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Original subtitles

Edited at https://subtitletools.com

Vous arrivez toujours juste Ă  temps, hein ?

Le regret de quitter ce ciel ensoleillé.

J‘ai le temps d‘acheter un journal ?

Trois minutes !

Vous ĂȘtes un ange, Paula ! Merci !

!! 5 Cappel/e Patrick Kent ! Quarante-frais ans ! MariĂ©, pas d‘enfant !

Vice-prĂ©sident de N. J. Hidder, une sociĂ©tĂ© de placements ïŹnanciers !

EnregistrĂ© sur le vol qui le ram enait a‘ New York,

a reçu sa carte d‘embarquement et n ‘est/amais revenu.

Nous avons récupéré ses bagages. Ce qui a inquiété les passagers.

Disparu depuis 24 heures

Quelque chose d‘inhabituel dans son comportement ?

Non, il était en retard comme toujours !

- Mais trÚs gentil. - Alors vous le voyiez fréquemment ?

Deux fois par mois.

Et ce genre de chose ne sâ€˜Ă©tait jamais produit ?

Non.

Jack.

Excusez—moi un instant.

Ce sont les bagages qu‘il a enregistrĂ©s.

Voyage pour affaires de trois jours et deux Valises vides.

Il ne voulait peut-ĂȘtre pas rentrer Ă  New York.

Il a peut-ĂȘtre seulement voulu le faire croire.

F. B. I. : Portés disparus

Disparu depuis 39 heures 30

Alors il s‘agit de Patrick Kent,

le gendre d‘un trùs riche financier new-yorkais.

J‘attendais une demande de rançon, mais il a disparu depuis 40 heures.

Pourquoi s‘occupe-t-on de l‘affaire ?

Un homme adulte libre d‘aller oĂč bon lui chante.

En dehors de deux Valises vides, il n‘y a absolument rien de suspect.

Il se trouve que le disparu est le gendre d‘un riche financier new-yorkais.

Et quand Noah Ridder téléphone, les simples mortels obéissent !

- OĂč en est-on avec ça ? - Danny Vient d‘appeler.

Apparemment Kent a une Voiture de société sur place

avec laquelle il se rend Ă  l‘aĂ©roport. On ne l‘a pas retrouvĂ©e.

- Il est 5 heures du matin, il est matinal. - S‘il se couche.

Et le cellulaire de Kent ?

D‘aprĂšs ce relevĂ©, il a reçu un appel Ă  13 h 55,

trois minutes aprùs l‘enregistrement,

cinq minutes avant le dernier appel.

Il venait d‘une salle de confĂ©rence de ses bureaux new-yorkais.

Ce serait donc cet appel qui l‘aurait empĂȘchĂ© de prendre son avion ?

Personne Ă  son bureau n‘a admis avoir passĂ© ce coup de fil.

Je vais y aller pour essayer d‘en savoir plus.

Parfait !

Martin ! Tu t‘en vas à San Diego pour travailler avec Danny.

N‘oublie pas ta tenue de surfeur.

- Est-ce qu‘on envoie un mĂ©diateur ? - Non.

Qu‘il se dĂ©brouille seul !

A propos, ta femme a appelé. Deux fois !

Merci.

Disparu depuis 41 heures

Je ne comprends pas bien, si vous ĂȘtes la, qui s‘occupe de le rechercher ?

Nous avons deux agents sur le terrain Ă  San Diego.

Ils collaborent avec le bureau local du F. B. I.

Est-ce que Votre mari se rend souvent en Californie ?

Une fois par mois. Environ une semaine Ă  chaque fois.

Mon pĂšre lui avait fait ouvrir une succursale, il y a cinq ans.

La derniĂšre fois que vous avez vu Votre mari ?

Câ€˜Ă©tait le matin de son dĂ©part pour San Diego.

On s 'est disputés. Enfin, pas vraiment disputés.

- Le taxi est la ? - Tu es si pressé de partir ?

Il paraüt qu‘il y a beaucoup de circulation !

Je ne veux pas rater l‘avion !

Entre tes problĂšmes au bureau et tes Voyages en Californie,

c‘est comme si tu nâ€˜Ă©tais jamais la !

- Je fais du mieux que je peux, tu le sais. - J‘ai dĂ©jĂ  entendu ce mensonge.

Qu‘attends-tu de moi, Katherine ?

Je dois y aller. A bientĂŽt.

J‘ai parlĂ© Ă  papa.

Il va t‘enlever la succursale de San Diego.

Il trouve aussi que tu devrais passer plus de temps Ă  New York.

Vous appelez toujours votre pùre à l‘aide pour vos problùmes de couple ?

- Vous ĂȘtes mariĂ©s depuis quand ? - Quinze ans.

- Quand ça s‘est distendu ? - J‘en sais rien.

Je l‘ai pas marquĂ© sur un calendrier.

Comment décririez-vous Votre mari ?

Il était trÚs concentré sur son travail à la compagnie.

Il avait l‘air d‘ĂȘtre sous pression ces temps—ci.

Et comment s‘entend-il avec votre pùre ?

Bien, pourquoi ?

Problùmes de mariage et au bureau, il a pu Vouloir s‘enfuir,

et ce n‘est pas mon problùme.

