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Zulu
...
Musique POP
...
Fracas
...
Fuck you, motherfucker! I'm gonna fuck you up, man!
- Adrien ?
Oh,
je te dérange, là ? - Pas du tout !
J'étais en train de faire de la paperasse.
Je vous en prie, installez-vous.
Musique rythmée
...
Guitare
Grincements
Sonnerie
...
*- Allô? - Oui, allô.
*-Eh, non, je suis pas là !
*Allez, envoie-moi un texto.
*Toi-même tu sais. Bip.
*Bisou !
- Julien, c'est Adrien.
On est au commissariat avec ta mère.
- Oui. - Elle est inquiète.
- Tu peux rappeler pour dire que tu vas bien
et que t'es en train de...
de faire ton Julien quoi. Salut, mon vieux.
- Ca veut dire quoi "faire ton Julien" ?
- Je sais pas comment dire,
- Non.
- Vous êtes sûre qu'il n'avait aucune raison de partir ?
- Ah oui ! Jacques, lui, il pense que...
qu'il est parti se cacher pour le faire paniquer,
l'empêcher de partir à l'autre bout du monde.
Je sais que je passe pour une mère poule.
- Ah ? Non ! - Si, si.
Je sais. Euh...
Mais les disparitions inquiétantes, ça existe.
J'ai regardé sur Internet.
Mon Juju.
Il coche toutes les cases.
Ne répond pas au téléphone.
J'arrête pas d'appeler...
Départ sans affaires personnelles.
Pas un slip.
Rien !
Situation de faiblesse.
Avec son dos, il pouvait pas faire 3 pas.
- C'est clair qu'il y a un truc pas clair. Pas cool.
Je vais lancer une enquête,
d'accord ? Vous inquiétez pas, ça va bien se passer.
- On m'a déjà dit ça.
- Pardon ? C'est-à-dire ?
J'aurais dû me méfier: j'allaitais encore.
Bref !
Je suis venue ici,
on m'a répondu la même chose dans ce même bureau.
Il fallait que je sois patiente,
il allait revenir patati patata.
Ca fait 34 ans, je l'attends encore.
- Premièrement, Sylvie,
il y a 34 ans, derrière ce bureau, c'était pas moi.
- Hum... - Deuxièmement...
il y a 24 ans, ce jeune garçon que votre fils n'a pas dénoncé
alors qu'il l'avait vu voler les pogs de Cindy,
et qui lui a proposé un arrangement à l'amiable,
scellant ainsi une amitié qui dure encore aujourd'hui,
ce garçon-là... c'était moi !
Alors je vais pas le prendre à la légère.
Je vais mettre mon escouade sur le coup !
Soupir
Sonnerie
...
...
Rire
...
...
Bon, là, y a personne.
- Hum.
- On va attendre un peu.
- Tu tombes bien. Je voulais te dire...
- J'y suis allée. - Où ?
- Au commissariat !
- T'es allée au commissariat?
- Je suis sûre qu'il est arrivé quelque chose à Julien.
Il serait pas parti comme ça.
Je voulais te dire : il m'a envoyé un texto !
- C'est vrai ?
Montre-moi. - Ben...
Je peux pas. J'ai plus de batterie.
- Qu'est-ce que tu me racontes ?
Tu dis ça pour me rassurer mais t'as rien.
- Bon, OK, faut que je t'avoue quelque chose.
Oh!
Et après, Jacques qui s'en va à l'autre bout du monde !
Et mon Juju qui s'enfuit au lieu d'en parler à quelqu'un.
A sa mère par exemple.
- Il va revenir. Il est parti pour s'isoler,
pour savoir comment il va rebondir.
D'ailleurs, ça te ferait pas de mal aussi.
- Pas besoin de disparaître pour savoir comment va être ma vie.
Je vais prendre un studio, toute seule.
Remarque...
Juju de nouveau célibataire...
s'il revient, il aura besoin d'un toit.
Tais-toi, je sais ce que tu vas dire...
Je l'entends déjà.
On se rend pas service, patati patata.
Soupir
Je prendrai un chat, voilà.
Je sentirai le pipi
- Tu veux...
Tu veux venir vivre chez moi?
- Non, non, non, non.
- Ah bon ?
- Oh non, c'est pas pour ça...
J'aime bien cette relation comme elle est.
- Oui. On est bien là, non ?
- C'est vrai ? - Ben oui.
- Alors ? - Très bien, même.
Alors je me répète : appelle Béatrice.
- Quoi ? Encore cette histoire de colocataires baba-cool ?
- Bien sûr !
Tu les connais même pas !
T'es marrante, Sylvie...
Tu veux pas vivre seule, tu veux pas vivre avec moi,
tu veux pas vivre en coloc.
Accepte
que les choses puissent changer en bien.
Soupir
- Voilà, je crois qu'on a fait le tour.
Quoi d'autre ? Ah oui...
On demande à ne pas écouter la télé trop fort après 22h30.
Moi, je suis un couche-tôt.
- T'es le premier à te relever la nuit
pour regarder la fin de Thalassa.
- C'est vrai. J'ai oublié quelque chose ?
