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Jâai dit Ă Consuela de pas lui rĂ©pondre si elle veut garder son boulot,
quelles que soient ses remarques.
Elle oblige Consuela à porter des tenues osées, sexy, tu sais, pour son mari.
Elle nâa quâĂ penser quâau bien du bĂ©bĂ©, câest tout.
Je peux avoir du jus dâorange ?
Non, tu as bu assez de jus dâorange, ma chĂ©rie. Trop de sucre, ce nâest pas bon.
Ay, qué banita !Rosa, regarde. Oh, elle est si petite.
Oh, comme elle est jolie!
Il faut vous calmer, racontezâmOi ce qui sâest passĂ© depuis le dĂ©but.
Jâen sais rien, je me suis dĂ©tournĂ©e quâun instant.
Un jeune enfant disparaĂźt brusquement dans un parc
et un cauchemar urbain se transforme en horrible réalité.
Ăa sâest produit ce matin.
- De qui sâagit-il ? - Abby Buckman. ĂgĂ©e de trois ans.
Son pĂšre est professeur Ă Columbia Ă la fac de droit.
Sa mĂšre est Angela Buckman.
Lâassistante du Procureur. Je la connais.
- Agent Johnson. - Excuse-moi.
Eh ? Ăa va faire du bruit, hein, Jack ?
On le dirait.
- Tu es prĂȘt Ă faire une dĂ©claration ? - Pas encore.
- Tu mâappelles quand tu es prĂȘt ? - Je le fais pas toujours ?
Ce sera bientĂŽt le cirque.
- Que sâest-il passĂ© ? - Je ne sais pas, chĂ©rie, je ne sais pas.
F.B.l. : Portés disparus
Nous avons un panoramique de lâaire de jeux.
En dehors des enfants, il y avait un employé de maintenance du parc,
deux autres nounous, un pĂšre avec son fils et un Vendeur de hotâdogs.
On les a interrogĂ©s et ils nâont rien vu qui sortait de lâordinaire.
Et ils nâont rien entendu ?
Une fillette de trois ans a dĂ» crier, non ?
Sauf si câĂ©tait quelquâun quâelle connaissait. Et sa nounou ?
Martin dit quâelle Ă©tait vraiment affolĂ©e. Je vais retourner lâinterroger.
La camarade de jeux dâAbby ?
On fait Venir une psychologue pour en tirer quelque chose.
Jâai commencĂ© Ă plancher sur les dĂ©traquĂ©s sexuels.
Six cent soixante-cinq noms recensés dans Manhattan uniquement.
Oui, enfin, je nây crois pas trOp. Câest peut-ĂȘtre mĂȘme pas pour la fille.
Tu penses quâon visait sa mĂšre ?
Elle est sans pitiĂ©. Elle sâest fait beaucoup dâennemis avec les annĂ©es.
On dirait que vous avez déjà bossé ensemble.
Une douzaine de fois depuis 96.
Bien. Elle nous laissera chercher dans ses affaires.
- Avec discrétion. - Bien sûr.
Nous avons le signalement
dâun homme dâun certain Ăąge avec une fille correspondant Ă la description dâAbby, ici.
Une femme de soixanteâdix ans avec une Ă©tole de Vison et Abby, ici...
et un jeune skinhead avec Abby, ici.
Lâaire de jeux nâa quâune seule entrĂ©e, ici. Pas dâautres passages.
Le ravisseur dâAbby a probablement dĂ» faire le tour par la
et ressortir dans Central Park West.
OĂč il y a des taxis, le mĂ©tro, des places de parking.
Il est aussi possible quâils soient repartis par le parc lui-mĂȘme, de ce cĂŽtĂ©âlĂ .
- Vers Harlem ? - Les bois du cÎté nord,
pratiques pour se cacher. Les chiens les fouillent.
Abby est parfaite pour le marchĂ© de lâadoption.
Y a un marché noir pour les bébés à Vendre.
Une blonde aux yeux bleus, ça doit rapporter un paquet dans ce milieu.
Une pourriture lui offre des bonbons ou un chiot perdu,
elle ne se rend pas compte de ce qui lâattend.
Viv, tu peux Venir avec moi ?
Les Buckman sont à leur appartement. On fait une conférence de presse à midi.
- Elle est prĂȘte ? - Comment savoir ?
Disparue depuis 2 heures
Elle est si petite, Jack, si fragile.
Je sens encore sa présence ici... dans ses affaires.
Ou mĂȘme sa couverture,
comme si elle était ici a' cÎté de nous.
Je sais que ça doit ĂȘtre dur, Angela.
Je ne ferai mĂȘme pas semblant de savoir ce que ça fait.
Ăcoute, je veux que tu me promettes quelque chose.
Il faut que tu me dises tout. Je sais que ça ne doit pas ĂȘtre Ă©vident.
Je ferai ce que je pourrai.
Je suis contente que tu sois la... et que ce soit toi.
- Quâest-ce que tu veux savoir ? - Depuis quand Rosa travaille pour vous ?
- Depuis la naissance de ma fille. - Que sais-tu sur elle ?
Jâai fait une petite enquĂȘte sur elle avant de lâengager.
Il y a une autre piste quâon devrait suivre ? Ceux que tu as coincĂ©s ?
Je sais quâil y a pas mal de types qui aimeraient me tuer.
On tâa dit une chose qui sortait de lâordinaire ?
Il y a bien eu ce type, il y a huit jours,
il mâa fait plus peur que dâhabitude.
