All language subtitles for On a vol+® la cuisse de Jupiter.1979.BDRip.720p

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Original subtitles

- Vite. Vous avez vu l'heure ? - �a sera pas long.

Au mur, tout le monde.

Dis, Albert. - Allez, hop !

- O� est Fredo ? - Par ici !

Fracas.

- Il est au fond...

- Au mur, on vous a dit!

Viens, ma cocotte. Toi aussi. Allez, hop !

- Merde, Tanquerelle.

- Commissaire Tanquerelle.

Alors, Fredo, on est de retour ?

Paris et ta vieille copine te manquaient.

Allez, hop !

Qu'est-ce que c'est que �a ?

Du sucre en poudre ! On allait prendre le th� ?

- Patron ! Patron !

Il faut y aller, c'est dramatique.

- Oh ! Foutez-moi tout �a au trou. - Emballez, emballez!

Sir�ne de police.

Vite, vite ! Allez !

- Oh, maman !

Bonjour. - Bonjour.

- Lise, tout le monde t'attend. Tu faisais quoi ?

- De la paperasse. Donne.

- Tenez, vous.

Claquements de talons.

Soupirs de satisfaction.

- Voil� la mari�e !

- Allez, assieds-toi.

Oh...

Tu as bien r�fl�chi ?

- Ah, ben oui. - Oui ?

Bon, monsieur le maire, � vous.

- Mes chers amis, ma joie est immense, aujourd'hui,

d'unir un commissaire de police

et un professeur de grec.

Quoi de plus harmonieux que ce couple

descendant les marches du palais de justice, pour gravir

celles du Parth�non.

Le commissaire Tanquerelle s'appellera d�sormais

commissaire Lemercier.

Et quand la police entrera � la Sorbonne,

ce sera tout simplement

au bras de son �poux.

Applaudissements.

-1, 2, 3, 4, 5 et 6. Voil�.

- Sois brillant.

Communique � ta femme notre raison d'�tre.

Pr�sente-lui la Gr�ce

dans toute sa gloire.

- Aie confiance en moi, je compte fermement la bouleverser.

Elle aurait pr�f�r� bronzer aux Seychelles,

mais les noix de coco, j'ai rien � dire dessus.

- Tu sais, un voyage de noces, �a peut marquer toute la vie.

Et si c'est rat�, c'est rat�.

- Tu m'as dit qu'avec papa, �a avait �t�...

- On a eu la chance d'avoir 15 jours de pluie.

�a a �t� inoubliable, inoubliable...

Musique paisible.

- Jamais je n'aurai �prouv� comme devant les Propyl�es

le sentiment physique de la beaut� du monde

et cette n�cessit� de faire dans notre vie une place majeure

� tout ce qui est beau.

T'aurais d� prendre une petite laine.

Alors l�, ma Lison, tiens-toi bien,

parce que nous touchons � l'hom�rique et au sublime.

Imagine cette baie charmante couverte de gal�res,

et les hordes barbares venues d'Asie...

En l'occurrence, les Perses,

- mais ne le r�p�te pas partout-

montant � l'assaut de la ville,

dont les derniers d�fenseurs viennent de succomber.

Alors, les femmes, les enfants, les vieillards,

n'ont d'autre recours que de d�molir les murailles de leur cit�

pour en projeter les pierres sur les assaillants.

Choc. Cri.

- C'est fini, l�-haut, non ?

- Si on allait voir ailleurs ?

- Mais �a va pas, non ?

- Je suis d�sol�. Vous �tes fran�ais ?

- Fran�ais et arch�ologue.

- De la mission Grouillard, je suppose.

- Oui, mais ils ont abandonn� il y a 6 mois.

Je suis rest�. Quand je commence, je vais au bout.

- Bravo. - Je partirai de cette ville

quand elle m'aura livr� ses secrets.

- Je racontais � ma femme le si�ge d'H�raklios,

quand les habitants ont d�truit la muraille de leurs propres mains.

Il rit.

Qu'est-ce qui vous fait rire ?

- Cette th�orie grotesque ?

Je l'ai lue aussi, dans le bouquin de l'in�narrable Lemercier.

Vous imaginez des gosses et des femmes qui grattent

avec leurs ongles des blocs de 7 tonnes.

- Si vous avez une meilleure explication, allez-y.

- C'est b�te comme chou.

La ville a �t� d�truite par un tremblement de terre.

Si cet abruti �tait venu,

au lieu d'�crire son livre � la Sorbonne,

il aurait compris.

- L'abruti, c'est moi. - C'est vrai, c'est vrai.

- Antoine Lemercier, mon mari.

- M. Lemercier ?

Professeur...

Ma�tre.

- L'abruti vous dit merde.

Et le ma�tre

prend cong�, monsieur.

Musique paisible.

- T'aurais pu mettre des chaussures.

- J'ai march� toute la journ�e. Je peux plus entrer dedans.

Tu as vu mon bleuet?

- C'est dr�le. Tu dis des choses superbes,

quand tu vois 3 cailloux.

Et quand on est dans l'intimit�, l'inspiration tombe.

6, 7.

C'est quoi, �a ?

- Un aphrodisiaque puissant.

Je prends �a depuis 5 ans, je sais pas pourquoi.

La m�moire, sans doute.

Je sais pas ce que j'ai.

Je devrais dormir sur le c�t� droit.

- Essayons toutes les combinaisons, Antoine.

- T'es b�te, toi.

Bonsoir. Qu'est-ce que c'est, votre agneau � la thessalienne ?

- C'est un mouton dans sa graisse,

accompagn� de beignets au sirop et au miel.

Mais on peut ajouter des amandes et de la semoule.

- Vous n'avez pas plus sucr� ?

- Je demande.

- Tu vas encore en prendre pour ton grade.

Voil� le survivant de la mission Grouillard.

-Il n'est pas impossible que je le gifle.

- M. le professeur, madame, je suis venu m'excuser.

Je me suis m�me permis, si madame veut bien accepter...

- Si c'est un pr�sent, posez le l�.

- Antoine...

C'est gentil. Qu'est-ce que c'est ?

- Je sais pas ce que vous en penserez.

- Oh ! Un cendrier. - Pas exactement.

- Il est �br�ch�, mais c'est pas grave.

- Heureusement qu'il est cass�. S'il ne l'�tait pas,

sous ce que tu appelles un "cendrier",

qui est en r�alit� un pectoral du... 5e si�cle,

il y aurait le torse d'un cavalier, et sous celui-ci, un cheval.

Et derri�re ce cheval, toute la cavalerie

du bouillant Xerx�s,

ravageant la plaine mac�donienne.

- C'est tout � fait vrai ! Vous �tes extraordinaire.

- Parfois.

- Vraiment, je ne sais pas

comment vous remercier.

- Bon, asseyez-vous, monsieur...

Je connais pas votre nom.

- Charles-Hubert Pochet.

Avec un trait d'union Et puis "Pochet", P-O-C-H-E-T.

- Alors asseyez-vous, M. Pochet. Voil�.

- Non ! Si ! Non, alors... Si.

2 minutes, parce que...

Ma femme et moi, on voulait vous inviter � d�ner, ce soir.

- Un autre soir, peut-�tre.

- J'ai racont� l'incident � Agn�s... C'est ma femme.

Je lui ai dit: "Le Pr Lemercier."

"Quoi ? Le Pr Lemercier ?", elle a dit.

- Ah oui ?

- Elle a pas dit: "Quoi ? Mme Lemercier ?"

- Si, elle m'a dit: "Quoi ? Mme Lemercier ?"

Voil�. Je l'entends encore.

C'est la 1re � droite.

- � gauche. - Oui, j'ai jamais su.

�a va pas s'arranger aujourd'hui.

