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N'ouvre pas, s'il te pla�t.
O� vous m'emmenez ?
Ce pistolet, donne-le-moi.
Il ne te sert plus � rien. C'est nous qui te prot�geons.
Donne-le-moi.
C'est un souvenir.
La seule chose de mon p�re.
�a sera notre secret.
Sept ans plus t�t
Rita ?
Tu remues la sauce tomate ?
- O� tu es, Rita ? - Ne crie pas. C'est pr�t.
C'est quoi, �a ? Tu vas voir.
Viens ici, toi.
Viens ici.
Tu ne m'auras pas.
C'est quoi, �a ? Laisse-la tranquille.
- Qu'y a-t-il ? - Eh bien regarde.
Qu'est-ce qu'elle a fait ?
J'apprends � �crire.
Si elle apprend � �crire, elle ne sera pas aussi b�te que nous.
Va te changer, on va sortir.
- Tu ne vas pas sortir comme �a. - J'ai dit qu'elle devait mettre �a.
Parce qu'on doit faire quelque chose.
Notre secret.
On vole.
Des millions d'�toiles dans le ciel
cachent un petit secret et doivent faire un long voyage.
Et l'�toile la plus petite et la plus claire
fait pour moi le plus long voyage
pour arriver dans l'infini.
On vole.
- Qu'est-ce qui est arriv� ? - Ils l'ont tu�.
- C'est qui ? - Mon fr�re Nino.
Ils l'ont tu�.
Vito...
rentre avec elle et donne-lui un granit�.
- Un granit� ou l'entonnoir ? - L'entonnoir.
- C'�tait qui ? - C'�tait � nouveau lui, Bellafiore.
Mais cette terre est � lui, non ?
Mais on la travaille depuis trente ans et il veut nous chasser.
Regarde, l�.
On a inform� la police.
- C'est bien. - Non, peut-�tre que non.
Parce que les flics ne font rien.
Si on ne s'en va pas, il nous tuera comme des chiens.
Don Michele, notre sort est entre vos mains.
Faites-nous justice.
Si ton entonnoir tombe, t'as perdu.
Vito voulait se fiancer avec moi. Il me plaisait.
C'�tait le gar�on le plus gentil du village.
Il plaisait m�me � mon p�re qui disait qu'il irait loin.
Il voulait qu'il soit aussi important.
Seule ma m�re �tait � nouveau contre et voulait m'enfermer.
Je ne sais pas pourquoi. Mais je ne pouvais pas dire aussit�t oui � Vito.
Il devait d'abord fournir trois preuves d'amour.
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Tu ne changeras jamais. Elle ne m�rite pas de baisers.
Elle te pla�t, la f�te ?
Salut, Salvo.
- Salut, Michele. - Comment �a va ?
- Bonsoir, les gars. - � vous aussi, bonne soir�e.
- Bonsoir, Don Salvo. - Bonsoir, Rituzzo.
Bonsoir, oncle Salvo.
- Comment �a va ? - Bien. L'affaire est r�gl�e.
- Au revoir. - Porte-toi bien.
Les gens de Balata avaient tous du respect pour mon p�re.
Il r�solvait leurs probl�mes et ils lui donnaient des cadeaux.
Aussi pour mon fr�re Carmelo, ils avaient de plus en plus de respect.
Avec la famille d'oncle Salvo on �tait les plus importants du village.
Don Michele.
Tous nos respects.
Enl�ve ce pistolet.
Rince-toi la bouche avant de me parler.
Attends.
- Qu'y a-t-il ? - Viens � l'autre �glise.
Ce n'�tait pas mon intention.
J'avais mon fusil de chasse
et c'est parti par hasard.
Mais je m'occupe de sa fille Teresa.
Je lui ai m�me achet� une nouvelle robe.
D'ailleurs, Don Michele
si vous vous voulez en profiter
elle est encore vierge immacul�e.
Vous vous faites du mouron � propos d'un pauvre paysan.
Je ne savais pas que vous �tiez un homme de justice.
Dieu soit lou� on a encore le droit entre nos mains.
Il y a un autre vent qui souffle.
Travaillons ensemble. J'ai beaucoup de terres.
Je vends mes terres
et on va alors faire de vraies affaires : les drogues.
Entendu, Bellafiore.
- On va vite � la messe. - Je veux jouer.
- Pas seul quand m�me ? - Je vais avec elle.
- T'es un enfant ou un homme ? - Un homme.
- Un homme ? Alors vas-y. - Attrape-moi.
Que faites-vous ? Au secours.
Au secours. Que faites-vous ?
Tire bien fort.
Tire bien sur la corde.
- Trouv�. Tu te fiances avec moi maintenant? - Maintenant oui.
�a fait des ann�es qu'ils n'avaient pas utilis� cette m�thode.
De pr�s, �a impressionne, par contre.
La m�thode de la ch�vre est un message, monsieur le juge.
