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Original subtitles

Quoi, il n'est pas là ? Pas dans sa caravane ?

Non, il n'y est pas.

Tu as demandé à la régie ?

Pas là non plus ?

Et au maquillage ? Tu as demandé aux filles ?

Il est parti, Mickey. Je te le dis, parti.

Intéressant.

Il est parti où, à ton avis ? Regarde autour de toi.

Je vois du sable et des pierres. Nulle part où aller !

On est prêts, il me le faut maintenant. Tu me reçois ?

Oui, je te reçois !

M'engueule pas, c'est pas le moment !

Howard, tu es là ? Tu veux ma mort !

On est prêts, c'est à toi !

- Il est pas là. - Ta gueule !

Qui vous êtes ?

Comment, qui je suis ? Et vous ?

Où est Howard ?

Me bousculez pas !

Qu'est-ce qui se passe ici ?

Où est Howard ?

Qui c'est, Howard ?

- Il est pas là ! - Je te l'ai dit.

Tu la boucles ?

Tu veux la boucler ?

Action !

Coupez ! Mauvaise.

S'il ne tient pas le cheval,

amenez l'autre entraîneur !

Comment ça, il est parti ?

Je veux dire qu'il a...

disparu.

Disparu ?

Pas mort.

Comment puis-je ne pas être mort ?

Vous en voulez ?

Vous voulez ces éperons ?

Gratis ?

Qu'est-ce qu'ils ont ?

Rien. Donnez-moi votre chemise et votre gilet,

je vous donne ces éperons. On échange.

Je vous donne aussi ces bottes.

Ma chemise et mon gilet ?

C'est d'accord ?

Vous me donnez les éperons ?

Je vous donne cette veste chic

et les jambières. Vous en voulez ?

D'accord, mais je vous donne pas mon chapeau.

Je l'ai depuis trente ans.

Je n'en veux pas, juste la chemise et le gilet.

Ça marche ?

Ils valent rien de toute façon.

Je vous remercie.

Il fait chaud par ici.

Prenez aussi le cheval, c'est un hongre solide.

Alors vous abandonnez complètement l'élevage ?

On peut louer une voiture par ici ?

Quoi ?

Louer une voiture.

J'ai rien vu de tel.

Un train ?

De temps en temps.

Je vous remercie.

Sûr.

Qui c'est ?

Un gros bonnet de l'assurance.

Allons voir.

Je voudrais voir la caravane de M. Spence.

Sa caravane ?

Oui. Elle est toujours là ?

Oui, la caravane est là.

Vous ne voulez pas voir le réalisateur et le producteur ?

Non, je veux voir sa caravane, son mobile home.

Très bien.

J'arrive.

Vous voulez parler aux producteurs ?

Le réalisateur serait heureux de venir...

Je ne veux pas le voir.

Je ne veux voir personne.

Je veux qu'on me fiche la paix, c'est clair ?

C'était un plaisir.

Connard !

Tout indique

que M. Spence se conduit de manière totalement irresponsable,

complaisante et immorale.

Comme bien des membres de sa profession.

Arrêtez-vous là.

Faites voir une pièce d'identité.

Vous rigolez !

Maman ?

Howard, c'est toi ?

Où es-tu donc ?

Je ne suis pas sûr.

Tu es en bonne santé ?

Oui, je vais bien.

Tu es très loin ?

Je crois que je suis dans l'Utah,

près de la frontière.

Quelle frontière ?

La frontière du Nevada.

Tu n'as pas été si près depuis que tu es parti faire ce film,

il y a des années.

Ça ne te ferait rien

que je vienne te voir pour quelques jours ?

Si tu es si près

et que tu ne viens pas me voir, ne m'appelle plus jamais.

Maman, je ne t'entends plus !

Tu m'entends ?

Je ne t'entends plus !

C'est un homme seul qui a perdu son seul amour

C'est caché en lui, c'est comme une drogue

C'est au coin de la rue

C'est caché de lui

C'est un homme seul qui a perdu son amour

C'est un homme seul, la faute n'en est à personne

Il sait que l'amour n'est pas une guerre, la vie n'est pas un jeu

Il a une rage en lui

Qui s'accroche à l'amour et ne veut pas lâcher

C'est un homme seul, la faute n'en est à personne

Voilà, c'est bon.

Il a combien de cartes ?

Saleté de machine.

Je suis pressé.

On attend tous,

et on n'a qu'une carte.

Pardon, je ne vous ai pas déjà vu quelque part ?

Pour Elko, embarquement immédiat.

Le car pour Elko va partir.

Vous devez être Sky.

Votre mère sera très regrettée, ici.

Dieu est dans la cuisine, Dieu est sur le mur,

Dieu est partout sur le sol.

Dieu tout-puissant.

Dieu ne changera pas.

Dieu est toujours Dieu, le restera toujours.

John.

Tu dois vraiment partir ?

Désolée.

Désolée !

Mais je ne peux pas.

Coupez ! Quoi encore ?

Je ne peux pas !

J'ai beaucoup de mal à faire

comme si c'était Howard.

