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Bonjour.
Bonjour.
Quelque chose te tourmente, mon amour ?
Je me suis couch�e hier plus heureuse que jamais.
Puis je me suis r�veill�e.
Pardonne-moi.
Tu n'as pas à t'excuser.
Je sais ce que tu as sacrifi� pour moi.
J'ai tout ce qu'un roi peut d�sirer.
Hormis une reine.
C'est pour ça que tu m'as �pous�e en secret.
Que fais-tu ?
Pour prot�ger ta r�putation.
Pour le bien de la Couronne.
Il suffit que toi et moi connaissions la v�rit�.
Il t'arrive de penser à ce que tu laisseras à ta mort ?
Des cendres et des souvenirs qui se dissipent...
ou bien quelque chose qui restera pour l'�ternit� ?
Tu as d�jà bâti quelque chose d'�ternel.
Un palais.
Un empire.
Oui, mais à quel prix ?
Je vais faire venir le Dauphin à Versailles.
Il est temps qu'il apprenne ce que c'est d'être roi.
Et ton frère ?
Quoi ?
Tu devrais le laisser partir.
Lui accorder sa libert�.
Pourquoi dis-tu ça ?
Parfois.
Ce n'est pas l'avenir qui nous barre la route,
mais le pass�.
La force qui nous lie surpasse celle qui nous s�pare.
J'ai besoin de lui.
Et il a besoin de moi.
C'est au sujet de M. Marchal, Sire. Quelqu'un l'a vu.
Où ?
À Paris, au cours des incidents d'hier soir.
Sire,
il faut partir du principe qu'il sait tout.
Il avait devin� qu'il existait un lien entre vous
et le prisonnier au masque.
Malgr� sa loyaut� pass�e, il est devenu une menace redoutable.
Envoyez des mousquetaires, fouillez tout de fond en comble,
dites-leur qu'il faut le trouver.
Je dirigerai moi-même les recherches.
Sire ?
Et s'il r�siste ?
Tu crois pouvoir vivre comme avant ?
J'aimerais que tu te joignes à nous.
J'ai mes propres projets.
Quel genre de projets ?
Bastien...
Une cargaison de mousquets
doit quitter le château demain.
On va attaquer le convoi.
Tu es fou ?
Vous vous ferez massacrer.
J'entraînerai des hommes du roi dans ma chute.
Des mousquetaires !
Regardez là-haut.
On recherche un fugitif.
Marchal. Vous avez d�jà dû vous croiser.
L'ancien chef de la police royale.
Ici.
Il n'a aucun ami. Si on le trouve, vous serez pr�venu.
Une bourse de pièces d'or
pour celui qui le livrera.
La pendaison pour celui qui l'aidera.
Si vous voyez la protestante
qui travaillait ici...
je vous conseille de nous la livrer aussi.
Bien sûr.
Ça va ?
Tu crois toujours pouvoir vivre normalement ?
Descendez jusqu'au fleuve.
Interrogez la douane.
Attendez.
Essayez de l'avoir vivant.
Mais si jamais il r�siste,
faites le n�cessaire.
"Grâce aux efforts remarquables"
"de nos services de s�curit�, un complot d'anarchistes protestants"
"visant à tuer le roi a �t� d�couvert."
"Les forces de Sa Majest� ont donc dû saisir leurs biens"
"et emprisonner les meneurs."
Combien ?
Plus de dix mille personnes emprisonn�es.
Qu'on les envoie aux galères. Et les pasteurs ?
17 ont �t� ex�cut�s jusqu'ici.
Je veux rencontrer le peuple de France.
Pour qu'il ne me voie pas comme son bourreau,
mais comme son sauveur.
Comment donc ?
Par la thaumaturgie. J'imposerai mes mains sur eux.
À ceux qui doutent, j'apporterai la foi.
À ceux qui souffrent, le r�confort. Aux malades, la gu�rison.
Je trouve l'id�e brillante,
Sire.
Sa Majest� fera venir
le peuple ici pour la c�r�monie ?
Non, c'est moi qui irai à eux.
À Paris ?
Voyant que je leur fais confiance, ils feront de même.
Sire, vous devez penser aux risques
que cela implique.
