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LA REINE DE LA PRAIRIE
Du matin au soir, nous conduisons le troupeau
depuis le lointain Texas
jusqu'au Montana, sans nous arr�ter un instant.
Papa avait acquis un domaine � Buffalo Valley.
Nous avions deux jours pour signer et prendre possession des terres.
Et voil�, Sierra. Le dernier des espaces sauvages.
On dirait que toute la vall�e nous sourit...
- qu'elle est ravie de nous voir. - Oh, oui.
Pourquoi �tais-tu inquiet ? Tu as un jour d'avance.
On fera du 77 le plus beau des domaines.
Et on mangera des steaks gros comme �a.
- Et l'argent coulera � flots. - C'est d'accord ?
Montre-moi le reste.
"J.I. Jones. Ceci est mon domaine."
Le voil�. Toujours l�.
Tu peux �tre fier de toi, apr�s sept mois de voyage.
Nous l'avons tous bien m�rit�.
Demain, j'irai chercher le certificat de propri�t�.
�a fait trente ans que je bosse pour toi,
et tu fais enfin quelque chose de bien.
Comment as-tu fait pour retrouver cet endroit ? Je l'ignore.
Merci, mais tr�ve de paroles. Bouge-toi un peu les fesses !
Va aider les autres, ou je te renvoie.
Tu me dois un paquet d'heures suppl�mentaires !
Alors, du calme !
Vous m'excuserez, je vais me laver un peu.
L'eau de la rivi�re est gel�e !
J'ai trouv� un �tang sous la montagne.
- Depuis quand me regardez-vous ? - Vous nagez fort bien.
D'accord, mais filez.
Il faut �tre fou pour vous laisser seule, ainsi v�tue.
Ne craignez rien, je sais tr�s bien me d�fendre.
On est au Montana.
Les scalps de femmes sont pris�s, surtout les rousses.
Vous �tes tr�s flatteur.
Je voulais traverser, mais... C'est profond ?
Vous avez pied ?
- Avec qui �tes-vous ? - Pop Jones, le 77, du Texas.
Pourquoi ? Vous cherchez du boulot ?
Non, j'en ai d�j� un qui m'attend. Comment vous appelez-vous ?
Sierra Nevada Jones. Et vous ?
Farrell. J'esp�re qu'on se reverra un de ces jours, Jonesy.
Allan, enl�ve ce tronc de la rivi�re.
L'eau n'arrive pas au troupeau.
Les chiens avaient renifl� un ours.
- Oublie les chiens et ob�is. - D'accord.
- On dirait que c'est le chef. - Tu verras bien.
Je l'ai trouv� dans la for�t. Il n'est pas bavard.
- Yost aurait pu tirer. - Vraiment ?
- McCord ? - Oui, on t'attendait.
- Vous avez du boulot ? - Oui, tu peux s�rement nous aider.
- Si vous payez bien. - Un vrai dur, hein ?
Si vous avez un probl�me, r�glez-le.
Farrell ? Oui, je me souviens.
Tu es cens� �tre une vraie g�chette.
�a te suffit ?
Viens � la maison.
- Pas une �raflure. - Nouveau boulot, nouvelle arme.
J'ai une grande propri�t� � Buffalo Valley,
et elle va s'�largir.
J'aimerais vivre assez longtemps pour pouvoir en profiter.
�a ne tient qu'� vous d'en profiter.
Je vous �viterai les contretemps habituels.
C'est calme.
Oui, on dirait.
Et beau.
Eh bien, ce n'est pas le Texas.
Fini la poussi�re, au bout du long voyage.
Nous voici au Montana.
Le meilleur p�turage de la plan�te.
Apparemment, �a calme le b�tail.
- Le troupeau est tranquille ? - Oui, bien s�r.
Il repose comme un enfant le ventre plein.
Approche-toi. Je vais te dire une chose.
�a me rappelle quand tu �tais petite.
Sais-tu pourquoi j'ai fait tout �a ?
Pourquoi j'ai fait ce long voyage pour arriver ici ?
C'est pour toi seulement, ch�rie.
Non, pour nous deux.
Et moi, alors ?
Pour toi aussi, Nat.
Demain sera un grand jour.
Oui, demain on commence � b�tir notre demeure.
Le troupeau charge !
Le troupeau charge !
Prenez corps Indiens. Pas laisser trace.
Pas laisser homme blanc vivant.
Sierra !
Sierra... ils reviennent !
Ces pauvres gens en ont eu pour leur compte.
Ils avaient un tr�sor en b�tail et rien pour les prot�ger.
Allez, regroupez les b�tes qui restent.
Ne tournons pas le dos � la chance.
On en aura au moins tir� quelque chose.
Oui, sans doute.
