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LA BRUTE
� toutes les patrouilles. � toutes les patrouilles.
Alerte g�n�rale.
Voiture 22, allez au 733 de l'avenue Spring.
C'est un 341, termin�.
Voiture 22, nous y allons.
- 341 ? - Oui. Autrement dit, un meurtre.
UNIVERSIT� DE HAMPTON
CE SOIR, BAL DE LA VICTOIRE
CAF� DES �TUDIANTS
Une f�te r�ussie, Joan. Merci.
- C'�tait merveilleux. - Comme au bon vieux temps.
- Avec les vieux copains et tout ! - Hampton est toujours gagnant.
- N'oublie pas le d�jeuner, demain. - Oui, � 13h au Carlton. J'y serai.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
- Je suis contente. Revenez bient�t. - D'accord, bonsoir.
Au revoir, Cecily.
Joan.
- Qui est l� ? - Moi, Hal Moffet.
Hal Moffet !
Salut, Joan.
Vous n'�tes pas Hal Moffet.
Si.
Non, n'approchez pas.
- Je ne te ferai pas de mal. - Non !
N'approchez pas !
DEUXl�ME VICTIME DU "BRISEUR D'OS"
JOAN BEMIS CONNA�T LE M�ME SORT QUE LE PROFESSEUR CUSHMAN
LA POLICE IGNORE LE MOBILE DES MEURTRES
� toutes les unit�s du district 17.
Le suspect du 341 mentionn� dans le message n�9
est cern� sur Woodale Street, bloc 700. En route.
- Ne laissez passer personne. - Que personne ne passe !
II est l�, quelque part.
Reculez, tout le monde.
Qui est l� ?
N'allumez pas.
Qui �tes-vous ? Que voulez-vous ?
Taisez-vous.
Si vous �tes un cambrioleur, il n'y a pas grand chose � voler ici.
- Je ne suis pas un voleur. - Alors que voulez-vous ?
Je ne vous fais pas peur ?
Je suis un peu nerveuse,
mais pourquoi devrais-je avoir peur de vous ?
- Les voil�. - Qui ?
- Des hommes. - Vous avez des ennuis ?
Oui, ils me cherchent.
Allez dans la chambre.
Faites ce que je dis.
Un instant.
Oui ?
- Avez-vous vu un homme entrer ? - Non, je n'ai vu personne.
Jetez un �il l�-dedans.
- Personne. - Vous �tes s�re de n'avoir rien vu ?
Oui, s�re.
- Le voil�. - Allons-y.
�PICERIE
Une femme a �t� tu�e de la m�me fa�on que 4 autres victimes.
Les autorit�s recommandent aux citoyens d'�tre prudents.
Selon la police, le meurtrier agit la nuit.
L'homme est grand et corpulent, il porte un chapeau noir.
Le commissariat a re�u des descriptions du monstre,
mais elles varient trop pour pouvoir �tablir un portrait-robot.
Il a �t� vu pour la derni�re fois sur un toit, pr�s des quais.
- Et voici les autres nouvelles... - Jimmy !
Bonjour, M. Haskins.
�teins cette radio. Balaie le sol.
Tu es pay� pour travailler, par pour t'amuser.
Tr�s bien. Mais ce type a encore tu� cette nuit.
Assassins, d�tectives, gangsters...
Tu ne penses qu'� �a. Prends le balai.
Tr�s bien.
" Envoyez du pain, une bo�te de haricots,
des pommes de terre et du caf� au 23 Waters Street. Merci. "
- Jimmy ! - Oui ?
- D'o� cela vient-il ? - C'�tait sous la porte.
Vous ne trouvez pas �a bizarre ?
Non. Ne fais pas un myst�re de tout.
�a doit venir d'une personne trop occup�e pour venir.
- Peut-�tre le monstre. - Le monstre, le monstre...
C'est toi qui me donne la chair de poule.
C'est possible.
Ce serait une bonne raison pour ne sortir que la nuit.
Va livrer �a. Et n'oublie pas l'argent.
$1,25.