Certainement.
Ils prennent une corde
et la lui attachent derri�re le dos
et ensuite aux pieds, aux mains et au cou.
Et ils serrent la corde de plus en plus fort
alors que la victime vit encore et que ses muscles sont tendus.
Peu � peu la corde l'�trangle
et il meurt en s'�touffant.
Voil� Don Michele.
Excusez-moi.
Moi ?
- Vous �tes le dernier � avoir parl� � Bellafiore ? - Parl� ?
Il venait pr�senter ses respects. Je suis tr�s respect�.
Respect�, certainement. Mais aussi respectable ?
- Vous �tes manifestement nouveau. - Je viens ici pour un meurtre.
Vous perdez votre temps. D�versez ces salet�s � Palerme.
Dans notre cimeti�re on ne veut que des amis.
Les amis ne s'entre-tuent pas. Il n'y a que les rats qui font �a.
Les grands rats massacrent les petits.
Vous vous y connaissez pour juger les gens.
Mieux que Dieu, que nous venons d'honorer.
Mais que savez-vous de la Sicile ? La vraie Sicile.
De la faim et du ch�mage.
De la soif et du manque d'eau.
De la crainte et du manque de justice.
L'�tat vous habille comme un seigneur. Mais nous, on peut crever.
Retournez � votre belle vie, � Palerme. On n'a pas besoin de vous ici.
Les flics n'ont rien fait.
On a d�j� quelqu'un qui nous prot�ge.
O� �tiez-vous quand ils ont tu� mon fr�re Nino ?
- Sale merde. - Tais-toi, toi.
Bon, continue,
laisse-toi exploiter par ces hommes d'honneur.
Je ne peux rien faire pour vous.
C'est ce que vous m�ritez.
Salaud.
Fous le camp, sale flic.
- Comment tu t'appelles ? - Rita. Pourquoi ?
Bien, Rita. Tu es sur la bonne voie.
Viens ici, Rita.
Dis merci pour ce beau cadeau.
Allez, continue de p�daler.
- Donc, tu viens avec moi � Palerme ? - Ce m�me plan ?
�a ne m'int�resse pas. �a ne m�ne � rien.
Continue de p�daler.
D'accord.
Pas de probl�me. J'y vais.
- Au revoir. - Bon voyage.
Fais attention, Rita. Ne salis pas ta robe de communion.
Si ta m�re l'apprend.
Ne dis rien, sinon elle va me tuer.
Regarde par terre.
Aidez-moi.
Ne meurs pas.
Allez, r�veille-toi.
Aidez-moi.
Ne meurs pas. Ne me laisse pas seule.
Je t'aime.
Mai aidez-moi.
- Allez, Rita. - Laisse-moi tranquille.
- Laisse-moi entrer. - Laisse-moi tranquille.
Je veux �tre seule.
- C'est quoi, ce pistolet ? - Laisse-moi passer.
Viens ici. Qui tu veux tuer avec �a ?
Viens ici. Calme-toi. Qu'est-ce que tu as ?
Vous aimiez mon p�re. Aidez-moi � le venger.
Bien s�r, avec le temps il sera veng�.
L'auteur sait �a.
Mais maintenant calme-toi.
D�sormais tu as un nouveau p�re.
Un baiser.
- Qu'est-ce que tu as ? - J'ai dit : avance.
Va � la maison, enl�ve cette robe et va dormir.
Et tu ne dois plus jamais le revoir.
Oncle Salvo va faire justice.
Tu ne dois plus jamais nommer son nom.
Et la vengeance ? Tu es l�che.
Oncle Salvo ne peut pas nous aider. Tu ne comprends pas �a ?
Oui. Oncle Salvo me l'a promis.
Tu es trop jeune pour comprendre certaines choses.
N'en parle plus et oublie oncle Salvo.
Papa disait toujours tout. Pourquoi pas toi ?
Il y a des choses que je ne peux pas dire. Oncle Salvo...
Parce que c'est lui qui a tu� papa. C'est lui qui l'a tu�.
Et tu lui as bais� les mains. L�che, t'aurais d� le tuer.
Reste ici, Rita. Donne-moi ce pistolet.
Viens ici.
On doit patienter.
�a prendra du temps d'�tre aussi forts qu'eux.
S'ils d�couvrent qu'on le sait, ils vont nous tuer, nous aussi.
Tu me fais confiance ? On va venger papa.
Les assassinats se poursuivaient au village.
Les ann�es passaient et ma vie �tait sombre.
M�me les tomates avaient go�t de sang.
Rita, o� tu es ?
Cher Vito, je me demande si on sera jamais heureux ensemble.
Nous deux. Sans les probl�mes que me donne ma m�re et sans les tiens.
J'aimerais aller dans une �le d�serte
o� seul notre amour existe.
Je fais des milliers de projets.