- Remarquez, si vous descendez, �a devient � droite.

- L�, c'est la 1re � gauche. - Non, � droite.

- Ah oui. - Vous �tes daltonien.

- Oui, j'ai jamais bien su.

Pardon...

Ch�rie ? Ah, ch�rie.

Ma femme, nos amis Lemercier. - Bonsoir, madame.

- Bonsoir.

- Vous avez une jolie maison.

- Ah, vous trouvez ?

- Oui, c'est coquet et il y a de la place.

-Il y a 6 mois, on �tait 18, L�-dedans.

Ils sont tous partis. Sauf M. Pochet.

L'obstin�. Le fanatique.

- T'as pr�par� � d�ner ? - T'as qu'� aller au restaurant.

- Tu fais quoi ? - Je sors.

- Avec qui ? - �a te regarde ? Des amis.

- Mais je suis avec M. et Mme Lemercier.

- M'en fous !

- On vous laisse arranger �a. - �a va s'arranger maintenant.

Enfin, Agn�s, je pars et tu dis que tu pr�pares le d�ner.

L�, il y a plus de d�ner. Il s'est pass� quoi ?

- En cherchant une bo�te de petits pois au-dessus du buffet,

devinez sur quoi je suis tomb�e. Lisez.

- Ma demande de nomination � l'�cole du Louvre.

- C'est sa demande.

Il l'a m�me pas envoy�e. Monsieur se pla�t, ici.

Un fouilleur avec un salaire de mis�re.

Pour fouiller quoi? Hein ? Regardez la brocante.

Tu finiras pas au Louvre, mais aux puces !

- Je vous trouve s�v�re.

Il y a 2 ou 3 choses qui ne manquent pas d'int�r�t.

- De quoi je parle ? Qu'est-ce que vous en savez, vous ?

-Il n'est pas de meilleure compagnie qui ne se quitte.

- Pas question.

La tradition exige, je ne vous apprends rien,

que lorsqu'on entre dans une maison grecque...

Asseyez-vous.

On re�oit l'offrande du sel et du poivre.

- Tout ce que j'aime. - O� est le pain ?

- Qu'est-ce que je disais ? Il trouve rien.

Il creuse le P�loponn�se de partout,

et il est pas foutu de trouver le pain.

Le voil�, le pain.

- Je trouve plus le sel.

- Je passe mon temps � tout ranger!

- Elle a mis la p�t�e du chat dans mon plat de Myc�nes !

- J'en ai marre, de tes saloperies !

Je veux de l'incassable, du plastique !

Sauvage l - Ah ! La salope l

�a... Tu vas le payer cher.

- Je t'interdis de me toucher !

A�e l . O U, �a Va pas

- Arr�te ! Tu me fais mal !

T'es un sauvage...

- Tu crois qu'il l'a assomm�e ?

- Je crois pas.

Grincements.

G�missements.

- Et l�, � gauche toute !

Elle rit.

- Arr�te !

Cris.

Musique paisible.

- Aristote ?

Ouh ouh ! Aristote !

- Antoine ? Tu signes ? C'est pour maman !

- Ah ! Ben oui. Volontiers.

"Temps superbe, c'est pas grave." �a veut dire quoi?

- C'est une plaisanterie entre nous.

- Tu signes "Tony", maintenant?

- Oui, je signe "Tony".

Oh l� l�!Oh l� l�!

Pauvre Pochet, regarde-moi �a.

- Le malheureux.

Lors de mon enqu�te � Saint-Cloud,

il y avait une fille qui lui ressemblait.

- En moins gironde.

- Copie conforme. D�cid�ment, les hommes adorent �a.

Motocyclette. - Professeur !

Professeur, eur�ka !

C'est merveilleux !

C'est le plus beau jour de ma vie ! Eur�ka !

Agn�s !

Cris de joie.

C'est formidable !

Doucement !

Il parle grec.

Hop, hop, hop.

Oh l� l�...

Oh l� l�, que c'est beau.

Agn�s !

Regarde !

Applaudissements.

Remontez-le !

- Bravo, mon biquet.

Oh ! T'arr�tes, non ?

�a ne porte pas malheur, de d�terrer les statues ?

- Pourquoi donc ?

- Tout�nkhamon, ils sont tous morts. - Des l�gendes !

- Moi, j'ai comme un pressentiment.

�a ne trompe pas, j'ai la chair de poule.

Tenez. T�tez mon bras.

- Ah oui. C'est curieux.

- J'ai une cr�me �patante pour �a. - Ah oui ?

- Montez doucement, c'est pr�cieux.

Mettez-la sur la droite... la gauche !

L�! Devant... Moins... Plus... L�chez tout !

Cri de douleur.

- Je disais quoi ?

Bouge pas, mon Toto, j'arrive !

Il doit �tre bless�.

Toujours � fouiller l� o� il faut pas.

Attends, ma puce, j'arrive !

Cri de douleur.

- Je pencherais pour l'�cole de Praxit�le.

- Praxit�le ? - Oui.

Cri de douleur.

Bien qu'il y ait, dans le mouvement de la main,

un �rotisme qui me chiffonne.

Mais en tout cas, L�ochar�s. - L�o... char�s.

Agn�s... - Oh, ma petite puce !

Doucement, vous !

C'est gentil, mais c'est vraiment pas le moment.

- Tu vas devenir riche. - Riche ? Pourquoi ?

- La statue vaut cher. - Oh ?

- Tu peux vendre �a � Istanbul � des Am�ricains.

- Combien ? -2000 dollars.

Qu'est-ce que je dis ? 10000, 20000 dollars !

- La vache !

Cri de douleur.

- Ah ! Ce que j'ai mal !

- J'arrive, mon biquet ! - J'ai mal !

- Mais non. - �a me fait mal !

- Mais non.

- Mais je vais pas mourir. - Oh !

- C'est pas vrai, c'est insens� !

C'est toujours pareil... Ah !

Regarde la statue, au moins... Ah !

Ils me font mal !Ah !

Qu'elle est con... Ah !

Musique joyeuse.

- Je veux la voir. - Oui.

- C'est chouette !

Ils trinquent en grec.

- Voil� le t�l�gramme que j'envoie � Grouillard.

"Votre assistant, M. Pochet, honore �cole d'arch�ologie, stop.

"D�couvert fragment Aphrodite 5e si�cle av. J.-C, stop.

"Confraternellement, Lemercier." - Je suis boulevers�. Merci.

- Si avec �a... - A�e !

-Il ne vous tombe pas les palmes acad�miques...

- Dis donc, mon biquet. - Mmh ?

- C'est peut-�tre pas une bonne id�e, �a.

- Pourquoi ?

- Si on d�clare la statue,

jamais on pourra la vendre.

- Vendre Aphrodite ? Jamais !

- Tu veux en faire quoi? - Elle ira au Louvre.

Avec une plaque "Don de Charles-Hubert Pochet".

En cuivre.

Je serai celui qui a d�couvert les fesses d'Aphrodite.

- Entre celles de ta V�nus et celles de ta femme,

il va falloir choisir.

- Qu'est-ce que �a veut dire ?

- Je veux rentrer � La Rochelle, voir maman, aller au cin�ma

et m'acheter une auto. Voil� !

- L�, Agn�s, tu me d��ois. - Tant pis !

Tant mieux ! - Reviens ici imm�diatement !

- Non !

- J'ai dit "ici". - S�rement pas !

- �a va, la jambe ? - Vous, un ton en dessous.

Allez, viens ici. - L�che-moi !

L�che-moi ! - Viens ici.

- Au secours ! - T'es qu'une gueuse, une lorette !

- H�, h�... - H�, h�!

Cri de douleur.

- Tu vas le tuer, non ! - Ma jambe !

Ah ! Ma jambe !

