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Mais câĂ©tait la premiĂšre soirĂ©e un peu chic oĂč tu mâemmenais !
- Je voulais ĂȘtre bien coiffĂ©e. - Ce nâĂ©tait pas beau, câĂ©tait monstrueux.
Tu mâas dit que jâĂ©tais resplendissante !
JâĂ©tais jeune, trĂšs amoureux et en dehors de ça, tu Ă©tais magnifique!
Tu nâas jamais su mentir, chĂ©ri !
- Jâai laissĂ© ma carte de crĂ©dit au magasin. - Non.
Tu veux aller rapporter les caleçons que je tâai obligĂ© Ă prendre!
- Oui, mais je le ferai pas. - Dâaccord.
- Je me dĂ©pĂȘchĂ©. - Je tâattends Ă la voiture.
LĂąchez-la !
Emily ?
Emily Muller, 36 ans, vit Ă Harbor City avec son mari.
DISPARUE DEPUIS 1 HEURE
Il nâa rien vu, mais 4 tĂ©moins disent
quâun type lâa faite monter dans sa Voiture et a dĂ©marrĂ©.
On a lancé un avis de recherche. Un 4x4 allemand de luxe.
- Jolie caisse! - Rapide ?
Oui. Sâil conduit bien, ils sont dĂ©jĂ Ă plus de 150 km.
Ă condition de pouvoir rouler Vite. Il a dĂ» prendre lâautoroute.
Les hélicos sont la. On va procéder à un filtrage des sorties,
dela sortie 13 Ouest Ă la sortie 26 Est.
Les médias sont déjà au courant, ce qui va nous aider.
- Autre chose ? - Elle a un cellulaire sur elle
et il est en service. On essaie de le localiser!
Son mari dit quâelle a une carte de pĂ©age automatique!
Des torchons, trois caleçons pour homme et un chemisier,
un simple tour au centre commercial.
F.B.l. : Portés disparus
DĂšs quâon sait enfin ce qui sâest passĂ©, on intervient en direct, dâaccord ?
DISPARUE DEPUIS 1 h 30
Est-ce que vous avez pu voir son agresseur ?
Au moment oĂč je les ai vus, ils Ă©taient en train de sortir du parking.
Au centre commercial, quelque chose vous a paru étrange
ou sortant de lâordinaire ?
Non. Rien du tout.
Vous savez, on faisait juste quelques courses.
Elle nâa rien fait du tout. Mais comment est-ce possible ?
Oui, un 4X4 gris métallisé.
Jâai fait des courses pendant prĂšs dâune heure.
Je traversais tranquillement le parking quand jâai entendu un cri.
Elle se deâba nâait.
Il la poussait dans la voiture.
LĂąchez-la !
Mais quand [ 'ai voulu intervenir...
Et vous avez pu voir sa tĂȘte ?
Non, je regrette.
Jâessayais de le refermer. Mais ce truc se coince tout le temps.
Câest la que je lâai entendue hurler.
LĂąchez-la !
Un blouson Vert, une casquette de base-ball ?
- Vous ĂȘtes sĂ»r ? - Oui, madame.
Parce que lâindividu que vous me dĂ©crivez ressemble beaucoup Ă ce monsieur.
Je ne sais pas comment jâai pu me tromper.
Vous ne vous souvenez pas dâautre chose ? Nâimporte quoi ?
Dâune chose qui nous aiderait ?
Je connais un peu Emily alors, je nâen suis pas sĂ»re,
mais pendant un moment, quand elle sâest retournĂ©e,
jâai cru quâelle le connaissait.
Son agresseur ?
- Câest lĂ quâelle sâest mise Ă crier ? - Non.
Elle nâa criĂ© que quand il lâa poussĂ©e dans la voiture.
Bureau du F.B.l. Jacob K. Javits
DISPARUE DEPUIS 3 HEURES
Reste en contact avec les chaĂźnes dâinfos. Il nous faut un flash Ă 17 h.
Jâai dĂ©jĂ trois portraits-robots de notre suspect.
Blanc ou peut-ĂȘtre pas, brun ou chauve, barbu avec une moustache ?
Les témoins oculaires !
Je préfÚre une Vieille cassette de Vidéo surveillance pleine de grains.
Il nây a quâun tĂ©moin qui manque.
La S.D.F. qui traversait le parking avec son chariot.
- Elle a disparu, elle aussi ? - Oui.
Elle se serait sauvée juste aprÚs les faits.
Elle a dĂ» avoir peur.
ParleâmOi du tĂ©moin qui connaĂźt la victime.
- Elle dit quâEmily connaĂźt son agresseur. - PeutâĂštre.
Il lui a probablement tapĂ© dans lâĆil.
Son mari est le dernier Ă lâavoir vue.
Je pense quâil est inutile de vous faire un dessin.
