All language subtitles for Two lost worlds

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak Download
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

16 ao�t 1830, le Hamilton Queen quitte Salem pour son premier voyage

vers les Indes orientales.

C'est une �re nouvelle pour un monde qui s'�veille au commerce

et aux communications entre les nations.

L'aventure de ce navire ouvre un chapitre d�cisif dans l'histoire navale am�ricaine:

L'av�nement du clipper.

Charg� de marchandises, le fier vaisseau s'�loigne du port

vers lequel il ram�nera les tr�sors de l'orient.

Alors qu'il glisse sur les courants, c'est tous les espoirs de la jeune

r�publique am�ricaine qui l'accompagnent.

Filant � une vitesse sans pr�c�dent dans l'histoire de la marine,

le clipper fend les flots azurs.

Ce sont les clippers qui inscriront l'Am�rique parmi les grandes nations commer�antes.

En effet, le Hamilton Queen transporte bien plus

que la pr�cieuse cargaison abrit�e dans sa cale.

Il transporte les r�ves de l'Am�rique.

Et ceux des hommes qui savent saisir la chance que leur offre le destin.

Des hommes tels que Kirk Hamilton.

Un marin visionnaire arm� du courage si particulier des pionniers Yankees.

Conscient des dangers qui guettent les pionniers, il est pourtant habit� par une force

qui le fait braver les dangers et poursuivre ses r�ves.

Apr�s 86 jours de vents favorables, c'est le sort de toute une nation,

et celui de Kirk Hamilton, se sont li�s � celui de son navire.

Filant au-del� du Cap Horn, et � travers le Pacifique vers l'Ouest,

et les richesses des Indes. Vers une destin�e encore inconnue !

Nous avons 18 jours d'avance sur nos pr�dictions, Cpt. Tallman.

Mr Hamilton, ce clipper est parfait, et vos modifications l'ont encore am�lior�.

Rien n'est encore gagn�. Il nous faut encore r�cup�rer une nouvelle cargaison

aux Indes Orientales, et la livrer au port avant les compagnies concurrentes.

Si nous �vitons les ennuis, et que le temps nous est favorable,

nous arriverons aux Indes en 6 semaines.

En 5 semaines, si nous coupons par les Nouvelles-H�brides.

C'est risqu�. Ces eaux sont infest�es de pirates.

Il n'existe pas un bateau pirate qui pourrait garder les voiles de ce clipper

en vue pendant 24h. Et encore moins l'aborder.

�a reste tr�s risqu�.

Mon p�re a pris des risques pour nous.

Sa compagnie et toute sa fortune sont investies dans ce voyage.

Si nous ne rentrons pas les premiers,

ce sera la fin de la compagnie maritime Hamilton.

Vous �tes tr�s persuasif, Mr Hamilton.

C'est un voyage important, Capitaine.

Faites ce qu'il vous semble le mieux.

Merci, Capitaine.

O� ai-je mis mes cigares ? Impossible de les retrouver.

Salty !

Salty !

Le caf�, Capitaine. Mr Hamilton.

Pose-le sur la table.

Au fait, Salty... J'avais des cigares dans ma cabine, ce matin.

Tu ne les aurais pas vus, en faisant le m�nage, par hasard ?

Qui ? Moi ? Oh non, monsieur.

Tant mieux. J'allais les jeter, ils sont empoisonn�s.

Empoisonn�s ? !

Excusez-moi, Capitaine, je ne me sens pas tr�s bien.

Je pense que vos cigares ne disparaitront plus.

Du moins pas jusqu'� demain.

Navire en vue ! A tribord !

Navire en vue, monsieur !

- Quel genre ? - Difficile � dire.

Qu'en pensez-vous ?

On dirait une fr�gate marchande.

Tout le monde � son poste. En vitesse !

Navire en vue !

Un navire am�ricain.

Hissez le drapeau am�ricain.

Bien, Cpt Hackett. La fortune nous sourit, ils sont toujours remplis de t�sors.

Tous les hommes aux canons. Nous allons l'aborder,

- et vider ses cales. - Bien, Capitaine.

C'est le Phantom, un bateau pirate.

1�re ligne de canons de 9 livres, 2�me de canons de 6 livres.

Leurs hommes sont par�s � l'abordage.

- Nous ne sommes pas de taille. - Nous pouvons les semer.

Vous vouliez tester la vitesse du clipper ? Voil� votre chance.

Toutes voiles dehors et sortez les canons. Chaque homme � son poste.

- Je vais � la proue. - A vos ordres.

Aux canons, Mr Fuller.

Attachez ces cordages !

Hissez ces voiles ! Tirez encore !

Tr�s bien !

Voie d'eau dans la cale, Capitaine.

- Tous aux pompes ! - A vos ordres.

Evaluez les dommages. D�p�chez-vous !

Tirez � nouveau !

Mr Marcus !

Va vite chercher de l'eau chaude.

Comment le clipper s'en est tir� ?

En bonne forme, mon ami. Mais reposez-vous.

Racontez-moi.

Nous avons sem� les pirates cette nuit, et le vent nous a donn� des ailes.