- Une coupe qui se met en train.

La porte claque.

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est rien, c'est une mouche.

Une mouche. Une petite mouche.

- Oh... Une mouche.

- Alors, on dit: 1, 2, 3, 4, 5.

Il m'en manque une, la petite jaune. Ah non, je l'ai l�.

Parfait. Il manque la petite trousse.

- Je l'ai mise dans le sac bleu !

Panique pas, mon ch�ri.

La brosse � dents est dans son �tui, qui est dans la trousse.

La trousse est dans le sac bleu. - Tu me rassures.

Et mon blouson �cossais ?

Ma pelure, comme tu dis. -C'est jet�.

- Oh ! Pochet ! Nous partons !

- Professeur ! Si vous saviez ! - Quoi donc ?

- Aphrodite a disparu. - Allons bon !

- On nous l'a vol�e cette nuit. On a rien entendu.

Ma femme est en larmes. - J'imagine.

- Quoi ? - Au revoir !

- Au revoir !

Au revoir, Pochet !

Bonne chance ! - Merci pour tout !

Sir�ne de bateau.

- Au lieu de cavaler comme �a, il devrait demander � sa femme.

Il la retrouverait plus vite.

- Explique-toi.

- Votre caillou vaut de l'argent.

Et la petite a envie d'une auto.

Peut-�tre que �a ne s'embo�te pas.

Et puis, je m'en fous. Ah.

O� en �tais-je ?

Musique paisible.

- 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Il m'en manque bien une.

C'est un porteur ? Il a un dr�le d'air.

Bon, je recompte. 1, 2, 3,4, 5, 6 et 7.

J'en ai une de trop. - C'est dr�le.

Tu es rest� 40 ans c�libataire et plut�t fringant,

et mari�, tu retournes vieux gar�on.

- On peut sombrer dans la d�bauche et aimer l'ordre.

Tu m'as d�voy�, tu ne me d�sorganiseras pas.

Je recompte, allez. 1, 2, 3, 4...

1, 2, 3...

- Qu'est-ce qu'il fait ici, lui ? - Et 7 !

Et 8 ! O� vas-tu, toi ?

- Je reviens.

Quelque chose me d�mange, mais �a s'embo�te mieux.

- Cr�nom d'une pipe, on en sort ? 1,je dis, 2...

Sir�ne de bateau.

- D'apr�s une relation � moi qui est dans la police,

vous allez tout droit aux emmerdements.

Il vaut mieux tuer une renti�re que de rouler les Beaux-Arts.

D�tournement de patrimoine, vous risquez le maximum.

- Je d�tourne rien.

Mme Pochet veut l'�valuer pour la vendre, je crois.

Je vais voir un expert.

- Mme Pochet vous demanderait de vous noyer, vous le feriez.

Elle a un truc, Mme Pochet ?

- Toutes les femmes ont un truc. Hein ?

- �a va. On peut savoir o� vous allez ?

- Hermann Von Blankenberg, c'est le meilleur expert.

Au revoir, madame.

- Lise ! J'ai pas retrouv� le sac avec mes mules.

Regarde !

- Nom de Zeus ! Le cul d'Aphrodite !

C'est trop fort. Faut pr�venir Pochet.

- M. Pochet, t�l�phone.

- All�, professeur ?

- J'ai une bonne nouvelle, votre statue est ici.

- Wouhou !

- Non, elles restent l�. Ces deux-l�, elles restent ici.

Il parle grec.

On repart demain, on va pas les d�faire.

- Je m'en fous. Vous avez retrouv� ma statue ?

- Oui. C'est Aristote, ce grand et beau gar�on.

- Aristote ? Je m'en doutais. Salaud !

Je le tuerai ! Je le tuerai, je vous le dis.

C'est pas la 1re fois...

- Demain, n'oubliez pas le petit d�jeuner.

7 h 15 pr�cises. Soyez gentil.

- Va compter les valises. - Oui.

- All� ? Hubert ? Venez ici le plus vite possible.

- Moi ? - Oui.

Si vous pouviez vous passer de votre femme un moment.

- Vous ne l'aimez pas ? - Si.

Sa pr�sence n'est pas indispensable.

- J'en ai 9. - Hein ?

- Valises.

- Charles-Hubert ! Attends-moi !

Je dois aller en ville !

- Ta pr�sence n'est pas indispensable !

- Qu'est-ce que tu dis ?

- On a retrouv� la statue !

- Nous descendons et imm�diatement,

ma femme distingue le pavillon d'Aristote.

Pour �a, elle a des dons extraordinaires.

Elle a de l'intr�pidit�, le sens du commandement...

Elle aurait pu faire l'arm�e.

Elle a pr�f�r� la police. - Nous sommes au courant.

On n'a pas toujours le choix. Et elle est si sympathique.

- Pendant que je rassemblais le mat�riel,

elle, elle se pr�cipite ici, et...

O� est pass� le bateau ?

Aristote �tait ici m�me.

Il n'y a pas 2 heures. -Il est pas parti en taxi ?

- Si, vous avez raison. Il est all� voir un expert.

- Lequel? - Un nom tr�s net, tr�s carr�.

Schwartz. - C'est pas Hermann Von Blankenberg ?

- Si.

Vous le connaissez ? - Oh l� l�...

Ils parlent grec.

"Schwartzenberg."

"Blankenberg."

- C'est tr�s curieux.

Je parle un grec tr�s classique et personne ne me comprend.

- Le grec a �volu�, depuis P�ricl�s.

- Pardon.

Un homme parle grec.

Elle parle grec.

- Docteur Von Blankenberg ? - Oui ?

- M. Pochet, de la mission Grouillard.

- Et alors ?

- Je vous avais apport� un pectoral.

- J'ai du travail.

- Excusez-moi, en 2 mots.

Ce matin, vous avez re�u un homme au visage bestial.

-Il n'est venu personne. - Si, ce matin.

- Non ! Touchez pas � �a.

- Vous faites plus d'expertises ?

- Non, c'est fini. Plus le temps.

- Nous avons �t� mal inform�s. Nous pourrions t�l�phoner ?

- Vous voulez d�ner, aussi ?

Le t�l�phone sonne.

- Oui ? Ah, mon Antoine. O� �tes-vous ?

- On est au diable, � la campagne.

Cloches d'�glise.

- Attends, j'entends rien.

Voil�, c'est bon.

- Ce matin, tu m'as bien dit qu'Aristote allait chez un expert ?

Comment s'appelait-il ? - Von Blankenberg.

- Justement, c'est bien �a.

Il t'a menti.

Il n'est jamais venu chez "Schwartzenberg".

- Blankenberg !

- C'est foutu. On la retrouvera jamais.

Pour une fois que la chance me souriait.

Il faut le dire, ma vie n'a �t� qu'une suite de malentendus.

� 6 mois, d�j�, j'avale une �pingle.

� 12 ans, s�lectionn� dans l'�quipe de basket,

on me passe une radio, on voit l'�pingle, vir�.

Je me dis que je vais �tre r�form�.

Je me retrouve dans les paras.

Exercice de tirs, j'�ternue, je descends l'adjudant.

Raide. On m'a coll� 8 jours.

Et il y a 4 ans, je rencontre ma femme,

chez le pr�fet, � La Rochelle.

Tout va changer. On n'a pas d'argent,

on a des physiques moyens,

mais le ciment prend.

Agn�s est � la base de tout.

Si j'en suis l�, c'est gr�ce � elle.

- Stop !

Aristote ? - Aristote ?

H�, professeur !

M !

- Il y a quelqu'un ? Oh.

Aristote ?

Il frappe � la porte.

- Oh, merde.

Sir�ne de police.

Chant grec.

Sir�ne de police.

- Vous �tes vraiment commissaire de police ?