Mais si c‘est ça, je voudrais savoir au moins s‘il va bien.

Pourquoi ? Il pourrait ĂȘtre en danger ?

Je ne sais pas ! Je ne sais pas quoi penser.

Se dispute avec sa femme

Disparu depuis 42 heures

Votre patron a reçu un appel de cette salle à 16 h 55, Vendredi.

Est-ce que vous savez qui a pu lui téléphoner ?

Non ! A seize heures, jâ€˜Ă©tais dĂ©jĂ  partie!

Patrick me laisse toujours partir plus tĂŽt le Vendredi.

Ça a l‘air d‘ĂȘtre un bon patron.

Oui, pas comme tous ces autres pourris.

Cupides, vantards, misogynes et sexistes.

Quelle combinaison !

Oui, enfin ! Il faut dire que l‘exemple Vient de haut.

Alors ? Comment Patrick survivait-il ici ?

Je ne suis pas sĂ»re qu‘il y parvenait.

La veille de son départ pour San Diego,

je suis Venue ici pour lui faire signer du courrier.

- Excusez-moi, je ne voulais pas Vous... - Non, ça ne fait rien.

Signez la !

Vous savez, vous travaillez trop.

Le travail, c‘est pas ça le plus dur.

Essayer de faire son devoir, c‘est ça le plus dur!

Qu‘entendait-il par faire son devoir ?

Je ne sais pas, Ă  mon avis

il devait se sentir pris au piĂšge ici !

Vous croyez qu‘il voulait s‘en aller ?

MĂȘme s‘il le voulait, ça n‘aurait pas Ă©tĂ© trĂ©s facile.

Regardez qui il a épousé.

Disparu depuis 47 heures

Fitzy, je vais te porter ton sac.

Tu as fait un bon vol?

Jack m‘a dit dâ€˜Ă©tre gentil avec toi, d‘accord ?

DrÎle de façon de me faire sentir le bienvenu !

Notre service n‘est pas fait pour quelqu‘un comme toi.

Tu es destiné à de plus grandes choses.

Je trouve que t‘en fais un peu trop.

- On va travailler ensemble ? - Je ne sais pas. Tu crois ?

Commençons par le bar.

Oui ! Bien sûr!

Il Vient tous les mois, je crois. Il a dĂ» Venir il y a deux jours.

- Il boit ? - Non.

Il prend toujours une eau minérale! Sauf la derniÚre fois !

Il est arrivĂ©, il a vait l’air effondrĂ©, il a commandĂ© un double Whisky sec.

!! laissait de bons pourboires.

Il n‘a pas dit ce qui se passait ?

Il disait pas grand-chose.

Rien d‘autre ?

Oui ! Il y avait un autre gars ce jour-lĂ  !

Qui arrĂ©tait pas de le fixer, comme s‘il Ă©tait intĂ©ressĂ© par lui.

J‘ai cru qu‘il voulait le draguer.

- Ils se sont parlés ? - Non,

mais dĂ©s que Votre type est parti, l‘autre lui a emboĂźtĂ© le pas.

De quoi il avait l‘air ?

Grand, moustachu,

mais c‘est à peu prùs tout ce dont je me souviens. Vous avez fini ?

Oui, ça va.

Des problĂšmes chez lui, au travail. Il boit, ne s‘arrĂȘte pas.

Et termine ivre mort Ă  Tijuana ?

Il devait en avoir par-dessus la téte.

Je crois surtout que son gros problùme, c‘est que quelqu‘un le suivait.

prend un Verre au bar de l‘aĂ©roport

Disparu depuis 48 heures 30

Inutile de vous dire combien nous sommes tous inquiets.

Patrick est comme un fils pour moi.

Est-ce que Patrick collabore étroitement avec vous ?

Depuis treize ans.

Il m‘a plu dĂ©s que Katherine l‘a ramenĂ© Ă la maison.

Il en avait bavé,

contrairement Ă  tous ces salĂ©s fils Ă  papa avec qui elle sortait d‘habitude.

Vous ne lui avez pas parlé, le jour de sa disparition ?

Je lui envoie toujours des e-mails, quand il est en Californie.

Je ne lui ai pas parlé depuis huit jours.

Vous ne Voyez pas du tout qui a pu l‘appeler de Votre salle de confĂ©rences ?

Non. Comme mes employĂ©s vous l‘ont dit, ça aurait pu ĂȘtre n‘importe qui.

Votre fille m‘a dit qu‘il avait l‘air un peu stressĂ© ces derniers temps.

Nous avons Ă©tĂ© menacĂ©s dâ€˜Ă©tre traduits en justice

par des actionnaires mécontents.

C'est Pa trick qui négociait a vec eux.

Vos pratiqués frauduleuses nous ont fait perdre toutes nos économies !

Nous en avons assez de nous faire dépouiller.

Je sais. Je veux vous aider.

Oui, comment ? Avec vos gros bonus, vos supers stock—options ?

Vous nous avez saignĂ©s Ă  vif. Ça va ĂȘtre Ă  vous de souffrir.

Câ€˜Ă©tait un sale boulot. Mais Patrick Ă©tait le mieux armĂ© pour ça !

Comment cela ?