Coucou, mon ange ! Comment va ma petite fille préférée, hein ?
Comment allez-Vous ? Bonjour, Rosa.
Je suppose que vous devez avoir envie de pavoiser, câest ça !
Vous avez mis mon frĂšre en taule pour Vingt ans pour des broutilles.
Et vous vous étes trouvée une nounou, hein ?
Mon frĂšre, il a pas de quoi payer une nounou dans sa prison de Dannemora.
Il a un fils quâil ne peut plus nourrir, vu que vous lâavez fait condamner.
Essayez dây penser quand vous serez au chaud chez Vous, salope!
Il devait croire que je savais de qui il parlait,
mais ça pouvait concerner des centaines dâaffaires.
Nous avons tes dossiers. Nous vérifierons.
La presse est arrivée.
Dâaccord. VoilĂ ce que vous devez faire.
Bien regarder en face dela caméra. Citer trés souvent Abby
et nâayez pas peur de montrer Votre Ă©motion.
Il va falloir choisir une bonne photo dâAbby avant de descendre.
Et nâoubliez pas que la personne Ă qui vous allez parler a Votre fille.
Abby est une petite fille trĂšs gentille. Gentille comme un cĆur.
Abby nous manque Ă©normĂ©ment et nous lâaimons plus que tout au monde.
Et ma chĂ©rie, maman est la, et... je tâadore et...
tu rentreras vite Ă la maison.
Et Vous, qui avez enlevĂ© Abby, sachez quâon vous trouvera.
Abby, papa est la. Et il tâaime beaucoup.
Je vous en supplie, nous voulons juste récupérer Abby.
Merci.
Vous pensez que câest quelquâun que vous avez poursuivi
et que la nounou a commis une faute ?
DĂ©pĂȘche-toi, Angela !
Ses larmes Ă©taient rĂ©elles... et elle nâa pas quittĂ© des yeux la camĂ©ra.
Tu as aussi vu que le mari nâa pas quittĂ© le soldes yeux ?
Je vais lui parler seul.
Mme Buc/(man, un procureur endurci, est apparu treâs Ă©mue
au cours d 'une brÚve conférence de presse, il y a quelques instants.
Je hais quâon soit forcĂ©s de faire ça.
La photo dâAbby est sur tous les tĂ©lĂ©viseurs dela ville.
Publicité pas inutile.
Câest Ă double tranchant parce que
ça se transformera bientĂŽt en romanâfeuilleton.
Ils font seulement leur boulot.
Oui ! Bon, quand un petit reporter ambitieux te doublera en publiant
une exclusivitĂ© qui bousillera ton enquĂȘte, tu penseras un peu diffĂ©remment.
- On verra. - Oui, tu verras.
Tu sais ce que jâarrive pas Ă comprendre ?
Cette petite se fait enlever dans une aire de jeux pleine de monde et on ne voit rien.
Nous avons toujours Jessie Stephens, Ia camarade dâAbby dans le tas de sable.
Je croyais que ça nâavait rien donnĂ©.
Une psychologue doit Venir lui parler. On aura peut-ĂȘtre dela chance.
- Oui, je lâespĂšre. - Moi aussi.
Alors, Jessie... toi et Abby, vous Ă©tes allĂ©es Ă lâaire de jeux
et vous étiez dans le bac à sable, hein ?
Mais oĂč Ă©tait Abby ?
Est-ce quâelle... elle Ă©tait par la ?
TrĂ©s bien. Si ce nâest pas ça, est-ce quâelle Ă©tait la ?
Jessie, je pense quâelle devait ĂȘtre ici juste Ă cĂŽtĂ© de toi. Câest ça ?
Et ensuite, Abby a disparu ? Câest ça, Jessie ?
OĂč est-ce quâelle est partie ?
OĂč est-ce quâelle est partie ? Quelquâun lâa emmenĂ©e ?
Est-ce que quelquâun lâa emmenĂ©e, Jessie ?
Tu ne sais pas...
dâaccord.
Abby et Jessie jouaient ensemble, mais ĂȘtesâVous proches des Buckman ?
Nous étions proches.
Jâai rencontrĂ© Angela aux classes dâĂ©veil de nos filles.
Vous Ă©tiez proches ? Que sâest-il passĂ© ?
Oh, je ne pensais Ă rien de prĂ©cis. Jâai juste...
jâai dit Ă Angela que je ne savais pas comment elle y arrivait...
vous savez, à élever Abby en travaillant.
Je suppose quâelle a cru que je la jugeais.
Et ça lâa Ă©nervĂ©e.
Je lui ai présenté mes excuses,
mais Angela a refusĂ© de reconnaĂźtre quâil sâĂ©tait passĂ© quelque chose.
Alors... on sâest Ă©loignĂ©es aprĂšs ça.
Que pensez-Vous de leur nounou ?
Pour autant que je sache, ils étaient satisfaits de Rosa.
Dâailleurs, câest Rosa qui nous a recommandĂ© Maria, vous savez.
Vous ne croyez pas que Rosa pourrait ĂȘtre impliquĂ©e dans cette histoire ?
Elle était assise la et soudain elle avait disparu.
Vous connaissez quelquâun qui aurait voulu lui nuire ?
Non.
Quelquâun vous a interrogĂ©e Ă propos des Buckman ?
- Personne qui vous a suivie, surveillée ? - Bien sûr que non.
Est-ce que vous avez parlĂ© Ă quelquâun des Buckman ?