-Il y a, chez nous, des femmes commissaires.

�a fait partie du progr�s.

- Merci.

- Vous allez les garder longtemps ?

- Jusqu'� la fin de l'enqu�te.

- C'est fou.

- Vous pouvez alerter notre ambassade,

nous menacer d'intervenir en haut lieu,

ou me proposer de l'argent, hein ? Un Grec.

Je m'�tonne que vous ne soyez pas venue avec de la verroterie.

Enfin, nous ne sommes pas susceptibles.

Avec toutes les plaisanteries, nous pourrions nous formaliser.

- Je n'ai jamais entendu de plaisanteries

sur les Grecs. - Moi, si.

- Et d'ailleurs, mon mari est un grand universitaire fran�ais.

- Ce n'est pas une excuse.

- On vous a rien fait.

- Qui a vol� la V�nus de Milo et les frises du Parth�non ?

- Non. �a, ce sont les Anglais.

- Je les d�teste aussi.

- Quand vous coincez un Turc, qu'est-ce que �a doit �tre !

- Madame, j'ai une vision extr�mement simple de l'affaire :

crime passionnel.

M. Pochet a prononc� des menaces de mort contre la victime.

Le gendarme ici pr�sent en a �t� t�moin.

- Peut-�tre. Le petit Pochet est d'un naturel ombrageux.

- Tous les Fran�ais sont ombrageux, comme les Irlandais !

- Vous n'avez pas un parti pris contre les �trangers ?

Que reprochez-vous � mon mari, � part qu'il soit n� en Dordogne ?

-3 fois rien ! 3 fois rien !

C'est lui qui devait tenir la malheureuse victime

pendant que Pochet frappait.

- C'est absurde !

- Avec quoi se rase votre mari ?

Oui, je comprends votre trouble.

Venez voir le carnage.

On ne cache rien, dans notre pays.

La justice suit son cours.

Ce n'est pas partout le cas, hein ?

Vous doutez de mon organisation ?

Tout ici est class�, not�, r�pertori�.

Il parle grec.

Vous voulez Aristote Serakis ? C'est facile.

Le voil�.

Le voil�.

Ils parlent grec.

- Commissaire ! Je crois que je l'ai.

La coupure est franche.

Je sais pas qui a fait �a, mais c'est un travail de pro.

Le taux de coagulation ? - Excellent.

- Vous avez fait une analyse bact�rienne ?

- Bien s�r ! - Oh, regardez.

La montre a d� se casser pendant la bagarre.

18 h 03.

- C'est �a. 18 h, 18 h 30...

- Non, 18 h 03.

- Nous savons tout �a.

- Vous l'avez not� ? - Oui, nous noterons.

- Non, notez tout de suite.

- J'ai pas de crayon.

- Tenez, j'en ai un.

- Vous avez du papier ? - Non.

Il parle grec.

Et puis, �a suffit, de poser des questions.

Je m�ne une enqu�te tout en finesse.

Chacun � sa place : les femmes � leurs casseroles

et les canards, � la p�che !

- Ah ! Mme Lemercier!

Alors ?

- Les oranges sont inutiles, il y a pas de visite.

- Ils sortent quand ? - Ils sortent pas.

- Enfin, avec vos relations ?

Vous �tes flic, non ?

- Je suis flic fran�aise.

Ici, il y a une police et une justice grecques.

Ils seront jug�s par des Grecs.

- Jug�s pour quoi ? - Pour assassinat !

Trouv�s sur le lieu du crime, l'arme en main et un motif �norme !

- Vous ! 'Mais quel motif?

- Oui ! -Moi ?

- Je vais faire la gr�ve de la faim.

- C'est �a.

- Mieux : si on les faisait s'�vader ?

- Au lieu d'aller au tribunal, on va � l'enterrement.

- Tout ce que je dis... - Des conneries.

- C'est gentil. On dirait que c'est ma faute !

- C'est pas moi qui ai couch� avec Aristote.

- Aristote est un camarade.

- Donc vous lui avez donn� la statue.

- Qui vous a dit �a ? - Le d�funt !

- Vous savez ce que je voulais faire de l'argent?

- Acheter une auto.

- Non, une pelleteuse !

Pour que mon Toto trouve plein de statues et s'ach�te des autos.

Et quand il sortira...

- Faites ce que vous voulez, quand vous voulez,

parce que les drames, les r�conciliations,

la famille Pochet... Hop, hop !

� l'h�tel Olympia.

Cloches d'�glise.

All� ? Oui.

Demandez-moi 07 86.

Od�on 07 86, c'est la police judiciaire.

Demandez-la en priorit�. Merci.

Les cloches, l�. - Madame.

- Elles sonnent tout le temps ? - Ah non.

Seulement � 9 h du matin et � 6 h du soir, pour l'office.

- � 6 h du soir ? - Oui.

- Eh bien, � 18 h, mon mari me t�l�phonait � 30 km d'ici.

Il pouvait pas �tre sur le port, en train d'�gorger un marin grec.

Comprenez-vous ?

Oh, oh?Oh!

- Bon, vous �tes all�s directement au bateau ?

- Oui. - Oui.

- Allons-y. Marchez � la m�me allure qu'hier soir.

Vous aviez d�j� le rasoir � la main ?

- Je n'ai jamais eu ce rasoir!

Je vous l'ai dit !

- On y reviendra. Allez-y. Lequel est mont� le 1er ?

- Je vous ai laiss� passer.

- Avec vos pr�s�ances, vous allez me faire tuer.

Il parle grec.

- Attention, accrochez-vous !

Le commissaire crie.

- Mais Agn�s, t'es folle !

- Je ne sais pas nager! Arr�tez ! Non, arr�tez !

- Vite, prenez la barre !

Tout droit.

- Au secours ! Arr�tez ! Arr�tez !

- �a va, il coule!

Oh, toi, t'es beau !

- Commissaire !

Monsieur le commissaire !

Tout va bien.

Vous avez fait une erreur compl�te d'analyse.

Mon mari est innocent, ainsi que Pochet.

A 18 h 03, l'heure du Crime,

le Pr Lemercier et M. Pochet, de la mission Grouillard,

�taient en pleine campagne, � 30 km d'ici,

avec un alibi en b�ton. - Ah ?

- Voici la preuve avec ce petit pope,

qui, tous les soirs, sonne les cloches � 18 h.

C'est clair ? - Oui.

- O� est mon mari ?

O� va-t-il ? - Je ne sais pas, madame.

{Qu'est-ce qu'il fait ? -Il s'�vade.

Il s'�vade.

- En somme, c'est une extradition.

- Disons, tout au plus, un retour au pays.

Votre avion est � 18 h 30. - Je peux faire mes bagages ?

- Notre voiture est � votre disposition.

- Je peux prendre un taxi, sauf si �a d�pla�t � l'ambassadeur.

Vous ne m'accompagnez pas dans ma chambre ?

- Je fais d�j� un travail qui me d�pla�t.

Je ne suis pas n� pour jouer les gardes.

Je ne suis pas un flic.

Excusez-moi, commissaire.

- Mme Lemercier !

- Appelez-moi Paris, Od�on 07 86. Passez-le-moi dans ma chambre.

- Mme Lemercier ?

Le t�l�phone sonne.

- Paris en ligne.

- All�, oui, la PJ ? Ici Tanquerelle.

On s'amuse comme des fous, il fait un temps superbe.

Passez-moi le patron.

All�, M. le directeur ?

Merci de votre intervention. On m'�jecte comme un droit commun.

J'ai besoin de 3 jours avec un mandat international.

J'ai un alibi superbe. "Peu importe" ?

Enfin, M. le directeur...

Oh. Voil� du monde.

Je peux vous rappeler ?

- COUCOU.

- N'aie pas peur, c'est moi.

