Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Downloaded from YTS.MX
Official YIFY movies site: YTS.MX
-Ah, c'est fort... C'est vraiment très, très fort.
Et en même temps, si nous allons plus loin,
on risque d'entrer dans une relation
qui va nous emporter jusqu'où ?
Sommes-nous préparés à un tel choc ?
-Ne prenons pas ça au sérieux. -Justement, c'est très sérieux.
Le 1er baiser, c'est considérable.
Pour moi, c'est déjà une histoire.
-Ne me dites pas que vous avez peur de moi.
-Rien à voir avec la peur. Au contraire.
Il y a un plaisir inouï à prolonger ce moment,
à lui donner sa chance.
Pourquoi faudrait-il aller plus loin ?
Regardez-nous. On se connaît depuis 2 heures,
et déjà le temps est suspendu. -Et après ?
Que va-t-il se passer ?
-Admettons que je vous invite dans ma chambre.
-Admettons.
-Notre rencontre pourrait se révéler plus banale.
Il y a de fortes chances que l'on bascule vite
dans une sorte de programme.
Petit rire amusé
-Il y a un type là-bas qui nous suit.
Depuis qu'on est sortis du bar.
-Un touriste. -On ne dirait pas.
Qu'est-ce qu'il nous veut ?
Allez voir.
-Vous croyez ?
Oui ? -Christophe Abadi.
Chargé de votre sécurité.
-De ma sécurité ? -Oui.
M. Lassalle ne vous a rien dit ?
J'aurais dû me présenter.
-Une protection ? C'est insensé.
-Vous êtes en danger ? -Mais non.
-Excusez-moi.
-Je vais appeler M. Lassalle. -L'affaire Edith Lassalle ?
C'est vous, son avocat ? On ne parle que de ça, ici.
-Une seconde, je vais régler ça.
-Vos théories sont bien,
mais le temps n'est pas si suspendu que ça.
-Vous m'abandonnez ? -Oui.
Bonne chance au procès.
-Pardon, mais vous allez où ? -A l'hôtel.
-C'est par là.
-Je sais.
...
Bonsoir, monsieur.
-Vous permettez ?
Excusez-moi.
-Que faites-vous, exactement ?
-Je sécurise le périmètre.
C'est la procédure habituelle.
-Dites-moi...
Sans vouloir contrarier votre professionnalisme,
je suis un peu fatigué.
-Tous les matins, j'aimerais que vous me communiquiez
votre feuille de route.
-Christophe... C'est bien ça ? Sécurisez ce qui vous chante,
mais je n'ai rien de spécial à vous communiquer.
Je n'ai pas besoin de garde du corps.
J'appellerai M. Lassalle. -En cas de problème, je suis là.
-Attendez, là...
Vous occupez
la chambre à côté ?
-Oui. Vous voulez vérifier ?
-Non... non.
Je suis là pour vous, Edith.
Mais je ne gagnerai pas sans vous.
-Je suis capable de me défendre toute seule.
Je l'ai déjà dit à mon fils.
-Expliquez-moi en quoi consiste votre défense ?
-En rien.
-Mme Lassalle, ce que je vous propose,
c'est d'abord de faire connaissance.
Savoir ce qui vous est arrivé.
-Vous n'avez pas une cigarette ?
-Je peux en chercher. -Merci.
-Votre fils ne vous en apporte pas ?
-Il vient pas tellement souvent.
Il frappe à la porte.
-Vous avez une cigarette ?
-J'ai que des brunes. -Ca ira.
Merci beaucoup.
Le médecin qui vous a vue
a signalé que vous aviez des bleus sur le visage.
Datchev vous a agressée avant que vous ne le poignardiez ?
-Non. C'est moi qui ai frappé la première.
-Alors ?
-M. Lassalle, en vérité,
c'est pas gagné.
-Ma mère est assez difficile. -Elle vous voit peu.
-Elle veut pas. Mais il faut la sauver.
-Je peux pas faire de miracles.
-C'est pourtant votre réputation.
On peut monter dans la voiture ?
Dehors, nous étions exposés.
-Vous avez reçu des menaces ?
-Oui. Du coup, Roberto me suit 24h/24.
-Vous en avez un aussi ? Moi, j'ai besoin de personne.
-Pour votre sécurité.
Les frères de Datchev sont arrivés hier à Monaco.
Les Russes plaisantent pas.
-Vous n'êtes pas obligé de me suivre ici.
-Distance de sécurité de 6 mètres. -Pourquoi 6 mètres ?
-C'est le règlement.
-Vous n'allez pas dîner ? -Non.
-C'est désagréable, une présence dans son dos.
-Je comprends.
-Soyez gentil, venez.
Je préfère encore ça.
Vous commandez quelque chose ? -J'ai mon sandwich.
-Mais il est où ? -Dans ma chambre.
-Vous le mangerez quand ? -Quand vous dormirez.
Faites comme si j'étais pas là.
-C'est pas évident.
-Un APR doit se faire oublier.
-Un quoi ?
-Agent de Protection Rapprochée. Cliquetis
-Qu'est-ce que vous regardez ? -Je travaille.
-Des Slaves à l'horizon ?
-Si vous voyez quoi que ce soit, dites-le-moi.
-J'aimerais revoir le rapport.
C'était la cote 113, c'est ça ?
-Oui. La voilà.
Ah, tenez...
J'ai aussi trouvé ça pour vous.
-Qu'est-ce que c'est ? -Une revue porno italienne.
-J'en suis pas encore là. -Dimitri Datchev.
Elu "étalon du mois".
-C'est spectaculaire.
Et cette paire de couilles géantes
va nous aider pour la défense ?
-C'est possible d'avoir un café ?
-Je suis au service de Me Beauvois.
Rire de femme
-Bertrand !
-Hélène, que faites-vous là ?
-On m'a dit que vous étiez ici. Je dois vous parler.
Je l'ai quitté, ce con !
-Ah bon ?
-C'est quoi, le numéro de votre chambre ?
Pourriez-vous monter
mes bagages ?
Je lui ai balancé mon téléphone à la figure.
Déchirement de la rétine. -Non...
Comment va-t-il ?
-Le pronostic est réservé.
-Qu'avalez-vous ? -Du Xanax.
Mais je ne pense plus au suicide. -Bonne nouvelle.
-Merci. Ce que vous m'avez dit...
-Je vous ai dit quoi ? -Sur l'attente, les préliminaires.
Peu d'hommes disent ça. -Mais si...