Comment vous sentez-vous ?

Je serai sur le pont en un rien de temps.

Ne vous faites pas d'illusions Kurt, un �clat de bois s'est log� dans votre cuisse,

et nous ne pouvons pas l'extraire.

Vous avez besoin d'un docteur. Nous jetterons l'ancre � Queensland.

Je tiendrai jusqu'aux Indes Orientales.

Nous allons � Queensland, c'est un ordre.

Les voiles gonfl�es, le clipper met le cap sur le Sud,

dans une course effr�n�e, pour trouver � temps les soins pour Kirk Hamilton.

4 jours plus tard il jette l'ancre dans un minuscule port du Nord Est de Queensland.

L'inqui�tante nouvelle de leur �vasion se propage�t rapidement.

La colonie avait d�j� subi l'attaque des pirates et ses habitants craignaient leur retour.

Mais ils accueillirent les marins Yankees comme les leurs.

Kirk Hamilton f�t install� dans une modeste cabane,

aussi confortablement que le permettaient ses blessures.

Comment va-t-il, docteur ?

Difficile � dire. Je n'ai pas pu retirer tous les �clats.

Il a perdu beaucoup de sang.

Combien de temps vous faudra-t-il pour tous les retirer ?

Encore une semaine. Peut-�tre deux, �a d�pend.

De toute fa�on, je dois le garder en observation pendant un mois,

pour pr�venir un empoisonnement du sang.

Vous devrez vous passer de moi, Capitaine.

Si c'est ce que vous souhaitez.

C'est la seule solution, Capitaine.

Le sort du clipper et de sa cargaison est plus important que celui d'un seul homme.

Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps.

Je voulais l'entendre de votre bouche. J'�tais s�r que vous feriez ce choix.

Nous chargerons la cargaison aux Indes Orientales,

et reviendrons vous chercher sur le retour.

Cela prendra 2 mois.

Je vous attendrai.

- Salty et Mercer s'occuperons de vous. - Vous avez besoin d'eux.

C'est un ordre.

Et puis, si Salty reste ici, je pourrais enfin fumer mes cigares.

- Merci, Capitaine. - Avec plaisir.

La nouvelle se r�pandit rapidement dans la petite colonie australienne.

Pour Martin Shannon, un �leveur de moutons, l'arriv�e du bateau Yankee,

et cette histoire de confrontation avec les pirates ne laissait rien pr�sager de bon.

La venue des pillards mena�ait le bon fonctionnement de son exploitation,

et pour Martin Shannon, son exploitation importait plus que tout.

Ici, tout comme en Am�rique, une nouvelle civilisation

se construisait, en repoussant les fronti�res de la nature.

Ici, au milieu des kangourous,

les terres se pliaient aux efforts des fermiers et des �leveurs.

Cette terre conquise symbolisait la s�curit� d'un avenir radieux.

Mais le commerce de la laine et du mouton avec l'Occident

passait par une seule voie: La mer.

Et la pr�sence des pirates mena�ait � la fois leurs vies et les voies de commerce.

Bien que les hommes continuaient � travailler diligemment,

leurs pens�es �taient hant�es par la menace qui pesait sur leurs foyers.

La tension montait, et les esprits s'�chauffaient.

- Il faut demander l'envoi de soldats. - Il a raison !

Calmez-vous. Chacun son tour. Qu'y a-t-il, Jackson ?

Si les am�ricains ont �t� attaqu�s par les pirates

qui ont pill� notre colonie l'an dernier, nous sommes en danger !

Pourquoi ne travaillez-vous pas ?

Les hommes sont inquiets, Mr Shannon.

Inquiets ? Pourquoi ?

Si les pirates attaquent, il n'y a pas de soldats pour nous prot�ger.

Et alors ?

Si le juge ne fait rien, ils menacent de repartir pour la ville.

Je vois. Messieurs, le juge Jeffries est d�j� en route pour Brisbane,

afin de solliciter l'aide du gouverneur.

Quant au bateau am�ricain, il s'appr�te � partir.

S'il y en a parmi vous qui ont peur, qu'ils partent !

Mais si vous �tes aussi braves que je le pense, vous resterez.

Vous oublierez ces histoires, et retournerez travailler.

Donne-moi ces ciseaux.

- On ferait mieux de rester. - Oui, venez tous.

Je le tiens. Et voil�, Janice, il est tout � toi.

- Merci, Mr Shannon. - Avec plaisir.

Viens, mon petit, tu as besoin d'un bon bain.

Je compte partir � Brisbane pour affaires pendant une quinzaine de jours.

C'est fantastique.

- Voudras-tu m'accompagner ? - Oh oui, Martin...

Bonjour Mlle Elaine, Mr Shannon.

- Bonjour, Mr Hartley. - Salut, John.

J'ai pr�venu Mr Davis que j'ai vu la corvette du gouverneur, au port.

- P�re est de retour ! - Il arrivera bient�t.

- Pardon, Martin. - N'oublie pas de lui demander.

P�re est de retour, Mr Davis.

Oui, je suis content de le revoir aussi. Ces 3 semaines sans lui ont �t� bien longues.