Jâadore la façon dont fonctionne ton esprit.
Tu vois toujours les choses en noir.
Mais le mari sâĂ©loigne comme par hasard justement au bon moment.
Un homme sâempare de sa femme. Un homme quâelle aurait reconnu.
- Câest plutĂŽt suspect, tout ça. - Oui, sâil a un mobile.
On va lui en trouver un.
9 h - COIFFURE Ă DOMICILE
AprĂšs son mari, vous ĂȘtes la derniĂšre Ă lâavoir vue.
Vous la coiffez toujours chez elle ?
Elle a appelé tÎt pour savoir si je pouvais passer ce matin.
Je fais ça parfois pour me faire un peu plus dâargent.
- Vous lâavez trouvĂ©e comment ? - Bien !
En tout cas, bien mieux quâavant.
Elle avait lâair trĂšs heureuse.
- Vous en ĂȘtes sĂ»re ? - Mais oui !
Dire que je vous le conseille depuis toujours !
Câest en quel honneur ?
- Il est seulement temps de changer! - Oui ?
Dâaccord ! Alors...
- on coupe et on fait des mĂšches ? - Couper, je veux bien.
Attendons un peu pour les mĂšches.
- Comment ça ? - Non. Une chose à la fois.
- Vous ĂȘtes prĂȘte ? - Je suis prĂȘte.
Pourquoi ce matin ?
Elle voulait que je finisse avant que Duncan ne revienne de sa gym.
Jâai donc supposĂ© quâelle devait vouloir le faire pour lui.
Pourquoi ? Duncan préfÚre les cheveux courts ?
Je crois quâelle voulait quelque chose de nouveau.
Vous savez, pour changer un peu.
- Ăa a Ă©tĂ© trĂšs dur pour eux. - Quoi donc ?
Duncan ne vous lâa pas dit ?
Je suppose quâil nâa pas envie dâen parler.
Ils ont perdu leur fille. Célia.
Ăa doit bien faire deux ans.
- Comment. - Une leucémie.
La pauvre, elle aura été malade toute sa vie.
Ăa a dĂ» ĂȘtre mauvais pour leur mariage.
Câest Vrai, mais ils ont tenu le coup.
Et ce matin, quand Duncan est rentré, vous les avez trouvés comment ?
Câest ça qui est vraiment trĂšs dur. Ils paraissaient trĂšs heureux.
Pour la premiÚre fois depuis longtemps, elle semblait épanouie.
DISPARUE DEPUIS 5 HEURES
MULLER ET MURPHY PLACEMENTS IMMOBILIERS
- Vous avez des nouvelles ? - La police a retrouvé sa voiture.
- OĂč ça ? - Sur un hasâcĂŽtĂ© de lâautoroute.
Mais pourquoi un kidnappeur laisserait une Voiture en pleine nature ?
Câest justement de ça quâon veut vous parler.
Excusez-moi.
Agent Jack Malone, F.B.I. Et Voici lâagent Spade.
Jeff Blye. Je fais parfois des affaires avec Duncan.
Mais asseyez-vous.
Alors vous dites que le ravisseur a laissé la Voiture ?
Il avait peut-ĂȘtre une autre Voiture cachĂ©e prĂ©s de lâautoroute
ou il avait peut-ĂȘtre un complice.
On nâa rien volĂ©. Son portable, son sac et son Palm sont dans la voiture.
Alors ça nous dit quoi ?
Un des tĂ©moins pense quâEmily a peut-ĂȘtre reconnu son agresseur.
- Que Voulez-Vous dire ? - On ne lâa pas choisie par hasard.
Vous connaissez quelquâun qui voudrait vous nuire, Ă vous ou Ă Votre femme ?
Non, non.
Votre femme vous a paru distraite ou trĂšs inquiĂšte ces derniers jours ?
Non, pas du tout.
Comment va Votre mariage ?
Ăa va, vous savez, tout va bien.
M. Muller, tout ce qui nous intĂ©resse, câest de retrouver Votre femme.
Tout ce que vous nous direz restera entre nous.
Mais il nây a rien, je vous assure. Je le regrettĂ©, dâailleurs.
15 h 17 - VOITURE RETROUVĂE
Sa femme se fait enlever et il va travailler ?
Oui, et quand on lui a parlé dela voiture,
il a parlĂ© dâun enlĂšvement, pas dâun vol de voiture.
Et il nâa pas demandĂ© sâil y avait des traces de lutte.
Sans parler de ce mystérieux associé en affaires. Monsieur Blye.
- Il mâa paru trĂšs nerveux, ce type. - Mais tu es parfois trĂšs intimidant.
Tu penses quâils ont organisĂ© son enlĂšvement ? Quel serait le mobile ?
Pour lâargent, une autre femme, une vengeance.