Tr�s bien.
- Mais je crois quand m�me... - Je sais. Que c'est le Semeur de Mort.
Allez, va semer... D�p�che-toi, je voulais dire !
Et puis reviens finir le travail.
Laissez-le dehors.
- Combien ? - $1,25.
Fichez le camp !
Merci, Mlle Earp.
Ce gar�on, alors !
Jimmy me livrera le reste, M. Haskins ?
Oui, d�s qu'il sera revenu d'une course.
- Il est parti il y a deux heures. - Ce gar�on !
Ils ne sont pas tr�s travailleurs. Au revoir.
Au revoir, Mlle Earp.
LE MAIRE ACCUSE LA POLICE DE LAXISME
L'AFFAIRE EST CONFl�E AU CAPITAINE DONELLY
CAPITAINE M. J. DONELLY HOMICIDES
- Bonjour, capitaine. - Qu'est-ce qu'il a de bon ?
Mais votre air satisfait me dit que les nouvelles sont bonnes.
Les mauvaises nouvelles arrivent.
Je viens de voir le commissaire Salisbury se garer.
Avec le secr�taire du maire.
Vous avez deux minutes pour inventer une bonne histoire.
Un instant, lieutenant.
Approchez.
- Qui, moi ? - Oui, vous.
C'est � vous que j'avais confi� l'affaire de l'�tau de la Peur,
et j'ai besoin d'un partenaire � qui passer le ballon.
Justement, qu'avez-vous fait pour d�tenir le meurtrier ?
Vous plaisantez ? Jamais nous n'avions organis� une telle traque.
�a ne suffit pas. Il court toujours.
Je veux tous les hommes disponibles sur l'affaire.
- Un moment... - Pas d'excuses.
Arr�tez-moi ce monstre dans les 24 heures,
ou il y aura du changement ici !
Bonjour, M. Le commissaire, M. Parkington.
- Bonjour. - Capitaine Donelly.
Vous avez bonne mine, commissaire. Comment va votre dame ?
J'esp�re qu'elle va aussi bien que vous.
Non, elle meurt de peur, comme toutes les femmes en ville,
depuis que le tueur nargue la police.
- Vous parlez de l'�tau de la Peur ? - Exact.
Je suis venu voir pourquoi pendant que le tueur terrorise la ville
la police se tourne les pouces.
Je n'appellerais pas �a se tourner les pouces.
Comment appelez-vous �a ? Le maire aimerait le savoir.
Asseyez-vous, je vous prie. Je vais tout vous dire.
Nous savons tout d�j�, et que vous ne l'avez pas arr�t�.
Le maire a donn� un ultimatum au commissaire Salisbury.
Il exige des r�sultats dans les prochaines 24 heures.
Sinon, il demandera la d�mission du commissaire.
Si vous ne trouvez rien pour calmer l'opinion publique,
vous pourrez faire une croix sur votre poste.
Exactement ce que je disais au lieutenant Gates.
- N'est-ce pas, lieutenant ? - Oui, monsieur.
Et je passerai le bal... les informations au commissaire.
Comptez sur moi.
Tr�s bien. Allons-y, commissaire.
- Comment j'ai �t� ? - G�nial. On forme une grande �quipe.
Homicides, capitaine Donelly � l'appareil.
Oui ?
D'accord, nous le chercherons.
- Les gens ne pensent qu'au monstre. - Qui c'�tait ?
Un �picier sur le quai.
Il pense que le monstre a peut-�tre tu� son livreur.
Le gar�on est sorti il y a trois heures.
Juste le temps de passer avant de d�jeuner.
Donelly, le 23 est de ce c�t�.
Ouvrez, l�-dedans.
Regardez.
- Encore le monstre. - Oui.
Le caf� est chaud, il ne doit pas �tre loin.
Fouillez le voisinage, je jette un �il ici.
Bien.
Trio populaire : Clifford Scott, Virginia Rogers et Hall Moffet,
trois membres �minents de l'Universit� de Hampton.
