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F. B. I. : Portés disparus
MARDI 22 h 47 mn 18 s
Elle s Cappel/e Maggie Cartwright,
câest une responsable marketing. Vingt-huit ans, de type caucasieïŹ.
Le gardien l'a vue rentrer chez elle aâ 10 h 45 mardi soir.
Elle n 'est pa5 alleâe tra Vai/ler le lendemain.
Elle n 'a appelĂ© personne pour dire oĂč elle allait.
Elle a disparu depuis 34 heures.
Câest la derniĂšre fois qu 'on l'a Vue.
Frankie ? Comment tu vas ?
Mal au genou, trop de pensions alimentaires,
- en dehors de ça, tout va bien. - Quâest-ce que nous avons ?
Aucune trace dâeffraction. La porte nâĂ©tait pas fermĂ©e Ă clef.
Toutes les lumiÚres allumées, la radio en marche.
Ă premiĂšre vue, rien nâa Ă©tĂ© volĂ©.
Aucun signe de lutte, ou de départ en Voyage,
ses affaires de toilette sont encore la. Le passeport est dans un tiroir.
Clefs, téléphone, sac à main, P.C. de poche, elle a tout laissé la.
Aucun indice quâelle allait partir.
Un peu aprÚs 23 h, elle a appelé sa mÚre,
la relation mĂšre-fille habituelle. Elles se parlaient presque tous les jours,
inutile de dire que la mÚre est complétement effondrée.
Maggie est sa seule fille, et elle pense bien sûr au pire.
En tout cas, elles ont discuté quelques minutes.
Elle a raccroché, et aprÚs ça, plus rien.
Qui a donnĂ© lâalerte ?
Son patron, vers 17 h, hier aprĂšsâmidi,
comme elle nâest pas Venue travailler, il Ă©tait inquiet.
Tu as interrogé tous ses Voisins ?
Le cirque habituel, et rien du cÎté des autres locataires.
On a vérifié dans les hÎpitaux, les urgences psychiatriques, les morgues.
Pas de Maggie Cartwright, personne qui lui ressemble.
Sâil te plaĂźt, dĂ©pĂȘchĂ©-toi, donneâmOi quelque chose, donneâmOi une piste.
"Quand son parcours sâachĂšvera, il renaĂźtra une fois de plus au monde,
âsous la forme que son cĆur lui dictera."
1996.
Elle est partie bour|inguer aprĂšs la fac.
Aucun livre sur lâInde ou le Tibet.
Alors dâoĂč lui Vient ce goĂ»t pour le bouddhisme ?
Son ordinateur nâest pas la.
Il est Ă son bureau.
F. B. |. Service des personnes disparues. Manhattan
Disparue depuis 37 heures
TrĂšs bien ! Maggie Cartwright.
NĂ©e et Ă©levĂ©e Ă Westchester. Sortie de lâuniversitĂ© de Duke en 1995.
Vice-présidente du marketing chez Sebol Publications depuis 3 ans,
nâa pas de casier judiciaire ou dâantĂ©cĂ©dents psychiatriques.
- Famille ? - MĂšre, Nancy. PĂšre, Paul.
DivorcĂ©s en 1982. Paul ne sâest pas remariĂ© et vit Ă Alphabet City.
Nancy sâest remariĂ©e avec Lawrence Highsmith. Ils habitent Scarsdale.
- Viv ? - Depuis quâelle a disparu,
C.B. inutilisĂ©es, pas de billet dâavion, de train, de car, de location de voiture.
JâĂ©pluche ses comptes en banque et ses relevĂ©s de compteâtitres.
- Bien, Danny ? - Le gardien de nuit a un casier.
Cinq ans pour trafic de cocaĂŻne.
Tu vas le voir ! Et pour ses coups de fil ?
23 h 02, elle a appelé sa mÚre de chez elle. Six minutes en tout.
23 h 48, elle a appelé un certain Tom Wilkins.
Appel de 32 secondes, pas encore localisé.
Trente-deux secondes. Ăa peut ĂȘtre un message.
On doit tout savoir sur ce type.
Si câest la derniĂ©re personne quâelle a appelĂ©e, il faut quâon lâinterroge.
Et pour la cassette de surveillance ?
22 h 47, ça confirme la Version du gardien. Câest tout ce quâil a pu nous dire.
Elle a quitté son boulot à 18 h et est allée voir sa mÚre en train.
Elle y est restée une heure, a pris le train de 20 h 30,
on a trouvé un billet chez elle.
Elle est arrivĂ©e Ă Penn Station Ă 21 h 15 mais elle nâest revenue Ă son appartement
quâune heure et demie aprĂšs.
Personne ne sait ce quâelle a fait la.
- Ce nâest peut-ĂȘtre pas important... - Mais ça peut ĂȘtre essentiel.
Comme vous le savez tous,
un nouveau membre nous rejoint, Martin Fitzgerald.
RĂ©servons-lui lâaccueil glacial que mĂ©ritent tous les nouveaux venus.
Voici Vivian Johnson. Samantha Spade.
Danny Taylor. Lâhorloge tournĂ©. Alors au travail.
Deux ans à jouer les cols blancs à Seattle, et il décroche ce poste.
