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Un conquérant
Voici la saga de Sam Houston,
l'histoire du combat d'un homme pour la liberté.
Elle est dédiée aux leaders de l'Amérique dans le combat actuel
de préserver notre Démocratie.
L'Amérique n'a donné le jour qu'à deux plus grands guerriers-chefs d'état
que Sam Houston... George Washington et Andrew Jackson.
Houston a donné les meilleures années de sa vie
pour défendre une minorité persécutée : l'indien d'Amérique.
Puis, quand les tambours de la mort résonnèrent
Par dessus le Rio grande,
Houston entendit le véritable défi de sa destinée
et prit la route du Texas.
À San Jacinto, il combattit
dans une des grandes batailles décisives
du nouveau monde
et ramena les victimes de la tyrannie de ses ennemis
dans la communauté libre et chaleureuse
de l'Union américaine.
Aucun homme de notre histoire n'a ajouté
autant de territoire à notre héritage national.
Et peu autant d'honneur.
Tu m'as raté d'un pouce !
Tu ne tires plus aussi bien qu'avant.
Sam !
Sam ! J'aurais pu te tuer !
Sam Houston, n'essaie pas de m'amadouer.
Espèce de ...païen.
Qu'est-ce que ça signifie ? T'introduire ici au milieu de la nuit ?
Maman, je voulais acheter ce fusil.
J'ai eu l'honneur d'être invité à une partie de chasse cherokee.
Une partie de chasse ! Tu parles !
Sam Houston, dans quel monde tu vis !
Au lieu d'avoir un travail honnête, tu cours dans les bois à jouer aux indiens !
Bien sûr que je travaille !
Qui s'est occupé des champs ?
Qui a taillé les troncs pour la maison ?
Et qui a essayé d'aller à l'école et n'y est pas resté ?
Et qui a travaillé au magasin et s'en est enfui ?
N'importe quel homme avec un peu de jugeote préférerait être chasseur.
Sam !
Ça fait bientôt un an que tu vis avec les indiens.
Et tu es un Blanc !
Sam ! Qu'est-ce que tu trouves là-bas que tu ne trouves pas chez toi ?
La liberté !
Tous les Cherokees ont l'air de savoir ce que je veux dire par ce mot.
Sortez de votre lit ! Sortez !
Qu'est-ce que vous voulez ?
Venez sur la place. Washington a été brûlé.
Andy Jackson appelle des volontaires.
Allez, les gars, bougez-vous !
Andy Jackson cherche des volontaires.
Qui sera le premier à signer ce livre ?
L'ennemi a mis l'Est sens dessus dessous !
Le gouvernement fédéral a fui à Philadelphie.
Andy Jackson a dit : le seul espoir du pays est à l'ouest !
Voici les premiers volontaires d'Andy Jackson de Lakeville !
Andy Jackson marche sur New Orleans
Pour chaque volontaire, il y a un dollar sur ce tambour.
Un dollar d'argent !
Les gars : un dollar d'argent,
un uniforme tout neuf
et la chance d'une gloire éternelle !
Allez les mecs du Tennessee !
Qui veut se battre pour son drapeau ?
Son drapeau, sa ferme et sa famille !
Qui veut se battre pour Andy Jackson et la liberté ?
Moi !
C'est bien, mon gars !
Samuel Houston.
- Il y va ! - Bien sûr.
Son frère indien aussi.
Imbécile de Sam Houston !
Je suis fou, hein ?
Souvenez-vous quand l'heure de se battre est arrivée,
Houston a été assez fou pour s'engager
et se battre pour un troupeau de moutons comme vous.
Viens ici, toi.
Inscrivez, Goodwin Davis dans votre livre.
Goodwin Davis va se battre pour son drapeau et Andrew Jackson.
Allez, vous autres !
Ou je vais vous tirer par les pieds.
Robert Watson, offrant sa vie à son pays.
Pas moi ! Sam Houston, tu peux aller te faire tuer, bon débarras, mais pas moi.
Jackson va perdre ! Il n'a aucune chance !
Général Jackson !
Vous avez peur d'aller à la guerre, c'est tout.
Pas de quoi avoir honte.
Celui qui dit ne pas avoir peur d'affronter la fusillade est un menteur et un idiot.
Mais il y a des choses dont l'homme a toujours eu peur,
des choses qu'il déteste plus que la fusillade,
et une d'entre elles c'est des mauvais dirigeants.
Nos pères sont morts pour libérer ce pays,
ils sont morts, mais la liberté a survécu.
Et ce soir, de tous les états, leurs fils sont en marche pour la préserver.
Mon ami, je veux que tu les rejoignes.
J'ai besoin de toi !
J'ai besoin de tous les hommes et toutes les armes du Tennessee !
Êtes-vous avec moi ?
Hourra pour Andy Jackson !
Hourra pour la liberté et Andrew Jackson !
La deuxième raison pour réélire Sam Houston, gouverneur du Tennessee,
c'est qu'il est un des rares spécimens d'idiot qui ne sait pas abandonner.
Et, ses blessures, encore fraîches de la bataille de Horseshoe Bend,
il m'a demandé de faire son devoir devant les remparts de New Orleans.
Par les armes, il a fait son chemin, de son village à Washington
et le congrès des États Unis, à l'âge de 29 ans !
Du congrès, il est devenu gouverneur de notre cher état,
à coups de griffes et de dents !
Troisième raison pour réélire le gouverneur Houston,
c'est que, plus le combat est dur, plus il réfléchit vite.
et quand il se bat et réfléchit, il parle plus fort que tout homme du Tennessee !
À part moi !
Mes amis,
encore une raison.
Vous savez que, demain, le gouverneur Houston
se marie avec Mme Eliza Allen de Garriton.
Donc, je veux que vous leur donniez la plus grande majorité de l'histoire,
comme cadeau de mariage !
Eliza !
Arrête de pleurer, tes yeux vont être tout chiffonnés !
Ne laissez pas entrer !
Eliza, ma chérie !
Qu'est-ce qui se passe ?
Eliza, tu m'avais promis qu'il n'y aurait plus de scène !
Je ne peux pas, père.
J'ai peur !
Mais, c'est absurde, mon enfant.
Comme Sam Houston et Eliza Allen ont demandé le sacrement du mariage
et l'ont prouvé en échangeant l'anneau et unissant leurs mains,
je les déclare mari et femme.
Je crois bien que c'est la première fois que je baise la main d'une dame.
Les gentlemen baisent toujours la main d'une dame.
Mais tu n'as pas épousé un gentleman,
tu as épousé un combattant et un politique !
C'est ce que j'ai toujours voulu.
Une femme comme toi,
douce et jolie.