J'aurai besoin de renforts. On va fouiller tout le quartier.
UN APPRENTI �PICIER TU� PAR LE MONSTRE
L'�TAU DE LA PEUR TERRORISE LA VILLE
LES CITOYENS EXIGENT DES R�SULTATS
DES INDICES POURRAIENT CONDUIRE AU MONSTRE
- Bonsoir. - Bonsoir.
- M. Clifford Scott ? - Oui.
Capitaine Donelly, homicides. Lieutenant Gates.
- Entrez. - Merci.
En quoi puis-je vous aider ?
Vous avez peut-�tre de pr�cieuses informations � nous fournir.
Je vous aiderai avec plaisir si je peux. Passons au salon.
Merci.
- Qu'y a-t-il, Clifford ? - Je ne sais pas.
Ces messieurs de la police veulent des renseignements. Voici ma femme.
- Vous aussi pouvez nous aider. - Moi ?
Avez-vous entendu parler de celui qu'on appelle l'�tau de la Peur ?
Oui.
Ce matin, nous avons d�couvert un �l�ment
qui vous permettra de l'identifier.
- On le conna�trait ? - Je crois.
- Quand �tes-vous entr� � Hampton ? - 1930.
- Vous aussi, n'est-ce pas ? - Oui.
Vous souvenez-vous de votre camarade Hal Moffet ?
C'�tait un ami.
Nous pensons qu'il est l'�tau de la Mort.
- Hal ? - Non, c'est impossible.
Nous avons trouv� ceci dans sa planque.
Il semblait le garder depuis longtemps.
Je me souviens, c'�tait apr�s un match.
Oui, le jour o� il l'a presque remport� � lui seul.
Il a assassin� deux personnes de l'universit�.
Le professeur Cushman et Joan Bemis.
- Nous la connaissions bien. - Je m'en doutais.
Avez-vous revu Hal Moffet ?
- Pas depuis des ann�es. - Il a disparu.
- Disparu ? - Aucun camarade ne l'a revu.
- Il lui �tait arriv� quelque chose. - Quoi ?
C'�tait notre meilleur ami.
La derni�re ann�e � Hampton, il �tait capitaine de l'�quipe de football.
Le dernier match de la ligue fut contre Rensler.
Hal avait �t� �lu meilleur joueur par la presse.
Et si quelqu'un en doutait, ce dernier match dut le convaincre.
Hal avait du temp�rament. �a lui servait sur le terrain.
Il �tait partout. Il bloquait, d�fendait, passait.
Dans les trois premiers temps, il avait marqu� 3 touch-downs.
Il les avait tous transform�s.
Le score �tait de 21 pour Hampton contre 7 pour Rensler.
Son caract�re lui cr�ait des ennemis, mais l�, tout le monde l'aimait.
C'�tait l'un des meilleurs joueurs de Hampton. On �tait fiers de lui.
Hal et moi �tions tr�s amis.
Mais nous �tions tout deux amoureux de Virginia.
Et pour compliquer les choses, Joan �tait folle de Hal.
Nous f�mes la f�te ce soir-l�. Les quatre.
J'avais rendez-vous avec Virginia, mais Hal ne l'acceptait pas.
Il alla la chercher en voiture et n'arriva que tr�s tard,
nous laissant seuls, Joan et moi.
Bien s�r, � leur arriv�e, il avait une excuse.
Il en avait toujours une.
Connaissant son caract�re, je pr�f�rais me taire.
Salut !
D�sol�, j'ai eu une panne. Impossible de savoir ce que c'�tait.
Et d'un coup, elle a d�marr�. Tu sais ce que c'est, Cliff.
Hal gagnait de nouveau. Comme le match.
Hal et moi partagions une chambre. J'�tais le plus studieux des deux.
Je l'aidais souvent.
C'est une coutume � la fac d'aider les sportifs.
Il n'�tait pas idiot, il manquait juste de patience.
Sur un terrain de foot, il y avait plus d'action.
Mais on ne peut pas esquiver les probl�mes de chimie.