- A Votre petit ami ? - Ma vie est consacrée à cette petite.
Je me suis occupĂ©e dâelle depuis le dĂ©but.
Sa mÚre va travailler, je passe la journée avec elle.
Et ce matin ? Ăa sâest passĂ© diffĂ©remment, ce matin ?
Rien qui sortait de lâordinaire ?
Non, Mme Buckman était trÚs en retard comme toujours.
OĂč sont mes affaires ? Oh, les voilĂ .
Oh, chérie, tu vas bien ?
Elle doit ĂȘtre enrhumĂ©e. Je mâen occuperai. Pas de problĂšme.
- Si on appelait le Dr Kane ? - Ce nâest rien, rassurezâvous, allezây !
Jâai une audience dans une demi-heure. Merci. Je vous appelle tout Ă lâheure.
Oh, chérie ! A bientÎt, chérie.
Maman tâadore.
- Tu dis au revoir Ă maman ? - Bon, je file. Merci.
Eh ! Oui câest ?
- Au revoir, chérie. - Au revoir.
Vous voulez dire quâAbby est plus proche de vous que de Mme Buckman ?
Je nâai jamais dit ça.
Rosa, vous avez vous-mĂȘme des enfants ?
Je mâen veux tellement...
vous comprenez, tout est ma faute.
Non, non, Larry a raison. Un juge se fait tuer au Texas, et maintenant ça.
Quand on passe sa vie aâ envoyer des gens en prison,
on ne se fait pas que des amis.
Câest curieux de voir toute sa vie rĂ©sumĂ©e dans des petites phrases.
Dans peu de temps, ils vont dénigrer Angela
et lui reprocher dâĂ©tre procureur avant dâĂȘtre mĂšre.
Il y a quelquâun dâautre Ă blĂąmer ?
De quoi vous parlez ?
Vous avez lâair trĂšs fautif, M. Buckman.
Vous ĂȘtes sĂ»r que vous nous avez bien tout dit ?
Jâai fait quelque chose... de si stupide.
Quoi que ce soit, il faut que vous me le disiez.
Un professeur dâĂąge moyen qui couche avec une Ă©tudiante...
câest un tel clichĂ©.
- Quel est son nom ? - Clarissa Walters.
- Et câest arrivĂ© quand ? - Il y a trois ans.
Jâai repris mes esprits et rompu juste aprĂšs quâAngela soit tombĂ©e enceinte.
- Et ? - Clarissa était folie de rage.
Elle a laissé tomber la fac, a commencé à me harceler...
- menaçait de le dire Ă ma femme. - Mais elle ne lâa pas fait ?
Non. Je suppose quâelle a dĂ» comprendre quâentre nous, câĂ©tait terminĂ©.
Et il y a quelques jours, ça a recommencé.
Pourquoi tu ne mâas pas rappelĂ©e ?
- Tu sais pourquoi. - Ce nâest pas ce que tu crois.
Ne me touche pas. Ma femme peut arriver ici dâun moment Ă lâautre.
Je fais ma demande pour reprendre mes cours de droit
et je veux que tu me fasses une lettre de recommandation.
Sâil te plaĂźt.
Je mâen veux de tout ce qui sâest passĂ©, de ce que jâai fait...
mais jâai remis de lâordre dans ma vie, maintenant.
- Tant mieux. - Jâai juste besoin de ton aide.
Je ne crois pas que ce serait convenable que jâĂ©crive cette lettre.
Pourquoi ?
Je regrette, Clarissa, câest vraiment une chose impossible. DĂ©solĂ©.
- Elle a continué de vous appeler aprés ? - Non.
Vous savez si Mile Walters a dĂ©jĂ fait preuve dâun comportement Violent ?
Non, mais... malgrĂ© tout ça mâinquiĂšte.
JâespĂšre seulement que je me fais des idĂ©es et quâelle nây est pour rien.
Nous allons vérifier ça.
Merci pour Votre franchisé.
Vous... serez trĂšs discrĂšte.
AprĂšs tout, pour lâinstant Angela nâest absolument pas au courant.
Bien sûr.
On a trouvĂ© une chaussure dâAbby dans la 116e, prĂšs des cours de tennis.
Tu avais raison. Ils ont dĂ» traverser le parc et sortir par le nord.
En allant vers lâouest, ils Ă©taient Ă 800 m dela fac de droit.
- Le pĂšre ? - Ou sa maĂźtresse.
Il a eu une liaison avec une de ses étudiantes. Elle avait un mobile.
On peut coucher avec un homme mariĂ© sans ĂȘtre une criminelle.
ExceptĂ© quand câest le cas.
AllĂŽ ?
Non. Donnez leur numĂ©ro. On essaiera de localiser lâappel.
On Vient dâavoir une demande de rançon.
AllĂŽ ?
Je Veux 250 000 dollars en billets non marqués, dans le container rouge
derriĂšre le resto D'Amici de la 2e a Venue, a' 9 heures ce soir.
Pas de police ou elle est morte. Vous l'a vez cherché.
Dâaccord. Si vous Voulez, mais ne touchez pas Ă mon bĂ©bĂ©.
AllĂŽ ?
On lâa localisĂ© ?
Je Veux 250 000 dollars en billets non marqués dans le container rouge
derriĂšre le resto D'Amici de la 2e a Venue, a' 9 heures ce soir.
Pas de police ou elle est morte. Vous l'a vez cherché.
