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On sâinstallait dans les gradins oĂč le terrain est assez Ă©troit,
et on pouvait presque toucher Roger Maris !
Et pas Mickey Mantle ?
Mickey jouait toujours au centre, câĂ©tait Ă environ 140 mĂštres Ă lâĂ©poque.
CâĂ©tait trĂšs diffĂ©rent de ce que câest aujourdâhui !
Oh ! HĂ© ! Tiens, voilĂ ! Bon anniversaire, fiston !
Merci !
Vasây ! Passe devant!
PĂRIMĂE
Câest pas vrai ! Tu restĂ©s la. Je vais aller faire recharger ma carte.
Tu bouges pas !
Papa ! DĂ©pĂȘcheâtoi !
Oh ! Attends !
Dix dollars, sâil vous plaĂźt !
Papa ?
Excusezâmoi !
Mon fils est de lâautre cĂŽtĂ©. DĂ©solĂ©.
- Gabe ! - Papa !
Gabe ! Ouvreâmoi la porte ! Descends au prochain arrĂȘt !
Ils ont été séparés à la station dela cinquante-septiÚme rue...
Ce qui a commencé comme un simple rite de passage,
un pĂšre emmenant son fils Ă un match de base-ball pour ses 11 ans,
sâest transformĂ© en un Ă©pouvantable cauchemar !
La police a besoin de Votre aide pour retrouver...
Toute information sera la bienvenue.
Le pĂšre dit quâil pensait que Gabe serait au prochain arrĂȘt,
alors il a pris le train suivant pour lây rejoindre.
Comme il nâĂ©tait pas lĂ -bas, il est venu jusquâau stade!
Il lâa cherchĂ© sur le quai, Ă lâentrĂ©e et Ă sa place.
- Le petit avait déjà son billet ? - Apparemment !
- Et ensuite, le pÚre a prévenu la police. - Hier soir, à sept heures.
Pourquoi ils ont attendu ce matin pour nous avertir ?
Les Yankees appellent tous ceux qui travaillaient hier soir,
en espĂ©rant que quelquâun aura vu quelque chose!
On ne sait mĂȘme pas sâil est bien venu ici.
Sâil est Venu, câĂ©tait contre Les Red Sox hier soir !
Il y avait cinquante mille spectateurs dont dix mille garçons de son ùge!
Oui, personne nâa dĂ» le remarquer!
F.B.l. : Portés disparus
Ăa fait environ 16 heures quâil a disparu !
Il a pris le mĂ©tro Ă 18 h 05, câest tout ce quâon sait pour lâinstant.
Oui nous dit que câest vrai ? Son pĂšre ?
On a vérifié sa carte de métro. Elle confirme ses dires.
- Il nây a aucun tĂ©moin oculaire ? - Des centaines !
Lâennui, câest quâon nâen a pas un seul.
Câest pas au Shea Stadium quâon verrait ça.
Câest fou ce que les supporters des Mets sont de mauvaise foi !
Bon, Danny, tu tâoccupes de son parcours en mĂ©tro avec la police de New York.
Je veux que tu me couvres tout son trajet depuis la, jusquâau Bronx.
Entendu.
Je vais voir tous les condamnés pour actes de pédophilie dans les environs.
Interrogé ceux qui logent aprés la cinquante-septiÚme rue.
Ă cette heure-lĂš, il a dĂ» ĂȘtre enlevĂ© par quelquâun qui rentrait du boulot.
M. Fitzgerald, tous les médias parlent de cet enfant.
Nous recevons des centaines dâappels.
La plupart sans intĂ©rĂȘt. Mais il faut tout me VĂ©rifier.
Alors, je vais rester la ?
Quand on enfreint le rÚglement dés le premier jour, voilà ce qui se passe !
Et combien de temps il faut pour sortir enfin du chenil ?
Ăa dĂ©pend du chien.
NâĂ©coute pas Danny, il veut juste marquer son territoire.
- Oui ? - Tu feras passer un test Ă son pĂšre ?
On verra. Je déteste cette partie.
Et jâai cru quâil avait compris ce que je lui avais dit.
Mais comme il nâĂ©tait pas Ă la soixanteâsixiĂšme rue,
jâen ai conclu quâil avait dĂ» aller jusquâau Yankee Stadium !
Je ne sais pas pourquoi je nâai pas appelĂ© la police tout de suite.
Je comprends trĂšs bien que ça devait ĂȘtre difficile.
Madame Freedman, jâaimerais mâentretenir seul avec Votre mari,
si ça ne vous ennuie pas.
Dâaccord.
Câest lâheure de nourrir la petite de toute façon.
Merci.
Est-ce que vous avez des problĂšmes financiers ?
On a des difficultés, comme tout le monde.
Et des... euh... problĂšmes dans Votre couple ?
Non, rien à part les petites disputés habituelles, non !
Les petites disputĂ©s habituelles ? Quâest-ce que ça veut dire exactement ?
Je ne vois pas du tout en quoi ça peut avoir un lien avec tout ça.
Peut-étre aucun, mais je dois Vérifier.
