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Original subtitles

...

-422, tu le fais exprés, c'est pas possible.

C'est pas vrai, t'as pas de ligne de chance !

- Elle est 0U ? Par-la.

Fracas

Mélodie angoissante

---

---

---

\" H/ x

---

-ll fait froid, ce matin. -Ah, moi, j'aime bien.

---

---

---

---

---

Sonnefie

- Je montais.

- Excusez-moi, M. le Directeur.

- Gassot a été transféré é Villejuif.

- Oui, j'ai vu 9a. -Vous en pensez quoi ?

- J'en pense rien, je suis pas médecin.

Si les experts disent qu'il est fou, c'est qu'il l'est.

Fou, mais pas dingue. ll moisira pas a Villejuif.

Ils sont parfaits, les experts.

- Ne quitte pas, le voilé.

Bonjour, j'ai le GRB de Toulouse au téléphone.

- Robert ? Prends-le, toi.

- Bonjou r. -(}a va ?

-(}a va, monsieur.

- All ? Bonjour Robert, c'est Campana, lé.

Ouais.

- Le dossier Gassot. -Merci, mademoiselle.

- A-t-il passé une bonne nuit ?

- Trés bonne, monsieur. -Montrez ce que vous avez fait.

Ce soir, juste une injection

et un barbiturique.

Mes confréres insistent sur votre hérédité alcoolique.

Racontez-moi ga.

Vous avez tué quatre fois. Vous aimez tuer ?

- Quelle heure est-il, s'il vous plaTt ?

- Je vais vous faire un électrochoc car vous étes malade.

Si vous ne Fétes pas, les conséquences seront néfastes.

Vous comprenez ?

C'est un traitement trés pénible.

Sonnefie

*-Le frére de Gassot. ll a un permis de visite.

- Comment il va ? -Venez voir.

- Salut, Georges.

Qa va ? -Quelle heure est-il ?

- C'est comme 9a jour et nuit.

Il est 11 heures, on est lundi.

- Non, on est jeudi.

Et il est trois heures du matin. -Comme tu veux.

- T'as raison.

On est jeudi et il est trois heures du matin.

On frappe é Ia porte.

- Veux-tu aller te coucher !

- Quelle heure est-il ?

-30 minutes de plus qu'il y a une demi-heure. Trois heures.

Fracas

Mélodie épique

---

- Oui.

Oui.

M. le Directeur, les experts sont formels, il est malade.

On peut pas lui courir aprés avec une seringue.

Vous me direz 9a tout é l'heure.

- Je comprends votre réaction, Le Guen.

Vous aviez mis combien de temps

pour Parréter ? -Huit mois.

- Cette fois, on ira plus vite. Je vous en donnerai les moyens.

Je compte sur vous.

- Pour le rendre aux experts qui le renverront é Villejuif.

-Il est vraiment dangereux ?

-Il aurait tort de se géner.

Aprés son premier meurtre, il en aurait pris pour 2O ans.

Comme il en a commis trois autres,

il est plus responsable.

Pour lui, c'est Pimpunité totale.

- J'ai prévu des barrages partout,

fait surveiller les aéroports, gares.

Un ordinateur

va nous indiquer ses options.

Il n'ira pas loin.

Merci messieurs,

laissez-moi avec M. Le Guen.

Je vous verrai plus tard, Guérin.

Cher Le Guen,

il m'est arrivé plusieurs fois de voir débarquer

comme mon supérieur direct,

un monsieur qui ne connaissait rien aux problémes que je gérais.

C'est trés désagréable. Asseyez-vous.

Comme c'est ce qui vous arrive avec moi,

je compatis.

Mon prédécesseur était l'un des v6tres.

Je ne suis qu'un technocrate parachuté dans la police.

- J'ai jamais dit 9a.

- Car vous étes bien élevé, vous n'en pensez pas moins.

Que reprochez-vous

é mon plan ? -Je n'ai fait aucune objection.

- Non, mais maintenant oui.

Il inspire.

- J'en ferai une.

On a jamais pris quelqu'un dans un quadrillage.

