All language subtitles for Without a Trace - 1x04 - Between the Cracks_track3_fre-fr

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Original subtitles

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Eve ? Je balance cette salade de thon ! Elle commence Ă  sentir mauvais.

Et un gars doit passer pour la fuite cet aprĂšs-midi,

Mme Prosha sera probablement avec lui, alors tu ferais mieux de ranger un peu.

Et tu veux bien nourrir ton foutu chat ?

Eve Cleary. Dix-neuf ans. Aspirant mannequin.

8 HEURES PLUS TARD

On n‘a pas retrouvĂ© sa famille.

- Qui a appelé ? - Sa coloc.

Tracy Golden. Étudie pour devenir assistante sociale.

- Elle sait quelque chose ? - Pratiquement rien.

Marre du Queens ? VoilĂ  ce que tu as en Ville pour 1 800 $.

Ils ne sont pas tous dans cet état.

C‘est Vrai. Souvent, la baignoire est dans la cuisine.

Elle a fait sa Valise. Elle devait partir.

Ou revenir.

Non, ses affaires sont propres et pliées. Elle fichait le camp.

Eve Cleary en Jennifer Lopez. Eve Cleary en Britney.

Qui est-ce que nous devons rechercher ?

Pas de photos personnelles, de sa famille ou de ses proches.

"Le club Argon."

Elle a l‘air d‘aimer faire la fĂȘte.

On dirait mon placard quand jâ€˜Ă©tais encore au lycĂ©e.

- Ça ne te rappelle rien ? - J‘aimerais bien.

À Sainte Agatha, câ€˜Ă©tait trĂšs strict.

Si tu portais une jupe au-dessus du genou, ils te renvoyaient Ă  la maison.

Je parie que t‘avais pas ce genre de chose dans ta penderie.

Bien sĂ»r que si. Juste une. Pour lâ€˜Ă©glise, pour faire plaisir Ă  maman.

Je pense que cette fille doit faire la grasse matinée le dimanche matin.

Pas de téléphone fixe, juste un portable.

- Oui, c‘est bizarre qu‘elle soit partie sans. - Oui.

- Depuis quand vous cohabitiez ? - Environ six mois.

J‘ai mis une annonce dans le journal, bien sĂ»r, 8 000 barges ont dĂ©barquĂ©.

Eve était de loin la plus normale.

- Et comment ça fonctionnait ? - Je la vois à peine.

Je bosse à la bibliothùque jusqu‘à dix heures.

AprĂ©s quand je rentre Ă  l‘appart, elle est dĂ©jĂ  en boĂźte.

Et je pars en cours avant qu‘elle se rĂ©veille.

- Quand l‘avez-Vous vue en dernier ? - Je suis pas sĂ»re.

Ça doit bien faire une bonne semaine.

Câ€˜Ă©tait au milieu dela nuit, j‘ai entendu quelqu‘un dans la cuisine.

Elle faisait plein de bruit comme d'habitude.

C'est tout a' fait Eve.

Des spaghettis en boĂźte Ă  trois heures du matin.

Une feuille de paye. Une place de vendeuse de cosmétiques.

D‘il y a quinze jours, 450 $ par semaine. On dirait un travail alimentaire.

Oui, Eve veut devenir mannequin. C‘est tout ce que je sais.

Vous vous voyiez peu. Pourquoi nous avoir appelés ?

- Rensy ! - Qui est Rensy ?

Elle est dingue de ce chat. Il miaulait sans arrĂȘt,

et ce matin, j‘ai compris qu‘il Ă©tait Ă  bout de forces.

Il avait pas mangé depuis des jours...

Merci.

J‘ai pensĂ© qu‘il valait mieux prĂ©venir quelqu‘un.

Si vous pouviez juste me donner quelques précisions...

Les multiples Visages de la jeune Eve.

On ne sait pas Ă  quoi elle ressemble, oĂč elle est,

et on ne sait quand elle a disparu.

Ce sera sûrement facile.

14 : 30 - PORTÉE DISPARUE

F. B. I. : Portés disparus

Samantha, tu as quelque chose ?

Aucun cadavre sans nom dans les morgues et hĂŽpitaux.

- Sa coloc ? - Elle est "clean".

Ces locataires se rappellent à peine d‘Eve.

Il nous faut un point de départ.

Ça n‘ira que si on sait quand elle s‘est volatilisĂ©e.

Jack, j‘ai trouvĂ© quelque chose.

Les appels émis de son portable ont cessé dans la soirée de jeudi.

Appels entrant toute la semaine.

Ils sont courts, je suppose que ce sont des messages.

Si elle a passé ces appels, elle était encore en vie jeudi.

Il y a huit jours.

Cartes de crédit ?

On lui a annulé sa carte il y a un mois.

8,50 $ sur son compte. Pas dâ€˜Ă©conomies. Inconnue au fichier des permis.

Elle doit payer son loyer dans une semaine.

900 $, c‘est pas rien. Peut-ĂȘtre qu‘elle s‘est sauvĂ©e.

En laissant sa valise dĂ©jĂ  prĂȘte ?

Non ! Elle ne serait pas partie sans son chat.

Danny, quel a Ă©tĂ© le dernier appel reçu qui n‘a pas Ă©tĂ© dĂ©routĂ© sur sa boĂźte vocale ?

Un appel de 9 mn vendredi matin de l‘agence de mannequins Servo.

- Je vais aller les Voir. - D‘accord.

Si elle a disparu depuis une semaine, que font donc ses amis,

sa famille, ses collùgues ? Personne ne s‘en est aperçu ?

Il faut donc reconstituer son emploi du temps.

Samantha, trouve—moi le contenu de ces messages.

Martin, occupe—tOi de cette feuille de paye.

Viv, cherche dans ses dĂ©penses courantes. Ça peut ĂȘtre intĂ©ressant.

J‘ai vu Chet Collins. Il est dans ton bureau. Tu auras peut-ĂȘtre besoin de ça.

Oui, il a appelĂ©. Il a dit qu‘il voulait me parler.

- On a quelque chose pour lui ? - Rien de nouveau.

- Je voudrais bien. - Oui, je sais.

