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Mon Dieu, mais regardez-moi ça. Quel désastre !
lls vous ont tout cassé, ces vandales.
Et ça? Allez, avec le reste.
Bon sang, ils m'ont ruiné.
ll faut ĂȘtre ruinĂ© pour ĂȘtre pauvre. Alors, vous les dĂ©noncez ?
Les dénoncer ? Mais que dis-tu ? Tu es fou !
Tu sais ce qu'il font à ceux qui les dénoncent ? lls reviennent en force,
et ils foutent le feu Ă tout le local.
ll n'y a qu'une chose Ă faire, si tu veux dormir tranquille,
il te faut payer.
On n'accepte pas les traites.
Hier, on t'a envoyĂ© un de nos quĂȘteurs, et tu lui as dit de repasser.
Alors, je suis lĂ .
J'ai de gros frais, je ne peux pas payer.
Bien...
Pas grave. lci, c'est bien le 38, place Navona, hein ?
Je me renseigne, tu comprends ?
Tu sais ce qu'ils ont fait à ta collégue du Corso ?
lls sont venus aprés la fermeture. La pauvre était toute seule.
lls lui ont fait boire deux bouteilles de parfum,
et enfilé trois tubes de créme dans...
Tu vois oĂč ?
J'en ai presque honte.
100.
Vous voulez me ruiner ?
Enfin, essayez de comprendre.
Je viens juste de m'installer ici. 100 par semaine, c'est trop.
- Elle pisse aussi, celle-là ? - Oui, c'est un nouveau modéle. Elle chante aussi.
Ah oui ? Toi aussi, si tu nous mens,
on te fera chanter.
- Elle a mĂȘme une zĂ©zette ! - Ecoutez-moi, je vous en prie.
Je suis vieux, et j'ai une famille.
J'ai de grosses charges.
Si vous ne me laissez pas le temps, oĂč voulez-vous que je trouve cet argent ?
Regarde. Ce qui t'arrivera si tu ne payes pas.
Plus d'yeux pour pleurer.
Mon Dieu, mais quelle horreur !
Regarde-moi cette atteinte au bon goût !
Qu'est-ce que vous faites ? ArrĂȘtez ! Vous ĂȘtes fou !
Si tu veux conserver ces horreurs dans ta galerie,
et ta façade intacte, il vaudrait mieux nous payer.
Disons... chaque semaine.
Nico, qu'est-ce qu'on attend ?
On attend, c'est tout.
-Je me sens mal... - ll se sent mal !
C'est lui, c'est ce salaud d'aubergiste !
Qu'est-ce qu'il se passe ?
C'est rien, ça va s'arranger.
Va à l'arriére.
Ne restez pas lĂ Vous ĂȘtes dĂ©jĂ tout pĂąle.
Mais qu'est-ce que vous faites ? ArrĂȘtez !
LĂąchez-moi !
Pourquoi vous empoisonnez les gens ? Regardez comme il est mal.
Tu es décidé à payer ? Outu veux donner à bouffer aux vers ?
Mais je peux pas.
Emprunte, mon vieux. On peut te proposer un bon taux.
C'est réglo.
Comment voulez-vous que je fasse ? Je suis seul.
ll est seul... Pauvre petit malheureux.
Regardez-moi ça.
Qui c'est ? Ta fille ?
-Une jolie petite poupée, hein ? -Un beau brin de fille.
-Alors ? - Belle et... obéissante.
Une vraie jeune fille de bonne famille comme on en faisait autrefois.
- Reste tranquille. -Ne vous avisez pas de la toucher.
Qui parle de la toucher ? Je mélange jamais plaisir et service.
Mais ce serait dommage si quelqu'un lui rendait un mauvais service.
Oui, ce serait dommage. Alors, on peut repasser quand ?
-A la fin de la semaine. - Quoi ?
-A la fin de la semaine. -Ah, il m'avait bien semblé aussi...
Tu me plais, toi. Tu es un homme raisonnable.
Tu sais qu'elle est déjà consommable, ta fille ?
S'il te prenait l'envie d'aller glisser un mot dans l'oreille des flics,
moi,je lui glisserais autre chose, Ă ta fille.
Ciao, petite.
- Cette petite est trés bien. -Tu veux l'épouser ?
J'espére qu'il ne paiera pas, j'arrangerais la fille.
ll était temps.
Combien ?
N'essaie pas de m'entuber.
Qu'est-ce que tu racontes ? Qui oserait entuber le Marseillais ?
-On t'améne tout ce qu'on a. -J'espére pourtoi que tu dis vrai.
Qui t'a conduit ici ?
- Pourquoi ? -Une bagnole vous a suivis.
Ne vous retournez pas, connards !
Enculé !
On vate les secouer, nous, les idées !
- Sale flic ! - Fumier !
On va t'apprendre Ă te mĂȘler de tes oignons !
- LĂąche ! - Putain de flic !
lnspecteur Palmieri, une visite pour vous. Entrez, je vous en prie.
Merci.
VoilĂ ce qui arrive quand on part Ă la chasse tout seul.
Tu peux me dire quand tu vast'arrĂȘter ?
Si vous ĂȘtes venu pour me dire ça, ce n'Ă©tait pas la peine de vous dĂ©ranger.
Pas la peine...
- Donnez-moi une cigarette, s'il vous plaĂźt. - Tout de suite.
Tiens, avec le briquet.
lls t'ont drÎlement arrangé, ces salauds.
Sois tranquille, je les foutrai tous au trou.
- Tous. - Pourquoi faire ?
On n'a pas de preuves. Deux jours aprés, ils sont dehors.
Je veux celui qui donne les ordres.
On a fait un portrait-robot, grĂące Ă ton rapport.
On travaille dessus, mais c'est pas facile.
Ăa n'a donnĂ© encore aucun rĂ©sultat.
- Et les informateurs ? -Bouche cousue.
A mon avis, ce fils de pute vient d'ailleurs.
D'oĂč ?
Comment mais d'oĂč ? ll en arrive des quatre coins du monde.
D'Amérique du Sud, de Yougoslavie, d'Allemagne...
BientÎt, c'est nous qui ferons figures d'immigrés.
- Mr le Commissaire, téléphone. -Je viens tout de suite.
Commissaire, dites Ă Salvatore de continuer Ă suivre le Toscan.
- Qui est-ce ? - ll le sait. C'est le courrier de la bande.
En le suivant, on arrivera peut-ĂȘtre Ă dĂ©couvrir la tĂȘte.
Trés bien,je lui dirai. On te tiendra au courant.
Soigne-toi bien.
Je vous présente Caliméro, le petit poussin tout noir.
Ăa suffit, maintenant. Contre le mur, vite !
Du coup, on a aussi perdu la piste du Toscan.
- Qu'est-ce que je pouvais faire ? - Du neuf chez les commerçants ?
Non, rien de rien.
C'est compréhensible, ils crévent de peur.
Toi aussi, tu ferais bien d'avoir peur.
Si tu continues Ă faire le guignol, tu vaste retrouver infirme.
Regarde.
Tu la vois ?
- Cette... -Que fais-tu ?
Dans deux jours, je me tire d'ici.
Tu es malade.
C'est la deuxiéme fois qu'ils te bousillent ta baraque.