Dans la file de gauche é l'heure de pointe, on se fait pas arréter.

- Je l'ignorais.

- Vous oui, mais pas Gassot. Quant é l'avion,

c'est pas son style, trop méfiant.

C'est un chat sauvage.

Pas facile de le faire entrer dans un ordinateur.

- Vous avez beaucoup dexpérience et une grande carriére.

Qa ne veut pas dire que vous ayez toujours raison.

Le monde change. La police doit changer aussi.

J'arriverais peut-étre é vous convaincre.

- Je suis breton, M. le Directeur.

- Et pour Gassot,

que comptez-vous faire ? -Mon métier.

- Vous désirez ? -M. Alphonse.

C'est toi qui as sorti ton pote de Villejuif ?

- Quel pote ?

- Gassot.

- Gassot s'est évadé ?

- Joue pas au con.

T'as envoyé l'oseille pour la cavale.

Il t'avait rendu un grand service, tu lui devais bien 9a.

- Je suis sorti de tout 9a, mon affaire marche bien.

- J'espére que t'avais des économies.

Tous les sex shops ferment.

- Incroyable !

- On pourrait te loger et te nourrir.

- Je comprends...

- Comprends vite, je suis pressé.

Son aigu

---

Sifflet de bateau

---

Crissement de pneus

- Je mets tout le dispositif en route.

Le signalement est diffusé. Tu veux mes gars ?

- Non, c'est pas la peine.

Campana a gardé des relations coupables é Marseille.

1Q tout é l'heure. -A bientét, Firas.

Mélodie dramatique

---

F' ; 1i'

---

On ouvre la porte.

- J'ai vu Toussaint. T'embarques dans trois jours.

- Combien ?

- La moitié de ce qu'a donné Alphonse.

- T'as trouvé un flingue ? -J'ai pas cherché.

Je chercherai pas.

Dés que t'as un flingue, y'a un mort.

Il faut que tu restes ici jusqu'au départ.

- A Marseille, personne ne me connaTt.

- Pas sflr.

Avec toi, on est jamais tranquille.

Tu pourrais arréter tes conneries.

- Oui, maman.

- J'ai une surprise pour toi.

- Louis ! Comment vas-tu ?

- Ah... {la va, mon vieux ?

Qu'est-ce que tu fais lé ?

{la va trés bien. -Tu dTnes avec nous ?

- Non, j'ai beaucoup de travail. -Tu le feras ici, ton travail.

-(}a pourrait se faire.

- Petite, tu nous Iaisses ?

Assieds-toi.

- Ton ami Le Guen est é Marseille.

Georges ?

Mélodie dramatique

- Qu'est-ce que c'est ? -Campana.

- Entre.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Frangois a été vu é Marseille. Je serai tenu au courant.

- Bon...

*-Gassot repéré dans une 404 blanche.

Il vient de s'engager dans la rue Saint-Ferréol.

Gassot...

Crissement de pneus

---

- C'est pas Iui.

Mélodie dramatique

---

Moteur

Fracas

---

Mélodie angoissante

---

- On va Ié ?

- Non, j'aime pas l'htel.

Moteur

---

Moteur étouffé

---

- Au revoir.

- Non.

- Tu veux que je reste un peu ? -Oui.

J'ai besoin de parler. OU t'es née ?

- Je suis née é Hambourg. Dans une cave, aprés la guerre.

- Comment tu t'appelles ? -Gerda.

Mais, ici, on m'appelle Ia Chleuh.

- Comment tu t'es retrouvée ici ?

- Je ne veux pas faire ce métier dans mon pays.

F' ; 1i'

On m'a dit qu'ici,

il y avait du soleil.

Mais je sors que la nuit.

- T'as pourtant une ligne de chance.

- Je t'avais dit de pas sortir.

- Besoin d'air.

- Je vois.

Le Guen est é Marseille.

-Il est venu bien vite. -Oui.

Bon, je vous laisse.

Si tu te fais piquer, ce sera pas de ma faute.

- C'est mon frére. II m'engueule mais me Iaisse pas tomber.

Qa te fait peur ?

