! - J'ai tue Protheroe.

Quand on rencontre la femme de sa vie,

on veut etre avec elle tout le temps.

Anne vivait l'enfer, avec son mari.

Ce type, c'etait un monstre.

Un sadique.

Vous l'avez aidee a s'en debarrasser ?

Vous etes a cote de la plaque.

Je lui ai rien dit. Sinon elle me l'aurait interdit.

J'aime Anne a la folie.

Pour une femme comme elle, on est pret a tout.

Meme a mourir.

C'est une citation ?

Un roman a l'eau de rose que je n'ai pas lu ?

Et l'arme de Protheroe ?

- L'ange de l'amour vous l'a donnee ? - Non, c'est Protheroe.

On avait besoin d'un revolver pour une reclame.

C'etait un signe.

Comme si...

Comme si quelqu'un me disait d'agir.

Tu rentres sans frapper, toi, maintenant ?

Je veux vous parler.

Je suis occupe, la.

- Demain. - Ca peut pas attendre demain.

J'aime votre femme. Et elle m'aime.

Tu crois vraiment qu'elle me quittera pour un minable comme toi ?

Tu la connais pas.

Allez, degage.

T'es vire.

C'est trop tard pour me virer.

Tu devrais pas jouer avec ca, tu vas te blesser.

J'ai ici le temoignage de Mlle Protheroe, qui declare :

"J'etais dans le labo photo avec Tristan.

"Nous avons entendu ensemble la detonation."

- Elle a menti. - Dans quel but ?

Pour me fournir un alibi. Lise est amoureuse de moi.

Oh !

Au point de vous couvrir et de devenir votre complice ?

Elle est jeune.

Elle ne se rend pas compte des consequences de ses actes.

Laissez-moi lui parler, elle dira la verite.

J'ai tue Protheroe.

Et j'ai agi seul.

C'etait le seul moyen de sauver Anne.

Et Mlle Jouve, vous l'avez tuee ?

J'ai rien a voir avec sa mort.

Conduisez M. Julliard dans une cellule.

Mais quel homme !

Enfin, Marlene, il vient de confesser un meurtre.

Je sais. C'est merveilleux.

Commettre une folie par amour pour une femme.

Ca ne vous est jamais arrive, commissaire ?

Si, une fois.

J'ai failli en epouser une.

- Vous avez relache Tristan ? - Il vient de signer ses aveux.

C'est ridicule. J'etais avec lui au moment du coup de feu.

Il developpait ces photos.

C'est lui qui les a prises ?

Je voulais montrer a mon pere que je pouvais etre jolie.

Il ne m'a jamais regardee, vraiment regardee,

comme une femme.

Et maintenant, c'est fini. Ca n'arrivera plus.

Je peux vous parler, commissaire ?

Je suis prete.

A quoi ?

A aller en prison.

Pour un verre de scotch ?

La peine serait plutot lourde.

Pour meurtre.

J'ai tue mon mari.

- T'es encore la ? - J'avais une chose a regler.

Tu regrettes le bon vieux temps ?

Generalement, on regrette les souvenirs heureux.

J'adore quand tu prends ton air de garce.

- Tu boudais pas ton plaisir. - Tais-toi. Tu me degoutes.

J'adore aussi quand tu prends ton air de sainte-nitouche.

N'approche pas !

Tu as raison, ma cherie.

Notre vie de couple commencait a manquer de piment.

Oh, Marlene !

Vous savez ce que c'est, de se coucher le soir la peur au ventre ?

De se lever le matin en sachant qu'on devra faire semblant

pour ne pas montrer ses sentiments ?

En dehors de lui, mon mari n'aimait qu'une chose :

faire souffrir.

J'ai appris a vivre avec.

Ou plutot a ne plus vivre.

Jusqu'au jour ou j'ai rencontre Tristan.

Avec lui, j'ai repris espoir.

J'ai cru avoir une seconde chance.

Meme si pour cela, je devais tuer mon mari.

Avec la complicite de M. Julliard ?

Tristan est tellement romantique.

Il voulait qu'on s'enfuie au bout du monde.

Je savais que c'etait impossible.

Mon mari ne m'aurait jamais laissee partir.

C'est pour ca que j'ai decide de le tuer.

Sans rien dire a Tristan.

Alors pourquoi s'est-il accuse du meurtre de M. Protheroe ?