C'est fait. J'ai aussi pens� aux risques
qu'il y avait à ne pas le faire.
On savoure les bonnes nouvelles ?
Avez-vous vu le chevalier de Lorraine ?
Tout est vrai ?
C'est la version officielle. Pourquoi en douter ?
C'est que...
je m'inquiète pour ma sœur.
J'espère qu'elle va bien.
Vous n'auriez pas vu le chevalier ?
Elle n'est sur aucune liste, elle ne risque rien.
Merci.
Bien.
J'ai r�fl�chi à votre avenir.
Vous ne pouvez plus vivre de la tannerie,
il vous faut du travail.
Avec votre parcours militaire, on peut
vous int�grer à la garde royale. J'en parlerai au roi.
Ce serait un honneur.
Je cherche Lorraine. Vous savez où il est ?
Exactement à sa place, Votre Altesse.
En prison.
Vous allez trop loin.
Moi aussi, je suis ravi de vous voir.
Non seulement vous avez d�truit la vie d'honnêtes protestants,
mais vous avez enferm� un ami.
Le chevalier de Lorraine.
Il a agi
contre les ordres du roi.
Par loyaut� envers une amie proche.
Chose qui se fait rare ici.
Choisissez mieux vos mots, ma sœur. Ainsi que vos amis.
Je vous implore de faire preuve de cl�mence.
La duchesse et lui seront envoy�s en Louisiane dès que possible.
Il ne survivra pas au voyage.
Autant l'ex�cuter sans attendre.
Lorraine est responsable de ses actes,
comme nous tous.
Je lui ai fait confiance,
il a choisi de me trahir.
Et ce n'est pas la première fois.
Où allez-vous ?
Rejoindre mon mari.
Vous comptez m'en empêcher ?
Vous êtes ma sœur.
Et ceci est votre demeure.
Plus maintenant.
Attendez.
Depuis votre arriv�e au château,
vous nous avez offert honnêtet� et charme.
Sans mon frère et vous, Versailles perdrait de son �clat.
Et je perdrais une partie de mon âme.
Je sais que j'ai perdu votre confiance.
J'aimerais la regagner, plus que tout au monde.
Vous ne pouvez pas la laisser partir, Sire.
Elle reviendra.
Et je prie pour qu'elle ne revienne pas seule.
Vous pensez qu'on va finir nos jours ici ?
En cherchant bien, le roi peut trouver encore moins salubre.
Garde !
Du papier et un crayon.
S'il vous plaît.
Où serions-nous si on ne nous avait pas arrêt�s ?
En train de passer en Italie.
L'Italie...
Rome.
Le dosage parfait
entre d�pravation et culture.
Que faites-vous ?
Je contacte la dernière personne sur qui je peux compter.
Remettez ceci
à M. Colbert, imm�diatement.
Que ferions-nous à Rome ?
On vivrait heureux jusqu'à la fin des temps.
Pourquoi ?
Ce que vous d�crivez n'est qu'un rêve d�lirant.
Que ferait-on sans espoir ?
- Aucune trace de lui ? - Rien pour le moment, Sire.
Continuez les recherches.
Vous êtes-vous renseign� sur la thaumaturgie ?
Oui, Sire. Dimanche, nous serons proches de la pleine lune.
Ce dimanche ?
Le moment ne saurait être plus propice.
La grâce de Dieu vous accompagnera.
L'�v�nement entrera dans l'histoire.
Pour de bonnes raisons, esp�rons.
Certains sont sceptiques ici ?
J'ai vu beaucoup d'hostilit� en ville.
Le peuple peut se montrer moins reconnaissant que pr�vu.
En l'absence de M. Marchal,
la s�curit� est un problème.
Dans ce cas, vous le remplacerez, le temps de trouver un successeur.
Je suis très honor�,
mais je pense que nous avons d�jà le successeur id�al.
Engagez-le.
- Sire, j'insiste... - Dieu me prot�gera.
Et Dieu montrera la voie au peuple.
Pardon.
Les habitudes ont la vie dure.
- Ils vous ont cherch� chez nous. - Je sais.
- Pourquoi ont-ils peur de vous ? - Ils voient en moi un danger.
C'est le cas ?
On a besoin de votre aide.