Câest pratique dâĂȘtre le fils de Victor Fitzgerald.
- Normal quâil soit souriant. - Et il est pas si mal son sourire.
Je mâattendais Ă ce que ton pĂ©re mâappelle Ă ton sujet.
Je lui ai dit de rester en dehors de ça, pas de traitement de faveur.
Tant mieux, parce que tu nâen auras pas.
Par oĂč on commence ?
Pour lâinstant, on ne sait pas si elle a Ă©tĂ© kidnappĂ©e ou bien tuĂ©e,
si elle sâest suicidĂ©e ou si elle sâest enfuie Ă Rio avec son dermatologue.
Il faut quâon essaie de se mettre Ă sa place.
Une fois quâon saura qui elle est, je suis sĂ»r quâon trouvera oĂč elle est.
Dans la plupart des cas, au bout de quarante-huit heures, c'est trop tard.
Vous ĂȘtes le dernier Ă lâavoir vue cette nuitâlĂ .
Disparue depuis 38 heures
Ăa ne mâĂ©tonne pas ! Câest une Ville de fous.
Elle vous a paru comment ?
Comme dâhabitude!
Jâai pas fait tellement attention.
Elle ramenait des hommes chez elle ?
Non,
jâai jamais rien vu.
- Depuis quand vous bossez la ? - PrĂšs dâun an.
Un an, hein ?
Et elle nâa jamais ramenĂ© personne ? MĂȘme pas une fois ?
Ăcoutez, je veux pas vous pourrir la vie, mais tout ce que vous savez sur elle,
je veux le savoir.
Présentation chez Sebol
Comme je lâai dit Ă la police, nous avions une rĂ©union entre 14 h 30 et 17 h.
- Câest la derniĂšre fois que je lâai vue. - Elle vous a paru comment ?
TrĂšs calme, comme toujours.
Elle a Ă©tĂ© magnifique Ă cette rĂ©union, pleine dâexubĂ©rance.
Probablement la meilleure prĂ©sentation quâelle ait jamais faite.
C'est une tra vai/leuse acharnée.
Elle est ambitieuse, elle est charmante, elle est superbe.
Elle a tout ce quâil faut.
Ils devaient revenir le lendemain a vec le président.
Maggie a vait beaucoup tra vai/lé sur ce dossier
et quand/'ai constaté son absence, j'ai su qu 'il y a vait un problÚme.
Est-ce quâelle a des relations dâamitiĂ© au sein de lâentreprise ?
Tout le monde respecte Maggie.
Je mâapprĂȘte Ă la bombarder prĂ©sidente du marketing.
- Elle est liĂ©e Ă quelquâun dâici ? - Vous voulez dire sentimentalement ?
Non. Maggie est trop intelligente pour jouer Ă ce jeuâlĂ .
Elle vous a dĂ©jĂ parlĂ© dâun Tom Wilkins ?
Non, pas Ă moi. Nous avons des relations purement professionnelles
et elle veut que sa vie privée reste une affaire privée.
Oui ! Merci pour lâinstant.
Au revoir !
Je crois quâil couche avec elle.
Sa façon de parler dâelle,
et elle a grimpé les échelons un peu trop Vite.
Il est peut-ĂȘtre amoureux dâelle mais il ne couche pas avec elle.
Il nâen a mĂȘme pas envie.
Il est gay.
Pourquoi, parce quâil la trouve exubĂ©rante ?
Non,
parce quâil te reluquait.
Disparue depuis 39 heures
On va commencer par le dĂ©but, dâaccord ?
Pourquoi Maggie est-elle passée vous voir ?
Comme vous le voyez, je procÚde en ce moment à des travaux de décoration
et je lâembĂ©tais depuis des semaines pour quâelle mâaide Ă choisir les motifs !
Et tout aâ coup, la voilaâ qui dĂ©barque.
Je crois que je verrais bien des fleurs dans le séjour,
mais quâest-ce que je ferais des rideaux aprĂšs ?
Maggie ?
Ce serait trĂšs bien.
Tu sais, si ça ne tâintĂ©ressait pas, tu nâĂ©tais pas obligĂ©e de venir.
Maman.
Je sais que tu trouves ça ridicule.
Câest juste quâon a parlĂ© de ça tellement de fois
que je pensais que câĂ©tait une affaire rĂ©glĂ©e.
Je sais, mais jâai vu ces couleurs, je les ai trouvĂ©es jolies, et jâai...
- Je croyais que tu mettais des patchs ? - Jâen mets.
Ăa ne marche pas.
Tu ne dois pas fumer avec un patch, maman.
Quâest-ce que ça peut te faire ? Je ne tâai pas vue depuis trois semaines.
Je regrette, jâĂ©tais vraiment dĂ©bordĂ©e.
Car bien sûr je passe toujours aprÚs ton boulot.
TrĂšs bien.
Je suis dĂ©solĂ©e, maman ! Dâaccord ?
Alors montreâmOi ces Ă©chantillons, sâil te plaĂźt.
Nous nâavons pris aucune dĂ©cision
et ensuite elle a dit quâelle Ă©tait obligĂ©e de rentrer.
Et Ă votre avis, est-ce quâelle est rentrĂ©e directement ?