Une espĂšce de sale obsĂ©dĂ© a peut-ĂȘtre enlevĂ© mon fils
et vous Venez me poser des questions sur mon couple ?
Jâai travaillĂ© sur des centaines de ces affaires.
Certaines similitudes existent. Elles me dĂ©plaisent peutâĂštre,
mais je ne peux pas les ignorer. Vous voulez que je vous en parle ?
Quand un enfant disparaĂźt,
lâindividu qui prĂ©tend lâavoir aperçu en dernier est souvent celui qui lâa enlevĂ©.
Et si cette personne est lâun de ses parents, les chances sont doublĂ©es.
Tout me laisse croire que vous étes innocent, mais je ne vous connais pas.
Jâessaie dâapprendre Ă vous connaĂźtre, pour que je puisse vous aider.
Mais je ne vous aiderai pas si vous ne gagnez pas ma confiance.
BientÎt vous me demanderez de passer au détecteur de mensonges !
On sera peut-ĂȘtre obligĂ©s dây venir.
DISPARU DEPUIS 18 HEURES
Vous lui donnez toujours son billet avant dâarriver au stade ?
Non !
Pourquoi lâavoir fait hier ?
CâĂ©tait son anniversaire.
Il a onze ans ! Je voulais lui montrer quâon lui faisait confiance maintenant !
- Dâaccord ? - Dâaccord.
- Vous ne vous ĂȘtes pas disputĂ©s ? - Non !
- Il nâa pas sĂ©chĂ© un peu lâĂ©cole ? - Non !
Est-ce quâil a des amis qui lâinciteraient Ă faire des bĂȘtises ?
Non !
Il a déjà pris dela drogue ?
Non, bien sûr que non !
Vous pensez lâavoir vu oĂč ?
Bon, Ă quelle heure câĂ©tait ?
Trés bien, merci.
Non, câest pas inutile. Tous les renseignements sont prĂ©cieux.
DISPARU DEPUIS 22 HEURES
Oui, jâai vu ce garçon !
- Vous ĂȘtes sĂ»r ? - Oui, bien sĂ»r!
Il est venu me parler hier, Ă mon avis, entre six et six heures et demie.
Excusezâmoi ? Câest pas lâarrĂȘt pour le Yankee Stadium, nâest-ce pas ?
Tu es descendu trop tĂŽt ! Câest le suivant. A la cent soixante et uniĂ©me rue.
Merci.
Jâadore ton blouson.
Merci.
Il est rĂ©parti vers le mĂ©tro ! Et câest tout.
- Il a parlé de son pÚre ? - Non !
Et est-ce quâil vous a paru nerveux ou inquiet ?
Non ! Ăa semblait ĂȘtre un gentil garçon qui partait voir un bon match.
Merci, monsieur.
18 h 35 - PREND LE METRO
VERS LE YANKEE STADIUM ?
Il y a beaucoup de points rouges !
Le téléphone sonne à peu prés toutes les quinze secondes !
Apparemment, il y a plein de petits garçons bruns qui manquent Ă lâappel.
Non, câest Vrai, je sais bien que les gens aimeraient nous aider,
mais cette dame qui nâarrĂȘte pas dâappeler,
elle est convaincue quâelle a vu Gabe Ă la tĂ©lĂ© ce matin
sonner la cloche pour ouvrir la séance de Wall Street !
Le problĂšme, câest que quand tu crois que tous les dĂ©traquĂ©s dâAmĂ©rique
appellent ce numĂ©ro, câest justement le moment oĂč tu tiens le bon. Merci.
JâespĂšre que câest pour bientĂŽt, je vais manquer de punaises.
Attends ! Jâai quelquâun ! Gerald Dearborn, rĂ©cemment libĂ©rĂ©,
conduite obscĂ©ne envers un mineur. Des Voisins lâont aperçu dans un fast-food
dela cent dix-huitiÚme rue avec un garçon correspondant à Gabe.
Ouâas-tu prĂ©s de Morningside Heights ?
Bon, voyons ! Jâai deux localisations, une dans la 125e, et lâautre, je crois...
oui, câĂ©tait devant le gymnase Columbia. Les deux vers 9 heures du matin.
Tu vois ? Câest peut-ĂȘtre notre homme !
HĂ© ? Tu veux un coup de main ?
Peut-ĂȘtre une autre fois.
Quâest-ce quâon a ?
Un voisin a vu ce pervers ce matin avec un petit garçon !
- Ăa pourrait trĂšs bien ĂȘtre le vĂŽtre ! - Allonsây !
Ne bougez pas ! Couchez-vous par terre.
- Je nâai rien fait! - Couchez-vous par terre.
Les mains derriĂšre le dos ! Doucement !
Jâai rien fait ! Je suis innocent!
Vérifiez dans la chambre.
Doucement ! Restez tranquille pour que je vous passe les menottes !
Câest bon ! Embarquez-Ie ! Embarquez-Ie !
DISPARU DEPUIS 24 HEURES
Vous vouliez me voir seule ?
- Bien sĂ»r. Si vous avez le temps. - Ăa ira. Elle sâest enfin endormie.
Câest une belle enfant.
