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Une production NIKKATSU

Qui en est la cause ?

Moi ?

Toi ?

Prenez une femme

et faites-lui subir mille supplices.

Son visage prendra autant d'expressions.

Rien de plus excitant que de jouer avec un �tre vivant.

BONDAGE

D'apr�s le roman "La danse folle d'une beaut� en extase"

Supporte le froid. C'est pour chasser le mal en toi.

C'est dur ?

Tu n'as sans doute jamais autant souffert que maintenant.

Mais �a va te gu�rir.

Ch�ri !

Viens te r�chauffer avec moi.

Viens, ch�ri !

Viens donc !

Tu ne seras pas d��u.

C'est la crise, mais quand m�me !

Y a pas de raison de se priver.

On ferme !

Attention, �a glisse dans la descente.

Ne tombez pas, vous seriez ridicules.

C'est ferm� !

Tiens, de l'eau.

Ta femme doit t'attendre.

Tu n'en as pas ?

Elle est partie avec un type.

C'est la deuxi�me fois.

Elle en a du succ�s !

Bien qu'elle soit mari�e.

La deuxi�me fois,

c'est quand j'�tais en prison.

Elle en a profit�.

Pourquoi �tais-tu en prison ?

Je lui avais coup� les orteils.

Et aussi, un doigt � chaque main.

Pour la dissuader d'aller voir ailleurs.

Elle ne pouvait plus avoir d'hommes.

Je l'ai asperg�e d'acide sulfurique,

et j'ai grav� mon nom sur sa peau.

Mais il m'en fallait plus.

Alors, j'ai marqu� mon nom au fer rouge.

Il fallait vraiment que je sois amoureux de ma femme.

C'est pour �a qu'elle a tout support�.

Nous sommes un couple heureux.

Tu parles vraiment de toi ?

"L'homme habitait au 151 au-dessus de la boucherie.

"Il �tait charpentier.

"Oguchi Seikichi, 28 ans.

"La femme, Yon�, 30 ans, �tait sa concubine."

Il y a quinze ans de cela.

L'histoire se passe vers 1915.

L'homme et la femme sont morts depuis longtemps.

Ce n'est donc pas toi ?

Bien s�r que non !

Cet homme a tu� sa femme.

Malgr� �a, il est sorti au bout d'une semaine.

Bien s�r,

il a �t� arr�t� de nouveau au bout de quelques jours.

La loi n'est jamais logique.

Et toi, qu'avais-tu fait ?

J'avais juste donn� du plaisir aux autres...

On cherche une place pour vivre...

Et � la fin...

Au nord...

La Sib�rie...

Au sud, Java...

C'est l� que j'ai choisi

De mourir...

Silence !

Toi, viens ici.

Qu'est-ce que tu vends exactement ?

Mannequin ou pute, c'est �a ton outil de travail.

N'est-ce pas ?

Elle est encore jeune.

Enqu�ter, c'est mon m�tier.

Entre !

M. Seiu !

Bonjour, Ma�tre pervers.

Tu as beaucoup gagn�.

Tu m'invites � la montagne ?

Signe-moi un autographe.

- Qu'a-t-elle fait ? - Racolage.

Toi !

Raconte-nous les dessous de la vie de mannequin.

�coute, Seiu.

� propos de ta femme...

elle veut se marier avec ton disciple.

Elle m'a demand� de te convaincre.

Mais j'ai refus�.

De toute mani�re, ils couchent d�j� ensemble.

Laissez-les. Et puis, bon d�barras !

Alors, tu viens ?

Au Chat noir

Toi, abandonn� par ta femme,

et moi, �ternellement sans mari.

J'ai senti que nous irions bien ensemble.

Elle a l'air d'avoir froid.

Et elle a du mal � marcher.

La pauvre...

En plus, le tram est en gr�ve.

Les pousse-pousse sont tous pris.

Ses pieds doivent �tre gel�s.

Et ses ongles ont d� noircir.

Tu sais,

j'ai travaill� dans un bordel du nord.

Au bord de la mer.

