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Terry Pratchett - Hogfather Deuxi�me partie
Tout commence quelque part,
bien que de nombreux physiciens pensent le contraire.
Il y a ce d�sir constant de trouver "O� ?".
O� se trouve l'endroit o� tout a commenc�.
Mais bien, bien longtemps apr�s,
le Disque-Monde fut cr��,
d�rivant � travers l'espace, sur le dos de quatre �l�phants,
eux-m�mes juch�s sur la carapace d'une tortue g�ante, la Grande A'Tuin.
C'�tait plus tard, � une �poque, o� la plupart des gens oublient
que les tr�s vieilles histoires parlent, t�t ou tard,
de sang.
Enfin, c'est une th�orie.
Le philosophe Didactylus a sugg�r� une autre hypoth�se :
"Les choses arrivent : et alors ?"
Donc notre histoire a commenc� � Ankh-Morpork,
la cit� double d'Ankh la fi�re et de Morpork la putride,
la plus grosse ville du Disque-Monde,
une ville o� la magie est un boulot comme un autre,
et o� la Tour de l'Art de l'Universit� de l'Invisible pour Mages
domine toutes les ruelles �troites et sombres.
Notre histoire se poursuit au beau milieu de la nuit du R�veillon du Porcher,
une f�te du solstice d'hiver, qui, pour quelque raison,
pr�sente une similarit� remarquable avec votre No�l.
mais nous conduit � pr�sent au ch�teau de la Petite Souris,
o� la magie a rendu les dents des enfants dangereusement puissantes,
si bien que notre histoire parle plus t�t que tard
de... sang.
M. TeaTime.
Vous voil�. Je l'ai d�verrouill�e.
Et Banjo l'a ouverte.
Je ne vous dirai rien.
Qui �tes-vous au fait ?
Ravi que vous l'ayez demand�.
Je suis votre pire cauchemar.
Vous voulez dire... Celui avec le chou g�ant
et l'esp�ce de couteau �lectrique ?
Navr�, non, pas celui-l�.
Je suis celui o� cet homme surgit de nulle part
et vous tue.
Raide mort.
Oh, celui-l�, mais ce n'est pas...
C'est une action presque charitable, je pense...
Mais c'est presque le jour du Porcher, apr�s tout.
Amenez-moi la fille.
ALBERT.
C'est un travail pour la faux.
Ils prennent les dents, toutes...
Ceux-l�... Ils sont entr�s ici...
Non... Attendez... Attendez...
D'o� venait-il ?
D'UN ENDROIT O� JE NE PEUX ALLER.
Ne vous inqui�tez pas, Nous sommes sur la bonne voie.
On a un travail � assurer.
garder au chaud le si�ge du P�re Porcher.
SI CE QUI ARRIVE AU CH�TEAU DE LA PETITE SOURIS
N'EST PAS ARR�T�, TOUT CE QU'ON FAIT
EST UNE PERTE DE TEMPS.
ET S'ILS ATTEIGNENT LA PETITE SOURIS,
ILS POURRONT CONTR�LER TOUT CE QUE LES HUMAINS CROIENT.
SAUF SI SUSAN ARRIVE L�-BAS LA PREMI�RE.
Celui-ci progresse bien. Tr�s impressionnant. Bien jou�.
J'ai besoin de votre aide, M. Ridculle.
Vous �tes...
Oui, la faux, la grande cape, le cheval blanc, la petite-fille.
Vous devez le r�veiller.
Il s'appelle Bilieux.
C'est... Le Oh bon dieu d'la gueule de bois.
Quelque chose de terrible se passe ce soir.
J'esp�re qu'il pourra me dire ce que c'est.
Mais il doit d'abord retrouver ses esprits.
Et vous l'avez amen� ici ?
Pourquoi faites-vous cela ? J'�tais un peu � la tra�ne avec les dents,
- je sais... - Est-elle derri�re cette porte ?
Je ne sais pas, il y avait pr�s de 13 AM$ en monnaie sous l'oreiller, c'est vrai,
mais j'ai sign� le formulaire GV-19...
Vas-tu te taire et r�pondre � la question ?
Je ne sais pas, je n'�tais jamais venue ici.
Et ta patronne ne r�alise probablement pas
� quel point tu es aga�ante.
Sortez, sortez, qui que vous soyez...
ou Melle Bottler y passe.
Ce n'�tait qu'un peu de foutue monnaie.
Et j'allais vraiment payer...
10 Scrote...
Vous avez le couvercle ?
C'EST VRAIMENT, VRAIMENT STUPIDE.
Je pense que la tradition a commenc�
quand tout le monde avait de grosses chemin�es, Ma�tre.
VRAIMENT ? UNE CHANCE QU'ELLE SOIT �TEINTE.
Oof!
LE GAR�ON VEUT UN PANTALON
QU'IL N'AIT PAS � PARTAGER,
UNE �NORME TOURTE � LA VIANDE,
UNE SOURIS EN SUCRE,
BEAUCOUP DE JOUETS
ET UN CHIOT NOMM� TOUFFE.
Charmant.
Je vais essuyer une larme,
car ce qu'il a, vous voyez, c'est ce petit jouet en bois
et une pomme.
MAIS LA LETTRE DIT CLAIREMENT...
Je sais, ce sont les facteurs socio-�conomiques.
Le monde serait une sacr�e pagaille
si tout le monde avait ce qu'il a demand�, non ?
JE LEUR AI DONNE CE QU'ILS VOULAIENT AU MAGASIN...
Oui, mais � quoi sert un dieu qui donne tout ce qu'on veut ?
BONNE QUESTION.
C'est l'espoir qui importe.
Oh oui.
C'est une grosse part de la foi, Monsieur, l'espoir.
Vous donnez aux gens de la confiture aujourd'hui
et ils n'auront qu'� s'asseoir pour la manger.
Mais de la confiture demain, non,
ils n'arr�teraient plus ensuite.
ET TU VEUX DIRE QU'� CAUSE DE CELA
LES PAUVRES ONT DES CHOSES DE PAUVRES ET LES RICHES DES CHOSES DE RICHES ?
Oui, c'est le sens du R�veillon du Porcher, Ma�tre.
MAIS C'EST MOI LE P�RE PORCHER !
