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Tout commence quelque part,
bien que de nombreux physiciens pensent le contraire.
Il y a ce d�sir constant de trouver "O� ?".
O� se trouve l'endroit o� tout a commenc�.
Mais bien, bien longtemps apr�s,
le Disque-Monde fut cr��,
d�rivant � travers l'espace,
sur le dos de quatre �l�phants,
eux-m�mes juch�s sur la carapace d'une tortue g�ante,
la Grande A'Tuin.
C'�tait plus tard, � une �poque, o� les gens oublient
que les tr�s vieilles histoires parlent, t�t ou tard,
de sang.
Enfin, c'est une th�orie.
Le philosophe Didactylus a sugg�r� une autre hypoth�se :
"Les choses arrivent, et alors ?"
Donc notre histoire a commenc� � Ankh-Morpork,
r�unissant la fi�re Ankh et la putride Morpork,
pour devenir la plus grosse cit� du Disque-Monde.
Une ville o� la magie est un boulot comme un autre,
et o� la Tour de l'Art de l'Universit� de l'Invisible pour Mages
domine toutes les ruelles �troites et sombres.
Notre histoire commence lors de festivit�s hivernales
pr�sentant une similarit� remarquable avec votre No�l.
et plus exactement la nuit du R�veillon du Porcher.
Jack trancha ce qui �tait la derni�re tige � haricot du monde
ajoutant meurtre et terrorisme �cologique aux chefs d'accusation,
de vol, subornation et effraction d�j� mentionn�s,
privant aussi les enfants du g�ant de leur p�re.
Mais il s'en tira � bon compte et v�cut heureux pour toujours,
sans m�me �prouver une pointe de remord pour ce qu'il avait fait.
Preuve qu'on peut tout se faire pardonner quand on est un h�ros
car personne ne pose de questions g�nantes.
Et maintenant, c'est l'heure d'aller au lit.
Susan ?
Oui ?
Tu te souviens, la semaine derni�re, quand on a �crit au P�re Porcher ?
Oui ?
Il viendra pour de vrai ?
Il vient quand ?
Est-ce important, du moment que vous avez les cadeaux ?
Oui.
Eh bien, si tu ne crois pas au P�re Porcher,
il n'y aura pas de cadeaux.
C'est bien ce que je me disais...
Alors que tous les enfants dormaient presque paisiblement,
croyant qu'un gros bonhomme allait leur apporter leurs cadeaux,
certains ne partageaient pas l'esprit du Porcher.
Surtout dans une ville o� il y a une guilde ....
pour tout et n'importe quoi.
La Guilde des Assassins d'Ankh-Morpork
A quitt� cette vall�e de larmes le 3 gruin, ann�e de la Sangsue Transversale
avec l'aide de l'honorable K. W. Dobson.
Lord Downey Ma�tre de la Guilde
La porte est verrouill�e,
il y a des barreaux aux fen�tres,
les chiens n'ont pas l'air de s'�tre r�veill�s,
les lames de parquet n'ont pas grinc�.
Je doute fort que vous soyez un fant�me,
et les dieux ne s'annoncent pas aussi poliment d'habitude.
Vous pourriez, bien s�r, �tre la Mort,
mais je ne crois pas qu'Il s'embarrasse d'autant de mani�res,
de toute fa�on, je me sens en forme.
Bonsoir.
Bonsoir, lord Downey.
Vous semblez �tre un spectre.
Notre nature n'est pas sujet � d�bat.
Nous vous offrons une commission.
Vous souhaitez qu'on inhume quelqu'un ?
- Que l'on y mette fin... - Nos honoraires ...
Le paiement sera de 3 millions de dollars.
Je ne dois pas poser de questions, je pr�sume ?
Vous n'auriez pas de r�ponses.
Mais les honoraires sont-ils li�s � la difficult� ?
Le client est-il sous bonne garde ?
Absolument aucune garde,
mais il est presque certainement impossible � supprimer
avec des armes conventionnelles.
Nous aimons savoir pour qui nous travaillons.
Nous n'en doutons pas.
Nous avons besoin de savoir votre nom.
Ou vos noms.
L'identit� de nos clients reste strictement confidentielle, �videmment.
Pensez � nous comme �tant ... les Auditeurs.
Vraiment ?
Qu'est-ce que vous auditez ?
Tout.
Nous maintenons l'ordre logique de l'Univers.
Je crois que nous avons besoin d'en savoir davantage.
Nous sommes ceux qui poss�dent 3 millions de dollars.
Nous aurons besoin de savoir O�, Quand et bien s�r Qui..
Le lieu ne figure sur aucune carte
et le travail devra �tre fini demain � l'aube.
C'est primordial.
Quant au "Qui",
appelons-le...
Le Gros.
Mais, n'est-il pas en pleine tourn�e ?
C'est une plaisanterie ?
Nous n'avons aucun sens de l'humour.
D'aucuns disent que cette...
personne n'existe pas.
Il existe bien !
Comment pourriez-vous sinon reconna�tre si facilement son portrait ?
Et beaucoup ont une correspondance suivie avec lui.
Il serait difficile � trouver.
Vous trouverez des gens dans toutes les rues
pour vous donner son adresse approximative.
Bien s�r, mais comme vous dites, ils ne peuvent gu�re faire une carte.
Et quand bien m�me, comment doit-on...
inhumer Le Gros ?
Un verre de cherry empoisonn�, peut-�tre ?
Vous vous m�prenez sur la nature de l'emploi.
Vraiment ? Et � quel point au juste ?
Nous payons. � vous de trouver comment.
Comment puis-je vous contacter ?
On vous contactera.
Nous savons o� vous trouver.
Nous savons o� chacun se trouve.
Winvoe ?
Est-ce que M. Teatime (L'heure du th�) est encore l� ?
Allez, Creuseur ! Allez, Fouisseur !
Allez, Caveur ! Allez, Fouineur ! En avant !
Terry Pratchett - Le P�re Porcher
Partez, ce ne sont plus mes affaires d�sormais.
Oui, Twyla ?
J'ai peur du monstre dans la cave, Susan.
Il veut me manger.
Quoi, encore ?
Grands dieux, il y a une fille ici avec un tisonnier !
Que faites-vous ?
Twyla dit qu'elle a peur d'un monstre � la cave, Mme Gaiter.
Et vous allez l'attaquer avec un tisonnier, hein ?
Oui.