- Qui était-ce ? -Je ne sais pas.
- Mais la police le sait, elle. - Oui, elle le sait. Mais elle s'en fout.
Tu paies la tangente, hein ?
-Je veux dire, la protection. -Je n'ai jamais rien payé, à personne.
Tu as tort.
ll pourrait peut-ĂȘtre t'arriver des bricoles.
Que dirais-tu de 300 000 par mois pour dormir tranquille ?
300 000 lires par mois ? On m'a déjà fait payer 200 000 lires.
Je les ai donnés à un petit brun.
Vous me répéterez tout ça ce soir, au commissariat.
Demandez l'inspecteur Palmieri.
Salaud...
J'y comprends plus rien, moi.
A 17h au commissariat. Je vous conseille d'ĂȘtre Ă l'heure.
Oui, monsieur.
Et deux escalopes milanaises.
Je vous l'ai déjà dit, foutez-moi lapaix.
Je n'ai vu personne.
Alors je ne dénonce personne.
Que va penser votre fille de vous ?
Que vous ĂȘtes un pauvre type ? Un lĂąche ?
Un ver de terre.
- Espéce de salaud ! - Papa..
Que faites-vous ?
Résistance à un officier de police dans ses fonctions. En route.
Qu'est-ce qu'il y a? OĂč vas-tu ? Pourquoi ils t'emmĂ©nent ?
C'est rien... Ne t'inquiéte pas.
Papa va revenir trés vite, tu verras.
- OĂč l'emmenez-vous ? - Ăa ne vous regarde pas.
Papa...
ll n'a rien fait de mal, c'est un brave homme.
C'est incroyable ! Elle est belle, la police...
Nico.
Je peux te dire quelque chose ?
Qu'est-ce qui t'a pris d'arrĂȘter ce pauvre malheureux ?
C'est franchement dégueulasse.
Son restaurant est certainement surveillé.
Sans les menottes, il passait pour une balance.
-Moi ? -Vous n'avez pas pensé à ça
Salvatore, arrĂȘte-toi.
Descendez, vous ĂȘtes libre.
Si vous voulez me voir, je serai Ă 18h30 au commissariat.
A ce soir.
J'ai eu pour un million de dommages.
Que voulez-vous faire ? Ce sont des brutes.
C'est une honte. Espérons que le commissaire... Le voilà !
Les commerçants ne parleront pas.
lls sont terrorisés. Que veux-tu faire ?
- Tu parlerais Ă leur place ? - Moi, non.
On a vu le maire, on est montés jusqu'au préfet.
Ăan'a rien donnĂ©.
Ecoute, Nico.
Tous ces gens ont perdu confiance.
lls rĂ©pĂ©tent tous lamĂȘme chose : ''Mais que fait lapolice ?''
Et que doit-on faire à leur avis ? Les protéger 24 heures sur 24 ?
Ce sont eux qui les ont vus en face. ll nous faut leur témoignage par écrit.
Sans leurs dépositions, on ne peut rien faire, on a les mains liées.
Qui va faire une déposition écrite ? lls tiennent à leur peau.
J'ai dû fermer mon magasin. Je ne peux pas rester ici toute la journée.
Je sais, madame, calmez-vous.
Ce matin, devant ma fille,
vous avez dit que j'étais un lùche.
Je ne le pensais pas. Je ne le pense pas plus maintenant.
Non, vous aviez raison.
Si un homme n'est pas capable de se défendre,
quel genre d'homme est-il ?
lls m'ont menacé.
lls m'ont dit : ''Ou tu paies ou tu fermes.''
Mais si je ferme, comment vivrons-nous ?
Je n'ai qu'une fille, et je veux qu'elle étudie.
Si un pére n'est pas capable...
de donner Ă son enfant ce qu'il n'a pas eu, lui...
pourquoi vit-il ?
Je suis venu vous apporter mon aide.
Avez-vous réfléchi aux risques que vous courez ?
Oui, j'ai réfléchi. On en a discuté, la petite et moi.
Elle est d'accord.
Je l'enverrai en pension, pendant quelques temps.
C'est la premiére chose à faire.
Je vous remercie beaucoup pour l'aide que vous nous apporterez.
J'espére les prendre en flagrant délit, sans la mettre en danger.
Merci encore.
On veut jouer du révolver ?
- Léve-le un peu par ici. - Sois un peu coopératif.
-Alors, tu voulais pas payer ? - Donne-moi l'essence.
Service Ă la carte.
Tiens-toi un peu, voyons.
Nos spécialités. Savate à la Florentine.
PĂȘche Ă la Bolognaise.
Et tarte au Parmesan.
Monsieur est servi. L'addition va ĂȘtre salĂ©e.
C'est vrai. Mais il manque encore le trou normand.
Regarde-moi ce con. ll cale au moment de ma spécialité.
Les crĂȘpes flambĂ©es.
Tu vas voir si c'est bon.
Brûle ! Brûle !
Ăa pue, ici.
-On dirait de l'essence. - Ăa m'en a tout l'air.
Quel gaspillage, avec ce que ça coûte de nos jours.
Dis donc, on s'est pas déjà rencontrés tous les deux ?
Si, dans un petit accident de voiture.
Je m'en suis tiré avec quelques égratignures.
Oui, ça aurait pu ĂȘtre pire.
Et toi, que fais-tu ? Tu nettoies la salle ?
Tu veux que je te nettoie aussi ?
Et lui, lĂ , qu'est-ce qu'il fait ?
Lui... ll a un peu trop bu.
Faut dire que cette biére est un peu forte.
Fais goûter à l'inspecteur.
Enfant de salaud !
Enfoiré !
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Alors ?
Ce coup-ci, tu vas les dénoncer ?
Les dénoncer ? Dénoncer qui ?
-J'ai glissé. -Ah, tu as glissé...
Comme ça...
Et celui-lĂ ?
Tape tout. On aura des comptes.
Regarde-le bien, toi. C'est lui qui te donne les ordres ?
Je l'aijamais vu.
C'est Rudy le Marseillais. C'est Ă lui que vous remettez l'argent.
Tu dérailles.
- C'est Ă lui ! - Mon pognon, je le donne Ă personne.
Et toi, Comtesse ? Regarde un peu.
Belle gueule. Tu me présentes ?
Compte sur moi.
Et toi ?
lnconnu.
Mais si je le vois...
Enfoiré. Sale putain de flic.
MaĂźtre, ce type est fou !
ll m'a bourré de coups, regardez.
Tais-toi, arrĂȘte ton cirque. Vate mettre avec les autres.
- Tu as entendu ce que je t'ai dit ? - Regardez ce qu'il m'a fait.
lnspecteur, vous ĂȘtes devenu fou ?
Mr le Juge, ne me dites pas que vous croyez cette racaille ?
ll m'a dit ''Ou tu t'allonges, ou je te balance au trou.''
Qu'est-ce que je devais faire ?
On était bien tranquille à boire une biére et il est arrivé...
ll afoncé sur nous comme un dingue avec l'autre, là , cet enfant de salaud...
Taisez-vous !
Je croyais que certaines méthodes étaient aujourd'hui dépassées.
Laloi prévoit que tout interrogatoire doit se faire en présence d'un juge,
ou d'un avocat.
Salvatore, fais-les taire !