POUR LE MOMENT, JE VEUX DIRE.
Aucune diff�rence.
Je me souviens, quand j'�tais gosse,
c'�tait le R�veillon du Porcher,
et j'avais craqu� pour cet...
�norme cheval dans ce magasin...
C'�tait ce que j'avais toujours voulu.
Quelqu'un �tait en train de l'acheter, et, vous savez,
juste pendant une seconde, j'ai cru que j'allais vraiment l'avoir...
mais non.
J'ai pass� des heures le nez coll� � la vitre...
attendant qu'on entende mon appel et qu'on me d�g�le.
Oui, j'aurais tu� pour ce mod�le r�duit de cheval.
Mais vous savez quoi ?
J'ai quand m�me accroch� ma chaussette le soir du R�veillon du Porcher,
et vous savez pourquoi ?
Parce que j'avais de l'espoir, oui,
et le lendemain matin,
notre p�re avait mis dans cette chaussette
un petit cheval de bois
qu'il avait sculpt� lui-m�me.
AH, ET CELA A VALU PLUS
QUE TOUS LES CHEVAUX DE PRIX DU MONDE ?
Non, car on est un sale petit �go�ste quand on n'a que sept ans.
Seuls des adultes peuvent penser �a.
C'EST MAL.
C'EST INJUSTE.
Eh bien, c'est la vie, pas vrai, Ma�tre ?
MAIS JE NE SUIS PAS AINSI.
C'EST CENS� �TRE UNE P�RIODE POUR �TRE JOYEUX.
ET AUTRES CHOSES FINISSANT PAR -EUX.
S'il vous pla�t, mettez-la hors de port�e de voix.
M. Brun, votre heure de gloire.
Faites-moi donc sortir la vraie Petite Souris.
�a ne marchera pas, mon gar�on.
Si vous �tes Ma�tre de Conf�rences �s Runes Modernes,
ne pouvez-vous faire quelque chose de plus... magique ?
Eh bien, j'imagine que le Diviseur D�m�langeur de Spold marcherait.
Vous vous retrouveriez avec un gros gobelet
plein de toutes les salet�s.
Ce n'est pas difficile du tout,
si vous ne vous souciez pas des effets secondaires.
Parlez-moi des effets secondaires.
Le plus important est que le reste de sa personne
finirait dans une sorte de gobelet plus grand.
Vivant ?
En gros, oui.
Des tissus vivants, c'est s�r.
Et indiscutablement d�gris�s.
Pourquoi ne pas tout m�langer
et voir ce qui arrive ?
�a vaut la peine d'essayer.
Merci, Modo.
�a va �tre encore long ? On n'a pas beaucoup de temps.
On n'est jamais trop prudent.
Qu'est-ce que c'est ?
De la sauce Wow-Wow.
La plus �pic�e de l'univers.
Et elle va vous arracher la t�te.
Il n'est pas prudent de la boire s'il y a encore de la condensation sur son flacon.
D'un autre c�t�,
si c'est un rem�de qui tue ou soigne,
vu la possible immortalit� du patient,
on a probablement un gagnant.
Je ne crois pas que ce soit d�j� critique.
Je ne sais pas.
Vous pourriez faire preuve d'un peu de cran, les gars.
Attention, Archichancelier.
Ce que vous avez l� pourrait repr�senter la sobri�t� absolue.
Je vais l'essayer !
Vous disiez qu'il �tait immortel, non ?
Et vous dites... qu'il est juste apparu ?
Oui. Il n'a aucun souvenir de sa vie avant son apparition
au ch�teau du P�re Porcher.
Vous voulez dire comme... celui-l�.
Ne soyez pas ridicules. Les dieux et les gnomes n'apparaissent pas ainsi
sans une bonne raison.
Apportez-moi... Voyons... 20 demis de blonde,
de la vodka au poivre et une bouteille de liqueur de caf�.
Je ne vous ai pas dessaoul� pour que vous puissiez prendre une cuite !
- Quoi ? - Vous ne buvez pas !
Ah bon ? D'accord.
J'ai besoin de votre aide.
J'ai bien peur que ce soit moi, non ?
J'ai dit quelque chose au jeune Stibon
sur la boisson et les gueules de bois, non ?
Vous voulez dire que vous l'avez cr�� juste comme �a ?
Je trouve cela tr�s difficile � croire, Mustrum.
Une chance que personne n'ait parl� de F�e Calvitie alors.
Je ne perds pas mes cheveux !
Ils sont juste fort joliment clairsem�s.
Oui, une moiti� sur votre t�te et l'autre sur votre brosse.
Pour la derni�re fois, je ne suis pas...
Je voudrais bien savoir d'o� ceci venait.
Il nous faut un cerveau plus grand pour �a.
Ta machine � penser fonctionne, Cogite ?
Sort se repose, Archichancelier.
Vous m'entendez l�-dedans ?
Inutile de crier, Archichancelier.
Qu'est-ce que ce bruit de "dingdingdingding" ?
Fourmili�re � l'int�rieur
�a dit : "Regardez sur le Doyen" !
Regarder sur le... Doyen.
Un probl�me ?
�tes-vous la F�e Calvitie ?
On dirait bien.
Qu'avez-vous fait � mes cheveux ?
Une minute.
O� �tiez-vous au juste avant que je ne vous trouve dans la neige ?
Partout o� on a consomm� de l'alcool dans des quantit�s terribles
un peu plus t�t, disons.
Ainsi vous �tiez une force vitale immanente ?
�a semble formidable.
Qu'est-ce que c'est ?
Donc quand on a plaisant� sur la F�e Calvitie,
cela s'est soudain concentr� sur la t�te du Doyen.
Vous donnez corps aux choses simplement en les nommant !
Pour ma part, je me suis toujours demand� s'il existait un Mangeur de Chaussettes.
Vous savez, il faut toujours qu'il en manque une.
� la buanderie !
Qui sont ces gens, d�j� ?
Quelques-uns des hommes les plus intelligents du monde.
Et j'ai dessaoul�, c'est �a ?
Quelle est cette chose ridicule sur votre t�te ?
Je l'ignore, Monsieur.
Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Ici c'est �crit :
"Si vous trouvez ceci, merci de le rapporter au ch�teau de la Petite Souris."