âVous lâavez cherchĂ©" ? Ăa a lâair personnel.
Ou on veut nous le faire croire.
On dirait un appareil bon marché pour déformer les Voix. Un amateur.
Des billets non marqués, une poubelle.
Des trucs quâil a retenus en regardant trop la tĂ©lĂ©.
Parlons des suspects.
Clarissa Walters, celle qui harcelait M. Buckman.
Elle enlÚve le bébé pour se venger.
Avec une voix dĂ©formĂ©e, ça pourrait ĂȘtre une femme.
Parfait. Vérifie ça.
Moi, je pense Ă la nounou, avec un complice.
Mobile ?
LâI.N.S. dit que le visa de sa mĂšre a expirĂ©
et une telle somme devrait lui permettre de rester ici.
Alors, que proposes-tu ?
On devrait dâabord voir lâautre nounou
avant de retourner parler Ă Rosa.
Je vais comparer les adresses des gens présents avec le lieu dela rançon.
Jâai peut-ĂȘtre trouvĂ© le gars qui a menacĂ© Angela.
Eh bien, il faut quâon lui parle dela remise. On va voir si elle peut lâidentifier.
Nous avons la somme, mais jâignore si on pourra la rĂ©unir pour ce soir.
Nous avons un accord pour les rançons avec deux banques.
On peut lâavoir en quelques heures.
- Des billets non marquĂ©s. - Cet argent ne lâest pas.
Il y a dâautres façons de le retracer.
Tu vas le suivre, lâinterpeller pendant la remise ?
Tu dois nous faire confiance. Nous faisons ça depuis trÚs longtemps.
Les frĂšres de tous les hommes que vous avez envoyĂ©s Ă Dannemora lâan passĂ©.
Je ne sais pas. Je vois tant de Visages tous les jours.
Câest bon. Prenez Votre temps.
Câest lui.
- Vous ĂȘtes sĂ»re ? - Oui, absolument.
Il sâagit de Mike Foley. Je vais VĂ©rifier.
Son frÚre, John Foley, a été condamné à vie.
Je me souviens bien de lui.
- De quoi on lâaccusait ? - De possession de drogue.
Jâaurais bien pu le requalifier comme simple dĂ©lit,
mais il dealait Ă cĂŽtĂ© dâune Ă©cole.
Disparue depuis 8 heures
Il vous a dit ça ?
Il est devenu fou !
Si je disais Ă lâuniversitĂ© que Matthew a eu une liaison avec une Ă©tudiante,
on le mettrait tout de suite Ă la porte.
Je lâai plutĂŽt protĂ©gĂ©, en fait.
Pourquoi lui avoir demandé une recommandation ?
Vous croyez que câest facile dâĂȘtre repris en fac de droit ?
Vous pouviez demander ça à vos autres professeurs.
Je lâai fait, mais câĂ©tait mon conseiller, câĂ©tait lui le plus important.
Alors, pourquoi vous nâavez pas Ă©crit une lettre, envoyĂ© un e-mail ?
Jâai dĂ» trouver plus facile de prendre mon tĂ©lĂ©phone.
Vous aviez envie de lui parler ?
Câest possible quâinconsciemment, jâaie voulu entendre sa Voix.
Rien ne vous obligeait Ă aller chez lui pour lui parler.
Non, câest exact.
Mais jâĂ©tais trĂšs Ă©nervĂ©e. JâĂ©tais une excellente Ă©tudiante.
Je trouvais quâil me devait bien ça aprĂšs tout ce qui sâĂ©tait passĂ©.
On dirait que vous tenez encore Ă lui, Mile Walters.
OĂč Ă©tiez-Vous ce matin vers dix heures ?
Au niveau C dela bibliothĂšque.
Quelquâun vous y a vue ?
Je me suis pas cachée.
Merci.
Rosa a plus fait pour cette petite que sa propre mĂšre.
Bien sûr.
Mme Buckman, elle y connaĂźt rien.
Abby est allergique aux tomates, mais Rosa a dĂ» le lui expliquer.
Câest une mĂšre qui travaille.
Câest une femme intelligente, importante, mais en tant que mĂšre...
Et Mme Buckman Ă©tait trop prise pour sâapercevoir
que Rosa avait de gros ennuis avec sa propre mĂšre.
Oui, cette pauvre chérie.
Lâimmigration a dĂ©barquĂ© chez nous Ă 6 h, ce matin.
- Oh, mon Dieu! - Et ma mĂšre est si vieille.
Si elle repart, je ne la reverrai jamais. Je ne sais pas quoi faire.
Parle Ă Mme Buckman, disâlui ce qui sâest passĂ©.
Elle connaĂźt des gens importants, saura qui appeler. Elle tâaidera.
Je lui ai déjà demandé. Elle a dit non.
Comment elle a pu avec tout ce que tu fais pour elle ?
Je ne sais pas. Elle a dit que ça la compromettrait.
Pas de faveurs. Câest ce que Mme Buckman a dit Ă Rosa. Pas de faveurs.
Rosa ne devait pas ĂȘtre contente, hein ?
Oh non, non, elle respecte Mme Buckman.
Je ne crois pas quâelle lui ait... vraiment demandĂ© de lâaide.
Je ne ferais jamais de mal Ă Abby.
Je ne sais pas oĂč elle est. Cette petite me manque beaucoup.
Est-ce que vous passeriez au détecteur ?
- Au quoi ? - Au détecteur de mensonge.