Maintenant que je l'ai, j'ai peur !
Tu sais, tu me rappelles une chanson que ma mère me chantait quand j'étais petit,
"je connais une dame, douce et bonne"
C'est ce que tu es.
Tu sais ce qu'Andrew Jackson m'a dit ?
Vise la Maison Blanche, Sam,
et avec Eliza à tes côtés,
tu deviendras président.
Je t'emmènerai à la Maison Blanche, chérie.
Même si je dois embrasser tous les bébés des États Unis.
...des raisons pour mes concitoyens du Tennessee...
...c'est un grand plaisir de m'adresser à vous en ce jour mémorable...
...je veux et j'ai besoin de votre aide pour l'élection à venir...
...et si je suis réélu gouverneur du Tennessee, je vous...
La dame du Tennessee, Mme Sam Houston !
Amenez la dame et descendez !
Ouais ! Nous voulons embrasser la mariée !
Au nom du ciel, souris !
Au nom du ciel, pourquoi ?
Quelle ambiance, hein ?
Mme Houston, vous dansez aussi bien
que votre mari se bat !
Je ne rentre pas avant la dernière chanson !
Quelle fête, hein Andy ?
Bon sang, ce que je préfère !
Ça fait plaisir de voir le gouverneur mordre dans cette viande d'ours.
Mme Houston, vous avez un sacré mari !
Eh bien messieurs, quel est votre problème ?
Gouverneur, nous sommes de Polk Ridge.
Billy Carol est venu chez nous, il nous a parlé du grand gouverneur qu'il ferait.
Billy Carol est un sacré beau parleur !
Ouais, mais nous n'avons rien à faire de prêchi-prêcha.
nous aimons qu'on nous prouve quel est le meilleur!
Et nous avons 196 votes à donner à celui-là.
Pour 196 voix, je suis prêt à me battre contre n'importe quel homme du Tennessee !
Nous sommes contents de votre réaction.
Elan, viens ici !
Vous allez me mettre à terre, gouverneur ?
Tout comme je le ferais avec Billy Carol, le jour de l'élection !
Vous êtes prêts ?
Ouais !
Allez-y, gouverneur ! Montrez-lui !
Vous l'avez, gouverneur, continuez !
Lannie ! Lannie !
- Oui, M'dame. - Je pars à Galloway ce soir.
Préparez la voiture.
Le gouverneur ne va pas être en état de partir après ça !
Le gouverneur ne part pas. Faites comme je dis, s'il vous plaît.
Vous êtes fâchée contre lui ?
Oui, arrêtez et faites ce que je dis !
Oui, M'dame.
Après ça, nous avons besoin d'un verre.
Vas-y, Henry.
Silence !
Vous, les gars de Polk Ridge, voilà comme Jackson et moi avons battu...
Sam, écoute...
Eliza !
Eliza !
Eliza, ouvre cette porte !
Mme Houston ! Pourquoi cette porte était fermée ?
Sam, j'ai eu peur.
C'est pour ça que tu as commandé la voiture ?
- Non, Sam, c'est... - Réponds-moi, clairement.
Sam, je rentre à la maison.
Tu ne vas nulle part.
Je ne supporte plus cette horrible campagne.
J'ai voulu partir.
Comme ça tu vas nourrir les ragots !
Tu es ma femme et ta place est ici avec moi !
Tu ne peux pas m'obliger !
- Je m'en vais à Galway cette nuit. - Non !
Lâche-moi ! Ne me touche jamais plus !
Eliza, qu'ai-je fait pour que tu réagisses ainsi ?
Que penses-tu que j'aie pu ressentir à te regarder, t'écouter chaque soir,
les bals, les discours, te voir boire et te rouler dans la boue des écuries !
- Mais, c'était pour toi ! - Pour moi !
Oui, chaque voix, chaque victoire, pour faire de toi la 1ère dame du Tennessee !
Puis la Maison Blanche !
Tu ne comprends pas qu'avant d'être un homme d'état, il faut être un politicien !
Il le faut, avec mon origine modeste.
Tu ne t'en débarrasseras pas, tu es né avec !
Oui, je suis né avec. Un homme, un homme modeste !
Je n'aurais pas dû demander à une dame de partager mon monde,
c'est un monde modeste, dur et bagarreur
Et je l'aime !
Bien alors, vis dedans, roule-toi dedans et meurs-y, je m'en fiche !
Moi, ce que je dis, c'est qu'il n'y a pas de fumée sans feu
et elle a dû le quitter pour une très bonne raison !
Pauvre idiote, elle ne sait pas ce qu'elle a perdu.
Elle ne trouvera jamais un homme comme Sam Houston.
Elle était trop bien pour lui.
Le gouverneur était trop bien pour elle.
C'est une honte pour l'état du Tennessee.
- Il faut le tenir à l'écart. - Moi, je dis qu'il devrait payer.
Sortons-le de chez lui !
Ces dernières semaines,
des lanceurs de ragots parmi vous,
ont voulu violer la vie privée de Mme Houston et moi même.
J'ai gardé le silence là-dessus,
et mes ennemis politiques ont calomnié ce silence.
Je suis déterminé à maintenir ce silence.
Cependant, comme je suis raisonnable, malheureusement,
comme la vie privée d'un homme public
ne lui appartient pas,
pas plus qu'à ses amis, mais à ses ennemis,
je revendique ici, mon droit à la vie privée.
Je vous présente ma démission de gouverneur de l'état du Tennessee.
Je quitte Nashville ce soir.
Et je vous livre une dernière pensée.
Que si la moindre personne ose dire un mot
contre la conduite ou le caractère de Mme Houston,
je reviendrai pour laver la calomnie dans son sang !
Hé ! Ton copain mange jamais ?
Non, il vit d'air depuis qu'on a quitté Nashville.
- Depuis quand ?
Depuis que sa femme l'a quitté et qu'il a compris que ça ne s'arrangerait pas.
Puis ça a été le divorce.
Sa seule idée était que je l’amène à toi et la nation Cherokee
Tika.
Mon fils, oublie cette femme !
Elle n'était pas une véritable épouse.
Je t'interdis !
Arrêtez !
Partez.
Viens avec moi.
Nous faisons grande médecine,
pour chasser les mauvais esprits de mon fils blanc.
Houston ! Donne-moi ça !
Maintenant, tu vas m'écouter, Sam Houston !
Ça fait 16 ans que je suis avec toi.
Cela fait 4 mois que je veille sur ton ivrognerie,
depuis Nashville, sans rien dire.
Mais quand t'en arrive à frapper un pauvre vieil indien comme Oolooteka,
un de tes meilleurs amis,
alors, j'abandonne !