Au moins, la Petite Souris existe d�j�.
La Petite Souris...
On la voit beaucoup ces temps-ci. Ou plut�t "les voit".
C'est une sorte de marque d�pos�e pour r�colter les dents de lait
contre de l'argent.
Et elle a un ch�teau ?
Elle semble formidable.
En fait, je me souviens d'une chose.
Quand je suis apparu chez le P�re Porcher,
il y avait ce petit gars saoul avec un chapeau pointu.
J'ai cru qu'il ne s'agissait que d'un discours d'alcoolique,
mais il a dit quelque chose au sujet de...
La fin permanente de l'esclavage perp�tuel des petits assistants
de tous les personnages f�eriques.
Y compris la Petite Souris.
O� avez-vous trouv� cela ?
Il va bien ?
Je dis,
quelle est la position g�ographique du ch�teau de la Petite Souris ?
Maintenant que je me sens normal, puis-je venir avec vous ?
Ce n'est pas une situation normale.
�coutez, je crois que je ferais bien de vous dire
que mon grand-p�re est la Mort.
Navr� de l'apprendre.
La Mort, vous savez, la Mort.
La grande tunique, la faux, le cheval blanc, les os : la Mort.
Mais pour l'instant, il se comporte plut�t bizarrement.
Juste pour �tre s�r d'avoir bien compris :
vous croyez que votre grand-p�re est la Mort ?
Et vous croyez qu'il se comporte bizarrement ?
�coutez, la Mort a adopt� ma m�re,
puis il a pris un apprenti humain, ils sont tomb�s amoureux
et me voil�.
C'est fascinant.
Disons juste que j'ai h�rit� de quelques aptitudes �tranges au passage.
Cela para�t dangereux.
Je l'esp�re bien.
Attendez, je pourrais vous aider !
Seriez-vous de la moindre utilit� dans un combat ?
Oui. Je pourrais vomir sur les gens.
On doit tirer �a au clair.
Des cr�atures ne peuvent pas prendre vie comme �a
juste parce que les gens les �voquent.
Ce n'est pas hygi�nique.
Alors qu'est-ce que cette "cr�ation implicite" ?
+++ Les Hommes ont toujours attribu�
les �v�nements al�atoires, saisonniers, naturels ou inexplicables
� des entit�s anthropomorphiques
tels le P�re Porcher, la Petite Souris et la Mort. +++
C'est bien beau mais je suis sacr�ment certain
qu'il n'y a jamais eu de Mangeur de Chaussettes.
ou un Oh bon dieu d'la gueule de bois.
Je crois que �a marche comme �a.
Ce qu'on obtient est la personification de forces, tout comme Sort l'a dit.
Un peu comme le P�re Porcher ?
Quand on est gosse, c'est une bonne explication
� la provenance des cadeaux.
Mais pourquoi cela se produit-il maintenant ?
+++ Les croyances provoquent l'apparition de nouvelles cr�atures. +++
On pourrait appeler �a comme �a.
+++ Il existe une quantit� limit�e de croyances dans l'Univers. +++
Bien s�r, on ne peut croire � tant de choses...
+++ Il s'en suit que si on supprime un foyer capital de croyance,
il y aura un surplus de croyances. +++
Tr�s bien, alors pourquoi les gens ne croient-ils soudain plus � tout ?
+++ Erreur : manque de fromage. +++ Melon melon melon.
+++ Red�marrage +++
C'est la nuit du Porcher.
Je suppose que le P�re Porcher est dans le coin, non ?
CE TRAVAIL ME PLA�T.
Nous voil� bien...
PARDON...
OUI. JE VAIS LEUR MONTRER.
Mais une pauvre petite fille aux allumettes mourant dans la neige
fait part int�grante de l'esprit du Porcher, Ma�tre.
Vous voyez, les gens en entendent parler et disent :
"On est peut-�tre sur la paille
et on n'a � manger que de la boue et des bottes,
mais voyez comme on est bien plus ais�s que la pauvre petite fille aux allumettes."
Cela les rend donc heureux et reconnaissants de ce qu'ils ont.
JE SAIS CE QU'EST L'ESPRIT DU PORCHER, ALBERT.
Vous n'avez pas le droit de faire �a...
LE P�RE PORCHER LE PEUT.
LE P�RE PORCHER OFFRE DES PR�SENTS.
IL N'Y A PAS DE MEILLEUR PR�SENT QUE LE FUTUR.
C'est bon. Marre de cette vie de lutin.
J'attends le P�re Porcher.
J'attends dans le noir le P�re Porcher.
Moi.
Moi qui crois en la Science.
Je peux trouver la racine carr�e de 27,4 de t�te.
Je ne devrais pas faire �a.
Ce n'est pas comme si je pendais une chaussette.
Cela aurait un sens si...
EMMENEZ-LA DANS UN ENDROIT CHAUD ET DONNEZ-LUI UN BON D�NER.
ET JE POURRAIS BIEN M'EN ASSURER PLUS TARD.
On dirait qu'on a �t� choisis pour faire acte de charit�.
Eh bien, je ne trouve pas tr�s charitable
de balancer quelqu'un sur les gens comme �a.
Je ne sais pas.
Certains ne conna�traient pas le vrai sens du soir du Porcher
m�me si �a leur sautait dessus et s'arr�tait devant leur nez.
Noon.
C'est une peinture d'enfant.
Twyla peint comme �a.
Je paignais comme �a.
Grand-p�re a gard� quelques-uns de mes dess...
Venez, trouvons la maison.
Quelle maison ?
Il y a toujours une maison.
On m'avait dit que tu �tais le meilleur serrurier de la ville.
Oui, mais d'ordinaire les serrures ne se transforment pas
pendant qu'on travaille dessus, voil� ce que je dis.
Es-tu oui ou non le meilleur ?
Non, pas l'obscurit�...
Banjo,
je me tire,
quelque chose cloche dans cet endroit.
J'ai fait un gros tas.
Veux-tu venir avec moi ?
C'est joli ici.
M. Sideney.
Passerait-il chez les Singes avant chez les Hommes ?
Question int�ressante, Monsieur.
Vous faites peut-�tre allusion � ma th�orie selon laquelle
l'homme pourrait en fait descendre du singe.