Avez-vous deja aime, commissaire ?

J'aime surtout arreter les criminels.

Au fait, auriez-vous aussi tue Mlle Jouve ?

Mais pourquoi aurais-je fait ca ?

Elle savait que M. Julliard et vous etiez ensemble.

Elle vous faisait chanter.

Elle devenait trop gourmande. Il fallait s'en debarrasser.

Vous voyez le mal partout.

Je n'aimerais pas vivre dans votre tete.

Non, je n'ai pas tue Helene.

Deborah Davis ? Ce nom vous dit quelque chose ?

Comme tout le monde. Je l'ai vue au cinema.

Votre mari la connaissait ?

Effectivement.

Je l'ai croisee une fois.

C'etait sa maitresse ?

C'est possible. Je ne connais pas tous les secrets de mon mari.

A present, ils sont enterres avec lui.

Les secrets ne disparaissent pas aussi facilement.

Conduisez Mme Protheroe dans une cellule.

Oh !

Ce n'est rien. Je manque de fer.

Pourriez-vous appeler mon medecin, le Dr Colas ?

Il me fera une piqure.

Tenez.

J'admire enormement ce que vous avez fait.

Vous etes un exemple pour les femmes.

Certains hommes n'ont que ce qu'ils meritent.

Et comme on dit : "Qui seme le vent, recolte..."

La prison ?

Non.

Votre appartement vous ressemble, commissaire.

Tout est a sa place,

elegant, masculin.

Pas de superflu.

Ca fait longtemps que vous etes celibataire ?

Tout depend de ce que vous appelez "celibataire".

Et vous, depuis combien de temps frequentiez-vous Protheroe ?

Il n'y a rien eu entre lui et moi.

Vous ne m'avez pas dit que vous connaissiez sa femme.

C'est pour m'interroger...

que vous m'avez invitee chez vous ?

Pourquoi ne pas joindre l'utile a l'agreable ?

Pourquoi ne pas laisser de cote l'utile

et se concentrer sur l'agreable ?

Laissez-moi tirer les rideaux, darling.

A Rome, les paparazzi ont escalade mon balcon

pour prendre des photos.

Ils sont la !

Si je reste ici, cette nuit,

je vais encore etre demain sur la couverture de leurs journaux.

"Le nouvel amant de Debbie : un commissaire !"

J'appelle des renforts. Ils nous debarrasseront d'eux.

Non, surtout pas !

Vous allez renforcer leurs soupcons.

Et ensuite,

ils se dechaineront encore plus sur moi.

C'est terrible.

Je vais devoir retourner...

a l'hotel.

Attendez.

- Ah, Marlene ! - Bonsoir, commissaire.

Entrez, je vous en prie.

Je vous suis infiniment reconnaissant de venir ainsi le soir.

Oh, commissaire, il ne fallait pas !

Ah, mais au contraire.

Vous le meritez. Avec tout ce que vous faites pour moi...

Depuis le temps, vous et moi, on forme presque un...

Une equipe, oui !

La meilleure qui soit.

Nous avancons main dans la main pour resoudre les enquetes.

C'est d'ailleurs a ce propos que je voulais vous voir.

Ah bon ?

J'ai une mission pour vous, Marlene.

Une mission tres importance.

- Je peux compter sur vous ? - Je ferai tout...

C'est parfait.

Il s'agit d'une femme.

Il s'agit d'aider une femme que vous aimez plus que tout.

Maman ? Elle a des soucis ?

Non, non, non...

Rien a voir avec votre chere maman.

Non, le mieux serait que vous la voyiez.

Je vous demande de ne pas tirer de conclusion hative.

Tout ceci est purement professionnel.

Oh, darling!

Quel plaisir de vous rencontrer !

Swan m'a tellement parle de vous.

Marlene est une inconditionnelle.

Elle connait la plupart des dialogues de vos films par coeur.

Comment etait-ce, deja ? "L'amour qui fait mal" ?

Oh !

Vous aimez Le Dernier Tramway ? Moi aussi, j'adore ce film !

J'aimerais comprendre ce que je fais ici.

Je vous propose de passer la nuit dans la peau de votre star preferee.

Je suis tres bien dans la mienne.

Ecoutez, Marlene, ca suffit, maintenant.

Vous etes ici a titre professionnel et je suis votre patron.