Mais je me rends compte qu'� cause de mon entourage �a ne se fera jamais.
Tu es si beau.
Souris un peu. Le moment est presque l�.
Mange ton fruit, toi.
Dimanche, Don Salvo a rendez-vous au port
pour un trafic de drogues.
C'est le moment...
- T'as fini le pain ? - Oui, maman.
Tano est avec moi et Don Salvo lui fait confiance.
- Tu peux vraiment lui faire confiance ? - Ne t'inqui�te pas.
Mange ton fruit, j'ai dit.
�a fait des ann�es que j'attends �a.
Ils veulent que je remplace papa.
C'en est fini pour Don Salvo.
Un corps dans le port.
Vous regardez quoi ?
Arr�tez de regarder comme �a.
Je ne veux pas de ce salopard ici. Je vais le tuer.
Que faites-vous ici ?
- Aucun respect pour les morts ? - J'ai un mandat de perquisition.
- O� est la chambre de votre fils ? - L�.
Salaud.
Bonjour, Vito.
Je ne sais pas quoi faire de Rita.
Elle erre comme une folle � travers la maison et parle en elle-m�me.
Elle a jur� de se venger � tout prix.
Je voulais vous avertir. Vous devriez peut-�tre faire attention.
Je l'aime, mais elle fait l'idiote.
Raison de plus pour bien la surveiller.
Sinon elle aura des probl�mes comme son p�re et son fr�re.
Moi aussi je l'aime, cette fille.
T'es un bon gars, Vito.
Avec moi tu pourras aller loin.
Dieu vous b�nisse, Don Salvo.
Dis � Rita que nous allons punir l'attitude
de la police � la veill�e.
Faut que je parte d'ici.
Que je parte de ce sale village.
Palerme Palais de Justice
Je dois vous parler, monsieur le juge.
- Qu'y a-t-il, Bruni ? - Mancuso, Rita, n�e en 1974.
Fille de Michele et s�ur de Carmelo, tous deux assassin�s.
Vous l'avez rencontr�e le 23 octobre 1985 � Balata,
apr�s le meurtre de Vito Bellafiore.
Oui, la fille de Don Michele, une petite fille.
- Maintenant une jeune femme. - Bien s�r. Que veut-elle ?
- Vous parler. - Recevez-la.
Elle veut vous parler personnellement.
Ce n'est pas le moment. Revenez demain.
Non, je dois vous parler.
Bon, asseyez-vous.
- Vous s�chez les cours ? - �a ne vous regarde pas.
�a commence bien.
Que voulez-vous ? J'ai peu de temps.
Vous dire qui a tu� mon p�re et mon fr�re. Et vous devez les arr�ter.
- Je prends note ? - Non.
Un petit instant.
- Vous demandez � la justice de vous aider ? - Non, je vous offre une aide.
Faire justice signifie �craser le cour de ces salauds.
On doit donc �tre � votre disposition
pour vous venger personnellement ?
Vous savez o� j'�tais � l'instant ?
Aux fun�railles du sergent Campisi, un bon ami.
Tes amis de la mafia l'ont tu� comme un chien.
Vous avez dit � mon p�re que nous n'avions pas de respect pour la mort.
Mais Campisi est entr� quand le corps de mon fr�re �tait encore chaud.
Il l'avait m�rit�, le salaud.
D�gagez. Allez retrouver les v�tres.
- Attendez. Revenez. - Fous le camp.
L�chez-moi.
Venez ici.
- Je me suis emport�. D�sol�. - Excuse accept�e.
C'est quoi ? Il y a marqu� quoi ?
Vous ne savez pas lire ? Des choses.
Des choses. Des choses qui doivent �tre v�rifi�es.
- On va les v�rifier. - � fond.
Vous savez ce que �a veut dire ?
On va v�rifier si vous avez invent� ces choses.
Je n'�cris pas de conneries.
C'est ici, les gars. Je l'ai trouv�.
Qui est le tra�tre ?
- Qui nous a mouchard�s ? - Je ne comprends pas.
Tous les clans �taient � la derni�re r�union.
Tout le monde �tait d'accord sur le partage.
Excusez-moi, Don Salvo.
J'ai une id�e.
Rita a dit qu'elle devait aller � Palerme pour son examen.
Mais elle est all�e voir le juge d'instruction.
J'appr�cie ta loyaut�, Vito.
Mais �a te concerne directement.
Tu devras r�soudre cela pour moi.
Bon gr�, mal gr�.
Vito, tu m'as fait peur.
J'esp�rais que tu viendrais.
Qu'est-ce que tu as ?
Qu'y a-t-il ?
Ils savent tout.
Qu'est-ce que tu as dit au juge ?
Ce que je devais lui raconter.
- C'est du beau. Don Salvo est furieux. - Alors ?
- Je dois t'arr�ter. - On ne peut plus m'arr�ter.
Tu ne comprends pas. Il a dit : bon gr�, mal gr�.