Tu n'es plus l'homme que j'accompagnais, général !
Tu n'es plus qu'une vieille chaussette imbibée d'alcool !
Ouais, voilà ta drogue ! Avale-la !
Vautre-toi dedans ! Frotte ta tête avec !
Car Lennie Upchurch en a marre !
Quand tu fumes la pipe de la fraternité,
tu quittes pour toujours le monde de l'homme blanc.
Tu deviens alors un brave du peuple Cherokee.
Mon fils !
Ma demeure est la tienne maintenant.
Mes terrains de chasse sont les tiens,
mon peuple est ton peuple,
reste avec nous.
Salut, Oolooteka
quelque chose pour toi.
Mets ça là-bas.
Le gouvernement ordonne de déplacer les Cherokee
de 3200km vers l'ouest, dans le Missouri
Mais le père blanc a promis qu'on ne bougerait plus.
J'ai mes ordres. Les voilà. Directs de Washington.
Le père blanc n'a pas payé les terres du Tennessee
Tu te trompes.
J'ai apporté 60 000 dollars pour tout te payer
Voici ta part, 40 dollars.
Mais, c'est du papier !
Il y a imprimé la promesse du gouvernement de payer.
Le traité dit argent !
Écoute, Oolooteka, il y a ici 40 dollars pour chaque membre de la tribu.
Ça vaut l'argent. À prendre ou à laisser !
- Danisworld ? - C'est moi.
Hé, l'écureuil, j'ai un sac de noisettes pour toi !
T'as combien, là ?
- Homme blanc dire 40 dollars. - Ah, c'est des billets.
Voilà comme le gouvernement fait avec des sauvages ignorants.
Ça, c'est sûr !
Pour te montrer que tous les blancs ne sont pas des voleurs,
je vais t'acheter ces billets.
En voilà 2 dollars d'argent.
Et 2 quarts d'alcool en plus !
Vas-y, goûter-le !
Son excellence, l'ambassadeur d'Autriche.
Messieurs, jouons le morceau viennois.
Son excellence, l'ambassadeur de la nation Cherokee.
Que le Grand Esprit soit avec vous.
Bonjour, Sam.
Votre serviteur, général.
Puis-je vous présenter mon père adoptif, Oolooteka ?
Bienvenue dans notre Long House.
Bonjour, Lennie.
Salut, général.
Vous nous excuserez Mr le président ?
Heureux de vous revoir en si bonne santé, Sam.
Merci, général.
Oui, vous avez à nouveau cette lueur du Tennessee dans les yeux.
Le Tennessee est une affaire terminée, général.
Je sais.
Peut-être mieux que vous pensez.
Et vous avez su pour...
Vous n'avez pas pensé que je vous perdais de vue, Sam.
Pas moi !
Je sais ce que vous avez traversé et pourquoi.
Mais je n'étais pas inquiet.
Je savais que vous reviendriez quand ça vaudrait la peine.
- C'est vrai. - Commandant Bley.
Dites donc, général ! Je viens de faire 1930 km pour vous voir.
- On en parlera plus tard, Sam. - Monsieur, le président !
Commandant Bley,
permettez-moi de vous présenter Sam Houston de la nation Cherokee.
L'ambassadeur Houston, commandant Bley
Ambassadeur Houston.
J'aimerais que vous présentiez l'ambassadeur à quelques dames.
C'était le meilleur danseur et parleur du Tennessee !
C'est un honneur, Mr le président.
Par ici.
À plus tard, Sam.
OOlooteka !
Mme Newberry, puis-je vous présenter l'ambassadeur Houston ?
Votre serviteur, madame.
- Et Mlle Newberry. - Et le vôtre.
Me feriez-vous l'honneur de cette danse ?
Non merci, ambassadeur. C'est une polka par une danse de guerre.
Viens, ma chérie.
Bienfait pour lui ! Venir ici habillé en sauvage !
Bonsoir commandant Bley.
Bonsoir, Mlle Lea.
Mlle Lea, puis-je vous présenter l'ambassadeur Houston ?
Votre serviteur, Madame.
Je suis désolée Mr, mais vous ne semblez pas apprécier nos danses païennes.
Pourrais-je essayer de vous faire changer d'avis ?
Je n'imagine pas de plus grand privilège et plaisir, Mme.
Voilà donc Sam Houston !
Oui, Mr Huskins, l'homme qu'il nous faut.
Quand j'avais votre âge, Mlle Lea, les gens me traitaient de fou.
Ils vont vous traiter de bien pire après ce soir !
Après ce soir, je m'en moque !
Je quitte Washington pour rejoindre la colonie de Steve Austin au Texas.
Beau pays, je pense qu'il vous plaira.
- Je vais l'adorer ! - Après vendredi, je pourrai respirer.
- Plus de poses, plus de gants... - Plus que des orages et des coyotes !
Je sais !
Un beau couple, pas vrai ?
Merci Mlle Lea, je ne pensais pas qu'on danserai avec moi.
J'ai adoré ça.
Je dois parler avec Andrew Jackson.
Quand j'aurai terminé, je me demande si je pourrais...
J'attendrai, ambassadeur.
Comment vais-je vous retrouver ?
Poussez un cri de guerre, je ne m'évanouirai pas.
Je pourrais même en pousser un !
Alors, Sam. Qu'espérez-vous de moi ?
D'abord, je veux que vous renvoyez les Cherokees chez eux en Arkansas.
Une minute, Sam. Vous savez que le pays grandit.
Les colons ont besoin de place.
Vos Cherokees ont un papier pour les terres du Tennessee
on les a payés pour les terre d'Arkansas, non ?
On ne leur a rien payé !
- Sauf en billets du gouvernement. - Et alors ?
Ils ne connaissent que le bon argent.
Ils ont même échangé 60 000 dollars de billets à des bandits pour du whisky.
Que voulez-vous que je fasse ?
Payez-les en argent et laissez-les tranquilles.
D'accord Sam, retrouvez-moi dans mon bureau dans une heure.
Je veux étudier le sujet à fond avec mon conseiller.
Pourquoi devez-vous en parler à quelqu'un ?
Vous êtes le président des États Unis, non ?
Et les Cherokees sont la tribu la plus fidèle et civilisée d'Amérique.
Je ne pense pas qu'aux Cherokees, Sam.
Retrouvez moi dans mon bureau à 23h40.
Mr Houston ?
Je m'appelle Huskins. John Huskins. Du Texas.
Votre serviteur, monsieur.
Si vous permettez, j'aimerais vous parler d'un sujet très important en privé.
J'en serais heureux si ça ne prend pas trop longtemps.
Ce ne sera pas long.
Je vous assure gouverneur, j'aurai l'argent.