Je vais vous donner des instructions et vous allez les suivre.

A titre professionnel, je n'ai rien a faire chez vous apres 21 h.

Et merci pour le champagne...

qui n'etait meme pas pour moi.

Attendez, tresor.

Mais vous avez raison,

Swan aurait du vous avertir.

Vous connaissez les hommes.

Je vous le demande comme un service entre femmes.

J'ai vraiment besoin de resoudre une affaire tres importante avec lui.

Que pensez-vous d'une photo dedicacee pour vous remercier ?

En plus d'une nuit dans ma chambre d'hotel.

C'est un palace, avec room service, petit dejeuner.

C'est tres doux.

Ca doit etre chaud, l'hiver.

Mon vison ?

Mais, darling, vous plaisantez ?

C'est Clark Gable qui me l'avait offert.

Ne vous inquietez pas, darling. Je le recupererai.

Marlene ?

Vous etes...

On jurerait voir Deborah.

Mes gants, darling.

Mais je ne me dandine pas comme ca.

Prodigieux !

Ils sont partis.

Commissaire Laurence ?

Dr Colas. Puis-je m'entretenir avec vous ?

C'est au sujet de Mme Protheroe.

Je ne comprends pas ce qu'elle fait sous les verrous.

Elle a du vous le dire.

Elle a tue son mari.

A quelle heure a eu lieu le meurtre ?

19 h 10.

Elle n'a pas pu tuer son mari.

Elle etait en consultation dans mon cabinet.

Pourquoi n'a-t-elle rien dit ?

Pour...

Pour ne pas m'attirer d'ennuis.

Je prefererais ne pas entrer dans les details au nom du secret medical.

C'est un meurtre. Le secret medical n'est plus recevable.

C'est une affaire, comment dire...

delicate.

Je lui rendais service. Elle etait dans une situation embarrassante.

Mais encore ?

Elle devait se liberer...

d'un poids, si j'ose m'exprimer ainsi.

Mme Protheroe est enceinte ?

Etait.

Vous pratiquez l'avortement ?

Mme Protheroe avait subi des rapports sexuels contraints.

Elle ne voulait pas porter l'enfant d'un monstre.

- Elle etait desesperee. - L'avortement est illegal.

Vous encourez 10 ans de prison et la radiation a vie.

Un homme doit assumer ses actes.

Marlene n'est pas la ?

Quel sens de l'observation ! Vous devriez etre journaliste.

J'ai croise le toubib.

Vous confirmez qu'elle l'a pas flingue ?

Je confirme que j'ai du travail. Au revoir, Avril.

Et Deborah Davis ? C'etait sa poule, alors ?

Le commissaire n'est pas objectif au sujet de Deborah Davis.

Mais t'as gagne a la loterie ?

Ca coute un paquet, ces trucs-la !

Je parlerais plutot d'abus de pouvoir et d'extorsion de biens.

Vous etes en retard.

Je veux mon cafe, si ce n'est pas trop vous demander.

La nuit a ete courte, commissaire ?

Studieuse.

Vous avez pratique votre anglais ?

Vous avez fait frotti-frotta avec Deborah Davis ?

Le papier de dingue que je vais pondre !

"Les nouvelles methodes du commissaire Laurence :

"des interrogatoires tres, tres prives."

Oh, la vache !

- Je vais casser la baraque. - Atteinte a la vie privee.

Je demande a Marlene de vous lire un extrait du Code penal ?

Je te passe un coup de bigo a ma pause dejeuner.

Vous avez ete parfaite, hier.

Contrairement a ce que vous avez suggere,

il n'y avait rien de deplace a la presence de Deborah Davis chez moi.

J'essayais simplement de la proteger de l'acharnement des photographes.

Tu entends ca, Bubulle ?

Elle se retrouve chez lui, mais c'est la faute des paparazzi.

C'est chez le commissaire.

Ce n'est pas ma personne qu'elle cherchait, mais la fonction.

Et qui est-ce qui servait le champagne ? La fonction ?

Ecoutez, ca suffit, Marlene. Je ne vais pas me justifier.

Pourquoi l'avez-vous traitee ainsi ?

Curieuse facon de manifester votre admiration.

C'est elle qui a une curieuse facon de traiter ses admirateurs !

Que voulez-vous dire ?