Qui est Chet Collins ?

Chet Collins est un entrepreneur de Rockaway qui n‘aimait rien plus

que d‘emmener ses enfants camper dans les Catskills chaque Ă©tĂ©.

Lors d‘une de ces expĂ©ditions, son fils Sean a disparu de sa tente en pleine nuit.

Une fugue, un enlĂšvement. Personne ne sait. Et c‘est arrivĂ© il y a cinq ans.

Jack est resté en contact avec lui ?

Nous avons tous notre Chet Collins. Tu en auras un aussi.

Et c‘est pratiquement tout. Helen et moi, on en discute Ă  intervalles rĂ©guliers.

Je crois que je devrais prendre un avocat.

Mais ce n‘est pas comme si on avait vraiment quelque chose à y gagner.

Kelly est en quatriĂšme,

elle fait encore des cauchemars, mais on a trouvé un psy qui se charge de ça.

Si on parlait de Vous, Jack ? Comment va la famille ?

Ça peut aller.

C‘est vrai qu‘avec ce boulot, ça doit ĂȘtre difficile.

DĂ©solĂ© de vous demander ça, mais j‘ai besoin d‘un service.

Ce ne sont pas des services.

Tant que Sean ne sera pas la, on s‘occupe de l‘affaire.

J‘ai reçu un appel d‘un certain Trevor Haines.

Et il est en prison en ce moment, dans la prison de Lewisburg.

Il m‘a dit qu‘il avait partagĂ© sa cellule avec un dĂ©tenu qui lui a parlĂ© de Sean.

Il a dit qu‘il voulait m‘aider, mais il a parlĂ© d‘une espĂšce de paiement.

- Chet, je ne sais pas si c‘est... - Oui, je sais. J‘y ai pensĂ© aussi.

C‘est juste que ce Haines,

il connaissait tous les détails.

Ce que Sean portait.

Il savait mĂȘme pour sa petite mĂ©daille en argent.

Il veut sûrement vous escroquer.

J‘ai besoin de Votre aide.

Si j‘en savais plus sur ce Haines

et sur celui qui était dans sa cellule.

- Si vous connaissiez quelqu‘un... - Bien sĂ»r, je vais passer des coups de fil.

- Trevor Haines, c‘est ça ? - Oui, merci, Jack, merci.

Bonjour, Monsieur Collins.

- Agent Johnson, comment allez-Vous ? - Bien, merci.

Excuse-moi, j‘ai appris quelque chose sur Eve Cleary.

Si vous voulez bien m‘excuser. DĂ©solĂ©, Chet.

Je comprends, c‘est normal.

- Jack, merci pour tout. - De rien.

Qu‘est-ce que tu as ?

Pas grand—chose sur son compte, mais elle a apportĂ© sa contribution

Ă la soupe populaire d‘une Ă©glise, prĂ©s de Tompkins Square.

Il se peut que Sam ait eu raison pour cette robe qui était dans sa penderie.

D‘accord, va voir ça.

Eve travaille ici depuis trois mois.

Elle a dĂ©butĂ© aux parfums pour hommes et je l‘ai dĂ©placĂ©e aux produits de bains.

Quel genre d‘employĂ©e c‘est ?

Gentille, courtoise. Elle est toujours à l‘heure, si c‘est à ça que vous pensez.

La date de sa derniĂšre Venue ?

Vendredi dernier. La derniùre fois que je l‘ai vue.

Elle a un chùque qui l‘attend.

Et elle ne vous a pas paru tracassée ou distraite ?

Pas plus que d‘habitude. Quand on est debout pendant six heures

et que tous les mecs vous draguent tout en prétendant avoir des copines,

VOUS en avez un peu assez.

Je ne savais pas que câ€˜Ă©tait aussi Ă©vident.

TrĂ©s bien, avec ceux qui la draguaient, il n‘y a jamais eu de problĂšmes ?

Il y en a bien eu un.

Ça me semblait pas important.

Mais il Ă©tait assez persĂ©vĂ©rant. J 'ai ïŹni par en voyer quelqu'un pour le calmer.

Comme vous aviez son chĂšque, je me demande

pourquoi n‘avoir pas signalĂ© son absence ?

J‘ai 50 vendeuses par Ă©quipe, et trois Ă©quipes par jour.

Environ 20 filles démissionnent chaque semaine.

Si vous voulez Voir, j‘ai un tiroir rempli de chĂšques non rĂ©clamĂ©s,

d‘oĂč ma difficultĂ© Ă  m‘inquiĂ©ter pour si peu.

14 : 30 - UN HOMME DANS UN GRAND MAGASIN

AGENCE DE MANNEQUINS SERVO - 11 : 15

Le type du F. B. I., entrez.

Goran Davitz.

Oui, Eve Cleary.

Une gentille fille.

Elle a débarqué il y a quatre mois environ. Jolie.

Je l‘ai envoyĂ©e Ă  des castings. On a dĂ» l‘engager pour des photos.

Quand l‘avez-Vous eue pour la derniùre fois ?

Je me rappelle pas. Il y a quelques semaines.

C‘est curieux, d‘aprĂšs ses relevĂ©s, vous l‘avez appelĂ©e vendredi dernier.

Ma secrétaire lui a probablement confirmé un casting.

- Vous la Voyez souvent ? - Toutes les deux semaines.

Et je la rencontre aussi en boĂźte parfois.

- Au club Argon ? - Parfois. Pourquoi ?

- Vous y ĂȘtes allĂ© le Week—end dernier ? - Oui.

- Vous avez dĂ» l‘y Voir, non ? - Oui. Je lui ai fait une fleur.

- Salut, Goran. - Comment ça va ?

Ces deux—lù.

- Je peux voir vos papiers ? - Sois gentil, Musef.

Maintenant.

- Les filles. - Merci.

Vous ĂȘtes toujours aussi serviable ?

Elle est sympa. C‘est impossible d‘entrer dans ces boütes.

J‘aide les gens que je connais à entrer.

- Comment vous y entrez ? - Je n‘en sais rien.

Ma téte doit leur plaire, je suppose.

Alors vous étiez ensemble vendredi soir ?