Il est honnĂȘte. Les gens le croient.

Nous voudrions voir la liste de ces actionnaires.

Pourquoi ?

Vous dites qu‘il y avait beaucoup d‘actionnaires furieux

et que Votre gendre s‘est retrouvĂ© sur la ligne de feu.

Ce que vous voudrez.

Nous voudrions aussi voir ses dossiers.

Ça, je vais devoir en parler à nos avocats.

Bien sûr que oui.

Il n‘a aucune envie qu‘on enquĂȘte.

Alors qui a demandĂ© qu‘on s‘en charge ?

Quand j‘ai reçu l‘appel du patron, j‘ai cru que câ€˜Ă©tait Ridder.

Mais sa fille a plein de relations. C‘est peut-ĂȘtre elie.

Oui, mais c‘est une enfant gĂątĂ©e. Pour une chose comme ça,

elle aurait demandĂ© de l‘aide Ă  son pĂšre.

Sauf si elle sait que papa ne veut pas qu‘on le retrouve.

Un appartement loué par R et A

Ils doivent pas souvent faire le ménage.

Ces appartements de fonction sont toujours déprimants.

Un pot de moutarde. Un paquet de bicarbonate.

C‘est peu, mĂȘme pour un cĂ©libataire forcĂ©.

Le concierge dit ne pas l‘avoir vu depuis des mois.

Ce type, ou il se nourrit de cochonneries achetées dans des fast-foods, oui!...

Hé, tiens, regarde ça.

Regarde la date.

Il faut avertir Jack.

Disparu depuis 50 heures 30

Les garçons viennent d‘appeler de San Diego.

Patrick n‘est pas allĂ© Ă  son appart depuis des mois.

Aucune note d‘hĂŽtel sur ses relevĂ©s de carte de crĂ©dit.

Ce richard ne devait pas coucher dans sa voiture.

Justement. Il n‘est riche que quand il est sur la cîte Est.

A New York, il ne doit fréquenter que des magasins de grandes marques,

mais à San Diego, il va dans des fast—foods et chez des discounters.

Il a deux Vies.

Ça, c‘est intĂ©ressant, en revanche.

Mille dollars dans un magasin d‘art mĂ©nager, il y a deux semaines.

- A San Diego ? - Oui.

Pourquoi un sĂ©chĂ©-linge pour un endroit oĂč on ne va jamais ?

Trouve-nous l‘adresse de livraison.

Quand je pense que loin d‘ici, on doit sortir les parapluies.

On dirait que notre ami Patrick préfÚre les maillots de bain.

Bonjour. Désolé de vous déranger, nous sommes du F. B. I.

Vous avez déjà vu cet homme ?

Oui.

C‘est mon mari.

Appartements Sea Sprite CHAMBRES LIBRES

Qui a signalé sa disparition ?

Disparu depuis 51 heures

On a reçu un appel de son bureau.

Mais personne ne m‘a appelĂ©e.

Qu‘est-ce qui lui est arrivĂ© ? Il a des ennuis ?

On n‘en sait rien !

Tu peux retourner dans ta chambre, s‘il te plaüt ?

Depuis quand ĂȘtes—Vous mariĂ©s ?

Deux ans.

Et vous l‘avez connu...

Je desservais les tables Ă  la Baja Cantina.

Je venais à peine d‘arriver de l‘Oklahoma.

Pourquoi c‘est si important ?

Plus on en saura sur Votre mari, plus on aura de chances de le retrouver.

Qu‘est-ce qu‘il fait dans la vie ?

On ne vous a pas appelés de son travail ?

Quand l‘avez-Vous vu pour la derniùre fois ?

Câ€˜Ă©tait vendredi matin.

Il devait rester jusqu‘à lundi comme d‘habitude,

mais il a dit qu 'il de vait rentrer a‘ New York.

Ta commande de bacon est prĂȘte, petit homme.

Bien croustillant.

Je peux aller essayer mon nouveau gant ?

Pas avant d‘avoir fini ton petit—dĂ©jeuner.

Non, ça fait rien ! Je tele réchaufferai.

Tu le gĂątes trop.

Et moi.

Tu le mérites, chérie.

Pourquoi tu dois t‘en aller si vite ?

Je reviendrai plus tĂŽt que tu le crois.

Est-ce que ça va ?

Tu me dis rien ces temps—ci. Y a un problĂ©me ?

Non, tout va bien.

Je l‘ai toujours suppliĂ© de me parler de ses problĂšmes,

mais il disait qu‘il ne voulait pas que je m‘inquiùte.

Il avait deux Valises vides avec lui dans l‘avion.

Est-ce que vous savez pourquoi ?

Oui. Il a commencé à apporter ses affaires ici.

Je lui avais dit que ça ne pouvait plus durer,

qu‘il devait passer plus de temps ici, ou qu‘on devrait habiter avec lui à New York.

- Et il a accepté de déménager ici ? - Oui.

Il allait mĂȘme ouvrir un restaurant avec mon frĂ©re.

Il a dit qu‘il devait repartir à New York

pour finir certaines choses Ă  son travail

et que pour les fĂȘtes de NoĂ«l, tout serait rĂ©glĂ©.