L'autre soir, je l'attendais devant son hotel,

et elle m'a jetee comme une moins que rien.

- Quel autre soir ? - Le soir de la mort de Protheroe.

Elle est arrivee a son hotel dans un etat.

On aurait dit qu'elle avait vu un fantome.

Vous trouvez ca drole ?

Un fantome, dites-vous ?

Ou peut-etre un cadavre.

Marlene,

vous etes irremplacable.

Non, c'est pas l'amant, non.

C'est pas l'amant, c'est pas la femme...

C'est pas la fille. Elle aime trop son papa cheri pour le tuer.

C'est...

Reste qui ?

S'accuser d'un meurtre qu'on n'a pas commis,

c'est a la mode ?

T'es innocente ?

- Tu n'avais pas d'alibi. - Je t'ai menti.

Comme ca, il n'y a pas de jaloux. Vous mentez a tout le monde.

- J'etais chez mon medecin. - Tu es malade ?

Non, tout va bien...

On ne va pas y passer la journee :

elle etait enceinte, elle a subi un avortement.

Elle n'a rien dit pour ne pas compromettre son medecin.

- C'etait peut-etre notre bebe. - Ou le sien.

J'avais peur que tu ne m'en empeches.

J'ai pense que tu l'avais tue. Comment j'ai pu douter de toi ?

C'est pour ca que tu t'es denonce ? J'ai aussi cru que c'etait toi.

Je suis tellement heureuse !

Vous avez entrave une enquete qui concerne la mort de votre mari.

Vous n'avez pas de coeur, commissaire !

Je prends ca comme un compliment, Marlene.

Bon.

Allez, du balai !

Allez.

Marlene, qu'est-ce que vous faites ?

J'ai mon tournage ! Maintenant que vous avez libere M. Julliard.

Mlle Davis ! Je suis enchantee.

- Appelez-moi Debbie, darling. - Tres bien. Debbie.

Que puis-je faire pour vous ?

Vous voulez boire quelque chose ?

Un cafe ? Un soda ?

N'approchez plus jamais ! Sortez !

Ouais, Raoul ?

J'ai un truc a te demander.

Tu peux fouiller dans les archives ?

On est potes, tu peux faire ca comme ca.

OK. OK. OK. Je l'ecrirai a ta place.

Attends, c'est sur quoi ?

- La fete du cochon ? - Tiens.

Oui, M. Cochon, je transmettrai le message.

Donc nous disons : rendez-vous mercredi a 10 h 30. C'est note.

Je te disais, pour les archives, c'est sur Deborah Davis.

Ouais, la greluche blonde.

Tout ce que tu trouves.

Merci.

Je me suis dit que vous aviez peut-etre besoin d'un reconfort.

Alors, un peu de lait ?

Du sucre ?

- Un petit citron ? - Je vais me debrouiller.

Je voulais vous dire, j'ai pas eu l'occasion...

Toutes mes condoleances pour votre pere.

C'etait un homme vraiment exceptionnel.

Il etait d'une grande bonte.

Ca se voyait dans des petits details.

Dans son regard... aussi.

Parfois.

- Qu'est-ce que vous cherchez ? - Rien.

Vous etes toujours la a fouiner.

Je supporte plus de voir votre tete de rouquine trainer ici.

Vous savez ce qu'on leur faisait, aux rouquines ?

On les brulait vives, comme les sorcieres !

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour.

C'est pas parce que Marlene vous a laisse tomber

qu'il faut faire cette tete.

Je ne suis pas d'humeur, Avril.

J'ai un double meurtre a resoudre.

Si vous interrogiez vos suspectes, au lieu de les culbuter.

Un bon journaliste doit verifier ses sources

avant de relayer des rumeurs.

Et un bon policier,

il doit pas rechercher dans le passe de ses suspects ?

Qu'est-ce qu'on dit ?

- Donnez-moi ce maudit journal ! - Non, le mot magique.

- S'il vous plait. - Vous voyez.

Bon.

Ca fait quoi, de coucher avec une star ?

Hein ?

On a le droit de lui toucher les tifs ?

Ou faut pas la decoiffer ?

Ca me foutrait les jetons, de me retrouver au pieu avec Deborah.

Elle a pas pris les plus moches :

Gregory Peck, Frank Sinatra,

Paul Newman...

Celui qui a toujours un T-shirt trempe de sueur, la ?