- Bonjour, madame.

- On est crev�s !

- J'en peux plus.

- Vous �tes fous ou quoi ?

- Non, on n'est pas fous.

- On sait tr�s bien ce qu'on fait.

On frappe � la porte.

- C'est quoi ?

- Souriez, Mme Lemercier.

Voil�. Bien aimable. - Je vous en prie.

Cette id�e brillante d'�vasion, c'est de qui ?

- On n'est pas venus se faire tirer les oreilles.

On a trouv� la solution : on va � l'a�roport,

on choisit un avion, on braque un pilote et vroum !

En route pour Paris.

- Ben voyons. Et vous le braquez avec quoi ?

- On y a pens�.

Il y a une armurerie au coin de la rue.

- Et vous cassez la vitrine ?

- Oui. Bonne id�e.

- Qu'est-ce qu'ils ont chang�...

- Les solutions simples vont s�rement vous d�cevoir,

j'interromps la r�cr�ation.

- � l'heure du crime, vous �tiez chez Von...

- Schwartzenberg. - Blankenberg.

-Il est pr�t � t�moigner. Je le rappelle.

Le t�l�phone sonne.

Elle parle grec.

Je comprends rien.

Il parle grec.

Il est � la gare, il part pour Ath�nes.

- Faut y aller!

- On a le temps ?

- Allez, Pochet.

- Si on faisait une trou�e ?

- Arr�tez votre cin�ma. On passe par les toits !

- On passe tous par les toits.

- Vite !

- Je le remets aussi ? - Bien s�r. Vite, merde !

- C'est pour passer inaper�u ou vous avez froid ?

Attendez-moi !

Musique entra�nante.

- Je m'�vaderai plus avec toi !

- Oui, oui...

- Oh, mon biquet !

Il crie.

- Agn�s !

- Attention ! Hop !

- O� est Pochet ? 1, 2, 3.

- Professeur ! - Par ici.

- Vite, il est l� ! - Ton sac !

Viens, ma Lison.

- �a va, toi ?

- Surtout, ne m'attendez pas.

- Allez, Pochet, mon vieux. Allez !

Klaxon.

Sifflet.

- Enlevez �a, qu'on sorte de la ville discr�tement.

- T'as raison, Lison.

- � droite, � droite ! L�, la gare !

H�!H�!Oh!

- Schwartzenberg ! - M. Blankenberg !

Descendez, je vous en prie !

- �coutez-moi, bon sang !

M. Schwartzenberg !

Merde !

C'est foutu.

- O� il est ? -Il est parti.

- On est perdus.

- Le train s'arr�te � M�gara, on va le rattraper.

Sir�ne de police.

Il parle grec.

- Vous tombez bien.

Allons prendre la d�position du t�moin.

- Que faites-vous ?

Vous �tes folle, non ?

Je... Je vous ordonne de descendre.

C'est compris ?

Arr�tez-vous imm�diatement !

C'est un ordre ! 1re sommation !

- Foutez-nous la paix. -2e sommation !

Coup de feu.

- �a va pas ? - Antoine va le d�sarmer.

- Laissez-moi !

Sir�ne de police.

Coups de feu.

- Alors ? Confisqu� !

- Vous le regretterez. - Mais ma femme est un g�nie !

Elle va r�gler �a, vous devriez prendre des notes.

Tiens, le voil�.

Musique rythm�e.

- Regardez, dans le wagon !

- Oui, dans le wagon-restaurant !

- Le type en blanc ? -OUI !

- Allez ! - �a, c'est Schwartzenberg.

- �a veut dire quoi ? -Il ne vous conna�t pas.

Il faut trouver un autre t�moin. - Il n'a pas d� voir.

- Tournez � gauche. - C'est une route, �a ?

- Je suis n� dans ce pays.

- Schwartzenberg !

- Faites-nous un signe ! - M. Schwartzenberg !

Attention � la barri�re ! - Ah !

Cris.

- O� est-ce qu'on est ?

- Demande au commissaire.

- Demi-tour.

- �a y est, on le d�passe !

- On va arriver avant lui !

Sir�ne de police.

- Police ! Ouvrez la barri�re.

La barri�re ! La barri�re !

- Attends, je m'en occupe.

Oh, tu vas la lever, ta barri�re, dis !

Vieille seringue !

Allez, oui. Allez, allons-y!

Allons-y, c'est bien.

Merde !

Mais levez �a !

Levez! - On pousse !

Allez ! - Allez, hop hop !

- Tu nous aides ? - Je peux pas, avec ma jambe.

Avertisseur sonore de train.

- Attention, le train !

- Merde !

- Attendez l�, mais moi, je descends.

- Lise, le train ! - Arr�tez !

- Arr�tez !

- Cachons-nous, �a va exploser.

- Mon pl�tre est coinc�.

- D�coince-le, mon biquet.

- Je vais �tre cul-de-jatte.

- L'aventure, c'est l'aventure.

- Moi j'y vais ! - Non !

Le train freine.

Soupirs de soulagement.

- C'est terrible, j'en ai la chair de poule.

Tenez, t�tez. - Oh, oui.

C'est curieux, �a. - Oh, oui.

- Merci, mais il n'y avait aucun danger.

- Soyez pas susceptible. Allez !

Cri de douleur.

- On court, on se marre, on ne sait plus ce qu'on fait.

- Dis donc, Pochet n'est pas pass� loin.

- Pas de bobo ? - Non, rien.

- Blankenberg... Ah, il est l�-bas. Suivez-moi.

- Et on fait pas de constat ?

Il parle grec.

- Chut, taisez-vous.

Mais �a change tout. Venez.

Tout bascule, commissaire.

L'autre t�moin, l'expert, Blankenberg, c'est l'assassin.

Il a dit qu'il n'avait pas vu Aristote.

Facile. Il l'a vu, l'a tu� et lui a vol� les fesses.

- Les fesses ? - Vous savez ce que c'est ?

Coups de feu.

- C'est l� que je vous attendais. L'�preuve du feu.

Vous �tes des n�tres, commissaire.

- Sortez votre plaque, on les fout au bloc.

- Ma plaque. O� est ma plaque ? J'ai pas ma plaque.

Avertisseur sonore de train.

S'il vous pla�t, laissez-moi faire.

Vous allez voir l'entra�nement de choc dans la police grecque.

Regardez. Vous faites �a � Paris ?

1,2,3 et hop!

Cri.

Non. Ah !

Quelle heure est-il ?

Cri de douleur.

Le train freine.

Propos en grec.

Il chantonne.

- Ah, vous voil�.

Oh ! Dites donc, quel gadin !

Qu'est-ce qu'il a ? Enfin, commissaire !

Commissaire, c'est pas s�rieux.

Enfin, Andr� !

Mon chapeau !

Andr� !

Regardez-moi, je suis votre coll�gue !

- Pi ! Pi : 3,14116.

- Bravo. Respirez un bon coup. -Il faut interroger les vaches.

On a vol� le train.

-Il a manifestement perdu la raison.

- C'est pas eux, l� ? - Ah, si.

- L�, l�, les voil�! Lise !

Oh, Lise ! - Oui !

- Faut absolument retrouver Agn�s, lieutenant.

Elle a des seins prodigieux. - Vous fantasmez, ils sont normaux.

- Attention, j'entends des chevaux. - Mais non.

- Nous sommes perdus.

O� est mon revolver ? - On en trouvera chez le pharmacien.

- �a va, Lise ? - Tr�s bien.

- Une chose me d�passe.

L'expert v�reux, Blankenberg... - Schwartzenberg...

- Non, Blankenberg.

Tuer un homme pour un morceau de marbre, je comprends pas.

Radio en grec.

- Chut, �coutez �a.

- Quoi ? - �a s'arrange pas.