Une hypoth�se hardie qui, si le comit� en charge des subventions
pouvait seulement envisager de me laisser armer un bateau
pour aller... aux �les du...
Je voulais dire qu'il pourrait passer... par ordre alphab�tique.
VOYONS VOIR MAINTENANT...
Qui diable �tes-vous ?
JE SUIS LE P�RE PORCHER, BIEN S�R.
HO HO HO.
Votre visage para�t extr�mement maigre.
JE SUIS...
JE SUIS UN PEU MALADE.
En phase terminale, je dirais.
C'est une fausse barbe.
NON, PAS DU TOUT.
Voil� les crochets pour les oreilles.
Cela a d� vous poser quelques probl�mes.
C'est un coussin !
Je croyais qu'il y avait plusieurs serrures.
Oui, mais elles sont � moiti� magiques, � moiti� r�elles, et � moiti� ailleurs.
Il est m�me possible qu'elles n'existent pas la moiti� du temps.
Je vous croyais capable d'ouvrir n'importe quelle serrure forg�e.
Forg�e par les humains et la plupart des nains.
J'ignore ce qui a forg� celles-ci. Vous n'avez jamais parl� de magie.
Dommage.
Alors je n'ai plus besoin de vos services.
Vous pouvez aussi bien rentrer chez vous.
Et mon argent ?
Bien s�r.
Vous devriez avoir ce que vous m�ritez.
Vous me croyez n� de la derni�re pluie, M. TeaCup.
Je pars, oui. Avec ce qui me revient. Et vous ne m'arr�terez pas.
Et certainement pas Banjo.
J'ai connu sa vieille maman au bon vieux temps.
Vous vous croyez mauvais ? Vous vous croyez m�chant ?
La m�re Blandelys vous aurait arrach� les oreilles
et les aurait recrach�es dans votre oeil,
sale petit monstre pr�somptueux.
Je me souviens de toi quand tu �tais enfant, Banjo.
Je te faisais asseoir sur mes genoux.
Banjo.
Te voil�.
D'o� viennent toutes ces ombres ?
�a me fait flipper. Et tout �a, c'est ta faute.
Ah oui ?
Alors ce n'est pas toi qui as dit : "Wow ! 10000 AM$, compte sur moi" ?
Ouais mais j'savais pas qu'il y aurait tous ces trucs flippants !
Je veux rentrer chez moi !
Tu fais l'enfant.
Mon Dieu, il a d� glisser.
Oui, il a gliss�.
C'est le ch�teau de la Petite Souris ?
Ce sont des dents.
Et je ne devrais pas avoir peur ?
Les dents n'ont rien d'effrayant.
Ai-je dit que j'avais peur ? Je dois juste me resaouler.
- Oh non... - Ce ne sont que des dents...
Impossible que quelqu'un essaie de...
Qu'est-ce c'est ?
Une magie si ancienne que ce n'est m�me plus de la magie.
Si on a un cheveu de quelqu'un,
une rognure d'ongle ou une dent,
on peut le contr�ler.
Ne me dites pas que quelqu'un...
Qu'est-ce que cette ombre ?
Cet endroit est vivant.
Et il se prot�ge lui-m�me.
Alors... qu'est-il arriv� � l'autre ?
EH BIEN...
LE P�RE PORCHER A DES ENNEMIS...
Qu'est-ce qu'il a fait ? Rat� une chemin�e ?
Il y a des gens l� en-bas, M. TeaTime.
Eh bien, tuez-les.
L'un deux est une fille.
Eh bien, tuez-les...
poliment.
Continuez... Plus vite !
�a en a apr�s moi.
Laissez-moi sortir !
Qu'est-ce que c'est ?
�a trouve leurs cauchemars.
Laisse-moi sortir, �a en a apr�s moi.
Ressaisis-toi !
Regarde !
Tu n'es poursuivi par rien !
Je croyais que c'�tait... l'armoire.
Quelle armoire ?
Quand j'�tais enfant... on avait cette grosse... armoire.
Il y avait... avait... sur la porte...
Il y avait ce... visage... et la nuit, il...
murmurait des choses...
Qui est-ce qui bouge l�-haut ?
Je crois qu'il nous ont vus. Et si ce sont des Petites Souris,
leur politique d'�galit� des chances a �t� vraiment stupide.
Bien, tu prends par-l�. Moi, par-l�.
Pourquoi ne pas rester ensemble ?
Qu'est-ce qui te prend ?
Cet endroit est d� aux enfants. Les r�gles sont ce que les enfants croient.
- Eh bien, c'est rassurant. - Vous croyez ?
Il est impossible de mourir ici.
Mon grand-p�re n'a pas sa place dans un monde d'enfant.
Cet homme qui est tomb� dans les escaliers me semblait sacr�ment mort.
On meurt. Mais pas ici. On...
Voyons... Oui... On va ailleurs. Loin.
- Vous n'�tes pas Sus... - Oui.
Oui, et quand vous �tes venue pour la derni�re dent de Twyla,
vous avez �t� si surprise que je puisse vous voir.
- Oui, et je... - �coutez,
on pourrait ne pas avoir beaucoup de temps.
C'est la Petite Souris ?
Une Petite Souris.
Vous buvez un peu ?
Non, pas du tout.
Pas la moindre goutte d'alcool ?
Jamais, mon p�re �tait tr�s strict � ce sujet.
Joli ch�teau.
On peut continuer ?
Bien, et qui vous a conduite ici, Violet ?
Je ne sais pas mais il est habill� comme un assassin.
D'accord, vous deux restez ici, moi j'irai le trouver.
Et je veillerai sur Violet.
C'est le quatri�me verrou ouvert.
Je loue votre expertise.
Et les autres ?
Savez-vous ce qu'il y a l�-dedans au juste, M. TeaTime ?
Logiquement,
c'est la Gardienne des Croyances des Enfants,
et ceci est son ch�teau,
et je tombe sur une porte bien verrouill�e comme celle-ci,
et ne pas enqu�ter soigneusement serait
un manque d'�l�gance.
C'est quoi, ce bruit ?
Quel bruit ?
Ce bruit. Comme de vieux ciseaux.
AVEZ-VOUS D�J� ENTENDU PARLER DES AUDITEURS ?