Pourquoi ?
Pour arrêter le roi.
Pour le pousser à mettre un terme à nos souffrances.
Vous perdez votre temps.
Si vous lui barrez la route...
il vous �crasera.
Ecoutez,
on est en colère et sans exp�rience, mais vous avoir
à nos côt�s.
Ça changerait tout.
Il a envoy� ses hommes vous traquer comme un chien.
Vous n'�prouvez aucune colère contre lui ?
Vous nous avez d�jà aid�s. Pourquoi ne pas recommencer ?
Car j'ai vu couler plus de sang qu'on ne devrait en voir en une vie.
Alors, vous êtes lâche.
J'ai tu�, mutil�,
emprisonn�, tortur� et ex�cut�.
Certains �taient coupables. D'autres, moins.
J'ai d�truit
des familles.
J'ai priv� des enfants de leur père.
J'ai du sang sur les mains.
Il est temps de le laver.
Alors, faites ce qu'il faut.
Sinon vous nous abandonnez.
Et en nous abandonnant,
vous abandonnez la justice.
Vous n'assisterez pas au conseil ?
Je suis souffrant.
Veuillez pr�senter mes excuses
à Sa Majest�.
J'imagine qu'il faut vous f�liciter.
Pourquoi ?
Pour avoir bravement vaincu
les assassins protestants.
J'ai ob�i à mon roi.
S'il vous plaît,
remettez-lui ceci.
Une estimation des biens
que lui apporteront son mariage avec l'infante.
J'espère que vous serez bientôt r�tabli.
Oui...
ne serait-ce que pour faire ce qui est juste.
Bonne journ�e.
À vous aussi.
Que lis-tu ? Un mauvais roman ?
Loin de là.
Le plus grand pessimiste du monde: La Rochefoucauld.
"Comment r�pondre de ce qu'on voudra à l'avenir"
"sans savoir ce que l'on veut au pr�sent ?"
Voilà des paroles bien sages.
- Mon frère t'envoie ? - Non, je suis là à mon initiative.
Pourquoi ?
Pour te ramener à la maison.
Mon frère serait ravi.
Ce n'est pas pour lui, c'est pour moi.
Pour le chevalier.
Et pour toi.
Je suis ravi de te voir.
On te dit intelligent et courtois,
mais trop occup� à chasser les filles et les renards.
- Je... - Rassure-toi.
J'�tais pareil à ton âge.
C'est devenu un beau jeune homme, avec une allure de roi.
Vous ne trouvez pas ?
C'est le portrait de son père.
Je suis ravie.
J'espère qu'on sera amis.
Tu n'as pas perdu ta langue, j'espère ?
Non, Sire.
Sire ? Tu dois m'appeler père.
Oui, père.
Avez-vous une mission pour moi ?
Je veux passer du temps avec toi, entre père et fils.
Tu es en âge d'apprendre le m�tier.
Escalader des clôtures et courtiser ne fera pas de toi un bon roi.
Sire, vous vous souvenez de Guillaume.
Bien sûr, vous avez sauv� mon frère sur le front,
et quitt� votre famille
et votre tannerie pour vivre ici. J'espère que vous n'en souffrez pas.
Cela en vaut la peine si je peux servir Sa Majest�.
Voici mon fils, l'avenir de la France.
En entrant à mon service, vous jurez de prot�ger ma famille
de tout danger.
Quitte à sacrifier votre vie.
Etes-vous prêt à le faire ?
Mourir en accomplissant mon devoir serait un honneur.
Première règle pour un roi:
s'entourer d'hommes dignes de confiance.
Tu veux vraiment finir tes jours ici ?
Triste et seul, avec des souvenirs pour unique compagnie ?
Le chevalier veut que je revienne ?
Il a besoin de toi.
Il est en prison.
Surpris à boire le vin de messe ?
Il a risqu� sa vie pour d�fendre le château de la duchesse d'Angers,
figure-toi.
J'ignorais qu'il �tait si courageux.
Il a chang�.
Il est temps que tu changes aussi.
Donc, je reviens à Versailles
pour que mon frère puisse faire de moi son jouet ?
Il est comme ça.
Tu le sais.
Il fait son devoir,
c'est le roi.