La neige me rappelle cette �poque.

Je ne pourrai jamais me marier avec un homme bien.

Que dirais-tu qu'on se mette ensemble ?

Tu me marqueras au fer pour m'emp�cher de fuir ?

Ce n'est pas impossible.

Je ne te crois pas.

Tu as l'air si gentil.

M�fie-toi quand m�me.

� vrai dire,

je meurs d'envie de t'attacher.

Le supplice du bondage

te rendra encore plus belle que maintenant.

Quelle dr�le d'id�e !

Mais que fais-tu ?

Arr�te cette plaisanterie !

Tu n'es pas s�rieux ?

J'ai envie de te voir souffrir.

D�tache-moi.

Tu as fini, non ?

Je me sens bien...

Tu faisais pareil avec ta femme ?

Tu le faisais, n'est-ce pas ?

Tu le faisais, j'en suis s�re.

C'�tait m�me encore plus brutal, j'imagine.

Le bondage, c'est tout un art.

Je l'ai bien �tudi�.

J'ai recopi� un manuel secret,

et j'ai rencontr� un vieux ma�tre en la mati�re

qui m'en a enseign� la quintessence.

Le bondage prend des formes vari�es selon le supplice choisi.

Dans les punitions classiques,

les orteils doivent pendre � 10 cm du sol.

Dans le supplice de l'accrochage,

les orteils doivent effleurer le sol.

La supplici�e ne doit jamais se sentir en confiance.

Alors ?

- Donne. - Tiens.

- Tire la corde. - D'accord.

Alors ?

Ce sera assez solide.

Tenez.

- Faites une pause. - Merci.

- Merci beaucoup. - Tiens.

C'est rafra�chissant.

Bonjour !

Merci pour tout.

Comment je me coiffe ?

Je sens que tu as une id�e.

Oui, j'en fais mon affaire.

N'en parle � personne.

Pas encore !

Vas-y !

Descendez-la, vite !

Ici.

Vas-y !

Bien, 30 minutes.

On l'enterre dans la neige.

Vas-y !

10 minutes, parfait.

Et maintenant, sur l'�tang glac�.

- Va v�rifier l'�tang. - Ma�tre, c'est risqu�.

Elle n'en supportera pas davantage.

Fais ce que je dis !

Donne-lui un pieu

et plonge-la jusqu'� la taille.

La femme est une merveille de r�sistance.

Bien s�r, tout d�pend de sa constitution physique.

Mais avec de la volont�, elle supporte longtemps le froid.

Dans la neige, elle peut rester nue une heure,

sans qu'il y ait � craindre pour sa vie.

Je ne rate jamais les femmes que je sens consentantes.

Je sais lire en elles leurs go�ts secrets.

J'ai mis au point une m�thode d'�valuation.

Je leur demande d'�crire un mot

sur une feuille blanche.

Pas au stylo ni au crayon, ce serait trompeur.

Mais au pinceau, obligatoirement.

Et je comprends tout sur elles :

Origines, statut social et personnalit�.

�a marche � tous les coups.

J'�tudie aussi

la fa�on dont la coiffure des femmes

se d�forme.

Et j'ai d�couvert qu'il est difficile de les d�coiffer.

La coiffure traditionnelle

est faite d'une dizaine de petits n�uds ou chignons.

Alors imaginez un peu l'ouvrage.

Il est d'une extr�me complexit�.

On ne s'en sort pas.

C'est impossible � d�nouer.

J'ai envie de d�nouer une coiffure parfaite.

Et de la recoiffer ensuite.

Tu faisais donc �a

avec ton ex-femme.

Tu n'as encore rien vu.

Continue autant qu'il te plaira.

Tu me dis l� une chose bien gentille.

Le supplice de l'accrochement est �prouvant.

Oblig�e de rester sur la pointe des pieds,

elle se fatigue peu � peu.

Et si elle se rel�che, la poulie lui tire les cheveux.

C'est un supplice simple et cruel.

Tu es une femme

qui me donne envie de supplicier.

Tu n'en peux plus ?

Tu veux �tre d�tach�e ?