Et j'aurai les armes et les munitions !
Mais nous les texans, n'avons pas d'armée.
Et plus important encore, nous n'avons pas de chef.
C'est là que vous intervenez !
Désolé, Mr Huskins,
vous me faites là une proposition qui m'intéresserait vraiment...
- Alors ? - Mais j'ai des personnes à m'occuper.
J'ai discuté le problème avec mon conseiller et j'ai décidé.
Sam, que diriez-vous si je refusais ?
Si vous le faites, vous aurez la plus terrible guerre indienne sur les bras.
Vous pensez ?
Je le sais.
Vous abusez de la patience de mon peuple
Vous avez signé des traités et les avez bafoués
Et maintenant vous voulez leur retirer leurs dernières terres.
Je vous préviens, Andy, avant de céder, ils combattront.
Et je serai à leurs côtés.
Qu'est-ce que ça donnerait contre mon armée supérieure et mieux équipée ?
Peut-être rien, à la fin.
Mais je peux organiser et mener 7 000 braves !
Je peux me battre derrière les arbres et dans les marais.
Je peux me dérober et esquiver mieux que le meilleur renard d'Arkansas.
Je peux rendre les choses si terribles pour l'armée américaine,
que vous souhaiterai n'avoir jamais affronté mon peuple adoptif.
Voilà ce que je peux faire, Andrew Jackson !
Et je le ferai !
C'est bien ce que je pensais que vous feriez, Sam !
Alors je vous fais un marché.
Quel genre de marché ?
Vous coupez vos liens avec les Cherokees et redevenez un blanc
et je donnerai aux Cherokees tout ce que vous demandez.
Pourquoi me demander de faire ça, Andy ?
Vous êtes un trop bon militaire pour rester indien,
et je détesterai vous voir utiliser vos capacités contre votre propre race.
Alors, revenez et servez votre propre pays.
Les États Unis ? Non !
Je suis catalogué dans ce pays,
mon seul avenir serait de me tenir aux basques d'Andy Jackson.
Ça, je ne le ferai pas.
Vous êtes un homme dur et têtu, Sam Houston.
Mais moi aussi !
Mon offre pour les Cherokees est toujours valable. À prendre ou à laisser !
D'accord ! Je prends, Andy Jackson !
Mais seulement parce que c'est le seul moyen de leur rendre justice.
Pour moi et les États Unis, ne comptez pas sur moi !
Je vais dans un pays où même vous, ne pourrez m'atteindre.
Je vais au Texas.
Au Texas !
Il y a un empire à construire là-bas ! Le Texas !
Le Mexique du nord ! Tout le sud ouest !
- Jusqu'à la Californie ! - Vous savez,
j'avais comme l'impression que le Texas appartenait au Mexique !
Alors, j'en ferai un état indépendant !
- Ça vous plairait ? - Pas du tout !
Je crois que le Texas fait partie de ce que la Louisiane a acheté
et appartient aux États Unis !
C'est un territoire libre, qui sera à celui qui est assez fort pour le prendre !
Pas pour moi !
Tant que nous serons en paix avec le Mexique,
je ne réclamerai pas mon droit.
Mais je ne veux pas voir le Texas tombé aux mains
d'aventuriers ivrognes comme vous, Sam Houston !
Je veux que le Texas devienne un état !
Dans les États Unis.
Moi, je veux qu'il devienne un refuge pour la liberté !
Que je puisse regarder les indiens dans les yeux, sans avoir honte de ma race !
Sam !
Vous êtes probablement le seul homme du sud-ouest qui peut réussir ça.
Mais si vous essayez de le faire,
l'armée des États Unis vous pendra haut et court pour trahison,
même si c'est moi qui doit guider la main du bourreau !
Ce sera un honneur de vous accueillir bientôt au Texas.
Et si l'un doit être pendu,
que ce soit le premier qui trahit la cause de la liberté !
Bonsoir, Mlle Lea.
Mr Houston ! Vous vous êtes souvenu que je partais !
Je me souviens de tout ce qui est important !
Je vois.
Je suis en train de lire le traité que vous avez fait pour les Cherokees. Magnifique !
J'en ai peut-être payé le prix fort.
Est-ce que le prix pour la liberté et la justice est trop élevée ?
En voiture !
- Heureuse que vous soyez venu. - Je vous accompagne à la voiture.
- Dépêchons nous, Mag. - Oh, mère !
Mère, puis-je vous présenter Mr Samuel Houston.
- Ma mère, mon oncle, Mr John Hoskins. - Votre serviteur et mes respects.
Le gouverneur Houston est venu nous dire au-revoir.
C'est gentil !
Oh, pourquoi ne montez-vous pas en haut ?
La nuit est belle. On peut respirer. Allons !
Mr Houston, vous ne venez pas avec nous !
Si Mme. Avec votre permission, je vous accompagne au Texas.
Je crois que vous me décevez un peu !
- Parce que je vais au Texas ? - Non.
Vous m'avez fait croire être venu me dire au-revoir !
Alors que vous aviez prévu de prendre la diligence.
Il y a bien des façons d'aller vers l'ouest, Mme,
ce n'est pas par hasard que j'ai choisi la diligence.
Vraiment ?
Vraiment.
Il est resté dans la diligence !
Il va aussi vers l'ouest !
Margaret est là-haut, la nuit avec un inconnu !
Un homme qui a été 2 fois gouverneur du Tennessee.
Presqu'un indien !
Il ne va pas la scalper !
Cet homme mène une vie de sauvage, tu ne peux le nier.
Arrête ! Tu parles comme s'il la demandait en mariage !
Je me demande si vous, savez ce qui vous attend.
Le genre de vie.
- Si, bien sûr. - Je ne le pense pas.
La façon dont vous parlez d'offrir votre visage aux tempêtes de sable, au vent,
avec bonheur !
Vous devez croire que j'ai une conception romantique de la nature sauvage.
C'est vrai !
Peut-être pas. Du moins, je l'espère !
J'ai vu ce que la vie de la "frontière" peut faire à une délicate jeune fille !
Je pense que j'en suis consciente, Mr Houston.
Mais il y a eu une autre femme, aussi délicate.
Quand son mari mourut, elle emmena son jeune fils dans la nature sauvage,
et elle éleva le gouverneur du Tennessee !
Je te dis que le Texas est prêt, ça va éclater !
Ça ne va pas sortir tout seul d'un chapeau.
Il faudrait un grand chapeau pour contenir le Texas.
Oh, le mien pourrait être assez grand !
Mr Houston, vous n'y songez pas sérieusement !
L'air du Texas m'appelle.
Il y a assez d'espace là-bas pour pouvoir étendre son âme et ses jambes !