Je voulais juste leur demander qui est ce type.
-Vous pouvez me le dire, Ma^tire ? -Vous avez fait un rapport sur lui ?
Oui, j'étais en train de le terminer.
Qu'est-ce que vous lui voulez, Ă celui-lĂ ?
De quoi l'accusez-vous ? D'ébriété sur la voie publique ?
Je l'accuse de diriger le racket qui ruine les commerçants de cette ville.
Fais-les taire, Salvatore.
Fais-les taire ou je vais...
-Vous avez des preuves ? - ll faut des preuves, lnspecteur.
Vous en avez ?
Nous avons un témoin.
Un honnĂȘte commerçant que ces fripouilles ont fait chanter.
Mais je ne veux pas l'exposer Ă d'autres risques.
Les autres sont terrorisés, ils ne parlent pas.
C'est le seul qui nous ait offert sa collaboration.
VoilĂ pourquoi je dois me montrer prudent.
Vous les reconnaissez ?
C'est bien eux.
Ătes-vous prĂȘt Ă faire une dĂ©position Ă©crite ?
Mr le Juge, le faire signer, c'est le condamner.
On n'accepte pas les dénonciations anonymes.
Vous avez vu vous-mĂȘme qu'il les a reconnus.
Laissez tomber, lnspecteur.
J'ai décidé d'aller jusqu'au bout.
Préparez la déposition, je la signerai.
Tu as vu les frangines ? Comme elles m'ont crue !
On va vous appeler la petite, ma soeur...
Ăa, elles sont serviables, les bonnes soeurs.
Ma soeur, allez chercher la petite !
Et la petite qui croyait qu'on l'emmenait se promener...
On doit l'amener à son pére, le pauvre homme...
Le pauvre homme ne passera peut-ĂȘtre pas la nuit.
Emmenez-la vite chez son pére, ma soeur.
C'est vous qui ĂȘtes venus dans le restaurant de mon pĂ©re, je vous reconnais.
Oui, c'est bien moi. Tu te souviendras
aussi longtemps de ce qui va t'arriver aujourd'hui.
Quelque chose qui t'est encore jamais arrivé...
Fais-la taire !
Petite salope !
Viens ici !
Tu vas t'arrĂȘter !
Attrape-la !
Regardez-moi ça !
Pur comme la neige.
-J'y vais le premier. -Vas-y, elle est Ă toi.
Non.
Qu'est-ce que c'est que ces histoires ?
Les commerçants du quartier ont déposé une plainte contre vous.
lls vous accusent de les avoir exposés à des représailles.
C'est complétement absurde. lls ont été manoeuvrés.
Oui, probablement.
Quoiqu'il en soit, j'ai passĂ© l'enquĂȘte au procureur de la rĂ©publique.
Au procureur de la république ?
Bien joué.
Comme ça, on enterre tout, et ils auront le temps de s'organiser.
Et tout le boulot que j'ai fait n'aura servi Ă rien.
Juste à nous montrer que vos méthodes sont mauvaises.
Vous ne pouvez pas défendre la justice en agissant comme un voyou.
Nous devons ĂȘtre les premiers Ă faire respecter laloi.
En faisant signer des dépositions ?
Comme Ă ce pauvre malheureux qui a signĂ© en mĂȘme temps sa condamnation.
Ăa, vous l'aurez sur la conscience.
Palmieri, tes méthodes ne plaisent pas à Mr le juge, et c'est pour ça...
qu'il m'a demandĂ© de confier l'enquĂȘte Ă un autre inspecteur.
Bien sûr...
Quand on a fait une faute, il faut bien que quelqu'un paie.
Que dis-tu ?
-Je peux m'en aller ? -Allez-y.
Les excés de zéle sont toujours nuisibles.
ll se calmera.
Nico, je voulais te dire...
Qu'est-ce que tu fais, ça va pas ? Tu te conduis comme un enfant.
On a filĂ© l'enquĂȘte Ă un autre !
Le procureur de la rĂ©publique continue l'enquĂȘte...
Appelle quelqu'un qu'on me retire ce plĂątre Ă la con.
D'accord, mais calme-toi.
Si tu continues avec tes conneries, on se retrouvera en Sardaigne.
Tu comprends ça?
Avec tout ce que j'ai fait... lls auront un bon motif, ces malades !
DĂ©pĂȘche-toi !
Mazzarelli.
Excusez-moi.
Assieds-toi. Je t'en prie.
Fais comme chez toi.
Alors, cet accord, on le conclut ?
Cet accord ? Quel accord ?
Je ne conclus aucun accord. Qu'est-ce que tu crois ?
Mazzarelli, tu me déçois. Tu devrais payer.
Ou je serais obligé de foutre ta boßte en l'air.
Mets les bouts avec ton grand connard,
ou je vous attrape par les oreilles et vous fous tous les deux dehors.
- Quelque chose qui ne va pas ? - lls vous importunent ?
Non.
On parlait entre amis.
Pas vrai ?
OĂč est-ce qu'on en Ă©tait ?
Alors, on va faire un tour ?
On n'en a rien Ă foutre de ta boĂźte
Ce qui nous intéresse, c'est la camelote.
La camelote ? Quelle camelote ?
Je vois pas de quoi vous parlez. J'ai rien à voir avec ça, moi.
Un enfant serait plus raisonnable que toi.
Ăa te dit moitiĂ©-moitiĂ© ?
Quoi ? Moitié-moitié ? Je t'en foutrais, moi.
Tu as raison. La moitié, c'est beaucoup trop.
Nous prendrons tout.
Nico, c'est Salvatore. Je file le train au Marseillais.
Toute sa bande est avec lui.
lls ont Mazzarelli avec eux, le mec des tripots.
lls l'emménent avec lui, et ça n'a pas l'air de lui faire plaisir.
Que veux-tu que je fasse ?
J'arrive. OĂč es-tu exactement ?
OĂč elle est ?
ArrĂȘte de me toucher le cul !
- Le beau petit bébé ! - Quel paquet, hein ?
Mes couilles, ouais...
Nico, je me trouve aux docks de Fiumicini.
lls sont avec Mazzarelli. lls ont sorti un paquet de l'eau.
C'est sûrement une histoire de drogue.
-J'arrive. - Magne-toi.
J'arrive tout de suite, t'inquiéte pas.
Parfait.
Tu prends une avance sur ta part ?
Vous ĂȘtes venus ici pour vous piquer ?
Tout juste.
C'est toi qui ouvres le bal ?
Je n'ai pas encore commencé.
Connard !
Pauvre mec !
C'est une dame.
Barrons-nous !
Voiture 21, appel urgent.
Envoyez une ambulance aux docks de Fiumicino.
Occupez-vous aussi de ceux-lĂ .
Regardez qui est lĂ ... Mazzarelli.
Le roi des tripots et des night-clubs.
- Salut, lnspecteur. - Salut.
On dirait que ça a mal tourné, cette fois.
Dis-moi un peu qui t'a arrangé comme ça
Si tu ne me dis rien, je te laisse crever comme un chien.
Nico, ne joue pas les bĂȘtes fauves.
A cÎté de ces mecs-là , tu n'es qu'une colombe.
Quel est le rapport entre le trafic de la drogue et le racket ?