Et voil�, Magic. Tu es tout propre.

Un peu de parfum, et tu sentiras comme une demoiselle.

- Janice, mais que fais-tu donc ? - Je baigne Magic.

Tu as vu ton �tat ? Et p�re qui va arriver...

Pose-le tout de suite. Viens te changer.

Cesse de bouger.

Je viens d'apprendre le retour de ton p�re.

Oui, il ne devrait plus tarder.

Il me tarde de savoir ce qu'il va dire quand il verra tes nouvelles toilettes.

- Quelle chance tu as. - Merci.

Elaine, je viens de croiser le marin Yankee.

Et alors, quoi ?

- Tu verrais sa fa�on de fumer. - Comment est-elle ?

Tout est dans la gestuelle.

- Et sa fa�on de marcher. - Qu'est-ce qu'elle a ?

- Il boitille. - Il boitille ?

Tu verrais comme il boitille.

Cela m'est bien �gal qu'il boitille. Moi, je le trouve formidable.

Janice !

De toute fa�on, je vais me marier avec Mr Hamilton.

De quoi ?

Pourquoi pas ? J'ai presque 10 ans maintenant.

Tu n'as pas honte de parler comme �a ?

Vous �tes tellement vieux jeu.

Bienvenue, Mr Jeffries.

Papa ! Papa !

- Mon b�b�, tu ne t'es pas fait mal ? - Oh papa, tu m'as tant manqu�.

- C'est ma nouvelle poup�e ? - Ouvre le paquet et tu le sauras.

- Merci. - P�re !

Bon retour ! Quelle bonne mine, le voyage vous a fait du bien.

Les filles, voici la derni�re mode de Brisbane.

- Je suis si impatiente. - Merci, p�re.

- Vous leur avez manqu�, monsieur. - Elles m'ont manqu� aussi.

La situation s'est am�lior�e, Davis ?

Non, monsieur. Les gens sont agit�s et effray�s. Vont-ils envoyer des soldats ?

- J'ai fait de mon mieux. - Le gouverneur a refus� ?

Pas vraiment. Il a promis de faire de son mieux.

Il a m�me promis de venir en personne pour �valuer la situation.

Il va faire �tablir une garnison permanente.

Mais quand ? Il nous faut plus que des promesses.

Tout le monde parle de repartir en ville si rien ne se fait.

Nous �tablirons un plan de d�fense temporaire.

- R�unissez le conseil d�s demain soir. - Bien, monsieur.

- Qu'y a-t-il dans ton panier ? - Quelque chose.

- O� vas-tu ? - Quelque part.

Ce sera le plus beau bateau � avoir jamais navigu�.

Entrez.

Bonjour, Janice.

Bonjour Mr Salty, Mr Mercer. Bon anniversaire, Mr Hamilton.

Bon anniversaire ? Mais comment le sais-tu ?

Mr Salty me l'a dit.

Il m'a dit que si j'apportais un g�teau, nous ferions une f�te.

Je vois...

Il est magnifique. Qui l'a fait ?

C'est moi. Avec un peu d'aide de ma soeur.

Tu nous as cach� que tu avais une soeur.

- Pourquoi n'est-elle pas venue avec toi ? - Elle est plus �g�e que toi ?

- Oui, mais elle ne vous plairait pas. - Non ?

Non. Elle est grosse et laide.

Elle a les jambes arqu�es, et elle est b�te.

Je ne suis pas difficile.

Comment oses-tu dire �a ?

Je vous prie d'excuser ma soeur. Jeune fille, on rentre � la maison.

Salty lui a promis une f�te, et je ne voudrais pas que la promesse soit rompue.

Joignez-vous � nous.

- Ce sera une vraie f�te. - Tu l'as dit !

- Je ne peux pas rester. - Je vous en prie.

Je m'appelle Hamilton. Et voici mes compagnons: Salty et Nat.

- Bonjour. - Enchant�.

C'est donc vous, Hamilton. Janice n'arr�te pas de parler de vous.

- Tu parles dans mon dos, jeune fille ? - Qui ? Moi ?

Qu'attends-tu ? Va chercher de l'eau pour faire un peu de th�.

Attends un peu... Pourquoi n'irais-tu pas, toi, pour changer ?

J'ai d�j� assez � faire ici.

Il nous faudrait des fleurs. Viens, jeune fille.

Je reviens de suite, Mr Hamilton.

Je vous fais mes excuses pour cette entr�e... fracassante.

Cela a d� vous para�tre affreux.

Bien au contraire. C'�tait une agr�able surprise.

C'est le v�tre ?

C'est le prochain navire que je souhaite construire.

Quelle est votre relation avec les bateaux que vous construisez ?

Vous d�veloppez de l'attachement, ou sont-ils tous semblables � vos yeux ?

On s'attache � chaque embarcation que l'on construit,

quand on la voit fendre les vagues et se r�v�ler sur l'eau.

Mais n'y en a-t-il pas une plus ch�re � vos yeux ?

Oui, la premi�re. C'est comme un premier amour, on ne l'oublie jamais.

On dirait que vous parlez d'une femme.