Il sera toujours comme ça.
Ça ne signifie pas
qu'il ne t'aime pas.
On forme une famille,
Philippe.
Et les familles doivent être soud�es.
Le roi invite malades et infirmes à une c�r�monie de thaumaturgie.
Quoi ?
Pour qui il se prend ?
Le Sauveur ?
Regarde-les. Comment peuvent-ils croire ça ?
Viens.
On a du travail.
Attends une minute.
Tu ne vois pas ?
Quoi ?
C'est peut-être l'occasion.
De quoi ?
De tuer le roi.
Votre Altesse.
Madame.
Je pourrais presque croire que vous m'�vitez.
Bien sûr que non.
Je pensais qu'on devait parler du mariage
de toute urgence.
Comprenez que Sa Majest� a des sujets importants
à traiter.
- Et j'en fais partie ? - Evidemment.
Quand bien même, les pr�tendants ne manqueraient pas.
Tout prince ou roi d'Europe
verrait en vous l'�pouse id�ale.
Je ne prête aucune attention à ces princes ni à ces rois.
Je m'int�resse
au roi de France.
Comme nous tous,
Votre Altesse.
Veuillez m'excuser.
Elle ne manque pas d'assurance.
Vous pourriez la renvoyer au Portugal
et dire à son père que vous voulez r�fl�chir.
La garder ici, c'est l'encourager...
À croire qu'elle sera bientôt reine.
Cela n'arrivera pas.
Sire ?
Je ne veux plus vous voir souffrir.
Il y a un seul moyen de mettre fin aux sp�culations.
Je vois que rien n'a chang�.
La famille royale.
Seigneur, il l'a �pous�e !
N'oublie pas, affiche autant de modestie que d'assurance.
F�licitations.
Rappelez-moi de ne jamais jouer aux cartes contre vous.
Chère infante, j'aimerais vous pr�senter mon fils.
Très honor�, Votre Altesse.
Vous avez h�rit� du physique
de votre père.
Esp�rons que vous n'ayez pas h�rit� de ses manières.
Vous devriez faire connaissance.
Je connais d�jà beaucoup de monde.
Certes, mais aucun futur roi de France.
Ecuries et fourrage:
un million.
Linge:
200 000.
Vin:
900 000.
Jeux:
deux millions.
C'est ce que vous devez au château de Versailles.
Mais l'heure est aux c�l�brations.
C'est pourquoi que je vous libère
de toutes vos dettes.
Buvons et r�jouissons-nous.
Mais...
n'oublions pas ceux qui sont moins chanceux que nous.
Ceux qui vont au front pour nous,
qui labourent nos champs,
et p�trissent notre pain.
Nous vivons ensemble, nous souffrons ensemble.
Nous aimons
ensemble.
Dimanche aura lieu une grande c�r�monie de gu�rison,
au cours de laquelle je b�nirai malades et n�cessiteux.
Nous fêterons le fait
d'être plus qu'une nation.
Nous sommes une famille.
Au roi !
Au roi !
J'esp�rais te voir ici, ce soir.
Bonsoir, madame.
Je pr�f�rerais que vous m'appeliez "ma sœur".
On s'est mari�s hier soir.
Elle est donc reine.
Je suis l'�pouse du roi.
F�licitations.
Tu as fait preuve de courage.
Je te l'accorde.
Est-ce qu'on peut parler en priv� ?
- F�licitations. - Merci.
Bienvenue dans la famille.
Une partie de cartes ?
Si vous voulez.
- Je vous pr�viens : je triche. - Moi aussi.
- Je ne suis pas revenu pour toi. - Non ?
Je suis ici pour moi.
J'ai besoin de toi à mes côt�s.
Trop de choses nous s�parent.
Je t'ai toujours soutenu. Mais pour quoi ?
Que veux-tu en retour ?
Lorraine ?
Libère-le, si tu veux.
Je t'ai sauv� la vie.
Comment ça ?
J'ai trouv� notre père, empêch� le Vatican de nous d�truire.
Tu n'as pas sauv� que moi.
Tu nous as sauv�s.
Tu restes mon frère.
Et je reste le roi.
N'est-ce pas ?
Oui, tu restes le roi.