Gabe refusait de dormir quand il avait son Ăąge.
Il avait tellement dâĂ©nergie.
Je vous demande pardon pour Bob, il sait que vous ne faites que Votre boulot.
Ce nâest rien.
Je crois que je manquerais aussi de patience si jâĂ©tais Ă sa place.
- Vous avez des enfants ? - Deux filles.
- Quel Ăąge ? - Six et huit ans.
Câest sĂ»rement bien quâelles soient si rapprochĂ©es toutes les deux.
Oui, câest Vrai.
Jâai entendu dire que si on ne retrouve pas un enfant dans les quarante-huit heures...
Ce nâest pas toujours le cas.
Par chance, on nous a prévenus assez tÎt.
Oui ?
Dâaccord !
Emporte-Ie au bureau et cherche des empreintes.
Un homme sâest assis Ă la place de Gabe hier au 3e tour de batte.
Heureusement, il a engagé la conversation avec les spectateurs assis prés de lui !
Il a prétendu avoir acheté son billet à un revendeur devant le stade.
Comment ce revendeur a-t-il pu se le procurer ?
Câest ce quâon va essayer de savoir.
Quâest-ce que ça donne ?
Le talon du billet de Gabe a gardé six empreintes partielles.
Je fais une recherche. Alors, comment on te traite au bureau ?
Au bureau, ça va. Câest Danny qui a un petit problĂšme avec moi.
Quand tu as dĂ©couvert quâil avait loupĂ© un dĂ©tail sur cet alibi,
tu nâaurais pas dĂ» en parler devant tout le monde,
sauf, bien sûr, si tu voulais lui clouer le bec, ou te faire bien Voir.
On a quelque chose!
Analyse des empreintes en cours...
Analyse terminée. - Un résultat.
George Lincoln ! Vols de Voitures, petits vols sans effraction,
a fait dix mois Ă Rikerâs.
Et il habite dans le Bronx.
DISPARU DEPUIS 28 HEURES
George Lincoln ? F.B.I. ! On voudrait vous parler.
PERSONNE DISPARUE - GABE FREEDMAN
Vous le reconnaissez ?
Oui, je lui ai acheté un billet hier. Et alors ?
Il a disparu depuis hier, et vous ĂȘtes la derniĂ©re personne Ă lâavoir vu.
Mais, moi, jâai rien Ă voir avec ça.
Tout ce que jâai fait, câest un peu de bizness avec lui.
Jâen ai deux ! Y a quelquâun dâintĂ©ressĂ© ?
Jâen ai un!
Dâaccord, jeune homme, faisâmOi Voir.
Je le tiens. Vous regardez.
Oh, tâes un malin, toi, hein, ça se voit!
TrĂ©s bien, je vais tâen filer trente billets, câest tout.
Dessus y a Ă©crit quaranteâcinq.
Oui, mais tâen as quâun et le match va commencer.
Câest les Red Sox, et tout a Ă©tĂ© Vendu !
Dâaccord, je te donne sa Valeur.
Cinquante. Cinquante ou je mâen Vais.
Je lui en ai filé cinquante. Il est parti de son cÎté, et moi du mien.
Vous avez vu oĂč il est allĂ© ?
Non, bien sûr! AprÚs je suis passé à autre chose.
Ăcoutez, il y a quinze autres gars qui ont dĂ» mâapercevoir au Stadium jusquâĂ 23 h !
Tu notés leurs noms.
Il nây est pour rien.
Il est malin ce gamin, hein ?
Assez pour échapper à un match des Yankees !
Et Ă son pĂšre.
Mais oĂč est-ce quâil voulait aller ?
19 h - VEND son BILLET A UN REVENDEUR
Ăa fait 37 heures quâil a pris le large ! Sam ?
On sait quâil est allĂ© au stade et quâil a Vendu son billet.
Il était 19 h, vendredi soir. ou est-il allé aprÚs ça ?
Ses parents nâen savent rien ?
Non. Ils nous auraient déjà donné cette information.
Je veux en savoir plus avant dây retourner.
Et si son pÚre ne dit pas la vérité ?
Peut-ĂȘtre quâil lui a faussĂ© compagnie dans le mĂ©tro.
Pourquoi il aurait fait ça ?
Parce quâil a 11 ans, et quâĂ cet Ăąge, aller au base-hall avec son pĂšre, ça craint.
Il voulait peut-ĂȘtre aller voir un ami ou une copine.
Il avait peut-ĂȘtre prĂ©vu de semer son pĂšre une fois arrivĂ© au stade,
mais il a saisi lâoccasion dans le mĂ©tro.
Si tu as raison, il est vraiment fumasse !
Mais pas au point de ne pas rentrer chez lui au bout de 37 heures !
En plus, il nâa jamais fait une chose pareille.
Si on en croit ses parents.
Non, je pense que Vivian a raison.
Il sâest passĂ© quelque chose entre 19 h
et lâheure oĂč il pensait retourner tranquillement chez lui.
- Et sâil avait fait une fugue ? - Pourquoi ce jour-lĂ et de cette façon ?
Je crois quâil a pris les 50 $ et repris le mĂ©tro
pour aller voir quelquâun.