Je ne peux pas l'embrasser ! Qui c'est ? Pas Howard.

C'est provisoire, Monica.

Provisoire mon cul !

Où est Howard ? Quand doit-il arriver ?

Howard sera bientôt là,

mais on doit continuer en l'attendant.

Pourquoi ?

Je suis censée jouer avec Howard Spence,

pas avec une doublure à la con.

L'assurance veut qu'on continue de tourner !

J'emmerde l'assurance !

Dégage.

Je vais dans ma caravane, j'appelle mon agent.

Foutez-moi la paix !

Je n'ai plus rien à tourner.

Juste des inserts.

Ça prendra une demi-journée.

On a besoin de Howard.

On en a besoin ici,

ici et maintenant !

Qu'est-ce que tu es bien devenu ?

- Tu es mon fils ? - C'est moi, maman.

C'est tout ton bagage ?

Je voyage léger.

Les fleurs, c'était pas la peine.

Ce n'est pas pour toi ! Que ferais-tu de roses en plastique ?

Viens, en route.

- Tu as vendu le ranch ? - J'ai dû, à la mort de ton père.

Tu ne vis plus à la campagne ?

J'ai déménagé il y a dix ans.

Je ne sais pas quoi faire de toi, maman.

C'est arrivé si vite.

Je me rappelle que tu parlais de cet endroit,

près de là où tu avais grandi.

Tu disais toujours que tu étais heureuse là-bas.

Quand j'étais petite.

Tu te rappelles ?

Tu avais l'air d'aimer cet endroit.

J'ai pensé que je pourrais t'emmener là-bas.

A quoi pensais-tu ?

A rien.

Ils vont te chercher, c'est ça ?

Je suppose.

Tu veux que je te cache ?

"Comme Jesse James" ?

Oui, comme Jesse James.

Je pense que je peux faire ça. Tu es mon fils, non ?

J'ai besoin d'un coin pour souffler.

Autant que ce soit là où tu as grandi.

J'ai toujours autant de mal

à trouver la tombe de ton père.

Tu ne reconnais pas la pierre ?

Elles sont toutes pareilles.

Ils ont épuisé les pierres blanches pendant le Viêt-nam.

Quand ton père est mort,

il ne restait plus que ces dalles de granit.

Rien qu'une dalle sur le sol...

La voilà.

C'est ça ?

Je n'ai jamais trouvé ça convenable,

une dalle sur le sol.

Les gens marchent dessus.

Les chiens pissent contre.

Ce n'est pas bien.

Je peux tourner un jour sans Howard...

Ça ne résout rien.

Voyez-vous, M. Daly,

ni le réalisateur, ni aucun de nous

n'est responsable des actes de Howard.

Quelqu'un doit bien être responsable, non ?

La compagnie de M. Daly nous a assurés pour 30 millions.

32,5.

Mais Howard est coutumier de ce genre de conduite.

Il n'a jamais complètement disparu, quand même.

Il n'a jamais fait ça avant.

Nous avons donné la garantie de bonne fin ?

En effet, M. Sutter.

Alors, nous le trouverons.

Sans aucun doute. Nous le trouverons à coup sûr.

Tu as quel genre d'ennuis, Howard ?

D'ennuis ?

Ce n'est rien. En fin de compte, je risque de devoir un peu d'argent.

Je ne parle pas de ça.

Alors, de quoi ?

On ne disparaît pas pendant trente ans sans un mot

pour ensuite surgir chez sa mère, s'il n'y a pas de gros ennuis.

Je voulais juste te voir.

Ça, je le comprends.

Je pensais que ça me ferait du bien de passer quelque temps ici.

Tu as fait tous ces trucs qu'on raconte dans les magazines ?

Quels trucs ?

Ces trucs... faire la bringue.

C'est des ragots.

Je n'en ai rien à fiche. Je suis curieuse.

Non, je n'ai rien fait de ces trucs.

Si tu as fait tout ça, pas étonnant que tu ne sois pas brillant.

Je vais bien.

Rien que par épuisement.

Je n'ai rien fait ! Des choses qui ont fait boule de neige...

Quelles choses ?

Tu sais, des occasions.

Les occasions, c'est censé être bien.

Pas toujours.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Viens, maman.

Je n'ai pas fini mon café.

J'ai besoin de prendre l'air.

Excusez mon fils, il a oublié ses manières.

Ça arrive quand on s'éloigne trop de chez soi, Suzy.

Ce n'est rien, Lola.

Je ne sais pas pourquoi tu es si fâchée.

La grossièreté est une chose que je n'ai jamais pu tolérer.

Je ne comprends pas ça.

Je sais. Ce n'est rien, c'est fini.

Il me dévisageait, c'est grossier.

Tu n'avais pas besoin de lui brailler dessus.

Je m'excuse.

C'est gênant, Howard.

Je regrette.

Je t'ai préparé une chambre en bas,

j'espère qu'elle te conviendra.

Je n'ai plus autant de place qu'à la campagne.

Je serai bien, maman.

C'est près de la cuisine, il y a des WC.

Où dors-tu ?

Au bout du couloir.