Non, je ne sors pas avec mes filles.

C‘est une de vos expressions, je crois. “On ne couche pas dans son travail."

- Ou un truc comme ça. - Un truc comme ça.

Qu‘est-ce que tu as ?

Les messages sur le portable d‘Eve la semaine derniùre.

He‘, Eve, quai de neuf? C'est Max. Tu a Vais raison, c'Ă©tait un remix. Happe/le-m ai.

Chérie, c'est moi, Sandra.

J 'espe‘re que tu peux venir jeudi. PrĂ©viens-mai. A plus.

Eve, c'est Riley. J 'ai adare‘ tes battes.

Tu les a eues dans cette boutique de Varick ? Peu importe. Appelle—m oi.

Il y en a 25 autres tout aussi superficiels.

Sauf ceux d‘une Rina. Sans nom de famille. A appelĂ© trois fois.

Et voilĂ  la derniĂšre fois.

Eve, s'il te plaĂźt, rĂ©ponds, c'est moi. Mais oĂč est-ce que tu es ?

- Elle a l‘air inquiĂ©tĂ©, tu trouves pas ? - Reste Ă  savoir pourquoi.

Parce qu‘Eve a des problùmes ou parce qu‘elle la rappelle pas ?

Nous n‘avons pas grand—chose d‘autre.

Danny et moi, nous allons aller au club Argon,

voir si on trouve Rina, et si elle y a d‘autres amies.

Parfait. Allez-y.

Eve. Je la connais.

Elle Vient toujours assez tard les vendredi et samedi.

Et sa copine, une fille dénommée Rina ?

Elles sont toujours ensemble. Je la connais.

Elles étaient la vendredi dernier ?

Vous ĂȘtes du F. B. I., c‘est vrai ?

- Vendredi dernier ? - Oui, elles étaient la.

- Quand sont—elles parties ? - Elles Ă©taient encore la vers deux heures.

Vous n‘avez rien vu d‘inhabituel ? Rien du tout...

Non. Elles rigolaient bien.

- Deux cosmopolitains, Tommy. - Mets-en quatre.

- C‘est elle qui paie. - Ça a l‘air d‘aller.

- Ça marche pour vous ? - Aprùs ce soir, ça ne fait aucun doute.

Qu‘est-ce qu‘elle voulait dire ?

Elles devaient rencontrer un producteur,

qui allait les rendre célÚbres.

Comment s‘appelle-t-il ?

Ces conneries, je les Ă©coute que d‘une oreille.

- Vous connaissez Goran Davitz ? - C‘est un vrai salaud.

Il est la tous les week—ends. Il va plutît dans la partie V. I. P.

- Il était la vendredi dernier ? - Oui, je crois.

- Eve fait partie des personnalitĂ©s ? - Ça mâ€˜Ă©tonnerait.

Avec Rina, elles se demandaient comment ĂȘtre sur la liste.

- Comment on figure sur cette liste ? - Vous savez quoi ?

Vous n‘avez qu‘à passer ce soir. La plupart seront prĂ©sents,

et vous verrez Vous—mĂȘme comment ça marche ici.

Merci.

FAIT LA FETE AU CLUB ARGON

Ne reconnaissez-Vous pas le nom d‘un donateur ?

CENTRE SOCIAL STE BRIGITTE - 17 : 35

Pour les petits donateurs, oui. Plein de personnes nous aident.

Et d‘aprĂšs ce que vous savez, aucune Eve Cleary n‘a fait de bĂ©nĂ©volat ici ?

Pas que je m‘en souvienne, mais elle a pu en faire.

Je ne Viens pas le soir en pĂ©riodes d‘examen.

- Vous ĂȘtes Ă©tudiant ? - Oui, en troisiĂšme cycle Ă  Columbia.

Si vous vous rappelez quelque chose, ou si vous la voyez, appelez...

Attendez !

Elle ressemble beaucoup à quelqu‘un qui venait nous aider,

mais elle s‘appelait Becky. Et elle nâ€˜Ă©tait pas habillĂ©e comme ça,

on dirait une autre, mais je suis assez sĂ»r que c‘est elle.

- Vous vous rappelez son nom de famille ? - Non.

On s‘est connus Ă  lâ€˜Ă©glise. J‘ai parlĂ© dela soupe populaire.

Et elle est venue une fois par semaine pour nous aider.

Et il y a six mois, il y a eu des semaines ou elle n 'est pas Venue.

AprÚs, elle a cessé de venir.

- Quand a-t-elle disparu ? - On ne le sait pas encore.

On a un certain mal Ă  trouver des personnes la connaissant assez bien.

Je ne peux pas vous aider. On se parlait quelquefois,

on se racontait nos emménagements à New York, tout ça.

Savez-Vous d‘oĂč elle Vient ? Elle vous a parlĂ© de sa famille ?

Pas Vraiment. Elle ne parlait presque jamais de son passé.

Trùs bien. Je Viens d‘avoir sa banque pour sa carte bancaire.

Viv a dit qu‘elle Ă©tait plus valable, hein ?

Quelqu‘un a essayĂ© d‘acheter avec elle

pour mille dollars de matériel Hi-Fi dans le sud du Bronx.

Câ€˜Ă©tait vers 9 h 30 du matin samedi dernier.

A mon avis, ce nâ€˜Ă©tait pas Eve.

Elle se trouvait encore au club, en principe, Ă  2 h du matin.

Alors ce qui est arrivé à Eve Cleary

a dĂ» se passer entre 2 h et 9 h 30 samedi matin.

Elle a disparu il y a six jours.

ELLE DISPARAÎT

02 : 30 - 09 : 30 - SAMEDI

Ça a Ă©tĂ© pris par les camĂ©ras de surveillance

du grand magasin. Il y en a une vingtaine.

Ça a Ă©tĂ© filmĂ© jeudi dernier.

Maintenant, Vendredi.

Le mĂȘme type.

Elle aime faire la fĂȘte, hein ?

Elle rencontre ce type en boĂźte, il la harcĂšle Ă  son travail,

et plus tard ce soir—là, ça tourne au Vinaigre.