Il dit que vous �tes le cerveau de la bande,

que vous avez �gorg� Aristote. - Ils sont malades.

On parle pas de nous.

- �coutez-moi. Si les coll�gues de ce monsieur veulent l'assassin,

qu'ils se d�merdent.

� partir de ce soir, les Lemercier reprennent leur vol nuptial.

Agn�s, arr�tez-vous au prochain village.

Bonsoir, messieurs.

Je peux vous confier un commissaire de police ?

Je vous jure que c'est un vrai.

Vous me le mettez au lit, et demain, il sera op�rationnel.

Il pourra traire la ch�vre, balayer la cour.

Je ne m'attarde pas. Bonsoir.

Bonsoir, Andr�. � bient�t.

En route. On va d�ner, j'ai faim.

Brouhaha.

- Ah, il y a des aubergines, l�.

Vous aimez les aubergines ?

- Oui, mais depuis 3 ans, matin et soir...

- Avec des pommes de terre �minc�es ? Vous avez des pommes de terre ?

Il traduit en grec.

Non...

- Ah, il y a des brochettes. - Ah.

- Votre femme aimerait �a, les brochettes ?

La mienne en raffole. - Nous aimions beaucoup,

mais depuis 3 ans, matin et soir. - On pourrait avoir...

- Ah, des baklavas. Me dites pas que vous n'aimez pas.

- On s'est jet�s dessus au d�but, mais matin et soir depuis 3 ans...

Mon r�ve serait une c�telette avec des haricots damois.

- Vous m'en donnerez 4, s'il vous...

Cliquetis.

- Regardez L�-bas derri�re.

Il faut se rendre.

Qu'est-ce que vous attendez pour tirer ?

J'ai envie de faire pipi.

- Vous pisserez plus tard, Pochet.

Dans ces situations-l�, il faut une attitude romaine.

Tenez-vous droit, bon Dieu. - Je peux pas.

- Allons-y, allons-y.

S'ils nous tirent dessus, je d�fouraille. Attention !

Attention !

- Dites-moi, vous avez d�j� fait l'amour dans la paille ?

- Vous arrive-t-il une minute par an de penser � autre chose ?

Le Vendredi saint ou le jour des morts.

- Avec Hubert, c'est difficile. Je vous jure qu'il est pas reposant.

Certains soirs, on voudrait lire, �couter de la musique.

- Ben, bien s�r.

- Pas question. J'ai pourtant tout invent�.

Les migraines, les crises de foie... �a ne l'arr�te pas.

Agonisante, il me grimperait dessus.

On dirait pas �a de ce petit ouistiti !

Le professeur Lemercier, �a, on comprend.

Un colosse ! - Oh, un colosse !

- Ah bon ? Ah.

Remarquez, �a nous arrivera bien un jour.

� la longue, il y a le train-train, l'usure du temps.

Mari�s depuis longtemps ? -4 jours.

- Oh !

Klaxon.

- Oh !

On a faim ! On a faim!

- On a notre photo dans le journal. - Hein ?

- On a notre photo dans le journal, tous les deux.

- Le feu va se voir � 10 kilom�tres. D'ici qu'on soit cern�s...

Gloussements.

Si le vent tourne, on va foutre le feu � la grange.

- Arr�te de rouscailler.

- Elle a raison.

Ne soyez pas d'humeur chagrine, Pochet, voyons !

Nous sommes innocents.

Nous avons le meilleur flic d'Europe.

Nous menons une vie exaltante.

- S'ils nous retrouvent, ils nous abattront comme des chiens.

- En tout cas, ils m'auront pas vivant.

-Il faut tenir 3 mois.

On va grossir, ils nous reconna�tront pas.

Rires.

- Je sais pas comment vous faites pour manger.

- Allez, mes enfants. Tout le monde au lit.

- Chouette ! Chouette !

- Antoine,

t'as d�j� fait l'amour dans la paille ?

- On devrait assurer un tour de garde.

Je propose qu'on se relaye tous les quarts d'heure.

- C'est frustrant. - Disons, toutes les heures.

- Je prends le 1er tour.

Votre revolver ? - Ben voyons.

Tenez, mon ami. - Merci.

- "Mon auberge �tait � la Grande Ourse,

"et les �toiles au ciel avaient un doux froufrou."

- Qu'est-ce que tu fais ? - Tu vois, Charles-Hubert,

ces derniers temps, on a eu des mots, des frictions.

Si tu me disais : "Je te prends l�, debout, tout habill�e",

c'est pourtant pas mon genre, je saurais pas dire non.

Je pardonnerais. - Pardonner quoi ?

- Ce que tu veux.

Hululement de chouette.

- Qu'est-ce que c'est ? C'est pas un grillon, �a...

- Non, c'est une sauterelle.

- Oh, non.

Demain. �coute...

Chants de grillons.

Coup de feu.

Qu'est-ce que...

Soupir d'exasp�ration.

- Essayez, vous.

Faut viser les gendarmes � la t�te pour ne pas ab�mer les pots.

Tendez bien les bras, allez-y.

- On est bien, dans les bras d'Antoine ?

- Viens donc jouer avec nous.

- J'ai horreur de ces machins.

- Oui, madame Lemercier, tenez. Essayez.

- Si vous y tenez.

Bon, je vais aller pr�parer le caf�.

Oh, oh!

Oh!

Venez voir.

Regarde. L�.

- Oui. - Allez me chercher mon sac, Agn�s.

- �a ne te dit rien ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est l'Aphrodite d'H�raklios. - Oui.

Et alors ? - Oh, nom de Zeus.

T'as raison. �a co�ncide avec... - Avec quoi ?

- Avec le morceau que votre mari a trouv�.

- Regardez, Agn�s.

Le bras qui co�ncide avec la main

sur la hanche.

- OH...

- O� elle est, cette Aphrodite ? - Au mus�e de l'Acropole � Ath�nes.

O� il est all�, Blankenberg ?

- � Ath�nes.

- En route !

- R�veille-toi. - Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qu'il y a ? On va o� ?

- � Ath�nes.

- "C'est l� que les Ath�niens s'atteignirent."

- Oh, non pas �a. Pas vous, Charles-Hubert.

Oh l� l�. - Ben oui, je sais.

Mais je sais plus, moi. Je voudrais que �a s'arr�te.

- Si on garde la voiture, on va d�clencher les sir�nes.

- Mets donc la n�tre, tiens.

Sir�ne de police.

- Qu'est-ce que c'est ?

- C'est un pauvre p�p�re. - Je vais le s�cher.

Allez, allez ! Hop, hop.

Allez, monsieur.

Musique entra�nante.

C'est quand m�me admirable.

- Pour nous qui savons, plus encore.

- Regardez, l�, c'est formidable. Juste la main.

Regardez.

- Hein ? -J'aimerais bien voir l'original.

- C'est un faux ? - Pas un faux, une copie.

Gloussements.

- Qu'il est b�te ! - Une copie en pl�tre.

-Ici ? Vous r�vez, professeur. C'est du marbre.

R�sonance sourde.

- �a, c'est du marbre.

R�sonance creuse.

�a, c'est du pl�tre.

�a, c'est du marbre.

�a, c'est du pl�tre.

- A�e, ouille. -�a aussi, c'est du pl�tre.

Alarme du mus�e.

- �a, c'est la colle.

- Vite, viens, on file.

- Restez. - Restez avec nous.

Zacharias !

- Lemercier !

-20 ans ! -30 ! Le s�minaire d'Aix.

- Je pourrais citer la p�roraison de sa conf�rence

sur la mythologie d�concertante. Une merveille.

- J'ai entendu parler de toi, r�cemment.

Je t'ai vu � la t�l� ? - Non, en voyage, je suis discret.