Si tu as besoin de quelque chose, appelle.

Merci, maman.

Où est le sous-sol ?

Juste derrière la cuisine.

Il y a de la confiture et du pain à la cuisine.

Si tu as faim. Je ne sais pas si tu as faim.

Tout va bien, maman.

Si tu as faim, sers-toi.

On n'a jamais assez de Howard Spence

Les Allemands adorent Comme Jesse James

La star et les photos révélatrices

Playmate enceinte du voyou de l'écran Howard Spence

Une femme par jour pour le voyou du western

Howard Spence: Drogue, sexe, femmes et argent

Spence impliqué dans un trafic de drogue ?

Arrêté pour ivresse au volant !

Spence terrorise les passagers d'un avion

Spence surpris avec une star du soap

Howard Spence lutte contre la drogue

Déclin et chute de Howard Spence

Arrêté sur le plateau

Un cow-boy au bout du rouleau

Je sors prendre l'air.

Amuse-toi bien !

Qu'est-ce que ce sera ?

Un Coca.

Vous faites pas du cinéma ?

Mon amie dit que vous faites du cinéma.

La monnaie de 100.

Rien ne va plus !

Votre Martini.

Et pour vous ?

Un Jim Beam on the rocks.

Je reviens.

Je suis si fascinant que ça ?

Pourquoi tu me colles au train ?

C'est moi, Cliff ! Cliff Ormsby !

Lycée de Plains, 1959.

Tu ne te souviens pas de moi ?

Je ne me souviens de rien. Rien de cette époque ne m'est arrivé.

Je vous cherchais.

Vous voilà ! Je croyais que vous aviez filé.

M. Spence

s'est totalement coupé de sa famille et de ses amis.

Pas trace de sa famille, sauf sa mère.

Elle vit à Elko, Nevada.

C'est très bien, Mlle Rontz.

Excellent travail.

Les mères sont toujours le dernier refuge.

Une seconde.

Vous m'entendez ?

Dites au loueur de voitures qu'on a retrouvé celle de M. Spence

au terminal de Rio Grande.

A Salt Lake City.

Je vous rappelle.

"Le combat de votre vie."

Prêt pour le combat de votre vie ?

Premier round !

Prêt ? Je suis prêt.

Vous vous croyez où ?

Calmez-vous !

Attendez, faut que j'aille faire pipi.

- Vous ferez ça au poste. - J'ai trop attendu.

Cette machine est folle !

Vous n'êtes pas d'ici, non ?

J'ai grandi dans cette ville.

Mon père avait un ranch dans les Ruby Mountains.

Vous ne me reconnaissez pas ? J'ai joué dans des films.

Je suis acteur !

- Dites ça au juge. - Il aime le cinéma.

J'ai fait plein de westerns.

C'est ma ville natale !

Je sais, cow-boy.

Bonjour, Charlie.

Mme Spence.

Qu'est-il arrivé à Howard ?

Il s'est un peu trop amusé hier soir.

Pas vrai, Howie ?

Surveillez-le.

Ne vous en faites pas, Charlie.

Je l'ai à peine reconnu, je ne l'ai pas vu

depuis si longtemps.

On a tous pris un petit coup de vieux.

Je crois bien, Charlie.

C'est comme ça.

Oui, c'est comme ça.

Tu as fait la fête hier soir ?

La fête...

Les filles ? L'alcool ? Le jeu ?

C'est censé être amusant. C'est ce qu'ils disent.

Les gens viennent de loin pour s'amuser.

Je croyais que c'était comme ça.

C'est conçu pour être amusant.

Je ne sais pas.

Je ne sais plus quoi faire de moi.

Tu ne manges pas tes oeufs ?

Je ne me sens pas très bien.

Passe-les-moi. Ne les laissons pas perdre.

Ça a l'air bon.

Tu n'as pas de photos de ta petite famille ?

Ma famille ?

L'enfant dont tu ne m'as jamais parlé. Mon petit-fils.

J'ai dû l'apprendre de sa pauvre mère.

Quel enfant ?

Ne me dis pas que tu l'as fait adopter ou une bêtise de ce genre.

Je ne me connais pas d'enfant.

Non ?

Comment as-tu gâché ta vie à ce point ?

Une femme m'a appelée il y a des années.

Tu venais de finir

ton premier grand film, au Montana. Le western.

Elle disait être enceinte de toi.

Quelle femme ?

Je ne sais pas. C'est toi qui l'as mise enceinte.

Je n'ai mis aucune femme enceinte !

Elle disait que si.

Elle était très convaincue.

Que voulait-elle ?

Savoir si je t'avais vu.

Bien sûr que non. Je ne t'ai jamais revu après.

Tu étais complètement absent.

Elle appelait du Montana.

Je me souviens de ça.

Du Montana ?

Il faut que je m'allonge.

Tu ne veux pas ton jus d'orange ?

Mme Spence.

- Je cherche votre fils. - Mon fils ?

Je ne l'ai pas vu depuis plus de trente ans.

Depuis qu'il est devenu une star.

Il pourrait m'envoyer une carte de temps en temps.