-Ils sont tous machos et d'une lâcheté...
-Vous êtes entière. -Oui. C'est mal ?
-Non, c'est pas ça.
Je voudrais parler de votre mari...
Elle soupire de plaisir.
-Vous êtes dodu !
-Oui, ça s'est dégradé... -Vous savez quoi ?
J'ai envie d'huîtres et de beaucoup de champagne.
-Mélanger Xanax et champagne, c'est de la folie.
On frappe.
-Un problème, Maître ?
-Pas du tout.
*Match de foot à la télé
...
Score ? On en est où ? -Zéro-zéro.
-Et Piccione, il joue ?
-Vous dites "Pitchioné" ?
-Comment il faut dire ? -"Piquione".
-Il joue ? -Oui.
...
Hélène : -Bertrand ?
Bertrand !
-Si elle reste, c'est un problème.
-Dites-lui de partir. -Elle est ingérable.
-Bertrand !
-Vous entendez ?
C'est effrayant...
Dans 10 min, vous dites qu'on me demande.
Pour n'importe quoi.
Je compte sur vous.
-Je viens... -Soyez gentille.
Je suis dans un procès difficile.
-Tu m'as draguée...
-Ici, il y a des enjeux délicats.
Vous êtes une femme intelligente. Si, si.
Comprenez... -Arrête de jacasser.
-Ecoutez-moi, je vous en prie...
En fait, je suis victime d'une pathologie...
-On s'en fout.
-Parce qu'il y a des phases...
-Quelles phases ?
-Quand... quand je vous ai rencontrée,
je traversais une période d'exaltation intense.
Aujourd'hui, je suis dans un état de rétraction...
de doute...
Ecoutez-moi, Hélène.
J'ai peur de ne pas être à la hauteur de vos attentes,
que je sens assez considérables.
Ce sont des cycles incompatibles avec une disponibilité érotique.
-Avec une quoi ?
-Avec une disponibilité érotique.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-C'est peut-être pas le bon mot, je...
Avec votre compagnon, comment vous vous êtes quittés ?
-Pourquoi ?
-Je crois que c'est rattrapable.
Il vous aime. Les hommes sont indulgents là-dessus.
Rappelez-le. Dites-lui que vous vous êtes trompée.
Je vous compose le numéro. C'est quoi ?
Il faut faire
le 0 pour sortir.
Vous n'imaginez pas
à quel point vous avez besoin de lui.
Christophe...
Ca ne rentre pas dans vos fonctions,
mais occupez-vous d'elle. -Comment ça ?
-Elle est remarquable. -Je fais quoi ?
-Empêchez-la de faire une bêtise.
Dites-lui que je ne suis pas un homme pour elle.
-Quoi ? -Vous rassurez les femmes, vous.
-Je sais pas... -Ah si, si.
C'est un don. Allez-y, j'ai confiance en vous.
Je vous attends dans votre chambre.
-Je vais voir ce que je peux faire.
*Son de la télévision
*-Du mois de septembre au mois d'août...
Faudrait des bottes de caoutchouc...
Pour patauger dans la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue...
Ouh, la gadoue, la gadoue...
Demain, une dépression provoquera des précipitations.
Les vilains nuages vont s'accumuler.
Ne vous inquiétez pas. Dans quelques jours,
l'été montrera enfin le petit bout de son nez,
et tout ira beaucoup mieux.
-Un café, Maître ?
-Oui.
Oh...
Merci beaucoup.
Elle est encore là ?
-Elle est partie. -Où ?
-A Paris.
Je vais utiliser ma salle de bains. -Oui.
Elle n'a pas fait d'histoires ? -Non.
-Vous lui avez dit quoi ?
-On s'est pas beaucoup parlé.
-Vous pouvez me dire... -Très bien.
-Quoi, "très bien" ?
-Elle avait juste besoin d'être consolée.
-Et vous l'avez consolée comment ?
-Comme il fallait.
-Vous avez couché avec elle ? -Un peu.
-C'est pas ce que j'avais demandé.
-Pardon si j'ai mal compris.
-Comment vous avez fait ?
-C'est venu comme ça.
-Ca vient, vous le faites ?
-J'aurais pas dû ?
-Ah si, si.
Vous avez été très professionnel.
Pour vous, c'est simple, j'imagine.
Une fille vous plaît, vous couchez avec ?
-C'est le but, non ? -Vous vous êtes déjà
demandé pourquoi on couche ?
-Non. -Vous devriez.
On nous dit qu'on va découvrir des choses...
C'est souvent décevant.
-Mais quand même, ça fait partie de la vie.
-Sur la plage abandonnée...
Coquillages et crustacés...
Qui l'eût cru, déplorent la perte de l'été...
Qui depuis s'en est allé...
-Merci,
Audrey.
Me Beauvois est notre invité.
Nous le remercions.
Qu'est-ce qui vous a décidé
à accepter la défense d'Edith Lassalle ?
-On ne sait jamais pourquoi on accepte une affaire,
mais rien dans la vie d'Edith n'annonçait cette tragédie.
-Attendez !
Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je bosse. -Ah, vous êtes ensemble ?
-Bonjour.
-Bonjour.
Ca te va bien, les cheveux comme ça.
1re fois à Monaco ?
-Oui.
-Bienvenue, alors.
-Merci.
-Coquillages et crustacés, pas aujourd'hui.
-Ca va, j'y peux rien. J'ai pas les bonnes cartes.
-Vous étiez remarquable dans "La gadoue".
-Merci, ça me fait plaisir.
Bon, allez. J'y vais.
On s'appelle, hein ! Au revoir, monsieur.
-Au revoir.
Elle est marrante.
-C'est une fille d'ici.
Typique. -Pourquoi "typique" ?
-Des comme elle, y en a partout.
-Vous la connaissez.
Vous avez eu une histoire ? -Si on veut.
Vous venez, Maître ?
On frappe.
Maître... votre café.
-Merci beaucoup.
-Ca vous dérange si je reste ? -Non.
-Merci.
-Il y a eu 17 coups de couteau !
Ces photos parlent plus qu'une accusation.
Selon le rapport du médecin légiste,
la victime, bien que grièvement atteinte,
a voulu s'enfuir.
Gardez à l'esprit,
mesdames messieurs les juges, ce dont il est question.
Un homme, Dimitri Datchev, poignardé à mort.
Une meurtrière qui s'est acharnée sur sa victime.
Murmures
...le rapport d'autopsie.