Câest un test pour voir si vous dites la VĂ©ritĂ©.
Bien sĂ»r, tout ce que vous voudrez. Je le jure sur ma tĂȘte.
Danny fait passer la nounou au détecteur de mensonge.
Je trouve quâelle avait un bon mobile.
Plein de gens comme elle viennent ici, exercent trois boulots pour sâen sortir.
Ils ne volent pas des bébés.
Tu sais combien de temps il lui faudrait pour gagner ça ? Sa vie entiÚre.
On a peut-ĂȘtre affaire Ă une employĂ©e mĂ©contente.
Elle travaille 12 heures par jour, dix dollars de lâheure, Ă changer des couches.
Elle nâest pas contente, mais pas assez pour orchestrer un enlĂšvement.
TrĂšs bien. Si on parlait dela maĂźtresse ?
En voilĂ une qui nâest pas du tout contentĂ©.
Les autorités refusent de communiquer sur les suspects possibles.
Les recherches continuent. Les mĂšres qui tra Vai/lent doivent s interrogerâŠ
Mike Foley, qui a menacé Angela, est chauffeur de taxi.
Il a ramenĂ© sa Voiture au garage Ă midi aujourdâhui.
Une urgence familiale, il devait sâabsenter quelques jours.
On a vérifié appartement, famille, amis. Il a quitté la ville.
- Essaie de le retrouver. - Dâaccord.
Ils ont dû déposer la rançon, on y va.
Aucun de ceux qui Ă©taient prĂ©sents nâa de lien avec lâemplacement.
- La ruelle est sécurisée ? - Oui.
- La police a bouclé le périmÚtre. - Parfait.
Disparue depuis 11 heures
Rien, Ă part des rats et des cafards.
Au moins, tâas dela compagnie.
- Comment va Angela ? - Elle regarde un peu trop la télé.
Et Ă ce quâil paraĂźt...
quelquâun Vient dâouvrir la chasse aux mĂšres qui travaillent.
Je pense que Reggie a vraiment bénéficié du fait que je travaillais.
Mais câest un bon petit.
Quoi que tu fasses, il en tirera profit.
Je crois qu 'on a quelque chose.
Danny, dĂ©barrasseâtOi dâeux !
Vous voulez ĂȘtre encore en vie demain ?
Ne jouez pas avec mon fric, vous avez compris ?
Vous énervez pas, monsieur !
Bien joué, Serpico !
Jâai Ă©tĂ© Ă©levĂ© au Al Pacino.
F.B.l. ! Stop!
F.B.l. ! Pas un geste ! Stop!
- OĂč est-ce quâelle est ? - Ăa va, ne tirez pas!
Je ne sais rien du tout.
- OĂč est lâenfant ? - Je lâai pas enlevĂ©e.
Je nâai rien fait.
Disparue depuis 23 heures
Jâai pas enlevĂ© la petite.
Je vous jure devant Dieu que jâai rien Ă voir avec ça.
Jâai vu ça Ă la tĂ©lĂ©
et comme personne demandait de rançon, jâai eu lâidĂ©e de le faire.
- JâĂ©tais persuadĂ© que ça marcherait. - Que ça marcherait ?
Vous nâavez pas pensĂ© quâon sâen occuperait ?
Je lui ai dit de pas alerter la police.
Vous ĂȘtes sans doute le plus grand idiot que jâaie jamais vu.
Vous pensez quâon va mâinculper ?
Vous pouvez y compter, mon Vieux !
Obstruction Ă la justice et extorsion de fonds pour commencer.
Delia Rivers est ici.
Rends-moi un service et conduis-moi cet Einstein au trou, sâil te plaĂźt.
Jack, on a quelque chose.
LâopĂ©rateur a localisĂ© le signal du portable de Foley.
Il est Ă Atlantic City.
On a alerté les agents locaux, mais ce serait bien
de prendre lâhĂ©licoptĂšre.
Oui, allez-y. Je vous couvrirai.
Je pense que tu vas me bénir, Jack.
Jâai eu un coup de fil du photographe de lâĂ©cole Saint-Bernard.
Il était dans le parc, hier matin.
Il photographiait les élÚves de primaire pendant leur récréation.
- Câest Abby ? - Oui, câest bien elle.
Il lâa trouvĂ©e mignonne, alors il a pris quelques photos en plus pour son âbook".
Il les a prisĂ©s juste avant quâelle disparaisse.
Jâen ai lâimpression.
Et il tâa apportĂ© ces photos parce que la tĂ©lĂ© paie mieux que la police ?
On ne les diffusera que quand tu me donneras ton feu Vert.
Ce que je veux dire, câest que quand le moment sera venu
et si ça ne contrarie pas trop ton enquĂȘte,
-je ne serais pas contre une exclusivité. - Merci.
Atlantic City - Disparue depuis 24 heures
Merci. Foley est arrivé hier soir,
il y a un siÚge pour bébé dans la voiture.
F.B.l. !
Eh, quâest-ce que vous faites ?
Vos mains en lâair que je les vois !
OĂč est la petite ?
Approche, chĂ©rie, ce nâest rien.
Viens avec moi.
Je savais quâon me soupçonnerait dĂšs que je lâai vu Ă la tĂ©lĂ©.
Pourquoi ça ?
Je lâai insultĂ©e juste devant son tribunal,
huit jours Ă peine avant que sa fille disparaisse.
Si jâĂ©tais flic, je mâarrĂȘterais sĂ»rement.