Vous n'avez pas de nouvelles depuis trente ans ?

Pas un coup de fil, pas un e-mail ?

Un e-mail, c'est quoi ?

Vous devez représenter cette société de cinéma.

En quelque sorte.

Voici ma carte. Si votre fils vous fait signe,

pourriez-vous m'appeler ?

Avec plaisir.

Je vous remercie.

La voie est libre !

Je me rappelle ton père déboulant les longues routes poudreuses

au retour des ventes de bétail.

On le voyait arriver à des kilomètres,

un panache de poussière, comme un coq géant.

C'était très excitant.

Elle est superbe. Elle roule toujours ?

Je m'en sers pour les courses,

mais je peux aussi bien marcher.

Dis-moi où tu es de temps en temps. Donne des nouvelles.

J'ai emballé des affaires de ton père.

Ne disparais pas !

Non, je t'appellerai.

Elle tourne bien !

Tu as de l'allure !

Vous avez vu cet homme ?

Oui, hier.

Bienvenue aux manucures de Sawtooth

Vous avez une chambre pour une nuit ?

C'est votre jour de chance.

Il nous reste une chambre.

Mais une chambre fumeur.

Très bien.

Vous prenez du liquide ?

Tout à fait.

Votre nom ?

Voyage d'affaires ?

Non.

Howard Spence ?

On me prend pour lui.

Maman, c'est encore moi. Je suis sur la route.

Où iras-tu ?

Je pensais aller au Montana chercher cette femme.

Quelle femme ?

Celle dont tu m'as parlé. Avec l'enfant.

Tu ne te rappelles pas son nom ?

Je m'en souviendrais après 30 ans ?

Ce n'était pas Doreen ?

Doreen !

Elle était serveuse là-bas.

Il y a si longtemps de ça.

D'où appelles-tu ?

Le gosse doit avoir presque 30 ans.

Où passe le temps ? C'est incroyable.

Quel est ce bruit ?

J'espère que tu iras jusqu'au bout.

Tu le dois à cette femme.

Excuse-moi. Quelqu'un à la porte.

Bonsoir, Mme Spence.

C'est vous !

Oui, c'est moi.

Je regrette de vous déranger.

Voulez-vous venir prendre des cookies et du lait ?

Des cookies ?

Quelle sorte ?

Au beurre de cacahuète avec des éclats de caramel.

Je vais en goûter un.

Entrez et servez-vous.

Je viens de les préparer.

C'est très aimable à vous, Mme Spence.

Vous habitez Elko, monsieur...

Sutter.

Je ne fais que passer.

C'est tout ce qu'on peut faire ici. Juste passer.

Vous m'avez menti, n'est-ce pas ?

Je vous demande pardon ?

Pour votre fils. Il était bien là.

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Toute ma vie, je n'ai fait que dire la vérité.

Le mensonge est pour les lâches.

Excellents cookies.

Service !

Merde !

Tout le monde debout. Hors d'ici !

Prenez vos affaires.

C'est à qui, ça ?

Foutez-moi le camp !

Tout le monde dehors ! C'est à toi ?

Vous voulez quoi ?

Vous préférez que je revienne ?

Ne revenez pas ! Jamais !

Attends ! C'est à toi ?

Merci, Howie.

Bravo, tu as remis ça.

C'est parfait.

Génial.

Essaie au moins d'arriver au Montana.

Vous désirez ?

Juste un café.

Avec de la crème ?

Une chambre pour deux nuits ?

Remplissez ça.

Vous prenez du liquide ?

Votre clé. 201, au bout du couloir.

De l'histoire ancienne.

Cette ville est pleine de fantômes.

Vous n'êtes pas d'ici ?

Plus ou moins. Ma mère était de Butte.

Oui ? Comment elle s'appelle ?

Ça ne vous dirait rien.

Elle circulait beaucoup.

Elle n'est pas la seule.

On est pas nombreux à rester ici.

C'était quoi, ce film ? Un western ?

Il a été tourné par ici ?

Ici même, oui.

Ça a dû être passionnant.

Pendant cinq minutes. Puis la vraie vie est revenue

et a repris sa place.

Je crois que je préfère le cinéma.

A quoi ?

A la vraie vie.

Faites-moi signe si vous voulez du café ou autre chose.

Ginger ale.

Tu as mis le temps.

La prochaine est pour tous ceux qui ont été un jour

secoués, ballottés et roulés.

Il a une bonne voix, non ?

Elle est dédiée à Bill Haley.

Où étais-tu, Howard ?

Où étais-tu passé ?

Je ne sais pas.

Tu avais disparu de la surface de la terre ?

Je t'ai cherché quelque temps.

J'ai essayé de te trouver.

J'ai cherché partout.

J'ai même retrouvé ta mère.

Elle ne te l'a pas dit ?

Je ne l'ai pas vue depuis un bail.

C'est dommage.

On ne devrait jamais perdre sa mère de vue.

Qu'est-ce que tu fais par ici ?

Je passais dans le coin.

Tu passais ? Une envie subite ?

J'ai eu envie de venir voir.