Tu as refusé de payer, alors ils t'ont piqué ta drogue.
Qui est Rudy le Marseillais ? Qui est le chef?
ll s'est mis Ă travailler avec des loups qui veulent faire cracher le sang.
lls t'en feront cracher Ă toi aussi.
Ecoute bien.
Je veux des noms. Les noms des chefs.
Si je créve, à quoi ça me sert de les dénoncer ?
Mais si je m'entire...
on ira leur mettre les tripes Ă l'air, toi et moi.
Appelle une ambulance.
- Elle va arriver. - Ăa va..
Tu as préparé le pognon ?
On est venus pour encaisser.
Encaisser ?
Aprés ce que vous avez fait à ma fille...
On n'en a rien Ă foutre, de ta fille. Sors le fric.
- Ma fille s'est suicidée. - Condoléances.
Donne-nous le pognon. On n'a pas que ça à faire.
Mafille s'est suicidée...
- Tu nous les casses, avec ta fille. -Aboule le fric !
Pour le mal que vous avez fait !
Tu as vu, Stefania..
c'est fini.
Tout est fini.
Plus personne ne te fera du mal.
Tu verras, plus personne.
Plus jamais de mal, Stefania.
Plus personne.
Je suis obligé d'encaisser.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Mais je n'y peux rien, moi. Je ne suis que le directeur.
Directeur de mon cul.
Tu payes tout le monde. Et pas nous.
Comment ? De quoi parlez-vous ?
Alors, pas d'enveloppe pour nous ?
Tu en donnes Ă tout le monde, et pas Ă nous ?
On va ĂȘtre obligĂ©s de se servir nous-mĂȘmes.
A tes frais, bien sûr, cher Directeur de mon cul.
Nous voulons connaßtre la société de consommation.
La bourgeoisie capitaliste vit ses derniers instants.
L'injustice sociale frappe les classes laborieuses.
Fuyez, bourgeois !
- Sortez ! -Allez-vous en !
Police ?
lls dévastent tout mon magasin. lls cassent tout, ces voyous.
Ecoutez tous.
Donnons une leçon aux laquais des profiteurs du prolétariat.
Détruisons cette société pourrie !
C'est une arrestation abusive. Je me déclare détenu politique.
-C'est une atteinte à laliberté. - D'accord, calme-toi.
lls n'ont rien Ă voir avec la politique.
Ceux qui les paient savent ce qu'ils veulent. Mettre la merde au nom de l'ordre.
Détenus politiques, mes fesses !
Je sais, je suis d'accord avectoi.
Tu crois que tu réussiras à en faire parler un ?
Donne-moi au moins un nom. Sans ça, j'ai les mains liées.
Qu'est-ce que ça vous rapporte ?
Que devais-je faire, Mr le Juge ? lls ont tout saccagé, tout.
Essayez de ne pas dramatiser, les parents sont prĂȘts Ă rembourser.
-Bonjour, Mr leJuge. -Cher MaĂźtre
Les papiers sont prĂȘts.
ll me semble juste de relĂącher ces jeunes gens.
-Tout ce qu'il y a de plus juste. - ll n'y a rien d'autre Ă faire.
Excusez-moi de vous avoir dérangés.
Que les avocats me suivent.
- lnspecteur. - Salut, Palmieri.
MaĂźtre.
De quoi pouvons-nous les accuser, Mr le Juge, si ce n'est d'ĂȘtre jeunes ?
Bien sĂ»r, cher MaĂźtre, mais il ne faut quand mĂȘme pas les laisser faire.
Oui ?
Je me casse le cul Ă l es arrĂȘter.
Je risque de prendre une balle dans le dos,
puis un de ces cons d'avocats arrive, et voilĂ .
Tu es dans le vrai.
Et toi, que fais-tu lĂ ?
- Tu n'as pas d'avocat ? -Non.
Tu es un indépendant ? Tu travailles à ton compte ?
Non.
Ce garçon travaille avec moi.
C'est pas vrai, l'oncle Pépé !
- Comment ça va? - Et toi ?
Ăa fait une paie qu'on ne s'est pas vus.
Ne me dis pas que tu es aussi dans le coup du racket ?
Nico, tu as si peu d'estime pour moi ?
Ce garçon, c'est moi qui l'ai élevé. C'est mon neveu, le fils de mon frére.
- Pourquoi ne lui as-tu pas enseigné ton métier ? - Tu te fous de moi ?
Mon métier peut tout juste me faire vivre, moi.
Y'a pas d'avenir.
Tu veux que je le laisse en liberté ?
Lorsque je demande un service, je le paie.
Je l'avais bien compris comme ça.
Tu sais quelque chose sur le racket ?
C'est un abus de pouvoir, je me plaindrai au procureur.
Voyons-nous demain à mon bureau, au Colysée.
Ton oncle te sortira de lĂ , mon petit. Ne crains rien.
Nous ne pouvons pas tolérer de tels abus !
Je connais la loi. Je la connais mieux que vous.
Je ne me laisse pas intimider. Nous nous reverrons.
Ăa, c'est un avocat.
Allez, file. Tu es libre.
-Je peux m'en aller ? -Oui.
Mais ne te mĂȘle plus jamais Ă ceux-lĂ . Je ne veux plus te voir.
- Merci beaucoup. - File.
Ah, c'est joli d'ici. Ăa fera un beau souvenir.
Quelle belle photo. Un beau souvenir.
Comment allez-vous ?
Mademoiselle, vous aimez le Colysée ?
ArrĂȘte, Nico, il y a du monde.
Tu n'es lĂ pour personne, hein ?
Comment peux-tu dire ça, Nico ? Je ne pense qu'à leur rendre service.
GrĂące Ă moi, ces braves gens rentrent chez eux contents.
- Contents ? - Mais oui.
lls viennent à Rome pourfaire pénitence. Moi,je les aide à le faire.
lls paient pour expier leurs péchés, et le Seigneur leur pardonne.
- C'est bien. -Au fait...
Merci d'avoir pardonné à mon neveu et de l'avoir remis en liberté.
ll a de mauvaises fréquentations.
- Tu sais quelque chose ? -Non, c'est un gros morceau.
Un morceau Ă te casser les dents.
Ce racket a commencé par s'attaquer à ceux de la contrebande,
ceux des salles de jeux, Ă la prostitution...
Ăa ne leur suffit plus. lls s'attaquent aux commerçants.
Et ils frappent encore plus haut. Les hĂŽtels, l'immobilier, l'industrie...
lls ont dit qu'avant 6 mois, tout le monde y passerait.
- Qui sont-ils ? - Ăa, mon pauvre...
lls sont Milanais, Marseillais, Siciliens, Calabrais...
Tout le meilleur de la pourriture.
Toi, tu ne connais personne ?
Je connais quelques sous-fifres. Pour les gros, je suis hors du circuit.
Tu voudrais bien y entrer, hein, Pépé ?
A mon Ăąge, chez ces mecs-lĂ ?
ll y a trop d'années d'apprentissage.
D'abord comme troufion. Tu te tapes les corvées.
Et puis, si çamarche, tu grimpes d'un échelon,
et on te confie un quartier.
C'est seulement lĂ que tu as une chance de les connaĂźtre, ceux-lĂ
Ceux de lĂ -haut.