Ça n‘explique pas la valise Ă  moitiĂ© faite.

Ou bien, elle a compris qu‘il est dangereux, elle veut s‘enfuir,

mais il l‘enlùve avant.

Si elle voulait s‘enfuir, pourquoi elle serait sortie ce soir-là ?

Le barman a dit qu‘elle Ă©tait impatiente de voir ce mystĂ©rieux producteur.

Moi, je mise sur Goran Davitz, le type de l‘agence.

A : il fréquente justement cette boßte de Brooklyn.

B : je sais que la police l‘a à l‘Ɠil.

- Et C : tu ne l‘aimes pas. - J‘allais en Venir au C.

Bon, mais pourquoi un de ces deux types atterrirait dans le Bronx

pour acheter une chaßne stéréo avec sa carte.

Ça ne colle pas du tout.

Et l‘histoire de l‘arbre qui tombe et qu‘on n‘entend pas, hein ?

Je suis pas sûre de bien voir le rapport.

C‘est Eve Cleary, le rapport,

elle a disparu depuis une semaine et personne ne s‘en soucie.

Comment tu expliques qu‘elle se soit servie du prĂ©nom de Becky Ă  lâ€˜Ă©glise ?

Un faux nom. Elle essayait peut-ĂȘtre de se cacher.

J‘ai rĂ©flĂ©chi. Une Ă©glise est le seul endroit oĂč tu utiliserais ton vrai nom.

Elle a peut-ĂȘtre une famille qui la recherche sous le nom de Becky.

J‘ai demandĂ© Ă la sĂ©curitĂ© sociale de vĂ©rifier si Eve Cleary ne serait pas

un nom légalement modifié.

Bien.

Sam Fredericks de l‘administration pĂ©nitentiaire a appelĂ©.

Il dit qu‘il doit s‘absenter quelques jours,

mais qu‘il t‘aura ton information aussitît que possible.

C‘est pour l‘histoire de Chet Collins, c‘est ça ?

Oui. Chet m‘a demandĂ© de vĂ©rifier certaines choses.

- Permission de parler franchement ? - Permission accordée.

Chaque fois que Chet Collins rapplique ici avec un de ses soi-disant indices...

J‘accepte de le vĂ©rifier et l‘empĂȘche de pouvoir faire son deuil, je sais.

- Je veux dire... - Quoi ?

- Qu‘on devrait laisser tomber ? - Qu‘on devrait faire le maximum.

C‘est Vrai, aprĂšs tout, regardĂ©-lĂš.

Chaque fois qu‘il vient, il a l‘air d‘avoir encore vieilli de cinq ans.

Je sais.

Fredericks t‘a laissĂ© un numĂ©ro ?

TrĂšs joli.

- Vous avez vu Rina ? - Oui, c‘est elle là-bas.

Tu te chargĂ©s d‘elle. Je vais Ă  lâ€˜Ă©tage des personnalitĂ©s.

-ParoĂčonyva? - Oui. Vous montez par la, au fond.

- Rina ? - Oui ?

Je travaille au F. B. |. Je veux vous poser des questions à propos d‘Eve Cleary.

On s‘est connues à une audition.

Il faisait beau ce jour—là, et 800 filles faisaient la queue

alors au bout de trois heures, on est parties.

On est allĂ©es sur les quais de Chelsea jusqu‘au soir.

C‘est tout à fait son style.

Elle a pas dit d‘oĂč elle venait ? Et sa famille ?

Pas Vraiment. Du Midwest, je crois.

Vous étiez ici avec Eve, vendredi ?

Oui, on était la.

Est-ce qu‘elle vous a paru bouleversĂ©e ou dĂ©primĂ©e ?

- Non. - Il n‘y a rien eu d‘inhabituel ?

Enfin, il y a bien eu une chose.

Je sais pas si c‘est important,

mais il y avait un garçon qui la harcelait.

Bien sĂ»r, ça n‘avait rien dâ€˜Ă©tonnant,

mais je me souviens qu‘il paraissait sĂ©rieux.

- Laisse—mOi tranquille! - Partons d‘ici !

- Viens ! - Ça suffit. Lñche—moi !

- Qui c‘est ? - Personne. Juste un type.

- Vous l‘avez revu plus tard ? - Non, il s‘est tirĂ©.

- Et qu‘a fait Eve ? - On s‘est perdues de vue.

Vers deux heures, comme jâ€˜Ă©tais un peu fatiguĂ©e, je suis rentrĂ©e.

Et pour ce producteur que vous deviez rencontrer ?

- OĂč vous avez entendu parler de ça ? - J‘ai mes sources.

Je sais pas qui c‘est. Câ€˜Ă©tait une idĂ©e d‘Eve. Il s‘est pas montrĂ©.

Et je connais mĂȘme pas son nom.

Vous étiez dans la partie V. |. P. ce soir-là ?

Non, c‘est trùs dur de figurer sur les listes.

Si on parlait de Goran Davitz ?

Ce type est un obsédé. Il drague toutes les filles de son agence.

Est-ce qu‘il a draguĂ© Eve ?

J‘en suis persuadĂ©e, mais Eve a dĂ» trĂšs vite le dĂ©courager.

Il ne l‘intĂ©ressait pas du tout.

Oui. Écoute ça.

La police interpelle un jeune qui tentait d‘encore utiliser la carte de crĂ©dit d‘Eve.

Il s‘appelle Jace Williams.

Sans antécédent sauf un séjour en foyer pour vol, il y a quatre ans.

OĂč il a trouvĂ© la carte ?

Il dit avoir trouvé un sac sous la voie express qui traverse le Bronx.

Pas de liquide. Il a jeté le sac, mais a conservé la carte.

- A quelle heure ? - Vers 9 h 15 samedi matin.

Il bosse dans la nuit dans un fast-food

et dit que les autres employĂ©s confirmeront qu‘il y Ă©tait Ă  9 h.

Il a utilisé sa carte à 9 h 30.

Il restait une demi—heure pour agresser Eve et aller au magasin.

Il a essayĂ© la carte deux fois, ça a l‘air d‘ĂȘtre un amateur.

C‘est la Voiture de Goran Davitz ?