Susan est notre gouvernante.
Elle frappe les monstres avec un tisonnier ?
En fait, c'est une id�e astucieuse.
Ma fille se met dans la t�te qu'il y a un monstre � la cave,
vous y allez avec un tisonnier et vous faites des bruits de bagarre
alors que la gamine �coute, et tout rentre dans l'ordre.
C'est ce que vous allez faire, Susan ?
Oui, Mme Gaiter.
Par Io, il faut que je voie �a !
Ce n'est pas tous les jours qu'on voit une fille mettre une racl�e � des monstres.
Entrez, M. Teatime.
Ah Carter, posez �a sur la table l�-bas, voulez-vous ?
Oui, monsieur.
Excusez-moi, monsieur.
Je vais tout de suite chercher une autre tasse, monsieur.
Pardon ?
Pour votre invit�, monsieur.
Quel invit� ?
Oh, quand M. Tea... !
M. Teatime ?
Cela se prononce Teh-ah-tim-eh, monsieur.
Tout le monde se trompe, monsieur.
Comment �tes-vous entr� ici ?
Facilement.
Je me suis l�g�rement... br�l� sur les tout derniers m�tres, bien s�r.
Le chien semble vous appr�cier.
Je m'entends bien avec les animaux, monsieur.
J'ai ici un rapport ...
qui dit que vous avez clou� le chien de Sir George au plafond.
Je n'allais pas le laisser aboyer pendant que je travaillais, monsieur.
D'autres l'auraient drogu�.
Oh.
Mais j'ai parfaitement rempli le contrat.
J'ai v�rifi� la respiration de Sir George � l'aide d'un miroir, comme on l'a appris.
Apparemment sa t�te se trouvait � plusieurs pas de son corps, lors de la v�rification.
J'ai bien fait, n'est-ce pas, monsieur ?
Cela...
manquait d'�l�gance.
Ah. Merci, monsieur.
Je suis toujours content d'�tre corrig�.
Je m'en souviendrai...
la prochaine fois.
C'est � propos de cette prochaine fois que j'aimerais vous parler.
� titre d'information...
Comment inhumeriez-vous ce... monsieur ?
Faut pas s'inqui�ter.
Elle gagne toujours.
Tr�s beau boulot. Tr�s psychologique.
Une brillante id�e, de tordre le tisonnier.
Et je parie que tu n'as plus peur maintenant, ma puce ?
Non.
Tr�s psychologique.
Susan dit de ne pas avoir peur, mais d'avoir la rage.
Merci, Susan.
Et maintenant , si vous voulez bien tous revenir au salon.
Je veux dire, � la salle de r�ception.
Dr�lement convaincant, le coup de tordre le tisonnier comme �a.
Ils sont tous partis, Twyla ?
Oui, Susan.
Bien.
Voila ce qu'on fait aux monstres, nous.
Et maintenant, au lit, jeune fille.
Difficile, monsieur.
S�rement.
Mais j'ai pris un peu de mon temps pour y r�fl�chir, monsieur.
Vous insinuez que vous avez pass� du temps et r�fl�chi
� comment inhumer le P�re Porcher ?
Oui, monsieur.
et le Canard du G�teau de l'�me.
et la Mort, monsieur.
Ce sont des cr�atures imaginaires.
D'o� le d�fi.
Je suppose que je vois les choses...
diff�remment des autres gens.
Nous pourrions �tre en mesure de r�examiner le dossier Sir George
et la plainte d�pos�e contre vous, notamment le passage du chien.
Et aussi approuver votre nomination pour devenir membre � part enti�re de la Guilde.
Enfiler le costume, monsieur ?
Se v�tir de noir, monsieur ?
Si vous acceptez de prendre en charge ce contrat.
Avec l'�l�gance n�cessaire, bien s�r.
�l�gance garantie, monsieur.
Euh... M. Teatime ?
Vous avez vraiment pris sur votre temps libre pour
trouver des moyens de tuer la Mort ?
Ce n'est qu'un passe-temps, monsieur.
Mais d'aucuns pourraient dire qu'il est techniquement immortel.
Tout le monde a son point faible, monsieur.
Il est plus de six heures. Il ne viendra pas.
- Partons. - Assieds-toi, veux-tu ?
Les Assassins ont toujours � c�ur d'�tre en retard.
Question de style, non ?
Comment �a ? Tu n'as jamais dit que c'�tait un Assassin !
C'est Teatime. Il paie grassement. �a vaut le coup d'attendre.
Teatime ?
J'ai entendu dire qu'il �tait... fou.
Et qu'il avait un dr�le d'�il.
Ce que je ne comprends pas, c'est...
depuis quand y a-t-il des serveurs ici ?
Bonsoir.
Prenez donc un autre verre
en attendant les autres membres de notre petite... troupe.
Susan, il y a encore un monstre sous mon lit.
C'est un mage.
Non, pas du tout ! Je suis incognito !
Ouais, bien s�r.
Vous �tes juste quelqu'un avec un chapeau pointu.
En effet, M. Sideney est un mage. Un �tudiant en tout cas.
Voici mon fr�re Banjo, et �a c'est Chickenwire.
Je ne voulais pas venir !
M. Sideney n'a pas eu beaucoup de chance au jeu ces derniers temps.
D'o� son peu d'enthousiasme � se joindre � notre petite entreprise.
Alors, quel est le boulot ?
Il ne s'agit pas de boulot. C'est une prestation de services.
Et le service vous rapportera � chacun 10000 dollars.
Personne n'a rien dit sur la partie magie de cette affaire.
Eh bien, je...
Fais-lui ta voix ! Fais-lui ta voix !
Nooooon ! Pas la voix !
Tape-le sur la t�te avec le tisonnier !
Non, pas le tisonnier !
C'est un avertissement amical, compris ?
Parce que c'est le R�veillon du Porcher.
Vous �tes une sorci�re, un truc comme �a ?
Seulement... un truc comme �a.
Maintenant... on ne te verra plus dans le secteur, n'est-ce pas ?
Ou sinon, je te mettrai la t�te sous la couverture.
Il y a des petits lapinous dessus.
Des petits lapinous ? Non !
VA-T'EN ET CESSE DE M'ENNUYER.
Ce n'�tait pas aussi dr�le que celui du mois dernier.
Tu sais, celui que tu as frapp� dans le pantalon.
Maintenant, allez dormir.
Pour les serrures ?