Je suppose que le Tr�sorier a pu faire...
PAS DES AUDITEURS COMMERCIAUX.
DES AUDITEURS DE LA R�ALIT�.
ILS SONT LE SERVICE CIVIL DU TOUT.
Et ils veulent se d�barrasser de nous ?
ILS VEULENT QUE LES HUMAINS SOIENT...
MOINS CR�ATIFS.
LE P�RE PORCHER EST UN SYMBOLE DE CES...
�TRANGES PENS�ES.
ILS D�TESTENT LA FA�ON DONT LES HUMAINS INVENTENT DES HISTOIRES � PROPOS DE L'UNIVERS.
Je ne vois pas pourquoi.
Et pourquoi donc... faites-vous ce travail ?
QUELQU'UN DOIT LE FAIRE.
C'EST D'UNE IMPORTANCE VITALE.
AVANT L'AUBE, IL DOIT Y AVOIR ASSEZ DE PERSONNES QUI CROIENT AU P�RE PORCHER.
Pourquoi ?
POUR QUE LE SOLEIL SE L�VE.
JE NE SUIS PAS UN GRAND HUMORISTE.
Quel genre de divinit� �tes-vous ?
Oh je suis... l'ancien Dieu des Gueules de Bois.
Un Dieu des Gueules de Bois.
- Oh c'est vraiment affreux. - Oui, c'est affreux.
Vous �tes plut�t fait pour �tre l'un de ces dieux importants.
Qu'est-ce que c'est ? La rue des tourtereaux ?
Laissez-le tranquille ! C'est un dieu !
Eh bien, le stock d'�clairs divins est �coul� ?
Vous savez, je n'ai jamais tu� de dieu.
Quel est le probl�me ?
C'est juste une armoire.
Je ne veux pas voir. Je ne veux pas voir.
Sort avait raison, Archichancelier.
SORT ? QUI EST SORT ?
Le plus grand penseur du monde.
JE SOUHAITERAIS RENCONTRER CE MONSIEUR SORT.
Voil� une grosse lecture thaumique, messieurs.
Je crois qu'il est arriv� ici par magie.
O� est-il pass� ?
ILS DISENT QUE VOUS �TES LE PLUS GRAND PENSEUR DU MONDE.
CROYEZ-VOUS QUE CE SOIT LE CAS ?
+++ Oui +++
ATTEIGNEZ LOGIQUEMENT LE R�SULTAT DE LA RACE HUMAINE
ARR�TANT DE CROIRE AU P�RE PORCHER.
EST-CE QUE LE SOLEIL SE L�VERA ?
R�PONDEZ.
+++ Le soleil ne se l�vera pas +++
CORRECT.
COMMENT PEUT-ON L'EMP�CHER ?
R�PONDEZ.
CROYANCE R�GULI�RE ET CONSTANTE.
BIEN.
J'AI UN TRAVAIL POUR VOUS, MACHINE PENSANTE.
CROYEZ EN L'EXISTENCE DU P�RE PORCHER.
Y CROYEZ VOUS ? R�PONDEZ.
Y... CROYEZ... VOUS ?
R�PONDEZ.
+++ Oui +++
BIEN.
OH NON.
+++ Cher P�re Porcher, Pour Hogswatch je voudrais... +++
VOYONS VOIR.
QUEL �GE AS-TU ?
ET TU AS �T� GENTIL OU VILAIN ?
Bonjour.
Bien, bien, bien, qu'avons-nous l� ?
Manche en os, cr�ne et d�coration osseuse manquant cruellement de go�t artistique...
la seconde arme pr�f�r�e de la Mort elle-m�me,
n'est-ce pas ?
Oh oh, cela doit �tre le jour du Porcher !
Et �a doit vouloir dire que vous �tes Susan.
La fameuse petite-fille.
Noblesse.
Je m'incline.
Mais j'ai bien peur que vous ne fassiez quelque chose d'�pouvantable.
Oui ! Oui !
Un gaucher avec un pic en bois ! C'est d'une simplicit�...
Ah M. TeaTime, j'ai pu ouvrir le cinqui�me verrou.
Sans probl�me.
Ils sont bas�s sur la S�quence Occulte de Woddeley.
Comment savez-vous qui je suis ?
Facile.
L'Almanach du Grota.
La devise de la famille: Non temetis messor.
Votre p�re �tait connu.
Il a grimp� les �chelons tr�s vite.
Et pour votre grand-p�re...
S�rieusement, cette devise...
Ne crains pas le Faucheur.
Est-ce vraiment de bon go�t ?
Bien s�r, vous n'avez aucune raison de le craindre, n'est-ce pas ?
Ou si ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
Qui �tes-vous ?
Je vous demande pardon ?
Mon nom est TeaTime, Jonathan TeaTime
� votre service.
Vous voulez dire... comme � quatre heures de l'apr�s-midi ?
Non. J'ai bien dit Teh-ah-tim-eh.
N'essayez pas de casser ma concentration en me contrariant, s'il vous pla�t.
Comment vous en sortez vous, M. Sideney ?
Si c'est bien selon la S�quence de Woddeley,
le num�ro six devrait �tre cuivre et l�ger bleu-vert.
Croyez-vous que votre grand-p�re essaiera de vous secourir ?
Mais maintenant, j'ai cette �p�e, voyez vous ?
Je me demande...
Vous-�tes trop nerveux, M. Sideney.
J'ai r�ussi � ouvrir le sixi�me verrou, M. TeaTime.
Vraiment ?
Mais ce n'est probablement plus si important.
Merci quand m�me.
Vous avez �t� d'une grande aide.
Oui, vous pouvez y aller.
C'est pour �a que vous �tes l� ?
Un cambriolage ?
Comme un voleur de bas-�tage ?
Un voleur ?
Moi ?
Je ne suis pas un voleur, madame.
Non.
Ces gentlemen sont des voleurs.
C'est Medium Dave.
Et l� c'est Banjo.
Il sait parler.
Qui �tes-vous ?
Je suis incognito.
Vous ressemblez � un mage.
Suciez-vous votre pouce quand vous �tiez petit ?
Non !
- C'est l'Homme-Ciseaux ? - Tais-toi ! Tais-toi ! Tais-toi !