Après tout ce temps avec les politiciens de Washington, mon âme a besoin de s'étirer.
Il y a un nom pour ceux qui construisent des empires et il n'est pas joli !
Un mauvais nom, sauf si ça marche.
Alors, ils deviennent des sauveurs !
- Bonsoir, Lannie. - Bonsoir, général.
Général ! Est-ce que le Texas n'a pas les plus belles terres de l'ouest ?
Je l'ai entendu dire.
Ce serait bien pour s'y installer, avoir une maison et une famille.
Bonne idée, Lannie !
Content de voir que tu es prêt à t'installer après tout ce temps !
Qui moi ? Bon sang, général,
je ne pensais pas à moi !
Vous croyez que Sam Houston va au Texas pour y devenir fermier et éleveur ?
Oh, non ! Pas lui !
Écoute. Le général lui a dit : va conquérir, va dans l'état du Tennessee
et prépare le terrain pour Andy Jackson.
Je parie que c'est lui qui dirigera tout avant que ce soit fini !
Un divorce est un problème aux yeux des gens convenables.
Je ne vois pas ce que le divorce de Sam Houston
vient faire avec la conduite du Texas.
Comment tu réagirais si ton enfant unique
tombait amoureuse d'un homme marié ?
Comment-le sais-tu ?
Même un homme sur un cheval au galop le verrait !
Un homme au galop !
- C'était Comment ? - Superbe !
Tu sais je n'arrive pas à aller au pas du convoi.
Moi non plus.
Désolé ! Je n'ai pas le droit.
Ne t'excuse pas, Sam.
Ça devait arriver. Je le voulais moi aussi.
Mais il y a quelque chose que tu ne sais pas, Margaret.
Nous ferions mieux de rentrer.
Galoper seule avec lui, ça ne se fait pas.
Ça m'est égal, mère, je l'aime.
Margaret, te rends-tu compte qu'il a une épouse ?
C'est donc ça !
- Margaret ! - S'il te plaît, ne bouge pas.
Je veux te dire quelque chose et je préfère que tu ne voies pas mon visage.
Sam...le divorce...je veux que tu saches que ça m'est égal.
Les gens peuvent parler mais je m'en fiche.
Tu ne serais pas un bon mari pour une jeune oiselle.
La vie avec toi ne serait pas facile et jolie.
Mais vois tu, je ne veux rien de facile et joli.
Je peux te rendre heureux, Sam.
Je peux être heureuse avec toi.
Je t'aime.
Voilà, je l'ai dit.
- Margaret, tu... - C'est tout ce que tu as à dire ?
Non, Margaret, beaucoup plus.
J'essaie de le dire pour que tu puisses comprendre, sans être blessée.
Je ne me pardonnerais jamais de te blesser.
Je crois comprendre.
Tu ne veux pas de moi.
Laisse-moi t'expliquer, chérie.
J'ai de grands projets, du travail à faire.
Je pourrais peut-être même être pendu pour ça.
- Laisse-moi... - Pas avant de te parler.
Je ne peux pas te demander de vivre ma vie future.
Et je ne peux pas combattre pour le Texas avec un cœur déchiré.
Alors tu comprends pourquoi je ne peux avoir ni épouse ni maison.
Tu ne veux pas...
Non, ce n'est pas ça, je n'ose pas vouloir.
Au fond de mon cœur, rien ne compte pour moi que prendre ce pays !
Oh, laisse-moi partir.
Je t'en prie, Margaret, ne me déteste pas, je ne pouvais pas te mentir.
Qu'est-ce qui se passe, Sam ?
C'est ici que je vous quitte Mr Lea.
Nous quitter ?
La frontière du Texas est à 16 km, vous passerez sans ennui.
Et vous ? Qu'allez-vous faire ?
En arrivant à la frontière il faut jurer fidélité au gouvernement du Mexique.
C'est quelque chose que je ne peux pas faire.
Lannie et moi, allons passer en douce.
Passer dans le danger, Sam !
Je l'ai déjà fait, monsieur.
Dites au-revoir de ma part à... tout le monde, monsieur.
Ça doit être ce qu'on appelle une fiesta texane !
Ouais ! Les comanches sont les invités surprise !
On dirait que vous avez un bon groupe sur les bras, les amis.
On dirait que vous venez, vous même, d'en traverser un.
Vous avez de la poudre ?
- Tenez. - Merci.
Je m'appelle Crockett.
David Crocket, du Tennessee.
Colonel Crockett !
Votre renommée est répandue ! Sam Houston, à votre service.
Eh, moi aussi, j'ai entendu parler de vous, général !
Laissez-moi vous présenter notre hôtesse, señora Estéban.
- Señor. -Señora, enchanté.
Et Jim Bowie, de Georgia, un bon lanceur de couteau.
Je suis fier de vous rencontrer, monsieur.
Je m'appelle, Crockett, monsieur.
Et moi Upchurch, Lannie Upchurch.
- Première visite au Texas, Mr Upchurch ? - Ouais !
Le Texas offre beaucoup d'imprévus.
Ouais, eh bien le général et moi on a fait des batailles
qui font ressembler votre fiesta à une fête de patronage.
Une fois même...
Vous avez perdu votre chapeau, Mr Upchurch.
Le gouvernement de Mexico n'aide pas à la défense contre ce genre de violence ?
Le gouvernement !
Il y a 20 000 colons américains, ici.
et une flopée d'espagnols et de mexicains craignant Dieu.
Mais le Texas est complètement révolté.
Les colons sont loin les uns des autres.
Il n'y a pas de tribunaux, pas d'élections, pas de défenses,
pas de droits.
Il n'y a rien du tout !
Des impôts, des raids indiens, des...
Mort !
Pourquoi personne ne fait rien ?
Il n'y a personne d'autre que Steve Austin.
C'est lui qui dirige le Texas.
Du moins la partie américaine.
Il revient de négociations entre Hosana et Mexico.
Nous allons vers le sud pour voir ce qui va arriver.
Le señor Austin ne se battra pas,
il parle toujours de paix.
On en a assez de la paix, nous implorons la paix
et nous en mourons !
Sainte Marie,
envoie-nous de l'aide,
envoie-nous la libération,
envoie-nous un guide !
C'est bien tranquille, là-bas !
- Trop tranquille ! - Est-ce qu'on y va ?
Ne tire pas, c'est Lannie !
Ils s'avancent par la tête du gros rocher,
une trentaine !
- On devrait charger, M Crockett. - Impossible !
On va s'enliser dans l'huile et la boue !
De l'huile ? Quel genre d'huile ?
De l'huile de pétrole dans le sol, c'est comme des sables mouvants.