Nous avons un serrurier.
Qui ?
M. Brown ?
Et vous pouvez m'aider � porter �a,
c'est plut�t lourd.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est mon fr�re, Banjo.
�a sait faire des trucs ?
Non.
Il peut saisir par le cou deux hommes dans chaque main et les soulever.
Ouais.
On dirait un volcan !
Vraiment ?
Vous voulez que je vous mette vraiment en retard ?
J'esp�re bien qu'on va �tre amis, M. Medium Dave.
�a m'afflige vraiment de penser que je pourrais ne pas �tre avec...
des amis.
Et j'imagine qu'on peut commencer maintenant.
Bonjour, je m'appelle Violet.
J'ai �t� votre Petite Souris ce soir.
Petite Souris
Vous savez, il n'y a rien de grande valeur.
Rien qui vaille le coup !
Juste quelques sacs de... de.. de..
Dents ? Je sais.
Je m'appelle Teatime,
Alors quel est votre nom, monsieur ?
Ernie, oui, c'est Ernie.
Venez, messieurs !
Voici mon ami Ernie.
Il sera notre chauffeur pour ce soir.
Mets-la � l'arri�re, Banjo.
M'sieur, j'suis pas vraiment autoris� � transporter des passagers, voyez.
Charlie va me passer un dr�le de savon.
Ne vous inqui�tez pas pour �a, nous sommes tous des amis ici.
M'man, elle a dit d'pas frapper sur les filles.
C'est bon pour les vilains gar�ons, qu'elle a dit !
Ferme-la !
Chut ! Ernie ne veut pas entendre nos diff�rends.
Quelle adresse, monsieur ?
Tu connais le chemin, Ernie,
derri�re l'Universit� de l'Invisible.
L� o� les �tudiants en magie sont en train de travailler dur
durant la nuit du R�veillon du Porcher.
C'est dommage que nous n'ayons aucun bouclier anti-radiations, Intendant.
Vous voulez un bouclier anti-radiations, M. Stibbons ?
Un appareil dans le genre, �a pourrait aider, Intendant.
Et comme l'universit� n'a pas fourni aux �tudiants d'acc�l�rateur de particules,
on a commenc� � construire le n�tre.
La s�curit� avant tout !
Doyen, avez-vous vu le Directeur de la Magie non-conseill�e Appliqu�e ?
J'ai besoin rapidement d'un appareil.
Ben... Shelvin doit �tudier, non ?
Conf�rencier en runes modernes ?
Ben vous voyez, �a d�pend...
Je ne comprends pas,
du temps o�, moi, j'�tais un simple �tudiant,
je n'aurais jamais �tudi� la nuit du R�veillon du Porcher.
C'est pas naturel.
� cette heure-l�, j'aurais d�j� vomi deux fois.
Intendant !
Intendant.
- Ah, vous voil�. - Archichancelier.
Membres du corps enseignant, j'ai d�cid� , en tant que cadeau du Porcher pour moi-m�me,
de rouvrir la salle de bains du feu Archichancelier Weatherwax.
Comme �a, je n'ai pas � me laver avec vous, les gars.
C'est pas hygi�nique...
On peut attraper des cochonneries.
J'peux pas vous faire passer par le mur.
�coute, Ernie,
tu nous fais passer, ou,
et je dis �a avec un profond regret,
je devrais te tuer.
Mais si j'vous fais passer...
Au pire, que peut-il arriver ?
Tu perdras ton boulot.
Tandis que si tu refuses, tu mourras.
Vraiment, Mustrum, je trouve �a extr�mement imprudent.
D'apr�s les plans, c'est une salle de bains.
� vous entendre, on croirait que c'est une esp�ce de salle de tortures.
Une salle de bains con�ue par cet imb�cile de Johnson.
Feu Bergholt Stuttley Johnson
�tait le pire inventeur du monde, Archichancelier !
- Ouaip. - Ouais.
Parmi ses �uvres, il y en a qui n'ont pas un horrible d�faut.
Pensez, par exemple, au bidule qu'ils utilisent aux cuisines,
pour �plucher les patates.
Vous voulez dire le machin avec une plaque de cuivre qui dit
"Appareil de Manucure Perfectionn�".
C'est que de l'eau,
m�me le vieux Johnson ne pouvait pas faire beaucoup de mal avec de l'eau.
On va le faire les gars !
Alors ?
Faut juste l'envoyer contre le mur, et l� �a fait "Twing".
Vraiment ? Puis-je essayer ?
C'est beau, hein, Davey ?
Ouais.
Ensuite, on avance et c'est tout ?
Voil�. En vitesse, m�me, parce que �a reste pas longtemps ouvert.
Merci beaucoup, Ernie.
Vraiment beaucoup.
Quel raseur, non ?
S'il doit se d�barrasser du P�re Porcher,
que va-t-il faire au ch�teau de la Petite Souris ?
La Petite Souris ? C'est une autre croyance enfantine.
Exactement.
Tr�s �l�gant.
�a l'est !
Il faut bien commencer quelque part.
Lorsque vous tenez sous votre contr�le, ce qui se passe dans leurs petites t�tes,
on peut dire adieu au P�re Porcher !
C'est Lui !
EST-CE QUE JE PEUX VOUS AIDER ?
Ouais, pour s�r !
Dites, vous avez les doigts gel�s, m'sieur !
PARDON.
Pourquoi il a fait �a ? J'ai fait ce qu'il m'a dit.
Il aurait pu m'tuer.
OUI.
J'garde toujours une p'tite goutte sur moi par ces nuits glaciales,
�a m'permet de garder l'moral.
EN EFFET.
Comment j'vais expliquer tout �a maintenant, hein ?
PARDON ?
C'�TAIT TRES IMPOLI DE MA PART. JE NE FAISAIS PAS ATTENTION.
Je disais : qu'est-ce que je vais dire aux autres ?
Laisser des types se faire la malle avec ma carriole...
J'vais me faire foutre � la porte, c'est s�r.
EH BIEN, AU MOINS J'AI QUELQUES BONNES NOUVELLES, ERNEST.
MAIS, J'EN AI AUSSI DES MAUVAISES.
- Alors j'suis mort. - EXACT.
MAINTENANT PARLEZ-MOI DE CES TYPES
QUI ONT VOL� VOTRE CARRIOLE
ET QUI VOUS ONT TU�.
Franchement, il devient de pire en pire.