Les enfants croient � n'importe quoi, mais je suis un adulte.
Plus de P�re Porcher
Et ce n'est que le d�but.
Je pourrais faire croire � ce que je veux !
Quoi ?
Vous avez dit plus de P�re Porcher ?
Il est au courant de ce qu'on essaie de faire, n'est-ce pas ?
Vous le lui avez dit ?
Il doit y avoir un P�re Porcher.
Il y a toujours un P�re Porcher.
C'est elle.
Elle l'a tu�.
- Non, ce n'est pas moi, il... - Si.
- Non. Non. - Si. Si.
Qu'est-ce que c'est, cette histoire de P�re Porcher ?
Je ne crois pas qu'il soit mort, mais TeaTime l'a rendu tr�s malade.
Peu importe. Quand ce sera fini, Banjo,
tu auras autant de cadeaux que tu veux.
Fais-moi confiance !
Il faut qu'il y ait un P�re Porcher, sinon il n'y a pas de jour du Porcher.
C'est juste un autre festival solaire.
Banjo et moi partons.
Banjo, viens avec moi tout de suite.
Attrape-la, Banjo, tout est sa faute.
Maman a dit : on ne frappe pas les filles.
On ne les touche pas, On ne tire pas leurs cheveux...
Ce n'est pas une fille, c'est un monstre.
Je crois que je vous connais, Teatime.
Vous �tes le gar�on cingl� dont tout le monde a peur, n'est-ce pas ?
- Banjo ? J'ai dit attrape-la. - Maman a dit...
Le gamin qui ne comprenait pas la diff�rence entre lancer une pierre � un chat
- et lui mettre le feu. - J'ai dit, la ferme !
Attrape-la, Banjo !
Le genre de petit gar�on qui regarde sous les jupes des poup�es...
Non !
Maman a dit...
Oh, au diable ta maman !
Qu'est-ce que tu as dit sur notre maman ?
Je parie que personne ne voulait jouer avec toi,
le gamin qui n'avait pas d'ami.
Banjo, fais ce que je te dis.
Maman... Maman a dit...
As-tu �t� un vilain gar�on, Banjo ?
Tu l'as encore laiss� se mettre dans le p�trin, Davey ?
C'est �a, n'est-ce pas ?
Non, Maman... non, Maman...
Tu as besoin d'une bonne cachette, Banjo ?
D�sol�, d�sol�, maman !
Tu as jou� avec des filles, encore ?
D�sol�, d�sol�, maman !
Non, non, d�sol�, Maman, d�sol� !
Non, Maman, non, Maman, non, non, nooooooooon...
Oh non, je ne crois pas.
Cet endroit rentre dans ta t�te, n'est-ce pas ?
Il trouve comment s'occuper de toi.
Je suis li� � l'enfant qui dort en moi.
Et c'est si amusant.
Ne pas tirer les cheveux des filles. C'est mal.
Je vais tellement m'amuser avec �a, si l�g�re.
Vous n'oseriez pas vous en servir. Mon grand-p�re s'en prendra � vous.
- Il s'en prend � tout le monde. - Il est tr�s d�termin�.
Je l'attendrai.
�a ne marche pas ici.
La Mort n'est pas ici !
Salut, enfant qui dort en toi !
Je suis la baby-sitter qui dort en moi !
Joyeux jour du Porcher !
Il est mort ?
Il ne respire pas.
Sortil�ge de respiration, sortil�ge de respiration...
Le Respirateur Direct de Spolt peut-�tre ?
Je crois l'avoir not� quelque part...
Allez, les gars, faites-moi de la place.
Pardon, pardon,
mais ceci est d'une importance vitale pour les progr�s de la physique.
Avez-vous vu des lumi�res brillantes ? Y avait-il un tunnel lumineux ?
- Avez-vous vu... - � quoi tout cela rime, M. Stibbons ?
�cartez votre foutue plume.
Ce doit �tre l'Universit� Invisible ?
Et vous �tes tous... des mages ?
Il y avait une �p�e.
Oui, elle est tomb�e � terre.
C'est moi qui ai fait �a ?
Je dois vraiment partir.
Mais il n'ira pas loin, les portes principales sont verrouill�es
selon les R�gles de l'Archichancelier Spold.
- Il n'ira pas loin ? - Non.
Alors qu'il tient une �p�e qui semble capable de tout transpercer.
On peut s'attirer des ennuis � frapper les filles.
Ne pas jouer avec les filles.
Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?
Bonjour, ma ch�rie.
Non.
Pardon, ma ch�rie ?
Vous n'�tes pas la Petite Souris.
Oh, je le suis, ma ch�rie.
Ma m�re-grand, que vous avez de grandes dents...
Vous avez m�me un ch�le.
Mon Dieu.
Je ne comprends pas, mon c�ur.
Vous avez oubli� le fauteuil � bascule.
J'ai toujours cru qu'il y aurait un fauteuil � bascule...
Je ne crois pas que vous soyez r�elle.
Ce n'est pas une petite vieille femme dans un ch�le qui dirige cet endroit.
Vous �tes le fruit de mon imagination.
C'est ainsi que vous vous d�fendez...
Vous fouillez dans la t�te des gens pour trouver ce qui marche...
Non, c'est horrible, mais �a ne me fait pas peur.
J'aime les araign�es.
Les chiens ? Non.
J'aime les rats, les rats, c'est bien.
D�sol�e mais quelqu'un a peur de �a ?
Je... Je...
Vous �tes un croque-mitaine, n'est-ce pas ?
Pas un... Le...
Le premier croque-mitaine ?
Vous avez une mine effroyable.
Merci beaucoup.
Je veux dire, malade.
Avant, je leur sautais dessus et criais : bouh !
Mais je me suis mis � les appr�cier.
Seuls les enfants avaient peur de moi.
En effet, qu'y a-t-il d'effrayant ?
Des os, des bras fantomatiques...
Mais alors j'ai d�couvert qu'il y avait des choses bien pires que moi.
Et j'ai voulu prot�ger les enfants...
Les pr�server... des choses vraiment mauvaises.
Alors j'ai construit tout �a pour en faire un endroit s�r.
Et les dents ?
Si on laisse tra�ner toutes ces dents,
tout pourrait arriver.