TERRITOIRE DU MONTANA DOMAINE DE BUFFALO VALLEY
DROITS DE POS SES SION - J.I. JONES
- Que fais-tu ici ? Va-t'en. - Cheval bless�, prendre le tien.
D'accord, mais fiche le camp.
On fait un march�. Je veux 200 b�tes.
Tu les auras. Ram�ne-moi mon cheval.
Papa !
Papa ?
Papa... non !
Sierra !
Sierra !
Bande de sales...
Venez ! Finissez votre travail !
Qu'attendez-vous ? Bande de sauvages !
Tais-toi.
Il est vivant !
Mettez-le sur la civi�re. La femme, sur ce cheval.
Natchakoa !
Nat ? C'est moi, Sierra.
Nous sommes les deux seuls survivants ?
- O� sommes-nous ? - Au village des Pieds-Noirs.
Ils nous mijotent quelque chose de sp�cial,
ils vont nous pendre ou nous couper en petits morceaux.
Que le Grand Esprit soit avec toi, p�re.
Je t'attendais depuis longtemps.
Le souvenir de mon p�re a toujours �t� pr�sent
pendant mes errances avec l'homme blanc.
- Beaucoup de lunes ont pass�. - J'ai beaucoup appris.
Et j'esp�re �tre le digne fils du chef.
Tu as appris des coutumes bizarres avec eux.
Qui a parl� contre moi ?
La joie que nous voulions �prouver pour ton retour
s'est mu�e en d�ception.
Pourquoi tu am�nes Blancs ici ? Une femme !
- Oui, Natchakoa. - Bien dit.
- Pourquoi sont-ils ici ? - Sur mon chemin,
j'ai trouv� des Blancs tu�s et ces deux bless�s.
Je veux qu'ils pensent que les Pieds-Noirs sont bons.
Un Blanc �pargn�, c'est un Blanc qui nous tuera. Qu'ils partent !
Moi, Colorados, les ai amen�s ici et ils resteront.
Nous sommes chass�s de nos terres,
notre domaine dispara�t et les bisons aussi.
Et toi, tu ram�nes des Blancs !
- Je ram�ne du b�tail ! - Vol� !
Le b�tail vol� se mange aussi.
Si les Blancs savaient cela, ils enverraient des troupes
et nous serions tous chass�s.
- Voil� pourquoi je veux �tre ami. - Assez parl�.
Natchakoa a peut-�tre raison.
Colorados a peut-�tre raison quand il dit que la paix arrivera.
Et avec la paix, une vie meilleure.
La fin de mes jours approche.
Je ne trouve pas les r�ponses aussi clairement qu'avant.
Mais pour l'instant, laissons faire Colorados avec les Blancs.
Qu'ils restent ici jusqu'� ce qu'ils gu�rissent.
Et que Natchakoa retienne sa langue.
La loi, c'est moi.
Je retiens ma langue.
Mais je ne suis pas le seul qui parle.
Assieds-toi, mon fils.
Natchakoa nous d�truira.
Patience... Natchakoa, t�te br�l�e.
Contr�le les autres et il se d�truira tout seul.
- Je te demande d'�tre patient. - C'est beaucoup demander.
Mon fils, dans un avenir proche, tu vas devoir porter
ce casque de bison qui est � moi maintenant.
Tu auras beaucoup de soucis et de probl�mes � r�soudre.
Le plus dur ne sera pas de traiter avec les Blancs.
Le plus dur sera de garder ta propre tribu unie.
Calme-toi. Ta jambe et tes c�tes ne gu�riront pas ainsi.
Ne t'en fais pas. Pourquoi t'agites-tu ?
C'est le dernier jour pour signer les papiers.
Je les ai perdus quand les animaux ont fui.
Prisonniers au milieu de nulle part !
- Ne me touchez pas ! - Pourquoi ne pas nous achever ?
Nous vous avons amen�s ici
pour que les vautours ne vous d�vorent pas.
- O� l'emmenez-vous ? - Se faire soigner.
Sachez que votre p�re est enterr� avec les autres.
Nous avons trouv� ceci.
Pourquoi nous aider ? Hier...
Si un Blanc vole, tous les Blancs sont mauvais ?
Oui, les Indiens vous ont attaqu�s, mais ils n'�taient pas seuls.
Quand le vieil homme sera gu�ri, retournez chez vous
et dites qu'il y a des Indiens qui ne sont pas mauvais
- et qui veulent la paix. - Vous allez nous aider ?
Je suis aussi un �tre humain, vous ne croyez pas ?
- Tu fais beaucoup pour elle. - Pour le bien de la tribu.
Je ne le comprends pas.
Lib�re-la.
- C'est la derni�re. - Il y en a combien ?