Elle a dit quâelle devait se prĂ©parer pour une importante rĂ©union le lendemain.
En tout cas, câest ce quâelle mâa dit.
Pourquoi elle vous a appelée ce soir-là ?
Elle a dit quâelle...
Elle a téléphoné pour me dire...
que je devrais choisir le motif écossais,
pour les rideaux.
Pas de touche personnelle.
Comme si elle ne tenait pas Ă sâinvestir.
Ăa y est, jâai lancĂ© la recherche.
On est entrés.
Quand je pense que tout le monde critique les cols blancs.
Oui, jâai remarquĂ©.
- Quel est son mot de passe ? - Népal.
- Tu crois que câest important ? - Et quel est ton mot de passe ?
DisâmOi tout.
Le gardien dit que Maggie ramenait quelquâun.
Il ignore son nom, il pense quâil travaillait avec elle.
Ăcoute ça, le lendemain soir aprĂšs sa disparition,
le mĂȘme gars sâest pointĂ©
et lui a filĂ© 200 $ pour quâil dise quâil lâavait jamais vu.
On dirait que 200 $ ne valent plus ce quâils valaient !
- Ce type ne serait pas brun avec un bouc ? - Non, blond et plutĂŽt trĂšs grand.
Dâaccord, appelle Samantha, et disâlui de contacter la famille
pour voir si ça leur dit quelque chose.
Dâaccord.
Maggie nâĂ©tait pas aussi intelligente que le dit son patron.
Elle avait une liaison avec quelquâun dâici.
Bon, nous avons ses e-mails.
Il sâappelle Tom Wilkins.
Il est arrivé à Heathrow hier soir par le vol 43
et est descendu Ă lâhĂŽtel Claridge, câest ça.
Oui, nous avons besoin de sa déposition.
Je me fiche de lâheure quâil est Ă Londres.
Pour lâinstant, câest notre seul suspect dans ce qui est peut-ĂȘtre un enlĂšvement.
Oui, merci, au revoir.
Quel est le suivant ?
Celui-là a été envoyé à Brian Daugherty à 13 h 45, mardi,
câest le jour oĂč elle a disparu.
âBrian, jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© ton honnĂȘtetĂ© ce matin.
âĂa mâa aidĂ©e Ă clarifier ma position sur ce contrat.
"Ta fidÚle Maggie Maé."
Le suivant est adressé à ...
Relis-moi ça phrase par phrase.
âBrian, jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© ton honnĂȘtetĂ© ce matin."
HonnĂ©tetĂ©, câest intime ça.
âĂa mâa aidĂ©e Ă clarifier ma position sur ce contrat."
Ăa reste trĂšs formel.
"Ta fidÚle Maggie Maé."
Câest trĂšs intime, ça.
Ăa ne colle pas.
Et câest quoi ce contrat ?
Ce contrat câest un code pour leur couple.
Câest sa position dans leur couple qui vient dâĂȘtre clarifiĂ©e.
Ăa doit ĂȘtre le type avec qui elle couchĂ©.
Réveille-toi, Martin.
On Vient de se trouver un trés bon suspect.
Disparue depuis 41 heures
Câest pas comme si vous aviez soudoyĂ© un serveur pour avoir une table.
Vous avez achetĂ© un tĂ©moin pour quâil mente Ă des fĂ©dĂ©raux.
Il sâagit dâobstruction Ă la justice.
Je suis dĂ©solĂ©. Je me suis affolĂ©, câest juste que
ma femme et moi, on essaie dâavoir un bĂ©bĂ© maintenant,
et si elle dĂ©couvrait que jâai entretenu une liaison,
elle me quitterait sûrement.
Je vous le jure, jâai arrĂȘtĂ© avec Maggie il y a des mois de ça.
En plus, câĂ©tait censĂ© nâĂȘtre quâune petite aventure.
Je croyais que tu tâen Ă©tais rendue compte.
CâĂ©tait ce que tu aurais voulu.
Tu as pris ton pied,
ensuite tu tâes dĂ©barrassĂ© de moi.
Pourquoi tu Viens mâen parler aujourdâhui, comme ça, tout Ă coup ?
Je croyais pourtant que câĂ©tait rĂ©glĂ©.
Je crois que je tâaimais, tu sais.
Je regrette, Maggie, mais jâaime ma femme.
Alors quâest-ce que tu faisais avec moi ?
On dirait que tu...
Je ne savais pas que tu prendrais ça trop au sérieux.
Eh bien, tu avais tort.
Je lâai revue ensuite dans le hall,
elle semblait aller trĂšs bien. Comme sâil ne sâĂ©tait rien passĂ©.
Vous connaissez quelquâun qui pourrait lui en Vouloir ?
Bien sûr que non.
Croyez-moi, si jâavais la moindre information, je viendrais vous en informer.
Alors oĂč Ă©tiez-Vous le soir oĂč elle a disparu ?
A Philadelphie pour une conférence.
- Tu veux que je Vérifie son alibi ? - Non, file ça à Danny.
Son disque dur a été entiÚrement reformaté il y a quinze jours.
A part ses derniers e-mails, son historique internet est complétement effacé.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas, mais ça a été fait ici.