- Comment il s'appelle ? - Marlon Brando.

Oui, c'est ca...

C'est degueulasse, tous ces ragots...

Mais le pire, c'est qu'il y a des gens pour gober

tout ce qu'il y a d'ecrit... - Merci, Avril !

Hier, tu m'attires dans ton lit,

et aujourd'hui, tu me convoques dans cet endroit

comme une criminelle ? - Asseyez-vous, Mlle Davis.

Mlle Davis ?

Mais j'ignorais... Que nous vaut cet honneur ?

On ne m'a pas vraiment laisse le choix.

Comment, Laurence ? C'est vous qui...?

Je suis sur que c'est un malentendu. Une erreur impardonnable.

Est-ce que je peux vous proposer quelque chose a boire

pour rattraper cet impair ?

Je ne serai pas contre une goutte de champagne... rose.

Je m'en occupe personnellement.

Vous m'avez menti.

Le soir du meurtre de Protheroe, vous n'etiez pas dans votre chambre.

C'est pour ca que tu m'as convoquee ?

Ou etiez-vous a 19 h ?

J'avais rendez-vous.

Avec un homme. Un vrai !

Avec qui je ne fais pas semblant de sentir quelque chose au lit.

Son nom ?

Protheroe...

Alexandre.

Marlene. On y va ?

Bon. On va la repeter une fois, et si elle est bonne, on la tourne.

- Vous etes prete, Marlene ? - Oui.

Alors...

Action !

Avec les photocopieurs Ramses,

il me suffit d'appuyer sur le bouton

pour faire les copies de tous les documents de mon patron.

Et rapidement !

Je fais 7 copies a la minute.

- Quand mon patron me demande... - Quelle est la copie ?

Je reponds : "Je ne sais pas, M. Garnier."

Avec les photocopieurs Ramses,

la copie est comme l'original !

Elle est geniale.

Formidable.

Marlene, c'est exactement ca.

Bon. On va la tourner.

Pourquoi vous rigoliez ?

On se moque pas de vous. Au contraire.

Vous avez bien saisi le personnage.

En fait, cette reclame se moque des secretaires.

Pas du tout, Marlene !

On joue avec les cliches sur les secretaires.

Il faut y aller. Vous etes prete ?

Pour vous, les secretaires sont forcement des idiotes ?

Elles sont tout sauf idiotes.

J'ai moi-meme ete secretaire.

Vous n'avez qu'a la faire vous-meme ! Il suffit d'appuyer sur un bouton !

Marlene !

Heureusement qu'il reste quelques gentlemen

dans la police francaise.

Si vous avez le moindre probleme, n'hesitez pas a m'appeler.

Au fait, je voulais vous demander :

est-ce que notre photographe legiste pourra immortaliser votre venue ici ?

Je serais fier d'avoir une photo avec vous.

Tant que vous ne la diffusez pas a la presse.

Merci, Mlle Davis !

Merci.

Merci.

Nous en etions au soir du meurtre, a 19 h.

J'avais rendez-vous avec Protheroe. Je l'ai attendu dans ma voiture.

Mais comme la police est arrivee, j'ai prefere rentrer a l'hotel.

Vous vouliez lui parler de Lise ?

De qui ?

Inutile de jouer la comedie. Il n'y a pas de camera, ici.

- Je ne sais meme pas qui est Lise ! - Justement.

Vous vouliez la connaitre.

Vous parlez par enigmes, vous m'avez egaree en chemin.

Je suis bien contente d'avoir quitte ce tournage.

On appelle ca un travail,

alors qu'on vous paye pour dire des idioties.

Ravi que vous ayez retrouve le sens des priorites, Marlene.

Auriez-vous l'amabilite de m'apporter un cafe, je vous prie.

Ah oui, les enigmes !

Ceci devrait vous rafraichir la memoire.

Moi qui vous croyais americaine !

Malgre un nom polonais, vous etes nee a Paris.

Finkelstein, Maryse.

Maryse.

Effectivement, pour devenir star a Hollywood, il y a plus glamour.

Merci, Marlene.

J'ai aussi l'acte de naissance de Lise Protheroe,

fille de Protheroe, Alexandre, et de...

Finkelstein, Maryse. Quelle coincidence !

Qu'est-ce qui vous a poussee a abandonner votre fille ?