- Un peu.

- T'as faim ?

- Un peu.

- T'en veux ?

- Quelle heure est-il ? -10 heures.

- Faut que je parte.

- Non, tu pars pas.

Je Femméne avec moi.

- Tu es fou ? -Oui.

- Pourquoi moi ?

- Tu me plais.

On va aller

en Amérique du Sud. T'aimerais ?

- Oui, mais j'ai un homme. ll me laissera pas partir.

- Son nom ?

- Lucien le Grenoblois.

- Bon...

-4 et 2, 6. Oh Ié Ié.

- Lucien, y'a quelqu'un pour toi.

- T'es bien parti. -T'inquiéte pas.

- C'est lui ? -Oui.

- Lucien, je voudrais te parler.

-52.

Un deux et un cinq.

- Je t'éc0ute.

- Je veux racheter ta femme.

- Laquelle ? -Gerda.

- La Chleuh ? Tu fais pas une affaire.

J'ai mieux é te proposer.

- Merci, mais c'est elle que je veux.

- T'as de quoi ?

- Je suis Georges Gassot.

- Tu veux que je te fasse crédit ?

T'es pas fauchée, avec un jules comme 9a.

Fais-toi vite de l'oseille pour qu'il achéte des pompes.

Y'a vraiment... Tir

- On peut l'amener ? -Ouais.

-Il avait beaucoup d'amis, le Grenoblois ?

- A ma connaissance, les trois héros que tu vois lé.

- Dommage.

- Toussaint vous cache jusqu'au départ. On y va.

Il a rallongé l'addition. 500 sacs.

' -Quoi ? -A qui la faute ?

Mélodie dramatique

---

---

Toussaint ?

- Pas avec sa tire !

- Encore dans la téte. -Quel est le témoin ?

- Moi. J'ai vu sortir deux gars et une fille.

-Ils ont pas d0 s'entendre sur Ie prix du passage.

Il avait des amis, lui, non ? -Oui, c'est autre chose.

Toussaint Orsini.

- Vous étes le correspondant de Frangois é Marseille ?

Ici, Commissaire divisionnaire Le Guen.

Les experts ont bien vu que c'est un megalomane.

Il veut faire la loi dans le milieu.

Il a annoncé la couleur: deux meurtres en deux jours.

- Bonjour, monsieur.

- Donnez-moi un Berger.

- J'ai un coup de fil é donner.

- Firas a arrété les gars qui ont buté Orsini.

- Sflr ? -lls ont avoué.

- Les aveux, c'est pas des preuves.

- Et Ies preuves, ga demande du temps.

- Dis é Firas de garder 9a pour lui.

Je veux que Gassot remonte é Paris.

- D'accord.

Mélodie dramatique

---

On passe au bureau ?

- Non, directement rue St-Denis.

Si Gassot a lu France-Soir, il va aller voir Alphonse.

Crissement de pneus

- Je vous retrouve chez Lulu.

-Il fait quoi ? -Je préfére pas y penser.

Faut étre cinglée pour rester avec lui.

- Pourquoi tu restes ? -Pas le choix, c'est mon frére.

- Moi non plus, j'ai pas le choix.

*-lci voiture 240.

Objectif repéré, il se dirige vers le Square des Innocents.

Nous pouvons l'intercepter. Terminé.

-Ici Réséda, intervenez quand Gassot est dans la boutique.

Pas d'acti0n dans la rue. Terminé.

- Je commande 9a. Avec les fétes, ga arrivera dans 1O jours.

Appelez Ia semaine prochaine.

Au revoir, monsieur. Merci. -Merci.

Mélodie dramatique

- La rue est pleine de poulets !

- Par 0U ? Par-la.

L'escalier !

Tir

- Pardon, pardon.

- Attention !

- Encore un loupé. ll vieillit, Le Guen.

- Si j'avais votre ége, Gassot m'aurait déjé au cul.

Tir

---

- Oui.

Oui.

Oui, je sais bien. D'accord.

Le cabinet voudrait que cette affaire Gassot termine.

- Nous aussi, é la brigade.