Si tu cherches ton fils,

c'est lui,

là, devant toi.

C'est un vrai plaisir de te revoir.

Attends. Je t'offre un verre.

Doreen !

On fait une petite pause et on revient.

T'as un problème ?

Tu dis ?

Tu me suis ou quoi ?

Non, je ne te suis pas.

Tu connais ce bouffon ?

Il me suit.

Ridicule.

- Tu me suis. - Me touche pas !

Il est des stups, je parie !

Vous êtes cinglés ?

Il ment !

Qui tu es ?

Je suis ton père !

Je savais pas que t'avais un papa !

Tu as un père. Tombé du ciel !

Ton papa est des stups !

A quoi tu t'attendais ?

- Je veux aller dormir. - Je sais. Viens.

Tu fais quoi ? Qui tu es ?

Je peux te parler un instant ?

Pourquoi ? Tu es qui ?

Je dois te parler.

De quoi ?

De quelque chose.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je suis avec quelqu'un.

Ça ne fait rien.

Tu peux pas me le dire d'en bas ?

C'est à propos de ton père.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tu as le droit de t'asseoir avec les clients ?

Oui, bien sûr.

Tu es la patronne maintenant ?

Oui, j'ai fait mon chemin dans le monde.

Qu'est-ce que tu fais à Butte ?

Qu'est-ce qui t'a pris ?

Je viens d'arriver au bout de quelque chose.

Une suite de petites catastrophes.

Des trains qui déraillent.

- J'en faisais partie ? - Toi ? Non.

C'était après mon départ.

Tout est allé de pire en pire.

C'était il y a longtemps.

Oui, c'est sûr.

Tu as parlé à Earl hier soir ?

C'est son nom, Earl ?

Je ne comprends pas.

Pourquoi es-tu revenu ?

Tu savais pour Earl. Tu savais que j'avais un enfant de toi.

Je viens de l'apprendre.

Ma mère me l'a dit.

Je m'en doutais.

C'est le genre de chose

qu'une mère aurait du mal à cacher à son fils.

Tu n'es pas venu pour le voir ? Pour cette seule raison ?

Bien sûr.

Je ne savais pas que ce serait tellement...

Tellement quoi ?

Difficile.

De le regarder en face. Dans les yeux.

Je ne savais pas...

que je le reconnaîtrais comme ça.

Comment ?

Que je me verrais en lui.

Il me voyait de la même façon, je l'ai senti.

De quelle façon ?

Je ne sais pas, il avait peur. Peur, tout simplement.

Pourquoi on peut pas être comme avant ?

Pourquoi, Earl ?

Rappelle-toi comme on était, pourquoi on peut plus ?

Tu ne veux même pas d'une femme !

C'est ça ! Tu ne veux même pas d'une femme !

Pourquoi tu veux pas d'une femme ?

Pourquoi tu es comme ça ?

Parce que c'est embrouillé dans ta tête ?

T'es tellement à la masse que tu sais pas

la chance que tu as d'avoir une femme comme moi !

Je dois te parler.

Tout de suite.

C'est important.

Où ?

Allons derrière.

Que se passe-t-il ?

Ce type qui est venu au bar hier soir.

Et alors ?

Tu le connais ?

Je le connais.

Il dit qu'il est mon père !

Il t'a dit ça ?

Il me l'a dit, oui.

C'est vrai ? C'est mon père ? Ce mec ?

Oui, c'est vrai.

- Tu es sûre ? - Sûre.

Qui c'est, merde ? Pourquoi il est revenu ici ?

Je te l'ai dit.

Parle correctement !

Tu m'as rien dit ! Tu m'as dit que dalle !

Tu m'as dit quoi ? Quand ?

Il y a longtemps !

Rien du tout ! Tu m'as parlé...

d'une espèce d'acteur...

C'était ça.

Un acteur !

Lui ? C'est lui l'acteur ?

Je le crois pas, merde !

J'ai essayé de te le dire, mais...

Pourquoi est-il revenu ?

Je ne sais pas.

Tu lui as parlé ?

Peut-être qu'il voulait te voir.

Comment s'appelle-t-il ?

Quel putain de nom à la con.

On dirait un dentiste.

C'est son nom.

Et il est acteur ?

Acteur de cinéma ? Tu l'as connu comme ça ?

Quand il a fait ce film ici ?

Et tu as baisé avec lui ?

Il ne me ressemble pas du tout, non ?

Non, chéri.

Pas du tout.

J'aimais mieux quand je savais pas qui c'était.

J'aimais foutrement mieux.

Merci, maman !

Merci beaucoup !

Tu gagnes toujours, Jim ?

Je les ai plumés.

Howard Spence disparaît du Fantôme de l'Ouest

Barre-toi !

Quand tu seras calmé, appelle-moi !

C'est ouvert.

Vous pouvez faire le lit.

Vous n'êtes pas la femme de ménage ?

Pardon.

Vous n'étiez pas au M&M ?

Vous me dévisagiez. Pourquoi ?

Vous êtes acteur, non ?

C'est une chambre privée.

Voulez-vous sortir ?