1 100, peut-�tre 1 12 5.
Ce n'�tait pas une mauvaise nuit.
Eh bien, depuis quand avez-vous le double triangle ?
Depuis hier soir.
Avec cette chance, vous aurez toutes les b�tes de la vall�e.
Ce n'�tait pas de la chance, mais un accident. Ne l'oublie pas.
Hugh, McCord.
Il y a un probl�me. Femme blanche et vieillard pas morts.
Comment le sais-tu ?
Colorados, fils de Lance Rouge, les a sauv�s.
Que va-t-il faire d'eux ?
Avec femme blanche, il va faire beaucoup de choses.
Tu dois t'en d�barrasser !
Quand les colons viennent ici,
je les chasse, j'aide mon ami McCord.
Cette fois, c'est difficile avec ces trois.
Trois ? Tu avais dit deux.
Le vieillard, la femme blanche, Colorados.
� quoi pensez-vous ?
Je l'ai, patron !
Voil� votre certificat pour le double triangle.
Nous avons peut-�tre agi trop rapidement.
Curieux, un domaine sans propri�taire.
Oui. Va t'occuper de ton cheval, Yost.
Supposons que tous les colons du 77 ne soient pas morts.
- C'est f�cheux. - Oui.
- Vous auriez des ennuis. - La justice s'en occuperait.
Et �a vous rendrait la vie impossible.
- Oui. - O� sont-ils ?
Au village des Pieds-Noirs, prot�g�s par un Indien.
1 000 $ par personne.
- Ton boulot. - Votre argent.
Vous parlez tr�s bien.
Je suis all� � l'universit�. Avec beaucoup d'Indiens.
Iroquois, de l'Est, S�minoles, du Sud,
- Crow, Sioux, Cheyennes... - Pourquoi �tes-vous revenu ?
Les membres de ma tribu n'�taient pas trop d'accord.
Les temps ont chang�.
La paix, que je croyais proche, s'�loigne.
Il est pr�f�rable que je sois ici
pour les convaincre qu'on peut y parvenir.
Pendant beaucoup d'�t�s et d'hivers
Colorados avait des regards tendres et j'esp�rais �tre sienne.
Pour lui, j'ai pleur� toutes les larmes de mon corps.
Et quand il est revenu, il l'a amen�e.
Il m'a oubli�e.
Quel jour sommes-nous ? Le 27 ?
C'�tait le 27 ce matin, donc �a l'est toujours.
Une semaine enti�re.
Si seulement on pouvait signer les papiers.
�coute-moi.
Va demander un cheval � Monsieur Colorados et file.
Je ne partirai pas sans toi.
Va arranger tes affaires, je suis bien soign� ici.
J'ai des infirmi�res maigres le jour et grosses la nuit.
Il ne m'arrivera rien. Promets-moi que tu iras.
D'accord, c'est promis.
Alors, �a marche, partenaire !
- Bonne nuit, Nat. - Bonne nuit, petite.
- Pourquoi es-tu f�ch�e ? - Tu te pr�occupes de moi ?
�toile Luisante !
J'en ai gros sur le c�ur, je dois parler.
Je ne pourrai jamais �tre comme cette femme blanche.
Tu la regardes tendrement. Ses cheveux roux...
Elle est diff�rente, je la d�teste.
�coute-moi. Je suis heureux de conna�tre Sierra Jones.
Crois-moi, j'�prouve de l'admiration.
N'�coute pas les railleries des enfants.
Tu es une jolie jeune femme. Comporte-toi comme telle.
Nat se porte mieux. Nous aurions beaucoup � apprendre de vous.
Je suis content d'aider Nat Collins et Sierra Nevada Jones.
Sierra Nevada ? Je ne comprends pas ce nom,
vous ne venez pas de l'Ouest.
Non, mon p�re n'avait jamais vu ces montagnes.
Il ne les avait pas vues et il a donn� ce nom ?
Avec un Blanc, il ne faut pas chercher � comprendre.
Nous venons de la rivi�re.
Le g�n�ral dit qu'elle est � eux, que nous devons partir.
- Vraiment ? - Il y a une lune,
quatre Pieds-Noirs et deux gar�ons ont �t� tu�s l�-bas
par des Blancs chercheurs d'or.
Mon c�ur est lourd.
Quand Lance Rouge plus chef, tribu pas vouloir
homme disant seulement "mon c�ur est lourd".
- Qui �tait-ce ? - Natchakoa.
O� a-t-il pris ce cheval ?
Il ne faut jamais interroger un Indien sur un autre Indien.
Ici, territoire pied-noir. Blancs, dehors !
Tu es Natchakoa ? Je viens de la part de McCord.
- Pourquoi il t'envoie ? - Pour tuer les deux Blancs.