Pour un marin, un bateau est comme une femme.

Belle, gr�cieuse, fi�re, vive...

Comme dans les bras d'une vraie femme,

on se sent en s�curit� dans un vrai bateau.

A vous entendre, vous semblez pr�t � vous marier.

Si je n'�tais pas d�j� mari� � la mer, j'y songerais.

Vous parlez toujours de la sorte, Mr Hamilton ?

Pas souvent.

Bonjour, Mr Shannon.

Comment va Hamilton ?

�a va. Nous allons tous bien.

On commence m�me � appr�cier l'endroit.

Qu'est-ce qui vous a fait changer ?

On fait une petite f�te dans notre cabane,

avec du th� et du g�teau, tout le toutim.

Et m�me la fille du juge.

- Janice ? - Non, la plus grande.

- Elaine ? - C'est �a.

- Nous vous attendions, Mr Shannon. - Tout le monde est l� ?

- Pr�ts � commencer. - J'arrive dans une minute.

Au revoir, Mr Shannon. Passez-nous voir � l'occasion.

Je vous pr�senterai.

Dis au revoir � Mr Hamilton, je te rejoins dans une minute.

Bonne nuit, Mr Hamilton.

Bonne nuit Janice, et merci pour le g�teau d'anniversaire.

Avec plaisir.

C'�tait une soir�e charmante, Mr Hamilton.

- Kirk. - D'accord, Kirk.

- Vous verrai-je demain ? - Peut-�tre.

Passez donc nous rendre visite. Mon p�re souhaiterait vous rencontrer.

Vous croyez ? Ce sera avec plaisir.

Je vous demande de me faire confiance pour l'avenir.

Il nous faut convenir d'un plan qui satisfera chacun.

- Je suis d�sol�e, p�re. - Entre.

- Asseyez-vous, messieurs. - Entre, ma ch�rie.

P�re, voici Mr Hamilton.

- C'est un plaisir, monsieur. - De m�me.

Mr Shannon, Mr Hamilton.

- Nous nous sommes d�j� rencontr�s. - Le Capitaine Alisson.

- Enchant�. - Enchant�.

Excusez-moi, p�re, je vais coucher Janice.

Je ne voulais pas vous d�ranger, je suis d�sol�.

Pas de soucis, installez-vous. J'ai � vous parler apr�s notre r�union.

- Prenez ma chaise. - Merci.

Je pense que si le gouvernement n'envoie pas ses troupes maintenant,

- il ne le fera jamais. - Il a raison.

Je ne vois pas ce qui vous inqui�te. Les pirates ne s'attaquent qu'aux bateaux.

- Ils nous ont d�j� attaqu�s. - Cela peut se reproduire.

- Messieurs, messieurs ! - Si je peux me permettre...

Pourquoi ne pas lever votre propre milice ? Nous faisons �a en Am�rique.

- Le Yankee a raison. - Il nous faut une milice.

Comment pouvons-nous nous organiser ?

Convenez d'un signal en cas d'invasion,

et d'un point de ralliement pour combattre en masse.

Mr Hamilton a raison.

Votre plan nous co�tera cher en temps et en hommes.

Pas n�cessairement. Il suffit qu'un seul homme �labore un plan.

Le plus important, c'est que chacun sache ce qu'il a � faire.

C'est exactement ce dont nous avons besoin.

Pourquoi ne pas confier la responsabilit� de ce plan � Mr Hamilton ?

Je suis enti�rement d'accord, mettons-nous � la t�che.

Y a-t-il un point central �lev� � proximit� ?

Il y a le Calvinhall Peak.

- Alors, commen�ons par l�. - Prenez un de mes chevaux.

Rendez-vous au col du Calvinhall Peak.

- Elaine. - Vous ne rejoignez pas les autres ?

Si, mais je voulais avoir la chance de vous dire � quel point vous �tes belle,

- et tout particuli�rement ce soir. - Merci, Martin.

J'ai d�cid� d'annoncer nos fian�ailles avant notre d�part pour Brisbane.

Nous avions d�cid� d'attendre.

Qu'est-ce qui nous emp�che d'en faire l'annonce ?

Je ne vois juste aucune raison de changer d'avis maintenant.

Depuis l'arriv�e de ce Hamilton, tu as chang�, je ne te reconnais plus.

Martin, je pense que tu es jaloux.

Evidemment, pourquoi ne le serais-je pas ?

Je t'aime, et je t'aimerai toujours.

Ne laisse pas une amourette te faire faire une b�tise.

Vous n'�tes pas du m�me monde, et il a d'autres engagements.

Ton foyer est ici avec nous, avec ton p�re, Janice et moi.

J'ai conscience de mes engagements, et �a ne changera pas.

Il va bient�t partir, c'est vou� � l'�chec.

Je ne vois pas de raison de revenir sur ce que nous avons d�cid�.

Peut-�tre auras-tu chang� d'avis pour le bal, nous en reparlerons.

Mais c'�tait sans compter sur ce que le destin avait pr�vu pour le jeune am�ricain,

ni sur ce que le c�ur d'Elaine Jeffries commen�ait � ressentir.