Ça ne m'intéresse pas.

Je ne suis pas une fan.

Je n'ai plus de fans. Je suis fini.

"Vu des jours meilleurs", compris ?

Voulez-vous vous en aller ?

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Qu'est-ce que vous tenez ?

Ma mère.

Je ne suis pas d'humeur pour les barjos.

Vous la connaissiez, je crois.

Voulez-vous partir ? Ou je dois vous mettre dehors ?

Je m'en vais.

Qu'est-ce que vous faites ?

Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce que tu fous ici ?

Je me demandais si on pouvait parler.

De quoi tu veux parler, du beau temps ?

Fais gaffe !

Qu'est-ce que tu attends de moi ?

Tu es fou ?

Je voulais te voir, c'est tout.

Me voir ?

Me voilà !

C'est moi, tu me vois ! Tu reconnais quelque chose ?

Ma mère m'a parlé de toi.

Tu as une mère ?

Qu'est-ce qu'elle a dit de moi ?

Pas grand-chose.

T'es complètement secoué ?

Moi qui me croyais givré ! Ta mère ?

Tu es un adulte !

J'ai encore une mère.

C'est un miracle !

Et c'est qui, ta mère ?

Laisse tomber !

Elle est censée être ma grand-mère ?

Oui, je crois bien.

Je veux pas savoir qui elle est ! Ou qui tu es.

C'est la merde !

Espèce de connard !

Je pensais que peut-être...

Tu pensais quoi ?

Tu pensais

revenir tranquillement

sur le lieu du crime, vingt ans après,

et te présenter ?

On se donnerait des tapes dans le dos,

on boirait des tequilas, on ferait des blagues

sur la vieille, ce genre de conneries ?

C'est ce que tu pensais ?

Tu n'es pas mon père !

Tu l'as jamais été, tu le seras jamais.

T'as compris ?

Va te faire foutre. Tu es minable !

Merde...

Il n'a pas sauté ?

Bien.

C'est bien.

Il n'a pas voulu te parler.

A moi non plus.

Il doit avoir peur.

Pourquoi avoir peur de toi ?

L'idée qu'on pourrait être parents.

Il ne veut pas de liens de parenté.

Je crois bien que non.

Et toi ?

Tu veux avoir des liens ?

Je le croyais.

Pourquoi ?

Quand tu n'en as pas eu pendant si longtemps ?

Je me suis dit que peut-être, je ratais tout.

Que peut-être

je jetais tout.

Que je me coupais de tout.

Pourquoi laisser passer tout ce temps ?

Je ne savais pas qu'il passait.

Tu vas partir ?

Puisque ça n'a pas marché avec Earl.

Je n'ai nulle part où aller.

Tu pourrais rester ici.

Vivre ici, à Butte ?

Pourquoi pas ?

Ce n'est pas mal. Chargé d'histoire.

Qu'est-ce que je ferais ici ?

Installe-toi.

Tu as besoin d'une maison, non ?

Je vais revenir.

Où vas-tu ?

Ne pars pas.

Attends. Où vas-tu ?

J'en ai une pour toi.

Bonne journée.

Je te cherchais.

Tu es en beauté.

Je me souviens de toi en jaune.

Le jaune te va bien.

Je n'en portais jamais.

C'était une autre.

Qu'est-ce que tu fais si tôt ?

Je ne me suis pas couché.

Tu dois avoir beaucoup à penser.

Tu as une mine affreuse.

Probablement.

Comment ça va, vous deux ? Des progrès ?

Qui ? Tu veux dire...

Ton fils, Howard ! Tu t'entends avec ton fils ?

C'est sans espoir, je crois.

Tu n'as pas fait beaucoup d'efforts. Deux jours et tu abandonnes ?

Je n'ai pas abandonné.

J'ai juste compris...

que je suis revenu pour toi.

Pour te voir, toi !

Qu'est-ce qui est drôle ?

Tu es incroyable, Howard.

Comment ça ?

Il y a combien d'années ?

- Qu'est-ce que ça a à voir ? - Ça a tout à voir !

Quand le temps passe,

les gens s'éloignent, s'ils ne sont pas en contact.

Oui, mais on pourrait se remettre ensemble.

Tu as perdu la tête ?

Il n'y a pas de raison pour qu'on n'ait pas...

une réconciliation.

Une réconciliation ?

Tu parles comme un avocat !

On aurait dû se marier.

Nous marier ?

Je m'en rends compte. Ça a été une grande erreur.

On aurait dû se marier, s'installer ici.

Je me suis installée ici !

Je sais, mais...

Arrête !

Tu es un crétin total !

Tu reviens ici sous prétexte

de retrouver le fils que tu as abandonné.

Je ne sais pas bien pourquoi.

La culpabilité, peut-être ?

Pour te libérer d'un sentiment de culpabilité ?

Je veux pas le savoir.

Mais ça aurait pu faire...

une petite différence

dans la vie d'Earl.

Ç'aurait été génial...

mais ça n'arrivera même pas

parce que tu es trop dégonflé pour aller jusqu'au bout.

Tu es un couard, Howard !