- Avec pistolet vide ? - J'ai un probl�me,
j'ai mouill� les cartouches. Il me faut un fusil.
- 100 $ en or ? - Tu l'as sur toi ?
J'aurai besoin de cartouches.
Toi dire � McCord pas venir chez Pieds-Noirs !
Colorados garde les deux Blancs.
Si McCord frappe, Colorados r�pond. Moi pas pr�t.
McCord va apprendre � m'ob�ir.
Scalpez-le. Envoyez � McCord.
- Arr�tez ! Que se passe-t-il ? - Ce Blanc m'appartient.
- Que fait-il ici ? - C'est un espion.
Il est venu voir comment tuer Pieds-Noirs.
- C'est vrai ? - C'est sa version.
Je me suis juste perdu et je suis arriv� ici.
Attends dehors.
Tu veux nous faire tous tuer ?
- Bonsoir. - Que faites-vous ici ?
J'ai su que vous �tiez l�. �a va ?
Oui. J'attends que mon contrema�tre se r�tablisse.
- Vous le connaissez ? - Oui.
- C'est un ami ? - Peut-�tre.
Si vous en doutez...
Oh, vous pouvez le laisser partir.
J'am�ne son cheval.
Merci, Jonesy.
Je m'en souviendrai.
�a ne me dit rien.
Aucun des n�tres n'avait une marque pareille.
Je l'ai vue lors de la charge.
- On doit filer aussi vite... - Non, Nat.
Arr�te. On doit prendre des chevaux et nous en aller.
On n'a pas grand-chose � emporter, sapristi !
O� vas-tu ? Sierra, o� vas-tu ?
Bon Dieu, elle est aussi t�tue qu'une mule avec une jambe cass�e.
Je savais que ce jour viendrait.
Je suis heureux que vous puissiez partir.
Je n'ai jamais connu quelqu'un comme vous, vous �tes un ami.
Un jour, on nous a amen�s � votre capitale, Washington.
On a rencontr� de grands hommes qui ont fait de beaux discours.
Ils disaient qu'on serait les chefs de nos tribus.
Mais le soleil s'�tait couch�.
Couch�, il n'entend pas les mots des hommes.
Mais aucun mot n'est plus important que : "Je suis votre ami."
Ici, dans mon village.
Merci, Colorados.
Je...
Je dois pr�parer le d�part.
Qu'y a-t-il, petite ?
Cette marque �tait sur le cheval de Natchakoa.
Vous n'aviez vu que des Indiens ?
- Dans le noir, on ne voyait rien. - Ce n'est pas indien !
�a doit �tre � un ami d'un Indien.
Que vas-tu faire ?
Je vais en ville signer le certificat de papa.
Joe !
Regarde !
Une femme blanche avec un Indien !
Bon sang ! Si le patron voyait �a.
Regardez �a.
Colorados ! Tu disais donc vrai, Farrell.
Mieux vaut �viter de se frotter � elle.
Ce n'�tait pas fut� de m'envoyer l�-bas.
Tu as �t� pay�. Va voir ce qu'elle veut.
- Madame ? - Mon p�re a achet� un domaine,
des deux c�t�s de la rivi�re, par ici, � peu pr�s.
- Excusez-moi, c'�tait � quel nom ? - J. I. Jones.
Ce droit de propri�t� a expir� il y a 3 semaines.
Je sais, je le renouvelle tout de suite.
Il y a un probl�me. Quelqu'un l'a repris � son �ch�ance.
Votre p�re aurait d� �tre prudent.
Oui, il aurait d�.
Il a �t� tu�... dans une embuscade.
Je le regrette. Mais si vous vous trouvez l�,
vous �tes sur la propri�t� de Tom McCord.
Voici la marque de McCord.
Voyez. Demandez-lui, il fait partie de son �quipe.
Je travaille l�-bas, je ne sais rien d'autre.
Vous ne pouvez pas entrer !
- Et la... Vous ne pouvez pas... - On a vol� le domaine de mon p�re.
Non, le d�lai est �chu et le terrain est � McCord...
Le lendemain du meurtre, McCord l'a rachet�.
- Curieuse co�ncidence ! - Je ne vois pas le rapport.
- D�sol�, les papiers... - Que pouvez-vous faire ?
Si vous voulez, vous pouvez contester le droit
en faisant un recours � Washington.
Permettez, j'ai beaucoup de travail. Raccompagnez-la.
Je disais, ce rapport...
- Alors ? - On nous a tout vol� ?
- Un criminel nomm� McCord. - Un probl�me ?
Racontez-le � Tom McCord. Le voil�.
Tueur... Voleur de b�tail.
Bonjour, M. McCord.
Je ne vois qu'un moyen...