J'ai rendez-vous avec Virginia apr�s la chimie.
Tout un programme, vieux.
Hal se vantait et moi je cogitais.
Il me demanda alors de v�rifier ses exercices de chimie.
Je vis l� l'occasion d'emp�cher le rendez-vous.
Les r�ponses �taient justes mais je les changeai.
Il m�morisa les mauvaises r�ponses pour l'examen du lendemain.
Acide chlorhydrique, acide sulfurique et acide nitrique
- ...sont des agents catalytiques. - Tr�s bien, M. Scott.
� vous, M. Moffet.
L'acide sulfurique combin� au H4N7 forme de l'acide hydrochlorhydrique.
Restez apr�s la classe, M. Moffet.
Vous avez tout faux aujourd'hui.
Le cours est termin�.
Hal sut que je l'avais tromp�.
Il �tait habitu� � toujours gagner.
Il �tait furieux parce que je l'avais ridiculis�.
M. Cushman lui fit r�aliser des exp�riences tout l'apr�s-midi.
Pour le narguer, je passai avec Virginia devant le laboratoire.
Vu le regard qu'il nous lan�a, je pr�f�rai ne pas rester.
On ne pouvait jamais pr�voir sa r�action dans ces cas-l�.
Cette fois, ce fut une trag�die.
Durant son hospitalisation, on voulut lui parler mais il ne r�pondit pas.
Il restait allong�, � nous d�visager.
Selon les m�decins, les glandes et les nerfs pouvaient �tre touch�s.
Ce qui pourrait alt�rer son apparence physique.
Et vous ne l'avez plus revu ?
Non, apr�s plusieurs semaines � l'h�pital, il disparut.
Les m�decins ont-il parl� de son �tat mental ?
Oui.
D'apr�s eux, Hal �tait amer � sa sortie.
Oui, un tel accident a tr�s bien pu le perturber.
Si c'est le monstre, �a explique tout.
Il aurait tu� Cushman juste parce qu'il l'avait retenu en classe ?
C'est possible.
Un trouble mental peut se convertir en parano�a.
- Il �tait amoureux de vous. - Je ne sais pas.
Je ne l'ai jamais pris au s�rieux. Clifford et moi �tions amoureux.
Je vois. Merci pour ces renseignements.
Je ferai surveiller votre domicile.
Il pourrait venir ici ?
On ne sait jamais comment r�agit un malade.
Mieux vaut �tre prudent.
Il peut vous tenir responsable pour ce qui s'est pass�.
Les mauvaises r�ponses venaient de vous.
Oui, en effet.
Ne vous en faites pas, on l'emp�chera d'agir.
Expliquez � votre �pouse la pr�sence de nos hommes.
- Elle pourrait croire � des voleurs. - Entendu.
- Bonsoir. - Bonsoir.
J'arrive.
Un article � votre go�t, monsieur ?
Une jolie pi�ce, et � un prix raisonnable.
Je peux vous la laisser �...
Qu'y a-t-il ?
Rien. Je voulais dire que je peux vous faire un bon prix.
Combien ?
Pour vous, $12,50.
Je la prends. Je paierai demain.
D�sol�, �a ne marche pas comme �a.
Vous n'avez pas confiance ?
Mon m�tier ne me le permet pas.
Rendez-la-moi ou j'appelle la police.
Au secours !
- Qui est l� ? - C'est moi.
�a me fait plaisir.
Entrez.
J'�tais inqui�te. Ces hommes qui vous poursuivaient.
Merci pour votre aide. J'ai quelque chose pour vous.
Merci. Qu'est-ce que c'est ?
�a ne vous pla�t pas ?
Si, s�rement.
Regardez-la donc.
Voyez-vous, je suis aveugle.
Aveugle ?
Je pensais que vous l'aviez vu.
Que m'avez-vous apport� ?
Tenez.
C'est magnifique. Je le sens.
Asseyons-nous.
Pourquoi vous poursuivait-on ?
Ils disent que j'ai mal agi, mais ce n'est pas de ma faute.
J'en suis certaine.