Il voulait dire que je devais te tuer.
- Faut partir d'ici. - Viens avec moi.
O� �a ? O� je devrais aller ? C'est mon village, ici.
Va vite.
Fiche le camp.
D'accord ?
Salut, Rita.
Si vite que �a ? Calme-toi.
Pars le plus vite possible.
�coute bien. N'emporte rien avec toi.
Traverse les terres jusqu'� la route pour Palerme.
Et attends-nous l�.
Je ne pars pas sans dire au revoir � mon p�re et mon fr�re.
Je fais �a pour eux.
- Tu fais quoi ? - Je dois partir.
Donc c'est vrai. Tu ne pars pas.
Tu me fais honte. Tu me d�go�tes.
Je fais �a pour notre famille.
Maintenant c'est moi ta famille.
Je suis ta m�re et tu restes ici avec moi.
Ils veulent me tuer.
T'es de la viande morte, pour moi aussi.
Cette fois-ci, je ne les laisserai pas faire.
Pauvre idiote.
Ils ont toujours �t� comme �a. Avec tout le monde.
Pauvre idiote. T'es folle.
T'es folle, folle, folle.
Je dois y aller, maman.
Embrasse-moi.
Bruni, va la trouver. C'est � deux heures d'ici.
T'�tais en conversation avec ta fille.
D�sol�, moi aussi j'ai des probl�mes.
Nulle part. Ni � la maison ni au village.
- On a cherch� partout. - Personne ne l'a vue.
Je vous disais... Elle est partie avant l'obscurit�.
Elle peut d�j� avoir quitt� la Sicile.
Le gardien du cimeti�re.
Venez avec moi.
Des coll�gues.
Vous ne venez pas ?
Dor�navant vous �tes sous protection en tant que t�moin de la justice.
Vous voulez bien signer ?
Voici les cl�s avec l'adresse et votre nom.
D�sormais votre nom est Silvia Bonura.
- Silvia, �a ne me pla�t pas. - C'est comme �a.
Voici de l'argent pour la premi�re semaine. Ne sortez que pour acheter � manger.
Et ne parlez pas aux voisins ni � la concierge.
Gardez la porte ferm�e � cl� et ne l'ouvrez � personne.
M�me si on crie "Au feu".
Donnez-moi votre ancienne carte d'identit�.
Votre carte d'identit�.
Voici votre nouveau pass�. Apprenez �a par cour.
Au revoir.
Je m'appelle Silvia Bonura.
Mes parents ont un magasin de chaussures.
Mes parents ont un magasin de chaussures.
Ce sont des commer�ants.
Des commer�ants.
Je m'appelle Silvia Bonura. Mes parents ont un magasin de chaussures � Rome.
J'ai eu une enfance heureuse. Je m'estime heureuse.
Vous n'avez rien pu emporter.
Voici des v�tements.
- Qui a achet� �a ? - C'est moi qui ai fait �a.
�a me semblait de beaux v�tements de marque � la mode.
Au lieu de tout ce noir,
je pensais que la couleur vous irait bien.
Je dois porter ce truc qui colle ?
Je n'ai jamais achet� d'habits de femme.
Non, qui veut d'un flic comme vous ?
Pas de probl�me, je vais les �changer.
Ne me laissez pas seule.
Je reviens tout de suite.
Donc rien que du noir ?
On va voir l'autre � San Giovanni.
Rome, 12 novembre 1991.
Je note � nouveau tout par pr�caution.
Je suis s�re que je ne vivrai pas longtemps.
Je vais �tre tu�e par ceux que je d�nonce, ou par le destin.
- Que veux-tu ? - Excuse-moi de t'avoir fait peur.
Pourquoi tu me suis ?
Je suis un peu timide.
Et tu me plais.
C'est une bonne raison, non ?
T'as raison.
- Je m'en vais. - Non, attends.
- Silvia. - Je m'appelle Lorenzo.
- T'es de Rome ? - Non, de la Sicile.
C'est ce que je pensais, avec tous ces habits noirs.
Tu fais quoi � Rome ?
- J'ai fait une fugue. - C'est emb�tant.
Des probl�mes avec tes parents ?
Je suis noble. Mon p�re est comte.
Il voulait me marier � un vieil homme. Je me suis enfuie.
Pur�e. T'es comtesse alors ?
Regardez �a :
On a d�pos� plainte pour s�questration de mineur.
Rita a 17 ans et demi et sa m�re nous accuse.
- Magnifique. - Vous �tes content ?
Fou de joie. Vous ne comprenez pas ?
�a confirme que Rita n'est pas une hyst�rique et que Don Salvo est mort de peur.
Mais elle est quand m�me mineure.
- Qui dit �a ? - Ses papiers.
- Et qui les fait ? - L'�tat.
Et qui sommes-nous ?
Vous voulez falsifier des papiers ?