Dis-moi ce dont tu as envie.

Sinon, je te laisse ainsi.

Et je contemplerai � loisir ton avilissement.

Si tel est ton plaisir.

Jusqu'o� me suivras-tu ?

Tu es bien faite.

Mais qu'est-ce qu'il y a en toi ?

De la neige.

Il a donc neig�.

J'aime la neige.

Oui, c'est de la belle neige.

Tu as enterr� ta femme par un jour semblable � celui-ci, j'imagine.

Attache-moi comme elle.

Je deviendrai plus belle qu'elle.

Tu n'as pas peur ?

Car j'irai jusqu'au bout.

Un enfant �nervant et d�testable

On le pose sur une planche

Et on le coupe en morceaux

Comme on le ferait avec un l�gume

Une fois l'enfant coup� en morceaux

On en fait de la friture

Et on va d�poser les morceaux

Au carrefour d'une route

Les gens qui passent par l�

Font une pri�re pour l'enfant

Quand ses parents passent l�

Ils versent une larme de chagrin comme une goutte de sang

Si l'enfant �tait rest� sage

Si sa nurse avait pu le faire dormir avec une berceuse

Les parents et l'enfant auraient gard� le c�ur en paix

La nurse aussi

Le plus dur pour elle

C'est d'arriver � faire dormir l'enfant en hiver

Car c'est la saison de la neige

Alors l'enfant est excit� et refuse de dormir

Vous, la nurse, �coutez bien !

Attendez qu'il fasse nuit pour lui chanter une berceuse

Et le matin aussi

Soyez vigilante avec lui

Allez.

Elle est atteinte de d�mence paralysante.

C'est la syphilis cong�nitale.

On peut l'hospitaliser,

mais n'esp�rez aucune gu�rison.

Sa maladie lui a �t� transmise par sa m�re.

Ta� !

Tout �a, c'est toi ?

Qu'est-ce que �a veut dire ?

C'est lui qui t'a fait �a ?

C'est lui qui est fou, pas toi !

Tu ne lui dis rien ?

Tu l'as laiss� faire ?

Sale pervers, qu'est-ce que tu comptes faire ?

Ma fille est devenue folle � cause de toi.

Rends-lui sa raison !

Rends-moi ma fille normale.

Sinon, je vais porter plainte !

La s�ur de Ta�

est la ma�tresse d'un procureur.

Tu seras condamn� tout de suite.

Ta�...

Je ne peux rien y faire.

J'utilise les femmes pour mon plaisir.

On ne fait pas d'omelette sans casser des �ufs.

Pour moi,

une femme n'est rien de plus qu'une pute ou une secr�taire.

Mais pas cette fois.

Puisqu'elle est devenue folle.

La m�decine ne peut rien pour elle.

Tu parles.

De toute fa�on, je n'aurais pas pu lui payer l'h�pital.

Veux-tu bien l'attacher encore une fois ?

Peut-�tre qu'en l'attachant et en la battant

on lui fera retrouver la raison.

J'en suis certaine.

Elle sera lib�r�e du mal.

Sa maladie lui a �t� transmise par sa m�re.

Ta� !

Ta� !

D'o� viens-tu ?

- Je suis all�e acheter du tofu. - Du tofu ?

J'avais envie d'en manger.

Tiens, la monnaie.

T'en fais pas. J'ai bien compt�.

Alors...

C'est que tu vas mieux.

Tu sais compter maintenant.

C'est gr�ce au supplice.

Le bain glac�.

Je t'ai toujours envi�e.

Avec le corps que tu as,

tu pourrais devenir riche.

Redeviens normale.

Normale.

Si tu n'y arrives pas,

je ferai un proc�s au pervers.

J'aurais d� porter plainte.

�a suffit.

Tu me fatigues, mamie.

Porte plainte si �a te chante.

Tu es un monstre sorti tout droit de l'enfer.

Ma fille a ramen� un monstre.

Et toi, tu n'as pas honte de l'avoir vendue au bordel ?

�a ne va pas ?