On doit donc le "profiler" comme un adulte et savoir Ă peu prĂšs tout de lui.
Tout à fait. Trés bien ! Au travail !
Je ne devrais pas avoir de préférés, mais Gabe est un de ces enfants qui,
quand je rentre chez moi à la fin de la journée me font croire,
mĂȘme si je suis Ă©puisĂ©e, que ça vaut le coup.
Mais vous ĂȘtes la un dimanche matin. Ăa en dit long.
Comment est-il en classe ?
Quây a-t-il ?
Si vous saviez comme je mâen veux !
Je nâai pas pensĂ© que câĂ©tait grave sur le moment.
Il Ă©tait dâhabitude trĂšs attentif, mais ces derniers temps,
jâai senti quâil devait sĂ»rement se passer quelque chose.
Câest-Ă -dire ?
Je ne sais pas. Câest trĂ©s difficile Ă expliquer,
mais quelque chose avait changé.
La drogue ?
Je ne sais pas, je ne... je ne pense pas.
Je me fais peut-ĂȘtre des idĂ©es Ă cause de ce qui est arrivĂ©.
Mais pourtant, Ă son anniversaire,
la derniĂšre fois oĂč je lâai Vu...
on lui avait fait un gĂąteau.
On a tous chantĂ© Bon anniversaire et lui, il sâest enfui dela piĂ©ce
et jâai essayĂ© de lui parler aprĂ©s les cours, mais...
Quây a-t-il, Gabe ? Dis-le-moi.
Je vous lâai dit, rien du tout.
Tout va trÚs bien, mais tu réagis comme ça quand on te chante Bon anniversaire ?
Les anniversaires, câest dĂ©bile.
Est-ce quâil se passe quelque chose Ă la maison ?
Tout va trĂšs bien. Est-ce que je peux y aller ?
Va-tâen !
Mais quoi quâil arrive, je...je veux que tu saches que je serai toujours la pour toi.
Je voulais justement en parler Ă ses parents lelundi matin,
mais maintenant...
Je ne sais pas ce qui a pu se passer, il semblait dĂ©tendu ce matinâlĂš.
Et... et je pensais quâil Ă©tait ravi dâaller voir ce match avec son pĂšre.
Son institutrice dit quâil Ă©tait renfermĂ© ces tempsâci. Vous lâaviez remarquĂ© ?
Elle a dit ça ?
Oui, peut-ĂȘtre un petit peu.
Jâai cru que ce nâĂ©tait sans doute quâune rĂ©action due au bĂ©bĂ© ou
au déménagement.
Vous ne mâavez pas dit que vous aviez dĂ©mĂ©nagĂ©!
Oui, il y a prÚs, il y a prÚs de six mois de ça.
Pourquoi nâest-il pas allĂ© voir ce match et a-t-il revendu son billet ?
Quâest-ce quâil faisait que je ne savais pas ?
Vous avez eu raison de me poser ces questions, vous savez.
Il avait manifestement des prĂ©occupations quâon ne connaissait pas du tout.
Mais tous les parents peuvent dire ça.
Je sais quâelle pense que câest ma faute.
Elle ne dit rien, mais je le vois bien dans ses yeux!
Je ne crois pas.
Jâaimerais bien passer ce test si vous ĂȘtes dâaccord.
Bien sûr, on va arranger ça.
Tu me vérifies ce site.
Vous avez trouvé quelque chose ?
Il surfait sur des sites pornographiques.
- Regarde ça ! - Ben, dites donc !
Je savais mĂȘme pas Ă quoi ressemblaient les filles Ă son Ăąge!
Moi, je savais déjà tout.
Mes frÚres y étaient pour quelque chose.
- Pas de forums de discussion bizarres ? - Non.
A mon avis, il nâa rien dela proie idĂ©ale.
Quand on a onze ans, oĂč est-ce quâon va faire du skateâboard dans le quartier ?
Il y a des e-mails de ses amis, et ils nâarrĂȘtent pas de parler
dâun Vieil entrepĂŽt dans le centre, dans le West Side.
- On va aller voir ! - Dâaccord.
DISPARU DEPUIS 40 HEURES
- Jâai pas appelĂ©, jâavais rien Ă dire. - Tu crois pas que le fait quâil soit passĂ©
le soir de sa disparition nous aurait aidés ?
Je pensais que des types comme vous le savaient.
- Comment tu tâappelles dĂ©jĂ ? Wally ? - Oui.
TrĂ©s bien, tâen fais pas pour ça. Dis-nous juste ce qui sâest passĂ© ce soirâlĂ .
A quelle heure tu es arrivé la ?
Il devait ĂȘtre prĂ©s de 7 h. Gabe a dĂ©barquĂ© peu de temps aprĂšs.
- Vers 7 h 30 ? - Oui, quelque chose comme ça.
En tout cas, quand il sâest pointĂ©, jâai vu quâil Ă©tait pas comme dâhabitude.
Yo, ça va les mecs, visez un peu ce que jâai !
OĂč tu as trouvĂ© ça ?
Tâas dĂ» dĂ©pouiller une Vieille dame, câest ça ?