Je ne sais pas si je dois accepter.
- Je ne sais m�me pas votre nom. - Je m'appelle Hal.
Moi, c'est Helen.
Hier, �a vous a �tonn� que je n'aie pas peur de vous.
Qu'y a-t-il ? Devrais-je avoir peur ?
- Tous les autres ont peur. - Pourquoi ?
Je ne peux pas vous le dire.
Voulez-vous que nous soyons amis ?
Bien s�r, vous �tes gentille avec moi.
Et personne d'autre ne l'est, n'est-ce pas ?
Je crois comprendre.
Quand on est aveugle depuis longtemps,
on apprend � voir � travers ses sens.
Je ne sais comment l'expliquer,
on ressent quelque chose quand on rencontre quelqu'un.
On se le repr�sente dans sa t�te.
Pas seulement � quoi il ressemble mais ce qu'il est vraiment.
On le conna�t mieux que si on le voyait vraiment.
C'est peut-�tre pour �a qu'on dit que les apparences trompent.
Vous me comprenez ?
Oui, je comprends.
J'aimerais pouvoir vous aider.
- Vous pouvez. - Comment ?
- En me laissant vous rendre visite. - Bien s�r, je veux bien.
Hormis quand je donne des cours de piano, je suis toujours seule.
Vous me faites tellement bonne impression.
- Si je pouvais toucher votre visage... - Non, ne faites pas �a.
- Pourquoi ? - Je ne veux pas.
Hal.
Hal !
LE MONSTRE TUE UN PR�TEUR SUR GAGES
MYST�RIEUX MEURTRE D'UN PR�TEUR SUR GAGES
LE VOL N'EST PAS LE MOBILE
LE MAIRE DONNE UN ULTIMATUM � LA POLICE
IL EXIGE LA CAPTURE DU MONSTRE DANS LES 24 H, SINON...
Bonjour, commissaire. Bonjour, M. Parkington.
Je savais que vous viendriez.
Le tueur fait la une des journaux, et vous vous jouez aux cartes !
Les loisirs m'aident � r�fl�chir. J'aime bien les pigeons, par exemple.
Donelly, je vous avais pr�venu...
Oui, je sais, vous vouliez que j'arr�te le tueur dans les 24 heures.
Eh bien, messieurs, il court toujours.
Mais je suppose que vous voulez agir personnellement.
Je suis s�r qu'en dix minutes vous allez le boucler.
Je pr�viens les journaux.
Une minute, ne nous pr�cipitons pas.
Ne me dites pas que le maire et vous n'aimeriez pas finir le travail.
Ce n'est pas la question. Les citoyens protestent
et le monstre continue de tuer. Je suis raisonnable...
Content de l'entendre, commissaire.
Je peux donc vous dire
que nous avons une piste quant � l'identit� du monstre.
- Qui est-ce ? - Oui, qui est-ce ?
J'ai dit une piste.
Je vous le dirai quand je serai certain. Tr�s bient�t.
C'est tout ce que je peux vous dire.
Et maintenant, si vous permettez, Gates attend que je le plume.
Pourquoi n'avoir rien dit sur la coupure de presse ?
Pour que les journalistes fassent fuir le tueur de la ville ?
Jetez.
1 et 2 et 3 et 4.
Et 1 et 2 et 3 et 4.
Et 1 et 2 et 3 et 4.
Et 1 et 2 et 3 et 4.
Termin�. C'est bien, Dorothy. Tr�s bien.
Elle �volue tr�s bien, Mme Obringer.
Tu joueras bient�t du classique.
Je ne veux pas jouer �a. Je veux faire du boogie-woogie.
Tu pourras, � tes moments libres. Mais tu dois d'abord savoir les bases.
Le boogie-woogie, c'est la base. C'est hyper sensuel.
Celle-l� ! Prends tes partitions, on rentre.
Elle tient �a de son p�re. Il joue de la trompette dans un groupe.
Viens, ma ch�rie.
� la semaine prochaine, m�me heure.