- Je m'en doute. Parlons de votre brigade.

Vous en étes content ? -Oui.

- De votre personnel ?

- Je l'ai choisi.

- Justement.

Le choix de votre adjoint m'étonne.

Les costumes de Campana, ses cheveux longs...

Qa vous géne pas ?

- Oh, ses costumes, je m'en fous. ll s'habille comme il veut.

Il travaille bien, c'est un bon élément.

- Quand je le vois, j'ai l'impression d'étre é Pigalle.

Avec ses relations...

L'argent qu'il dépense, on se pose des questions.

On ne sait plus de quel cété il est.

- Moi, je le sais. C'est moi qui lui impose ses relations.

- C'est ce que je regrette.

Vous tenez é l'utilisation du milieu, é vos indicateurs...

C'est dépassé, il y a des moyens plus modernes.

Plus élégants.

Vous dirigez Ia brigade centrale de documentation

et recherche criminelle. Nouveau nom et nouveau style.

- Baptisez-nous comme vous voudrez, on est des poulets.

C'est pas un métier élégant, on le sait.

On nous méprise.

Quand on a besoin de nous, on sait 0U nous trouver.

- Ces attaques ne vous touchent pas.

- Non.

Nous, on est pas des curés.

On peut pas douter de notre mission.

-Il faut que la police cesse d'étre impopulaire.

Je dois changer les méthodes.

- C'est pas mes méthodes qui sont impopulaires.

La sécurité, les gens sont pas contre.

C'est avec le reste, que 9a se géte.

- Comment 9a, "le reste" ?

- Vous savez ce que je veux dire.

- Nous nous engageons sur un terrain glissant.

- Trés glissant.

- Vous aimez

ce métier ?

- Je ne me pose pas la question. Je le fais, c'est tout.

Pour traquer des assassins, faut étre dingue soi-méme.

- Je n'y avais pas songé. Qa n'est pas une vie

comme les autres. -Pas du tout.

- Revenons é notre affaire. J'y réfléchissais...

Je vois dans votre rapport que Gassot est un grand fumeur.

- Deux paquets parjour. Pourquoi ?

- Vous précisez : "Boyard, papier ma'l's."

- Exact.

- J'ai consulté la Régie.

Il se vend seulement entre deux et trois paquets parjour

et par Tabac de la région.

-Il va falloir du monde.

- On en mettra.

La prostituée qui est avec Gassot,

qu'il a ramené de Marseille,

elle est Allemande ? -Oui.

- Elle a un accent?

- Sflrement.

- Un paquet de Rothmans.

-70. -Merci.

- Deux Boyard papier ma'l's.

-60.

- Merci.

- Elle est pas mauvaise Pidée du patron,

mais avec tous les Tabacs de la région, 9a prend du temps.

- Je reprends mes sorties nocturnes ? -Oui.

Mais discret.

Avec tes cheveux et tes costumes,

le patron te prend pour un peau rouge.

-Il pousse un peu. Sonnefle

- Oui.

Oui.

J'y vais.

Guérin, venez voir.

Occupe-toi de Gassot. -D'accord.

- Guérin, venez avec moi. Massacre é Argenteuil.

Quatre morts, dont deux gosses. Encore un irresponsable.

-'J'ai du nouveau. A Alger, ils cherchent un jeune.

Un coup é faire dans une usine.

Ta part est de 3O briques. lls peuvent te sortir, avec Gerda.

J'ai pas perdu ma journée.

- Qui faut-il flinguer ?

- Personne. Le coup est préparé de premiére.

C'est pas des gamins.

- S'il faut flinguer, j'en ai rien é foutre.

- E'[ voilé.

Merci Lulu pour cette idée de premiére.

- Vous m'avez rendu service, je ne l'oublie pas.

Tous les amis d'Orsini le cherchent. Qa fait du monde.

S'il le trouve ici, ce sera ma féte. -C'est des camés qui l'ont tué.

- Peut-étre, mais personne y croit.

- Pour une fois que c'est pas lui.

- J'ai pas le choix.

Comment on peut voir tes potes ?