Sans compter sur le printemps du Queensland,

qui n'est pas si diff�rent du printemps partout ailleurs.

Avec le m�me soleil, et les collines verdoyantes.

Et les m�mes pulsations de la terre qui revient � la vie.

M�me les douces caresses de la brise sont les m�mes.

Et la vie reprend ses droits dans les arbres, les fleurs, les oiseaux,

et jusque dans le c�ur des hommes et des femmes.

Tout le monde semble bien s'amuser.

- Bonsoir, Mr le juge. - Bonsoir.

J'esp�re que vos compagnons et vous-m�me appr�ciez votre s�jour.

En effet, monsieur.

Excusez-moi.

Avez-vous d�j� embrass� la main d'une dame ?

Si j'ai d�j� embrass� la main d'une dame ?

Mais je compte bien ne pas m'arr�ter l�.

Calmez-vous, Capitaine Salty !

Ma ch�rie, va dire � Elaine que je voudrais lui parler.

D'accord.

- Alors... - Allons danser, Cpt Salty.

Kirk, on pourrait nous voir.

Moi, je ne vois que toi. Je n'ai vu que toi toute la soir�e.

- T'ai-je d�j� dit que je t'aimais ? - Juste 1000 fois cette semaine.

Trouver la personne que l'on aime a quelque chose de magique.

- On se sent bien et vivant. - Et heureux.

C'est idiot...

Non, quand deux personnes font une telle d�couverte, c'est important.

Plus important que tout, que ce qu'ils sont, et d'o� ils viennent.

Mon bateau revient dans quelques semaines.

Je voudrais que tu m'accompagnes chez moi.

Mais c'est tellement loin, Kirk.

Je ne reverrais plus jamais ma famille.

- Et tu sais bien que... - C'est Shannon ?

- J'appr�cie beaucoup Martin. - Mais tu ne l'aimes pas ?

Non, mais nous avons grandi ensemble, et �a semblait normal qu'un jour...

- Kirk, je ne sais quoi dire... - Il n'y a rien � dire.

Nous sommes faits l'un pour l'autre.

Je t'aime, Kirk. Je veux que tu restes ici.

Il y a tellement � faire ici, nous pourrions �tre heureux.

Je dois repartir, beaucoup de gens comptent sur moi.

Leur avenir d�pend de l'issue de ce voyage.

Ma vie est sur les flots, je ne peux y renoncer.

Et moi dans tout �a ?

Eh bien...

Arr�tez, tous les deux ! Vous vous conduisez comme des enfants.

Viens, je te raccompagne.

Je dois repartir.

Beaucoup de gens comptent sur moi.

Leur avenir d�pend de l'issue de ce voyage.

Ma vie est sur les flots, je ne peux y renoncer.

Je t'aime, et je t'aimerai toujours.

Ne laisse pas une amourette te faire faire une b�tise.

Vous n'�tes pas du m�me monde, et il a d'autres engagements.

Ton foyer est ici avec nous, avec ton p�re, Janice et moi.

- Les hommes sont arm�s, Willy ? - Oui, Capitaine Hackett.

Vous savez pourquoi nous sommes l�.

Nous n'avons pas fait de prise depuis longtemps,

et je veux voir les cales du Phantom se remplir.

- Les chevaux sont pr�ts ? - Nous avons fait de notre mieux.

Ils sont dans le corral, l�-bas.

Regardez ce qu'on a trouv� dans les buissons.

- Vous savez quoi en faire. - Oui, m'sieur. Avance !

Allez, en avant.

- Quelle f�te ! - En effet.

La meilleure depuis des lustres.

Qui a oubli� de fermer le portail des chevaux ?

Mais nous l'avons ferm�, Mr Shannon.

Maintenant, il est ouvert, et les chevaux se sont enfuis !

- Allez les rattraper. - Bien, monsieur.

Assurez-vous de bien tous les regrouper dans le corral.

- Mr Shannon est l� ? - Oui, m'dame.

Elaine, que fais-tu ici ?

Martin, tu avais raison, ma place est ici, avec toi.

Emm�ne-moi � Brisbane.

- Nous partirons la semaine prochaine. - Non, partons maintenant.

Tr�s bien. Demain.

Ce sont les pirates, ils nous encerclent.

Je dois la mettre � l'abri.

Wilson, fais une perc�e par la porte de devant,

pendant que John nous couvre par cette fen�tre.

Attrapez-les !

A vos chevaux, rattrapez-le !

L'esprit focalis� sur la suret� d'Elaine et Janice, le juge parvient � �chapper

temporairement � ses poursuivants et galope au secours de ses filles.

Comme s'il comprenait l'urgence de la situation, le cheval de Jeffries

file avec le diable, et ses d�mons � ses trousses.

Le juge savait qu'il en allait de sa vie.

Apr�s avoir sem� la destruction et la mort, l'�quipage du Phantom

se r�fugia dans son bateau, et reprit la mer.

Le colon fait prisonnier par les pillards, et laiss� pour mort,

p�t seulement raconter que les pirates avaient enlev� Elaine et Nancy.

Le juge est mort. Ils ont br�l� vos maisons.