- Il vous a dit ce qu‘il avait besoin de finir ? - Non.

Parce qu‘il ne me parlait jamais de son travail.

Mais ça devait ĂȘtre plutĂŽt sĂ©rieux,

parce qu‘aprĂšs son dĂ©part, un homme lui a apportĂ© un paquet.

Et il a dit que s‘il ne le remettait pas à Patrick, il perdrait son emploi.

Je lui ai dit que Patrick Ă©tait parti Ă  l‘aĂ©roport.

- Vous aviez déjà aperçu cet homme ? - Non.

De quoi il avait l‘air ?

La quarantaine,

une apparence assez banale.

Moustachu ?

Ça se peut. Je ne m‘en souviens pas.

- Il vous a donné son nom ? - Non.

Mais j‘ai vu sa voiture, câ€˜Ă©tait un pick-up Vert.

12 h15 : un homme mystérieux cherche Patrick

Jack veut qu‘on s‘occupe du frùre.

Qu‘a-t-il dit des deux types qui suivaient Patrick ?

Ils cherchent, du cÎté des petits actionnaires.

J‘aurais pas dĂ» parler de son boulot.

T‘en fais pas. Ça lui est passĂ© au-dessus dela tĂšte. Crois-moi.

Alors Kent voulait déménager ses affaires. Il achÚte un restaurant avec son frÚre.

Ça veut dire qu‘il allait quitter le froid pour le chaud.

Et tout Ă  coup, il laisse tomber les deux ?

Mais, tu sais, ce gars qui le suivait Ă  l‘aĂ©roport,

c‘est peut-ĂȘtre le mĂȘme qui est venu ici.

- Un actionnaire mécontent ? - Oui !

Il y en a prĂšs de Vingt mille en tout.

Imagine. Il a maintenu deux femmes dans le noir pendant si longtemps.

Je peux pas fréquenter deux femmes un mois sans finir par me trahir.

Je connais des femmes qui y arrivent.

Les femmes mentent mieux que les hommes. C‘est prouvĂ©.

Et si elle le savait et qu‘elle se soit moquĂ©e de nous ?

- Ça nous avancera Ă  quoi de le lui dire ? - Je veux voir sa rĂ©action.

Tu crois qu‘elle le sait dĂ©jĂ  ?

A un certain degrĂ©. Je veux savoir jusqu‘oĂč.

Depuis quand ?

Environ deux ans.

- Et il y a un enfant ? - Un beau—fils.

Il a toujours refusĂ© d‘avoir des enfants.

Elle sait, pour moi ?

Non.

Est-ce qu‘il est possible qu‘il ait dĂ©cidĂ© de s‘enfuir avec elle ?

C‘est difficile à dire pour l‘instant.

Est-ce qu‘il y a quelque chose dans son comportement dont vous vous souvenez,

qui pourrait expliquer ça ?

Il nâ€˜Ă©tait pas heureux, mais...

Je n‘aurais jamais imaginĂ© une chose pareille.

Qu‘est-ce que vous imaginiez ?

Je n‘en sais rien.

Pour ĂȘtre franche, je n‘avais jamais pensĂ© Ă  ça jusque—lĂš.

Qu‘en pensait Votre pùre ?

Quoi ? Mon pĂšre ?

- Il Ă©tait au courant ? - Non ! Pourquoi l‘aurait-il su ?

Mais les gens dans sa position aiment savoir ce qui se passe,

d‘autant plus quand il s‘agit de leurs employĂ©s.

Mais si mon pĂšre l‘avait su, il m‘en aurait parlĂ©.

Oui.

Qu‘en penses-tu ?

Elle cache quelque chose. Dur de dire avec tout cet alcool, mais...

Deux femmes. Deux fois plus de raisons de se prendre la tĂšte.

Oui, mais une simple visite à un avocat pouvait régler ça.

Tu penses qu‘il ne mĂ©rite pas qu‘on le retrouve ?

Je dis juste qu‘il a fui toutes ses Obligations

et qu‘il mentait à tous ceux qu‘il connaissait.

Un type dela classe moyenne qui Ă©pouse la fille d‘un riche financier,

qui se rend compte qu‘il a Vendu son Ăąme au diable et qui se retrouve piĂ©gĂ©.

Et quand l‘avez-Vous vu pour la derniùre fois ?

Je n‘ai pas vu Patrick depuis une semaine. J‘ai trop de choses à faire.

Vous en ĂȘtes bien sĂ»r ?

Ces ouvriers disent que Patrick est passé vous voir ici il y a quelques jours.

J‘ai une mauvaise mĂ©moire. DĂ©solĂ©. Je suis dĂ©bordĂ©.

Et moi, j‘ai pas de temps à perdre.

Vous allez vous asseoir et vous détendre, et répondre à nos questions.

Ça vous fera sĂ»rement beaucoup de bien.

Ils disent que vous vous étes disputés. A quel sujet ?

Non. Je voulais le mettre en garde.

Ce type est entre‘

disant ĂȘtre des services d‘hygiĂšne. Il semblait en rĂšgle.

Que t‘a-t-il demandĂ© ?

Ça avait l‘air normal, jusqu‘aux questions sur toi.

- Qu‘as-tu rĂ©pondu ? - Rien.