Nous ne pouvons rien prouver.
- Il faut attendre. - Quoi donc ?
Juste attendre.
Eh bien, c'est un peu effac� et terni par le temps,
mais c'est r�confortant.
Sierra, ma petite.
Papa a toujours voulu construire un ranch ici, et il y en aura un.
Tu n'as rien ici, � part un vieux comme moi.
On n'a plus rien.
Nous n'avons rien pour commencer, mais nous repartirons de rien.
Je vous le promets, vous aurez plus d'un animal.
Apr�s la d�bandade, si vous savez o� chercher,
vous en trouverez.
Colorados. Hugh.
Tu veux manger du bon b�uf ? Je t'en donne un.
Rends-les � la femme blanche. Tu les as vol�s.
Tu veux lui faire un cadeau de mariage ?
La vermine se sent, m�me enterr�e au fond d'une grotte.
Un seul homme mauvais peut g�cher la tribu.
Tu penses plus � elle qu'� la faim de toute la tribu.
Conduisez le troupeau.
Je n'oublierai pas �a. Ceux qui sont avec moi non plus.
Notre tribu vivra en paix. Elle ne l'oubliera pas.
- Vous avez d� vous �garer. - Arr�tez, l'ami.
- Faites demi-tour. - Vous ne commandez pas ici.
Vous m'avez entendu.
C'est vous qui �tes �gar�, c'est le 77 ici !
Du calme. McCord m'a envoy� pour parler tranquillement.
- Alors ? - Je vois que vous avez du b�tail.
- Combien de t�tes ? - Environ 200.
- McCord a une proposition. - Quel genre ?
Il ne veut pas d'ennuis avec vous.
Il vous paiera vos b�tes au prix fort,
et vous pourrez retourner chez vous, au Texas.
Nous sommes chez nous ici !
McCord est le propri�taire l�gal,
et il ne laissera personne s'installer de ce c�t�.
C'est ici que nous sommes install�s ?
Quelle co�ncidence !
C'est une bonne offre. Pensez-y.
- Fichez le camp de mon domaine ! - Vous avez � redire ?
Croyez-moi. McCord est bien d�cid�.
Si vous acceptez son offre, dites-le-lui.
�coute bien, Natchakoa.
Je ne peux pas venir quand tu le d�cides.
Les affaires pas bonnes, McCord ?
Tu as beaucoup d'or dans coffre-fort ?
Que veux-tu ? Je ne devrais pas �tre ici.
Mes hommes veulent whisky. Donne whisky.
Alors, pourquoi m'as-tu appel� ?
- 200 fusils, comme celui-ci. - Tu es saoul.
Montre-moi combien le Blanc est fut�.
Je t'ai donn� plein de b�tail pour chasser les gens.
Maintenant, on est quittes.
- Fini les pactes, on reste amis. - Quand �a va bien, tu es ami.
Quand �a va mal, nous sommes toujours fr�res.
Tu veux que l'autre parte, mais lui toujours l�.
Il a beaucoup de fr�res.
200 fusils ? �a prendra du temps.
Tu prends plus de temps, moi plus de fusils.
D'autres gens sont venus. Chasse-les.
Quand je t'appelle la prochaine fois, tu viens.
- Compris ? - Oui, d'accord.
- Alors, patron ? - Natchakoa se donne trop d'airs.
Quand il aura chass� ces deux-l�, on le tuera.
- Je dois le faire ? - Non.
Farrell s'occupera de lui.
C'est bon, ils sont partis.
- Je vous remercie infiniment. - O� est votre mari ?
Il est all� chasser. Il a pris le fusil.
� son retour, partez en ville quelques jours.
Pendant ce temps, tenez. Et fermez bien la porte.
- Bonjour. - Bonjour.
J'ai besoin de ceci, je viens d'emm�nager.
Bienvenue chez nous, madame.
Je pense que j'ai ce que vous d�sirez.
J'ai besoin de casseroles, d'outils... Un peu de tout.
Belle commande. Il vous faudra une voiture, 2 $ de plus.
C'est d'accord.
Votre nom et votre adresse.
Sierra Jones, nous venons de nous �tablir au 77,
juste au sud de la rivi�re...
C'est celle qui �tait avec l'Indien.
Jamais vu �a !
- Je suis ici et j'y reste. - Vous, le vieil homme
et tous vos Pieds-Noirs.
Ce sont mes amis !
Vous avez pass� beaucoup de temps chez eux.
Ils m'ont sauv� la vie. Si vous �tiez diff�rents...
Ma s�ur et ses deux fils ont �t� tu�s dans leur sommeil par eux.
Je ne vois qu'un motif pour fr�quenter un Indien
- et �a porte un nom bien laid. - Esp�ce de...