Et vous n'allez rien faire ! Il faut les poursuivre !

Il a raison.

Capitaine, votre Corvette est notre seule chance de rattraper ce bateau pirate.

Je ne peux pas autoriser cette mission, on me r�voquerait.

De plus je n'ai qu'un petit �quipage sans armes.

Nous vous fournirons des hommes et toutes les armes et munitions qu'il vous faudra.

Accordez-nous juste la permission d'embarquer, Capitaine.

Que feriez-vous s'il s'agissait de vos filles ?

Au diable les ordres ! Allons-y !

Rassemblez vos hommes et vos armes, et regroupez-les au port au plus vite !

On se retrouve l�-bas.

- Vous les avez trouv�s ? - Non. Nous allons manger � tour de r�le.

Tu t'es surement d�brouill� pour manger au premier tour !

Allez, juste un.

Tu vois ce que je vois ?

Salty.

Janice... Je suis content de te voir... ici.

- Mr Shannon. Mr Hamilton. - Que fais-tu ici ?

Mon papa m'a dit de me cacher en cas de danger alors je suis venue ici.

O� est mon papa ?

Nous �tions tous en train de nous battre, et ton p�re...

Pourquoi mon p�re n'est pas l� ? O� est Elaine ?

Nous t'expliquerons tout �a plus tard. Pour l'instant, tu devrais manger un bon repas.

Que dirais-tu d'une bonne soupe ?

- Salty l'a pr�par�e. - Je ne serais pas contre un bon repas.

- Quel est le menu ? - Il y a de la soupe, du fromage et

du fromage. - Janice prendra de la soupe.

Je n'ai pas envie de manger.

Qu'est-ce que tu fais l� ? Tu mangeras au second service, toi !

Vous pouvez �tre fier de vous, Capitaine !

Piller, tuer des innocents, et vous enfuir en mer comme un l�che que vous �tes !

Je croyais que j'aurais peur, d'un homme tel que vous,

mais je ne suis pas comme ces parasites que vous commandez !

Vous ne m'inspirez que de la piti� ! Vous n'�tes qu'un...

Cap sur la terre la plus proche.

Nous les d�barquerons m�me si c'est au milieu de nulle part.

Jetez-les � la cale !

- Ils semblent changer de cap. - C'est peut-etre � notre avantage.

- Qu'en pensez-vous ? - Tant qu'ils sont en vue, tout est possible.

Nous nous rapprochons. Nous les aurons rattrap�s dans deux heures.

�a nous laisse le temps de pr�voir notre strat�gie.

Que chaque homme soit � son poste.

Capitaine Hackett, Corvette en vue � tribord.

L�, � tribord.

Sortez les canons de 9 livres, nous allons l'envoyer par les fonds !

Tant que le brouillard nous couvrira, ils ne pourront pas ajuster leur tir.

Que les saints nous prot�gent.

Messieurs, inutile de vous dire ce qui nous attend, vous le savez.

Vous avez vu ces hommes se battre, ils sont sans merci.

Ne les laissez pas s'en tirer. A vos postes !

Maintenez le cap.

Montez les ancres !

Salty, toi et tes hommes allez nager jusqu'� l'autre c�t� de leur bateau.

Glissez-vous � bord et d�tournez leur attention.

Coupez les ancres !

Le petit groupe de survivants laissa les vaisseaux en perdition derri�re eux,

alors que la bataille faisait rage au milieu des flammes.

Port�s par l'�treinte sombre de la mer � travers la nuit glaciale,

ils d�riv�rent sans carte ni boussole, � la merci des vents et des courants.

Sous un soleil de plomb et dans une nouvelle nuit, ils �taient impuissants.

Au second jour, ils aper�urent la terre. Une simple �le, mais de terre ferme.

P�niblement, ils men�rent leur embarcation � travers les vagues, pour atteindre la c�te.

Les naufrag�s se laiss�rent tomber hors du bateau,

�puis�s par les vents glac�s et le soleil torride, contre lesquels ils n'�taient pas �quip�s.

Ils se retrouv�rent dans une situation d�sesp�r�e.

Hamilton savait qu'avec deux femmes apeur�es, une enfant et un bless�,

la survie de tous ne d�pendait que de lui et John Hartley.

Renfrogn�, il scruta le paysage d�sertique

qui les mena�ait par son d�nuement et sa d�solation.

Entrons dans les terres.

Il faut trouver o� �tablir notre campement.

Cette nuit-l�, la beaut� du ciel tropical

ne trouva pas de spectateurs dans ce petit groupe d�guenill�.

Perdus dans un sommeil d'�puisement, ils �taient sourds aux cris du vent

et au tonnerre des vagues qui semblaient r�clamer

les proies qui leur avaient �chapp�es.

Le matin les rappela aux probl�mes d'eau

et de nourriture que leur posait cette terre aride.

Les vautours silencieux semblaient connaitre leur destin, semblaient l'attendre.

Comment tu te sens ?

Comme dans un cauchemar, je n'arrive pas � y croire.

Arr�te d'y penser, nous sommes sur la terre ferme et tout va s'arranger.