J‘ai dit que tâ€˜Ă©tais seulement mon associĂ© et c‘est tout.

- Il t‘a parlĂ© d‘Amalia et de Robert ? - Non, câ€˜Ă©tait pas du tout ça.

Qu‘est-ce qui t‘arrive ? Tu as des embùtements ?

Il n‘a pas voulu rĂ©pondre, alors j‘ai pas insistĂ©.

Pourquoi vous ne nous l‘avez pas dit au dĂ©but ?

Il a Ă©tĂ© super avec ma sƓur, d‘accord, et Robert.

- Et vous ? - Et moi.

Câ€˜Ă©tait quoi Votre marchĂ© ? Qu‘avait-il Ă  y gagner ?

C‘est lui qui m‘a prĂȘtĂ© le fric. Il disait qu‘il prĂ©fĂ©rait pas trop s‘en mĂȘler.

Mais ça a changĂ© aprĂšs. Il a commencĂ© Ă  s‘y intĂ©resser.

Il disait qu‘il voulait travailler ici aprĂšs son dĂ©mĂ©nagement.

La bourse ne doit pas aller trĂšs bien en ce moment.

Et cet inspecteur, de quoi il avait l‘air ?

Grand ! Moustachu ! Quarante, quarante-cinq ans !

- Vous permettez ? - Oui, allez-y.

Grand, moustachu ? On dirait le gars de l‘aĂ©roport.

- Pas un inspecteur de l‘hygiùne. - Ni un actionnaire furieux.

Non. Qui que soit ce type, c‘est plus sĂ©rieux.

Je t‘ai appelĂ©e. Je te l‘ai dit. Câ€˜Ă©tait occupĂ©.

Non.

Attends, je ne t‘ignore pas du tout. D‘accord ?

C‘est toi qui n‘as pas l‘air de Vouloir que ça s‘arrange.

Qu‘est-ce que tu fais ?

J‘essaie de dĂ©couvrir qui suivait notre prince charmant.

Tu ne devrais pas le juger comme ça. Il a l‘air vraiment pris au piùge.

Ça s‘appelle un divorce, qu‘est-ce que vous avez tous ?

Tu prends pas ça un peu trop à cƓur ?

Va voir un avocat, il te prépare des papiers,

tu signes, fais une croix sur tes regrets et c‘est tout.

Et bien sĂ»r, tu peux parler d‘expĂ©rience.

Parfait, vas-y. Fais ce que tu Veux.

Oui. J‘ai Ă©tĂ© mariĂ©e une fois. Quand j‘avais dix-huit ans.

Vraiment ?

Oui, ça a été trÚs chaud deux semaines et glacial les quatre derniers mois.

Au moins tu sais ce qu‘est l‘engagement.

Merci.

Quoi ?

J‘ai comparĂ© les listes de passagers

sur tous les vols de Kent, de JFK Ă  San Diego au cours de l‘annĂ©e Ă©coulĂ©e.

Sur les cinq derniers voyages, le mĂȘme nom revient Ă  chaque vol

à l‘aller comme au retour. Thomas Shannon.

Il fait quoi ?

Retraité des services secrets.

Ils travaillent souvent aprÚs pour des privés.

- Dans la finance ? - On va Voir.

N.J. Ridder et associés.

- Le service de sécurité. - Je vous le passe.

- La sĂ©curitĂ©. - Thomas Shannon, s‘il vous plaĂźt.

M. Shannon ne tra vai/le pas dans ce bureau,

mais je peux prendre un message.

Non, merci.

Pourquoi Noah Ridder faisait-il suivre son cher gendre ?

Pourquoi vous ne m‘avez pas dit que vous faisiez suivre Votre gendre ?

Disparu depuis 65 heures

Patrick est marié avec ma fille.

Et c‘est le vice—prĂ©sident de ma compagnie.

On ne lance des accusations aussi graves que si on a des preuves.

Alors pourquoi l‘avez-Vous fait suivre au dĂ©but ?

Des absences inexpliquées.

Des rendez-Vous avec des clients inconnus.

Nous avons pensĂ©, qu‘il valait mieux en savoir plus.

Mais il aurait reconnu vos propres employés de sécurité,

alors vous avez engagé M. Shannon.

C‘est exact.

Alors,

qu‘avez-vous trouvĂ© ?

J‘ai suivi M. Kent pendant deux mois, dans la rĂ©gion de San Diego.

Il a eu des rendez-Vous clandestins avec le mĂȘme individu.

Et qu 'en a vez-vous conclu ?

Qu‘il vendait peut-ĂȘtre nos prĂ©visions Ă  certains de mes concurrents.

Notre enquĂȘte nâ€˜Ă©tait pas terminĂ©e quand il a disparu.

M. Shannon, est-ce que vous rouliez dans un pick-up vert ?

Non.

Vous avez parlé à sa femme de San Diego aprÚs son départ

le jour oĂč il a disparu ?

Non. DĂšs qu‘il a quittĂ© sa maison, je l‘ai suivi Ă  l‘aĂ©roport.

Alors, câ€˜Ă©tait vous au bar ?

Il a bu un Whisky et y est reste‘ environ une demi-heure.

Merci.