Rome Lieu secret
- Voil�, j'ai la v�rification. - Vous l'avez trouv� ?
Le voici. C'est exact. C'est dingue.
Sans se rendre compte, elle a �t� espionne pendant sept ans.
Rien qu'elle peut nous aider � relier tous les crimes.
Si on peut prouver que ces paysans sanguinaires forment une seule organisation,
et �a en un seul proc�s,
il y aura un espoir de les arr�ter. Peut-�tre.
Entrez.
- On ne dit pas bonjour ? - Vous me traitez comme une valise.
- T'es pas contente de me voir ? - Contente ?
Rita ou Silvia ?
Asseyez-vous, toutes les deux. Il n'y a qu'une seule chaise.
Je me pose une question.
Pourquoi toutes ces ann�es tu as tout not� sur les gens du village ?
Mon fr�re.
Il disait que si on voulait venger notre p�re,
on devait �tre forts. On devait attendre.
Je me suis mise � voir les gens avec d'autres yeux.
J'essayais de comprendre comment les puissants imposaient le respect.
Comment ils obtenaient de l'argent. Les alliances qu'ils avaient...
Don Salvo, Tano...
Et j'ai commenc� � �crire tout �a.
Il y a des photos.
Lui, c'est mon fianc�.
Rencontre secr�te entre le maire et Don Salvo.
- Avec une date. - 2 octobre 1991.
Trois jours avant l'adjudication de la r�gion.
Une adjudication de plusieurs milliards. Tout s'ins�re l'un dans l'autre.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Qu'importe, tu as fait du bon travail.
Beau gosse, ton Vito.
Il est membre du clan de Don Salvo ?
Don Salvo est un assassin.
Vito est quelqu'un de bien. Il m'a sauv� la vie.
Il ne s'agit pas de gens bien ou mauvais.
Mais de savoir si quelqu'un respecte ou enfreint la loi.
Comme Don Salvo et ton Vito, mais aussi ton p�re et ton fr�re.
Mon p�re �tait plus un homme de justice que vous et votre justice de merde.
Ma justice de merde ne punit pas avec la mort.
- Ton p�re �tait un assassin. - Tu ne comprends pas.
Mon p�re �tait un bienfaiteur. Il aidait tout le village.
Tu dis �a parce qu'il n'est plus l�. Il te montrerait qu'il est un vrai homme.
Tu auras toujours la mafia dans le sang.
- On ne peut rien y faire. - Exactement.
Je suis Rita Mancuso.
N�e le 12 ao�t 1974 � Balata, en Sicile.
Je suis lyc�enne. J'ai 17 ans.
Fille de Don Michele Mancuso...
et s�ur de Carmelo Mancuso, membres du m�me clan,
assassin�s en 1985 et 1991, trahis par notre propre clan.
Je suis ici pour tout raconter sur Don Salvo Rimi.
Rome, 31 d�cembre 1991.
Cher Vito, je pense sans arr�t � toi.
Je suis enferm�e � une adresse secr�te.
�a sera ma vie. Je ne sais m�me plus qui je suis.
J'ai un autre nom. Je ne m'appelle plus Rita.
Qui sait ? On pourra un jour aller ensemble � la mer.
Ma m�re ne r�pond plus. Dis-lui que je veux la rencontrer.
Elle peut s'arranger avec le juge � Palerme.
Demande-lui de m'�crire. Elle me manque beaucoup.
� mi-chemin des ann�es 80, vers 1984 ou 1985,
Don Salvo a voulu que le clan se lance dans le trafic de drogues.
Mon p�re �tait contre.
Les autres clans siciliens sont entr�s dans ces affaires lucratives.
Don Salvo a voulu prendre le pouvoir dans toute la Sicile
en for�ant les autres clans � accepter �a.
Et si les autres clans refusaient ?
S'ils refusaient ? Ils �taient tu�s.
Il a tu� des centaines de personnes.
La guerre de la mafia des ann�es 80, comme ils disaient � la t�l�.
C'est ainsi qu'il s'est empar� du pouvoir.
Personne ne comprendra l'�norme vide en moi.
Cet �norme vide que tout le monde a agrandi.
Je pensais que le temps gu�rirait les blessures. Mais non.
Elles sont de plus en plus profondes, jusqu'� ce qu'on en meure lentement.
Tano Rizzuto et Ciccio Malacarne ont tu� Tanuzzo.
Pendant la guerre de la mafia Don Salvo a ordonn�
l'assassinat de Peppino Masi, Salvo Tirollo et Nino Tagliavia.
Juste en-dessous de lui il y a Tano Pizutto et Beppe Lario.
Vous mourrez tous comme des ch�vres.
- Vous commettez une grosse erreur. - Avancez.
Le maire de Balata aussi �tait impliqu� : Antonio Sanguedolce.
Je suis maire depuis dix ans. Je suis innocent.