Quâest-ce que je pouvais faire ?
Garder sa fille en otage jusquâĂ ce que Mme Buckman laisse mon frĂšre sortir ?
Elle sâen prend Ă Votre famille, vous menacez la sienne.
Câest exactement pour ça que jâai foutu le camp.
Je voulais pas passer le Weekâend au trou,
avant que vous sachiez mon innocence.
Cette histoire pouvait retomber ?
Jâemmenais ma copine Ă Atlantic City,
vous retrouviez la fillette et je rentrais chez moi avec plein de fric.
- A condition que jâaie dela chance. - Votre chance a tournĂ©.
Allez-y, habillez-vous.
VoilĂ ce que nous apprennent les photos.
Abby est à cÎté des nounous et elle leur demande à boire.
Arrive la troisiÚme nounou. Celle dont Rosa et Maria nous ont parlé.
Et les voilĂ juste devant la Voiture dâenfant.
Oui, mais avec le dos tournĂ© et câest la que le ravisseur a frappĂ©.
- Oui. - Regardez celleâlĂš.
- Câest un peu flou, mais câest... - Câest une femme.
Elle pousse une poussette, mais ça ne veut pas dire
- quâil y a un bĂ©bĂ©. - Personne nâa parlĂ© dâelle.
- Qui ça peut ĂȘtre ? - Ce serait Clarissa ?
Câest possible.
Elle a essayé de convaincre Matthew en début de semaine, mais il a refusé.
Son alibi nâest pas confirmĂ©. Il faudrait Ia convoquer.
TrĂšs bien. Je vais la chercher.
Tu vas parler à Angela de son petit écart ?
On nâa pas assez dâinformations pour risquer de dĂ©truire leur mariage.
Angela culpabilise comme une folie
parce quâelle croit que câest sa faute, Ă cause de son travail.
Pendant ce tempsâlĂ , il garde ce secret pour lui.
Si câĂ©tait toi, tu voudrais le savoir.
Dâaccord.
Mais laisseâlui au moins une chance de le lui dire luiâmĂ©mĂ©.
Vous pensez que ça pourrait ĂȘtre elle ?
Malheureusement, câest une possibilitĂ©.
Oh, mon Dieu ! Tout ça est ma faute!
Je nâirais pas jusquâĂ dire ça, mais vous devriez le dire Ă Votre femme.
Disparue depuis 26 heures
Veuillez vous asseoir.
Vous ĂȘtes vraiment pas croyables !
Quâest-ce que vous voulez de plus ?
Ăcoutez, Clarissa, hein ?
Je sais que je vous fais perdre Votre temps,
mais... jâai besoin que vous mâaidiez.
Jâessaye de bĂątir le profil de Matthew.
Je dois en savoir plus sur ses amis, son travail, ses relations avec sa femme
et tout ce que vous direz me sera trÚs précieux.
Matthew nâa jamais eu ce quâil attendait dela part de sa femme.
Je Vois.
Elle est obsédée par son travail...
et franchement un peu froide.
Elle a senti quâil commençait Ă se lasser.
Je veux pas dire quâelle a fait exprĂšs de tomber enceinte, mais...
Mais quoi ? Que sâest-il passĂ© ?
Il est honnĂȘte et trĂšs fidĂšle.
- Câest bien ça lâennui. - Pourquoi ça ?
Il a toujours Ă©tĂ© Ă©vident quâil serait prĂ©sent pour cet enfant.
Je Vois.
Alors, on a prĂ©fĂ©rĂ© se sacrifier et on sâest sĂ©parĂ©s.
Ce que je trouve triste.
Matthew et moi, on aurait été trÚs heureux tous les deux.
Oh, vraiment ?
Ce nâest pas le tableau que vous aviez dĂ©crit Ă lâagent Johnson.
Mais je suis parfois ambivalente.
Je suppose que je suis plus gĂ©nĂ©reuse aujourdâhui.
Bien sĂ»r. Je pense que câest parfaitement naturel.
Merci, Clarissa pour Votre aide... aujourdâhui.
Oh, mais je vous en prie. Je ne vois pas en quoi jâai pu vous aider.
Ăa vous ennuie de passer au dĂ©tecteur de mensonges ?
Câest juste... une formalitĂ©.
Vous savez que vous ĂȘtes vraiment Ă©cĆurant.
Ăa fait 27 heures et toujours rien.
La question demeure, estâce que le tra vail d 'Angela Buckman
comme assistante du Procureur est la raison de cet enlĂšvement ?
Allezâlui dire la VĂ©ritĂ©.
Je Viens de revoir toutes mes affaires, il y a tout depuis 1993.
ProcĂšs, probations. Toutes les personnes qui mâen veulent.
- Merci. - Et pour Foley ?
On a vérifié son taximÚtre et ses courses. Son alibi tient la route.
Vous savez, ça nâa peut-ĂȘtre rien Ă voir avec Votre travail.
Je suis déjà le symbole vivant dela carriériste
qui néglige sa famille.
Si vous commencez Ă croire Ă ces bĂȘtises, on est mal partis.
Personne ne semble se souvenir de cette inconnue dans le parc.
- Comment Clarissa a passĂ© le test ? - Elle lâa passĂ©.
- Matthew a appris la nouvelle Ă Angela ? - Il le fait en ce moment.
- Ăa fait 28 heures, Jack. - Je sais.
Nous faisons ce quâil faut, mais on est dans lâimpasse.