Ce sont ceux-là qui m'intéressent.
Seul quelqu'un travaillant avec eux peut me les donner.
Tu es malade ou quoi ? Autant aller tout de suite acheter mon tombeau.
- Tu n'es pas né d'hier. - Et j'ai pas envie de mourir demain.
Pour les coincer, je dois me servir des mĂȘmes armes qu'eux.
Organise des coups sous ma protection. Tous les coups que tu veux.
Je te garantis que personne ne viendra te déranger.
Tu empoches le butin, et tu me refiles les tuyaux.
Et mon neveu ?
S'il travaille avec toi, mon offre tient aussi pour lui.
Mais mettons-nous bien d'accord.
Pas d'artillerie. Au premier coup de feu, je vous boucle tous les deux.
C'est clair ?
D'accord. Ăa peut se faire.
Je te mettrai au parfum quand ils me confieront mon premier boulot,
- s'ils m'en confient un. -J'y compte bien, Pépé.
Ton portefeuille. Fais attention Ă tes affaires, petit.
Ne bougez pas, c'est un hold-up !
Retournez Ă votre place ! Asseyez-vous !
Du calme,je vous en prie.
Mesdames, veuillez nous excuser, mais ceci...
est un hold-up.
Belle. Quel goût !
Magnifique. C'est Ă vous ?
Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Nous vous souhaitons labienvenue, mesdames et messieurs.
Ayez la gentillesse de nous remettre vos papiers.
Groupe American Express, c'est bien ça ?
Je vous demande pardon.
Notez bien tout, n'oubliez rien.
Si vous avez des objets de valeur, comme des montres,
perles, bijoux... Laissez-les nous en dépÎt.
C'est plus prudent. ll y a eu tant de vols dans les chambres.
Nous ne voudrions pas que ces incidents déplorables se reproduisent.
- Comment vous appelez-vous ? - Cooper.
-80 $. - 80 $, trés bien.
- Comment vous appelez-vous ? - Chéo.
80 $ au nom de Chéo.
L'année derniére, à la foire de Rome, avec tous les portefeuilles qu'il a volés,
Pépé s'est offert une villa en bord de mer.
Appel Ă toutes les voitures. Hold-up Ă l'hĂŽtel Fleming.
Nico, c'est l'hĂŽtel devant nous.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Branche la siréne, avance, et attends.
Merci, c'est plus prudent comme ça.
Une siréne... ll doit y avoir un hold-up dans le quartier.
Excusez-nous, mais nous devons fermer.
Boucle la valise.
DĂ©pĂȘchez-vous, messieurs-dames, montez vite dans vos chambres.
lci Palmieri, je suis devant l'hĂŽtel. Je me rends de suite sur les lieux.
Regarde la valise qu'ils trimballent.
Laissons-les partir puis allons-y.
- Mais ils vont... -Attends.
-Vas-y, maintenant. - ll était temps.
Qu'est-ce que je fais ?
Va voir le directeur, et gagne du temps.
lci l'inspecteur Palmieri, nous sommes arrivés trop tard, ils étaient déjà partis.
Terminé.
Tu as appris quelque chose ?
C'est une grosse affaire. Trés grosse.
lls ont des protections en haut lieu et du personnel.
Les Marseillais dirigent toute l'opération.
Les Siciliens organisent tout ce qui touche Ă la drogue et la contrebande.
Les Calabrais s'occupent de la main-d'oeuvre.
Qui commande ?
La tĂȘte d'un serpent est trop haute pour moi.
Mais je sais qu'ils préparent un gros coup.
Des centaines de millions qui vont arriver en gare de Burti.
lls veulent prouver aux banques et aux grands pontes de l'industrie
qu'ils peuvent frapper quand ils le veulent.
Qui dirigera?
Une grosse légume, c'est sûr.
Fais attention, ils seront nombreux.
Ciao.
Je suis entré et j'ai dit : ''Vous avez le bonjour de Ringo''.
''J'ai deux petites balles pour vous. Allez, le pognon, vite !''
Si un seul bougeait, je le découpais en pointillés.
Ăa va, on sait que tu as un calibre Ă la place du cerveau.
On arrive.
Ne joue pas les héros, entre là !
Que personne ne bouge, c'est un hold-up !
Tous contre le mur. Et pas de conneries, j'ai la gĂąchette nerveuse !
Atoutes les voitures, encerclez l'immeuble, mais n'intervenez pas.
Prenez les positions prévues et attendez mon signal.
-Voiture 1 ? - En position.
Voiture 2 ?
En position.
-Voiture 3 ? - En position.
Voiture 4 ?
Voiture 4 ?
En position.
AllĂŽ, Nicolas ?
Je suis garé derriére les wagons et je contrÎle le cÎté sud.
Salvatore, le hold-up a commencé.
lls sont à l'intérieur, on les cueillera à la sortie.
Parfait, les gars. lls sont tombés dans le piége.
La police est en place. A nous de jouer.
Bouge-toi un peu, connard, magne-toi !
Ne vous approchez pas, ou on les tue tous !
lls ont des otages, n'intervenez sous aucun prétexte.
Avance, connard !
ArrĂȘtez ou je tire !
Démarre !
lls ont relùché les otages, tirez.
Saloperie de merde !
Saloperie de merde !
Nicolas !
- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est un hold-up !
- Tiens. - Gianni, que fais-tu ?
-Attends-moi. - OĂč vas-tu ?
Mais tu es fou !
Gianni !
Tu n'as rien ? Qu'est-ce qui t'a pris ?
Ăa va, calme-toi.
lnspecteur Palmieri.
Mon nom est Rossetti. Je reviens d'un championnat de ball-trap.
J'ai entendu tirer, et je suis intervenu.
Je vous remercie de nous avoir aidés.
J'aurais besoin de votre tĂ©moignage pour l'enquĂȘte.
Une enquĂȘte ?
lls vont vouloir se venger de toi. Qu'est-ce qui vat'arriver ?
-Je ne veux pas. - ll ne m'arrivera rien.
Voyons ce que disent les journaux.
''Le champion olympique de ball-trap contre la pégre.''
''On assassine en gare de Burti.''
''L'intervention du champion de ball-trap Gianni Rossetti a été décisive
''dans le sanglant accrochage entre les voyous et les forces de l'ordre de Palmieri.''
Ecoute, ils parlent de moi.
''L'épouse du champion a déclaré que ce furent des moments terribles.''
''Je n'ai jamais eu si peur.''
''Je suis habituée aux coups de feu, mais là , c'était un spectacle terrible.''
''Des hurlements, des morts, des blessés, du sang partout.''
''Les gens étaient fous. lls couraient se cacher,
''se bousculaient, se piétinaient, hurlaient.''
''Les bandits continuaient Ă tirer.''
''Des dizaines de policiers gisaient sur le sol, certains frappés à mort.''
''Les blessés essayaient de se traßner pour se mettre à l'abri.''
''J'étais paralysée de peur.''
-Non ! -LĂąchez-la !
Tu vas te régaler.
Ăa vate plaire, chĂ©rie.
LĂąchez-moi !
-Vas-y, tiens-la ! -Non !
Tu vas aimer ça !
Ăa y est, les gars, je suis dedans !
Regarde ce qu'is font Ă ta femme. Ce que tu ne pourras plus lui faire !