Je suis peut-ĂȘtre Vieux jeu,
mais quand un mariage bat de lâaile, le divorce est souvent la solution.
- Tu veux peut-ĂȘtre les faire suivre ? - Absolument.
- VoilĂ nos joyeux duettistes. - On va devoir les suivre nous-mĂȘmes.
BUREAU DE POSTE
Et vai/sâ.
Jeff Blye.
A var,âat, cabinet Thompson et Blye.
Dans quel secteur ?
Le patrimoine.
Et vous en ĂȘtes oĂč avec cette S.D.F. ?
La police la recherche.
Dur de les retrouver quand on nâa aucune adresse.
Parfait.
- Un avocat de divorce ? - Patrimoine familial.
Tu crois quâil Vient poster son testament ?
Câest pas Vrai. Câest la rançon.
Vous avez reçu une demande de rançon ? Quâest-ce quâils ont exigĂ© ?
Vous ne pouvez pas empĂȘcher mon client de payer une rançon.
Si vous agissez seul, ce sera plus dangereux pour Emily.
Viens, Duncan. Ne restons pas la.
Bites-nous au moins oĂč vous avez envoyĂ© ce paquet.
Impossible.
Je le sentais depuis le début.
DISPARUE DEPUIS 19 H 30
Ce nâĂ©tait pas un vol de voiture.
Mais si câĂ©tait prĂ©mĂ©ditĂ©, pourquoi dans un parking plein de monde ?
Ils essaient de nous égarer ?
Quand tu dis "ils", tu inclus le mari ?
Câest pas drĂŽle quâil ait perdu sa fille, mais il cache quelque chose.
Je suis dâavis quâon le fasse parier.
Il a dĂ©jĂ un avocat. Pas dâinterrogatoire, pas de dĂ©tecteur de mensonges.
Il est peut-ĂȘtre temps quâon fouille dans son linge sale.
La sĆur dâEmily est arrivĂ©e. Elle nous en dira peut-ĂȘtre plus.
Nâest-il pas obligĂ© de coopĂ©rer ? Câest illĂ©gal, de payer une rançon ?
Non. Et malheureusement, il nâest pas non plus forcĂ© de nous tenir au courant.
- Mais vous restez sur le coup ? - Absolument !
Oui, nous ferons tout notre possible pour dĂ©couvrir qui a enlevĂ© Votre sĆur,
mais Duncan de son cÎté, ne nous facilite pas la tùche.
Non, ce quâil est bornĂ©!
Jâadore Duncan.
Je suis trĂšs peinĂ©e pour lui parce quâil ne mĂ©ritait pas ça.
Mais il faut toujours quâil nâen fasse quâĂ sa tĂȘte.
Comment décririez-vous leur mariage ?
Célia était malade depuis longtemps. Sa vie se résumait pratiquement à ça.
Et aprĂšs sa mort, je pense
quâils nâont pas su comment se comporter tous les deux.
Entre eux, ou avec les autres.
Vous ne connaissez pas quelquâun qui voudrait leur nuire ?
Il y a des tas de gens qui nâont pas tellement apprĂ©ciĂ© Spring Hollow.
Spring Hollow ?
CâĂ©tait son grand projet de centre commercial.
Câest tombĂ© Ă lâeau.
Et il y a plein de gens qui ont perdu beaucoup dâargent.
Emily nâĂ©tait mĂȘme pas au courant. Elle lâa su la veille de son enlĂšvement.
Elle était effondrée.
Je suis dĂ©solĂ©e de te lâapprendre. JâĂ©tais persuadĂ©e que tu savais.
Non ! Je le savais, bien sûr.
Je savais quâil avait des problĂšmes, jâignorais...
- Et les sommes que tu avais placĂ©es ? - Ne tâen fais pas pour moi.
Lâavantage quand on a peu dâargent, câest quâon ne perd pas grand-chose.
Je ne comprends pas quâil ne me lâait pas dit.
- Quâest-ce qui se passe entre vous ? - Jâen sais rien.
Est-ce que Duncan a une liaison ?
Jâaimerais presque que ce soit le cas.
Comme ça, je saurais au moins quâil est Vivant.
Et toi ?
Oui. Câest tout Ă fait mon genre.
Je ne te jugerais pas. Je vois bien ce qui se passe.
Il faut que je lui parle.
Elle est partie aussitĂŽt le voir Ă son bureau.
Oui. Je lâai appelĂ©e le soir et lui ai laissĂ© un message.
Mais elle ne mâa pas rappelĂ©e.
Sa sĆur dit que ça allait mai. Sa coiffeuse dit quâils Ă©taient heureux.
La sĆur et la coiffeuse. Câest presque le mĂȘme niveau dâintimitĂ©.