Je nâarrĂȘte pas de penser que la rĂ©ponse est dans le parc.
TrĂšs bien, on reprend tout. Dâaccord ?
Elles arrivent dans le parc, lâune Ă cĂŽtĂ© de lâautre.
Nous savons quâun peu avant quâAbby ne soit enlevĂ©e,
elle est allée voir Maria, la nounou de son amie, pour lui demander à boire.
Tu as assez bu de jus dâorange, ma chĂ©rie, trop de sucre, ce nâest pas bon.
Dâaccord. Alors, disons que notre mystĂ©rieuse femme...
se rapproche discrĂštement dâelles.
Elle les a surveillées, en attendant sa chance.
Deux petites filles habillées pareilles... se ressemblant beaucoup.
Elle nâa peut-ĂȘtre pas pu les diffĂ©rencier.
Elle se tient devant elles et elle est pressée d 'en finir.
Peut-ĂȘtre quâelle sâest trompĂ©e dâenfant ?
Disparue depuis 30 heures
Bon, voilĂ ce que jâai sur la fille de lâautre famille.
Le pĂšre est chirurgien, Jeffrey Stephens.
TrĂšs bons revenus, pas de problĂšmes financiers, pas de dettes.
- Et pour sa femme ? - Rien du tout.
La fiche dâĂ©tat civil de leur fille.
Née au Mount Sinai Hospital, le 19 octobre 1999.
Maureen Stephens est sa mĂšre sur le certificat de naissance,
mais lâhĂŽpital dit quâelle nây a pas Ă©tĂ© admise.
Pas le moindre dossier médical... à son nom.
Un faux extrait de naissance ? Ou une adoption illégale ?
Ou une mĂšre porteuse ?
Le nom nâapparaĂźt jamais sur lâextrait de naissance.
Tu appelles M. et Mme Stephens.
Merci de vous ĂȘtre dĂ©rangĂ©s.
Jâai quelques questions Ă vous poser sur Votre fille.
- Câest peut-ĂȘtre elle qui Ă©tait visĂ©e ? - Oui.
- Est-ce que vous lâavez adoptĂ©e ? - Non.
- Elle est nĂ©e dâune mĂšre porteuse ? - Oui. Pourquoi ?
Comment sâappelle la mĂšre ?
Zoé Heinrich.
Mais ça nâa aucun sens!
Câest Vrai, on nâa jamais eu de problĂšme avec ZoĂ©.
Vous croyez que ça pourrait ĂȘtre elle ?
Câest possible.
Toutes les télés ont parlé de cette histoire.
Elle devrait savoir quâelle sâest trompĂ©e.
Ăa nâa peut-ĂȘtre aucune importance.
Elle a un bĂ©bĂ©, et tout ce quâelle Veut, câest ĂȘtre une mĂšre.
- F.B.l. ! Jâaimerais voir ZoĂ© Henrich. - Vous nâĂȘtes pas le seul.
- Ăa ne vous ennuie pas quâon entre ? - Non.
On sâest connus il y a un an.
Vous saviez que Zoé avait été mÚre porteuse ?
Elle me lâa dit tout de suite. Elle en Ă©tait plutĂŽt fiĂšre.
Elle trouvait que câĂ©tait un acte moralement juste.
Est-ce quâelle vous a souvent parlĂ© du bĂ©bĂ© ?
Pas jusquâĂ ce quâon perde le nĂŽtre.
Zoé a fait une fausse couche, il y a trois mois environ.
- Je suppose quâelle a dĂ» malle supporter. - Moi aussi.
- Mais elle nâarrivait pas Ă sâen remettre. - Comment ça ?
On en parlait un peu quelquefois... et elle se défilait toujours.
Je la retrouvais assise toute seule... en train... de pleurer.
En rentrant un soir, je lâai trouvĂ©e inanimĂ©e par terre. Des cachets.
Je lâai conduite Ă lâhĂŽpital juste Ă temps.
Quand elle sâest rĂ©veillĂ©e, ça a Ă©tĂ© pire.
Elle disait quâelle avait commis un pĂ©chĂ© en abandonnant son premier bĂ©bĂ©.
Quâelle avait besoin que Dieu lui pardonne.
- Elle est croyante ? - Nous le sommes tous les deux.
Notre foi est notre raison de vivre.
Eric, vous avez une idĂ©e de lâendroit oĂč elle a pu aller ?
Non, elle nâa ni famille, ni argent.
Agent Fitzgerald.
Câest un 38.
Il y a eu des cambriolages dans le coin. Jâai une autorisation.
- Est-ce quâon peut le voir ? - Bien sĂ»r.
Elle lâa pris avec elle.
Jâai vĂ©rifiĂ© sa carte. Elle a passĂ© quinze jours Ă New York.
Elle surveillait les Stephens.
Elle a dépensé gros dans un magasin pour bébés
la veille de lâenlĂšvement.
- Une poussette, câest ça ? - Un siĂšge et des vĂȘtements.
Elle prĂ©voyait de bien sâoccuper dela petite.
Et y a 90 minutes, elle a acheté des chaussures pour bébé à Westfield.
- ou elle va ? - Loin de New York, ça câest sĂ»r !
Elle a sĂ»rement pris lâautoroute pour aller vers le sud.
Elle roule lentement pour ne pas se faire arrĂȘter.
Suivant la circulation, elle doit ĂȘtre entre ici et Philadelphie.