Tu espérais quoi, une autre médaille ?
C'est Ă moi !
Salope !
Ăa t'apprendra Ă aider la police.
Ăa suffit, pousse-toi.
Je préfére par derriére.
Ăa va, lĂąche-le.
Reste tranquille, mec.
Hé, n'évacue pas trop, ou tu seras à sec !
Tu voulais jouer au héros, hein ?
Tu es un bel héros !
Allez, finissons, et partons d'ici.
ll fait pas chaud, ici. On va faire un petit feu.
Tu as raison, le fond de l'air est frais. ll faudrait pas qu'il prenne froid.
Sortez, allez.
Ăa fera un hĂ©ros grillĂ©.
Gianni ! Au secours !
-Anna ! - Gianni !
Gianni !
J'étouffe !
Anna !
Anna !
Anna !
- lci le Marseillais. - Rudy ? Je t'écoute.
Tout est prĂȘt. A la fermeture de la Banca di Roma.
La Banca di Roma. A l'heure de la fermeture.
- Tu as peur ? -Non.
- Tu ne vas pas te dégonfler ? -Je ne me suis jamais dégonflé.
J'y serai.
- Et ton neveu ? -Mon neveu ?
- ll travaille avectoi, non ? - Oui, bien sûr.
ll travaille avec moi. On y sera tous les deux.
- C'est un gros coup. - Trés bien.
- Donne-moi un jeton, Maria - Tout de suite.
Commissariat ? Passez-moi l'inspecteur Palmieri.
-Un instant. -Merci.
- lci le bureau de l'inspecteur Palmieri. - Passez-moi l'inspecteur, s'il vous plaĂźt.
- Qui le demande ? -Je ne peux pas vous le dire,
mais il attend mon coup de fil, c'est trés important.
L'inspecteur est en mission.
-Vous n'avez pas moyen de le joindre ? -Je regrette, c'est impossible.
C'est une question de vie ou de mort. Dites-lui que c'est son oncle.
Rappelez-vous, son oncle. Merci.
- ll n'est pas lĂ ? -Non.
- Les clés, c'est pour moi. - Qu'est-ce que tu fais ?
Tu joues aux durs, hein ?
Ramassez-moi ces deux types. Emmenez-les au commissariat.
lci l'inspecteur Palmieri. Je vous envoie deux clients.
lnspecteur, votre oncle vous a demandé plusieurs fois.
Mon oncle ?
ll paraissait préoccupé. ll a dit que c'était une question de vie ou de mort.
Merci. Toujours en train de plaisanter.
AllĂŽ, commissaire ? ll y a un hold-up Ă la Banca di Roma.
Peu importe qui je suis. Croyez-moi.
A toutes les voitures. ll y a un hold-up Ă la Banca di Roma.
lnspecteur Palmieri, j'y vais. J'ai trois hommes avec moi.
Que personne ne bouge. C'est un hold-up !
-Tous derriére le comptoir ! - Du calme.
Du calme, messieurs-dames. Mettez-vous tous derriére le comptoir.
Face contre le mur. Tout se passera bien.
- DĂ©pĂȘchez-vous ! - Faites ce qu'il vous dit.
- Face contre le mur ! - Oui, on a compris.
- Restez calme. - Contre le mur !
J'y vais, ne vous énervez pas.
- Qui est le directeur, ici ? - C'est moi.
-Voulez-vous mettre l'argent lĂ -dedans ? - D'accord, mais restons calme.
-Nous sommes calmes. -Vous, peut-ĂȘtre. Mais le petit...
Lapolice. lls vont nous avoir, on est cuits.
Calme-toi.
- lls sont à l'intérieur, lnspecteur. - Baissez vos armes.
Baissez tous vos armes.
- C'est Nicolas. - C'est un enfoiré, il nous a roulés.
C'est un salaud comme tous les autres !
ArrĂȘte !
Si tu refais ça, je te dĂ©visse la tĂȘte, petit imbĂ©cile !
Pépé, c'est moi.
Laisse-moi entrer. Je ne vous ai pas trompés.
Bouge pas, salaud, reste oĂč tu es !
Dis-lui de ne pas faire l'idiot. Vous ĂȘtes pris au piĂ©ge.
Je veux une voiture avec le plein, et 200 millions en liquide.
Je sortirai avec des otages, et si vous tirez, je ferai un carnage.
Calme-toi un peu.
Tu n'as rien Ă craindre de moi, je viendrai sans arme.
Tiens. Ne tirez sous aucun prétexte.
Je n'ai pas d'arme.
Fais sortir les otages, et j'entrerai Ă leur place.
Reste oĂč tu es ou je te descends.
Allons, calme-toi.
C'est Nico.
Entre, Nico.
Donne-moi cette arme, Piccio.
ll est entré tout seul.
ll est courageux.
-Vous l'avez vu ? - ll est de méche avec eux.
lls ont tué un enfant.
lls ont aussi tué une jeune fille.
Je ne vous ai pas trompés, tu peux me croire.
Quelqu'un a appelé au commissariat, on vous a donnés.
-Je vais te tuer ! - Piccio...
Je sais qu'il y a un peu de ma faute, mais je ne t'ai jamais laissé tomber.
J'ai toujours été là , au rendez-vous, non ?
- Et aujourd'hui ? -Aujourd'hui ? Comme hier.
Je te sortirai encore de lĂ .
Tu veux tirer sur moi ?
Tu veux me tuer ?
Allez, donne.
Assassins ! Ce sont tous des assassins !
lls sont sans pitié, ils ont tué un otage !
Un petit enfant ! Un pauvre petit innocent !
ll faut rétablir la peine de mort, comme en Amérique !
Mr le Directeur, contrĂŽlez et dites-moi s'il ne manque rien.
Tout de suite.
Tout y est.
Ecoute, Pépé.
A mort !
Je t'ai inscrit qui est Rudy le Marseillais, et quelques autres de ces salauds.
Qui les commande ?
Je l'ignore, mais c'est sûrement une grosse légume.
Dans quelques jours, ils se réuniront tous.
Une réunion au sommet pour se partager équitablement la ville.
Tu sais oĂč ils doivent se rencontrer ?
Non, je n'ai pas pu le savoir. Et maintenant, je ne le pourrai plus.
C'est peut-ĂȘtre mieux pour toi.
Promets-moi de ne pas laisser tomber le gosse.
ll faut lui éviter le pire, je compte surtoi.
Je ferai ce que je pourrai.
Merci.
Merci à toi, Pépé.
AllĂŽ ?
Non, la banque est fermée.
Pour cause de hold-up.
Qui je suis ?
Je suis le con qui vient de rater ce hold-up.
Avertissez le commissariat. Faites avancer toutes les voitures.
Faites circuler tous ces gens.
Venez.
- C'est dangereux. -Ne crains rien.
- lls vont nous tuer. - Mais non.
Piccio, viens.
Les voilĂ , les salauds ! Tuons-les !
Ne les laissons pas partir !
Sauve le gosse, Nicolas. Sauve le petit !
Oncle Pépé !
Piccio !
Nous vous avions assigné une autre mission.
Mais vous n'en avez fait qu'Ă votre tĂȘte, comme d'habitude.
Cette fois, un jeune homme est mort.