-J'ai eu un mal fou à récupérer le rapport.
Mais c'est sûr, quand il est arrivé à Monaco,
Dimitri a été engagé comme serveur. -Longtemps ?
-Ce n'est pas indiqué.
-Excusez-moi. Après, il a été plongeur au "47".
-"47" ?
-Une boîte de nuit. -Que vous fréquentez ?
-J'y ai travaillé.
Techno à fond
Vous voyez l'espace derrière la colonne ?
Le "coin des veuves".
C'est ici qu'il a connu Mme Lassalle.
-C'est effrayant, supporter ce boucan à 60 berges !
...
Vous avez vu cette femme ?
Vous avez remarqué l'étrangeté de son brushing ?
L'angoisse dans cette coiffure...
Vous sentez la demande ? Cette solitude ?
-Non, elle est dans son trip.
-On dramatise toujours... -Christophe ?
C'est à toi, la Volvo ? -Oui.
-Tu peux la bouger ? -Je peux pas m'éloigner.
-Vous avez confiance en moi ? -Oui.
-Allez-y.
Techno, brouhaha
...
-C'est qui ?
C'est "la gadoue" ! Vous me remettez ?
Je vous ai reconnu de dos.
Vous êtes venu draguer ? -Pourquoi, j'ai passé l'âge ?
-Ben... limite.
-Vous dites ce que vous pensez. -Il faut pas ?
-Si... Enfin, il y a un risque. -Verseau ?
-Oui. -On m'a dit de m'en méfier.
Vous avez soif ? Moi oui !
-Euh... oui, j'ai soif.
-Ca tombe bien, des copains sont là...
-Audrey !
Devine qui a gagné ? -Fabio.
-Non, c'est moi !
Cris
-Arrête, ça suffit !
Laissez-vous faire ! J'enlève votre chemise.
-Pourquoi ? -Pour la nettoyer.
-Mais non...
-Vous gardez vos chaussettes sur la plage ?
-J'y vais rarement. -Oh, la chair de poule...
Vous avez une peau de bébé.
-C'est quoi, ça ?
-Vous pourriez me trouver une chemise, un pull ?
-Une chemise...
Bien.
-Putain, la crise qu'il se tape...
Il a dû penser que ça y était.
-Mais non. -Pourquoi ?
Ca vous paraît pas possible ?
Vous avez perdu votre langue ?
-Audrey,
magne-toi !
-Ta chemise.
-J'aurais pas dû vous laisser. -J'ai survécu.
-Qu'est-ce qu'elle vous a dit ? -Des folies. Sacré langage...
-Elle dit des conneries. -Vous êtes sévère.
-Pour décrocher la météo,
elle a participé à un jeu de télé réalité dégueu.
"La Villa de l'amour"...
Techno, brouhaha
-Vous avez du feu ? -Non.
-On se connaît, hein ?
-Monsieur, s'il vous plaît...
Cris de douleur
...
Avancez, avancez...
-Qu'est-ce qui vous prend ?
Il était inoffensif, il était soûl !
-Je voyais pas ses mains. -Quand vous vous énervez...
Vous m'avez foutu la trouille. -Désolé.
-Mmes et MM. les jurés,
je tiens à préciser que Mme Lassalle
n'a pas l'habitude de fréquenter cet endroit.
Elle vivait assez retirée.
Sans doute cette existence lui paraissait-elle insatisfaisante.
Lorsqu'elle franchit le seuil du "47", ce soir-là,
elle est fragile et seule.
Très vite, Dimitri Datchev la repère.
Il regarde ses bijoux.
En prédateur organisé, il calcule.
Le 1er soir, il ne parlera pas d'argent.
Au contraire, il l'invitera. Un professionnel.
-Maître...
Je vous interdis de présenter les choses de cette façon.
-Je vous expliquerai. -Rien du tout.
Taisez-vous et c'est tout. -Laissez-moi faire.
Porte qu'on ouvre bruyamment
-Ca va ?
C'est commencé depuis longtemps ? -Oui.
-Maître, vous continuez ? -Oui, M. le Président.
La réticence de Mme Lassalle...
-T'as lu les journaux ? Il est connu, ton patron.
Ah ! T'es là, toi.
Je peux le voir ?
-Non. -Pourquoi ?
-On peut pas le déranger.
-Ca te plaît, ton job. -Ca va.
-J'ai toujours ton pull bleu.
Je vais te le rendre, il est trop grand.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Non...
-Vous m'avez complètement sciée, quand vous avez plaidoyé.
C'est hallucinant. -"Plaidé".
-Vous avez une façon d'articuler...
Je sais pas, quand vous dites...
"alcoolique",
on entend tinter les verres !
-Merci beaucoup. -De rien.
Vous avez 2 minutes ?
J'ai à vous parler. -Vous avez tué
quelqu'un ?
-Vous jurez de ne le dire à personne ?
Dites : "Je le jure, Audrey." -Je le jure, Audrey.
-En même temps, mon idée, je l'ai déjà déposée.
Bon, en fait...
-Audrey !! Viens, on va à la mer !
-Cool ! Vous venez ? Allez !
-Je dois préparer mon audience.
-On va pas se quitter maintenant !
-C'est pas trop loin ? -Ben non.
-On y va ? -Vous avez RDV à 20h.
-Allez !
-Une fois par semaine, je dois couvrir un événement.
Un créneau de 3 min après la météo.
Je vous pitche mon idée ? -Pitchez.
-"Les bêtes des people". Vous en dites quoi ?
-Les bêtes des people... Oui. -J'ai galéré pour le titre.
-C'est pas mal. -J'étais sûre. On est synchrones.
Qui dit "animal" dit "son maître".
Vrai ? -Vrai.
-Eh ben, je demande à quelqu'un de connu de me parler de son clebs.
Barthez serait d'accord.
Il a un perroquet qui imite un commentateur brésilien :
"Goaaaaaal !"
Juridiquement, j'ai le droit
de me servir des voix d'animaux ?
-Je suis pas spécialiste du droit d'auteur animalier...
-Hé ho !
Venez ! C'est prêt !
Il faut en profiter. Tu vois les nuages là-bas ?
Mistral toute la semaine.
Tenez, Maître. Dis-le dans ton flash.
-Si c'était un tsunami, ça ferait la une.
Venez, je vous montre un coin sympa.
-Tu veux des sardines ? -Pas pendant le service.
-Ici, il se passe jamais rien.
-Rien, ça peut être formidable.