Prenez une voiture et emportez vos affaires.
Je ne livre pas si loin.
Alors, on a chang� d'avis ? Tu vas veiller � ce que ce soit livr�.
- Qu'est-ce qui te prend ? - C'est de la courtoisie.
D'accord, je vais m'occuper d'elle.
Je ne supporte pas une femme qui couche avec un Indien.
Bonne chance, Jonesy.
Nat, on va nous livrer... Nat ?
Nat !
- Vous �tes triste, Sierra ? - Nat...
- Une fl�che de Pied-Noir. - Peu importe. Aidez-moi.
- Natchakoa s�me le trouble. - McCord est derri�re cela.
Natchakoa et McCord.
Vous n'avez pas baiss� les bras, je suis fier de vous aider.
Qu'allez-vous faire, colonel ?
La situation empire et les troupes sont loin.
J'ai mes raisons. Si je pouvais retenir la situation jusqu'�...
Entrez !
- Messieurs. - Qu'y a-t-il, McCord ?
Les Indiens abattent les cl�tures et chassent les colons.
On a le m�me probl�me.
Pour vaincre le fl�au, il faut abattre les b�tes.
- Oui, c'est devenu dangereux. - L'ins�curit� r�gne.
Il faut se d�barrasser d'eux, surtout de Natchakoa.
Il y a des ren�gats indiens comme il y en a aussi chez nous.
Il y a des Pieds-Noirs pacifiques et respectueux.
- On risque d'empirer les choses. - Et nous ? Nos colons ?
Cette affaire est examin�e � Washington.
- Il faut agir pour le bien de tous. - On doit sauver notre peau.
Si Washington nous l�che, on agira seuls.
- On va attendre d'�tre scalp�s ? - Non !
�coutez-moi ! Ayez confiance, on fait quelque chose.
Des pourparlers sont en cours, � Washington.
Le seul langage qu'ils comprennent c'est celui du fusil. Allons-y !
- C'est vrai. - Allons les d�busquer !
Si vous voulez venir, vous �tes le bienvenu.
Attendez ! C'est un beau gu�pier.
Alors, que ferez-vous ?
Je vous pr�viens,
si vous faites �a, j'envoie les troupes.
Ce ne serait pas une mauvaise id�e.
Colorados, regardez comment ils ont cach� le 77.
Si nous pouvons prendre une de ces peaux, nous prouverons que...
Non ! Le bruit.
Votre vie est en danger.
Si vous n'allez pas en ville, venez au village avec moi.
Nous m�nerons le troupeau.
- Non. - Le courage peut �tre idiot.
Je ne suis pas courageuse.
Pourquoi restez-vous sur les terres de votre p�re ?
Je veux �tre l� quand McCord passera demain.
Sales ren�gats. Agir comme �a, dans le dos.
- Je n'aurais pas d� essayer. - Vous devenez raisonnable.
Votre offre tient toujours ?
Eh bien, oui, ce serait judicieux pour vous.
J'ai une id�e. Venez passer quelques jours chez moi.
- Vous ne pouvez pas rester ici. - Je comptais aller en ville.
N'y pensez pas.
On conclura l'affaire et vous pourrez reprendre la route.
Allez, on y sera � temps pour le d�ner.
Merci, je savais que je pouvais compter sur vous.
Je me d�p�che.
Voici votre contrat de vente. Demain, vous irez � la banque,
puis je vous accompagnerai � la diligence pour le Texas.
Vous �tes tr�s aimable.
Hannah veillera � rendre votre s�jour agr�able.
Merci encore, je suis heureuse d'en finir.
J'ai des affaires � r�gler. Faites comme chez vous.
- Vous avez vu le signal ? - Oui, c'est Natchakoa.
Vous allez acheter son silence ?
Demain, on l'accompagnera par le sentier.
Elle pourrait ne pas survivre.
- Je t'ai fait peur ? - Oui, un peu.
- Que fais-tu ici ? - Je faisais un tour. Je suis h�te.
Oui, je l'ai su. Que faisais-tu l� ?
Mon cheval a failli perdre un fer, je cherchais des outils.
- Vraiment ? - Mais �a va aller. Bon...
Il n'y a pas le feu.
Il est tard, ils vont s'inqui�ter.
Quinze minutes ne changeront rien.
Tu es un vrai r�gal pour mes yeux endoloris.
Je ne voudrais pas que M. McCord passe...
Ne t'inqui�te pas de M. McCord.
Personne ne va venir par ici.
Il n'y a que toi et moi, poup�e.
- Je ne te plais pas ? - Si...
- Tu n'aimes que les patrons ? - Non, c'est que...
Bon, tant mieux.
Je dois vraiment y aller.
On pourrait se revoir ici demain, c'est d'accord ?