- Les sirenes d'Hollywood ? - On me l'a volee, ma fille.

Quand j'ai rencontre Alexandre, j'avais 17 ans.

J'etais folle amoureuse de lui.

Mais la guerre a eclate. Ma famille etait juive.

Nous vivions caches chez des voisins.

Lise est nee en zone libre, a Nice.

Quand les nazis sont arrives,

Alexandre m'a donne toutes ses economies

pour que je prenne le ferry pour New York.

J'aurais prefere mourir, plutot que d'etre separee de mon bebe.

Mais il m'a jure...

qu'il viendrait nous retrouver des qu'il aurait l'argent.

Jusqu'au jour ou j'ai recu ce telegramme.

Alexandre m'annoncait que ma fille adoree...

avait succombe a la tuberculose.

Comment un homme peut etre si monstrueux ?

Pourquoi a-t-il menti ?

Quand tu es partie, j'ai tout fait pour economiser.

C'etait la guerre...

Combien de temps tu as mis, pour me remplacer ? Un mois ? Moins ?

J'ai rencontre une autre femme, c'est vrai.

Mais c'etait Lise, ma priorite.

Il etait hors de question qu'elle parte vivre loin de moi.

Tu ne peux disposer des gens comme s'ils etaient des choses.

- Je pensais que c'etait plus simple. - "Plus simple" ?

Elle avait besoin de sa mere !

Je sais. J'ai fait une erreur.

Voila. Je te demande pardon.

Je vais aller voir Lise.

Puis je vais tout lui raconter.

Fais pas ca, je t'en supplie. Si tu fais ca, tu vas la tuer.

Elle a besoin de moi.

J'ai toujours ete un bon pere. Et elle est tout pour moi.

T'auras qu'a lui demander pardon.

Tu fais ca a merveille.

C'est Lise que j'attendais le soir du meurtre.

Mais la police est arrivee.

D'autres questions, commissaire ?

Vous avez entendu un coup de feu ?

Oui.

Autre chose que vous avez remarque ? Quelqu'un qui serait entre ou sorti ?

J'ai vu un gamin, qui partait en courant.

Je me suis demande ce qu'il faisait dehors,

tout seul a cette heure-la.

Un gamin ?

Je peux ?

Tenez.

Attendez, Mlle Davis.

Voila.

Je ne reprends jamais ce que j'ai donne.

Et puis il vous va a ravir.

Ouais !

Qu'est-ce que tu fais la ?

C'est pour moi ?

- On fete quelque chose ? - Pour te remercier pour tout.

Ben...

Pas de parent, pas de famille On s'en fout

Parce qu'entre nous Ce sera toujours

A la vie, a la mort

Tu fais quoi ?

On s'embrassait, quand on etait petits.

On avait 8 ans.

J'allais me faire un truc a manger. T'as faim ?

Je suis la reine des omelettes.

Tu te souviens de notre premier baiser ?

J'ai du jambon, du fromage. OK ?

On s'etait caches dans le grenier pour preparer notre fugue.

T'avais dessine tous les plans de l'orphelinat.

Tu sais ce que j'ai pense, ce jour-la ?

"Quand je serai grand, je me marierai avec elle !"

Quand j'etais petite, je voulais etre chanteuse.

Et pilote automobile.

On a vraiment des idees debiles, quand on est petits.

Alice Avril !

Quoi ?

Est-ce que tu veux m'epouser ?

T'es con. J'ai cru que c'etait un vrai.

C'est un vrai.

Aussi vrai que mes sentiments pour toi.

Oui, Marlene, il faut que je parle a Laurence, c'est urgent.

J'ai interroge votre gardienne.

Elle ne rate aucune allee et venue.

Elle a bien vu Damien Martinez, oui, a deux reprises,

mais pas le soir du meurtre.

Non, ce soir-la, elle a frappe chez vous

a cause d'une odeur persistante de brule.

Elle a bien cru que vous alliez faire cramer l'immeuble.

Il semblerait que votre diner en tete a tete

ait vire a la soiree en solitaire.

Votre soupirant etait trop occupe a tuer son patron.

Tout comme il l'avait ete a tuer sa petite amie, Helene Jouve.

Non, c'est pas possible. Pas lui.

Vous confirmez que vous n'etiez pas avec lui le soir du meurtre ?