Et votre météo, c'est capital.
Des destins peuvent basculer sur un léger vent,
quelques gouttes de pluie...
Vous connaissez Sartre et Simone de Beauvoir ?
Ils se sont rencontrés dans un café.
Ce jour-là, il y avait une petite pluie fine.
Presque rien.
Et il lui a dit : "N'allons pas plus loin,
il pleut."
Et ils sont restés ensemble pendant 40 ans.
Un couple mythique du 20e siècle s'est constitué sur rien.
Quelques gouttes de pluie. Le rien peut être tout.
-Vous lâchez jamais les élastiques ? -J'essayais d'élargir.
-Allez, déshabillez-vous.
Vous venez ?
Ouh ! Ah !
-Maître, ça va faire tard.
-J'aime pas du tout l'eau. -Ben, n'y allez pas.
-Elle est trop bonne !
Allez, quoi ! A poil !
Ca va vous faire un bien fou !
Cri de douleur
-Attention, ça va piquer.
Voilà. Je vais vous mettre un pansement.
-Finalement, on a passé
un bon moment... Ils sont désarmants, ces types.
-Vous pouvez marcher, pour voir ?
-Ca va très bien.
Je vous offre à boire ? -Non merci.
-Audrey, je sais pas, j'ai un peu de mal...
J'arrive pas à la saisir.
Vous voulez un morceau ?
-Je vous remercie.
-Remarquez, il n'y a peut-être rien à comprendre.
Comment vous avez fait avec elle ?
-Simple.
-Qu'entendez-vous par "simple" ?
-Ben, direct. Droit au but.
Vous vous intéressez à elle ?
Une fille comme ça, à part pour...
-Ca vous gêne ?
-Non. Pas de problème.
-Vous avez eu une histoire importante ?
-Non.
-Quoi, 6 mois, 1 an ? -Non, beaucoup moins.
-Court, mais intense... je veux dire, sexuellement ?
-De ce côté-là, c'était pas mal.
-Venant de vous, c'est un très grand compliment.
Le téléphone sonne.
...
Oui ?
Musique de bal musette
...
On va peut-être pas rester. -Je vous l'avais dit.
-Bertrand !
C'est cool ! Vous êtes venu.
Salut.
Je vais vous présenter mes parents.
Ils vont être fiers.
C'est une nouvelle déco. Vous aimez ?
Maman, papa. Bertrand.
-Buona sera, come va ?
Salut, Christophe.
-C'est gentil d'être venu, monsieur.
-On dit "Maître".
Passe-moi la caméra.
Mettez-vous autour de lui.
Tournez-vous.
Bouge, Christophe.
Bertrand, vous pouvez sourire ?
Super... Génial.
On l'a semé, il va être dingue !
Eh ben voilà...
C'est mon chez-moi.
Venez.
Vous buvez quoi ? Malibu ? Sky ?
-Euh... Sky. -OK.
-Vous l'aimez bien ?
-Enormément.
A sa mort, j'ai eu une révélation :
j'avais rien, mais j'étais vivante.
Je me suis mise à rire, à faire comme si j'étais la plus belle...
-Bien sûr...
-C'est tout ce que ça vous inspire ?
Vous êtes pas comme d'habitude.
Je vous ai connu plus bavard avec vos longues phrases.
-Je vous écoute.
Soupir
-Quand je vous ai vu à la télé,
j'ai eu un déclic, des picotements à l'intérieur.
Je crois aux rencontres.
C'est dans mon karma.
-Le karma, c'est le hasard, non ?
-Je crois pas au hasard.
La chaîne m'a proposé un créneau hypercool.
C'est le hasard, ça ?
J'hallucine ! Un vrai chien de garde...
-On y va ?
-Quoi ? -J'y crois pas.
-Vous restez ?
-Pour l'instant, oui. -Ca te gêne ?
-Dans ce cas, je dois fouiller.
-Christophe, c'est ridicule.
-C'est bon, t'as fini ?
-Lève les bras.
-Je crois que vous en faites trop.
-Elle doit subir une palpation de sécurité.
-Les palpations, on va éviter.
-Non, vas-y. Te gêne pas.
C'est un truc pour tripoter les filles.
Vas-y carrément. -Je connais, merci.
-T'as pas toujours dit ça.
-C'est bon, Maître.
-Allez, va t'amuser.
-Je suis en bas.
*Chanson langoureuse
...
...
-C'est un peu rapide, non ?
-Je vois pas ce qu'on attend.
-C'est rapide, je vous assure. Très rapide.
-Chut...
Tais-toi.
-Non, mais je voudrais pas que vous soyez déçue.
Ma sexualité n'a rien d'exceptionnel.
-Encule-moi.
-Carrément...
Christophe...
Christophe !
-Quelle heure il est ? -Je sais pas.
-Je me suis endormi. -Vous ne remarquez rien ?
-Non. -Regardez-moi.
Ce qui vient de se passer n'a rien d'humain.
Si vous saviez ce qu'elle m'a fait toute la nuit...
Ce corps cambré, sans pudeur, sans limites...
Ca s'arrêtait jamais.
Que du plaisir... C'est incroyable.
-Vous avez tiré un coup.
-Exactement.
Ce que j'essaie de faire comprendre à la cour,
c'est qu'avant de rencontrer M. Datchev,
vous meniez une vie parfaitement organisée,
où tout était prévu.
Vous cherchiez à vous protéger du moindre déséquilibre,
du moindre faux-pas.
Et à son arrivée, tout a volé en éclats.
Vous avez perdu la tête, Mme Lassalle.
Vous étiez face à des émotions
que, pour la 1re fois, vous ne maîtrisiez plus.
Quelque chose de vivant vous emportait.
Vous avez lâché les élastiques.
Rires dans la salle
Qu'avez-vous fait juste après la mort de Dimitri Datchev ?
-J'ai voulu aller voir ma fille à Paris, mais pas le temps.
-Pourquoi ?
-Sitôt le corps découvert, mon fils a appelé la police.
Mais je ne me serais pas enfuie.
Je regrette juste
de ne pas avoir vu ma fille.
-Vous êtes optimiste, Maître.
Elle a fait mauvaise impression.
-Non. Aujourd'hui, quelque chose s'est ouvert.
Sa fragilité s'est vue.
Je sens que je peux briser cette carapace.
Arrêtez d'être rabat-joie. On est sur la bonne voie.
Où je peux trouver un sabre ?
-Bienvenue à la soirée "Pirates aux Caraïbes".