Je peux compter sur toi ?
Venez, filons d'ici.
- Je ne partirai pas sans elle. - Si.
Vous m'avez d�jà assez aid�e.
Je reviendrai vous chercher.
- Promis. - Partez !
Dis-moi...
comment vas-tu ?
A ton avis ?
J'ai pens� que tu aurais besoin d'être choy�.
Peut-être après avoir pris un bain.
Attends.
Tu crois vraiment qu'on peut reprendre là où on en �tait ?
Je pensais que tu serais reconnaissant.
- Je t'ai rendu service. - Non, tu t'es rendu service.
Et ensuite ?
Des faveurs sexuelles ?
Je suis ta putain ?
J'agis bien et tu me remercies comme ça ?
Tu veux vraiment bien agir ?
Il y a plein d'innocents en prison. Pourquoi ne pas les sauver ?
Ecoute...
tu ne peux rien pour Delphine.
Il faut essayer de l'oublier.
Et...
profiter de ce que nous avons.
Cela te convient peut-être.
Mais pas à moi.
Voilà de quoi vous nourrir.
Des fruits frais.
Ça a maintenu ma mère en forme jusqu'à 95 ans.
Les fruits ne peuvent plus rien pour moi.
Le roi veut vous voir.
Je ne le recevrai pas.
Cette attitude revient à l'insulter.
Savez-vous ce qui est �crit sur mon blason ?
Il est �crit:
"Pour le roi, souvent."
"Pour la patrie, toujours."
La patrie avant le roi.
Personne ne respecte Sa Majest� plus que moi.
Mais le roi a chang�.
D�sormais, il inspire plus de crainte que d'amour.
Il s'inquiète pour vous.
Et je le r�pète:
je ne le recevrai pas.
Je lui ai donn� ma vie.
Je ne lui donnerai pas ma mort.
J'ai v�cu pour cet instant.
Je ne dois pas �chouer.
Tu n'�choueras pas.
Est-ce que tu crois en moi ?
Plus que jamais.
Sire, je manquerais à mes devoirs
si je ne vous pressais pas d'annuler la c�r�monie.
Je manquerais à mes devoirs en c�dant.
Je ne d�cevrai pas mon peuple.
Et je ne suis pas lâche.
Aller à Paris, c'est entrer dans la fosse aux lions.
Je vous en supplie,
ne faites pas ça.
Il le faut.
Mais le Dauphin restera ici.
Fouillez toutes les maisons
avant l'arriv�e du roi, voyez s'il y a des armes.
Postez un homme à chaque coin de rue et en cas de doute,
qu'il tire. Et n'oubliez pas:
la vie du roi est entre vos mains.
Veuillez ouvrir la grille.
S'il vous plaît.
Ne vous arrêtez sous aucun pr�texte.
Vous irez à Amiens, puis un cheval vous emmènera jusqu'en Hollande.
Où croyez-vous aller comme ça ?
Belle tentative.
- Ramenez-la dans sa cellule. - Non.
Laissez-la.
Mais Votre Altesse...
- Laissez-la partir. - Sa Majest�...
Vous avez beaucoup trop parl� pour aujourd'hui.
Vous êtes quelqu'un de bien.
Ne l'oubliez jamais.
Viens.
Allons voir mon frère se prendre pour Dieu.
Le roi sera prot�g�, ses hommes auront ordre
de tirer à vue. Alors, pas de rat�s.
À mon signal...
tirez sur les gardes et les mousquetaires.
Ma cible...
c'est le roi.
Aucune chance.
Vous serez fauch�s avant même d'avoir fait feu.
Si la perspective de mourir vous fait peur...
partez maintenant.
Mais si vous avez le courage
de risquer votre vie au nom de la libert� et de la justice,
restez.
Mieux vaut mourir glorieusement
que vivre mis�rablement, selon moi.
Vous êtes avec nous
ou pas ?
Je m'en vais d�finitivement.
Arrêtez-le.
Laissez-le.
Le risque est trop grand.
Je le connais, je lui fais confiance.
Laissez-le.
Ne faites pas ça.
Vous mourrez.
Les espoirs des vôtres mourront avec vous.
Vous n'assistez pas à la thaumaturgie ?