Je veux que tu trouves qui lâa fait et pourquoi ! Tu me rejoins aprĂšs au bureau.
12 h 30 à 13 h 30 déjeuner avec son pÚre
Votre ex-femme a raison d 'ĂȘtre inquiĂšte, le temps presse.
Sa mĂšre adore sâinquiĂ©ter mais elle est probablement partie en vacances !
AprÚs tout, Maggie est trés indépendante, elie...
Je suis persuadĂ© quâelle rĂ©apparaĂźtra dans quelques jours,
et quâon regrettera de vous avoir fait perdre Votre temps.
Mais vous ne Voyez pas pour quelle raison elle serait partie en voyage ?
Ăa, non!
Vous avez déjeuné avec elle le jour de sa disparition.
Oui avait organisé ça, vous ou elle ?
Elle, en fait,
ce dont jâĂ©tais ravi.
Elle est si dĂ©bordĂ©e de travail quâelle a rarement le temps pendant la semaine.
- Et elle vous a paru comment ? - Comme toujours,
elle était enjouée,
drĂŽle, pleine de vie.
Et elle est formidable au pieu.
Mais câest dĂ©jĂ pas mal.
Parfois câest mieux que rien.
Alors comment vont tes amours ?
Pour lâinstant, je joue le rĂŽle de sĆur Maggie, la norme malgrĂ© elle.
Et qui joue le prĂȘtre, Brian ?
Brian est trop nul.
Sâil nâĂ©tait pas mariĂ©, il ne serait pas intĂ©ressant.
Les femmes sont toutes pareilles.
Avoue que ça arrange tes affaires.
Alors ça marche toujours, pour samedi soir ?
Dylan ? Bien sûr.
Jâai bien sĂ»r rĂ©servĂ© chez Carmine aprĂšs le concert.
Tu as toujours su ce que voulaient les filles.
Bob Dylan et un dĂźner avec ma fille.
Vous ne trouvez pas ça intéressant comme programme ?
Que savez-Vous sur Brian Daugherty ?
Ce nâĂ©tait quâune passade.
A mon avis, elle ne lâa pas pris trĂšs au sĂ©rieux.
Oui, Maggie est un peu trop sophistiquée pour lui.
Brian ne reprĂ©sente pas un danger pour elle si câest ce qui vous intĂ©resse.
Elle est assez sensĂ©e pour ne pas sâengager avec quelquâun comme lui.
Et un certain Tom Wilkins ? Vous en avez entendu parler ?
Je crois quâelle est sortie avec lui pendant quelques semaines.
Il y a environ un an de ça.
Oui, je mâen souviens maintenant,
il était trop collet monté pour elle.
- Vous avez vu cet homme ? - Non, elle mâen a seulement parlĂ©.
Maggie vous parle de toutes ses aventures ?
Pourquoi ? Vous trouvez ça curieux parce que je suis son pÚre ?
Oui, on se raconte toujours tout.
Son pĂšre la connaĂźt bien.
Il a Ă peine de quoi sâhabiller correctement,
et il offre Ă sa fille un dĂźner de 300 $ un samedi soir.
RĂ©flĂ©chis un peu, il lâa abandonnĂ©e quand elle Ă©tait petite.
Il a des remords
et il voudrait devenir son meilleur ami.
- Classique. - Câest soit ça, soit de lâamour fou !
On ne va chez Carmine que si câest la Saint-Valentin
ou pour une demande en mariage.
Mais quâest-ce que tâen sais ?
Ăcoute, sâil y avait quelque chose dâaussi vicieux,
il dissimulerait plus.
Il la traite comme si elle était sa maßtresse.
Oui, et elle a lâair de trouver ça Ă son goĂ»t.
Câest une Vraie girouette, cette fille.
Chaque fois quâon interroge quelquâun, on voit une autre Maggie.
Oui, elle a appelé le service technique.
Elle avait des problĂšmes avec son ordinateur...
Disparue depuis 44 heures
il plantait sans arrĂȘt, elle perdait des fichiers.
Vous savez, des problĂšmes avec ses e-mails.
Et elle voulait que vous reformatiez tout son disque dur ?
Je lui ai dit que je pouvais faire un contrÎle général,
mais elle tenait Ă ce que je lui nettoie tout, vous comprenez.
Elle Ă©tait plutĂŽt prĂ©cise sur ce quâelle voulait quâon fasse.
Et rien ne vous a paru suspect dans ses e-mails ou ses dossiers ?
Pas dâhistoire dâamour au bureau ou de choses comme ça ?
Non, rien de tout ça.
Le nom de Tom Wilkins ne vous rappelle rien ?
Non. Est-ce quâil travaille Ă la boĂźte ?
Tom Wilkins ! Il est avocat fiscaliste chez Dobbs & McGlincy,
41 ans, divorcĂ©, pas dâenfants.
Deux condamnations pour usage de drogue en 94, depuis il est clean.
Et il est parti Ă Londres hier matin ?
Pour affaires, il doit revenir dans 8 jours.
- Ils sâen occupent, Ă Londres ? - Oh, maintenant, oui.
Jâai dĂ» leur rappeler tous nos traitĂ©s pour les obliger Ă poser leurs Fish and Chips.
Câest la seule photo quâelle avait dans son bureau ?