Ça rime, non ?

Mais c'est ce que tu es, un couard absolu.

Maintenant tu veux te cacher et fuir encore une fois.

Tu veux te cacher et disparaître dans ma vie.

Tu veux que je te planque, n'est-ce pas ?

Ne me mens pas.

Mens-toi !

Continue de te dire

qu'il y a une faible possibilité

pour qu'une femme pitoyable, quelque part sur cette planète,

te prenne en pitié et te protège de la vérité.

Mais ce n'est pas moi !

Je ne suis pas cette femme et je ne le serai jamais.

Et si c'était vraiment ton père ?

Qu'est-ce que ça a de scandaleux ?

Il est venu te voir, une visite amicale.

Je n'ai pas besoin de père, c'est trop tard.

Tu n'en sais rien.

C'est peut-être sympa d'avoir un père.

Sympa ?

Il est peut-être très sympa.

Il n'est pas sympa, c'est un connard.

C'est ce que tu t'es mis dans la tête.

Ta gueule ! Tu sais ce que j'ai dans ma tête ?

Tu peux pas juger les gens sans arrêt.

Si, je peux.

Non. Tu me juges tout le temps et je suis pas si mauvaise.

Tu es lamentable.

Comme le criquet débile de Pinocchio.

C'est quoi, Pinocchio ?

Boucle-la.

T'as vraiment foutu le bordel, là.

Il m'a fait chier.

Tu as vraiment débloqué.

Tu as balancé tout ça ?

Qu'est-ce que tu cherches ?

Trouvé !

- Ça a quelle puissance, ce truc ? - Ce qu'il faut.

Tu devrais déjà voir ce qu'il veut.

Lui parler, au moins.

Ça peut pas faire de mal.

Il veut peut-être te donner un million de dollars.

Tu as pensé à ça ?

J'ai une question.

Qu'est-ce qui distingue les hash browns, les home fries

et les red buds ?

Ce sont trois variétés de pommes de terre

qu'on sert avec les oeufs.

Ce n'est pas ma question.

J'essaie de comprendre la différence entre les trois.

Pardon, je pensais à autre chose.

Les home fries,

c'est à peu près ce que vous connaissez

comme frites maison.

Les hash browns sont râpées

et sautées dans le beurre.

Les red buds, on laisse la peau.

Vous les servez dans leur peau, c'est ça ?

Bien sûr, elles sont bouillies.

La peau se détache toute seule.

Elle se détache ?

Elle se boursoufle, si vous voulez.

Pourrais-je avoir un verre d'eau, s'il vous plaît ?

Merci pour votre temps.

Je vous en prie.

Où est Howard ?

Qui ?

Il était assis sur le canapé.

Tu sais de qui je parle.

Où est Howard ?

Earl !

Quelqu'un veut savoir où est Howard.

C'est qui, Howard ?

Où est Howard, qui est Howard ?

On veut savoir.

Où est-il passé ?

Il est dans le fossé.

Il est sous terre.

Il s'est perdu de vue.

Personne le repère.

Où est Howard, qui est Howard ?

Il est loin, il est loin.

T'as 50 dollars ?

T'as bien 50 dollars.

Je suis en train de quitter la ville.

Tu en as assez de Butte la belle ?

Laisse un peu d'argent, pour soutenir l'économie.

Tu dois bien avoir 50 dollars.

J'ai seulement un dollar. Un dollar, ça ira ?

Un dollar ! J'ai l'air d'un assisté ?

J'ai l'air d'un cas social ? J'ai l'air tragique ?

Regarde-toi !

Prenez-le.

Laissez-moi prendre ma voiture.

C'est ta voiture ?

Excuse-moi, je ne savais pas que c'était ta voiture.

Merci beaucoup.

Vous êtes fou !

Qu'est-ce que vous faites ?

Ça va pas ?

Prenez ça. Prenez tout.

C'est tout ce que j'ai, prenez-le !

Vous voulez de l'aide ?

Oui, on veut bien.

On a besoin d'aide, reconnais-le.

Reste sur le divan et attends qui tu veux.

Tu sais qui c'est.

Pourquoi prétendre que tu ne sais pas ?

Qui ?

Howard ?

C'est le mec qui nous suivait, celui des stups ?

Il sait.

Il sait que c'est son père.

Il sait... le père de qui ?

Ce n'est pas mon père.

Si.

Il m'a dit qu'il serait là.

Il m'a dit qu'il m'attendrait.

Fiable.

C'est un mec fiable.

Il y a eu une époque où j'en étais curieux.

Il y a longtemps.

Je devais être très jeune.

Il y avait un vide.

Quelque chose qui manquait.

J'essayais de le combler. J'étais...

désespéré.

Parfois je ne pouvais plus respirer.

Je tombais, je devais me rattraper.

Je n'arrêtais pas de tomber.

Et puis, un jour...

ça a pris fin.

Ça s'est arrêté.

Et je ne veux pas y revenir.

Tomber...

Je ne veux jamais y revenir.

J'ai quelque chose pour vous, M. Spence.