Et oĂč est-il allĂ© aprĂšs le bar ?

Se faire enregistrer. Il est parti acheter un journal.

Pour ne pas attirer son attention, je suis monté à bord.

Je pensais qu‘il en ferait autant. C‘est la derniùre fois que je l‘ai vu.

C‘est ça.

Vous avez parlé à Katherine dela deuxiÚme femme ?

Comment dire Ă  sa fille une chose pareille ?

Comment peut-on Ia taire ?

Je voulais avoir toutes les informations, avant de lui parler de ça.

Vous avez trouvĂ© qui l‘a appelĂ© de Votre salle de confĂ©rence ?

Je regrette. Pas encore.

J‘ai la nette impression que vous ne voulez pas qu‘on retrouve Votre gendre.

Si vous portez des accusations, nous allons vous laisser.

Si vous faites Obstacle, encore une fois Ă  cette enquĂȘte, je vous prĂ©viens,

ce seront plus que des accusations que vous devrez affronter.

C‘est compris ?

Il a peur. Il croit qu‘on sait quelque chose.

Il tremblait dans ses bottes. Nous n‘avons rien sur lui.

Oui, mais ça va changer.

Viv, sers—tOi de tes contacts à la SEC,

trouve ce que tu peux sur lui.

Tu penses vraiment que Ridder essayait de faire éliminer son propre gendre ?

Ce serait pas la 1re fois qu‘un homme puissant

essaierait de se dĂ©barrasser d‘un gĂȘneur.

Si Shannon nous a dit la vérité pour ce pick-up Vert,

ça veut dire qu‘un autre le suivait aussi.

Ce qui lui donnait deux fois plus de raisons de Vouloir fuir tout ça.

Pourquoi il se serait enfui de San Diego,

dela seule chose qui fonctionnait dans sa vie ?

Non, ce n‘est pas lui.

Ça fait prùs de trois jours. Pourquoi vous ne me dites rien ?

- HĂ©, Robert, allons marcher sur la plage. - D‘accord.

On va s‘asseoir.

Votre mari, Patrick, est déjà marié avec une femme qui vit à New York.

Quoi ?

Mais de quoi est-ce que vous parlez ?

Ils sont mariés depuis quinze ans.

- A New York ? - Oui.

Mais qui c‘est ? Qui ?

Je n‘ai pas le droit de vous donner cette information,

mais il arrivait Ă  mener une double vie, une sur chaque cĂŽte.

Non, c‘est faux !

Je n‘en crois pas un mot!

Je regrette, je voudrais vous aider, mais...

J‘aimerais rester seule.

Ce gant est vraiment superbe.

Tu sais ce que tu dois faire ?

Tu dois mettre une balle Ă  l‘intĂ©rieur et bien le ficeler.

Tu le mets sous ton matelas et tu dors dessus.

C‘est pour le casser.

Patrick fait ça pour moi.

Eh bien, Patrick a l‘air de s‘y connaütre.

Il te manque, hein ?

Je faisais un truc à ton ñge quand quelqu‘un me manquait.

Quoi ?

Quand jâ€˜Ă©tais couchĂ© dans mon lit le soir, je regardais parla fenĂȘtre

et je contemplais le ciel.

Et je donnais Ă  chaque Ă©toile le nom de quelqu‘un qui me manquait.

Comme ça, quand je me sentais seul,

je levais les yeux vers le ciel et je voyais Daniella, Erica et Andrea.

Et aprĂšs je me sentais mieux.

- Comment elle l‘a pris ? - Elle ne se doutait de rien.

Et lui, ça va ?

Il attend que ce salaud revienne.

Ce n‘est pas bien, tu sais,

de Venir une semaine par mois,

de laisser ce gamin l‘aimer et aprùs de l‘abandonner.

Nous ignorons s‘il a abandonnĂ© quelqu‘un.

Il savait que ça ne pouvait pas durer.

Il y a des tas de pĂšres soi-disant parfaits

qui ne font pas attention Ă  leurs enfants.

Tu sais ce qui est le plus grave ?

C‘est qu‘il va dĂ©couvrir que Patrick lui a menti.

Ça lui fera quoi, à ton avis ?

Nous avons contacté Ia SEC car nous pensons que cette action en justice

a peut-ĂȘtre Ă  voir avec la disparition de Patrick Kent.

Disparu depuis 68 heures 30

Ces actionnaires sont peut-ĂȘtre Ă  bout,

mais si Ridder savait ce que Kent préparait Vraiment,

il l‘aurait mal pris.

- Pourquoi ça ? - Patrick Kent est venu nous trouver.

Il pensait que R et A avait contrevenu aux rĂšglements.

Alors en fait, câ€˜Ă©tait un mouchard.

Il faisait tout pour. J‘en ai parlĂ© avec lui dans un restaurant de San Diego,

Le Buoy.

Vous obtiendrez l‘immunitĂ© en Ă©change de Votre tĂ©moignage.

Et aucun innocent ne sera poursuivi ?

Absolument.

Qu‘avez-vous pour moi ?

Ce n‘est que le dĂ©but, le reste viendra plus tard.

C‘est bon. C‘est trùs bon.

TrĂšs bien. Deux choses.