Par vos méthodes irresponsables,
vous avez mis votre supĂ©rieur dans le mĂȘme pĂ©trin.
ll y aura une enquĂȘte, vous vous en doutez bien.
- ll n'était au courant de rien. - Laisse tomber, Nico.
Tu n'y es pour rien, c'est moi qui ai pris l'initiative.
L'initiative ? Bravo.
Une bande organisée à la perfection, avec la fine fleur de la pégre.
Félicitations.
Vous saviez que j'enquĂȘtais sur les gens du racket.
Si on ne les arrĂȘte pas, ils nous feront payer l'air qu'on respire.
Par mes méthodes irresponsables, et ma bande organisée, comme vous dites,
j'avais presque réussi à les coincer.
On vous avait interdit de le faire.
Vous rĂ©pondrez de cela aussi. Vous ĂȘtes renvoyĂ© de la police.
Comment ?
J'ai pas bien compris.
Vous ĂȘtes renvoyĂ© de la police.
Vous pouvez au moins me dire qui vous avait renseigné ?
Comment ?
Ah oui, c'était un dénonciateur anonyme.
Anonyme...
D'en haut. De trés haut, n'est-ce pas, Mr leJuge ?
Pool !
Pool !
Bonjour.
200 cibles par jour.
Pendant 2 mois.
Que diriez-vous de... changer de cible ?
C'est le moment de tenir ta promesse.
Souviens-toi de ce que tu as dit.
Si je m'en tire, on ira tous les deux leur mettre les tripes Ă l'air.
Tu t'en es tiré.
Mais comment ? Je suis à moitié infirme.
Vois-tu, lnspecteur...
ll ne faut pas se laisser bercer par le chant des sirénes.
Mazzarelli.
Je ne suis plus dans la police.
Je te demande juste de me dire oĂč et quand ils doivent se rencontrer.
Le reste, je m'en charge.
En voilĂ une surprise. L'inspecteur Palmieri.
Salut, Doringo. J'ai un boulot pourtoi.
Tu as besoin de mon arsenal ?
- Contre qui ? - Contre ceux qui ont pris ta place.
Pourquoi tu n'y vas pas avec tes sbires ?
J'ai besoin de quelqu'un de solide et qui tire vite, comme toi.
Qu'aurais-je à gagner danstout ça?
Ta liberté.
Et aprés ?
Aprés, je te procurerai un joli passeport officiel, et tu disparaßtras.
Et si par hasard, tu me roulais ?
Tu peux me rouler, toi aussi.
Les chances sont égales.
Tu marches ?
Pour l'instant, oui.
J'en ai dĂ©jĂ liquidĂ© trois, ici mĂȘme.
Discrétement.
Sans faire de bruit.
Je les ai eus par surprise.
C'était des assassins.
lnspecteur...
si vous me procurez une arme,
je les coince au réfectoire.
Je les descends tous.
300 assassins de moins.
Ce n'est pas sur eux que tu devras tirer.
Mais sur ceux qui ont fait mourir ta fille.
Pépé, tout est organisé pour aprés-demain.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire.
A quoi te servirait un type comme moi ?
Je n'ai jamais tenu un pistolet de ma vie.
Tu me serviras, Pépé.
Ta sagesse de vieux routier et ton sourire me serviront.
Pour recommencer à sourire, il faut d'abord qu'ils crévent.
Tous.
ll n'est pas fort, hein ?
DĂ©pĂȘche-toi, Nico.
Si jamais on te voit ici, je peux m'inscrire au chĂŽmage.
Tu voulais te tirer ?
Si tu recommences, je te tue.
Grimpe.
Polisson !
lci, vous pourrez manger et dormir.
C'est parfait, c'est magnifique.
C'est sûrement un hÎtel 3 étoiles.
Tu préféres la sécurité ou le confort ?
Je préférerais les deux.
Je t'ai prévenu qu'au premier cafard, je m'en vais.
Mais c'est somptueux. Salle à manger, salon de réception...
Souris défuntes, cuisine...
Tiens, un locataire.
Je me présente : oncle Pépé.
Enchanté. Mazzarelli.
L'empereur des tripots ? Las Vegas !
Pas Las Vegas... Las Garbatellas.
Oncle Pépé, enchanté.
Non ? Ah bon, pardon.
Toi, tu es le virtuose de la mitraille, hein ?
Le soliste de la gùchette qui a ravagé Milan.
Un assoiffé de sang...
Je vais te tuer !
ArrĂȘtez !
On ne peut mĂȘme plus prendre son cafĂ© en paix.
Je vais te descendre, t'entends ?
Assez ! Ăa suffit !
Ăa suffit !
Je vais le tuer !
C'est moi qui commande ici, et moi seul, compris ?
ll faut que je le tue.
C'est un assassin.
Nous sommes tous égaux, ici.
Ăa vaut pourtoi aussi.
Lui, je le démonte.
Tu ne démonteras personne.
Compris ?
Etant donné que nous devons rester quelques jours ici,
essayons de garder notre calme.
Et vous aussi, d'accord ?
Ăa va, ça va.
C'est avec ces quatre guignols que tu veux régler son compte au racket ?
lnspecteur, je tiens Ă garder le peu de carcasse qui me reste.
Je te demande juste de m'indiquer oĂč et quand ils doivent se rencontrer.
Le reste,je m'en charge.
Et ensuite, qu'est-ce qu'on fait ? On joue les héros ?
lls seront Ă l'abri avant qu'on ait pu lever le petit doigt.
lls seront nombreux.
ll y aura tous les grands chefs.
Comme les Calabrais. Et tous avec leurs gorilles.
OĂč ça?
Dans l'usine d'un certain Barerra.
Du cÎté de Cassio.
Une usine de quoi ?
Officiellement d'outillage et de machines agricoles,
mais c'est une couverture pour leur trafic de drogue.
Pourquoi ont-ils choisi cet endroit ?
Qu'y a-t-il de plus sûr qu'une usine loin des regards indiscrets ?
Tu sais quand ils se réuniront ?
Dans 3 ou4 jours. lls seront au grand complet.
La nuit, je suppose.
Pourquoi veux-tu qu'ils se réunissent de nuit, un samedi ?
Les ouvriers ne travaillent pas.
Alors, nous y entrerons le vendredi, et nous les attendrons.
Récolte d'or, Vallelunga.
C'est pas prudent, c'est un vin corse.
Que veux-tu faire, avec toutes ces armes, toi ?
La révolution ?
- Et les munitions ? -Vous les aurez en temps voulu.
Alors, paie-moi d'abord. Je veux mon passeport.
Ăa aussi, tu l'auras entemps voulu.
Si on est encore vivant.
-Je le serai. -N'essaie pas de nous fausser compagnie.
Si vous ĂȘtes ici pour risquer votre peau,
c'est parce que chacun de vous a un motif personnel bien précis.
Toi, ils ont violé tafille.
Et elle s'est suicidée.
Toi, ils t'ont brisé la colonne vertébrale.
lls t'ont détruit, et tu es infirme, maintenant.
Toi, ils ont violé et tué ta femme.
Les coupables sont les mĂȘmes pour nous tous.
Moi aussi, j'ai un motif personnel.
lls ont tué mon adjoint sous mes yeux.