Oui, bonne id�e.
Ch�rie !
J'ai mal aux yeux, mais je ne suis pas aveugle.
- Donne. - Quoi donc ?
Donne-moi cette peau.
Donnez �a. Alors, maintenant vous savez.
Nul ne m'arr�tera. Rendez-la-moi.
- J'aimerais vous aider. - Je me d�brouillerai.
Sachez qu'il y a un officier, Carrington, en poste au nord
qui est tr�s int�ress� par McCord.
Je m'occupe de l'autre.
- Il est... - Ne vous en faites pas, il vivra.
- Merci. - Allez-y, la route sera longue.
Farrell... elle a essay� de...
Avertis McCord.
- Tu as les fusils ? - Je t'avais dit d'attendre.
�coute-moi ! Je suis un guerrier.
Beaucoup d'Indiens ont quitt� Colorados pour moi.
- Moi, chef de tribu. - Qu'en dit Colorados ?
Demain soir, il sera mort. Tiens ta promesse, homme blanc...
- ou je me f�cherai. - Tu les auras.
- 200 fusils demain, pas plus tard. - Demain.
Je serai l� quand le soleil sera haut, et toi aussi.
Couchez-le l�-haut.
- �a m'a l'air saugrenu. - Il �tait ivre, il m'a menac�.
On verra ce qu'il a � dire.
Hank, �a s'est pass� comment ?
Yost... dis � McCord...
- Que dit-il ? - Il d�lire.
- Il �tait temps ! Il va crever. - Allez, reculez un peu.
Une balle. �a aurait pu �tre pire.
Je vais l'extraire et il sera � nouveau d'aplomb.
D'abord, la bonne vieille recette.
O� vas-tu ?
Tu as entendu, il va s'en tirer.
- Aidez-moi ! - Hank, que s'est-il pass� ?
McCord...
Hank !
Je vais avoir besoin d'aide, c'est profond.
Farrell !
Je pense que McCord voudra te voir.
Taisez-vous pendant l'op�ration.
Ne pars pas en vadrouille !
Pas un geste, colonel.
Farrell ! Il �tait temps !
- Mlle Jones est venue ? - Qui ?
- Sierra Jones. Elle devait passer. - Non.
J'ai d� tout retarder avant d'avoir de vos nouvelles !
J'ai risqu� ma peau � ce petit jeu.
Ce sont les risques du m�tier. Alors ?
- McCord. - McCord ? Incroyable !
Oui, il a vol� le b�tail de Mlle Jones.
- Celle qui �tait avec Colorados ? - C'est cela.
Nos rapports sur lui sont positifs.
- Je suis aussi d'accord. - Et maintenant ?
Un homme de Natchakoa avait ceci, il y en a d'autres au village.
McCord et ses hommes ont les m�mes, num�ro de s�rie compris.
Eh bien ! J'ai contr�l� les exp�ditions.
Il vient justement de recevoir des caisses.
Allons voir. Nous sommes peut-�tre sur une piste.
Ouvrons celui-ci.
Et voil�. Les m�mes, le canon et le reste.
Eh bien, �a valait la peine d'attendre.
D�p�chez-vous, messieurs. Voil� McCord.
Bonjour, M. McCord. Votre marchandise est l�.
Tu aurais d� retenir Farrell.
Je n'ai pas voulu insister, patron.
Je peux les arr�ter.
Il a le droit d'avoir ces armes chez lui.
Attendons qu'il les livre � Natchakoa.
- Je vais alerter les troupes. - Bonne id�e.
Je me demande o� il est all�.
On le lui demandera d�s qu'on le verra.
- Et elle ? - Elle va le payer.
- O� a-t-elle bien pu filer ? - J'ai une petite id�e.
Finissons de charger �a.
- Vous les donnerez � Natchakoa ? - Oui.
Il va attirer l'arm�e et �a va �tre son suicide.
Et ces explosifs ? Il dit qu'il veut faire un barrage.
Je m'en fiche. Allez, chargeons �a.
Colonel, si Sierra Jones arrive, occupez-vous d'elle.
- D'accord. - Merci.
Je veux voir Colorados. Compris ? Amenez-moi � lui.
Lance Rouge mort. Personne va au village.
- Colorados est devenu le chef ? - Natchakoa dit non...
il a lanc� le couteau de guerre.
Je ne tuerai personne.
Pas m�me toi, Natchakoa !
Je te tends ma main, pour que notre tribu s'unisse � nouveau
et que la paix r�gne parmi nous.
Tu as appris la mani�re douce des Blancs,
tu n'es pas apte � guider nos guerriers.
Je pars, mais pas tout seul.
Qui vient avec moi ?
- Qui part avec Natchakoa ? - Tu n'es plus des n�tres.