Il nây a pas que la mort de leur fille. Il y a trop de secrets dans ce mariage.
Il nây a pas des secrets dans tous les mariages ?
- Samantha ? - Oui.
Duncan Muller vous a dit pourquoi il a offert un bon dĂźner
- Ă sa femme la veille de son enlĂšvement ? - Non ! Il nâa rien dit. Pourquoi ?
Jâai Ă©pluchĂ© toutes ses dĂ©penses par cartes de crĂ©dit.
Ces six derniers mois, il nâa jamais dĂ©pensĂ© plus de 84 $ par repas.
Ce soirâlĂ , il a dĂ©pensĂ© 250 $ Ă lâAugusta Grill.
- Ăa fait beaucoup de cheeseburgers. - Quais.
Surtout pour quelquâun qui est au bord dela faillite.
Merci.
20 h - DUNCAN ET EMILY DINENT EN AMOUREUX
Ils venaient souvent chez vous ?
CâĂ©tait peut-ĂȘtre la deuxiĂšme fois. Alex peut vĂ©rifier ça pour Vous.
- Il y a eu quelque chose de particulier ? - Ils ont apporté leur vin.
CâĂ©tait un trĂšs Vieux Cabernet si câest à ça que vous pensez.
Est-ce quâils avaient lâair de bien sâentendre ?
à mon avis, oui. Ils ont beaucoup parlé.
Il lui tenait la main.
Quand elle est allée aux toilettes,
je me souviens qu'il sâest leveâ pour [âem/Nasser.
Vous avez entendu une partie de leur conversation ?
Non, je regrette. Ce qui mâa frappĂ©, câest le pourboire de 30 %.
Pardon ! Excusezâmoi une minute.
Ce dĂźner ? Un alibi sentimental.
Il essayait de démontrer que tout allait bien dans leur couple,
et ce gros pourboire, câĂ©tait pour que le serveur ne lâoublie pas.
DISPARUE DEPUIS 24 HEURES
Depuis quand vous travaillez avec Duncan ?
Nous avons monté notre premier projet immobilier il y a quinze ans.
Une galerie commerciale Ă Hastings.
Neuf détaillants, les meilleurs sandwichs au nord de Times Square.
- Et Emily ? - Je les ai présentés.
Enfin, façon de parier. Emily et moi, on sortait pour la premiÚre fois.
CâĂ©tait il y a neufans. JâĂ©tais trĂšs impressionnĂ©.
Mais on est tombĂ©s sur Duncan. Le reste, câest de lâhistoire ancienne.
- La derniĂšre fois que vous avez vu Emily ? - Elle est Venue ici lâautre jour.
Un jour avant ce qui sâest passĂ© dans ce parking.
Elle voulait voir Duncan. Et en fait, câest moi quâelle a cuisinĂ©.
Je ne veux surtout pas me mĂȘler de ça. Tu devrais en discuter avec Duncan.
Mais il nâest pas la, alors je tele demandĂ©.
Je nâai pas envie dâĂȘtre mĂȘlĂ© Ă tout ça.
Je ne comprends pas quand ça a commencé à mal tourner.
Ăa sâest trĂšs mal passĂ©, Emily.
AprÚs le début des travaux, ils ont fait valoir leur droit de préemption,
- puis une chose en entraĂźnant... - Câest si mauvais que ça ?
Pire !
Tu te rappelles lâhĂŽtel Wescott ?
Duncan et moi, on sortait depuis six mois.
Il mâa amenĂ©e ici pour me montrer Votre maquette.
Il mâa demandĂ© quelles couleurs je choisirais pour lâintĂ©rieur.
Jâai cru quâil voulait se vanter, me montrer que câĂ©tait lui le grand chef.
Mais quand je suis allĂ©e Ă lâinauguration de lâhĂŽtel, elles Ă©taient la.
Toutes les couleurs que jâavais suggĂ©rĂ©es.
Je les détestais, ces couleurs.
Elle a attendu Duncan et ils ont eu une explication.
Vous les avez entendus ?
Non. Mais câĂ©tait facile Ă voir dâaprĂšs leur façon de bouger.
Vous avez reçu des menaces ou des appels
dela part dâinvestisseurs furieux ?
Menaçants, non ! Furieux...
On voudrait la liste de ces gens.
Je dirai à ma secrétaire de vous sortir leurs noms.
Vous ĂȘtes assurĂ© contre les kidnappings ?
Oui ! Câest inclus dans les polices de toutes les sociĂ©tĂ©s immobiliĂšres.
Et quâest-ce que ça couvre ?
Uniquement le remboursement des rançons effectivement versées.
Vous ne croyez pas quâaprĂšs ce quâils ont vĂ©cu,
Duncan aurait pu faire une chose pareille ?
Il ne devait mĂȘme pas savoir quâon Ă©tait assurĂ©s.