Jâai semĂ© mon Vieux dans le mĂ©tro, revendu mon billet.
Yo ! Tu débloqués, mec, il va te botter les fesses.
Oui, on verra. Tu as une planche pour moi ?
Et ensuite ?
Rien de plus.
Il a traĂźnĂ© lĂ quelques heures jusquâĂ 9 h, 9 h 30.
- Ensuite, il sâest tirĂ©. - Il tâa pas dit oĂč il allait ?
Chez lui je suppose ! On pensait tous que son Vieux serait fou de rage.
Mais ça nâavait pas lâair de trop lâinquiĂ©ter.
- Il tâa dit que câĂ©tait son anniversaire ? - Non !
Je ne lâai su que plus tard en regardant les nouvelles.
Ăa vous Ă©tonne ?
19 h 30 - 21 h 30 - FAIT DU SKATEâBOARD DANS LE WEST SIDE
Il est sur la ligne deux.
Câest ça ! Merci beaucoup. Je vous remercie de Votre aide.
Fitzgerald !
Bien ! Oui.
Port Authority !
Dâaccord. Quand ça ?
Vous vous souvenez dela couleur de son blouson ?
Et les manches ?
Il y avait un logo ?
Vous dites que câĂ©tait y a 10 minutes, câest ça ?
Attendez.
Câest lui !
On le voit. Il va vers les kiosques.
Bien reçu.
Gabe ! Gabe ! HĂ©!
- HĂ© ! Câest quoi Votre problĂšme, dites ? - On est du F.B.I.
- OĂč tu as trouvĂ© ce blouson ? - Quoi ? Câest le mien !
Vérifie.
- Laissez-Ie tranquille! - Ce sera pas long.
Câest celui de Gabe.
DĂ©pĂȘche. Jack ?
Sur la manche, il y a du sang.
4 h - BLOUSON TACHĂ DE SANG A PORT AUTHORITY
Je vous le jure ! Jâai trouvĂ© ce blouson ici dans une corbeille.
Jâai jamais vu ce type!
Et le sang, tu ne lâas pas vu ?
Je savais pas ce que câĂ©tait, dela peinture peutâĂštre.
- CâĂ©tait dĂ©jĂ sec ? - Oui !
La copine de Leo a confirmé sa version.
Elle confirme aussi lâheure ?
Vers 4 heures du matin. Elle sâen rappelle, le cafĂ© venait de fermer.
Et on a fait des recherches sur Leo.
Sa mÚre a signalé sa disparition il y a huit mois de ça à Baltimore.
Son beau-pére Ie battait.
Et pour la fille ?
Elle sâest enfuie de chez sa famille dâaccueil Ă Boston.
Pas de maltraitance dâaprĂšs elie, juste dela nĂ©gligence.
- Jâappelle lâassistance sociale. - Dâaccord.
La police interroge tous les billettistes, vendeurs et gardiens. Rien pour lâinstant.
DISPARU DEPUIS 42 HEURES
Dâaccord. On sait quâil a revendu son billet Ă 7 heures du soir.
Il a pris ensuite une rame de métro vers le West Side,
oĂč il est restĂ© jusquâĂ neuf ou neuf heures et demie.
Ensuite son blouson taché de sang réapparaßt à 4 h à Port Authority.
La question étant : comment est-il arrivé la, et pourquoi ?
Il a peut-ĂȘtre fait une fugue. Câest peut-ĂȘtre aussi simple que ça.
- Pourquoi ? - Il ne fuit peut-ĂȘtre pas.
Il va peut-ĂȘtre voir quelque chose ou quelquâun...
On ne va pas trĂšs loin avec 50 $ !
On ne sait pas combien il avait dĂ©jĂ dâargent sur lui en fait.
Câest pas parce que le blouson Ă©tait lĂ quâil y est allĂ©.
Non, mais il pouvait ĂȘtre Ă proximitĂ©.
On lâaurait vu Ă trois endroits, dans ce pĂ©rimĂštreâlĂš.
Un cinéma, un resto et un cybercafé.
Mais le cybercafé est le seul endroit qui colle avec nos horaires.
Et ils se sont déjà faits pincer pour avoir laissé des mineurs accéder à du porno.
- Samantha, tu vérifies ça, tu veux ? - Oui.
On ne sait mĂȘme pas sâil Ă©tait prĂ©s de Port Authority.
Si ça se trouve, ces skate-boarders lui ont piqué son fric,
lâont tuĂ© et ont jetĂ© aprĂšs son blouson.
Parfait. Le rapport du légiste.
Le sang sur le blouson appartient au groupe 0 positif, comme celui de Gabe.
- Cybercafé, skate-boarders, Port Autority. - Le bureau.
Gagné ! Je pars voir ses parents.
On ne saura si câest bien son sang quâaprĂšs avoir fait un test ADN.
Que vous faut-il ?
Sa brosse Ă dents.
Ou un peigne.
Ecoute, je suis pas un flic. Je me fiche de tes petits trafics !
Je fais seulement mon travail pour retrouver ton ami.