-Bonsoir.
-C'est sympa.
Exotique, tropical...
On ne reste pas longtemps, promis.
Faites un effort, Christophe.
Pensez à Gauguin, à l'île au trésor...
-C'est une soirée promo pour punch industriel.
-Vous êtes coincé ! Profitez, y a des filles.
-Ca va, toi ? Bien, le collier !
-Audrey est avec vous ? -Ce soir, c'est Boulie qui gère.
Musique, brouhaha
...
-Pardon... C'est vous, Boulie ? -Oui.
-Vous savez où est Audrey ? -Avec les VIP, là-bas.
-Merci beaucoup.
Musique salsa
-Elle vous a déjà zappé.
-C'est elle qui m'a donné rendez-vous.
-Là, elle travaille.
On perd notre temps.
-Vous êtes négatif...
...
C'est elle qui vous a quitté ? -Non.
-C'est pas une honte. -C'est pas le genre qu'on quitte.
-C'était il y a longtemps ? -2 ans.
-Ah... je crois qu'elle m'appelle.
...
C'est normal, ce comportement ? -C'est une pute.
-C'est un peu excessif.
D'habitude, je crois avoir une intuition sur les femmes.
Elle s'exhibe... c'est dément.
...
C'est pas vous qui la faites fuir ?
Allez, prenez le large.
Vous avez dit "6 mètres".
Mais je plaisante, hein !
Filles qui s'éclatent
...
-Il faut y aller, Maître.
-Je te voyais plus !
Je regardais partout.
J'avais peur que tu sois rentré.
Viens. -Il est parti, Lord Nelson ?
-Oui. -Il est grotesque.
-Allez, vas-y, saute !
Allez, fais-le pour moi ! Allez, vas-y !
Allez, vas-y, s'il te plaît. Allez, fais-moi plaisir...
T'es trop mignon.
Allez, vas-y...
...
-Maître ?
Maître ? Vous m'entendez ?
Maître ! Ca va aller.
-Bertrand, ça va ? -Tu dégages.
Je vous mets en position latérale de sécurité.
Voilà.
Chuchotant : -M. l'inspecteur...
Pardon... Pouvez-vous expliquer à la cour
votre expérience en matière d'homicide
à Monaco ?
-Je comprends pas un mot.
-Bien... Pourrait-on apporter
un micro à la défense pour qu'on l'entende ?
-Ca sert à rien, je suis aphone.
-Tenez.
Ca ne vous réussit pas de faire l'amour.
-Vous avez raison. Elle est impossible.
Vous, vous avez pu résister.
Moi, j'y arriverai jamais.
-Vous voyez le jaune, là ?
Il change de couleur pour la parade amoureuse.
Après l'accouplement, il dort 1 mois.
-Il a de la chance.
Vous êtes calé en poissons.
-Je suis monégasque.
Merci.
-C'est bien, cet endroit. -Oui.
-Vous êtes né ici ?
-Oui. Toute la famille, sur le rocher.
-Vous avez toujours eu une vie structurée ?
-Non. J'ai déconné aussi.
Vous étiez pas là pour me défendre.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? -3 fois rien.
Une bagarre à la sortie d'une boîte de nuit.
Je m'énervais facilement.
-Plus aujourd'hui. -C'est grâce à mon job.
Gestion du stress, self-control,
pas d'alcool, Krav Maga.
-Krav quoi ? -Maga.
C'est de l'hébreu, "combat rapproché".
-Quels sont vos clients ?
-Des VIP : hommes d'affaires, showbiz, émirats...
Ca va ça vient.
C'est rare d'avoir un vrai contact avec quelqu'un.
-Merci pour tout ce que vous faites.
-Je fais mon métier. -C'est plus que ça.
-L'essentiel, c'est votre forme.
Il faut gagner ce procès. -Ca vous tient à coeur ?
-Oui. Vous êtes utile. Vous sauvez des gens,
coupables ou pas. C'est bien.
Demain matin, citron chaud.
-Demain, citron chaud, pas de croissant.
...
Audrey gémit de plaisir.
...
-C'est toujours les mecs coincés les meilleurs coups.
-Je te crois pas. C'est pour me faire plaisir.
-Non. Le prince Charles, il paraît que c'est une bombe.
Je suis contente que tu sois venu, j'avais pas le moral.
Pour mes bêtes, Barthez m'a plantée.
-C'est pas vrai ? -Si.
Il a pas voulu que je le filme.
Et son perroquet m'a mordue.
Il faut que je trouve une autre idée.
Y a Demis Roussos
qui a un bouledogue, mais ils dorment.
Je sais pas comment je vais m'en sortir.
Ton amoureux t'attend.
-Comment, il est en bas ? -Hmm.
Fais gaffe, il va te proposer un plan cul.
-Vous ne devez pas sortir sans m'en informer.
-Elle n'allait pas bien à cause de son émission.
"Les bêtes des people".
-Les quoi ? -"Les bêtes des people".
Elle était désespérée, j'avais peur pour elle.
-Bien sûr...
-Je pouvais pas la laisser dans cet état.
-Bonjour.
Re-coucou !
-Qu'est-ce qui se passe ? -J'ai eu une idée.
Me Beauvois,
quel est votre criminel préféré ?
-Arrête...
-Mon chat, si tu voulais, tu pourrais me sauver.
J'ai un titre.
"Dans la robe de Maître Beauvois".
T'en dis quoi ?
Attends... L'idée, c'est d'être proche de toi, sans tabous.
Les gens, sous la robe, ils te connaissent pas.
Y a que moi qui connais.
Ce serait comme "A la recherche de la nouvelle star",
mais en plus juridique.
T'en penses quoi ? -La vie d'un avocat...
-Hubert, le présentateur, est emballé. Regarde.
T'es trop choubidou, on dirait un petit garçon.
-J'ai une drôle de bouille, non ?
Audrey rit.
-Tu te rends pas compte, on sera tout le temps ensemble !
Je serai avec toi 24h/24.
-C'est nettoyé et repassé.
-Merci. Vous savez, il y a un service pour ça à l'hôtel.
-Là, c'est impeccable.
-Tu me regardes ? -Non.
-Allez, bouge. Vaï, vaï !
-Je vais chercher la voiture.
-C'est juste quelques minutes.
Et ça lui rend service.
Allez, je sais exactement où est la limite.
-Regarde pas trop la caméra...
Prends l'air concentré sur ton lieu de travail...
Tu te mets en place à ton bureau...