- Je te comprends. - Que fais-tu ici ?

- Je suis le conservateur du mus�e. - Bravo.

- Et toi, que fais-tu en Gr�ce ? - Voyage de noces.

- Lise, ma femme. - Tous mes v�ux, ch�re madame.

C'est toi qui as cass� cette saloperie ?

- Oui. Zacharias, pr�pare-toi � un choc, mon bonhomme.

Lise, la photo.

Trouv� il y a 3 jours par la mission Grouillard dans l'�le d'H�raklios.

- C'est extraordinaire. C'est exactement �a.

- D'o� ma d�ception devant ta copie. - Venez avec moi.

Je vais vous montrer l'original.

Il parle en grec.

Il est � l'abri des maniaques. Si vous saviez ce qu'ils font...

Certains ont grav� leur nom,

d'autres se sont acharn�s � coups de marteau.

3 tentatives de vol,

et je ne parle pas des obs�d�s sexuels.

Attendez, je vais mettre un peu de lumi�re.

Voil�.

Venez.

Explications indistinctes de Zacharias.

Ah, voil� la chambre forte.

Vous avez laiss� votre fragment � H�raklios ?

- Justement, on nous l'a vol� il y a 3 jours.

-Il y a eu un mort.

- Vol� ? Un mort ?

Explosion.

- Les salauds ! Je vais donner l'alarme !

- Allez, vite !

Sir�ne de police.

Propos en grec.

- On n'est pas pr�s de revoir Blankenberg.

- Nom de Dieu, pourquoi voler des statues comme �a,

de qui qu'elles soient, pour les vendre � qui ?

- � des milliardaires, aux cerveaux f�l�s.

Beaucoup d'�uvres d'art disparaissent chaque ann�e.

Des Picasso s'entassent dans des caves comme nous.

- On n'est pas des chefs-d'�uvre. Je vois mal un milliardaire maniaque...

nous contempler pendant des heures dans sa cave blind�e.

Rires.

- Tu jettes un coup d'�il ? - Ouais. Donne-moi la main.

Oh, les Pochet !

- �a va pas, non !

J'ai laiss� ma canne au mus�e.

- A�e, oh ! - Oh !

Les voil� ! - Chouette ! Allez, viens.

Cris de joie.

- Je suis content. - Moi aussi.

- M. Lemercier ! - Appelez-moi "Antoine".

- Eh ben ! Eh ben ! Eh ben !

- Ben, dis donc, Antoine. �a va bien.

- Oh !

- Charles-Hubert, vous qui �tes une vieille taupe,

combien de temps on peut tenir ici avant que de devenir enrag�s ?

- � Varsovie, des gens ont tenu des mois.

C'�taient des Polonais, vous me direz. - Je crois que c'est calme.

- Ils sont derri�re les volets. Si on met le nez dehors...

Vous vous rappelez hier soir au march� ?

L'acier des fusils au soleil quand on achetait des baklavas.

- L'horreur.

-Il reste que 2 solutions.

On se constitue prisonniers... - JAMAIS !

- Ou on passe la fronti�re en fraude. Il faut un passeur.

Un passeur, �a se paie. Les Pochet, vous avez combien ?

- Moi, j'ai 3 et 2... T'as combien, Agn�s ?

- Moi, j'ai rien, comme d'habitude.

- T'as pas pris d'argent ? - O� ? T'as �t� augment� ?

- Arr�te. Elle manque de rien. �a fait 5 ans que je travaille.

-5 ans que je lave ses chemises. - �a va pas recommencer.

- Non, �coutez, on veut bien voyager avec vous,

mais la paix, quand m�me.

Pour une fois qu'on est en vacances...

Bref, enfin ! Lise, t'as combien dans ton sac ?

- Merde, mon sac !

- Bon, soyons pr�cis.

Vous dormiez.

Et c'est au matin que vous vous �tes aper�u

qu'on avait vol� un javelot.

- Un javelot ?

Il parle grec.

Le t�l�phone sonne.

Excusez-moi.

All� ?

- C'est Antoine Lemercier.

Je ne sais pas ce qu'on t'a racont�,

mais c'est faux. Parole d'homme mari�.

Il faut que je te parle.

- Les pieds, Lemercier. Les pieds !

- Quoi ? Les pieds ?

- Ce soir, 21 h, 18, rue Thalassa.

Les pieds !

- Quoi, les pieds ?

Il frappe � la porte. Il siffle.

Merci de ta confiance. - Ressaisis-toi.

Dans 1000 ans, on ne parlera plus de ton coup de rasoir.

- Je te jure.

- Les faits divers ne sont pas de notre minist�re.

- Ah bon...

Ah bon, si tu le prends comme �a...

- Vous avez mon sac ? - Oui, il est l�.

Regardez bien. Op�ra en trois actes.

Un voile se l�ve sur le pass�.

Premier acte.

Le buste, qu'on m'a vol� il y a 3 heures.

Deuxi�me...

Qui sont ces jeunes gens ?

- Charles-Hubert Pochet, mission Grouillard, et mon �pouse.

- Ah, mes hommages, ch�re madame.

- Je suis ravie. - Donc...

Deuxi�me acte.

Il siffle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? -Il dessine bien.

- Les fesses,

qu'on vous a vol�es il y a 3 jours.

Troisi�me acte.

Une petite minute.

Ah, les pieds.

Fin du troisi�me acte.

Qu'est-ce que vous dites de �a ?

- C'est fantastique.

- Je trouve pas mes mots.

- Moi, j'en ai la chair de poule.

Tenez, touchez mon bras.

- Ah oui. - Curieux, �a.

- Oui, c'est curieux.

- Monsieur,

avec le buste et connaissant les pieds,

pourquoi n'avoir pas fait le rapprochement?

- Sans le milieu, comment raccorder les 2 extr�mes ?

Nous sommes des savants,

pas des animateurs de jeux radiophoniques.

- O� sont ces pieds ? - Monast�re d'Agios Defanos.

- C'est o� ? - En Thessalie, en pleine montagne.

- Ils ont le t�l�phone ?

Le t�l�phone sonne.

Conversation en grec.

- Ce matin, on lui a propos� de lui acheter les pieds.

- Qui �a ?

- Un vieil homme d�sagr�able.

- BLAN... - SCHWAR...

- Il revient demain soir � 20 h. -On est partis.

- "Pas une pinute � merde."

- Oh non, professeur, pas vous, pas �a.

Musique entra�nante.

�a fera bien, dans le Petit Larousse :

"Pochet, Charles-Hubert, 1949-1980,

"savant intr�pide abattu par des moines orthodoxes."

- "Repose au Panth�on entre Victor Hugo et Antoine Lemercier."

- Agn�s, faites-moi penser � vous faire une place

avec moi dans la fosse commune.

- Qu'est-ce qui se passe, encore ? - Deux lois dans la cavale :

pas 2 nuits dans le m�me h�tel

et changer de voiture toutes les 3 heures.

Vous venez, Agn�s ?

- Oh, c'est un Fran�ais.

- Dites donc !

- C'est une bo�te automatique ?

- Fran�ais ? - Lison, c'est une bo�te automatique.

- Oui.

- On ne change plus les vitesses, on ne monte plus les glaces.

L'Acropole, pas terrible. Germaine et moi, on est d��us.

Je suis Lancia � mort.

Citro�n, Peugeot, �a fait franchouillard.

Mon fils aussi a une Lancia.

Avant, j'avais une Daf. On fait les �les.

- �a marche comment, �a ? - C'est simple.

"Drive, one, two, reverse." C'est-�-dire "marche arri�re".

- Get out.

�a veut dire "casse-toi".

L'huile, les pneus, l'eau ? - C'est vu. C'est vu.

- C'est combien ? -12 drachmes.