Je le savais.
- Il est amoureux dâelle. - Probablement.
- Tu crois que Duncan le sait ? - Probablement.
Elle a pu se consoler dans ses bras.
Câest un ami. Il y perdrait presque autant quâelle.
Je ne sais pas. Elle a perdu un enfant. Si elle cherchait Ă sâĂ©chapper,
elle aurait choisi quelquâun sans le moindre rapport avec sa vie rĂ©elle.
- Câest le manuel dâadultĂšre appliquĂ© ? - Chapitre trois.
Désolée de contredire ton manuel, mais si tu as tort,
ça donne à Duncan plein de mobiles.
16 H 30 - MURPHY CONFIRMĂ LâĂCHEC DE LA SOCIĂTĂ
Agent Malone, jâespĂšre que vous avez remarquĂ©
que mon client est trÚs coopératif dans cette affaire.
A part le fait quâil nous a cachĂ© chaque information importante,
Votre client sâest montrĂ© trĂšs coopĂ©ratif!
Et nous nâoublierons pas de le signaler.
Bon, monsieur Muller,
jâaimerais vraiment croire que vous nâavez rien Ă voir avec ça.
Je le voudrais bien.
Mais vous devez aussi vous mettre un peu Ă ma place.
Vous ĂȘtes au bord dela faillite et vous Ă©tes assurĂ© contre les enlĂšvements.
- Attendez... - Vous avez des problĂšmes de couple
et pourtant la veille de son enlÚvement, vous avec dßné en amoureux ensemble.
Et avant son enlĂšvement, vous repartez au centre commercial.
- Ăa suffit ! - Pas un mot dela rançon,
- nous ignorons le contenu du paquet. - Ăa suffit.
Si vous insinuez que mon client est suspect...
Je veux dire que Votre client est tout sauf un naĂŻf,
et quâil avait toutes les raisons dâorganiser cet enlĂšvement pour sauver sa boĂźte.
Non. Il nây a aucun moyen de sauver mon entreprise.
Ce que jâai versĂ©, câest tout ce qui me restait.
Jâai fait un emprunt sur mon fond de pension.
Je voulais lâinvestir dans mon projet. Mais ça mâest Ă©gal.
Je veux seulement la récupérer.
Si vous voulez la récupérer, dites-nous tout ce que vous savez.
Il mâa demandĂ© de ne rien dire.
- Il a dit quâil la tuerait. - Duncan, il pourrait la tuer.
Mais vous pouvez lâempĂȘcher si vous me dites enfin la VĂ©ritĂ©.
Quelle vérité ?
Tout ce pour quoi moi et Emily, on se battait...
est inhumé dans une toute petite tombé.
Câest pour ça que chaque fois que je la regardais...
tout ce que je voyais, câĂ©tait notre souffrance.
JusquâĂ ce jour.
Elle est Venue Ă mon bureau, elle mâa parlĂ©, on a vidĂ© notre sac.
Et le soir, pendant le dĂźner,
jâai commencĂ© Ă me dire que pour la premiĂšre fois,
on avait peut-ĂȘtre une autre chance.
Maintenant, câest fini.
Ce nâest pas fini, monsieur Muller, et nous voulons la ramener chez Vous.
Mais vous devez nous aider, pour ça.
Il a appelé directement Jeff.
Je crois quâEmily a sĂ»rement dĂ» lui donner son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone.
Il a exigé cent mille dollars.
Câest lĂ quâon nous a dit de les poster.
Merci.
Quand le paquet a-t-il été livré ?
DISPARUE DEPUIS 25 HEURES
Sâil a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© Ă Harbor City hier,
il a dĂ» ĂȘtre expĂ©diĂ© Ă White Plains,
- et distribué ici à midi. - Il est 12 h 40.
4203, câest la.
- Elle est Vide. Super. - Câest la boĂźte postale dâEthel Robbins.
- Mme Robbins. Samantha Spade, F. B. |. - Vous ĂȘtes la pour ma boĂźte postale.
Vous avez fait Vite. Jâai appelĂ© il y a quelques minutes.
- Vous avez appelé ? - Bien sûr.
Quand jâai vu que mon nom nâĂ©tait pas dessus.
Juste une adresse. Qui envoie ce genre de paquet ?
Jâai pensĂ© Ă Turley Jenkins. Une originale. Mais elle fait une croisiĂšre.
Jâai pensĂ© que ça devait ĂȘtre un de ces colis piĂ©gĂ©s que...
- Mme Robbins, nous... - Pourquoi moi ? Je nâen ai aucune idĂ©e.
Nous ne pensons pas quâon vous ait envoyĂ© une bombe !
Vous trouvez que câest une bonne idĂ©e ?
Je ferais mieux dâattendre derriĂšre que vous ayez terminĂ©.