Je veillerai � ce qu'elle pratique, Mlle Helen.
- Je reste dans le coup. - Dorothy !
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Qui est l� ? - Salut.
Hal, je ne vous ai pas entendu entrer.
Je n'ai pas frapp�.
- �tes-vous encore poursuivi ? - Non.
J'�tais dehors. Quand elles sont sorties, je suis entr�.
Asseyez-vous, je vous en prie.
Vous vivez en enseignant aux enfants ?
Oui, je me d�brouille.
C'est dur de faire �a dans votre... situation.
J'aime la musique et l'enseigner aux autres.
Je ne ressens pas ma c�cit� comme un handicap.
Pourrez-vous voir, un jour ?
Le docteur m'a dit il y a un an que je pourrais voir si on m'op�rait.
- Pourquoi ne le faites-vous pas ? - �a co�te tr�s cher.
- Combien ? - Beaucoup d'argent.
Tellement que je pr�f�re ne plus y penser.
Si vous pouviez voir, vous...
- Qu'alliez-vous dire, Hal ? - Rien.
Qu'y a-t-il, Hal ? Pourquoi refusez-vous que je vous voie ?
- Vous avez peur ? - Oui.
Pourquoi ?
Vous le sauriez en me voyant.
Je n'ai pas peur. Pourquoi devrais-je en vous voyant ?
Vous auriez peur. Comme tout le monde.
Alors, �a tombe bien que je sois aveugle.
N'avez-vous pas une id�e du co�t de l'op�ration ?
D'apr�s le docteur, au moins 2000 ou 3000 dollars.
- Je pars. - Hal.
Oui ?
Si vous me laissiez toucher votre visage, je suis s�re que...
Salut, Virginia.
- Qui �tes-vous ? - Tu ne te souviens pas de moi ?
Non, je...
- Hal, ce n'est pas toi ? - Si.
J'ai chang� depuis la derni�re fois, n'est-ce pas ?
Ton visage...
Il te fait peur, n'est-ce pas ?
C'est incroyable.
C'est Cliff et toi qui m'avez fait �a.
On ne le savait pas.
Oui, je te fais peur, comme � tous les autres.
Il y a m�me un policier � l'entr�e pour te prot�ger de moi.
Ils ont insist�. Ils ont dit que tu �tais le monstre,
que tu as tu� tous ces gens : Joan, le professeur Cushman et les autres.
J'ai besoin d'argent. De beaucoup d'argent.
Je ferai ce que je peux, mais ici il n'y en a pas beaucoup.
Cliff s'est bien d�brouill�.
Tu dois avoir beaucoup de bijoux.
- Bonsoir, M. Scott. - Bonsoir.
- D�sol� de vous faire rester. - C'est mon boulot.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Pas un mot.
- Virginia. - Oui, Cliff.
Dis-lui de monter. Allez.
Je suis en haut.
D'accord, ch�rie.
Salut, ch�rie.
- Que se passe-t-il ? - Salut, Cliff.
C'est Hal.
- Hal ! - Oui, �a faisait longtemps.
Pas �tonnant que tu ne me reconnaisses pas.
Ils avaient raison. C'est le monstre, il a tu� ces gens.
Pourquoi, Hal ? Que t'est-il arriv� ?
- Regarde mon visage. - Oui, mais...
Voil� ce qu'il m'est arriv�... � cause de toi.
- Que fais-tu ici ? - J'ai besoin d'argent.
Je lui ai dit qu'on ferait tout pour l'aider.
Bien s�r.
- Sors mes bijoux du coffre. - Mais...
Tr�s bien. Par ici.
Je m'en occupe.
C'est ferm�. La cl� est dans mon bureau.
Pas besoin de cl�.
Il y a aussi des documents personnels qui ne te serviront � rien.
- J'aimerais les garder. - D'accord. Ouvre-la.
Mais je t'ai � l'�il.
- Les mains en l'air ! - Tu...
Va pr�venir le policier.
Navr�, Hal, il le fallait.
Monsieur Scott ! Monsieur Scott !