- Vous meriteriez la prison. - Mais j'allais vous le dire !

Pourquoi vous croyiez que je telephonais ?

Et aussi...

J'ai un truc a vous montrer.

5 carats.

Belle piece !

C'est la bague que vous comptiez offrir a Helene Jouve ?

Ah non, suis-je bete !

J'ai la facture sous les yeux.

Vous l'avez achetee hier pour la somme de...

25 000 francs.

Avec quel argent ?

- J'ai jure de pas le dire. - A qui ?

Aux complices des meurtres ?

- J'ai tue personne. - Bien.

Dites ca au jury qui vous condamnera a mort.

Occupez-vous de M. Martinez.

Attendez, attendez...

C'est Mlle Protheroe qui m'a donne l'argent.

Avec Helene,

vous deviez vous marier, n'est-ce pas ?

Oui, mademoiselle.

Je suis desolee pour vous, Damien.

Vous pensez que c'est mon pere qui l'a tuee ?

J'en sais rien.

Moi, je le sais.

C'etait un monstre, capable du pire.

Faut pas dire ca.

Il n'a eu que ce qu'il meritait.

J'ai une proposition a vous faire. Une offre, plutot.

Je vous previens, je n'accepterai aucun refus.

Une compensation pour la mort d'Helene, qu'elle a dit.

Comme si le fric pouvait servir a la remplacer.

A combien s'elevait cette compensation ?

50 000.

Pourquoi un tel elan de generosite ?

Damien est notre chauffeur. J'avais envie de l'aider.

Ou de le payer.

- Que voulez-vous dire ? - Pour tuer votre pere.

J'aimais mon pere.

Et Deborah Davis ?

Elle vous a dit ce qu'il avait fait ?

Je ne sais pas tres bien par ou commencer.

Deborah Davis n'est pas mon vrai nom.

Je m'appelle Maryse.

Maryse Finkelstein.

Si c'est une blague, je la trouve de tres mauvais gout.

Maryse Finkelstein etait ma mere et elle est morte.

C'est ce que ton pere t'a raconte.

Mais la verite, c'est qu'elle est la, assise devant toi.

Mon bebe, si tu savais comme tu m'as manque !

Me touchez pas !

Vous racontez n'importe quoi.

Vous etes une abominable menteuse.

Je ne veux plus jamais vous voir !

Au debut, j'ai pas voulu y croire.

Et puis je me suis renseignee aupres de la prefecture.

Il n'y avait pas d'acte de deces pour ma mere.

J'ai compris qu'elle disait vrai.

Vous avez paye Martinez pour tuer votre pere.

J'ai donne cet argent a Damien, parce que...

j'avais une dette envers Helene.

Le soir de sa mort, j'etais la...

J'ai tout vu.

- Qu'est-ce que vous avez vu ? - Mon pere...

couche sur Helene.

Elle se debattait. Il l'a prise a la gorge.

Elle bougeait plus.

Il l'a prise dans ses bras pour la soulever...

Elle etait morte.

Vous avez vu votre pere tuer Helene et vous n'avez rien dit ?

Mon pere etait la personne que j'aimais le plus au monde.

Est-ce que vous aimez les enfants, M. Julliard ?

Oui. Comme tout le monde.

Personnellement, je ne les supporte pas.

Pensez-vous qu'on doit les laisser jouer tout seuls, dehors, le soir ?

Je n'en sais rien. Pourquoi vous me demandez ca ?

Grace a la medecine moderne, on peut determiner

l'heure de la mort d'une personne, a la demi-heure pres.

En quoi ca me concerne ?

Ou etiez-vous a 18 h 30, le soir du meurtre de M. Protheroe ?

Je sais pas...

Dans le studio, je faisais les photos de Lise.

Vous confirmez, mademoiselle ?

Et vous, Mme Protheroe ?

A l'agence.

Mais pourquoi cette question,

puisque mon mari a ete tue a 19 h 10 ?

- Oh ! - My God!

Viens.

Je vous presente Martin.

Tu peux nous montrer ce que tu viens d'utiliser ?

Etonnant !

On jurerait avoir entendu un coup de feu, non ?

Dis-moi, est-ce que tu connais l'une des personnes ici presentes ?

Mais enfin, c'est idiot !

Je ne vois pas comment il aurait pu me reconnaitre...