Assieds-toi doucement... super.
Là, tu regardes tes dossiers...
Voilà, super.
Chanson de Barry White
It's just you and me, girl
Just you and me
And love...
...
-C'est émouvant d'être ici.
C'est là que ça s'est passé.
Tu peux nous filmer ?
T'as juste à appuyer sur le bouton vert.
T'attends quoi ? -C'est pas mon boulot.
-C'est quoi, alors ? A quoi tu sers ?
Ils sont où, tes mafieux ?
Putain, je te demande pas grand-chose !
-Audrey... -Quoi ?
Dans mon film, ça serait génial,
et ce connard... -C'est vrai, c'est un scoop.
-T'es qu'un pauvre con !
-Pour te comprendre, il faut bac+5.
-Toi, ça te fait rire ?
Vous me gonflez !
-Elle va vous balader longtemps ?
-Ecoutez... -Non, arrêtez.
Aujourd'hui, c'est la princesse Grace, et demain ?
Elle fout en l'air votre procès. -Du calme.
Prenez un autre ton. Je sais quoi faire.
-Vous allez dire oui à tout longtemps ?
Elle va vous emmerder jusqu'au bout.
-Vous êtes payé pour faire les cent pas devant ma porte.
J'ai pas besoin que vous gériez ma vie.
-Je vous aurai prévenu.
-Vous croyez que je peux pas me débrouiller ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Vous nous ramenez à l'hôtel, oui ou non ?
-Je devrais me fâcher plus souvent.
-Il y avait les mêmes en grenat. -Non, j'adore la couleur.
Tu peux me trouver une cigarette ?
-Bien sûr.
Christophe ?
J'ai pas trouvé. -Pas grave, j'ai un chewing-gum.
Tu te rends compte de ce qui nous arrive ?
Quand je te parlais de karma, c'est exactement ça.
Je sens une énergie orange.
C'est un fluide qui remonte jusqu'ici.
Dans le livre des énergies, c'est la plus rare.
Des vies entières passent sans la connaître.
-Il y a des livres ?
-Oui !
J'aime bien quand tu es sérieux.
Tu sais qu'il y a un truc qu'on n'a pas essayé ?
Sonnerie de téléphone portable : sifflet
Allô ?
Ouais ?
OK. Ouais, c'est cool.
C'est quoi, le numéro de la chambre ?
Cris, chants, rires
...
-Ramène-toi ! Il y a une surprise !
...
Femme qui chante avec une guitare
-C'est le jour pour te dire qu'on t'aime
Un cadeau pour tes vingt ans
Tu peux nous croire, on n'a jamais su faire semblant
Cris et applaudissements
-Merci, les gars ! C'est top !
-Attends, t'as pas vu ton cadeau. -Il est où ?
-Tu vas voir ! -C'est quoi ?
Joyeux brouhaha
...
-Dites-moi, excusez-moi... Elle est où, Audrey ?
-Elle t'a rien dit ? -Dit quoi ?
-Laisse tomber. T'as une bagnole ?
Ils "chantent" un opéra.
...
Rires
-Allez, viens, Boulie ! -Attends, Tony...
Vous avez mis le souk chez moi ?
-Tu vas nous remercier !
Un, deux, trois...
HAPPY BIRTHDAY
TO YOU, BOULIE
HAPPY BIRTHDAY TO YOU, BOULIE
HAPPY BIRTHDAY TO YOU, BOULIE
HAPPY BIRTHDAY TO YOU !
-Depuis le temps qu'il en rêve...
-De quoi ?
-Audrey ! C'est le seul... -C'est ignoble.
On va pas la laisser. -T'as couché avec elle,
et c'était pas ton anniversaire !
Ils s'éloignent en riant.
-Audrey ?
-Viens ! -Dépêche-toi !
Cris de joie et rires
Où on va ?
A Nice ou à Cannes ?
-On s'en fout ! Andiamo !
-Mais taisez-vous...
-Tiens, la pilule de l'amour. Pour ton moral.
-C'est pas une bonne idée. -Je vais t'aider.
-Le "Gin Fizz" à Juan-les-Pins, tu connais ?
-Non. -Démarre, je te guide.
Rires
...
Tu veux que je conduise ?
Voix pâteuse : -Non.
-Ho ! Putain !
Techno à fond
...
-Maître...
Je savais pas que vous fréquentiez ce lieu.
Je vous offre un verre ?
-Merci.
-Vous savez que je témoigne demain ?
Vous n'avez pas l'air bien. -Laissez-moi.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Et votre garde du corps ?
-Foutez-moi la paix, je vous dis.
-J'espère que cette fille ne vous emmerde pas trop.
Elle vous a déjà plaqué ?
Vous êtes dingue, Beauvois !
Klaxon
Sonnette
Il vomit.
-Je sais pas ce qu'ils m'ont fait avaler.
Le tunnel est interdit aux piétons, hein ?
Elle est partie avec un gros.
Vous le connaissez, ce gros ?
Je voulais vous remercier.
Merci beaucoup.
-Un café ?
-Avec plaisir.
C'est extrêmement bien rangé.
Combien de m2 ?
-32 loi Carrez.
-Vous êtes un solitaire.
-Dans mon métier, on est corvéable 24h/24.
Pas de famille...
-J'ai pas envie d'y aller. -Bien sûr que si.
-Edith Lassalle, c'est un mur.
-Elle compte sur vous.
Mon père avait un garage.
Il a été roulé, son avocat s'en foutait.
Il a tout perdu.
-Je sais plus le programme. -J'ai appelé votre assistant.
Il y a les témoins, le rapport du légiste
et le fils Lassalle. -Ah oui, merde...
-Pourquoi ? -Je l'ai secoué, hier soir.
-Faites pas attention aux fautes.
-Moi aussi, il m'arrive d'en faire.
-Pas les mêmes.
-Vous aviez raison. C'est une sorcière.
Au sens moderne. Elle a une sexualité abyssale,
avec des croyances dans des fluides...
Le pire, c'est que j'ai très envie de la revoir.
M. Louis Lassalle...
quand Datchev ne travaillait pas pour votre mère,
faisiez-vous appel à lui pour des choses matérielles ?
-Ca arrivait.
-En quoi consistaient ces travaux d'appoint ?
-Il me conduisait chez le médecin, à des soirées... Rien de spécial.
-Il vous accompagnait dans des discothèques ?
-Non, jamais.
-Vous sortez beaucoup la nuit.