J'ai entendu tirer.
C'est Hal Moffet. Mon mari lui a tir� dessus. En haut.
Cliff !
Non.
Appel aux voitures 41 et 53, district 5.
Appel aux voitures 41 et 53, district 5.
Allez vite au 500 de l'avenue College Grove.
Enqu�tez un 341.
Soyez prudents, c'est l'�uvre de l'�tau de la Peur.
En voici une autre.
Oui, il a �t� touch�.
Si c'est grave, on peut peut-�tre l'avoir.
- Capitaine Donelly. - Oui ?
D'apr�s la radio, il aurait �t� vu du c�t� de Grand Avenue.
Alors !
- Vous savez ce que je pense ? - Oui, je sais.
Helen.
Hal, vous m'avez fait peur.
Vous avez encore des ennuis ?
Non. J'ai quelque chose pour vous.
Qu'est-ce que c'est ?
Ceci vous permettra de payer l'op�ration.
O� les avez-vous eus ?
Hal, vous �tes bless� ?
Je vais bien. Faites-vous vite op�rer.
Hal, attendez.
Je voudrais une estimation de ces bijoux.
Oui, madame. �a prendra quelques minutes. Pouvez-vous attendre ?
Oui, j'attends.
Rapport de vol de la police 10 h 30, r�sidence Clifford Scott
Suspect : L'�tau de la Peur
Biens d�rob�s : boucles d'oreilles avec diamants, bagues aigue-marine,
bracelet avec 4 saphirs, bracelet or, rubis.
Op�ratrice, passez-moi la police.
Que vous a-t-il dit ?
De les vendre pour pouvoir me faire op�rer des yeux.
�a ne vous a pas paru �trange ?
J'ai voulu l'interroger mais il est parti.
Vous pouvez avoir des probl�mes pour avoir prot�g� un criminel.
Un criminel ?
Oui, on peut l'appeler ainsi.
C'est incroyable.
- Vous saviez qu'on le recherchait ? - Non.
M�me la premi�re fois qu'il s'est introduit chez vous ?
J'ai cru qu'on lui en voulait. Il ne m'a rien dit.
Non, j'imagine que non.
Il avait des ennuis, mais j'ignorais que c'�tait avec la police.
Qu'a-t-il fait ?
Meurtres en s�rie.
C'�tait lui l'�tau de la Peur.
L'�tau de la Peur !
Vous devriez vous asseoir.
Il �tait si gentil avec moi.
Je n'arrive pas � y croire.
UNE FEMME DONNE DES TUYAUX SUR L'�TAU DE LA PEUR
UNE PROFESSEUR DE PIANO DONNE UNE PISTE SUR LE MONSTRE
UNE NON-VOYANTE AMIE DU TUEUR
UNE NON-VOYANTE DIT TOUT SUR L'�TAU DE LA PEUR
L'�TRANGE AMITl� AU SECOURS DES RECHERCHES
�dition sp�ciale ! Une non-voyante avoue �tre l'amie du tueur !
Toutes les r�v�lations ! Une non-voyante...
�dition sp�ciale ! Toutes les r�v�lations !
Une non-voyante dit tout sur le monstre !
�dition sp�ciale ! Une non-voyante dit tout !
- Donnez-m'en un. - Oui, monsieur.
Une non-voyante dit tout !
Achetez la derni�re �dition !
Une non-voyante dit tout ! Toutes les r�v�lations !
Je viens dans une minute.
Vous avez �t� parfaite en nous aidant � attraper le tueur.
Je me demande ce qu'il ressent.
Il avait confiance en moi, il voulait m'aider.
N'ayez pas de regrets, il est cingl�.
C'est un psychopathe assassin, apr�s tout.
Au fait, j'ai quelque chose � vous annoncer.
J'ai parl� � certaines personnes et nous...
Ils ont d�cid� de vous op�rer.
C'est fantastique.
- Vous semblez fatigu�e. Et si... - Puis-je vous raccompagner ?
Merci.
Voil�, mon pigeon vole de ses propres ailes.
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