Il nây a que ça.
DISPARUE DEPUIS 27 HEURES
Il nây a aucun lien entre cette dame et les Muller.
Pourquoi quelquâun a subtilisĂ© lâargent et lui a envoyĂ© une boĂźte vide ?
Peut-ĂȘtre que Duncan nây a pas mis lâargent.
Peut-ĂȘtre lâavocat lâa-t-il pris Ă lâinsu de Duncan.
Ou le ravisseur a pris lâargent une fois que la dame a rapportĂ© le paquet chez elle.
Ou peut-ĂȘtre quâil a envoyĂ© ce paquet Vide,
parce quâil savait quâon Ă©chafauderait des hypothĂšses, ce qui lâarrangeait bien.
Si le paquet nâĂ©tait pas arrivĂ©, ça ne nous laissait quâune hypothĂšse,
que quelquâun lâavait subtilisĂ© en route.
- Au bureau de posté. - Ou durant le trajet.
Reste à interroger des milliers de facteurs mécontents de leur sort.
Je peux voir ?
Le paquet Ă©tait couvert dâempreintes partielles. Rien de net.
Jâai le relevĂ© les passages dâEmily au pĂ©age.
Ces six derniers mois, elle a pris lâautoroute au moins une fois par semaine
en prenant toujours la sortie 9.
- Tarrytown. - Quây a-t-il Ă Tarrytown ?
Qui vit Ă Tarrytown ?
Rien dans son Palm ou ses dĂ©penses par carte nâexplique ces dĂ©placements.
- Elle avait une liaison. - Câest possible.
Je vais voir si son associé ne fréquente pas Tarrytown.
Le shérif de Westchester a trouvé notre S.D.F.
Au centre commercial.
Ăa fait 27 heures, je prĂ©fĂšre aller voir si elle nâest pas Ă la morgue.
Câest une bonne idĂ©e.
Notre ami a eu son argent. Il nâa plus besoin de garder Emily.
Mais si il ne lâa pas, il va peut-ĂȘtre sâaffoler et commettre une erreur.
- Quâest-ce que câĂ©tait ? - Rien, juste un petit problĂšme personnel.
- Allons Ă ce bureau de postĂ©. - Dâaccord.
Vous en voulez ? Y a des amandes.
Non, je suis allergique au lactose, mais merci.
Alors, vous disiez ?
Je poussais gentiment mon chariot, en me mĂȘlant de mes Oignons
quand tout à coup, ça a été la folie !
LĂąchez-Ia !
Il vous a bousculĂ©e, vous ĂȘtes sĂ»re ?
Oui. Ăa a mĂȘme Ă©tĂ© assez violent,
mais que Voulez-Vous ? AprĂšs tout, il essayait de sauver cette fille.
Je suppose.
Et voilà . Tous mes employés. De jour et de nuit.
- DitesâmOi au moins ce qui se passe... - Merci. Ăa nous sera sĂ»rement utile.
Martin, pourquoi je suis la ?
DISPARUE DEPUIS 28 HEURES
Jâai une idĂ©e, tu vas mâaider Ă la prouver.
Et câest moi que tu appelles, car si ça foire, je serai pas trop dure avec toi ?
Exactement.
TrĂšs bien. Ce plot par la, câest la quâEmily avait garĂ© sa voiture.
Et par ici, câest la que Brad Dunsmore, notre bon samaritain, se trouvait.
Il a entendu ses cris, s 'est retourné eta CGU/U VBI'5 50,7 agresseur.
Les autres tĂ©moins disent quâil lâa rejoint avant quâil monte dans la Voiture !
Oui, et il nâa rĂ©coltĂ© quâun coup de poing.
Alors, il entend ses hurlements et bam, il y court!
Mais Emily nâa pas dĂ» lutter avec son agresseur
pendant plus de dix secondes. Le temps pendant lequel elle a hurlé.
Dans le meilleur des cas, Brad a eu 10 secondes pour les rejoindre.
Alors, tu chronomĂštres.
Je vais partir delĂ oĂč se tenait Brad.
Tu ne vas pas me demander de pousser des cris ?
Des cris.
- Huit secondes. Câest faisable. - Oui, câest ce que je croyais.
Quâest-ce que tu insinues ? Que Brad boitait ?
Non, encore mieux.
Notre S.D.F. se souvenait parfaitement de ce qui sâest passĂ© hier.
DâaprĂšs Wilfna, Brad a percutĂ© son chariot, est tombeâ,
sâest relevĂ© et a foncĂ© vers la Voiture dâEmily.
- Il nâa pas atteint la Voiture ? - On sait bien que si.
VoilĂ ce que je veux dire. Tu me chronomĂštres encore ?
Vas-y.
Douze secondes.
Brad ne mâa jamais parlĂ© de Wilma.