-Il m'arrive de vous y rencontrer.
-Vous n'avez jamais été marié ?
-Non, jamais.
-Vous n'y avez jamais songé ?
-L'occasion ne s'est pas présentée.
-Pas d'opportunités suffisamment attractives ?
Ou bien vos désirs vous ont orienté vers des horizons moins convenus ?
-Je vois pas pourquoi
je devrais répondre...
-Lâche-moi !
-Silence, s'il vous plaît !
-Qu'est-ce qui t'arrive ?!
-Tu sais ce que c'est, un procès ? Le stress ?
-De quel droit tu dis ça ? -Tu crois que c'est facile ?
-Tu t'y connais en droit civil ?
-Fous-lui la paix. Il veut plus te voir.
-C'est lui qui dit ça ? Tu couches avec lui ?
-Je sais ce qu'il pense. -Il s'en fout de toi !
Quand ça sera fini, t'existeras plus !
-Je veux plus que tu l'approches.
-Je rêve...
T'es amoureux ?
-Tu te casses.
-Non.
-Casse-toi.
-Dimitri Datchev est entré au service de votre mère.
Et dans cette intimité de fait,
dans ce quotidien vécu à trois,
vous avez commencé à éprouver envers lui des sentiments...
contradictoires.
Vous êtes un homme intelligent.
Vous en étiez conscient.
Peu à peu, vous saviez que c'était dangereux.
Il était l'amant de votre mère. Vous étiez dans l'interdit.
Ce dispositif de désir a exercé sur vous
un attrait irrésistible.
Vous vous êtes laissé entraîner.
M. Lassalle...
avez-vous été l'amant de Datchev ?
-Oui.
-Votre mère l'a appris quand ? -La veille.
-Les circonstances ?
-Je le lui ai dit. Je ne supportais plus.
Je lui ai annoncé que j'allais partir avec lui.
-Sa réaction ?
-Elle m'a écouté, elle a rien dit...
Elle est montée dans sa chambre et...
Je l'ai pas revue avant...
*-Bonjour, mon amour. C'est la version 1 de mon film.
T'es mon 1er spectateur, ton avis compte pour moi.
*"Les Quatre Saisons" de Vivaldi
Bertrand Beauvois est un avocat redouté.
Du violeur au braqueur sans pitié,
il défend les plus grands criminels.
Monaco l'a tout de suite adopté et l'a changé :
il est simple,
direct, accessible. On peut lui parler.
La douceur,
le climat frais et tempéré, la joie de vivre
ont su gagner son coeur.
Me Beauvois aime notre ville, son histoire,
avec ses fastes et ses tragédies.
Malgré ses responsabilités, il a gardé le sens de la fête.
Il a des amis de tous âges...
-Et ça passe quand, ce chef d'oeuvre ?
-C'est pathétique.
Je vais l'appeler.
Je vais l'appeler tout de suite.
Qui d'autre peut le faire à ma place ?
-Personne.
Bouteille de champagne qu'on débouche
-BUONA SERA !
-Mes parents ont fermé rien que pour nous.
Demain, c'est le jour J.
-C'est gentil, mais il fallait pas.
-Ca vient du coeur. -Merci infiniment.
-Viens, mon chat.
-On vous laisse.
-Audrey, écoute-moi.
Ecoute-moi... J'ai vu le film.
-T'as eu le temps ? Cool.
T'as aimé ? Hubert veut le passer dimanche.
-C'est hors de question.
-T'es beau, ce soir.
-Pourquoi tu me dis ça ?
-Qu'est-ce qui se passe ? T'as les mains moites.
-Pas du tout. -Si, regarde.
-Non, ça va très bien.
Bon, Audrey... -Bois ton champagne.
Comment tu le trouves ? -Très mauvais.
-C'est la dernière bouteille du mariage de mes parents.
Allez, à nous !
-Audrey... -Tu sais, j'ai réfléchi.
Toi et moi, ça mène nulle part.
-C'est vrai, t'as raison. -Ici, on tourne en rond, non ?
-Oui, oui...
-On est sur la même longueur d'ondes.
-C'est une jolie rencontre. -Ton départ, j'en suis malade.
-Comment faire autrement ?
-Ben si.
Je peux venir avec toi. Ca me pose aucun problème.
La famille, la météo... je m'en fous.
L'important, c'est nous deux.
-Goûtez-moi ça avant que la pâte tombe.
-C'est très bon.
De l'origan ? -Si.
Buon appetito.
-Ca fait 8 jours que j'ai pas lavé mes draps.
Tu sais pourquoi ? Ton odeur...
J'aurais jamais imaginé être avec quelqu'un comme toi.
Diana, elle disait que la plus grande maladie,
c'est le manque d'amour.
Ce qui comptait pour elle, c'était la noblesse du coeur.
Alors qu'elle a tout perdu.
Son argent, son standing, ses chiens.
-S'il te plaît...
-Tu t'imagines pas avec moi ?
C'est ça ?
Je pourrais pas t'en vouloir. Je sais d'où je viens.
Gros soupir
Par contre, dis-le-moi maintenant.
-Je crois que je t'aime.
Je veux pas y aller.
Appelez Alain. Il me remplacera.
-Ne faites pas ça. -Je peux pas plaider.
-Vous allez gagner.
-Je suis épuisé...
Je peux pas lutter. Je suis en miettes.
-Je lui interdis l'accès ? -C'est pas ça.
Elle veut s'installer
avec moi à Paris, elle a tout prévu.
La naissance du 1er enfant...
-Vous l'aimez ?
-Je sais pas. Je sais pas...
Elle m'envahit, elle m'obsède.
-C'est infernal.
Vous n'allez pas vous laisser démolir !
Ayez des couilles.
-Toujours des couilles...
-Je ne serai pas toujours là. -Sans vous, j'en serais pas là.
-Quoi ? -"C'est une bombe,
il faut faire simple..." Toutes ces conneries !
-Vous êtes fatigué.
-Vous étiez censé me protéger.
Regardez le résultat.
Vous êtes fier de vous ?
Que me proposez-vous ?
Trouvez une idée.
Oh, mon Dieu... Faites quelque chose.
J'en peux plus. Qu'elle disparaisse.
-Bonjour, mon coeur.
Bon, on fait la paix ?
T'aurais dû mettre ta chemise bleue.
Un jus d'ananas frais.
Avec des viennoiseries et des toasts miel-marmelade.
Pas trop de café, ça va te stresser.
-C'est du déca.