On dirait que Tom nâĂ©tait pas quâune petite aventure datant dâun an.
Du nouveau sur Brian Daugherty ?
Danny a vérifié son alibi,
il était à Philadelphie.
Ouâa dit le technicien pour lâordinateur de Maggie ?
Elle lui a expressément demandé de tout effacer.
Jâai lâimpression quâelle voulait cacher quelque chose.
Sam ? Tu es en transe ?
On ignore toujours oĂč elle est passĂ©e entre 21 h 15 et 22 h 47.
Jâai trouvĂ© quelque chose.
Ăa Vient dela camĂ©ra de surveillance placĂ©e derriĂšre chez elle.
Regardez ça ! Ăa pourrait ĂȘtre elie.
- Câest bien un sac Ă dos ? - Rapproche-toi !
Plus prĂšs !
Oui, câest ça !
Le yin et le yang.
- Ăa correspond. - Oui ! On dirait!
- Ăa a Ă©tĂ© filmĂ© Ă quelle heure ? - 2 h 32.
OĂč est-ce quâelle allait ?
Peut-ĂȘtre sâenvoyer en lâair.
Tu es vraiment trop tordu. Elle nâa reçu aucun coup de fil.
Wilkins Ă 23 h 48.
DâaprĂšs mon expĂ©rience, il y a rarement trois heures de dĂ©calage
entre le coup de fil...
et la livraison.
En rentrant chez elle, elle nâavait pas de sac Ă dos, mais la, elle en a un.
- Quây a-t-il dedans ? - Un rechange pour le lendemain.
Elle sort en douce de son appartement, sans son portefeuille ou ses clefs.
- Ăa nâa pas de sens. - Tout cela nâa pas de sens.
Tu crois quâen changeant de vĂȘtements, tu rattrapes une nuit de sommeil perdue ?
Si le noir mâallait aussi bien quâĂ toi, je nâaurais pas besoin de me changer!
Jack, ton col.
On croirait entendre ma femme.
Tu devrais écouter ta femme !
- Tu fais ça pour le docteur Fred ? - Bien sûr.
Comment va le docteur Fred ?
Débordé et pas disponible.
Juste comme je les aime.
Tu sais, je me demande encore pourquoi elle est sortie par derriĂšre.
- Elle veut se cacher. - Ou sâĂ©chapper.
Et quâa-t-elle pu mettre dans son sac ?
Des objets personnels, des souvenirs, des trucs dont on ne remarque pas lâabsence.
Un ours en peluche quâelle avait dans son enfance
ou un collier offert par son pÚre, ou sa tenue préférée.
Tu ne penses pas au suicide ?
Non, je pense Ă tous ces rĂŽles diffĂ©rents quâelle a pu jouer.
Elle nâavait pas vraiment dâamis. Elle Ă©tait fille unique!
Et ça devait ĂȘtre...
Ăa doit ĂȘtre une fille trĂšs solitaire.
Oui, mais elle nâa aucun antĂ©cĂ©dent psychiatrique.
Il nây a aucun signe quâelle Ă©tait dĂ©pressive.
Quoi quâil en soit,
ça fait 51 heures
quâon lâa perdue.
Ouais !
OĂč ça?
Quand ?
Dâaccord !
On Vient de recevoir une demande de rançon avec la preuve quâelle est en vie.
Mais le paiement dela rançon ne nous rapprochera pas de Votre fille.
- On fera ce que vous nous conseillerez. - Sûrement pas !
Ils nâont pas le moindre indice.
Câest Vrai, Dieu sait oĂč elle est, et ce quâelle doit endurer !
Câest Vrai, je trouve, en ce qui me concerne,
quâon devrait payer en espĂ©rant quâils vont la relĂącher !
Tu as entendu ce quâils ont dit, Paul !
En plus, cet argent nâest pas Ă toi !
Est-ce que tu as Ă un seul moment dans ta vie, pensĂ© Ă autre chose quâĂ tOiâmĂȘme ?
Mais ce nâest pas moi qui me suis enfuie, il me semble.
Ăa suffit ! Notre plus grande prioritĂ© pour lâinstant, câest de retrouver Votre fille.
Ne lâoubliez pas.
Il ne sâagit pas de Vous, mais de Maggie.
Tant quâon occupera ses ravisseurs, on aura plus de chances dela retrouver.
Dâaccord ?
Câest son argent.
Sa mĂšre a reçu lâĂ©âmail Ă 4 h 22 ce matin.
Le message est clair.
Un million de dollars avant 17 h. Ce qui nous laisse moins de dix heures.
Que sait-on sur la demande de rançon ?
Lâe-mail sâest baladĂ©. Nos informaticiens y travaillent.
- TrĂšs bien, Ă©tudions les hypothĂšses. - Jâai trouvĂ© une piste.
En septembre dernier, Maggie sâest mise Ă retirer de lâargent dans toute la ville.
50 $ par jour, puis 100 $.
Six mois plus tard, elle retirait 200 $ par jour.
Ensuite, ça sâarrĂȘte brusquement et ses retraits reprennent comme avant.
- De la drogue. - Ou bien du chantage.
Pourquoi on ferait chanter quelquâun comme elle ? Câest la drogue!