Ah oui !
Pas de sexe entre colocataires.
- Oui non... Là, y a pas de danger.
T'as des questions ?
- Huh...
Bon, écoutez,
je vais pas vous retenir trop longtemps, je vous remercie
de m'avoir consacré du temps. - Déjà ?
Vous avez à peine parlé de vous.
- En fait je crois pas que ça me convienne vraiment.
- Ben dans ce cas...
- Au revoir, merci.
- Au revoir. - Merci.
- Bonjour. - Bonjour. Et au revoir.
- Patrick. - Oui. Sylvie.
- Non. Vous avez bien fait d'aller à votre rendez-vous galant.
- Galant ! Elle est bonne !
C'est ma fille.
Elle m'a fait traverser Paris
pour annuler au dernier moment.
- Non! - Elle aurait trop de boulot.
- Oh ? - Pas de môme,
c'est l'idéal !
- Dit la tata poule qui passe sa vie avec ses neveux.
- C'est pareil avec mon fils.
Il m'a lâchée sans prévenir.
Je sais pas où il est.
- Le mien me parle que pour que je lui garde les siens.
- Je sais pas si j'en aurai. Ma fille est si carriériste.
- Voilà ! Moi, c'est exactement ça
la raison pour laquelle mon fils s'est séparé de son amie.
Elle, terminé, elle voulait plus d'enfant.
Alors voilà.
- Mince. On est désolés
pour VOUS.
- Vous êtes gentils.
- Bon, on va pas se laisser aller. - Pas du tout !
Ce soir, soirée tequila.
- Belotte, téquila!
Euh...
Vous êtes que trois pour la belotte ?
- On n'a pas
de 4e partenaire. - Oui.
- C'est moche.
Je veux bien jouer à la belette. - Ah oui?
- Ah ben oui, c'est mieux à quatre.
- Mais je préfère le porto à la téquila.
- Tiens, voilà.
- Bon ben merci pour mes affaires.
- De toute façon, je fais mon sac.
- C'est pas toi qui as mon t-shirt rose ?
Celui que je mets pour dormir. - Non.
- C'est bizarre.
Je suis sûre de l'avoir laissé ici. Je le retrouve pas.
Jacques ! - Non, je sais pas.
Il est pas là ? - Non.
- Je sais pas, peut-être...
- Garde-le en souvenir. Moi, j'ai gardé ta chemise.
- J'en veux pas, c'est...
Je suis trop chargé, je peux pas prendre un t-shirt rose.
- OK...
Bon ben... bon voyage.
- Merci.
Musique mélancolique
...
Sonnette
...
Emma ! - Non, désolé, c'est la police.
Ta mère est là ? - Non, elle est pas là.
- Ben... Jacques !
Y a quelque chose qui va pas ?
- Emma vient de me larguer parce que je pars au bout du monde.
- Ah, merde !
En même temps, c'est logique.
T'as bien fait de choisir le voyage. T'en sortiras grandi.
J'ai fait un stage de 3 mois à Barcelone.
C'était une expérience hallucinante !
Bref...
Sylvie m'a demandé d'enquêter sur la disparition de Julien.
- Pfff... Il est en train de se cacher.
Il attend que je me sente coupable, c'est tout.
Je vais vérifier toutes les planques possibles.
Tu sais où il pourrait se cacher ?
Jacques ? - Quoi ? J'essaie de me concentrer.
Ca se voit pas ?
C'est déjà pas facile de choisir alors si tu me parles...
- T'en fais pas, mon loulou, c'est normal.
Entre ta rupture...
la disparition de ton père...
ton départ... C'est normal de flipper.
- Je flippe pas pour mon voyage, j'ai juste un problème de place.
- De place ! Tu le dis toi-même.
De place ! Tu veux qu'on en discute ?
- Non... En fait... Je veux que tu me laisses tranquille.
- Tu... Ah OK.
Bon, OK, du coup...
J'arrête. Juste, est-ce que tu aurais l'adresse de Léa ?
La copine de Julien.
Ca me semblerait logique qu'il se planque là.
Ils se voient encore beaucoup ?
- Ils se sont vus y a pas longtemps
- Ah ouais ?
- Je peux t'accompagner ? - Carrément.
- OK.
On frappe.
- Salut. - Salut.
Bonjour. C'est la police.
On cherche Julien Chandelier.
On a des raisons de croire que t'aurais des informations.
On peut entrer ?
- Oui.
Quelles informations ?
On a dit hier à Marie qu'on savait pas où il était.
Ca va, Jacques ?
- Il se serait pas passé un truc y a deux semaines ?
- Si je te demande ça,
c'est parce que Julien a commencé à être chelou après votre dîner.
Enfin encore plus chelou.
Et ma mère aussi.
Elle le cachait mieux mais...
- Faudrait que tu leur demandes. Moi, je...
- Comme c'est pratique !
- Je te reconnais, toi ! T'es l'ex de Marie !
T'avais même dragué Léa à cette teuf !
- Je suis surtout flic.
Et un ami de Julien !
Et aussi en quête de la vérité !
Je crois que j'ai trouvé.