,~/,;~“k .y

---

Bogota, 9a te dit rien ?

- Non. -Moi non plus.

Mais lé-bas, y'a du soleil.

Avec 3O briques, on sera les rois.

On les emmerdera tous.

- T'es gentil.

Je me racontais des trucs comme 9a, quand j'étais méme, a Hambourg.

Je voyais partir les bateaux.

Mais 9a arrive jamais.

- Pourquoi 9a nous arriverait pas ?

- Gassot est sur un coup, il a eu un contact.

- Des détails ? -Pas grand-chose.

J'ai Ie nom des gars qu'il a rencontrés : Garcia.

- Les Garcia d'Alger ? -Ouais.

- Améne-les-moi. -On a pas de motif.

- Je Ies garderai pas longtemps.

- Qu'est-ce qu'il nous veut ?

- Juste parler un peu avec vous.

Depuis qu'il vous a pas vu, il s'inquiétait.

- On a rien fait, M. Le Guen, on a rien fait!

C'est un monde, ga.

- Arréte ta musique.

Tu montes un coup dans une usine.

Tu veux l'adresse ?

- On est tranquille comme c'est pas permis.

- Gassot, 9a te dit rien ?

Et tOi ?

Vous vous demandez qui vous a balancé ?

Ou c'est un de vous deux.

Ou c'est Gassot. Y'a pas é en sortir.

Envoyez-Ies au dépét. Laissez-les appeler Ieur famille.

Comme dit le patron, la police doit rester humaine.

- Vous faites pas le détail. -J'ai plus de temps é perdre.

Il a tout le milieu contre lui, je voulais arriver é 9a.

- Un chewing-gum, s'il vous plaTt.

Et un paquet de Boyard, papier ma'l's.

- C'est le triomphe de la police scientifique.

J'en connais un qui va pavoiser.

- Ce sera le triomphe quand on l'aura cravaté.

S'il nous a pas flingués avant.

- Ils sont 0U les Garcia ?

- Les voilé.

- C'est nous, Lulu.

- OU est ta salope...

Tirs

---

---

- Frangois va appeler. Je serai a minuit, lé 0U il sait.

- Ce coup-lé, c'est pour mes gants.

Le triomphe est pour plus tard.

- On arréte pas les bonnes femmes ? -Elles seront plus utiles ici.

Il reste plus que son frangin pour aider Gassot.

Qu'est-ce qu'il bricole ?

- Une combine sans risque, des faux films pornos é Pigalle.

- Y'en aurait pas un ou deux de vrai ?

-Il est pas dingue.

- Vois avec nos collégues de la Mondaine.

En cherchant bien, on pourrait trouver.

Sonnefie

*-Le patron vous demande. -J'y vais.

Je vais me faire engueuler, mets 9a en route.

- D'accord.

- M. le Divisionnaire, vous venez de subir un échec.

Un échec sanglant.

Il condamne vos méthodes définitivement.

J'0se espérer que c'est votre point de vue.

Vous avez fait échouer mon plan.

Au moment 0U il allait réussir.

Si Gassot est en Iiberté, c'est gréce é vous.

Et puis...

C'est quoi, cette garde é vue des Garcia ?

0U voulez-vous en venir ? Le faire exécuter par le milieu ?

Que des voyous appliquent la peine de mort

qu'un tribunal ne prononcerait pas.

Si vous n'étiez pas prés de la retraite,

je demanderais votre démission.

Avant de partir, il vous reste é arréter Gassot. Vivant.

Par les moyens avouables.

Je vous remercie.

- T'as eu les collégues pour les films pornos ?

- Non, j'attendais. -T'attendais quoi ?

- A tout é l'heure.

- Cinéma cochon.

Cinéma cochon.

- C'est 100 francs.

Ferme.

On va pouvoir commencer.

- Attention, les flics ! Par ici !

- On remet 9a dans 2O minutes. -T'es pressé.

- J'ai rendez-vous é minuit. -Lé, c'est les vrais flics.

- Bonsoir messieurs. -Salut, Frangois.

- Je vous en prie.