Le journal t�l�vis� avec une info de Palerme.
Grande op�ration contre la mafia en Sicile.
25 personnes ont �t� arr�t�es.
Parmi elles, le maire de Balata, Antonio Sanguedolce.
Et Don Salvo Rimi, le boss de la mafia locale
et l'un des parrains de Cosa Nostra.
Tout cela, gr�ce aux r�v�lations d'un nouveau t�moin
dont le nom n'a pas �t� r�v�l�.
- On va � la mer ? - � la mer ?
Il fait froid et c'est loin.
Mauviette.
Non, ne t'en va pas.
- Viens, on va � la mer. - Et vite s'il te pla�t.
C'est un vieux scooter, au moins dix ans. Il �tait � mon fr�re.
Sur les longues distances il h�site.
Pour le Panth�on, �a ne serait pas arriv�.
- Pourvu que �a te plaise. - C'est magnifique.
Merci.
T'es folle.
Elle est folle.
Ne plonge pas.
- T'es folle. - Mauviette.
Palerme Bureau du juge d'instruction
On a intercept� un coup de fil.
Laissez-nous seuls.
Bonjour Vito. �a va s'arranger.
Ils payeront pour toutes ces arrestations.
On fait ce qu'ordonne Don Salvo depuis sa taule.
- Combien de kilos ? - 300.
On va faire un beau feu d'artifice pour le juge et la pute.
- Oui, oui. - On fait l'auto ?
N'en parlez � personne.
On doit la surveiller continuellement. Vite, le temps presse.
Rome Bureau s�curis� Palais de Justice
Tu n'as pas le droit de sortir sans escorte. Ne fais plus �a.
Tu n'es pas en vacances. Les arrestations viennent de commencer.
Vous me rappelez ma m�re. Qui parlait de libert� ?
Mais pas pour d�conner.
Pour choisir et assumer ses responsabilit�s.
Il nous faut une image compl�te pour le proc�s.
On doit discuter s�rieusement de ton p�re.
- Assieds-toi. - � nouveau ? C'�tait clair, non ?
Non, les photos.
Ton p�re �tait un homme respect�, un pacificateur.
Il pr�f�rait serrer la main
que prendre un fusil, si c'�tait possible.
Malheureusement pour lui la mafia d'hommes d'honneur n'existait plus.
Pour gagner de l'argent facile, les clans se sont battus pour le trafic de drogues.
- Mon p�re �tait contre les drogues. - On le sait. C'est pour �a qu'il a �t� tu�.
Il �tait en dehors de cette merde.
Ou il essayait de t'en tenir �loign�e.
- Comment �a ? - Tu �tais petite.
Il voulait te faire croire aux contes de f�e.
R�fl�chis bien. Peut-�tre que �a va te revenir.
Par exemple lors de la procession quand Bellafiore l'a abord�.
Je ne veux pas voir �a.
Reconnais la r�alit�, ou bien tu es une fille qui ment
pour pouvoir venger son p�re.
La d�fense fera une bouch�e de toi.
Et Don Salvo rentrera au village libre et vainqueur.
�a va comme �a. Tu vas rencontrer
prochainement quelqu'un qui veut te voir. Je te dirai �a dans un instant.
Allez vous reposer, Bruni.
Qui �tes-vous ?
- Qui �tes-vous ? - Allez, raconte.
O� elle est, sale flic ?
Ou t'es mort.
- O� elle est cach�e ? - Je ne sais pas.
Raconte, merde.
O� elle est ?
"Ces fleurs sont pour toi si tu vas au proc�s."
Ne le cache pas. Je l'ai d�j� lu.
Et maintenant, apr�s Bruni ? C'est quand ton tour � toi ?
Mon escorte a doubl�. Pas de raison d'avoir peur.
Je sais o� tu caches ta peur.
Et o� est Paula ?
Chez ma m�re.
Elle n'a pas choisi cette vie, elle. Elle n'a que 17 ans.
T'as l'intention de faire quoi ?
Ma ch�rie, tu sais que je ne suis pas un fanatique.
Je ne suis pas investi d'une mission divine.
Je ne vais pas �radiquer la mafia.
Mais je pr�pare ce proc�s depuis des ann�es.
Je dois maintenant renoncer � tout ?
Tu sais ce que font nos voisins ?
Ils recueillent des signatures pour qu'on parte.
Ils ont peur, eux.
NOUVELLE ATTAQUE CONTRE L'�TAT
Rome C�te de Ladispoli
Je vois tous les jours des photos, des documents, des pi�ces � conviction.
Je me dis qu'ils sont faux. Mais il y a des souvenirs qui reviennent.
Quand j'�tais petite, avec papa.
Des choses que je ne comprenais pas alors.
Bien s�r.
Un homme arrive � la maison
la chemise couverte de sang et la cervelle
de celui qu'il vient d'abattre.
Mais la petite Rita ne devait rien savoir, rien entendre.