Il semble aimer les humains. C'est tellement illogique.
Mais la beaut� du plan de l'assassin, c'est qu'il ne peut pas interf�rer.
Mais la Mort peut aller partout.
Non, *presque* partout.
On a un boulot sympa,
le seul inconv�nient c'est ces casques.
Bonjour.
Je m'appelle Teatime.
Et vous ?
ALBERT.
IL Y A QUELQUE CHOSE QUI CLOCHE.
Haha, c'est exact.
C'est la pi�ce des personnes mythologiques.
Comment l'une d'entre elles peut-elle mourir ?
LE CANARD DU G�TEAU DE L'�ME,
LA PETITE SOURIS,
LE P�RE PORCHER.
OH SAPRISTI.
Vous �tes vieux, hein ?
ALBERT !
NOUS N'AVONS PAS BEAUCOUP DE TEMPS.
Je ne sais pas ce que vous attendez de moi, mais...
Les questions d'abord, le bavardage apr�s.
Maintenant Melle Bottler,
J'aimerais que vous me consid�riez...
comme un ami.
�a avance, M. Modo ?
Les cuves sont pleines, il y a assez d'eau chaude, monsieur l'Archichancelier !
Vous avez bien lu l'inscription sur cette porte, n'est-ce pas ?
Vous voulez parler de l'inscription qui disait :
"N'ouvrez cette porte sous aucune circonstance" ?
C'�tait s�rement scell� pour une raison.
Oh, ils �crivent �a pour emp�cher les gens d'entrer.
Ouais, c'est vrai. Et les gens n'entrent pas.
Et n'allez pas dire que je ne vous ai pas pr�venu !
L'hygi�ne. C'est la cl� !
Euh.. j'sais toujours pas o� m�nent tous les tuyaux, monsieur.
On va trouver, ne vous vous inqui�tez pas.
Armez les pompes, mon bonhomme.
ou plut�t mon bon nain, dans votre cas, M. Modo.
L'ablutorium d'int�rieur qualit� sup�rieure "Typhon"
avec porte-savon automatique brevet� par Bergholt Stuttley Johnson
C'est une petite souris,
mais ce n'est pas La Petite Souris.
Des dents partout !
Et tu t'attendais � quoi dans le ch�teau de la Petite Souris ?
�a me file la chair de poule rien que d'y penser.
Vous n'avez pas � penser.
Vous avez juste � faire ce que je dis.
Toutes ?
Jusqu'� la derni�re.
On en fait une pile.
Il y en a des millions.
M. Brown.
Je veux que vous d�verrouilliez chaque porte que vous pourrez trouver.
Bien.
Qu'est-ce qu'on fiche l� ?
Croit-il aux choses comme le Canard du G�teau de l'�me,
le Marchand de Sable,
La Petite Souris ?
Ouais...
m�me au P�re Porcher.
Parce que, lorsqu'on en aura fini ici,
il ne pourra plus.
EN AVANT, BINKY, AU CH�TEAU D'OS DU P�RE PORCHER.
C'est le premier jour du Porcher qui n'aura pas lieu en plus d'mille ans !
J'vais avoir la plus belle gueule de bois du monde demain matin...
Et comment le P�re Porcher peut apporter les cadeaux � tout le monde,
en m�me temps ?
� moins qu'il n'y ait beaucoup de P�res Porchers.
�coutez, vous avez toujours cru au P�re Porcher, non ?
Oui.
Bien, parce que si vous ne croyez pas en lui, il ne descendra pas par la chemin�e.
C'est une chemin�e tr�s petite.
Et une tr�s petite chaussette accroch�e � la chemin�e si vous n'allez pas dormir.
Salle de Tortures et des Horreurs de l'Inquisition Omnienne
Figurines des victimes non inclues. (3-10 ans)
TARTE AU PORC.
AH OUI, ET...
HO HO HO.
OLD FAITHFUL (C�l�bre geyser aux USA)
Il y a un robinet l� dedans, o� il y a marqu� "Old Faithful".
Je pense qu'on devrait le laisser tranquille pour l'instant.
C'est un r�veillon de Porcher des plus �trange.
Y a de la moutarde ? C'est fameux avec de la moutarde.
SAUCE AUX POMMES.
Je n'ai pas sign� pour �a.
JE TROUVE LA BARBE UN POIL AGA�ANTE.
Ben, �a vous maintient au moins dans l'�tat d'esprit ad�quat, Ma�tre.
Dans la peau du personnage, quoi.
MAIS DESCENDRE PAR LA CHEMIN�E ?
� QUOI �A RIME ?
Faut que �a soit par les chemin�es.
C'est comme la barbe, l�.
� votre avis, est-ce que ces petits couillons �criraient
� quelqu'un qui passe � travers les murs ?
Oh, �a m'fait penser, faudrait retravailler un peu le "Ho Ho Ho",
si je peux me permettre.
HO. HO. HO.
Non, non, non !
Non, faut y mettre un peu plus de vie, monsieur.
Sans vouloir vous offenser.
�a doit �tre un gros rire gras, monsieur.
Faut rire comme : "Hohoho", voyez ?
Faut donner l'impression qu'vous pissez du cognac
et qu'vous chiez du pudding aux prunes,
si vous excusez mon Klatchien.
VRAIMENT ?
COMMENT SAIS-TU TOUT �A ?
Ben, j'ai jadis �t� jeune, monsieur.
Aussi surprenant qu'�a puisse l'�tre.
Ces dents me filent la chair de poule.
Contente-toi de continuer.
Mais pourquoi on doit les empiler ?
Tu veux pas le savoir.
Plus vite ces dents seront dans la pile, plus vite on sera dehors avec notre argent.
Personne n'a lev� la main sur Banjo depuis que notre m'man est morte.
Stricte mais juste, vot' m�re.
Je me rappelle de la fois o� elle a �trangl� Glossy Ron avec sa propre jambe.
Ouais.
Peut-�tre que tous les deux, on pourrait s'approcher de lui en douce et...
Ouais ?
J'arr�te pas de penser � cet �il de verre qui me regarde.
J'arr�te pas de penser qu'il lit dans ma t�te.
T'inqui�te pas, il sait pas ce que tu penses.
Qu'est-ce que t'en sais ?
T'es toujours en vie.
Ces fichus globes oculaires sont durs, non ?
C'est des noix ! Pas des yeux !