Elle prend dela coke. Son gardien Ia fournit.
Il sait quâelle gagne plutĂŽt bien sa vie,
alors il se dit, âAttends, je vais devenir richeâ.
Va le Voir.
Brian Daugherty, le petit ami du bureau.
Nous savons que Maggie est allĂ©e lui parler ce matinâlĂ .
Et si elle lâavait menacĂ© dâaller dire Ă sa femme quâils avaient une liaison ?
Il prend peur, rentre de Philadelphie pour la tuer,
et envoie ensuite une demande de rançon pour nous égarer.
- Je croyais que son alibi tenait la route ? - Câest le cas.
Il a appelĂ© le service dâĂ©tage Ă 22 h 28
et personne ne lâa revu avant 9 h du matin.
Le dernier train partait Ă 22 h 30
et on sait quâil nâa pas louĂ© de voiture.
Comment il serait rentré à New York ? Ala nage ?
Il y avait un train pour Newark Ă 23 h 15.
De lĂ -bas, il pouvait ĂȘtre Ă New York Ă 2 h.
Ce qui lui laissait au moins 4 heures pour faire ce quâil devait faire
et retourner lĂ -bas Ă temps pour ses Ćufs brouillĂ©s.
Dâaccord. VĂ©rifie ça.
Bon, il reste encore son cher papa.
Comme ça il aurait plein de fric et la fille.
Tu as quelque chose contre lui.
Au cas oĂč ça vous intĂ©resse, je parie que câest Tom Wilkins.
Alors, obligé-Ie à rentrer ici.
On dirait quâil nâa pas quâune belle gueule.
- Je croyais que vous aviez déjà vérifié ça. - Je veux juste clarifier certains points.
- Vous avez passĂ© toute la nuit Ă lâhĂŽtel? - Oui.
- Et vous étiez tout seul ? - Bien sûr.
- Vous nâavez pas louĂ© un film ? - Non ! Câest un crime ?
Et vous nâavez pas appelĂ© Votre femme pour lui dire bonsoir ?
Il Ă©tait tard, elle se couche dâhabitude Ă 22 h.
Elle est belle. Comment elle sâappelle ?
- Linda. - Vous ĂȘtes mariĂ©s depuis quand ?
Presque 4 ans. Quâest-ce quâil y a ?
Jâai soudain compris que vous ne pouviez pas prouver
- que vous Ă©tiez Ă lâhĂŽtel toute la nuit. - Essayez donc de prouver le contraire.
Je nâai aucune envie de discuter de ça avec Linda,
- mais je le ferai. - Bitesâlui ce que vous voulez !
Je lui ai déjà tout raconté.
- Est-ce que vous mâarrĂȘtez ? - Pas encore.
Alors je nâai pas Ă Ă©couter ça.
Vous savez que mentir Ă un agent fĂ©dĂ©ral, câest un crime ?
Câest un parjure, Chico.
Je vous lâai dit, je ne fais plus ça, maintenant.
Si vous ne me dites pas tout, je vais devoir fouiner un peu.
Et si je trouve quelque chose, quoi que ce soit,
vous retournerez en prison, vous pouvez me faire confiance.
Mais si vous ĂȘtes rĂ©glo, je perdrai le numĂ©ro de Votre agent de probation.
Oui ?
TrĂšs bien.
Câest vrai que je la fournissais.
Mais elle avait arrĂȘtĂ© dâen prendre depuis quelques temps.
JusquâĂ ce soirâlĂ .
Elle est redescendue vers 2 h 75.
Bonsoir, Chico. Jâen ai besoin.
Je lui ai donné une dose et elle est remontée chez elle.
Je ne lâai pas revue aprĂšs ça.
- Vous passerez au dĂ©tecteur ? - Oui, sâil le faut, bien sĂ»r.
2 h 15 - AchĂšte dela coke Ă Chico
Vous voulez tous les e-mails, hein ? Ceux de toute la boĂźte ?
Vous savez combien il y en a ?
Commençons par Brian Daugherty et on verra ensuite.
Pourquoi ? Brian est soupçonné ?
Tout le monde est suspect.
Je Viens de recevoir un appel de mon ami qui bosse chez un agent de changé.
Il a découvert que Maggie a liquidé ses actions et ses Obligations il y a huit jours.
Ce qui équivalait à une somme de 200 000 $.
Alors elle savait quâelle allait partir ?
Elle a retiré 5 000 $ en liquide et a déposé le reste sur un numéro de compte,
- Ă Londres. - OĂč Tom Wilkins se trouve ĂȘtre.
Avec Tom, elle a simulĂ© son enlĂšvement. Elle lâappelle Ă 23 h 48 pour le confirmer,
se procure de quoi tenir le coup auprĂšs de Chico Ă 2 h 15,
sort par derriĂšre et la voilĂ partie pour Londres.
Dâaccord. Mais disâmOi pourquoi elle nâa pas pris son passeport ?
Si on trouve Tom Wilkins, on connaßtra la réponse.
On dirait que vous aviez raison.
Elle avait prĂ©vu quâelle sâen irait pour beaucoup plus de quelques jours.
Vous ne pouvez pas savoir Ă quel point sa mĂšre peut la faire souffrir.