La petite fille de papa.
Et ton fr�re,
qui cachait des drogues � la maison.
Il se souciait aussi de la petite Rita.
La pauvre idiote qui croit �tre sainte.
Comment t'as pu ?
- Je ne pouvais pas autrement. - Mais si.
Regarde-moi. Je suis libre, moi.
Tu appelles �a libre ?
Tu ne comprends pas que tu es comme un rat dans un pi�ge ?
Quand ils n'auront plus besoin de toi, les flics te laisseront tomber.
Je ne voulais pas t'avoir. Je ne me trompais pas.
Je voulais avorter.
Ton p�re m'en a emp�ch�e. Si tu es l�, tu le dois � ton p�re.
Et maintenant tu salis son nom.
Il doit �tre content de sa petite fille.
Palerme Tribunal s�curis�
Bonjour.
Ils ont tous les gros poissons. Ne te laisse pas provoquer.
Vous avez bien pr�par� l'affaire.
Mais on lui demande une chose terrible :
Reconna�tre que son p�re et son fr�re sont des assassins.
Si elle craque, c'est fini.
- Croisons les doigts. - Je compte sur toi, procureur.
Je suis l'audience depuis mon bureau.
On va montrer aux mafieux quelle lumi�re br�le en nous.
On doit les aveugler.
La Cour.
� la demande du minist�re public
cette audience a lieu � huis clos
dans l'int�r�t et pour la s�curit� de la t�moin.
La t�moin est Rita Mancuso, monsieur le juge.
Faites entrer la t�moin.
Laissez-la.
Salope.
Tu finiras exactement comme ton p�re.
Mademoiselle ?
Asseyez-vous.
C'est donc vous, Rita Mancuso. 18 ans, n�e � Balata ?
Ici, la d�fense fait objection.
C'est un faux en �critures. La t�moin n'a pas 18 ans, mais 17.
Selon la plainte d�pos�e par sa m�re, la seule autorit� parentale.
Une plainte pour s�questration de mineur.
- La t�moin est mineure. - Une plainte n'est pas une preuve.
Selon les documents en ma possession, la t�moin est adulte.
- Mais monsieur le juge... - La d�fense est libre
de porter plainte pour faux en �critures.
Mais cela n'a aucun effet sur la proc�dure actuelle.
Ses journaux ont �t� longuement �tudi�s
et les faits correspondent � la r�alit�.
Je vous demanderai donc d'ajouter les journaux
de la t�moin comme pi�ces � conviction.
La d�fense fait objection.
Pour l'amour du ciel, monsieur le juge.
Vous avez vu les dates ?
Elle avait juste 12 ans quand elle a commenc�.
Ce sont les fantasmes d'une adolescente au psychisme perturb�.
Voulez-vous vraiment juger
et condamner � perp�tuit�
au nom du peuple italien
des p�res de famille ?
Des honn�tes gens ?
Mais sur quelle base ?
Sur la base des chim�res d'une petite gamine exalt�e.
De ces chim�res, nous avons des preuves.
Nous avons des dizaines de preuves, qui d�montrent que votre t�moin
est mythomane, vindicative et qu'elle veut jouer au juge.
- Nous allons entendre ses d�clarations. - Exactement.
Je me rappelle, monsieur le juge,
que le jour de l'assassinat de Vito Bellafiore
Don Michele Mancuso a abus� de moi.
Comme de nombreuses autres fois.
C'est hors de propos.
Cela concerne la fiabilit� de la t�moin.
Continuez.
Apr�s sa promesse pr�s du corps de mon p�re
et sa fille ici, de nous prot�ger.
Mensonges, ce sont des mensonges.
Ce sc�l�rat a toujours menti, � moi,
� sa femme, qui savait tout,
et � sa fille, qui est une aussi grande menteuse que lui.
Une famille sans honneur.
Sale pute.
Silence.
Vous n'avez pas le droit d'interrompre.
Et ce genre de langage ne sied pas dans un tribunal.
L'audience est suspendue pour une heure.
Il faut voir si ce proc�s doit vraiment se poursuivre, procureur.
Occupez-vous des preuves � conviction.
Ils vont gagner, hein ?
Je vous d��ois.
Je ne supporte pas
d'entendre dire �a de mon p�re.
On a demand� trop de ta part.
On a exag�r�.
J'ai demand� qu'on te retire du proc�s.
On arr�te tout. Il ne t'arrivera rien.
Je comprends.
Tu as le droit d'oublier.
De mener une vie normale.
Je pourrais ajouter quelque chose ? Monsieur le juge ?
Allez-y.
C'est vrai.
Les journaux peuvent �tre pleins de choses imagin�es.
Comme disent vos avocats.
Mais dans un pistolet
il ne peut y avoir que des balles.
Le pistolet �tait � mon p�re
et plus tard � mon fr�re.