JâĂ©tais pas la quand ça sâest passĂ©, alors je sais pas grand-chose.
Comment ça ? Que sâest-il passĂ© ?
Les autres ! Ils sont allĂ©s sâamuser chez un de ces CorĂ©ens !
Quel Coréen, Wally ?
Vous savez, un de ces Ă©piciers. Je sais mĂȘme pas lequel.
- Ils voulaient lui pourrir la vie. - "Lui pourrir la vie" ?
Câest totalement stupide !
Ils entrent tous, ils saccagent la boutique, ils piquent des paquets de clopes.
Comme je disais, câest stupide.
Et Gabe était avec eux ?
Jâai essayĂ© de lui dire de pas y aller.
Mais il est du genre Ă faire que ce qui lui plaĂźt.
Comme je vous lâai dit, je sais presque rien.
Merci, mon frére.
Je ne vais pas avoir dâennuis pour ça ?
Je veux juste une réponse.
Oui, il Ă©tait la ce soirâlĂ .
Il a débarqué vers onze heures et demie environ.
Jâai besoin dâun de vos ordinateurs.
Non, je regrette. Tu dois avoir seize ans.
Monsieur,
juste cinq minutes ! Sâil vous plaĂźt ?
Vasây !
Ăa a durĂ© plus de cinq minutes !
Il sâest connectĂ©.
Il a dĂ» envoyer quâun seul e-mail, et il est restĂ© la Ă fixer lâĂ©cran
en faisant pratiquement rien pendant peut-ĂȘtre une demi-heure.
Et tout Ă coup, il sâest mis Ă pianoter comme un fou.
- Il avait du sang sur son blouson ? - Non.
De quel ordinateur sâest-il servi ?
Jâai vĂ©rifiĂ© partout. Pas de Voies de fait ou de Violences
dans le secteur la nuit de sa disparition.
Le vendredi soir, tu es sûr ?
Oui ! Jâai cherchĂ© Ă Chelsea et dans lâOuest du Village.
Rien durant le laps de temps qui nous intéresse.
Oui.
J 'ai en revanche vĂ©riïŹĂ© dans tous les
hĂŽpitaux.
Un Ă©picier corĂ©en sâest prĂ©sentĂ©
aux urgences de Saint Vincent vers vingt-trois heures.
Une plaie à la téte.
Pourquoi tu ne me lâas pas dit plus tĂŽt ?
Tu ne mâas jamais dit que vous cherchiez un Ă©picier corĂ©en !
Je lâai appris par Jack!
Tu veux son adresse ?
Oui, je veux lâadresse tout de suite !
Je mâoccupe tranquillement de mes affaires
et ils débarquent ici avec leurs skate-boards
et commencent Ă faire les idiots.
Jâaurais dĂ» appeler la police, mais ils ne font rien du tout.
Je comprends. DitesâmOi seulement ce qui sâest passĂ©.
Ils sont entrés par ce cÎté-là !
HĂ©, petit !
Je me suis reâ veillĂ© plus tard et je suis alleâ a' l'hĂŽpital.
Jâai failli, jâai failli y rester!
Câest probablement ce quâil a cru.
Non, je lâai jamais vu. Et toi, Sal?
Si, bien sûr ! Je me souviens de ce garçon.
Il était la vendredi soir, il voulait prendre un billet.
Excusezâmoi ! OĂč on vend des billets de car ?
- Ăa dĂ©pend de lâendroit oĂč tu vas ? - Au Texas.
- Ce billet est pour toi ? - Oui.
Je regrette, tu dois avoir quinze ans.
Si tu franchis la frontiĂšre, tu dois avoir un mot de tes parents,
ou ĂȘtre accompagnĂ© par un adulte.
Je ne sais pas ce quâil est devenu aprĂšs ça.
Un garçon de onze ans qui se balade par ici tout seul à minuit
et qui veut aller au Texas. Vous nâavez pas appelĂ© la police ?
HĂ©, des garçons comme ça, jâen vois tous les jours !
MINUIT - ESSAIE DâACHETER UN BILLET DE CAR
On a lâĂ©âmail quâil a envoyĂ© du cybercafĂ©. Est-ce que tu es prĂȘt ?
"Papa, jâai fait une Ă©norme bĂȘtise et jâai un gros problĂšme.
"RĂ©ponds-mOi dĂ©s que tu te connectes. Je vais attendreâ.
Quelle a été la réponse ?
On nâen sait rien. On ne peut pas lire les messages instantanĂ©s.
- âPapa." - Papa.
DISPARU DEPUIS 47 HEURES
Le sang sur le blouson, câest celui de lâĂ©picier corĂ©en.
Votre fils a dĂ» croire quâil lâavait tuĂ©. Il ne savait plus quoi faire.
Alors il erre seul dans les rues, essaie de se ressaisir, de décider quoi faire.
Et finalement quelques heures plus tard, il revient Ă la gare routiĂšre.
Quand il voit du sang sur sa manche, il panique et jette son blouson.
Mon Dieu ! Alors il sâest enfui ?
Il a essayĂ© dâacheter un billet de car pour aller quelque part au Texas.
On ne connaĂźt personne au Texas.