Je ne veux pas vous revoir d�barquer dans ma vie, compris ?
Ne dis pas que je ne t'ai pas pr�venue.
Pr�venue ?
Ah, vous avez v�rifi� la liste ?
J'AI DU MAL � COMPRENDRE TOUT �A,
� DIRE VRAI.
D'HABITUDE JE N'AI PAS � ME PR�OCCUPER S'ILS SONT VILAINS OU GENTILS.
JE SENS QUE LA FOI DANS LE P�RE PORCHER DISPARA�T.
Vous dites ?
�A S'ANNONCE MAL.
Nan, c'est juste un peu grignot�, c'est tout.
JE VEUX DIRE LA SITUATION.
J'AI PEUR QU'IL NE SOIT TROP TARD.
Ne jamais dire � mort, Ma�tre. C'est notre devise, hein ?
JE NE PEUX PAS DIRE QU'ELLE A UN JOUR �T� DE MOI.
Fais attention.
Parce que si le P�re Porcher vient quand m�me,
� cause d'une erreur de magie de votre part.
Alors, vous ne serez plus mon ami, M. Sideney.
Je comprends, monsieur.
Avez-vous beaucoup d'amis ?
M. Sideney ?
Quelques-uns en fait.
Je n'en ai pas beaucoup.
On dirait que c'est pas mon truc.
D'un autre c�t�...
On dirait que je n'ai pas d'ennemis non plus.
Eh bien...
C'est un sort qui pla�t aux ennemis, monsieur.
C'est tr�s simple.
Et on va rendre la pile de dents, tr�s...
M. Teatime !
Dangereuse.
Grand-P�re, C'est la nuit du Porcher.
C'est sens� �tre joyeux, avec des joujoux, du houx
et d'autres trucs qui se finissent en "oux".
C'est un jour o� les gens veulent se sentir bien,
et manger � en exploser !
Un jour o� on veut voir toute sa... famille.
C'est un jour o� les �tres humains sont vraiment humains...
Et ils veulent pas d'un... d'un squelette � leur f�te !
Et surtout, s'il porte une fausse barbe,
Et qui a un foutu coussin qui sort de sa robe !
Pourquoi ?
ALBERT DIT QUE �A POURRAIT ME FAIRE ENTRER DANS L'ESPRIT DE LA CHOSE.
C'est un travail r�el.
Et j'attendais avec impatience une r�elle nuit du Porcher o� il se passe des choses normales,
avec des gens normaux dans une maison normale.
et d'un seul coup, la vieille foire d�barque.
Enfin, je ne sais pas ce qui se passe, mais si tu pouvais partir tout de suite.
Albert !
Merde !
Ma�tre ? Je suis coinc�.
Le lutin ?
Entrez donc ! Si le vrai P�re Porcher n'arrive pas rapidement,
il n'y aura plus de place pour lui.
IL NE VA PAS SE JOINDRE � NOUS.
Alors � quoi vous jouez ?
Et si c'est pour le travail, j'ajouterai que ce d�guisement
est d'un go�t douteux.
LE P�RE PORCHER EST...
INDISPONIBLE.
La nuit du Porcher ?
OUI.
Pourquoi ?
IL EST...
VOYONS VOIR...
LES �TRES HUMAINS N'ONT PAS DE MOT APPROPRI�,
ALORS... DISONS...
DISPARU.
OUI, IL A DISPARU.
Comment le P�re Porcher peut avoir disparu ? Il est...
Il n'est pas comme toi ? Anth...
UNE PERSONNIFICATION ANTHROPOMORPHIQUE.
OUI.
IL EST DEVENU L'ESPRIT DE LA NUIT DU PORCHER.
Et pendant qu'il a disparu, tu le remplaces ?
C'est tar� !
JE VOIS QUE LA FILLE �CRIT EN VERT SUR DU PAPIER ROSE
AVEC UNE PETITE SOURIS DANS LE COIN.
LA SOURIS PORTE UNE ROBE.
Je voudrais dire qu'elle a elle-m�me d�cid� de faire �a
pour que le P�re Porcher pense qu'elle est mignonne.
ainsi que la mauvaise orthographe d�lib�r�e.
Mais �coute, pourquoi est-ce que tu...?
ELLE DIT QU'ELLE A CINQ ANS.
Sept ans. Pour le cynisme, elle a � peu pr�s trente-cinq ans.
Mais pourquoi est-ce que tu... ?
MAIS ELLE CROIT AU P�RE PORCHER ?
Elle croit en n'importe quoi du moment qu'elle y gagne une poup�e.
Mais tu ne vas pas partir sans me dire...
Et qu'est-ce que tu fais l�, Albert ?
Je croyais que tu devais mourir si tu revenais dans le monde ?
AH, MAIS NOUS NE SOMMES PAS DANS LE MONDE.
NOUS SOMMES DANS UNE R�ALIT� ARRANGEANTE
CR��E POUR LE P�RE PORCHER.
LES LOIS HABITUELLES ONT �T� SUSPENDUES.
SINON COMMENT POURRAIT-ON FAIRE LE TOUR DU MONDE
EN UNE SEULE NUIT ?
C'est vrai.
J'suis l'un des p'tits assistants du P�re Porcher.
C'est officiel.
J'ai le chapeau vert pointu avec la clochette et tout le tintouin.
T'as �t� sage, n'est ce pas ?
NOUS DEVONS PARTIR MAINTENANT.
JOYEUSE NUIT DU PORCHER.
ET... AH OUI :
HO. HO. HO.
C'est un bon p'tit verre de Cherry �a.
Tu as bu les verres
que les petits enfants laissent pour le vrai P�re porcher ?
Ouais, pourquoi pas ? C'est pas lui qui les boira.
Pas o� il est parti.
Et combien en as-tu bu, si je peux demander ?
Je sais pas, j'ai pas compt�..
UN MILLION, HUIT CENT MILLE,
SEPT CENT SIX ET SOIXANTE HUIT MILLE,
TROIS CENT DIX-NEUF P�T�S EN CRO�TE.
ET UN NAVET.
Ah ouais, eh bien il avait la forme d'un p�t� en cro�te.
Comme tout au bout d'un moment.
Pourquoi est-ce que tu fais �a ?
JE SUIS DESOL�, JE NE PEUX PAS TE LE DIRE.
OUBLIE QUE TU M'AS VU.
CE N'EST PAS TON PROBL�ME.