Comme elle lâĂ©touffe Ă cause de toutes ses exigences.
Alors ce matin, chez elle, vous vouliez que Nancy paie
parce que vous craigniez que Maggie ait monté tout ça ?
Mais si câest le cas, je ne veux pas quâon lâarrĂȘtĂ©.
Vous pensez que ce serait un excellent mobile,
moi qui vis dans ce quartier pourri, Nancy, avec tout cet argent.
Vous me trouvez sûrement suspect ?
Nous avons découvert que Maggie avait un problÚme de cocaïne.
Et moi qui croyais que je la connaissais.
Oui croyais quâelle me racontait tout,
alors quâen fait, je nâai pas la plus petite idĂ©e de ce qui peut bien se passer.
- Jack. - Quây a-t-il ?
CâĂ©tait la police londonienne. Ils ont retrouvĂ© Tom Wilkins ce matin.
Quand il a appris que Maggie avait disparu,
il a pris un billet en Concorde et il doit atterrir Ă New York Ă 15 h.
Quâest-ce que vous faisiez Ă Londres ?
Nous avons plusieurs gros clients lĂ -bas. Et jây vais au moins une fois par mois.
- Vous avez déjà emmené Maggie ? - Non.
- Pourquoi ? - Nous nâavons pas ce genre de relation.
En quoi consiste la vĂŽtre ?
On est sortis quelquefois ensemble. Mais on a prĂ©fĂ©rĂ© ĂȘtre de simples amis.
- Quand lâavez-Vous vue, la derniĂšre fois ? - Mardi soir.
- Le soir oĂč elle a disparu ? - Câest ça qui me rend vraiment fou.
Elle mâa appelĂ© ce matin-lĂ pour me dire quâelle voulait me voir !
Je devais partir Ă Londres le lendemain. Je nâavais pas de temps Ă perdre,
mais elle a dit que câĂ©tait important.
Tu sais, en fait, câest un travail plutĂŽt routinier.
Les taux dâabonnements, le profil des lecteurs, bla-bIa-bla.
Si on parlait de toi ? OĂč tu en es avec les femmes ?
Ăa roulĂ©.
- Est-ce que ça va ? - TrÚs bien.
Tu en reprends encore ?
Maggie ?
TrĂšs rarement !
Avec qui ?
Un type au bureau.
- Et le thĂ©rapeute dont je tâai parlĂ© ? - Pas encore appelĂ©.
- Pourquoi ? - Je nâai...
Je nâai pas besoin que tu me sauves, tu sais !
Alors, pourquoi cet appel ?
Tu sais, je ne tâavais pas vu depuis longtemps
et je voulais seulement...
Quoi ?
Non, rien ! Ce nâest rien !
Tu nâas quâĂ oublier ça.
Maggie !
Parle-moi.
Il faut que jây aille.
Et câest tout ? Vous nâavez plus eu la moindre nouvelle ?
Non !
Et vous ne savez pas du tout oĂč elle a pu passer ?
- Non ! - Ăa vous aide un peu ?
- Mon Dieu ! - Oui, câĂ©tait bien vu.
Elle a transféré tout son argent à Londres.
Vous y allez pour affaires et elle disparaĂźt.
Attendez un peu. Vous croyez que...
VOUS nous avez menti.
- Vous dites ne plus avoir eu de nouvelles. - Câest Vrai.
- Elle vous a appelĂ©. - Câest faux.
La compagnie tĂ©lĂ©phonique dit quâelle lâa fait ce soirâlĂ .
Alors je devais sûrement dormir.
Pourquoi ne pas nous avoir dit quâelle avait laissĂ© un message ?
JâĂ©tais dĂ©bordĂ©. Je nâai pas Ă©coutĂ© mes messages depuis mon dĂ©part Ă Londres.
l/0U5 8VEZ quatre nouveauxmessages.
Message numéro un reçu .'
mardi aâ 23 h 48.
HĂ©, câest moi !
Je voulais te dire que
tu es le seul type qui ait vraiment compté...
et je mâen veux pour ce soir.
Alors, passe un excellent séjour à Londres...
et ne tâinquiĂšte pas pour moi. Dâaccord ?
Quoi quâil puisse se passer.
TrĂšs bien, au re voir.
Message sau vegardeâ.
Elle a peut-ĂȘtre laissĂ© ce message pour le couvrir.
Non, tu tâĂ©gares. Tom nây est pour rien.
Si elle voulait extorquer un million de dollars Ă sa mĂšre,
pourquoi elle lâa rappelĂ©e Ă propos des rideaux ?
- Pour que tout ait lâair normal. - Mais câĂ©tait pas le cas.
RĂ©flĂ©chis bien Ă tout ce quâelle a fait ce jourâlĂ .
Dâabord, il y a eu Brian, ensuite son pĂšre, et sa mĂšre. Et pour finir, Tom.
Elle leur disait au revoir.
Et quand elle est sortie parla porte de derriĂšre,
elle ignorait quâelle allait participer Ă son propre enlĂšvement.
Elle allait rejoindre celui qui devait lâaider Ă sâenfuir.
A part quâil ne lâa pas aidĂ©e. Il lâa enlevĂ©e.