Merci.

Excusez-moi. F. B. |.

Je peux vous poser quelques questions ?

- Vous transportez souvent Goran Davitz ? - Oui, parfois.

Pourquoi, c‘est un terroriste ?

Vous l‘avez transportĂ© vendredi dernier dans la soirĂ©e ?

Oui, c‘est possible.

OĂč l‘avez-Vous conduit aprĂšs ĂȘtre parti ?

- Je sais plus. - Vous ne savez plus ?

- J‘ai pas saisi Votre prĂ©nom. - Shem !

Excusez-moi, Shem, mais vu Votre comportement, vous semblez

faire volontairement obstruction Ă  une enquĂȘte du F. B. |.

et c‘est un dĂ©lit fĂ©dĂ©ral,

et commettre un délit fédéral, ça peut coûter cher.

Je l‘ai ramenĂ© chez lui.

Nous avons déposé des personnes devant un hÎtel du centre

- et aprĂšs, je l‘ai ramenĂ© chez lui. - Quel hĂŽtel ?

Un hÎtel branché. Je ne sais plus.

- Vous ne savez plus ? - Je ne m‘en souviens pas.

Vous vous rappelez s‘il y avait des filles dans la Voiture ?

Non. Pas de filles.

Merci d‘avoir coopĂ©rĂ©.

- Faites plus attention. - Pourquoi ça ?

Une borne incendiĂ©. Je vous dis pas l‘amende.

- Tu es encore la ? - J‘en dirais autant pour toi.

Samantha est revenue du club.

On a regardé les Becky disparues figurant dans notre banque de données

pour trouver une photo qui colle.

Et ce gamin dela carte de crédit ?

Son alibi tient la route. Quelqu‘un a sĂ»rement dĂ» balancer son sac.

Elle est monstrueuse, cette ville.

Tu peux t‘y dĂ©brouiller que si tu y as grandi.

Tu as raison.

Je me demande combien il y a de filles comme Eve,

qui dĂ©barquent ici remplies d‘espoir, mais ne sont en fait que de tout petits cailloux

lancĂ©s dans un lac si grand qu‘ils ne font presque pas de rides sur l‘eau !

C‘est fou que Chet Collins souhaite tant qu‘on lui en dise plus sur son fils,

alors que pas une seule personne n‘a remarquĂ© la disparition d‘Eve.

Jack, Ă  propos de Chet Collins, je ne crois pas que tu devrais renoncer.

J‘aimerais le faire parfois.

Bien sĂ»r que non. Tu es accro Ă  l‘espoir comme nous tous ici !

J‘ai trouvĂ©.

Elle s‘appelle Becky Radowsky.

Disparue de chez elle Ă  Marion, Indiana, il y a deux ans.

J‘ai reçu ses empreintes.

Elles correspondent à celles de son appart. C‘est elle.

Elle a disparu deux fois.

L‘enquĂȘte ne bougeait pas quand ils ont reçu des renseignements

d‘un ex petit copain de Becky appelĂ© Brady Roberts.

VoilĂ  la photo de son permis. Ça, c‘est la camĂ©ra de surveillance.

Le mĂȘme type.

- Il allait peut-ĂȘtre la ramener. - Elle a peut-ĂȘtre refusĂ©.

Autre chose sur Brady Roberts. Il a fait six mois de taule.

Agression à main armée.

Brady Roberts ?

F. B. |.

Nous voudrions vous parler de Becky Radowsky.

Je ne comprends pas. Qu‘y a-t-il ?

Vous ĂȘtes allĂ© la chercher Ă  New York,

lui parler Ă  son boulot,

puis vous vous étes disputés en boßte de nuit, Vendredi.

AprĂšs deux heures du matin, elle disparaĂźt,

et vous rentrez tranquillement ici, la tÚte tuméfiée.

- Non, c‘est sĂ»rement une erreur. - Oui, une Ă©norme bourde.

Excuse-moi, Jack.

Écoute ça. Goran Davitz a dit qu‘il n‘avait pas revu Eve au club

aprùs l‘avoir fait entrer. Je le croyais pas,

alors j‘ai eu la copie dela liste des V. |. P. Devine quoi ?

Eve et Rina sont dessus ?

Non, mais Goran y est marquĂ©, ”plus deux“.

AprĂšs, j‘ai trouvĂ© ce reçu de carte de crĂ©dit signĂ© par Rina Sanderson

pour deux cosmopolitains, Ă  une heure du matin, Ă  lâ€˜Ă©tage V. |. P., ce soir—lĂ .

- Ce pourri ment comme il respire. - On va aller le Voir.

- Je peux m‘en charger. Tu sais... - Je sais.

Mais si jamais tu tâ€˜Ă©nerves trop avec lui,

il te verra venir.

- Je ne vais pas mâ€˜Ă©nerver. - Je sais.

Attrape ton manteau.

D‘accord.

Becky et moi, on est sortis ensemble au lycée.

J‘ai eu des problùmes aprùs les cours.

J‘ai fait l‘idiot avec un policier.

Quand je suis sorti, je me suis mis en tĂȘte que si je la retrouvais,

ça reprendrait entre nous.

Vous avez devinĂ© qu‘elle Ă©tait ici ?

Elle plaisantait souvent en disant qu‘elle partirait Ă  New York pour ĂȘtre mannequin.

J‘ai appelĂ© les boĂźtes de casting, les agences de mannequins dans l‘annuaire.

Quand j‘ai senti que je brĂ»lais, je me suis donnĂ© deux semaines pour la retrouver.

Ça m‘a pris huit jours.

- Et comment elle a rĂ©agi ? - Elle m‘a pris pour un fou,

mais je suis plutĂŽt persĂ©vĂ©rant en fait, et on s‘est rĂ©conciliĂ©s.

Elle donnait aux gens l‘impression qu‘elle ne pensait qu‘à sa carriùre.

Mais câ€˜Ă©tait une façade.

- Becky ? - Je peux pas faire ça.

- Faire l‘amour ? On n‘est pas obligĂ©s. - Non.