Pars. Suis la direction du soleil.
Qui part avec Natchakoa ?
Tu es seul.
- Je vais avec toi. - Moi aussi.
Vous quittez la tribu, vous n'�tes plus des Pieds-Noirs.
Nous ne vous verrons plus, ni ne vous aiderons plus.
Partez.
Vous avez vu ?
Je suis venue vous dire que McCord et Natchakoa veulent vous tuer.
J'ai beaucoup � faire.
McCord rencontre Natchakoa demain � l'aube.
- Vous savez o� ? - Je peux vous y conduire.
- Vous feriez cela pour moi ? - Oui, Colorados.
Amyyokos, Wanastu, Powhani !
Elle vous guidera � cet endroit.
Ensuite, mettez-la en lieu s�r.
Powhani, tu m'informeras.
Reviens vers moi.
Elle a dit � Colorados pour les fusils.
- Quoi d'autre ? - Elle conduira Powhani l�-bas.
Tu connais les rapides ? Viens, je te montre quoi faire.
�toile Luisante !
Colorados m'envoie.
Il vous dit d'aller par l�, vers les rapides.
- Les rapides ? - Je connais.
Venez, vite !
- D�sol�e d'avoir �t� en col�re. - C'est oubli�.
- Alors ? Il peut parler ? - Il dit des gros mots.
Hank ?
- Oui, patron. - Que s'est-il pass� ?
La fille...
Je l'ai surprise, elle coupait une de nos peaux.
- Tu ne l'as pas emp�ch�e ? - J'ai essay�.
Elle m'a tir� dessus et a fil�.
Farrell la prot�geait.
Rassemble tous les hommes !
Calme-toi, tu veux que �a s'ouvre ?
Attrapez Farrell et la fille.
200 $ vous attendent, ou la corde au cou pour nous tous.
S�parez-vous et trouvez-les !
Attendez !
- Natchakoa ! - Attends !
Tu nous as amen�s dans un pi�ge. Pourquoi ?
Colorados... toi...
Il regardait les femmes blanches, il serait parti.
- J'avais peur de toi. - Tu avais tort.
Si �toile Luisante ne l'avait pas...
toi non plus.
Tous... perdus.
H�, Jonesy !
- Baissez la t�te ! - Farrell !
Je vais traverser.
Natchakoa.
Je suis heureuse de vous voir.
On pourrait faire mieux que �a.
J'ai trouv� grotte de chauves-souris. Venez.
Vous ne deviez pas �tre en ville ?
McCord va livrer des fusils � Natchakoa.
On ne savait ni l'heure ni le lieu.
Je voulais avertir Colorados, c'�tait ce qui comptait.
Apr�s ce que vous avez fait, l'arm�e pourrait vous recruter.
L'arm�e ? Vous �tes...
Disons que je m'int�resse � ce trafic d'armes
depuis assez longtemps maintenant.
Voil� qui explique bien des choses.
Et je vous trouvais tout le temps dans la ligne de mire.
Souvenez-vous de ce que j'ai dit, baissez la t�te.
Allez-y !
- Il faut emp�cher la livraison. - Savez-vous o� elle aura lieu ?
� une heure d'ici, si nous avions des chevaux.
Et on n'en a pas...
Si Natchakoa obtient les fusils, la guerre va �clater.
- Nous devrions agir maintenant. - Et nous sommes bloqu�s ici.
Les hommes n'attendront pas les fusils.
Reviens vite, ou ils retourneront avec Colorados.
J'y vais. Tue les Blancs.
Je ram�nerai les scalps � Colorados.
On dirait qu'ils nous quittent.
Farrell !
Vous �tes une sacr�e fille.
Powhani.
Hommes de Natchakoa tous partis.
C'est presque l'aube.
Essayons de trouver un cheval.
Powhani, dites � Colorados qu'il aille jusqu'aux rochers,
- pr�s du ranch de McCord. - Je lui dirai.
Je vous ai souvent dit de ne pas tuer.
Natchakoa lance des fl�ches ardentes,
il allume un feu qui nous d�truira si on ne l'arr�te pas.
Mort � Natchakoa !
- Alors, McCord ? - Les fusils sont l�.
- Tu es venu seul ? - Oui.
Voil� votre whisky, servez-vous.
Mes hommes aiment whisky.
Impossible de s'emparer du chariot.
- Nous, bons amis maintenant. - Oui, c'est vrai, toujours.
Nous avons les fusils, la poudre.
Quand je vous le dirai, l�chez les chevaux.
Allez-y !
L�che ton arme, Farrell !
Maintenant, vous pouvez tout avoir.
Y compris vous ?
Traduction : Francisco Fernandez Sous-titrage : C.M.C.
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