Je sais que vous pouvez d�montrer
que ces balles de ce pistolet
ont tu� des gens.
Je me rends compte que mon p�re et mon fr�re...
n'�taient pas meilleurs que ces assassins.
C'est vrai.
Je suis venue ici
pour pouvoir me venger.
Mais maintenant je demande justice.
Je sais, ce n'est pas la m�me chose.
Raconte-moi pourquoi la premi�re fois que tu es venue
tu voulais seulement me parler � moi.
Le jour o� vous �tiez face � face avec mon p�re
je me suis dit : Ce flic-l� est un con comme le reste.
Mais lui, il a du cran.
Mince, je dois y aller.
� la prochaine audience. Je dois aller voir ma fille.
Je t'ai dit que j'ai une fille de ton �ge ?
Non. Vous savez tout de moi,
mais moi rien de vous.
Je ne tiens pas de journal.
Elle est comment, votre fille ?
Elle est f�ch�e, tr�s f�ch�e.
� demain.
Rome P�riph�rie est
Pourquoi une autre maison ?
C'est plus s�r. C'est un quartier plus tranquille.
Sans concierge. C'�tait la derni�re d�cision du juge.
C'est plus agr�able, plus �clair�. Avec une terrasse.
Il y a des plantes. Tu peux jardiner.
�a tue le temps.
Voici les cl�s et ton nouveau nom : Elena.
Elena.
Depuis la mort du juge, je me sens plus vide que jamais.
Tout le monde a peur. Je crains seulement que la mafia ne gagne � l'avenir.
Et que ces imb�ciles qui se battent contre des moulins � vent soient tu�s.
Bonjour, madame. C'est Silvia. Lorenzo est l� ?
N'ayez pas peur, madame.
Je voulais seulement parler � votre fils.
Je le laisserai tranquille.
C'est toi, Vito ?
Rita ?
Je n'aurais pas d� t'appeler.
Tu ne devrais pas savoir o� je suis.
Mais je t'aime.
Moi aussi je t'aime.
Vito,
je n'ai plus que toi.
Il n'y a plus que toi en qui j'ai confiance.
Tu m'as sauv� la vie.
Je suis ici cette nuit
pour te sauver � nouveau.
- Comment �a ? - Je t'aime.
Je t'aime vraiment et tu ne dois pas mourir.
Ils te trouveront un jour.
Maintenant que ce sale juge ne peut plus te prot�ger
ils vont te tuer.
Que peux-tu faire pour me sauver ?
Je peux faire plus que te sauver la vie.
Je t'emm�ne avec moi au village comme ma femme, mon amour.
Je te donne richesse et respect, comme une dame.
Beau conte de f�e.
Je devrais faire quoi pour �a ?
Tr�s simple. � la prochaine audience tu retires tout.
Tes journaux �taient le fruit de l'imagination d'une enfant.
Ce n'�taient que des b�tises.
Et le juge a fait pression sur toi.
Je comprends.
Le proc�s s'arr�tera
et tout le monde rentrera chez soi.
Qui me dit que rien ne m'arrivera ?
Don Salvo m'a donn� lui-m�me sa parole.
Que se passe-t-il si je dis non ?
Tes amis sont en bas pour me tuer ?
Ou c'est toi qui vas le faire ?
Qu'est-ce que tu dis, mon amour ?
Je ne veux pas que tu meures.
Je t'aime.
Bien s�r. Et Don Salvo aussi.
Parce que si je meurs,
les preuves resteront, le proc�s continuera et il aura la perp�tuit�.
Tu veux que je te dise ?
Cette fois-ci la mafia va perdre.
Cette fois-ci je gagne, mon amour.
Rita gagne.
Rita la folle, la salope, la petite gamine exalt�e.
O� tu vas ?
Rita, que fais-tu ? Descends.
Pour Rita Atria et le juge Paolo Borsellino
qui ont donn� leur vie pour la lutte contre la mafia
- T'as rien de mieux � faire ? - Non.
- Je veux un gros plan de toi. - Je ne suis pas assez belle.
Peut-�tre n'y aura-t-il jamais un monde honn�te.
Mais qui nous emp�che de r�ver ?
Si chacun de nous essaie de changer,
�a marchera peut-�tre.
Rita Atria.
AVEC TOUTE NOTRE AFFECTION
RITA EST PARMI NOUS
DEHORS LA MAFIA NOUS VOULONS VIVRE
BORSELLINO & FALCONE LEURS ID�ES SUBSISTENT
NOUS NE T'OUBLIERONS JAMAIS
Rita Atria s'est suicid�e le 26 juillet 1992
sept jours apr�s l'assassinat du juge Borsellino
Les citations proviennent des journaux originaux de Rita,
qui ont servi de preuves au proc�s.
La plupart des membres de la mafia ont eu de lourdes peines de prison.
Le maire a �t� acquitt� et r��lu des ann�es plus tard.
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