- Pourquoi on paie ? - Un vieux r�flexe.

Ne le dites pas �... - Non.

- Au revoir, madame. - Merci.

- Pardon. Pardon, monsieur.

- Monsieur... - ALORS !

OH!

- Raoul, j'ai pris des Nutsy, mais il y a plus de Crunch.

- On vient de nous piquer la voiture, avec ma super 8, mes Gitanes,

et elle me dit qu'il n'y a plus de Crunch !

- Oh.

"Terreur sur les Balkans.

"La bande des 4 met la Gr�ce en coupe r�gl�e."

Il rit.

"L'ambassade de France autorise les autorit�s grecques

"� arr�ter la bande des 4.

"L'�me damn�e de l'�quipe n'est pas

"l'ex-commissaire Lemercier,

"cette femme dont le mariage tardif

"a d� alt�rer les facult�s mentales,

"ni le professeur Lemercier, triste exemple des exc�s

"auxquels m�ne le laxisme de l'universit� fran�aise,

"ni la femme Pochet,

"vraisemblablement une ancienne prostitu�e.

"C'est le sinistre Charles-Hubert Pochet,

"la b�te sanguinaire,

"le tueur au rasoir."

Rires.

- Si �a vous amuse, c'est l'essentiel.

- Une bo�te aux lettres, l� !

L�!L�!

- Vous mettez pas les v�tres ? - Je les ai pas �crites !

Musique paisible.

L'homme crie en grec.

- Merde ! - Hein ?

- Nom de Dieu, je vais m'en faire un. - Fais pas le con.

Propos en grec.

- Allez, d�braye. D�braye !

- Vas-y ! - Allez, allez !

Vrombissement du moteur.

- C'est bon !

Sir�ne de police.

- Prenez � droite ! - � gauche, � gauche !

Agn�s r�le.

� gauche !

Sir�ne de police.

Ils se disputent.

Sir�ne de police.

Ils s'�nervent.

- Agn�s, il faut s'arr�ter, le moteur chauffe.

- Je dis : "Madame Pochet".

Ha ha ha!

Rires.

- Vous trouvez �a normal ?

- Pas du tout. La normale, nous la retrouverons � Paris.

Le bureau, la paperasse et le ciel couvert.

C'est une aventure exceptionnelle dans un climat exceptionnel.

- Ben moi, j'ai rien d'exceptionnel.

J'aurais d� �pouser une demoiselle des Postes, une moche.

J'ai eu une occasion super. Elle �tait aux ch�ques postaux,

rue Fr�micourt.

Vraiment moche.

J'en retrouverai jamais une pareille.

- Venez vous baigner, �a vous changera les id�es.

- Vous croyez que �a leur change les id�es ?

Je sens que je suis de trop.

- Oh, vous n'�tes pas marrant, en cavale.

Dis donc ! J'ai �crit � maman.

Tu signeras ?

- Mais on s'en fout !

Il rit.

Viens donc te baigner, ma Lison.

Musique paisible.

- Laissez-vous aller.

C'est pas trop fort ?

- Mmh. Ai-je fait une remarque ?

- Et l�, c'est pas mieux ?

- Je me demande o� nous allons.

- Agn�s !

Adieu, Agn�s.

Je vais me rendre � la police.

- Qu'est-ce qu'il a ? -Il parle de police.

- Hubert!

- Pochet !

- Charles-Hubert, attends-moi !

Charles-Hubert !

- Agn�s ! - Charles-Hubert, enfin !

Il parle grec.

- Excellence ! Monsieur le cur� !

Descendez, il faut que je vous parle.

Le cur� chante une pri�re.

- Arri�re, femme maudite.

- C'est tr�s grave.

- Descendez, monseigneur. Vous allez vous faire couper le cou.

Propos en grec.

- Qu'est-ce qu'ils disent?

- Ils nous traitent de pa�ens, d'infid�les.

Ils pr�tendent que nos parents ont forniqu� avec des animaux.

- On va pas s'engueuler pour �a. Il est quelle heure ?

-Il est 19 h 40. - Merde, �a se resserre.

Chant religieux.

- Qu'est-ce que je fabrique avec le pope ? Je l'�trangle ?

- Tu te d�brouilles, mon vieux.

C'est marrant. Ces tableaux rappellent Venise.

- Toi, Venise te rappelle Bruges.

Et Bruges te rappelle Amsterdam.

Dis donc, avec qui t'as �t� � Venise, toi ?

- Enfin, ne sois pas ridicule.

- Je comptais t'y emmener, qu'on fasse un truc

qui sorte de l'ordinaire.

- Par l�. - Non, �a m'amuse plus.

- Vas-y. - Non.

- J'ai �t� avec maman � Venise.

- Lise !

Viens, ils sont partis.

Allez, vas-y. Je suis pr�t.

Allez, vas-y.

Il chante en grec.

Dis donc, Lise ! - Ouais ?

- Quel voyage de noces !

- Formidable.

Cri de peur.

- Tiens, voil� une �chelle.

Oh, ben dis donc! - Allez, vas-y, Tony.

Elle crie.

- Oh !

Oh!

-Il faut me parler, quand j'ai le vertige.

- Je dis quoi ? - N'importe quoi.

- Depuis un an, on s'est tout dit.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus ?

- Je t'en supplie, je vais tomber. - Bon, ben alors...

Quand je faisais le service militaire avec mon ami Langlois,

au 14e r�giment, un soir, au bordel de Lun�ville...

- Oui ? Encore.

H�licopt�re.

- Blankenberg. - Oui, �videmment.

L'histoire de Lun�ville, c'�tait d'un go�t...

Cloche.

Propos en grec.

Tu vas voir ?

Craquement.

Ah!

Coup de feu.

H�licopt�re.

Antoine crie.

- �a va ? - Oui. Vas-y, d�p�che-toi.

H�licopt�re.

- Antoine !

Je la tiens.

- Lise ! Mais l�che !

Mais descends, Lise !

- Je la tiens, je l�che plus.

- Remontez ! - On est trop lourds.

- On va s'�craser sur la montagne.

- �a me reprend. J'ai le vertige.

Raconte, Antoine,

comment �a s'est termin� avec Langlois � Lun�ville.

- Je croyais que c'�tait vulgaire.

- Mais non, c'est tr�s dr�le.

Ils parlent en hurlant.

- �a va? - �a va.

Fracas.

Cris de joie.

Oh, les Pochet !

J'ai jamais �t� aussi content de voir quelqu'un comme vous.

- Ch�re coll�gue, merci.

Gr�ce � vous, j'ai men� �a rondement.

- Vous avez l'air en pleine forme. - J'ai r�cup�r�.

J'ai retrouv� ma plaque, mon revolver, mon acuit�.

Il y a un petit d�tail que je ne m'explique pas bien.

Pourquoi m'avez-vous jet� par la porti�re du train ?

- Mes amis, depuis le si�cle de P�ricl�s,

nous sommes les premiers mortels � contempler cette merveille

dans son int�gralit�.

Applaudissements.

- Charles-Hubert, qu'y a-t-il ?

- J'entre dans l'histoire, professeur.

- Oh, tiens, mon petit.

- Vous ignoreriez que vous d�couvririez

la fili�re du trafic mondial des �uvres d'art.

Von Schwarzenberg...

- BLANKENBERG.

- N'�tait que le pourvoyeur de maniaques milliardaires.

Et aujourd'hui,

paraphrasant un de vos intr�pides compatriotes,

permettez-moi de dire que du haut de cette Aphrodite,

25 si�cles vous contemplent.

- C'est gentil. Tr�s joli. - Charmant.

- Veuillez m'excuser

un instant.

Excusez-moi.

Rires.

Musique loufoque.

Sous-titrage : VECTRACOM

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