Ce type Ă son bureau, celui avec qui elle prenait dela coke.
Câest possible.
- Viv. - Ăa y est, je lâai.
Les employĂ©s de Sebol qui vont Voyager Ă lâĂ©tranger dans les prochaines 48 heures.
- Juste les hommes. -D'accord.
Simon Granger doit se rendre aâ Paris, Da vid Connors aâ Home,
Bartholomew Higgins va aller Ă Londres, prendre lâavion pour Katmandou au NĂ©pal.
Au NĂ©pal ? Câest celuiâlĂ . Qui est-ce ?
Câest leur technicien informatique.
Parti déjeuner
- Câest un peu tard pour dĂ©jeuner, non ? - Oui, je trouve aussi.
Je prĂ©fĂšre VĂ©rifier. Tu mâattends la.
Excusez-moi.
Vous savez oĂč Bart est allĂ© dĂ©jeuner ?
Il rentre chez lui dâhabitude. Oui, il habite tout prĂšs dâici.
Merci.
- Danny. - On ne lâa pas trouvĂ© !
- OĂč est son bureau ? - Suivezâmoi !
- OĂč est Martin ? - Jâen sais rien !
Hé, Bart ? Désolé de vous déranger chez Vous.
Jâai encore plusieurs questions sur lâordinateur de Maggie. Je peux entrer ?
Je ne me sentais pas trÚs bien, alors je suis rentré chez moi plus tÎt.
Rassurez-vous, ce ne sera pas long. Je me demandais au sujet des
récupérations de données que je vous ai demandées de faire.
F. B. I.
Dégagé !
Dégagé !
Restez oĂč vous ĂȘtes, F. B. I. !
Restez couchĂ© ! Restez couchĂ© ! Les mains derriĂšre la tĂȘte !
Un bureau Ă droite, je couvre la salle de bains.
Vous avez le droit de garder le silence.
- Il nâest pas trop amochĂ© ? - CâĂ©tait stupide.
- Est-ce que Maggie va bien ? - Oui, pas grĂące Ă toi!
Tu as bien failli la faire tuer. Tu nâaurais jamais dĂ» Venir ici tout seul.
EmmĂšne-le Ă lâhĂŽpital pour quâon lui VĂ©rifie sa tĂȘte.
Oui, "chef" !
On interroge Maggie maintenant. Elle est sous le choc, mais elle nâa rien.
Mon pauvre bébé.
Je voulais seulement disparaĂźtre quelques temps.
Jâaurais averti tout le monde.
Vous savez, je les aurais appelĂ©s dĂšs que je lâaurais pu.
On vous croit, Maggie.
Vous vouliez retourner au NĂ©pal, câest ça ?
Pariez-nous un peu de Bart.
Je ne le connais que depuis quelques semaines.
Jâavais des petits problĂšmes avec mon ordinateur.
Erreur systĂšme
Câest pas en tapant dessus que ça sâamĂ©liorera.
Sâil vous plaĂźt, aidezâmOi !
Ensuite, on sâest vus aprĂšs le travail.
Je lâaimais bien.
Jâavais lâimpression quâil avait compris
mon fantasme ridicule de mâĂ©loigner un peu de tout ça...
de changer ma vie.
Et un soir, il mâa proposĂ© un peu de coke.
Et plus jâen prenais, et plus tout ça paraissait possible.
Jusquâau soir oĂč jâai pris ma dĂ©cision.
- Je vais le faire, Bart. Je me tire! - Câest vrai ? Tu es sĂ©rieuse ?
- Demain matin. - Demain ?
- Jâaurai peu de temps pour faire mon sac. - Quoi ?
Mais câest ce dont on avait parlĂ©, nâest-ce pas ? Dâaller au NĂ©pal.
Attends, Bart. Je ne voudrais pas que tu te fasses un peu trop dâillusions.
Alors, pourquoi tu es la ?
Je croyais que tu avais compris, et
je ne voulais pas dormir dans mon appartement
et jâavais pensĂ© que tu pourrais me conduire Ă lâaĂ©roport demain matin.
- Tu as déjà pris ton billet ? - Pas encore.
- Tu pars combien de temps ? - Je nâen sais rien.
Câest pas Vrai, jâai pas pris le bon passeport.
Câest mon vieux, il est expirĂ©...
Il va falloir que je retourne chercher le nouveau.
Bart, quâest-ce que tu fais ?
Tout de suite aprĂšs il sâest occupĂ© de ma demande de rançon et
soudain câĂ©tait lui qui sâen allait au NĂ©pal.
Pourquoi vous avez quitté Votre appartement ainsi ?
Sans le fermer, en y laissant tout ?
Je nâen sais rien.
HonnĂȘtement, je lâignore.
CâĂ©tait comme si jâagissais malgrĂ© moi.
Vous vouliez quâon vous retrouve.
Je suis vraiment désolée.
Câest notre boulot. Câest ce que nous faisons.
Quâest-ce que vous croyez que Bart mâaurait fait, aprĂšs ?
Si vous ne mâaviez pas retrouvĂ©e ?
Son nom est Joseph Deemer. Il est recherché pour meurtre dans Ie Delaware.
Il vous aurait tuée.
Merci.
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