Je suis content de t'avoir � mes c�t�s.

A la recherche de nourriture le long de la plage, Hamilton fait une triste d�couverte.

Malmen�e toute la nuit par le ressac,

la chaloupe n'�tait plus qu'une carcasse d�compos�e.

Du haut d'une colline voisine,

John Hartley scrutait l'�tendue d�sertique br�lante avec consternation.

Personne ne pourrait survivre � une travers�e de ces terres de...

Mais, n'est-ce pas des arbres qu'il aper�oit au loin ?

Et s'il y a des arbres, il y a de l'eau.

C'est tout ce que j'ai trouv�.

- Tu n'as pas trouv� d'eau potable ? - Non.

Une id�e d'o� nous sommes, Hamilton ?

Perdus dans les Indes Occidentales Hollandaises.

C'est un paysage typique de la r�gion: D�sertique et balay� par le vent.

- Que va-t-on faire ? - Nancy.

Mr Hamilton !

J'ai rep�r� de l'eau depuis le sommet de la colline !

O� �a ?

A une vingtaine de kilom�tres � l'Est, il y a une vall�e pleine d'arbres.

Si on prend le bateau pour contourner l'�le, nous n'aurons presque pas � marcher.

- Mettons-nous en route ! - Il n'y a plus de bateau.

- Comment ? - Il s'est �chou� sur les rochers.

Mais ne nous d�courageons pas. On peut franchir ces montagnes en un jour.

�a ne sera pas facile, mais c'est notre seule chance.

- Qu'est-ce qu'on attend ? Allons-y. - Tr�s bien.

De l'eau !

L�-bas aussi !

A la vue de ce point d'eau isol� ils oubli�rent la fatigue,

et se ru�rent sur le pr�cieux liquide.

Plus ext�nu� qu'assoiff�, Shannon se laissa tomber au sol.

Les autres d�val�rent la pente pour enfin apaiser leurs l�vres ass�ch�es,

et leurs langues gonfl�es par la d�shydratation.

Se jetant sur les bords de la mare, ils plongeaient leurs visages brulants

dans cette eau tant convoit�e, et buvaient goulument.

Elaine retourna vers Martin, �puis�, avec un seau plein.

Rafra�chis, ils sentirent leurs c�urs se remplir d'espoir.

L'espoir de survivre au d�sert, et d'arriver jusqu'� la verte vall�e.

Les enfants ne voient pas le danger. Le monde entier est un terrain de jeu,

et toutes les cr�atures, de nouveaux compagnons.

Qu'y a-t-il de plus passionnant, pour une fillette,

qu'un petit crapaud du d�sert qui l'invite � la suivre ?

Tu te sens mieux ?

- Elaine, si... - Si quoi, Martin ?

Je me disais juste que...

sans moi, vous auriez d�j� franchi ces montagnes.

- Ce n'est pas juste. - Pas juste pour qui ?

Je comprends ce que tu ressens, mais tu es �puis�.

Tout ira mieux quand nous serons pass�s.

Et apr�s ?

Tout ira mieux pour toi, tu verras.

Elaine !

Janice !

Non, John !

Ils reprirent ainsi leur douloureux p�riple,

toujours focalis�s sur l'�den verdoyant par-del� le d�sert.

Se tra�nant de l'avant, les pieds meurtris et les muscles tir�s.

Suivant une piste au travers de l'�tendue d�sertique rocailleuse,

et cherchant de leurs yeux fatigu�s la terre promise.

La journ�e s'allongeait sans fin,

quand soudain, ils aper�urent des animaux au-del� d'un ravin.

C'�tait un des signes tant attendus par Kirk Hamilton, car il savait

que l� o� il y avait des animaux, l'homme pouvait survivre.

C'�tait la garantie d'eau et de nourriture.

Avec un regain d'espoir, le petit groupe s'enfon��t plus avant

au milieu de cactus jusqu'� ce que le terrain commen��t � changer,

et que les herbes et arbres �pars finirent par devenir une �paisse jungle tropicale.

Le chant des oiseaux dans le vent et les arbres les encourage�t de plus belle.

Bien que l'�tat de Shannon f�t de plus en plus critique,

le plus dur �tait pass�.

Les senteurs leur insufflait l'espoir.

Ils virent au loin une colonne de fum�e de volcan qui partageait le ciel.

Kirk Hamilton compris la raison du sol riche et fertile sur lequel ils marchaient.

Ces �les volcaniques regorgent souvent de nourriture,

et les espoirs de Kirk �taient bien fond�s.

Devant eux les attendaient des buissons entiers de fruits et baies.

Ils se jet�rent sur eux comme des b�tes affam�es,

aussi vite que leurs jambes tremblantes pouvaient les porter,

comme si, tel un mirage, ils allaient dispara�tre sous leur yeux affaiblis.

Ils arrach�rent avec gourmandise les fruits app�tissants � pleines mains.

Ce repas frugal fut le plus royal des festins qu'ils n'aient jamais connu.

Sentant l'�tau de la famine se desserrer, les naufrag�s se d�tendirent.