Pas mon probl�me ? Comment peux-tu dire...
TU VOULAIS �TRE NORMALE.
BONNE NUIT, PETITE-FILLE.
Dors bien, je sais que moi oui.
J'ai ouvert cette porte, J'esp�re que c'est la bonne.
Ce n'est pas la pi�ce que nous cherchons.
Il y a seulement des dents ici..
Continuez, M. Brown.
Susan va essayer de comprendre ce qui se passe, vous savez.
OH VRAIMENT.
Surtout apr�s que vous lui ayez dit de ne pas le faire.
TU PENSES VRAIMENT ?
Ah ouais.
PAUVRE DE MOI. J'AI ENCORE BEAUCOUP � APPRENDRE
SUR LES HUMAINS, C'EST �A ?
Oh... Je sais pas...
�VIDEMMENT CE SERAIT PLUT�T MAUVAIS
D'EMBRINGUER UN �TRE HUMAIN L�-DEDANS.
C'EST POURQUOI, SI TU TE SOUVIENS BIEN,
JE LUI AI CLAIREMENT INTERDIT DE S'Y INT�RESSER.
Oui, oui, c'est ce que vous avez fait.
DE PLUS, C'EST CONTRE LE R�GLEMENT.
Oh oui, c'est vraiment une honte, parce qu'elle adore le respecter, hein ?
TU POURRAIS CROIRE QUE J'AI D�J� PENS� � �A,
MAIS JE N'AI RIEN � DIRE DE PLUS.
ET NOUS AVONS BEAUCOUP � FAIRE.
IL FAUT QUE NOUS TENIONS LES ENGAGEMENTS DU P�RE PORCHER.
Est-ce qu'il a fait quelque chose au vrai P�re Porcher ?
Binky.
Peut-elle �tre �limin�e ?
Oh oui, elle est en grande partie humaine.
Tr�s bien, alors retournons nous concentrer sur la gestion de l'univers.
V�rifions que la gravit� fonctionne, et que l'atome tourne.
Oui, quand il ne reste plus un atome de croyance dans le monde.
Et le P�re Porcher n'est que le commencement.
Qu'est-ce que vous cherchez, Mustrum ?
Mon p�re disait toujours que quand beaucoup de gens se baignent ensemble,
le gnome des verrues cavale partout avec un petit sac.
Modo, t'as vu le gnome des verrues l�-dedans, mon vieux ?
M�mo : Ne pas oublier les traces de bottes.
S'entra�ner plus sur le Ho, Ho, Ho.
Coussin.
Bon retour, Susan.
T'as mis le temps.
Je ne viens pas aux r�unions de famille.
Le Marchand de Sable,
le Canard du G�teau de l'�me,
la Petite Souris.
Le P�re Porcher.
Grand-p�re, qu'est-ce que tu as donc fait ?
CE COUSSIN ME G�NE ENCORE.
Vous vous en tirez bien, Ma�tre.
La suie dans les chemin�es,
vos traces de pas, des p'tits coups � boire,
les traces de tra�neau sur les toits... �a doit marcher.
TU CROIS ?
Oui, bien s�r. Je vais quand m�me vous donner un tuyau.
Ho. Ho. Ho suffit.
Ne dites pas, "Tremblez pauvres mortels".
AH VRAIMENT.
TANT DE CHEMIN�ES.
�A IRAIT TELLEMENT PLUS VITE SI JE LAISSAIS TOMBER LE COUSSIN.
Oui, eh bien, si on doit donner � Susan assez de temps pour r�ussir,
les petits sc�l�rats ont besoin de croire en vous, Ma�tre.
Non, je veux dire croire au P�re Porcher.
Alors vous devez ressembler au r�le, Ma�tre.
Je vais vous dire ce qui serait vraiment bien pour stimuler la foi :
une apparition publique.
OH. EN G�N�RAL JE NE FAIS PAS CA.
Ouais, mais le P�re Porcher est plus un personnage public, Ma�tre.
J'vais vous dire, n'importe quelle bonne apparition publique fera plus de bien
que n'importe quel gosse qui vous voit par hasard.
VRAIMENT ?
Et je sais exactement o�.
Merci beaucoup.
Tout se passe bien, Pierson ?
Oui, M. Plumcake.
ALLONS-Y � TOMBEAU OUVERT, SANS TRA�NER.
JE NE SAIS PAS SI TU AS REMARQU�, ALBERT,
MAIS C'�TAIT UN CALEMBOUR OU UN JEU DE MOTS.
Ho Ho Ho, monsieur.
Arr�tez �a ! Arr�tez �a !
Vous faites peur aux petits enfants !
Ils ont des d�fenses ! G�nial !
Et celui-l� fait pipi !
C'est le mouvement pour l'�galit� des tailles qui a fait �a, hein ?
Ils ne pensent qu'� me ruiner !
Je me fiche de l'odeur d'oranges et le pantalon mouill�,
mais l� c'est vraiment trop.
Et il ne le fait m�me pas bien !
Quoi ?
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Allez !
Qui �tes-vous ?
Vous pouvez m'appeler : Oncle Lourdingue.
Vous n'�tes pas un lutin.
Nan, je suis un elfe cordonnier. maintenant chut ! Taisez-vous !
ET QUE VEUX-TU POUR LA NUIT DU PORCHER,
PETIT �TRE HUMAIN ?
L'autobiographie est �crite ici ; �a dit tout ce qui t'arrive
comme �a arrive.
Je sais, Je vivais ici. Tu te souviens ?
Mais je ne peux pas lire �a, les lettres sont �tranges.
Alors je suppose que maintenant, tu veux mon bon mot de sagesse ?
Ce sont des runes immat�rielles, le P�re Porcher n'est pas humain apr�s tout.
Je suppose que je n'aurai pas droit � un peu de foie bien chaud.
Le deuxi�me jour du P�re Porcher,
j'ai renvoy� � mon grand amour
une coquine petite lettre,
et une perdrix sur un poirier.
� quoi tu joues ? Au sale petit voleur ?
Tu n'es pas sens� pouvoir me voir.
Je suis un mage.
On peut voir des choses qui ne sont pas vraiment l�, tu sais.
Qu'est-ce qu'il y a dans ce sac ?
vous allez le regretter, monsieur !
Qu'est-ce que tu fais alors, jeune homme ?
Eh bien... vous voyez la Petite Souris ?
C'est un peu le m�me genre d'activit�.