Vous dites quâil a essayĂ© de se procurer un billet ?
Il est trop jeune, alors on ne lui en a pas vendu.
Nous pensons quâil a peut-ĂȘtre demandĂ© Ă quelquâun de lui en acheter un.
Nous vérifions tous les billets enfants vendus sur 12 heures.
Tout ça nâa pas de sens !
Sâil avait un problĂšme, il aurait dĂ» Venir nous Voir.
Câest ce quâon a essayĂ© de dĂ©couvrir,
jusquâĂ ce quâon trouve son e-mail.
Quel e-mail ?
Lâe-mail quâil a envoyĂ© Ă Votre mari.
Mais de quoi est-ce que vous parlez ?
Il vous a envoyĂ© un e-mail pour que vous lâaidiez.
Câest insensĂ© !
Tout ça est parfaitement ridicule !
Vous croyez que jâaurais Ă©changĂ© des e-mails avec mon fils au milieu dela nuit ?
AprĂšs tout ce qui est arrivĂ©, vous pensez toujours que je sais oĂč il est ?
Vous ĂȘtes vraiment incroyable !
Je nâai mĂȘme pas allumĂ© lâordinateur, tu Ă©tais la.
Je ne sais pas. Je ne me souviens pas.
Nous savons que vous voudriez lui éviter des ennuis.
Je vous jure que je nâai pas vu ou eu de nouvelles de lui depuis deux jours.
Mais celui avec qui il sâest connectĂ©, il lâappelait papa.
Mon Dieu, non !
Il lâa retrouvĂ© !
Son pÚre génétique.
Gabe est adoptĂ©, câest ça ?
Pourquoi vous ne nous lâavez pas dit plus tĂŽt ?
Mais câest notre fils ! Il est devenu notre fils deux jours aprĂšs sa naissance.
Et vous ne le lui avez jamais dit ?
On voulait attendre quâil soit plus grand. On sâĂ©tait dit quâil allait mieux lâaccepter.
Je ne comprends pas trĂ©s bien. Vous dites quâil a communiquĂ©
grĂące Ă Internet avec son pĂšre biologique,
quâensuite il a eu des problĂšmes et quâil sâest adressĂ© Ă lui, pas Ă nous ?
Pour lâinstant, il nâa plus confiance en Vous.
Il doit probablement penser quâon lui a menti durant toute sa vie.
Câest pour ça quâil sâest renfermĂ©
et quâil sâest conduit dela sorte pour son anniversaire Ă lâĂ©cole.
Câest pour ça quâil nâest pas allĂ© Ă ce match avec Vous.
Et il sâagissait dâune adoption sous x.
Nous ne savons mĂȘme pas qui est son vrai pĂšre.
Il nâa pas pu retrouver son fils grĂące Ă nous.
Nous ne donnons pas ce genre dâinformations
sans le consentement des parents adoptifs.
Il a pu pirater vos ordinateurs !
Tout ce qui sâest passĂ© avant 1994 nâa jamais Ă©tĂ© saisi dans lâordinateur.
On apprécierait beaucoup Votre aide.
Vous savez, je regrette, mais nous devons protĂ©ger lâanonymat de nos clients.
Madame Cannon, on peut attendre le temps dâobtenir une injonction,
ou bien vous nous aidez,
vous rentrez Ă temps pour dĂźner avec Votre famille
et vous nous donnez une chance de retrouver ce petit.
âGabe Freedman. MĂšre biologique, Barbara Young. Vit Ă San Francisco.
"PĂšre biologique, Edward Perkins...
âDĂ©cĂ©dĂ© il y a trois ans !"
Alors qui Veut-il rejoindre ?
DISPARU DEPUIS 49 HEURES
Tout ce quâon sait, câest que le serveur de cette adresse e-mail est au Texas.
Ăa nous aide pas beaucoup.
On sait dĂ©jĂ quâil veut y aller.
Alors Votre thĂ©orie, câest que
un ami, un membre dela famille, quelquâun Ă lâagence dâadoption,
quelquâun qui sait quâil a Ă©tĂ© adoptĂ©,
lui a appris la nouvelle par Internet,
sâest servi de cette information pour lâappĂąter,
- et essayer de lâattirer au Texas ? - Câest ça !
Pourquoi ? Gabe ignorait quâil Ă©tait adoptĂ©.
Pourquoi est-ce quâil lâaurait cru ?
Il a peut-ĂȘtre une copie de son dossier ou sait quâil a une tache de vin.
Il a peut-ĂȘtre simplement profitĂ© de lâinsĂ©curitĂ©
que crĂ©ait lâarrivĂ©e dâun bĂ©bĂ© dans la famille.
En tout cas, quelquâun lâa convaincu
et lâa persuadĂ© de ne rien dire Ă ses parents.
Le premier contact a sûrement dû se faire par e-mail.
AprĂšs ça, ça a dĂ» ĂȘtre des messages instantanĂ©s
parce quâil nây a aucune trace de communications sur son ordinateur.
Oui ! John Scaperelli dela compagnie dâautocars.