Malgr� les dures �preuves, les pens�es secr�tes se firent entendre

dans les c�urs de Kirk et Elaine, et la ranc�ur revint hanter Shannon.

Dans le tumulte des �preuves, les sentiments reprirent le dessus.

Ils purent enfin �tablir un campement � l'abri de ce jardin naturel.

Au m�me moment, le Hamilton Queen revenait des Indes Occidentales,

pour reprendre Kirk � son bord.

Et voil� que le Capitaine Tallman apprend l'affrontement

avec les pirates, et les p�rip�ties de son ami.

Il y avait 7 colons, Salty et moi-m�me.

Nous avons �t� recueillis par un bateau marchand.

Et les autres ?

Les deux bateaux ont pris feu avant de sombrer.

Quelle �tait votre position, Capitaine ?

1.31� Est et 8� Sud,

dans la partie m�ridionale des Indes Occidentales Hollandaises.

Ils ont probablement �chou� sur l'une des �les de la r�gion.

Je ne me ferais pas de faux espoirs � votre place.

Merci pour votre compte rendu. Je prendrai le Clipper pour quadriller la r�gion.

S'ils ont atteint la c�te ils sont peut-�tre encore en vie.

- Merci, Capitaine. - Bien, monsieur.

Mr Davis. Viens, Salty.

Sur l�le, les naufrag�s �chafaudaient un plan de fuite.

Un radeau avait �t� construit, et on �tablissait un itin�raire de navigation.

Nous partirons � l'aube pour le Sud.

Quand nous atteindrons la pointe du Queensland,

nous devrions pouvoir facilement longer la c�te jusqu'� la colonie.

Ramassez toute la nourriture que vous pouvez, nous en aurons besoin.

Je vais avertir les autres.

Nous partirons � l'aube.

Enfin nous rentrons chez nous.

Hamilton est un marin, il doit conna�tre son affaire.

Je dois bien lui reconnaitre cette qualit�.

A quoi penses-tu ?

Je ne pensais � rien.

Je priais.

Il nous reste beaucoup � faire. Allons cueillir tous les fruits que nous trouverons.

Je vais t'aider.

On va vraiment s'en sortir ?

C'est notre seule chance.

�a fait plus de deux semaines que nous sommes ici.

Martin a besoin de soins. Penses-tu qu'il survivra au voyage ?

Il a toutes les raisons de s'accrocher.

Tant que le temps nous sera cl�ment, nous aurons nos chances.

Hamilton, venez voir.

John m'a dit que nous partions demain.

Quelles sont nos chances ? Je veux la v�rit�.

Ne vous en faites pas. Je ferai en sorte qu'Elaine et vous en sortiez indemnes.

Ils amass�rent toute la nourriture que pouvait contenir le petit radeau,

en pr�vision de leur tentative de voyage vers la libert�.

Ils savaient qu'affronter la mer sur ce fr�le esquif,

serait leur plus incroyable �preuve � ce jour.

Ma ch�rie, ne pleure pas. Nous rentrons � la maison.

- Si Papa �tait l�, il ne voudrait pas... - Je sais.

- Papa voudrait que je sois forte. - Tout � fait.

Qu'est-ce que c'est ?

Nancy !

Les montagnes furent r�duites en miettes.

Comme en proie � un cauchemar, ils furent contraints d'assister

� la destruction de la jungle par une rivi�re de lave chauff�e � blanc.

Seul le passage du ciel du noir au gris leur permit de comprendre

que l'aube arrivait et de prendre conscience du temps qui s'�tait �coul�.

Enfin, en levant leurs yeux rougis vers l'horizon enfum�,

le petit groupe p�t voir que l'incroyable �ruption �tait pass�e.

La petite ile d�vast�e �tait maintenant surplomb�e

d'un gigantesque champignon de fum�e et de cendres visible des lieues � la ronde.

Le radeau sera � nouveau op�rationnel d'ici deux jours.

J'esp�re que vous vous en sortirez.

- Vous nous accompagnerez. - J'ai cess� d'y croire.

Prenez soin d'Elaine.

Martin !

C'est trop tard.

Il �tait tr�s courageux.

Elaine, regarde !

Il ne doit plus rien rester de vivant sur cette �le, Capitaine.

Devons-nous repartir ?

Oui.

C'est le c�ur lourd que le Capitaine ordonn�t de mettre le pavillon

du Hamilton Queen en berne.

R�sign� � ne jamais les retrouver, il ordonn�t de rebrousser chemin.

Et c'est sans entrain que les hommes firent reprendre au Clipper son cap initial.

Kirk Hamilton �tait laiss� pour mort.

Regarde !

Capitaine !

On a rep�r� des gens sur la plage de l'�le.

Demi-tour, Mr Fuller, nous allons secourir les survivants.

A vos ordres, monsieur.

Ce sont ces courageux marins Yankees qui brav�rent tous les dangers.

Des hommes tels que Kirk Hamilton,

qui port�rent haut les r�ves d'une nation

et model�rent leur destin pour accomplir ces r�ves.

Des r�ves de foyer, d'espoir et de bonheur.

Pour un monde tourn� vers le futur, un monde par-del� l'horizon.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.