-T'inquiète pas. Je t'enverrai des ondes.
Merde, ma caméra !
Je l'ai oubliée chez Boulie.
C'est trop con...
-Tu ne filmes pas dans la salle.
-Je vous rejoins.
-Je peux l'emmener.
-C'est vrai ?
-Oui. Je peux y aller tout seul.
-Gardez la voiture.
A tout à l'heure ?
-Prenez votre temps.
-A tout de suite.
Ah, il commence à pleuvoir. Je l'avais dit dans ma météo.
Ca va pas ? Vous vous êtes disputés ?
-Non.
-C'est à cause de moi ?
Je peux mettre un peu de musique ?
*Chanson italienne
J'adore cette chanson.
Que des bons souvenirs. Pas toi ?
-Non, pas moi.
...
-T'es sexy comme chauffeur. -Arrête.
-Allez, t'en meurs d'envie.
Tu te souviens quand t'as réveillé tout l'immeuble ?
Quelle rigolade !
Rire enjoué
C'était trop drôle.
...
...
Je comprends pas pourquoi on s'arrête ici.
C'est quoi, ce regard ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Je sais pas, sois clair, pour une fois.
-On peut parler.
-C'est pas ce que tu fais de mieux.
-Ecoute... -Je sais, c'est très con.
On va le regretter après.
T'as qu'un mot à dire et j'arrête.
-Audrey...
-J'arrête ?
...
Putain, mon scoot, merde !
Pff ! Tout défoncé...
Tu m'aides ou quoi ?
Faut que je t'envoie une invite ?
Remue-toi un peu.
Merci.
Ca va, t'inquiète pas.
Ce qu'on a fait, on oublie.
Allez, on se dépêche.
-On va déjeuner à San Remo ?
-T'es fou ou quoi ? Et puis quoi encore ?
Bertrand m'attend. -Non.
Il t'attendra plus. -Comment ça ?
-C'est fini, vous deux.
Tu croyais que c'était sérieux ?
-T'as pas bien compris : on va se marier,
vivre ensemble à Paris.
Je laisse pas passer ça.
Si tu veux être planton
toute ta vie, tant pis.
J'ai pas honte de vouloir réussir.
Je sais que je peux devenir une star.
-Star de quoi ?
-Mon pauvre vieux... Tu me fais de la peine.
Demain, je pars avec lui. Toi, c'est terminé.
Fin de contrat.
Si tu voyais ta tête !
Tu me suis à 6 mètres, hein !
...
-Depuis le début de ce procès,
Mme Lassalle nous présente un visage fermé, distant,
en apparence sans émotion.
C'est comme si elle avait tenu à nous empêcher
de déchiffrer ses sentiments secrets.
Ce masque impénétrable nous a impressionnés.
Elle s'est retranchée en elle-même.
Mais devons-nous en déduire qu'il n'y a en elle
ni souffrance, ni remords,
ni espoir de pardon ?
Ceux qui ne parlent pas nous enseignent des choses
sur nous-mêmes et sur la vie.
...
-Je vous assure, Maître.
J'ai regardé les jurés,
ils étaient bouleversés.
-Bravo pour votre plaidoirie.
Brouhaha
...
-Félicitations, Maître.
...
-Christophe...
Je peux vous piquer une cigarette ?
Vous êtes le dernier à fumer des gitanes.
-Je tiens ça de mon père.
-Comment vous avez trouvé la plaidoirie ?
-Magnifique.
-Merci.
Je sais pas comment vous avez fait,
mais ça m'a aidé de ne pas la sentir là.
-Vous ne m'en voulez pas si j'attends pas le verdict ?
-Non. Quelque chose ne va pas ?
-Je dois y aller.
-Vous avez l'air fatigué. Prenez quelques jours.
Mais... elle est où, là ?
-Elle vous embêtera plus.
-Vous venez, Maître ?
D'après Mattei, elle prendra le minimum.
-Voilà, monsieur.
Vous avez passé un bon séjour ?
-Parfait.
Quelqu'un m'a demandé ? -Non.
Vous voulez un taxi pour quelle heure ?
-Je vous dirai.
...
-Maître ?
Inspecteur Taurand. Je peux vous parler ?
-Comment c'est arrivé ?
-Justement, c'est pour ça que vous m'accompagnez.
Il ne s'agit pas d'un accident.
-Qu'est-ce que vous voulez dire ?
-Son scooter a été percuté par un autre véhicule.
Nous pensons que c'est votre agent de protection
qui est responsable.
Nous venons de l'interroger.
Il refuse catégoriquement de répondre à nos questions.
...
Nous avons relevé des traces de peinture.
Elles proviennent de la voiture de location
que M. Abadi conduisait.
C'est sûr, il y a eu un choc entre les deux véhicules.
...
-Je peux aller boire un verre d'eau ?
-Bien sûr.
Reste à qualifier les faits.
Vous comprenez que votre témoignage est essentiel.
Nous ne savons pas s'il y a eu intention criminelle
ou s'il s'agit d'un accident.
...
Maître ?
-M. Abadi n'est pour rien dans la mort de Mlle Varela.
-Pourtant... -J'ai gardé la voiture ce matin.
C'est moi qui conduisais.
Je suis seul responsable de ce qui est arrivé.
-M. Abadi, vous pouvez rentrer chez vous.
-Ne vous inquiétez pas, Christophe.
J'ai sécurisé le périmètre.
...
Cours de sport
...
-Et cinq, et six... On pivote !
Et un, et deux, et trois... Plus vite !
...
Et un, et deux, et trois, et quatre...
...
-Merci beaucoup.
Cris des mouettes dehors
...
On frappe.
-Beauvois, courrier.
-Merci.
-"Cher Maître,
"Je suis toujours ici, je ne rentre pas tout de suite.
"Un type m'a proposé de travailler dans un centre de plongée.
"A moins 30 mètres, on ne pense plus à rien.
"Mais parfois, c'est difficile d'oublier.
"Je vous l'ai dit. Si vous changez d'avis,
"je peux rentrer pour que les choses se remettent en place.
"Votre dévoué, Abadi Christophe."
Voix de Bertrand :
-Demain, la météo a prévu un temps clair,
20, 22 degrés dans l'après-midi.
Un vent solaire tournera lentement sur la baie.
Aucun nuage.
C'est le début de l'été.
Brigitte Bardot, "La Madrague"
...
Sur la plage abandonnée
Coquillages et crustacés
Qui l'eût cru, déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.