Mais si, meme qu'elle a tue son mari avec un revolver !

- Je l'ai vue a la television. - Dans La Dame de Macao.

C'est un role de composition. D'ailleurs, Marlene, vous l'avez vu ?

- Oui - Hein ?

Est-ce que tu connais quelqu'un d'autre ?

Lui m'a paye pour faire sauter le petard.

- C'etait juste une blague. - Qui vous coutera la prison.

Je ne vous suis pas.

On aurait voulu faire croire a un coup de feu ?

Mais dans quel but ?

Merci, Martin.

Tu nous as ete d'une grande utilite.

Remarquez-vous une difference entre ces deux balles,

Mme Protheroe ?

Elles ont la meme grosseur.

Elles paraissent identiques.

Celle-ci a des petites rayures qui n'apparaissent pas sur celle-la.

Excellente analyse balistique !

Savez-vous pourquoi elle est rayee ?

Aucune idee.

Parce qu'un silencieux a ete ajoute au revolver.

C'est la balle qui a tue votre mari.

Incroyable.

Vous avez une serieuse rivale pour le prochain oscar.

Qu'est-ce que vous insinuez ?

Que vous avez tue votre mari aux alentours de 18 h 30.

A moins que vous n'ayez laisse cette sale besogne a votre amant.

Qui ne dit mot consent.

Pour rien au monde je ne l'aurais laisse le tuer a ma place.

Laisse-moi faire. C'est trop dangereux.

Et s'il arrive a te desarmer ?

Je veux etre la derniere personne qu'il verra avant de mourir.

Qu'il comprenne tout le mal qu'il m'a fait.

Et combien je le hais.

Je veux voir la peur sur son visage.

Je veux l'entendre supplier.

Je veux retrouver ma liberte.

J'espere que vous en avez profite, car elle n'aura pas dure longtemps.

Emmenez-les en cellule.

Je vous avais dit que c'etait pas Damien.

- Tu vas ou ? - Qu'est-ce que ca peut te faire ?

- Tu m'en veux ? - De quoi ?

De m'avoir balance aux flics ?

Je sais pas ce qui m'a pris.

C'est le diamant.

J'ai panique.

C'est toi qui avais raison. C'etait n'importe quoi.

On va boire un coup ?

Je te paye une mousse.

J'ai voulu croire qu'entre nous, c'etait comme avant.

Chaque fois qu'il m'arrivait un coup dur, je pensais a toi.

Je me disais :

"Si tu t'en sors pas tout seul, tu pourras toujours compter sur Lili.

"Elle pourra t'aider, elle."

Mais je peux plus me dire ca.

Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Pas de parent, pas de famille On s'en fout

Parce qu'entre nous, ce...

Vous ne ferez pas la difference entre la copie et l'original.

Vous pourrez faire 7 copies a la minute.

Depechez-vous, Marlene, je n'ai pas que ca a faire.

Alice, regarde ce que j'ai fait acheter au commissaire :

un photocopieur Ramses.

Je depose le document,

je rabats le couvercle et j'appuie sur le bouton.

J'ai peut-etre appuye trop doucement.

Vous avez appuye assez fort, Marlene.

Je ne comprends pas.

Je n'avais jamais remarque que vous ressembliez a un cocker.

La couleur des cheveux, le regard tombant. C'est saisissant.

- Vous m'avez fait perdre mon ami. - Et vous aboyez.

C'est tres, tres troublant.

Vous, evidemment, un ami, vous savez pas ce que c'est.

Damien me connaissait par coeur. Il comprenait tout de suite.

- Maintenant, j'ai plus personne. - Et nous, alors ?

Vous, c'est le boulot !

Je vais pas passer ma vie avec la flicaille.

Il y a pire !

Oui. Siroter une biere en refaisant le monde ? Je vois !

Je peux vous prouver

que je ne suis pas le dernier pour la rigolade.

Attendez. Vous faites quoi, la ?

- Vous m'invitez a boire un coup ? - Moi ? Pas du tout !

Qu'est-ce que vous allez imaginer ?

Je suis si deprimee.

Si c'est pour me retrouver en tete a tete avec vous...

Bien. Marlene, je crois qu'on va en rester au carbone.

On boit un petit verre ensemble ?

Avec plaisir, commissaire.

Ah, d'accord.

Et moi ?

Sous-titrage : Eclair Media

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