�a a d�j� failli.
Ainsi vous �tes la Petite Souris.
Oui.
Je...
Et puis ils sont venus.
Pour voler...
Je suis trop faible pour veiller encore sur eux.
On ne meurt pas ici.
On vieillit seulement.
�coutez les rires.
Ne vous inqui�tez pas pour les dents.
Je ferai veiller � nouveau sur elles.
Je crois que ce serait une bonne id�e
si vous faisiez le travail de la Petite Souris, Banjo.
Croyez-vous que cela ira ?
�a ne g�nera pas la Petite Souris ?
Vous le ferez jusqu'� son retour.
Qui va me dire quoi faire ?
Personne ne vous dira plus jamais quoi faire, Banjo.
Merci, mademoiselle.
Je veillerai sur les dents.
Mademoiselle ?
Oui, Banjo ?
Puis-je avoir un petit chien ?
J'ai eu un chaton une fois, mais notre maman l'a noy� car il �tait sale.
Je pense qu'il arrivera bient�t, Banjo.
Merci, mademoiselle.
Billi !
Violet et moi en avons parl� et on pense qu'on devrait y retourner pour aider.
C'est bon. Ils sont tous partis.
Et Banjo avait besoin d'un nouveau travail.
C'est dr�le. Billi aussi.
Et si vous vous rendiez utiles tous les deux
et aidiez Banjo � nettoyer cette pagaille ?
C'est lui qui dirige cet endroit maintenant.
- Mais il... - C'est lui qui commande.
On adorerait aider, Banjo.
Ensemble.
Bon, amusez-vous bien.
Maintenant, je rentre chez moi.
C'est une foutue fa�on de passer la nuit du Porcher.
Grand-p�re.
Que fais-tu ici ?
CE N'EST PAS FINI.
TU DOIS RAMENER LE P�RE PORCHER CHEZ LUI.
�a ressemble aux montagnes o� �tait le Ch�teau d'Os.
EN EFFET.
- C'est un cochon ! - UN SANGLIER.
Le sanglier est le...
OUI, LE P�RE PORCHER TEL QU'IL A COMMENC�.
Et les chiens.
CE NE SONT PAS DE VRAIS DE CHIENS.
S'ILS L'ATTRAPENT, IL NE FERA PAS QUE MOURIR.
IL N'EXISTERA JAMAIS.
Eh bien, arr�te-les !
C'EST UNE AFFAIRE HUMAINE.
LES AUDITEURS SONT D�SESP�R�S MAINTENANT.
ILS SONT PR�TS � D�TRUIRE LE P�RE PORCHER
� N'IMPORTE QUEL PRIX.
TU DOIS LE SAUVER.
Allez-y, sautez ! Essayez, pour voir.
Oui, qui en veut ? Personne d'autre ?
HO HO HO.
VOUS N'AVEZ PAS PU R�SISTER FINALEMENT.
UNE ERREUR QUE J'APPR�CIE.
ON L'A DANS LA PEAU, LA VIE.
M�TAPHORIQUEMENT, BIEN S�R.
ET, VOYEZ-VOUS, PLUS VOUS LUTTEZ POUR CHAQUE INSTANT,
PLUS VOUS RESTEZ VIVANTS...
ET C'EST L� QUE J'INTERVIENS, EN FAIT.
Vous ne pouvez pas faire �a, il y a des r�gles.
OUI. IL Y A DES R�GLES.
MAIS VOUS LES AVEZ ENFREINTES.
COMMENT AVEZ-VOUS OS� ? COMMENT AVEZ-VOUS OS� ?
ET IL NE RESTE PLUS QU'UNE ULTIME QUESTION.
AVEZ-VOUS �T� M�CHANTS... OU SAGES ?
HO HO HO.
On vous a sauv�.
Vous n'�tes pas cens� mourir !
NAVR�.
Eh bien...
C'en est fini de cette robe.
J'aimerais juste demander,
question purement rh�torique...
Tu �tais s�r que j'allais survivre, n'est-ce pas ?
J'�TAIS ASSEZ CONFIANT.
Bien.
Maintenant... Dis-moi...
QUE SE SERAIT-IL PASS� SI TU NE L'AVAIS PAS SAUV� ?
Oui !
LE SOLEIL NE SE SERAIT PAS LEV�.
Et que se serait-il pass� ?
UNE SIMPLE BOULE DE GAS ENFLAMM�
AURAIT �CLAIR� LE MONDE.
Tr�s bien, je ne suis pas stupide.
Tu dis que les humains ont besoin de r�ver pour rendre la vie supportable.
NON.
LES HUMAINS ONT BESOIN DE R�VER POUR �TRE HUMAINS.
POUR �TRE L'ENDROIT O� L'ANGE D�CHU
RENCONTRE LE SINGE QUI SE REDRESSE.
Avec des Petites Souris ? Des P�res Porchers ?
OUI.
POUR T'ENTRA�NER. TU DOIS COMMENCER
PAR APPRENDRE � CROIRE AUX PETITS MENSONGES.
Afin de pouvoir croire aux gros ?
OUI. LA JUSTICE. LA PITI�. LE DEVOIR. CE GENRE DE CHOSES.
Ce n'est pas du tout pareil !
TU CROIS ?
ALORS PRENDS L'UNIVERS ET R�DUIS-LE
EN LA PLUS FINE POUSSI�RE, TAMISE-LE AVEC LE PLUS FIN DES TAMIS
ET MONTRE-MOI UN SEUL ATOME DE JUSTICE,
UNE SEULE MOL�CULE DE PITI�.
ET POURTANT
TU AGIS COMME S'IL Y AVAIT UN ORDRE ID�AL DANS LE MONDE,
COMME S'IL Y AVAIT UN PEU... UN PEU D'�QUIT� DANS L'UNIVERS
POUR LE JUGER.
Mais les gens doivent le croire,
ou � quoi bon...?
VOUS DEVEZ CROIRE EN DES CHOSES QUI NE SONT PAS VRAIES.
COMMENT PEUVENT-ELLES LE DEVENIR SINON ?
VOUDRAIS-TU VENIR D�NER POUR LE PORCHER ?
ALBERT FAIT FRIRE UN PUDDING.
Je...