Faire que ça marche bien, c‘est comme tout le monde ici,

ils attendent tous quelque chose de moi, mais je ne sais pas ce que c‘est,

et c‘est comme une espùce de petit jeu

- auquel je ne sais pas jouer. - T‘es pas obligĂ©e.

Parce que je déteste ça. Je déteste tellement ça.

Repars avec moi.

On n‘est pas obligĂ©s de rentrer. On repartira Ă  zĂ©ro ailleurs.

Rien que nous deux.

- Tu es si gentil. - Non, pas du tout.

Simplement, je suis vraiment fou amoureux de toi.

Pars avec moi, Becky. S‘il te plaüt.

Ce matin-lĂ  quand je l‘ai laissĂ©e, elle faisait sa Valise.

Je lui ai dit de m‘attendre à son travail et qu‘on irait prendre un car le soir.

A mon arrivĂ©e, elle avait changĂ© d‘avis.

- Et plus tard vous l‘avez suivie à ce club ? - Oui. Et ça l‘a mise en colùre.

Je lui ai dit que si elle changeait d‘avis,

je serais au terminal jusqu‘à 2 h, que je l‘attendrais.

C‘est une belle histoire, Brady.

D‘oĂč vous viennent ces marques sur le visage ?

Je ne suis pas allé directement au terminal.

J‘ai traĂźnĂ©, bu quelques Verres, je l‘ai vue partir avec des mecs.

- Qui ça ? - J‘en sais rien.

Un chauffeur a dit que ces voitures revenaient au club,

mais son chauffeur n‘a pas voulu me dire oĂč il les avait dĂ©posĂ©s.

Et ça a dégénéré.

Vous savez, ce soir—là,

prĂšs d‘une heure aprĂšs que le bus soit parti, mon portable a sonnĂ©.

Câ€˜Ă©tait un numĂ©ro new-yorkais. Et câ€˜Ă©tait sĂ»rement Becky.

Elle m‘appelait peut-ĂȘtre Ă  l‘aide.

Je n‘ai pas dĂ©crochĂ©.

03 : 30 - ELLE APPELLE BRADY

Ces femmes sont avant tout mes clientes, rien de plus.

Et ce reçu de lâ€˜Ă©tage des V. |. P., c‘est quoi ?

Comment j‘aurais su qu‘elles Ă©taient montĂ©es ? Elles ont payĂ©, non ?

Vous n‘avez pas revu ces filles ce soir-là ?

Jâ€˜Ă©tais occupĂ© par mes affaires.

Vos affaires ? Comme vendre dela coke ? Ces choses-lĂ  ?

- Qui dit ça ? - Douze témoins, voilà qui !

Non. Je vois pas de quoi vous parlez.

Vous feriez mieux de dire ce que vous savez

ou je vous promets de m‘occuper de vous et vous serez pas joli à Voir.

Danny !

Bon, écoutez, Goran,

on se fiche totalement de vos petits trafics,

alors si vous savez quelque chose sur Eve,

on essaiera d‘oublier tout le reste.

Ça dĂ©pend de Vous.

Bon, Ă©coutez. Eve, c‘est une chic fille,

je l‘aime bien.

Elle était trÚs loin de chez elle, comme moi. Alors je lui ai trouvé du boulot.

Mais elle n‘a pas vraiment ce qu‘il faut, vous savez,

pas Vraiment.

Il y a quinze jours, elle m‘appelle pour un autre genre de boulot.

Il y a des personnes qui dĂ©cident ou non d‘engager mes filles,

elle a dit pouvoir les convaincre.

- De la prostitution. - Elle n‘a pas dit ça.

Mais s‘il fallait impressionner des personnes,

elle les impressionnerait, m‘a-t-elle dit. Elle et sa copine.

Je lui ai dit d‘accord, et qu‘elle pouvait essayer,

mais que je voulais pas en savoir plus.

- Avec qui est-elle partie ce soir-lĂ  ? - Je sais pas.

Et je ne veux pas le savoir. C‘est assez pĂ©nible.

MĂȘme pour moi.

Je suis rentré.

Le coup dans les parties, câ€˜Ă©tait bien vu.

Non, câ€˜Ă©tait un coup de boule, pas dans les parties.

- D‘accord. - Il y a une diffĂ©rence.

Becky en pute, j‘ai du mal à y croire. Et toi ?

Non.

C‘est Vrai, c‘est une arriviste, mais sĂ»rement pas ça.

Alors ce Ă  quoi on Vient d‘assister nâ€˜Ă©tait qu‘un gros mensonge ?

Ils mentent tous.

Rina ? Elle dit qu‘elle n‘est pas allĂ©e Ă  lâ€˜Ă©tage des V. |. P.

Un mensonge ici, un mensonge la.

Ils essaient tous de cacher quelque chose.

Je devrais retourner voir le chauffeur de Goran.

Je sais un truc sur lui qui devrait l‘amadouer.

D‘accord, vas-y. Emmùne Viv. Je retourne au bureau.

D‘accord. Je connais cette maison.

Elle est vraiment trĂšs loin de New York, c‘est sĂ»r.

Plein de filles rĂšveuses se sont enfuies de cette maison depuis cent ans.

Tenez, voilĂ .

C‘est une photo de "Boop" dĂ©guisĂ©e en fĂ©e.

Câ€˜Ă©tait son petit nom. Elle Ă©tait si mignonne. Comme Betty Boop.

Elle adorait cette robe avec tous ces strass.

Mme Radowsky, on aurait plus de chances de retrouver Votre fille,

si on savait plus prĂ©cisĂ©ment pourquoi elle s‘est enfuie.

Bien sûr.

Brady Roberts a parlĂ© du fait qu‘elle avait des problĂšmes avec son pĂšre.

Oui.

Quel genre de problĂšmes ?

- Je vais chercher un truc dans la voiture. - D‘accord.

Excusez-moi.

Alice, que s‘est-il passĂ© ?

Ça a commencĂ© aprĂšs que Bill ait perdu son travail.

Il rentrait saoul Ă  la maison et rien ne pouvait calmer sa colĂšre.

Jâ€˜Ă©tais un punching-ball tout dĂ©signĂ©.

Becky ne pouvait plus supporter la façon dont il me traitait.