Et sâil a percutĂ© son chariot comme elle me lâa dit,
il nâa pas pu atteindre la Voiture Ă temps.
Elle serait déjà partie en trombe à moins...
Quâil nâait commencĂ© Ă courir avant quâEmily se mette Ă crier.
Il savait ce qui allait se passer et il était dans le coup.
Câest ça.
- Tu as fait ta petite enquĂȘte sur ce type ? - Câest en cours.
Bien.
Vous insinuez quâun de mes employĂ©s a pris ce paquet.
Je dois tout Vérifier, madame.
- Oui ? - Câest Martin. Je Viens de lâapprendre.
Brad Dunsmore, notre bon samaritain, travaille au bureau de poste de Greendale.
Dâaccord, merci. Excusez-moi, madame.
Est-ce que Brad Dunsmore avait accĂšs Ă ce paquet ?
- Oui, mais... - ou est-il ?
Il travaillait derriĂšre. Il ne se sentait pas bien.
- Il est rentrĂ© chez lui se reposer. - Câest lui. Allons-y.
Il vaut mieux que les voitures restent Ă lâĂ©cart.
Je ne veux pas que mon suspect ait peur.
Oui. Deux voitures banalisées du Bureau viendront monter le guet dans 6 minutes.
Je ne comprends pas pourquoi il a tentĂ© de lâarrĂȘter.
Un tĂ©moin pensait quâEmily connaissait son agresseur.
A quoi tu penses ?
Que ce nâest pas lâagresseur quâEmily a reconnu, mais Brad.
- Alors, ils devaient bien se connaĂźtre. - Je mâen occupe.
Compris. Oui. Merci.
On dirait que notre bon samaritain a levé le camp.
Va le chercher.
Nous pensons que 2 personnes sont impliquées.
Et que lâune dâelles a eu des remords.
- Mon Dieu ! - Vous le reconnaissez ?
Câest le type du parking. Câest ça ?
Je ne comprends pas. Je croyais quâil voulait la sauver.
Bien, merci. Jack ?
Le suspect a pris la route.
On lâa repĂ©rĂ©. Il a pris la direction du nord vers Tarrytown.
- Emily et le bon samaritain. - Tu vas le lui dire ?
Non. On aura bien le temps de faire ça plus tard.
DISPARUE DEPUIS 29 H 30
- Alors ? - Il a débarqué il y a 25 mn environ.
On captait quelques bruits au dĂ©but, mais câest fini.
- Il est tout seul? - On lâignore.
- Tout le monde est prĂȘt ? - Oui. Tout est couvert.
Allonsây !
F. B. I ! Couchez-vous par terre !
Couchez-vous par terre !
Il nây a rien.
- Bon, oĂč est-elle ? - Jâen sais rien. Mais elle est pas la.
Elle Ă©tait censĂ©e ĂȘtre la.
DISPARUE DEPUIS 30 HEURES
Il sâappelle Stan Watkins. On Ă©tait ensemble au lycĂ©e.
On devait se retrouver aprĂšs le boulot pour partager le fric.
Pourquoi Emily ?
Stan avait toujours des plans insensés
pour devenir vite riche, vous savez.
Un jour, il a trouvé cette idée de se faire envoyer la rançon parla posté.
Et ça paraissait pas bĂȘte.
Jâavais plus quâĂ lâintercepter pendant son trajet.
Jâai repĂ©rĂ© Emily au bureau de postĂ©.
On lâa choisie parce quâelle Ă©tait riche.
Et Votre plan, câĂ©tait que vous deveniez son amant ?
Non. JâĂ©tais seulement censĂ© la suivre pour noter ses habitudes.
Mais un jour, on sâest pour ainsi dire rentrĂ©s dedans.
On a commencé à discuter.
Quelques jours plus tard, jâai dĂ©cidĂ© de tomber Ă nouveau sur elle.
Je lui ai demandé si elle voulait un café.
La vérité...
Non, câest pas grave.
câest que/'ai/amais rencontrĂ© une femme pareil/e.
Elle était belle et intelligente.
J 'a vais l'impression d 'exister.
Je ne sais pas ce qui mâa pris.
On a Ă©pluchĂ© ses coups de fil. Le soir prĂ©cĂ©dant lâenlĂšvement
il a reçu un appel dâun tĂ©lĂ©phone public de lâAugusta Grill.
Elle vous a appelĂ© ce soirâlĂ .
Elle voulait rompre avec Vous, câest ça ?
Je regrette. Je ne peux pas parler pour lâinstant.
Ăa ne fait rien. Pourquoi pas jeudi ?
Je ne peux pas.
Il sâest passĂ© quelque chose ?
- Emily, est-ce que ça va ? - Je suis désolée.
- Il est temps que ça sâarrĂȘte. - Attends un peu.