---

*-Le Louvre plonge ses racines jusqu'é huit siécles de profondeur,

jusqu'au souvenir de la forteresse en aval de sa capitale,

Philippe Auguste parant pour la Croisade...

---

-(}a marche, ton commerce ? -Avec Noél, on se plaint pas.

- Dis donc, Frangois. Et 9a, c'est la Vénus de Milo ?

- J'ai jamais eu ce film ici. -T'expliqueras ga au juge.

Avec ton easier, il te croira.

Allez.

- C'est é cause de ga que les gens sont contre vous.

Le téléphone sonne.

---

---

*-Lulu ? -Oui.

*-Tu l'as prévenu, Frangois ? -Oui.

*-ll est pas venu, il est 0U ? -J'en sais rien.

- Georges ?

- Je viens vous demander les grands moyens.

La chance veut qu'hier soir,

le frére de Gassot a été arrété pour des films porno.

- Le juge a signé le mandat ?

- Oui, il est é la Santé, mais...

Pas pour longtemps.

- Vous voulez utiliser la situation ?

- Oui, car c'est lui qui aide Gassot. Depuis hier, il est seul.

C'est le moment d'employer les grands moyens.

- Que je vous propose depuis le début.

- Oui, mais la situation était différente.

La, faut y aller : contréles, barrages, tout le dispositif.

- Je suis d'accord, cette affaire a assez duré. Le cabinet s'énerve.

- Tout le monde s'énerve.

- Le patron vous a converti ?

- Non, mais son dispositif, ga va emmerder Gassot.

Il se sentira piéger et aura besoin d'aide.

- Et nous allons Ia lui fournir ? -Oui.

Dis é Guérin de trouver un truand pas trop chargé.

On le transfére dans la cellule de Frangois.

- Pourquoi Guérin ? -ll s'habille pas comme toi.

- Je vous emmerde pas longtemps, je sors dans huitjours.

Fredo Barbache, tombé en 68.

- Marcel, vol de voitures.

- Gassot.

Le frangin.

Le téléphone sonne.

---

*-Franc;ois est pas venu, pourquoi ?

-Il est en prison.

-Il est é la Santé.

- Tu veux que je fasse quoi ?

*-Y'a rien é faire.

- Tu peux lui faire du pognon.

Frangois est plus lé, il va en avoir besoin.

Il lui reste pas lourd.

Je suis plus dans le métier, mais j'ai de vieux clients.

Des amis é qui téléphoner.

Tu peux les rencontrer ici.

- Non, plus maintenant.

Je crois qu'il aimerait pas.

Mélodie de suspense

---

Mélodie angoissante

---

Mélodie angoissante

---

Brouhaha d'enfants Aboiements

---

*-Arrange-toi pour voir Frangois.

Demande l'adresse d'un copain.

Je peux plus rester comme 9a.

- M. Guérin, le Directeur de Ia Santé en ligne.

- Je prends dans le bureau du patron.

- Vous avez l'autorisation de le voir.

- Bonjour, Frangois. (Qa va ? -(}a va.

- Georges a besoin d'aide.

Il demande l'adresse d'un copain.

- J'en ai un qui sort dans trois jours.

Un nommé Fredo l'attendra

lundi prochain, minuit, lé 0U il sait.

Sur un vélo de course rouge.

- Salut.

Te fais pas de mouron pour lui, il restera pas longtemps.

- Combien de temps ? -Te fais pas de bile.

Qa va aller. Viens, on va s'en jeter une.

Il veut une planque confortable 0U emmener sa femme.

Une tire et des munitions de colt Cobra.

- On va te fournir 9a.

- S'il se doute de quelque chose, il me flingue.

- Bah oui.

- Pageot ! -Oui, monsieur.

- Faites sortir monsieur par derriére.

- Alors ?

- Ton ami Lauriére a toujours rien é nous refuser ?

- Non.

-Il a toujours son auberge ? -Oui.

- On va lui envoyer un client.

Ah.

J'ai un probléme.

J'ai un renseignement de premiére importance.

Gassot prépare un coup. -Comment savez-vous ?