En le vengeant, c'est aussi la justice que je venge.
Tu es complétement dingue.
Au fond, on l'est tous un peu.
Nous avons un but en commun : la vengeance.
Si vous restez,
il faut assumer les risques jusqu'au bout.
A vous de décider.
D'accord.
Si vous avez besoin d'un bouffon, pendant que vous ferez votre massacre,
vous pouvez compter sur moi.
Si nous restons tous ensemble, nous réussirons.
Mais oĂč vas-tu ?
Rends-moi mon pantalon, maudit !
Pourquoi as-tu fait ça ?
- La ferme ! - Crétin !
-Ox ! - Qu'y a-t-il ?
-Un crétin abalancé mon pantalon. -Et si je le gardais ?
Allez, Ox, rends-le moi. Je suis frigorifiée.
Vite, donne-moi mon pantalon, je n'ai rien d'autre.
Chérie, qu'est-ce que j'ai, en échange ?
Tu n'es qu'un pervers. J'ai froid, rends-moi mon pantalon.
- Et en échange ? - D'accord, fais-moi entrer.
Tu verras, tu ne l'oublieras pas.
Tu as raison, mais fais vite.
Ne me presse pas. Je suis un homme qui prend son temps.
Voilà , j'arrive, chérie.
Allez, Ox, je n'ai pas toute la nuit.
- Ox, que fais-tu ? -N'aie pas peur, poulette.
Tu n'oublieras jamais.
- Tu as bientĂŽt fini ? -Presque.
Et voilĂ .
Un vrai professionnel...
Tu réussiras à te glisser là -dedans ?
Je peux essayer.
Mais quand il y aura le chauffage,
ça sera dur de tenir.
Alors, il te faudra sortir, et venir te poster à la premiére grille.
- D'accord ? - D'accord.
Toi, tu iras avec lui.
Une fois dedans, tu iras te poster à la derniére grille.
-Au deuxiéme pilier ? -Oui.
- Mazzarelli ? - Oui ?
Tu sais oĂč sont les toilettes ?
Partout.
Prends celui-lĂ .
C'est un bon fusil.
Je n'en aurai pas besoin, j'ai l'autre.
Tu oublies un petit détail.
Mon passeport.
Bon voyage.
Tiens, Pépé, prends ce fusil.
Non, ce serait du gaspillage.
Quand je vois une arme Ă feu, je me chie dessus.
Garde-le, il te servira plus qu'Ă moi.
Tu ne vas pas te dégonfler, maintenant ?
Tu me prendrais pour un salaud ?
Si on doit se marrer, je me marrerai aussi.
Avec quoi ?
Avec ces petites bougies. Je vais les souffler pour leur anniversaire.
Tu peux allerte poster lĂ -haut,
de façon à surveiller l'entrée et la sortie.
-LĂ -haut ? -Oui.
Alors, allons-y.
Mais plus on monte, plus on risque de tomber de haut.
J'aurais dû apporter quelques caleçons de rechange.
Parole, Nico...
j'ai peur.
Moi aussi, Pépé.
Moi aussi.
Allons-y.
lnspecteur.
Laissez-moi m'occuper de l'entrée. Lui, il est trop vieux.
D'accord, vas-y.
C'est le meilleur endroit.
D'ici, je les tuerai tous.
Je les laisse entrer...
Puis, quand ils sont dedans, je les abats tous. Tous.
Avant de tirer, attends bien mon signal. D'accord ?
Ne tire surtout pas avant mon signal. Compris ?
Bien sûr.
Je n'y arriverai jamais.
HĂ©, vieux...
Tu as peur, hein ?
Tiens, prends-en une petite reniflette.
Les voilĂ , Nico, ils arrivent.
Le premier, c'est Barrera.
Le propriétaire de l'usine.
L'autre, lĂ , c'est Rasperi.
Recel et contrebande.
ll y a tout le gratin.
Celui-lĂ ...
c'est Cuomo, le Calabrais.
Kidnapping.
Celui-lĂ , c'est Cavolo.
Dit le Don Juan. Du clan du Marseillais.
Vol, drogue, contrebande.
Et le dernier, au fond...
c'est Oreste Sacla. Tripots, night-clubs, drogue.
lls sont tous lĂ
Nico.
Le Marseillais arrive, avec sa bande.
Avec ses quatre salopes.
Mazzarelli.
Celui-lĂ , qui est-ce ?
Je ne sais pas. Je n'arrive pas Ă voir son visage.
Qui ça peut ĂȘtre ?
Pour commencer, il faut frapper les esprits par un acte spectaculaire.
On ne paie pas pour un otage ?
Envoyons-le en petits morceaux Ă la presse.
Un commerçant refuse notre protection ?
Punissez-le de façon à ce que tout le quartier le sache.
L'avocat.
Ainsi, les autres réfléchiront à deux fois avant de refuser de payer.
L'avocat !
lndustries, usines, conglomérats...
lls veulent travailler ? Qu'ils paient.
Les gros consortiums, comme les boßtes privées, doivent payer.
S'ils refusent, faites-les sauter au gaz.
Les maisons, aussi.
ll faut que les gens sachent qu'il n'y apas de recours.
lls doivent vivre dans la terreur.
ll nous suffira d'un coup de téléphone pour les faire payer.
Tu as des enfants ? Tu les aimes ?
Paie !
Tu t'es crevé les veines pour construire ta petite maison ?
Vends-la et paie !
Tu touches un salaire ? Donne-nous en une partie.
Tu as un cheval ? Un chien ? Un chat ? Paie et paie encore !
Ce sera comme une taxe.
Nous ferons en sorte que personne n'y échappe.
En Amérique, c'est la grande crise, pendant laquelle les gens mouraient de faim,
qui a favorisé la naissance du racket.
Nous ferons comme eux.
Mais pour réussir, nous avons besoin d'appuis.
Hommes politiques, magistrats, policiers...
- Et s'ils ne marchent pas ? - Tous marcheront.
Tous les politiciens souhaitent le chaos.
La peur et l'insécurité sont des armes électorales.
Nous, en plus, nous les paierons.
Si ça ne suffit pas, nous les ferons chanter.
Et si c'est nécessaire, nous les éliminerons.
Je savais que ce con allait tout foutre en l'air !
Mais ils vont nous tuer !
- Fuyez, bon sang ? - Mais oĂč ?
A l'aide !
Te voilĂ , toi !
Sale conne ! Qu'est-ce que tu voulais faire ?
Tu vois pas que je suis immortel ?
lnspecteur.
Vous ne pouvez pas...
Vous ne pouvez rien contre nous.
Je suis avocat. Allez-vous en !
Allez-vous en !
Tu les as vus, Stefania ?
Papa te l'avait promis.
ll te l'avait promis qu'il les tuerait tous.
Tous.
Le premier que j'ai tué, c'est...
Attends.
Je viens avec toi.
Je viens te raconter. J'arrive, Stefania.
Nicolas !
Attention !
Putain de merde...
lnspecteur.
On est les seuls Ă s'en ĂȘtre sortis.
Pourquoi ne pas nous mettre d'accord ?
Sans armes.
Dedans, ils sont tous morts.
Tu es un assassin comme nous.
Tu as tué, toi aussi.
Sous-titrage-Artus Films
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