Il vaut mieux distribuer le reste de poudre, Gal Houston.
Non, M Bouyer, j'en ai besoin pour moi.
- Nous restons ensemble. - C'est comme ça qu'on va s'en tirer.
Lannie, empêche-les d'approcher.
Je vous félicite, Gal Houston,
Moi aussi, nous vous sommes redevables, Mr., de nos vies.
Ne me remerciez pas, remerciez ces sources de pétrole, M Bouyer.
Elles ont mis fin à nos ennuis, du moins pour cette nuit.
Maintenant, messieurs,
si vous le permettez, je vous accompagnerai dans le sud.
Après tout ce que je viens de voir, j'aimerais dire à Austin
ma façon de voir sur sa manière pacifique de diriger le Texas.
Et bien, accompagnez nous et bienvenue, gel Houston.
Mais quand vous affronterez Austin, souvenez-vous d'une chose !
Il a donné sa vie pour le Texas,
pour l'instant, vous n'avez donné qu'une corne de poudre.
WASHINGTON-ON-THE-BRAZOS QG de Stephen Austin
Je suis vraiment désolé, mais M. Austin ne peut pas vous parler pour l'instant.
Le voyage a été dur.
Et il est très, très malade.
Il faut se défendre contre Santa Anna. Dites-lui ça !
Oui. Et nous, Travis ? Pouvons-nous nous occuper de nos affaires ?
Le Texas va devenir un état indépendant.
M. Austin m'a autorisé à vous dire
que les relations Texas-Mexique demeurent inchangées.
Alors, on se battra !
Si le Mexique ne veut pas libérer le Texas,
nous nous libérerons.
Sam Houston a raison,
nous nous battrons !
Nous ferons traverser le Rio Grande à tous les mexicains
et nous prendrons les terres.
- Qu'est-ce qui se passe, Cpt Travis ? - Quel est tout ce désordre ?
Sam Houston du Tennessee vient d'arriver avec David Crocket et des hommes armés.
Sam Houston ?
Que fait-il ici ?
Il incite les gens à combattre le Mexique.
Je dois vous dire M.Austin que Sam Houston est un fauteur de troubles.
Il veut lancer une révolution.
On ne veut pas de gens comme ça, ici !
Vous les texans, combien de temps supporterez-vous ça ?
Laisserez-vous les indiens et ces bandits blancs
brûler vos maisons et tuer vos familles ?
Combien de temps allez-vous supporter ces impôts
et la cupidité des fonctionnaires mexicains ?
Je vous dis que si vous voulez libérer ce beau pays
de la tyrannie mexicaine,
vous devez faire la révolution !
Entre ici et la côte du Pacifique,
il y a 3 200 km de territoire vierge.
Il devrait nous appartenir !
C'est à nous de poser les frontières d'un royaume riche et fertile,
plus grand que tout le Mexique !
Et même plus grand que les États Unis eux mêmes !
Qui donc êtes-vous, Monsieur ?
Houston, mon nom est Sam Houston.
Moi, c'est Austin.
Et chez moi, c'est le Texas !
Je n'accepte pas qu'on prêche la révolution ici !
M. Austin, le convoi du Texas est à la croisée des chemins.
S'il va vers le sud, ce sera l'esclavage,
s'il va vers l'ouest, ce sera la liberté !
Vous oubliez que nous sommes une province du Mexique,
et que nous avons juré loyauté à son drapeau et sa constitution !
Ils ont perdu notre loyauté par les violences infligées à nous, texans !
- Qui a dit ça ? - Sam Houston a dit ça !
C'est bon, fermez-la et laissez Steve Austin parler !
Le président Santa Anna a promis aux texans
une organisation adaptée à nos besoins particuliers.
Qu'en est-il de cette rumeur ordonnant le désarmement des colonies ?
Si cette rumeur existe, c'est un mensonge, monsieur.
S'il vous plaît, silence.
Le Texas veut la liberté, monsieur.
Mais pas de votre façon.
Nous voulons la liberté pour construire, cultiver et élever nos familles.
Sans être perturbés par des aventuriers et des fauteurs de trouble
qui ne cherchent que la gloire.
J'ai entendu ce discours des centaines de fois
depuis que mon père a fait venir les premiers colons il y a 20 ans.
Nous avons enterré bien des hommes qui tenaient ce discours, Houston.
Ils sont morts sous les dures balles texanes.
Voici la route pour quitter la ville et le Texas.
Alors je vous avertis sérieusement,
emmenez vos hommes et prenez la avant l'aube.
Margaret !
Ne vois-tu pas que tu n'es pas le bienvenu ici ?
Ils ont un chef.
Si tu pensais plus au futur du Texas qu'à ta propre gloire,
tu suivrais M. Austin.
- Jamais ! - Il a complètement tort.
Les promesses de Santa Anna sont sans valeur.
Quoi qu'il en soit, M. Austin veut que tu quittes le Texas.
Il parle en notre nom à tous.
Chacun d'entre nous !
Au Général Sam Houston
Rencontrons-nous à Dodsonville, Louisiane.
Suis prêt à vous fournir l'argent et les munitions
pour la campagne du Texas.
John Hoskins
Prépare-toi pour un grand voyage, Lennie,
nous allons vers le nord chercher de l'argent et des fusils.
- Ça marche, général ! - En route
Austin !
Steve Austin !
Qu'est-ce qui est arrivé à cet homme ?
Demandez-le lui, s'il est capable de parler.
Que passe hombre ?
Señor Austin
Que dit-il, Steve ?
Il dit que le Gal Cos, sous les ordres de Santa Anna,
est en route pour désarmer les provinces du nord.
Ceux-là sont des survivants de Zacatecas.
Cos a déjà tué 5000 hommes, femmes et enfants qui résistaient à cet ordre.
Santa Anna vous a vendu du vent à Mexico
C'est impossible !
- Je ne peux pas le croire ! - Mais c'est la vérité, Steve !
C'est la paix que je voulais !
C'est pour la paix que je me suis battu !
Mais pas à tel prix !
Les laissez jamais prendre vos armes !
- Ils n'auront pas nos armes ! - Pas de souci, Steve !
Défaite cuisante pour les texans. Des centaines tués dans un bain de sang.
Le Gal Cos va désarmer les provinces du nord.
Santa Anna exige la reddition. Il n'accepte aucun compromis.
Nous nous battrons jusqu'au dernier, dit Austin.
Guerre au Texas. Les troupes mexicaines veulent garder l'état.
Guerre au Texas ! Guerre au Texas !
Pourquoi est-ce que Hoskins n'arrive pas ?
Mes hommes sont prêts et brûlent d'y aller !
Il ne sait donc pas que chaque heure compte ?