Elle me suppliait de partir, mais je...

Je ne pouvais pas.

Un jour, quand je suis rentrée dela banque,

la piÚce était dévastée,

et elle était assise la.

Et son visage était...

Il Ă©tait comme lâ€˜Ă©tait le mien d‘habitude,

tout tumĂ©fiĂ© et rouge, la oĂč il l‘avait frappĂ©e.

Cette espĂšce de salaud n‘avait pas aimĂ© sa coiffure.

Elle n‘a rien dit du tout,

mais son regard sur mOi...

Et le lendemain, elle était partie.

Je n‘ai pas su la protĂ©ger, pas quand ça comptait Vraiment.

Vous savez oĂč se trouve Votre mari en ce moment ?

J‘ai enfin eu le courage de le mettre àla porte il y a quelques mois.

- Vous avez tentĂ© de retrouver Becky ? - Je savais pas oĂč chercher.

Et la police disait que je devrais engager un détective privé,

mais je n‘avais pas l‘argent.

Manifestement, elle ne veut plus rien avoir Ă  faire avec moi.

Mais qu‘est-ce que je ne donnerais pas

pour la regarder en face et lui dire à quel point je m‘en Veux.

Pour la revoir au moins une fois.

- Je veux payer. Maintenant. - Il faut vous calmer.

Si ce type détient des informations sur Sean, je les Veux.

Mon contact dela prison ne m‘a pas rappelĂ©. Quelques jours encore.

Ça semble sĂ©rieux cette fois. Je sens que c‘est sĂ©rieux.

Ce sera comme les autres fois. Je veux pas que vous rĂšviez.

- S‘il le faut, je le referai mille fois. - Vous vous faites du mal.

Oh non. S‘il vous plaĂźt, non. Pas Vous, Jack. PitiĂ©, pas Vous.

Oui, vous m‘aviez donnĂ© Votre parole.

Vous aviez dit Vouloir continuer jusqu‘à ce qu‘on le retrouve.

Il s‘agit pas de laisser tomber.

Il y a juste un moment oĂč il faut que la vie continue.

Elle ne continue pas.

Vous croyez que je ne sais pas ce qu‘on dit ?

”Tiens, voilà Chet Collins.

”N‘est-ce pas terrible ce qui est arrivĂ© Ă  cet homme ?"

C‘est Vrai, que c‘est horrible.

C‘est horrible à chaque seconde, chaque jour.

Et je ne sais pas comment je le supporte.

Mais je ne renoncerai jamais.

Ma femme l‘a fait. Mes amis aussi.

Mais je sais que je vais tenir.

Excusez-moi.

Oui.

Oui, j‘arrive tout de suite.

Chet.

Vous ĂȘtes un homme occupĂ©, Jack.

Dieu sait que vous m‘avez Ă©tĂ© d‘un grand appui et je vous en remercie.

- Et pourquoi j‘aurais menti ? - Pourquoi il ferait ça ?

Parce que vous avez arrachĂ© l‘oreille d‘un mec avec un cric,

lors d‘une dispute pour une place de parking ?

Ou parce que d‘aprùs les termes de Votre sursis,

si jamais vous recommencez, vous repartirez en taule

et perdrez Votre licence de chauffeur.

C‘est pour ça qu‘il ment ? Qu‘est-ce que t‘en penses ?

Ça s‘est passĂ© comme vous dites. Ce type Ă©tait soĂ»l. Je l‘ai un peu brutalisĂ©.

Et vous n‘avez pas raccompagnĂ© Goran chez lui ce soir—lĂ , hein ?

Non. Je l‘ai dĂ©posĂ© devant un hĂŽtel. Le Soho Luxe.

Qui y avait-il avec lui ?

- Qui était dans la Voiture ? - Ces filles.

Il y avait Eve et son amie.

D‘accord,

alors, tu es sĂ»r qu‘il ne s‘attend pas Ă  ce qu‘on fasse pour lui des choses ?

Quelles choses ?

Il fait un casting pour son prochain film, il adore ton look.

C‘est juste pour ça ?

Oui. Il travaille toujours à l‘instinct, ce type.

Oui, j‘ai lu que Woody Allen n‘auditionnait jamais personne.

Exactement.

A l‘instinct.

Qui est l‘homme qu‘elles devaient voir ?

J‘en sais rien. Je n‘en ai plus entendu parler.

Je les ai dĂ©posĂ©s devant l‘hĂŽtel et je suis revenu au club. Vous savez le reste.

Il est bon dâ€˜Ă©tre chez soi.

Dis, à propos de ça, là-bas dans l‘Indiana,

j‘ai Ă©tĂ© bien forcĂ© de noter que tout ça tâ€˜Ă©tait plutĂŽt familier.

Possible.

- HĂ©. - HĂ©. Content de vous revoir.

Ne perdons pas de temps, voilĂ  oĂč nous en sommes.

Le chauffeur de Goran a confirmé ce que Brady vous a dit.

Il dit aussi qu‘il a conduit Goran, Eve et Rina

à l‘hîtel Soho Luxe aprùs la boüte de nuit.

Et d‘aprùs Interpol,

Goran était recherché pour proxénétisme aggravé en Europe,

juste avant de Venir Ă  New York.

Ça y est, j‘ai trouvĂ©.

J‘ai comparĂ© les noms dela liste des V. |. P. du club

avec le registre des clients du Soho Luxe,

et le mĂȘme nom revient : Victor Fallon. Et il produit des films.

- Goran rabattait ces filles pour Fallon. - Oui.

Le plus moche dans tout ça, c‘est que ces filles l‘ignoraient.

J'ai menti en disant que j'étais rentrée plus tÎt.

On est allĂ©es Ă  lâ€˜Ă©tage des V. |. P. comme Goran l‘avait promis,

et on s‘est bien amusĂ©es.

Je crois qu‘il y avait de l‘ecstasy.

- Eve a pris dela drogue ? - Non, elle a picolé.

Comme nous tous d‘ailleurs.

Victor Fallon était la ?

Non, mais Goran voulait qu‘on passe le voir à son hîtel.