- Un truand qui sort de la Santé et envoyé é Gassot par son frére.

Mais il a peur de faire le coup. ll est venu trouver mon inspecteur.

-Il sait 0U est Gassot ? -Oui et non.

Mais...

Gassot lui a demandé de trouver une planque.

On peut l'amener 0U on veut.

Seulement, y'a un "mais".

C'est avec des méthodes que vous réprouvez.

Que fait-on ?

- Qu'en pensez-vous ?

- Et vous ?

- Je vais étre franc, Le Guen.

Si ce n'était que moi, je dirais non.

Cette complicité me dégoflte.

Mais pouvons-nous laisser en circulation un homme dangereux

que nous pourrions arréter ? -C'est tout le probléme.

- Allez-y.

- Bon.

- Dites-moi.

L'inspecteur qui a eu le contact de votre petit truand,

c'est Campana ?

- Non, je suis navré, c'est pas lui.

- Vous étes trés fort.

- Vous trouvez ?

- Je trouve.

Cloche

---

Cloche étouffée

---

- T'énerve pas, les voila.

- T'es content ?

- T'es sflr qu'ils l'ont pas suivie ? -Sflr et certain.

J'ai faim, moi !

- Bon...

Plus de temps é perdre, il faut intervenir.

-Il vaut mieux attendre un peu, le Iaisser se détendre.

Opérer é froid.

- On vivra que comme ga.

- Tu crois ? -Coupe.

,~/,;~“k .y

Dans un mois, on est é Bogota. Et pleins aux as.

---

T'as un roi.

T'es la plus forte.

---

Qu'est-ce que tu dis ? Tu dis... 100 francs ?

Et moi ?

Je suis.

Le poker américain,

c'est le plus vache et le plus beau.

---

Tu ménes toujours.

Tu dis... 200 francs ?

Qa me fait mal. Mais je suis.

J'ai deux 10.

C'est é moi de parler.

Je me doute que tu as deux rois.

Je dis trop rien.

Toi, par contre, tu fais... 2 O00.

Je suis obligé

de casquer.

Et pourtant...

J'ai perdu.

- J'y comprends rien, é ton poker.

- Parce que je triche tout le temps.

Je veux que tu gagnes.

Elle rit légérement.

---

lls foutent quoi, tes potes ?

Ce coup-la, je veux pas Ie rater.

- Faut le temps qu'ils se rencardent sur la banque.

- Qu'ils se rencardent vite. Je suis pressé.

- Le whisky dans le salon, s'il vous plaTt.

- Je m'en occupe.

- Bonjour, messieurs.

- Nous sommes six. -Votre table est prés du feu.

- Trés bonne idée.

- Vous prenez Papéritif ? -Oui. Du Porto.

- Trés bien.

- Ge0rge5 g

Georges g

Tirs

---

---

---

---

ll gémit.

---

---

- Cherche, cherche, cherche !

Allez, cherche !

Cherche !

Les chiens couinent et aboient.

---

---

- Vous savez de quel cété il est, maintenant.

Siréne

---

Les chiens aboient.

---

*-Gassot, rendez-vous !

Vous étes cerné. Jetez votre arme.

Avancez-vous vers les voitures.

Vous étes cerné, Gassot. Rendez-vous.

---

- Ge0rge5 g

Georges g

---

Tir

C'était un homme Ricky Shayne

---

Qui croyez-vous que détait ?

Quelqu'un qui vous ressemble

Rien qu'un pauvre homme

Qui se prenait pour un loup

Rien qu'un pauvre homme

Qui n'a rien compris du tout

La preuve, c'est qu'il aimait

La preuve, c'est qu'il révait

M,' ',7

Que d'autres hommes ont tiré

;'_/.:::\.'5 lk "2 ' 'I: 3l l': o': Ijjgjj, if: (if, =155.; =1

Que l'0n ne peut apprivoiser

Mélodie plus rapide

Qui jouait au jeu dangereux

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Dans une guerre

Twwi, 1 LWM ; 'My is», Q

Ne peut rien gagner qu'une tombe

Sous-titrage : VDM

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