Julien dort ici, c'est ça ? - C'est moi qui dors là.
- N'importe quoi ! Tu crois que je suis pas au courant
que t'es en couple avec Léa ? - Qu'est-ce qui se passe
quand un couple est en crise ? Voire se sépare ?
- Eh ben... - Ben ils font chambre à part.
- Alors si c'est vrai, je suis.
Je suis vraiment désolé. - Putain, ils se séparent...
Ils se séparent?
Julien qui dort sur le canap ou par terre... C'était évident.
Tu sais pourquoi?
- Je suis désolée mais...
C'est pas à moi de te répondre.
- Coucou ! Ca va ? - T'inquiète pas...
Ca change rien pour moi, je te retrouverai ton papa !
- Ben... Adrien, qu'est-ce que tu fais là ?
- Salut, Marie.
Sylvie m'a chargé d'enquêter sur la disparition de Julien.
J'ai demandé à Jacques de me seconder et patatra...
On a appris votre séparation. - Quoi ?
Oh merde, Jacques...
- Je t'en veux pas d'avoir caché ça,
mais tu dois me donner tes informations.
- Il est chez sa sœur. - Sa sœur ?
Il a pas de sœur.
Son père a eu un 2e enfant,
elle était chez nous le mois dernier.
Elle s'appelle Julie, elle habite près de Lyon.
Il m'a envoyé un message, regarde.
- Tu pouvais pas me le dire plus tôt ça ?
- C'est Sylvie qui est venue te voir, pas moi.
Et d'ailleurs...
Tu dis rien pour la sœur, elle est pas censée savoir.
- Ca va la rétention d'informations ! Ca suffit !
Je suis sûr que c'est ta faute. - Pardon !
- Je sais comment tu les traites les mecs !
Julien, c'est un cœur tendre, c'est un doux, un poète !
Il est vachement moins solide que moi.
Tu m'étonnes qu'il a "besoin d'être seul" !
- Adrien, laisse-moi. J'ai rendez-vous à la fac.
- A la fac, gna gna gna.
"Je m'appelle Marie, je suis une super meuf."
C'est super pas cool, Marie.
Après mon cœur, tu t'en prends à mon boulot!
C'est pas cool. C'est tellement pas cool !
Soupir - Oh là là là là là...
Classique : l'étudiante brillante qui donne tout au début
et qui se dégonfle.
- Je sais que c'est pas parfait. - Non.
C'est ni fait ni à faire.
Je vous ai accordé un délai pour ce chapitre.
Vous vous reposez sur vos lauriers.
- Je suis désolée. - Oui, vous pouvez.
Ecrire une thèse, c'est un marathon.
C'est pas un 100 mètres.
Si vous craquez, laissez votre bourse à un autre.
- J'ai juste des soucis personnels.
Je sais que ce ne sont pas des excuses,
ça ne se reproduira pas.
- Votre petit ami est parti, c'est ça ?
- Comment vous savez ? Rire
- Ca fait 15 ans que je dirige des thèses.
Aucun couple ne résiste à une thèse.
Au bout de quelques mois...
C'est une excellente nouvelle. - Une excellente nouvelle ?
- Mais oui !
Vous allez consacrer 100 % de votre temps à votre travail.
Prenez-le comme une aubaine.
Je me fais aucun souci, vous êtes forte.
Hein ? Pas comme le petit Nicolas Prescoff.
Rire
Qui m'a chialé dans les bras.
Parce que sa nana l'a quitté.
Un enfer ! - Je suis désolée, je reviens.
Tous des tarés !
Un objet tombe dans la cuvette.
Qu'est-ce que c'est?
Oh, merde !
- Bien.
- C'est plutôt après la pose que ça se produit.
Mais rassurez-vous,
l'appareil n'a rien endommagé.
Votre utérus est en pleine forme.
Magnifique, vraiment.
Voilà.
Je vous ai prescrit un antidouleur.
- Je peux pas être enceinte pour autant?
Non, j'ai pas eu de rapport après mes dernières règles.
- Désormais, vous pouvez.
- Non ! J'ai pas du tout envie. - Mais...
Vous m'avez dit être en couple.
- J'aurais préféré en parler à la gynéco
mais elle est en vacances.
Je suis censée faire quoi en fait?
Il faut me poser un nouveau stérilet?
J'ai pas du tout envie de prendre la pilule.
Je pourrais avoir un verre d'eau ?
- Oui, bien sûr.
Voilà. - Merci.
Je suis là pour informer.
Sachez qu'à 25 ans, par exemple,
une femme a 25 % de chances par cycle de tomber enceinte.
- Je sais. - A 32 ans, ça passe à 15 %.
Après c'est la dégringolade.
Vous avez quel âge ? -34 ans,
mais je veux pas être enceinte.
- Comme j'ai dit... C'est juste pour vous informer.
J'ai l'impression
que ce rejet est clairement...
- Clairement quoi ? - Un appel de la nature.
Mademoiselle,
votre corps vous envoie des signaux forts.
- Julien, réponds, s'il te plaît.
Musique mélancolique
...
...
Can't find what you're looking for?
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