Parfait. Appelle le bureau de Pennsylvanie
pour mettre des barrages sur les ponts Walt Whitman et Ben Franklin.
Dâaccord.
Et si elle ne continue pas et dĂ©cide de sâarrĂȘter pour essayer de se cacher ?
DâaprĂšs Martin, son compagnon a dit quâils Ă©taient trĂšs croyants.
Elle sâest peut-ĂȘtre rĂ©fugiĂ©e dans une Ă©glise.
Il y a des centaines dâĂ©glises dans la rĂ©gion.
On va commencer à téléphoner.
Oui. Non. Nous cherchons une femme.
Elle a 27 ans. Elle est blonde et voyage avec une fille de trois ans.
Non, ça sâest passĂ© y a deux jours.
Oui, ùgée de trois ans. Une blonde.
Dâaccord. Merci.
Si vous apprenez quelque chose...
Merci beaucoup.
Câest trĂšs diffĂ©rent quand il sâagit dela vie des autres.
Câest normal.
Au fait, Matthew mâa parlĂ©.
Oui, je sais.
Câest pas une jolie façon dâapprendre une chose pareille.
Il y a une bonne façon ?
Je ne sais plus quoi penser. Je veux seulement revoir ma petite fille.
Oui, je comprends.
On a trouvĂ© lâĂ©glise. Aux environs de Camden.
Une femme correspondant à la description de Zoé
a débarqué avec une petite, a demandé à passer la nuit.
Elles sont dans une caravane.
Mon Dieu !
La police locale les surveille.
Ils nous attendent pour y aller.
Il faut que tu me laissés Venir avec toi.
Dâaccord. Mais comme spectatrice. Si tu refusĂ©s, tu restes ici.
- Câest compris ? - Dâaccord.
Le plan, câest dâattirer ZoĂ© dehors et dela distraire
pour quâon puisse aller rĂ©cupĂ©rer ta fille.
- Jack... - Angela, faisâmOi confiance, dâaccord ?
Comment ça va ?
DĂ©solĂ© de vous dĂ©ranger. Je crois que jâai heurtĂ© Votre voiture.
- Quoi ? - Câest la vĂŽtre lĂ -bas,
- Ie cabriolet noir ? - Oui.
Je reculais et je ne lâai pas vu.
Il y a peu de dégùts, juste un feu.
Vous devriez Venir Voir. Je vous donnerai mes coordonnées.
Non.
LaissezâmOi tranquille ! Ou je la tue!
Je vous jure devant Dieu que je le ferai !
- LaissezâmOi y aller! - Reste ici !
- LâĂ©quipe dâintervention est prĂȘtĂ©. - Les snipers sont en position.
- Elle est loin dela petite ? - Non.
Dâaccord. Bites-leur dâattendre.
- LaissezâmOi sortir! - Reste ici.
Elle rĂȘve dâĂȘtre maman. Ce nâest pas compliquĂ©.
LaisseâmOi lui parler.
Je me suis déjà assez mouillé comme ça.
Tu ne devrais mĂȘme pas ĂȘtre la. Laisse-nous faire notre boulot. Compris ?
Bon, je crois... quâon doit faire appel au mĂȘme instinct
qui a fait quâelle a kidnappĂ© la petite.
- En lui parlant en mĂšre ? - Oui.
Tu penses y arriver ?
Bon, on va te couvrir,
et si jamais ça tourne mal, tu tâĂ©loignes Vite.
ZoĂ© ! Je mâappelle Vivian Johnson. Je fais partie du F.B.l.
Quâest-ce que vous voulez ?
- Je voudrais vous parler dâAbby. - Allez-vous-en !
Zoé, je veux seulement discuter avec Vous.
Je vous jure que je vais la tuer!
Vous ne ferez jamais ça. Je sais bien que non.
Vous ne voulez pas lui faire de mai.
Ici Sierra un.
J 'ai une silhouette, si je la vois, ['ai votre feu vert ?
Non ! Ne tirez pas.
Je mâoccupe trĂšs bien dâelle.
Je nâen doute pas, ZoĂ©.
Je sais Ă quel point vous aimez cette enfant.
Jâai du mal Ă imaginer comme ça a dĂ» ĂȘtre dur pour vous de perdre un bĂ©bĂ©,
quel vide immense vous devez ressentir dans Votre vie.
Jâai un fils, ZoĂ©, il a douze ans,
et sâil lui arrivait quelque chose, je ne le supporterais pas.
Mais vous savez, il y a une autre mĂšre ici qui a perdu un enfant.
Elle sâappelle Angela. Et elle et le papa dâAbby...
ils ont aussi un grand vide dans leur vie.
Vous pouvez combler ce Vide, Zoé ! Vous le pouvez.
Je sais que vous avez peur, mais quâau fond de Votre cĆur,
vous voulez leur rendre leur petite fille.
Est-ce que vous voulez bien leur rendre Abby ?
Vous voulez bien, Zoé ?
ZoĂ©, sâil vous plaĂźt !
Tu veux qu 'on y aille ?
Non !
Est-ce que vous mâentendez ?
Ne tirez pas !
La petite est aâ l'abri.
Seigneur !
Non ! Ne faites pas ça !
- On a fait tout ce quâon pouvait. - Oui, je suppose.
Tu devrais rentrer. Je parie que ton fils a envie de te Voir.
Et toi ? Tu vas pas voir tes filles ?
En fait, câest ma femme qui a la garde des filles ce soir.
- Et demain ? - En priorité.
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