Lennie, prends la diligence, va voir ce qui le retient.
Ça marche, général !
- Le général Houston est ici ? - Oui, c'est vous Hoskins ?
Ouvrez !
Bonsoir, Sam.
Major, postez vos hommes autour et veillez qu'on ne nous dérange pas.
Oui, monsieur.
Que faites-vous ici ?
Ce soir, je viens de mon lit de malade.
J'ai fait 2000 km pour vous voir, Sam Houston.
Vous vouliez la justice pour vos Cherokees, vous l'avez eue.
Cette fois, je réclame justice pour mon peuple.
Allez-vous me la donner ?
Où voulez-vous en venir ?
J'avais dit à Washington que je voulais que le Texas soit un état de l'Union.
Avant ma mort !
- Vous ne le verrez jamais ! - Vraiment ?
Ils ont commencé la révolution sans vous !
Et qui va la terminer pour eux ?
Ils n'ont aucune armée pour la faire.
J'ai les armes, l'argent et les hommes si c'est moi qui commande.
Le Texas ne peut pas gagner sans moi
Et si vous gagnez la révolution pour le Texas
et établissez un état hors-la-loi,
je ne vous donne pas 6 mois
avant que le Texas soit envahi par tous les voyous d'Europe.
Je connais 3 pays actuellement
qui n'attendent que ça pour mettre un pied en Amérique du nord.
Le Texas sera une porte ouverte à la violation des lois Monroe.
La seule solution serait...
la guerre avec les États Unis.
Vous ne pouvez pas faire ça au pays que je suis chargé de gouverner !
Vous n'avez pas été chargé de me gouverner !
Je n'ai rien à faire avec les États Unis,
Oh, bien sûr que si !
Vous ne pouvez rejeter si facilement ce qui a nourri votre sang et vos os.
J'ai aidé à enterrer votre mère à Merrisville.
Elle était américaine !
Tout comme votre père et ses parents avant lui.
Vous êtes américain !
Vous le serez toujours jusqu'à votre mort !
Sam,
là-bas, dans la cabane et la ville de la prairie,
un état est né.
Je suis le fils du voisin qui est allé chercher le docteur,
vous allez y aller et mettre la claque qui lui donnera vie.
Sam,
je n'ai jamais eu de fils,
alors, je vous ai en quelque sorte adopté.
Comme bien des pères orgueilleux
je vous ai laissé caracoler en tête.
Eh bien,
c'est peut-être la dernière fois que je vous vois.
Vous faites la guerre pour la liberté.
C'est ce que vous dites.
Cependant à Washington,
vous avez dit qu'on enterrait la liberté sous une sale politique.
Je ne sais pas si la politique est toujours propre,
mais n'oubliez pas ceci,
l'Amérique est encore le pays des hommes libres.
Elle le restera toujours,
tant qu'elle sera dirigée par des américains.
Notre type de liberté peut avoir ses défauts,
c'est inévitable,
étant dirigée par de simples humains
que sont les membres du congrès et vous et moi.
Mais je pense que les États Unis sont encore le seul endroit au monde
où un homme peut maudire un président même si c'est un hors-la-loi,
et tout ce que le président peut faire,
c'est le maudire à son tour
ou aller à la pêche.
C'est ce que j'appelle la démocratie !
Dieu vous bénisse, Sam.
Silence, s'il vous plaît !
Mes amis,
nous avons été appelés par les gens de ce territoire
à la tâche sacrée
de déclarer notre indépendance et créer une constitution.
Afin que le Texas puisse prendre place dans le congrès des nations,
en tant qu'état libre et indépendant.
Mais notre déclaration d'indépendance ne sera pas valable
si nous n'avons pas un homme capable de conduire notre armée à la victoire.
C'est pourquoi, notre première tâche
est de choisir notre commandant en chef.
Passons aux nominations.
Je propose David Crockett.
j'appuie la motion.
Jim Bowie !
Je propose le capitaine Grant.
- Je suis pour le capitaine Blodget. - Moi pour Travis.
Monsieur le président !
Monsieur le président !
Un peu de silence !
Messieurs,
cela fait 7 heures qu'on discute et ça ne mène nulle part !
On a fait 6 tours de scrutin.
et aucun candidat n'a eu la majorité.
Allez-vous laisser le Texas tomber !
au premier sujet que le gouvernement doit affronter ?
Steve a raison.
Pourquoi ne retirez-vous pas Blodget ?
Ce n'est pas un soldat et il ne l'a jamais été !
Et vous votre candidat ?
Vous avez la grosse tête, c'est ça !
Samuel Houston, monsieur.
Et 200 hommes des États Unis,
volontaires pour s'engager dans l'armée de la république du Texas.
Je propose Sam Houston !
Pour qui vous battez vous ?
Sam Houston... ou Austin ?
Pour le Texas !
Et Andy Jackson !
Silence !
Délégués du Texas,
vous avez nommé, commandant en chef de notre armée,
Sam Houston !
Tous ceux en faveur de Sam Houston comme commandant en chef de l'armée du Texas,
dites..... - Oui....
Margaret...
Oui, Sam.
Sam, je suis si heureuse !
Nous avons raison pour le Texas, n'est-ce pas ?
Mais nous ne le savions pas.
Je crois que je l'ai toujours su.
Même quand j'ai pensé vous haïr.
Au fond de moi, je pensais que ça s'arrangerait.
Margaret, je vais faire une guerre.
J'aimerais penser que vous attendrez mon retour.
Je n'ai jamais cessé de vous aimer.
Où est Steve Austin ?
À l'intérieur.
On dirait que Deaf Smith a fait un long chemin.
- Qu'est-ce qui se passe, Deaf ? - Santa Anna se dirige vers Alamo.
Vers Alamo !
Message du colonel Travis, Steve.
Santa Anna marche sur Alamo avec 3000 hommes.
Alamo !
Combien d'hommes a Travis ?
Moins de 150 !
Alamo n'est pas une forteresse !
Ils ne peuvent pas repousser Santa Anna !
- Combien de temps pour y retourner ? - 3 jours, avec des chevaux frais !
Retournez avec Travis.
Je lui écris que son nouveau commandant en chef
lui ordonne de faire sauter Fort Alamo et de se replier à Gonzales.
C'est Deaf Smith.
Ouvrez les portes, qu'il rentre.
Salut, Deaf !
- Les ordres de la convention, col Travis. - Merci.
Que disent Austin et les autres, Bill ?
Faire sauter Alamo et se replier à Gonzales.
Si nous faisions ça, Santa Anna encerclerait nos flancs
et serait à los Brazos en moins d'une semaine.
Et les hommes du Texas en convention pourraient être capturés et tués.