Je vous informe que vous êtes requis, selon la loi de Californie,

sur le plateau du film Le Fantôme de l'Ouest,

en tournage à Moab, Utah, ou vous subirez les conséquences.

Vous me comprenez ?

Vous êtes obligé par la loi d'honorer votre contrat.

Oui, obligé.

Pouvez-vous descendre ?

Sortez de la voiture.

Et donnez-moi votre bras.

Ce n'est pas la peine, je ne m'enfuis pas.

Je comprends, M. Spence.

Si vous me donniez un peu de temps...

Du temps ?

Vous avez eu tout le temps.

Je me suis découvert des parents en ville.

Je viens de les trouver.

J'étais à leur recherche depuis longtemps.

Je dois saluer mes enfants.

- Je leur dois ça. - Vos enfants ?

Où sont-ils ?

Je vous montre.

Cette ville était prospère.

Je m'y retrouvais... C'est là.

Tu devais m'attendre.

Oui, mais tu m'as donné une idée.

Une idée sur quoi ?

Une maison, tu te souviens ?

Pardon. Voici... ma fille, je suppose.

Comment t'appelles-tu, chérie ?

Sky. Enchantée.

Sutter.

Il est policier.

Je ne suis pas policier.

- Dans la sécurité. - Rien à voir avec la sécurité.

Tu as des ennuis ?

Il a de graves ennuis.

C'est Howard, en bas ?

Tu as fini par arriver !

Qu'est-ce que tu fais là ?

Qui est-ce ?

Tu ne renonces jamais !

Mon fils.

Je veux le rencontrer.

Je vous rends service, alors faisons vite. Je suis pressé.

Vous l'avez arrêté ?

- Il n'est pas arrêté. - Pourquoi est-il menotté ?

Simple formalité.

Vous êtes flic ?

Je ne suis pas flic.

C'est vraiment lui ? Le père d'Earl ?

Tu ressembles pas du tout à Earl.

Tu es sûr que tu ne mens pas ?

Ecartez-vous.

M. Spence a rompu son contrat, je le ramène à la partie lésée.

C'est un criminel ? Ton papa est un criminel ?

Ta gueule !

Dites au revoir à votre père.

C'est le père de personne !

C'est mon père !

Merde, je remonte.

Tu viens avec moi !

Je dois y aller. Lâche-moi.

Je dois te dire une chose.

Je dois la dire avant que tu repartes.

Je me posais des questions sur toi.

J'étudiais les images de toi.

De vieilles photos.

J'y passais des heures.

Je passais les doigts sur ton visage, je suivais les os.

J'étudiais tes mains à la loupe,

cherchant les veines,

les jointures...

un indice.

Je regardais mon visage dans la glace,

je me demandais,

j'observais,

je guettais...

un tic dans l'oeil...

un pli de la lèvre...

tout ce qui aurait pu trahir la vérité.

Ça ne s'est jamais révélé.

C'était toujours quelque chose...

d'à demi caché.

Maintenant tu es là.

Tu es là devant moi...

tu te tiens là.

Je ne suis toujours pas sûre.

Pourquoi ?

Comment est-ce possible ?

Dites au revoir, M. Spence. C'est fini.

Tu veux une voiture ?

C'est une bonne.

Elle était à ton grand-père.

C'est ma feuille de service ?

"Maquillage à 8 h. Costume à 9 h 15. Prêt à tourner à 10 h."

Très organisé.

Pas de place au hasard.

On y sera ?

On y sera.

Je peux conduire,

si vous voulez vous reposer.

J'aime conduire. J'adore conduire.

Si vous voulez.

J'ai eu une voiture géniale, quelque temps.

Vous avez une famille ?

Non, je n'en ai pas besoin.

Certains en ont besoin, pas moi.

Ça vous dérange si j'allume la radio ?

Oui, ça me dérange.

Je n'aime pas les influences extérieures.

Extérieures ?

C'est ça.

Le monde, au dehors. C'est un endroit malsain.

Pourquoi le laisser entrer ?

Cours du bétail.

Chants navajo.

Décapitations.

Bestialité.

Rien n'a changé.

La mort noire.

L'Inquisition.

Les croisades.

La conquête du Mexique.

Qu'est-ce qui a changé ?

Je pensais...

Je ne sais pas.

Rien n'a changé.

Sans doute pas.

On a besoin d'essence.

Je m'arrête là.

Fini.

Ne pleure pas, Belinda.

La Prairie n'est pas faite pour les femmes.

Les Comanches sont partout.

Johnny, je ne te gênerai pas.

Emmène-moi avec toi.

Je reviendrai te chercher. Tu sais que je reviens toujours.

Dans combien de temps, cette fois ?

Je n'attendrai pas toujours.

Avant que la neige s'envole.

Ne m'oublie pas.

Tu es toujours dans mon coeur.

Tu y seras toujours.

Où est Howard, qui est Howard ?

Où est-il passé ? Il est dans le fossé.

Il est sous terre.

Il s'est perdu de vue.

Personne le repère.

Traduction: Eisenschitz - Louit

Sous-titrage: Éclair Vidéo

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