Gabe a dĂ» dĂ©couvrir quâil Ă©tait adoptĂ©, et câest lui qui a dĂ©clenchĂ© tout ça.
Il y a plein de sites sur Internet pour retrouver ses parents ou ses enfants.
La plupart ne sont pas surveillés,
et comme Danny lâa dit, nâimporte quel pĂ©dophile
désirant attirer des enfants dans ses filets
nâa quâĂ en crĂ©er un pour parvenir Ă ses fins.
Les enfants sây connectent, ils donnent leurs noms, demandent de lâaide.
Ce type joue le jeu, il prĂ©tend quâil va faire des recherches,
ensuite il dit : âJâai trouvĂ© ton pĂ©re, voilĂ son adresse e-mail."
Sauf que ce nâest pas lâadresse du pĂšre, mais celle du pĂ©dophile.
Et le pédophile le persuade ensuite
de ne communiquer que par des messages instantanés
- pour que ce soit leur petit secret. - A mon avis, câest bien ça.
Et jâai fait des recherches sur tous ces sites spĂ©cialisĂ©s,
et lâun dâeux est enregistrĂ© Ă Amarillo au Texas.
Jâai mis nos informaticiens sur le coup.
Un billet dâadulte, un billet dâenfant achetĂ©s Ă une heure et demie du matin
la nuit de sa disparition, mais pas pour le Texas,
pour Santa Fe.
Santa Fe ? Mais câest Ă 500 km dâAmarillo !
Mais pour Gabe, Santa Fe était beaucoup plus pratique que New York.
Alors un bon samaritain lui procure un billet,
lâaccompagne Ă sa place, et pense quâil lui a rendu un service.
On ferait mieux dâavertir tout de suite les autoritĂ©s locales.
- HĂ©, Fitzgerald ! - Oui.
On a quelque chose!
EN LIGNE... - Chemin de connexion du serveur
- Depuis quand ? - Ils viennent de se connecter.
Connecté
Papa, câest moi.
Et voilĂ ! Nous avons le gamin.
Et voilĂ pa pa.
OĂč es-tu ? Je tâattends !
Le sale malade!
Bon, Ă©coutez bien. Gabe va rester pour lâinstant Ă Santa Fe.
Le "PĂšre" arrive en Voiture dâAmarillo pour lây rejoindre.
Si on arrive Ă prendre un de nos jets, on peut peut-ĂȘtre le devancer.
Vivâ, appelle Santa Fe pour les prĂ©venir de mon arrivĂ©e.
Sam, contacte les parents. Danny, tu Viens avec moi.
Martin, toi aussi.
DISPARU DEPUIS 54 HEURES
PARC RANCHEROS DE SANTA FE SANTA FE, NOUVEAUâMEXIQUE
Je souhaiterais parfois nâavoir jamais arrĂ©tĂ© de fumer.
Aucun signe du gamin ?
EntrĂ©e Sud, nĂ©gatiïŹ
EntrĂ©e Est, nĂ©gatiïŹ
Snack-bar, négatif.
Approche possible du gamin au milieu du terrain de jeux.
Restez en position.
Ăa y est, je le vois !
Reste oĂč tu es.
Un homme qui tient un journal se dirige vers lui.
Le garçon est tout prĂšs, on le met Ă lâabri ?
Nâintervenez pas tout de suite. Restez tous oĂč vous Ă©tes.
DĂ©pĂȘche, dĂ©pĂȘchĂ©, Vasây ! Vasây !
- Est-ce que jây Vais, la, Jack ? - Nan,
tu attends encore quelques instants. Tu attends !
Suspect confirmĂ©. Jâinterviens.
F.B.I. ! Couchez-vous par terre !
Vite ! Couchez-vous par terre !
- Quâest-ce que jâai fait ? - Papa !
Jâai rien fait!
JâĂ©tais juste...
Je marchais, câest tout !
Rejoignez vos positions ! Un deuxiĂšme suspect court vers le lac.
- On lâa eu ! - Pas encore !
OĂč tu as appris Ă faire ça ? Chez les cols blancs ?
Au lycée, en classe de natation.
Jâallais Ie rattraper, tu sais.
Désolé pour ça.
Il sâappelle Darren Oaks.
Câest un conseiller juridique. Il est mariĂ© et il a deux enfants.
Nous savons quâil a dĂ©jĂ pris contact avec des garçons sur Internet,
mais nous ne pensons pas quâil ait dĂ©jĂ essayĂ© de faire ça.
Gabe est dans lâascenseur.
Je ne sais pas comment lui expliquer.
Ditesâlui juste ce que vous nous avez dit.
Alors, ils savent tout ce qui sâest passĂ© ?
Tout ce que nous avons pu leur dire pour lâinstant,
mais tu devras leur raconter le reste.
Ils vont Vouloir me tuer!
Bien sûr que non !
Ils tâadorent.
Bites,
si câest pas mon vrai pĂšre,
alors qui câest ?
Tes parents sauront te lâexpliquer bien mieux que nous.
Il paraĂźt que tu tâes un peu mouillĂ© ?
Câest mieux que de me faire suer ici au bureau.
Les Red Sox en octobre.
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