Je ne peux plus te Voir, je suis désolée!
Jây comprends rien. Quâest-ce qui te prend ?
- Je dois y aller. - Attends.
Je faisais lanterner Stan. Je lui disais quâil valait mieux attendre.
- Quand elle a appelĂ©, je suis devenu fou. - Vous avez dĂ©clenchĂ© lâenlĂšvement.
Je lâai suivie pour ĂȘtre sĂ»r que tout irait bien.
Mais quand je lâai vue, jâai voulu tout arrĂȘter.
Vous avez des nouvelles de Watkins depuis le parking ?
Oui. Il mâa appelĂ© quelques heures aprĂšs. Il Ă©tait furieux.
Il a dit que si je le trahissais, il se vengerait sur elle.
Lâhonneur des malfrats ?
Il y a un chalet ou une maison oĂč il pourrait la cacher ?
Jâen sais rien.
- Câest lui. - DĂ©crochez. Dites que vous avez lâargent.
- Je ne veux pas lui parler. - Dites que vous ĂȘtes prĂȘt Ă tout.
- Je ne veux pas lui parler. - Ăa suffit. RĂ©pondez !
Oui, oui, jâai le fric. DisâmOi seulement ce que tu Veux.
La gare de Hartsdale Ă 5 h du matin. Bien.
Surtout, Stan, ne lui fais pas de mal, compris ?
TrĂšs bien. Ăa nous laisse onze heures. PremiĂšre pause de la journĂ©e.
Allez, debout.
On veut que Brad procĂšde Ă lâĂ©change, il est dâaccord pour le faire.
- Il a kidnappé ma femme. - Ils sont amis.
Si on envoie un de nos agents, Watkins risque de tuer Emily.
Comment vous savez quâil ne va pas vous doubler ?
Ce serait impossible.
Nous avons besoin quâil attire Watkins
pour quâon puisse lâinterpeller.
Non, câest mon argent. On ne procĂ©dera pas comme ça.
Duncan, sâil te plaĂźt.
Cet homme risque de tuer Emily.
Je veux lui parler.
- Ce nâest pas une bonne idĂ©e. - Comment puis-je me dĂ©cider
si la seule chose que je sais sur lui, câest quâil a sautĂ© ma femme ?
Je mâappelle Duncan Muller.
Emily est ma femme.
Je ferai tout pour quâelle sâen sorte.
Mais pourquoi je vous croirais ? Tout est Votre faute !
Excusez-moi.
Elle a dit pourquoi ?
âPourquoi ?"
Oui. Pourquoi elle était avec vous ?
Elle nâa jamais parlĂ© de ça.
Attendez. CâĂ©tait pas Ă cause de CĂ©lia ? Elle nâa rien dit ?
- CâĂ©tait pour ça ? A cause de CĂ©lia. - Jâen sais rien !
Je ne sais mĂȘme pas qui est CĂ©lia.
CâĂ©tait notre fille !
Je ne savais mĂȘme pas que vous en aviez une.
DitesâmOi seulement une chose.
Pourquoi Voulez-Vous faire ça ?
Ăa mâĂ©tonnerait que vous vouliez que je rĂ©ponde Ă cette question.
Je vais la récupérer.
Câest bon, allez-y.
DISPARUE DEPUIS 40 H 30
- Toujours rien ? - Rien de mon cÎté.
Rien du mien non plus.
Pas le moindre suspect Ă lâhorizon.
Les voilĂ . Ils viennent dâarriver sur le quai.
Contact Visuel, il marche par ici. Blue jeans, blouson marron.
Je ne sais pas sâil est armĂ©.
Martin, Danny, tenez-Vous prĂȘts. Ne lâinterceptez pas.
Vivian, tu tâoccuperas de lâautre.
Sam, Vasây.
F. B. |. ! Couchez-vous par terre ! Rendez-Vous !
- Couchez-vous par terre ! - A plat ventre !
- Vite ! A plat ventre ! - A terre, câest compris ?
Otage en sécurité.
Suspect désarmé.
Je suis désolée, Duncan.
Non, Emily. Sâil te plaĂźt, pas ici.
JâĂ©tais si seule. Elle me manquait tellement, comme toi dâailleurs.
On va parler de ça chez nous, dâaccord ?
- Il faut quâon prenne Votre dĂ©position. - Dâaccord.
Tu crois quâils vont sâen sortir ?
Est-ce que ça va ?
Maria et moi, on sâest sĂ©parĂ©s.
Quand ?
Il y a trois mois de ça.
Trois mois ?
Oui.
Je ne sais pas quoi te dire.
Mais tu sais, ce nâest pas encore fini.
On a besoin de réfléchir.
- Je vais rentrer. - Dâaccord.
- Bonsoir. - Bonsoir.
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