- Que pouvons-nous faire ? - Nous pouvons défendre Alamo.
Nous retarderions Santa Anna d'une semaine.
Permettant que la constitution du Texas soit écrite et signée.
Et le Texas sera à jamais indépendant du Mexique !
Messieurs,
je suis prêt à désobéir à cet ordre
et à défendre Alamo.
Ce serait dommage de faire sauter un aussi beau bâtiment !
Vous savez, Bill,
c'est bizarre,
mais je n'ai aucun souvenir d'avoir reçu cet ordre !
Non, restons ! Tu restes Will ?
Bien sûr, nous sommes tous avec toi !
Bien, merci.
Merci les gars !
Seigneur, Dieu des forts
sois à nos côtés.
Alors, Travis refuse d'abandonner Alamo ?
Nous lui donnerons quelque chose dont tous les rebelles se souviendront !
- Hissez le drapeau "pas de quartier" - Oui, Gal Santa Anna.
Ça fait 13 jours, maintenant, mais ils ne se rendront pas.
Ils préféreraient mourir !
Nous devons aller à leur secours.
Vous ne pouvez pas faire ça !
Il fait d'abord finir la constitution ou tout sera perdu.
Laissez-moi y aller !
Avec mes hommes !
Je prierai pour toi.
Allons, allons. il ne faut pas pleurer.
je suis désolée.
Si seulement je pouvais aller avec toi.
Alors, je ne pourrais ne pas retourner vers toi.
avec toutes les fleurs des orangers pour ton courage.
Allez, tous en avant !
Tout est prêt, général.
Bien.
Sonnez la charge !
Santa Anna m'a dit...
de dire à tous les rebelles du Texas...
s'ils voulaient échapper à la même mort...
qu'ils implorent la paix...
rendent leurs armes...
et se...
souviennent d'Alamo.
se souviennent d'Alamo.
Santa Anna arrive !
Sauvez vous !
Je ne me sauve devant personne ! C'est chez moi !
J'ai une femme et des gosses. Je rentre à la Nouvelle Orléans.
Mary ! Mary !
Santa Anna arrive ! quittez vos maisons !
Santa Anna arrive ! Allez à la frontière !
Partons immédiatement ! File chercher le chariot.
Santa Anna arrive ! Quittez la ville !
Souvenez-vous d'Alamo !
Partons d'ici tout de suite !
Allez dans les prairies !
Traversez la Red River.
Vengez M.Travis.
Allez les texans !
Sauvez-vous !
Houston bat en retraite !
Les ordres sont-ils changés, général ?
Non, on bat en retraite.
Cela fait 2 semaines
qu'on se sauve comme des lapins.
Je suis venu pour me battre pas pour me sauver.
Si tu veux te battre,
il faut passer le commandement à quelqu'un d'autre !
C'est l'endroit idéal pour camper Général, il y a de l'eau et...
J'espère que Santa Anna sera du même avis.
Nous poursuivons la retraite.
Nous ne sommes pas ici avec une armée pour battre en retraite, Gal.
- Nous voulons nous battre ! - Oui Cpt, battons nous !
- Arrêtons de fuir. - Faisons leur la peau !
Ça suffit !
Mes ordres n'ont pas changé ces 3 dernières semaines.
Nous continuons la retraite.
Rassemblez vos hommes, général.
En selle les gars !
- Stop ! - Cavalerie, halte !
On ne peut pas suivre leur piste dans le noir.
Campons ici pour la nuit !
Pied à terre !
La chance est avec nous, messieurs.
Général Santa Anna, vous avez fait une erreur !
Deaf, dis aux hommes de préparer le campement.
De beaux feux, ce soir.
Autant qu'ils veulent.
Mais général, Santa Anna va voir notre présence.
C'est ce que je veux.
Gl. Santa Anna, des feux de camp sur la mesa.
Les imbéciles ! Pourquoi les ont-ils allumés ?
Peut-être veulent-ils nous tenter d'attaquer sur des pentes découvertes.
Nous ne tomberons pas dans ce piège grossier.
Quand les américains attaqueront, attendez mon ordre pour charger.
Nous les aurons jusqu'au dernier comme à Alamo.
Oui, monsieur.
Compagnie, en avant !
Hé, hé, où vas-tu ?
Barre-toi de mon chemin !
On ne doit pas déranger le général. Ordres stricts.
Au diable les ordres, on a une bataille sur les bras !
Général Houston !
Alors Deaf, c'est quoi ?
Les forces de Santa Anna sont prêtes à combattre.
Tu vas faire quoi ?
Oh, laisse-les mijoter en plein soleil un moment !
Non, non, je ne suis pas d'accord avec vous.
Les américains ont peur de se battre.
Ils vont sûrement encore battre en retraite dans l'obscurité.
Retirons-nous en gentleman pour une siesta.
Tommy, tu sais jouer la charge ?
Non, général Houston, je...
j'ai seulement appris un air.
Lequel ?
"Come to the ball."
Ça fera l'affaire, fiston, viens avec moi !
Dites aux hommes de se préparer.
On se prépare, les gars !
Messieurs,
ce jour même, 21 avril,
entrera un jour dans l'histoire,
soit comme le début,
ou la fin,
de l'indépendance du Texas.
Je vous donne une pensée
qui vous accompagnera dans ces vastes espaces
jusqu'au camp de Santa Anna.
Souvenez-vous d'Alamo !
Allez, Tommy ! Joue !
Là-bas !
Chargez !
Souvenez-vous d'Alamo !
Colonel, formation de bataille !
Souvenez-vous d'Alamo !
Poursuivez-les, les gars !
Souvenez-vous d'Alamo !
Ça me brise le cœur de voir ton drapeau descendre, Sam.
Tu devrais être fière,
tout comme je le suis.
Mesdames et messieurs,
la république du Texas
n'est plus.
Comme vous le savez tous, cela fait plusieurs années
que je rêve de voir le Texas devenir un état de l'Union.
Mais ce fut aussi le rêve et le but de quelqu'un d'autre,
un grand homme,
qui aimait le Texas et s'est battu pour lui des années.
Andrew Jackson !
C'est par courrier de Washington-on-the-Brazos, Texas.
L'annexion du Texas aux USA a été ratifiée par le congrès du Texas.
Le président Houston part immédiatement après les cérémonies
pour vous apporter la déclaration officielle.
Le Texas !
Dans l'Union !
Sam !
Sam Houston !
Fidèle à son pays.
Et à lui même !
Mon fils,
dans les années à venir,
n'oublie jamais que tu as été dans la présence d'un grand américain.
Andrew Jackson.
Traduction: Danielle S titre J.Yves.
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