Pourquoi ?
J'ai quelque chose à vous dire.
Vous voulez bien...
remettre ces documents au roi ?
Mon cadeau d'adieu.
J'espère que vous ne comptez pas me parler finances.
Colbert...
nous nous connaissons
depuis bien des ann�es.
Et malgr�...
nos diff�rends...
je vous admire plus que n'importe quel homme.
Vous avez donn� votre vie au roi
et à la France.
Et si le travail nous avait moins accapar�s...
j'aime à croire qu'on aurait pu être amis.
Colbert ?
Le roi !
Le roi !
Le roi !
Le roi !
Où �tiez-vous ?
Je sauvais une demoiselle
des griffes d'un dragon. Rien d'inhabituel.
Vous avez inspect� les maisons, les �choppes, les toits ?
Oui, monsieur.
Le roi !
Que la c�r�monie commence.
Approche.
Le roi te touche...
Dieu te gu�rit.
Le roi te touche, Dieu te gu�rit.
Le roi te touche,
Dieu te gu�rit.
Le roi te touche,
Dieu te gu�rit.
Le roi te touche,
Dieu te gu�rit.
Prot�gez le roi !
Par ici, Sire.
Jeanne !
Pardon...
Par ici, Sire.
À cet instant, j'ai senti que je pouvais te perdre.
C'�tait hors de question.
Merci.
Qui aurait cru qu'une petite fille comme ça
sauverait un jour la vie du roi ?
Ce n'est pas le roi que tu as sauv�. C'est ton frère.
Certains voudront toujours ma mort.
Je sais.
Tu es le roi.
J'aurais pu ne pas être roi.
Non, Louis.
Tu �tais roi avant même ta naissance.
Je te d�testais à cause de ça.
J'�tais jaloux.
Tu tenais toujours la vedette, j'�tais un accessoire encombrant.
Et maintenant ?
J'imagine que j'ai mûri.
Je te vois tel que tu es.
Et ce que tu dois accomplir nous d�passe tous.
Comment être jaloux...
de quelqu'un que je respecte ?
Deux frères...
On a commenc� cette vie ensemble.
On doit la finir ensemble.
Pas question que tu sois habill� comme un �pouvantail.
Si on arrêtait de se disputer ?
D�sol�, je...
J'ai peur.
Tout simplement.
Moi aussi.
N'empêche...
Peut-être qu'on devrait...
Oui.
Peut-être qu'on devrait.
D'abord, je veux te l'entendre dire.
Quoi ?
Tu ne l'as jamais dit.
À condition que tu le dises.
D'accord.
Je...
Je...
... n'aime...
... n'aime...
... que toi.
... que toi.
- On �tait... - Je sais ce que vous faisiez.
Tu auras toujours ta place, Liselotte.
Rassure-toi, il y a longtemps que je me suis fait une raison.
Je suis mari�e aux deux hommes que j'aime.
Venez, nous sommes attendus dans les salons.
Sauf si vous avez d'autres projets.
Des projets ?
Aucun projet.
Ouvre les yeux.
Un jour, tout ceci t'appartiendra.
La gloire, le pouvoir.
Et le devoir qui va avec.
"Ai-je assez de force ?"
"De courage ?"
"De discernement ?"
"Qui suis-je ?"
Es-tu prêt à verser des larmes ?
Et du sang ?
Je crois.
Le voyage qui t'attend sera plein de larmes et de sang.
Pas seulement vers�s par l'ennemi.
Mais aussi par toi.
Par ton peuple.
Par tes proches.
Tu commettras des erreurs,
tu feras fausse route, tu suivras de mauvais conseils.
Tu perdras ton innocence,
tu d�couvriras que ton meilleur ami est aussi ton pire ennemi.
Mais ne te fie
qu'à toi-même, et pas aux autres.
Parce que tu es le roi.
Choisi par Dieu.
Regarde toujours vers l'avenir.
C'est là que les obstacles et les ennemis t'attendent.
Mais pour affronter l'a venir...
il faut d'abord triompher du pass�.
Alors,
tu seras libre.
Alors, seulement...
tu seras immortel.
Adaptation: Odile Manforti
Sous-titrage: DUBBING BROTHERS
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