Eh bien, on compte vraiment sur moi ici.
Voudrais-tu prendre un verre avant de partir ?
UNE TASSE DE CACAO SERAIT APPROPRI�E VU LA SITUATION.
Bien. Il y a des biscuits dans la bo�te sur le manteau de chemin�e.
Susan va s'occuper de toi au tisonnier, tu sais.
MIS�RE.
Je croyais que vous le saviez tous maintenant.
EN EFFET.
La semaine derni�re, elle a attrap� un croque-mitaine par le nez.
Je vais donner � Gawain sa chaussette et je reviens regarder.
SUSAN ?
Eh bien...
Voil� qui est... inattendu.
Une affaire de famille ?
Je me demande...
Est-il possible de tuer... la Mort ?
Ce doit �tre une �p�e tr�s sp�ciale
et elle marche certainement ici...
Et bien s�r, on pourrait ne pas consid�rer �a comme un meurtre.
Peut-�tre que c'est un acte civique.
Ce serait, comme on dit,
Le Service D�finitif.
Vous vous y connaissez peut-�tre un peu sur votre vuln�rabilit�
mais je suis certain
que Susan mourrait vraiment,
alors je vous conseillerais de ne pas tenter un plan B.
JE SUIS LE PLAN B.
Je ne me souviens pas qu'on ait demand� quelque chose de bruyant.
IL DOIT Y AVOIR QUELQUE CHOSE DANS LA CHAUSSETTE QUI FAIT DU BRUIT.
QUEL INT�R�T QU'IL SOIT 4H30 DU MATIN SINON ?
Il y a des enfants ?
Oui, bien s�r.
Appelez-les.
Certainement pas !
Ce sera instructif.
�ducatif.
Et quand on la Mort pour adversaire,
on ne peut qu'�tre... le gentil.
Je les appelle.
Gawain ? Twyla ?
Venez, venez,
mes t�tes blondes.
J'ai attrap� ce croque-mitaine.
Que va-t-on faire de lui ?
Ce n'est qu'un squelette.
Oui, un horrible, vilain squelette.
Effrayant, non ?
Il mange un biscuit.
Un horrible tas d'os avec une robe noire !
Vous vous agitez avec cette bouilloire.
Alors j'esp�re que vous avez en t�te quelque chose de cr�atif.
Posez-la, s'il vous pla�t.
Doucement.
Ce n'est pas vraiment effrayant, ce ne sont que des os.
�a reste juste l�, debout.
�a ne fait m�me pas des "hou hou".
Et de toute fa�on, c'est toi qui es flippant. Ton �il est bizarre.
Vraiment ?
Alors voyons � quel point je peux �tre flippant.
Oh, non.
�a n'aurait pas d� vous traverser.
Il y a tant de c�tes et de choses.
�a ne tue que les monstres.
Arr�te le temps maintenant !
Tu m'as fait un clin d'�il.
Je croyais que tu avais un plan !
EN EFFET. OH OUI.
MON PLAN, C'�TAIT DE VOIR CE QUE TU FERAIS.
Quoi ?
MAIS J'AI AJOUT� LES �TOILES BRILLANTES ET LE BRUIT.
J'AI PENS� QUE CE SERAIT APPROPRI�.
Et si je n'avais rien fait ?
JE SUPPOSE QUE J'AURAIS PENS� � QUELQUE CHOSE.
� LA DERNI�RE MINUTE.
C'�tait la derni�re minute !
IL Y A TOUJOURS DU TEMPS POUR UNE DERNI�RE MINUTE DE PLUS.
ARR�TEZ DE FAIRE LE MORT, M. TEH-AH-TIM-EH.
Vous l'avez bien prononc� !
BIEN S�R.
JE VAIS M'OCCUPER DU CORPS. �A �VITERA LES QUESTIONS D�PLAC�ES.
TU SAVAIS QUE LE TISONNIER ME TRAVERSERAIT ?
J'�tais assez confiante.
J'AI FAIT CECI POUR TOI.
Merci.
Qu'est-ce que c'est ?
ALBERT A DIT QU'IL DEVAIT Y AVOIR DE LA NEIGE DESSUS,
MAIS ELLE SEMBLE AVOIR FONDU.
C'EST, BIEN S�R, UNE CARTE DU PORCHER.
IL Y AURAIT D� Y AVOIR UN ROUGE-GORGE AUSSI,
MAIS J'AVAIS UN MAL CONSID�RABLE � LE FAIRE RESTER DESSUS.
IL N'�TAIT PAS DU TOUT COOP�RATIF.
Vraiment...?
IL NE SEMBLAIT PAS DU TOUT DANS L'ESPRIT DU PORCHER.
Merci.
Grand-p�re ?
OUI ?
Pourquoi ?
Je veux dire... Pourquoi as-tu fait tout cela ?
LES HUMAINS RENDENT LA VIE SI INT�RESSANTE.
SAIS-TU QUE DANS UN UNIVERS SI PLEIN DE MERVEILLES,
ILS ONT R�USSI � INVENTER L'ENNUI ?
PLUT�T �TONNANT.
BON, EH BIEN...
JOYEUX PORCHER.
Oui.
Grand-p�re ?
Joyeux Porcher.
ET JOYEUX PORCHER.
ET BONNE NUIT, LES PETITS�
PARTOUT.
Oh salut !
Comme tu es mignon.
Oui, approche.
Viens jouer. Oui.
Il y a tr�s, tr�s longtemps...
VOUS AVEZ UN GROS CHEVAL � BASCULE DANS LA VITRINE.
Oui, c'est une commande sp�ciale que j'ai faite pour Lord Lotteney.
COMBIEN SA SEIGNEURIE VOUS AURAIT-ELLE PAY� ?
Douze dollars.
JE VOUS EN DONNERAI 50.
Voudriez-vous que je vous l'empaquette, monsieur ?
NON. JE VAIS LE PRENDRE TEL QUEL. MERCI.
AU FAIT, IL Y A UN PETIT GAR�ON L�-DEHORS,
LE NEZ GEL� CONTRE LA VITRINE.
UN PEU D'EAU CHAUDE DEVRAIT FAIRE L'AFFAIRE.
Joyeux Porcher, Monsieur.
Synchro : Amariss Traduction : Crichton
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