Comment ? Tu emportes des choses ?
Je n'emporte pas vraiment.
C'est plut�t que j'en apporte.
Ah... comme des nouvelles dents ?
Comme de nouvelles verrues.
Oh, c'est toi.
J'ai vu votre cochon faire pipi.
AH TR�S BIEN.
Il avait un gros...
QUE VEUX-TU POUR LA NUIT DU PORCHER ?
Elle veut un...
Je veux une arm�e, et un grand ch�teau avec un pont-levis qui marche,
et une �p�e !
Ils sont cens�s dire merci.
TU ES S�R ? LES GENS NE LE FONT PAS D'HABITUDE.
Ils sont cens�s le faire pour le P�re Porcher, Et c'est vous, non ?
D�sol�...
OUI, BIEN S�R. TU ES CENS�E DIRE MERCI.
Merci.
ET �TRE SAGE. �A FAIT PARTIE DU MARCH�.
Oui.
ALORS NOUS AVONS UN CONTRAT.
SELS DE BAIN.
Des verrues ?
J'aimerais savoir pourquoi.
Tu veux dire que tu ne sais pas ?
Non, je me r�veille d'un seul coup et je suis le gnome des verrues.
Bizarre.
Enfin, quelle formidable salle de bains, hein ?
Et on a m�me un pot sp�cial pour nos rognures d'ongles.
Un pot sp�cial pour vos rognures d'ongles ?
On n'est jamais trop prudent.
Si on poss�de quelque chose comme les rognures d'ongles, un cheveu, une dent de quelqu'un,
on peut le contr�ler.
C'est de la magie tr�s ancienne.
Enfants du monde.
Pr�parez-vous � croire comme on vous le dit.
M. Sideney ?
C'est votre grand moment de magie.
Vous ne pouvez pas lui donner �a.
C'est dangereux !
C'EST UNE �P�E.
ELLES SONT CENS�ES �TRE DANGEREUSES.
Mais c'est une enfant.
C'EST P�DAGOGIQUE.
Et si elle se blesse ?
CE SERA UNE LE�ON DETERMINANTE.
VRAIMENT ? EH BIEN...
JE NE VAIS PAS DISCUTER, J'IMAGINE.
Et elle ne veut rien de tout le reste
C'est une fille.
De toute fa�on, je n'ai pas les moyens pour des jouets de riches comme �a !
JE CROYAIS QUE JE LES DONNAIS.
- Vous les donnez ? - Vous les donnez ?
Vous ne les donnez pas ! Ce sont nos articles ! On ne les donne pas comme �a !
La nuit du Porcher, ce n'est pas de faire des cadeaux comme �a.
Je veux dire... Si... Vous... faites des cadeaux...
mais il faut les payer d'abord.
Vous voulez dire que c'est gratuit ?
Il semblerait bien.
Alors M. Stibbons ?
Ce machin est un gros cerveau artificiel alors ?
Vous pouvez le d�finir comme �a.
Pas comme �a.
Il semble seulement penser.
Extraordinaire.
Vous voulez dire qu'il donne l'impression de penser, mais que c'est juste pour la frime.
Oui.
C'est comme tout le monde alors.
Oh, je suis venu pour quelque chose.
Ce petit bonhomme est le gnome des verrues
qui vient d'appara�tre pour �tre avec nous � la nuit du Porcher.
La nuit la plus magique de l'univers.
Toutes les bricoles magiques de l'ann�e �coul�e s'accumulent.
J'ai pens� que vous pourriez v�rifier �a.
Un gnome des verrues !
C'est pas plus b�te qu'autre chose en fait ?
Apr�s tout, y a bien une Petite Souris, pas vrai ?
Je me demande d'ailleurs pourquoi nous avons un Dieu du Vin
et pas un Dieu de la Gueule de Bois.
Personne n'a entendu ces bruits ?
Pardonnez-moi, Archichancelier ?
Une esp�ce de glingleglingleglingle ?
Comme un tas de tintements de cloches ?
Je n'ai rien entendu de tel, monsieur.
Oh.
O� est-ce que j'en �tais ?
Personne n'a jamais vu un gnome des verrues jusqu'� ce soir.
Je n'avais jamais entendu parler de moi jusqu'� ce soir,
et je suis moi.
Eh bien, nous allons voir ce que Sort peut trouver, Archichancelier.
Tr�s bien !
NE PAS TIRER.
Formidable !
Maintenant nous allons pouvoir comprendre tout �a.
Tout cela est faux ! Tout le monde sait qu'il n'est qu'un gros et vieux bonhomme jovial
qui offre des cadeaux aux enfants.
Il n'a pas toujours �t� aussi jovial. Tu sais comment c'est..
Comment ?
C'est comme, tu vois, du recyclage industriel.
M�me les dieux doivent vivre avec leur temps.
Ton P�re Porcher �tait probablement seulement un d�miurge hivernal de base.
Tu sais... du sang sur la neige, qui fait se lever le soleil.
Alors il faut du sang, pour que le soleil se l�ve.
�a commence par animal sacrifi�, tu vois,
la chasse � mort d'une gros b�te � fourrure, ce genre de truc.
C'est tr�s folklorique, tr�s mythique.
�a n'a jamais arr�t� l'animal, jamais. il y a des peintures sacr�es,
les plus forts sont les meilleurs.
Ils sont morts au moment obscur de l'ann�e pour donner la vie au soleil jamais conquis.
Le P�re Porcher �tait tous ces animaux.
Et ensuite ?
Alors un petit malin a pens�, h�,
on dirait que ce damn� soleil se l�ve de toutes les fa�ons,
alors � quoi �a sert de donner aux druides toute cette bouffe gratuite ?
Le monde change, et il doit se trouver un nouveau boulot.
Alors il a commenc� en tant qu'animal sacrifi� pour que le soleil se l�ve ?
Tout � fait.
Et maintenant, il donne des cadeaux.
C'est la meilleure de la soir�e, chef.
Je suis le caporal Nobbs du Guet. et voici le caporal Visit, monsieur.
Je veux que vous alliez l'arr�ter.
Arr�ter qui, monsieur ?
Le P�re Porcher !
Pour quel motif, monsieur ?
Il tr�ne l�-bas sans aucune g�ne dans sa grotte,
et il donne des cadeaux !
Je ne comprends pas tout ici, monsieur,
Je croyais que le P�re Porcher �tait cens� donner des trucs, j'ai raison ?