D‘abord, les suites pour Vous. Sachez que ce ne sera pas facile.

La vie que vous Vivez depuis des années ne sera plus la vÎtre,

vous perdrez argent, amis, peut-ĂȘtre plus. C‘est bien clair ?

Et la deuxiĂšme ?

Pourquoi vous faites ça ?

Parce que c‘est plus facile.

Plus facile que quoi ?

Que de se réveiller le matin en sachant que la journée ne sera que mensonges.

Il était différent.

La plupart de ces gens, on doit les menacer de prison ou de fortes amendes.

Mais il est venu tout seul.

En fait, sans lui, nous n‘avions pas de dossier.

Il était supposé me retrouver le lendemain de sa disparition

pour me donner le reste des documents.

C‘est probablement pour ça qu‘il revenait plus tît ici.

Je peux voir ce que vous avez ?

Il y a une chose curieuse qu‘on Vient de dĂ©couvrir.

Ridder sâ€˜Ă©tait arrangĂ© pour que son gendre paie en cas de poursuites.

Alors, c‘est pour ça qu‘il voulait moucharder, pour se venger ?

Non, Patrick ne l‘a jamais su.

Il devait juste Vouloir faire son devoir.

Patrick rencontre un représentant dela SEC

Il voulait les dĂ©noncer. Câ€˜Ă©tait un excellent mobile pour Noah Ridder.

- Qu‘en penses—tu, Viv ? - Va interroger Shannon.

Il ne dira rien, mais je pense que Katherine parlera. Ecoutez ça.

C‘est un message sur le portable de Patrick. Lâ€˜Ă©pouse numĂ©ro un.

- De la salle de conférence ? - Non,

ça été laissé deux jours aprÚs que Patrick ait disparu.

Pa trick, je suis vraiment désespérée. Je m 'en veux tellement pour tout ça.

Elle avait sûrement bu.

La façon dont il me l’a dit, cette ordure, qui me convoque comme une employĂ©e.

Shannon ?

J 'aurais dû choisir ton camp. Je le hais, je le déteste tellement.

Son pĂšre.

Je t'aurais pardonnĂ© si tu me l’a vais dit.

Si seulement tu me l’a vais dit.

- Depuis le début, elle nous a menti. - Sans doute pour protéger son pÚre.

Mais pourquoi ?

Disparu depuis 72 heures

Vous n‘ĂȘtes qu‘une menteuse.

Vous nous mentez depuis le début.

Vous avez menti pour sa seconde femme Ă  San Diego.

Vous mentez pour ses mouchardages et vous continuez de mentir.

- Mais non. - Je suis sûr que si.

Si vous voulez qu‘on retrouve Votre mari, vous devez nous aider un peu.

Il faut nous dire tout ce que vous savez.

Patrick est venu me parler, il y a quelques mois de ça.

Il pensait qu‘il y avait eu des fraudes dans la compagnie

et que mon pÚre était derriÚre tout ça.

Je lui ai demandé de laisser tomber, mais il a refusé.

Alors vous l‘avez dit à Votre pùre ?

Je croyais qu‘ils allaient rĂ©gler ça.

Vous saviez que Votre pĂšre le faisait suivre ?

Pas jusqu‘à ce jour—là,

quand il...

il m‘a convoquĂ©e Ă  son bureau et a appelĂ© cet homme,

Shannon au téléphone, en mettant le haut-parleur.

Et il m‘a expliquĂ© tout ce qu‘il savait.

C‘est vous qui avez appelĂ© Patrick dela salle de confĂ©rence

le jour de sa disparition. C‘est ça ?

Jâ€˜Ă©tais dĂ©sespĂ©rĂ©e.

Je suis au courant de tout. Je sais pour ta pute californienne.

Katherine, calmé-toi.

“Calme-toi" ?

Tu n‘arrĂȘtes pas de me mentir depuis deux ans.

Tous les jours. Comment tu as pu nous faire ça à moi et à mon pÚre ?

Si tu le laissais un peu en dehors de ça, pour une fois ?

Il t‘a donnĂ© absolument tout ce que tu as.

ExceptĂ© toi. Je ne t‘ai jamais eue.

Je suis vraiment désolé, Katherine. Je ne voulais pas que ça se termine ainsi.

Et maintenant, vous avez peur que Votre pùre l‘ait fait tuer.

Je ne sais pas.

Je voulais seulement une autre chance.

Ne t‘approche pas de moi.

Katherine ? Ne les écoute surtout pas.

Ecoutez-moi, espĂšce de petite ordure,

Votre propre fille pense que vous ĂȘtes mĂȘlĂ© Ă  la disparition de Votre gendre.

- OĂč est Patrick ? - Katherine, tu Viens avec moi.

Je vous en supplie, faites-Ie sortir.

Elle ne veut plus avoir de contact avec Vous.

Reçoit un appel de sa femme Ă  l‘aĂ©roport

- Ridder dit la VĂ©ritĂ©. - Tu n‘as pas l‘air surpris.

Il n‘a pas tuĂ©, mais il le voulait le faire.

Alors il a parlé à sa fille de sa seconde femme. Il la préparait.

Mais elle l‘a appelĂ© et Kent est parti de l‘aĂ©roport.