Et quand on y est arrivĂ©es, câ€˜Ă©tait bizarre.

Il y avait des types en costards, et des femmes vautrées sur eux.

Pourquoi vous n‘ĂȘtes pas rĂ©parties ?

Eve voulait le faire, mais tout le monde parlait en bien de Victor,

j‘ai pensĂ© que si on Ă©tait seules avec lui...

- Vous l‘avez fait ? - Non, pas au dĂ©but.

Au dĂ©but, on s‘est tenues un peu Ă  lâ€˜Ă©cart,

puis, Victor est venu nous demander de faire des trucs.

- Quel genre de trucs ? - Je ne sais pas...

Quel genre de trucs ?

- Allons-nous-en, Rina. S‘il te plaüt. - Tout va bien.

Non, je veux rentrer chez moi.

Dix minutes plus tard, elle a titubé vers la porte.

Vous ĂȘtes son amie. Pourquoi ne pas l‘avoir aidĂ©e ?

- J‘en suis pas vraiment fiùre, O.K. ? - Non, ce n‘est pas O.K.

Cette nuit, ça n‘a pas Ă©tĂ© drĂŽle non plus pour moi.

J‘ai fini par faire des choses.

J‘ai trouvĂ© qu‘elle avait eu dela chance de pouvoir s‘en aller.

03 : 00 - UNE SUITE AU SOHO LUXE

Elle quitte l‘hĂŽtel, dĂ©cide de marcher. C‘est Ă  15 pĂątĂ©s de maisons de chez elle.

La police n‘a enregistrĂ© aucun crime sur ce trajet.

Elle est soûle, désorientée, se trompe de chemin.

Pourquoi elle n‘a pas pris un taxi ?

Elle a dĂ» essayer, mais il s‘est passĂ© quelque chose.

J‘ai cherchĂ© dans tous les hĂŽpitaux, les morgues,

s‘il y avait une Becky Radowsky. Sans succùs.

Jack, on est tous épuisés.

On ferait mieux de reprendre ça demain matin.

Tu n‘as qu‘à rentrer. Moi, je laisserai pas tomber cette fille.

- Tu Viens de dire que c‘est une fille ? - Oui.

Littéralement. Elle fait trÚs jeune.

Le videur lui a demandé sa carte.

Elle avait peut-ĂȘtre une fausse carte.

Et qu‘aprĂšs avoir montrĂ© cette fausse carte d‘identitĂ©,

elle ne l‘a pas remise dans son sac, mais dans sa poche.

Quand on l‘a trouvĂ©e, elle avait un nom, mais pas Becky Radowsky.

Ce nâ€˜Ă©tait pas Eve. Câ€˜Ă©tait quelqu‘un du nom marquĂ© sur sa carte d‘identitĂ©.

Il faut rappeler toutes les morgues et les hĂŽpitaux

pour voir qui a été admis aprÚs 3 h du matin, samedi.

Les gars, je Viens d‘avoir la liste des appels faits aprùs minuit

dela suite de Victor Fallon. Il y a bien eu un appel Ă  Brady Roberts.

Les autres numéros ne me disent rien.

On a appelé un numéro commençant par 454 à 3 h 15.

C‘est le central de l‘universitĂ© de Columbia. Le type dela soupe populaire.

- Je jure que je lui ai rien fait. - C‘est pas l‘impression que j‘ai.

Je pense qu‘elle voulait que vous veniez la chercher.

Vous y ĂȘtes allĂ© et vous lui avez fait quelque chose.

Je ne sais pas encore quoi.

Mais le labo va expertiser Votre Voiture et on trouvera sûrement quelque chose.

Elle Ă©tait dans ma voiture, mais il ne s‘est rien passĂ©.

Elle m‘a appelĂ© Ă  l‘improviste, m‘a suppliĂ© de passer la prendre.

Je dormais, j‘ai à peine reconnu sa Voix.

Elle voulait que je l‘emmùne au terminal des bus.

J‘ai cru qu‘elle Ă©tait ivre, mais elle Ă©tait si dĂ©sespĂ©rĂ©e que j‘ai roulĂ©.

Puis, j‘ai pensĂ© que câ€˜Ă©tait dela folie, je me suis garĂ© pour la calmer.

Conduis-moi là-bas, s‘il te plaüt ?

Becky, dis—mOi ce qui t‘arrive.

Conduis-moi au terminal, Alex.

Il faut que je rentre Ă la maison.

Ala maison ?

Il est trop tard, je sais que c‘est trop tard.

- Becky ? - Qu‘est-ce que tu fais ?

- Non, laissé-moi. - Excuse-moi.

- J‘avais confiance en toi. - Becky, je suis dĂ©solĂ©.

Reviens. Becky !

Quand j‘ai compris ce que j‘avais fait,

j‘ai roulĂ© dans le quartier un moment sans la trouver.

Alors, je suis rentré chez moi.

Et quand vous ĂȘtes Venue me Voir, quand j‘ai su qu‘elle avait disparu,

j‘ai pensĂ©... Je ne sais pas, j‘ai paniquĂ©. J‘ai cru qu‘on me tiendrait responsable.

On l‘a retrouvĂ©e.

Elle a été renversée par un taxi, samedi matin.

D‘aprĂšs les tĂ©moins, elle serait tombĂ©e sur la chaussĂ©e.

Sa fausse carte d‘identitĂ© Ă©tait dans sa poche.

Elle se servait du nom de Betty Johnson.

Betty Boop.

Ils l‘ont enregistrĂ©e dans les corps non rĂ©clamĂ©s.

Trevor Haines est un escroc patenté.

Il a lu un papier sur Votre fils sur internet.

Il a mémorisé certains détails et inventé tout le reste.

Il a déjà fait ça, Chet. Plusieurs fois.

Je suis vraiment navré.

C‘est comme de se noyer, Jack.

En coulant si lentement que vous ne vous rendez pas compte de ce qui se passe.

Mais il faut que je continue, je vais pas laisser tomber Sean comme ça.

Vous savez, chaque fois, j‘ai peur de n‘avoir plus rien à quoi m‘accrocher.

Vous pouvez vous accrocher Ă  moi.

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