Mais celui-ci est un imposteur !
Vous savez, c'est ce que j'ai toujours pens�.
Enfin, le P�re Porcher passe deux semaines
assis dans une grotte en bois dans un magasin � Ankh-Morpork ?
Et en plus au moment o� il est le plus occup�. Nan, pas vraiment !
Ce n'est pas le P�re Porcher que nous avons d'habitude !
Vous voulez dire un autre imposteur ?
Pas du tout le vrai imposteur ?
Oui !
Non...
Arr�ter le P�re Porcher, c'est �a ?
Oui !
La nuit du Porcher ?
Oui !
Parce qu'il donne des cadeaux ?
- Devant tous ces petits enfants ? - Oui !
Dans votre magasin ?
Vous croyez que �a ferait mauvais effet ?
Je ne vois pas comment �a pourrait en faire un bon, monsieur.
Vous ne pourriez pas le faire en cachette ?
Ah, d'accord, oui,
en cachette, oui, on peut essayer.
Vous n'aurez pas affaire � un ingrat.
� Omnia, on appelle la nuit du Porcher le je�ne de Saint Ossaire.
Mais ce n'est pas un motif de superstition et de mercantilisme.
J'accrochais ma chaussette chaque nuit du Porcher.
Mais tout ce qui est vraiment arriv� c'est que mon p�re a vomi dedans une fois.
J'y vais.
On dirait qu'il y a une vague thaumique qui s'interpose.
Comme si quelque chose d�clenchait des explosions al�atoires de croyances errantes.
C'EST L'EXPRESSION SUR LEURS PETITS VISAGES QUI ME PLA�T.
Oui, c'est un m�lange de peur, de respect
et du fait de ne pas savoir s'il faut rire, pleurer ou mouiller son pantalon.
OUI.
�A, C'EST CE QUE J'APPELLE LA FOI.
AU SUIVANT !
ET QUEL EST TON NOM, MA PETITE...
PERSONNE ?
Nobby Nobbs, P�re Porcher.
ET AS-TU �T� UN BON GA...
UN BON NAI... UN BON GNO...
UN BON INDIVIDU ?
Oui.
Alors pourquoi �a ne marche pas ?
�a a juste �t� un peu �rafl� quand on a empil� les... machins.
Vous �tes certain que c'est le seul probl�me ?
Et le sort ?
Oh, il restera permanent, Plus c'est simple, mieux �a marche..
C'est juste que �a change, gr�ce au... au...
�a ne s'arr�te pas.
C'est tr�s bien, M. Sideney.
Parce que si l'enchantement ne marche pas,
tu ne me trouveras pas tr�s...
enchant�.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Qu'est-ce qui s'est pass� ?
�a me d�go�te, toute cette exploitation,
C'est le culte des idoles.
C'est une vraie arbal�te de chez Burleigh et Stronginthearm.
Double action et triple cantilever...
avec un fut de noyer cir�
et... des placages en argent grav�s.
On ne va pas arr�ter l'imposteur, caporal ?
Tu es �tranger, Washpot.
Je ne peux pas te demander de comprendre la vraie signification de la nuit du Porcher.
EN GROS, JE PENSE QUE �A S'EST TR�S BIEN PASS�, PAS TOI ?
Si, Ma�tre.
ET IL ME SEMBLE QUE LE RIRE, J'Y ARRIVE PLUT�T BIEN MAINTENANT.
HO. HO. HO.
Oui, monsieur, tr�s chaleureux.
Demain matin, c'est bon, ils y croiront tous.
ILS ONT INT�R�T, PARCE QUE SINON,
IL N'Y AURA PAS DE DEMAIN MATIN.
Donc, pour que le soleil se l�ve demain matin,
le P�re Porcher doit �tre vivant.
Exactement.
Et s'il est mort ?
Et �a devait �tre ton apoth�ose.
C'est lui !
C'est dommage.
Jolies lumi�res...
Pense � quelque chose de joyeux, Banjo.
R�veille-toi, r�veille-toi ! Tu dois trouver le P�re Porcher !
Il �tait au Ch�teau d'Os.
T'es pas le P�re Porcher.
Il doit bien en avoir des milliers.
C'est quoi tous ces trucs ?
C'est que du papier.
C'est des titres de propri�t�.
Et c'est mieux que l'argent.
Si on les vole, c'est � nous ?
C'est une question pi�ge ?
Pas grave, on continue.
Quelques-uns en moins �a le g�nera pas...
Messieurs...
On faisait seulement...
On faisait seulement... On empilait les trucs.
Je sais qu'on dit que je tue du regard.
En fait, je pr�f�rerais vous tuer
plut�t que vous regarder, M. Lilywhite.
Et vous croyez que Banjo va venir � votre secours.
Comme toujours, c'est �a ?
Banjo est mon ami d�sormais.
Banjo a le c�ur d'un petit enfant.
Je crois que moi aussi.
Aide-le, Banjo.
Pour l'instant, je n'ai vraiment pas besoin de �a..
Ce n'est que de la petite monnaie.
Quelque chose de bien plus int�ressant est apparu.
Albert.
Je ne vois pas le P�re Porcher rouler ses propres cigarettes.
L�che-le.
Contr�le...
Contr�le l'enfant en lui.
et il a m�me donn� ses dents.
Et quelque part dans cette tour,
tu peux m'aider � trouver quelqu'un qui peut l'utiliser.
qui peut l'utiliser pour...
m'offrir le monde.
Alors il a dit qu'on pouvait prendre l'argent et partir ?
Ne sois pas compl�tement idiot !
Papa ?
Ce n'est pas du tout ce que vous pensez.
Si, �a l'est.
M. Brown.
Il y a une porte que vous n'avez pas trouv�e.
Trouvez la chambre secr�te de la Petite Souris.
Et quand il l'aura trouv�e,
pensez donc � ce que je pourrai faire croire aux gamins.
Vous allez bien ?
Je pr�f�rerais �tre mort.
Je crois que vous �tes au bon endroit.
- Oh, ma t�te... - �tes-vous le P�r...
Je ne me sens pas bien, vous n'auriez pas de la glace ?
LE DEVOIR M'APPELLE.
Ouais, mais lequel ? Celui-ci ou celui-l� ?
Joyeuse nuit du Porcher � tout le monde !
Sous-titres : Amariss, Crichton, J�m, Jerrysevere
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