Oui, mais pourquoi il ne s‘est pas prĂ©cipitĂ© chez sa seconde femme ?

Hé, écoutez ça.

Cette action collective en justice. Il y a 37 plaignants qui vivent Ă  San Diego.

Mais il n‘y en a qu‘un qui ait un pick-up Vert.

Le deuxiĂšme type,

celui qui cherchait Kent justement le jour oĂč il a disparu,

la seconde femme de San Diego a dit qu‘il roulait dans un pick-up Vert.

Arlin Tompkins ? F. B. |.

J‘ai tout perdu,

toutes mes économies parla faute de ces escrocs.

Pas si vite !

Comment vous avez connu Patrick Kent ?

A une assemblĂ©e d‘actionnaires Ă  New York.

On était plusieurs à Vouloir intenter un recours collectif.

- Et vous avez voulu le tuer ? - Non.

Il était différent des autres cadres de Ridder.

Il a dit qu‘il allait m‘aider.

Pourquoi aller chez lui le jour oĂč il a disparu ?

Je n‘avais pas eu de nouvelles de lui depuis des semaines. Jâ€˜Ă©tais trĂšs Ă©nervĂ©.

Cette femme m‘a dit qu‘il Ă©tait parti Ă  l‘aĂ©roport.

Mais quand j‘y suis entrĂ©, il en sortait justement.

Est-ce qu‘il y a des progrùs dans mon affaire ?

Je vous rappelle, je suis trÚs pressé.

- Vous l‘avez dĂ©jĂ  dit. - LĂąchez-moi.

Vous disiez que vous alliez m‘aider.

Et c‘est tout ? Vous l‘avez regardĂ© partir ?

Non. Jâ€˜Ă©tais Ă  bout de nerfs.

J‘ai repris ma Voiture et je l‘ai suivi quand il est reparti.

J‘ai essayĂ© de l‘obliger Ă  se garer.

On a commencé à rouler trÚs Vite. Il accélérait encore.

Nous avons, nous sommes arrivés sur un pont...

j‘ai freinĂ©.

Mais lui, il allait trop Vite.

Il n‘a pas eu le temps de redresser.

Et?

Il a dĂ©rapĂ©, il a fait un tonneau et il est tombĂ© Ă  l‘eau.

Je n‘aurais rien pu faire.

Sa voiture, elle a coulé directement à pic.

Vous avez entendu parler des services de secours ?

Je... j‘avais un peu bu.

Personne ne m‘aurait cru !

Je me suis affolé. Et je suis parti.

Câ€˜Ă©tait le seul qui mâ€˜Ă©coutait. Le seul qui pensait un peu Ă  nous.

TrĂšs bien. Maintenant, allons voir ce pont.

Mon Dieu, non !

Laissez-Ia passer.

Ils l‘ont retrouvĂ© ?

Les plongeurs Ie recherchent.

C‘est bien sa voiture.

Tu crois qu‘elle lui dira la vĂ©ritĂ© ?

J‘en sais rien.

Tu crois qu‘elle devrait ?

Je pense que le petit n‘a pas besoin de savoir.

Un avion n‘est pas censĂ© ĂȘtre dans le ciel. Ce n‘est pas naturel.

Pas plus que cette hîtesse de l‘air. Et elle ne t‘a pas fait peur.

Ça alors, ce sont nos petits bronzĂ©s.

Ne commence pas.

- OĂč est Jack ? - Dans son bureau.

J‘ai reçu un coup de fil de cet inspecteur dela SEC.

Il a reçu un paquet ce matin que Patrick Kent

lui a expĂ©diĂ© de l‘aĂ©roport le jour oĂč il a disparu.

- Suffisant pour envoyer Ridder en prison ? - Pour longtemps.

Comment ça a été avec M. Fitzgerald ?

Bien, il aurait besoin d‘ĂȘtre un peu dĂ©grossi, mais il a un bon fond.

Je voudrais que tu me signĂ©s ça, s‘il te plaĂźt.

Les plongeurs ne l‘ont pas retrouvĂ© ?

Toujours pas. Ils ont l‘air persuadĂ©s que le courant l‘a emportĂ©.

Câ€˜Ă©tait pas un idiot, ce Patrick Kent !

Il a pu mener une double vie pendant deux ans sans jamais se faire prendre.

Quelque chose me dit qu‘il avait un plan de secours au cas oĂč ça aurait mal tournĂ©.

Tu trouves, toi aussi ?

Comment s‘appelle le tĂ©moin qui a vu Patrick tomber du pont ?

Tompkins. Arlin Tompkins.

Tompkins, oui.

Patrick Ă©tait la seule personne qui essayait de l‘aider.

Tompkins s‘est peut-ĂȘtre dit qu‘il lui devait bien un service.

Et prendre un savon pour avoir quittĂ© les lieux d‘un accident

n‘est pas la façon la plus dure de rembourser ses dettes.

Oui, c‘est pas bĂȘte. Si, bien sĂ»r, c‘est bien ce qui s‘est passĂ©.

Alors tu ne serais pas choqué si Amalia et Robert déménageaient dans six mois ?

Non.

Mais encore une fois, c‘est probablement le courant.

Probablement.

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