Si tu es contre mes m�thodes, va-t'en.

Je suis le seul � comprendre Ta�.

Vieux pervers ! Que comprends-tu d'elle ?

Je n'osais pas le dire, mais...

tu lui as transmis ta maladie par le cordon ombilical.

Quoi ?

Qu'est-ce que tu dis ?

Tu l'as contamin�e pendant ta grossesse.

Ta�...

C'est donc moi la fautive.

J'aurais d� avorter.

Tu ne dis pas un mot.

Nous ne regardons pas la m�me lune.

Ne m'avais-tu pas promis

de me suivre jusqu'au bout ?

Je ne me suis pas tromp� sur toi.

Tu es la meilleure

de toutes celles que j'ai eues.

Si tu veux pisser, dis-le.

Tu auras ma permission.

Tu veux ?

Nous sommes � bout,

toi et moi.

Quel destin !

Il n'y a plus de limite.

Tu es une femme infernale.

Comme un �tang sans fond.

Dis quelque chose.

Ta� !

Ta� !

Ta� !

Que dis-tu ?

�cris.

Sur mon dos.

�cris.

D�tache-moi.

Tu t'es remise � parler.

Qu'est-ce qui se passe ?

Redeviens normale.

�cris.

�cris ton nom sur mon dos.

Apr�s tout ce que tu as subi... Tu n'as pas ton compte ?

Tu veux souffrir encore plus ?

C'est �a que tu veux ?

Dis-moi, Ta�.

Tu n'en as pas encore assez ?

Comment s'appelle cet acteur de Kabuki ?

Celui qui dormait � c�t� de sa jeune ma�tresse.

Ils avaient l'air d'�tre au paradis,

aussi bien qu'en enfer.

Cette sensation me rappelle mon enfance,

quand je couchais chez la ma�tresse de mon p�re.

Je dormais au milieu.

Entre le cr�ne ras� de mon p�re et la coiffure de sa ma�tresse.

Je n'arrive pas � oublier l'huile parfum�e de ses cheveux.

� cette �poque, elle me grondait souvent.

Elle avait des mots durs.

Hajim�,

l'autre jour, j'ai vu un spectacle vachement dr�le.

C'�tait vraiment incroyable.

C'�tait plein de filles qui se faisaient trancher.

Elles meurent toutes.

Les filles avaient toutes sortes de coiffure.

� la japonaise ou � la chinoise.

Elles �taient en kimono et attach�es.

On les battait.

On les tranchait avec des sabres

ou on les transper�ait avec des lances.

� la fin, on leur a coup� leur chignon.

Et apr�s on leur a coup� la t�te.

Et puis on a jet� leurs corps dans la rivi�re

qui est devenue rouge de sang.

C'est une histoire vraie.

Comme toutes les filles sont mortes,

on est all� en chercher d'autres � la campagne.

L'encyclop�die des supplices

La pierre, la bougie, les aiguilles,

la bouilloire, le fer rouge, le serpent,

la planche, la pendaison, l'accrochage

le supplice des �les Ryukyu,

la noyade dans l'�tang, le badigeonnage,

la solitude, les poids, le cercueil,

le bambou, les moustiques, les �pines de pin

la maison close, la lance en bambou,

l'�cart�lement, le poin�on

le sabre chinois, la pendaison mortelle,

le puits, le m�tal fondu, le rat...

Maintenant que j'y repense,

j'ai quand m�me rat� quelque chose.

Avant de l'enterrer,

j'aurais pu exp�rimenter des choses sur son cadavre.

Inventer des milliers de fa�ons de l'attacher,

et les prendre en photo sous tous les angles.

Adaptation : Fabrice Arduini

Sous-titrage : Vdm

Sc�nario : Akio Ido

Photographie : Masaru Mori

D�cors : Takeharu Sakaguchi

Musique : Taichi Tsukimisato

Un film de Noboru Tanaka

Avec, dans les r�les principaux :

Junko Miyashita (Ta�)

Hatsuo Yamatani (Seiu)

Sumiko Minami (la m�re de Ta�)

FIN

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