All language subtitles for Berlin Station - 02x09 - Winners Right the History Books.TBS.French.C.updated.Addic7ed.com

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Original subtitles

Précédemment...

Katerina Gerhardt est morte

alors qu'elle était soignée pour une blessure par balle.

- Je sais qui a tiré. - Viens à l'intérieur.

Dans l'ambassade ?

Je parie que c'est un tueur à gage.

- Tu faisais quoi là-bas ? - Lena Ganz.

Elle voulait se venger.

Heureusement, elle a abandonné à la dernière minute.

Tu étais où, papa ? Cette femme a été abattue ?

La politicienne ? Tu es impliqué ?

Bien sûr que non. Pourquoi tu demandes un truc pareil ?

Au sous-sol. Dans 5 mn.

Comment va Josef ?

Il me fait confiance.

Et vous lui faites confiance ?

C'était Nick Fischer, le chef du Bureau d'Oslo ?

Comme si je n'arrivais pas à voir

ce qu'il espère en tirer.

Ce matin, la police a trouvé

des téléphones à une adresse fréquentée par Otto Ganz.

Il nous faut ce téléphone.

Josef garde tout sous clé chez lui.

Ce téléphone que vous cherchez, appelez-le.

Katerina n'a rien à voir avec tout ça.

Josef nous l'a amenée.

Et il a fourni à Otto Ganz tout ce dont il avait besoin.

Son assassinat brutal...

des mains d'un Américain...

On ne l'acceptera pas !

Esther, tu veux qu'Hector soit coupable,

mais on a le véritable tireur.

Ils disent avoir le véritable tireur.

Il ment pour sauver son cul.

Qui vous a embauché ?

Je ne sais pas. Je ne l'ai pas rencontré.

- Ils ont échangé les voitures. - Comment tu le sais ?

- Où est Beitel ? - Il est mort, c'était un piège.

- Pourquoi tu l'as laissé partir ? - C'est pas si simple.

C'est l'un des nôtres.

La police allemande a le nom d'un suspect

en lien avec le tir sur Katerina Gerhardt.

Il s'agit d'Hector DeJean, un Américain, un ancien membre

de la CIA toujours en fuite.

Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com

Le chaos en Allemagne suite à l'assassinat

de la leader du PfD, Katerina Gerhardt.

On voit derrière moi les Marines Américains gardant l'ambassade

alors que la tension monte et que la demande de remise

aux autorités du principal suspect, Hector DeJean,

s'intensifie.

Selon des rumeurs, M. DeJean aurait trouvé refuge

dans l’ambassade des États-Unis à Berlin.

Pendant ce temps, des citoyens se sont massés devant l'ambassade

pour protester contre ce qu'ils soupçonnent

être le fait de la CIA...

On dirait que tu es sortie à temps.

En effet.

Tu disais ne pas connaitre cet Hector DeJean.

Des sources me disent qu'il faisait partie du bureau il y a encore 4 mois.

Eh bien...

Je le connais un peu.

Comme tu connais quelqu'un qui travaille en bas du couloir au PfD,

mais que tu ne connais pas vraiment.

Pourquoi tu me regardes comme ça ?

Aujourd'hui je prends la place de Katerina.

Je ne peux pas avoir de passif.

Comme une maitresse Américaine ?

Seulement si elle a des conflits de loyauté.

C'était pas un simple caprice de quitter ton job pour moi ?

Non, Josef, pas du tout.

Il y aura plus que ça, comme je l'ai dit hier soir.

Je ne peux pas me rétracter ou m'excuser quand je rentre tard.

Je le sais.

Et je le comprends.

Ce n'est pas un bon jour pour les Américains d'être dehors.

Tu devrais rester ici.

J'ai vu pire, crois-moi.

Alors si tu insistes,

je t'enverrai une voiture.

À plus tard.

L'Amérique, dehors !

La traque de l'assassin de Katerina Gerhardt

se poursuit alors que la police

recherche le suspect, Hector DeJean,

un ancien officier de la CIA

qui a servi longtemps à Berlin

et qui se cacherait ici dans l'ambassade.

Ils demandent à quiconque

détient une information...

Salut, où es-tu ?

Je dois m'occuper de mon gosse.

J'arrive bientôt.

Dépêche-toi.

Ou je fais le chef par intérim.

Bordel, Hector, je suis en route.

Fais chier...

Je ne veux pas que tu partes non plus.

Mais tu as vu les images à la télé.

La foule qui se rassemble devant l'ambassade.

La situation est malsaine...

Pourquoi ils protestent devant l'ambassade si la CIA est responsable ?

Ça leur procure un endroit

où exprimer leur colère contre l'Amérique.

Mais la CIA est basée où ?

Arrêtons de trainasser. On va rater ton vol.

L'oncle Steven va t'emmener à l'aéroport

car je dois filer au bureau et gérer...

Le Bureau des Affaires Régionales

va donc sauver la situation ?

D'accord.

Assieds-toi.

La vérité.

Je ne travaille pas pour le Bureau des Affaires Régionales.

Je travailles pour la CIA.

En effet.

Tu es un espion ?

Oui.

Mais...

la définition du mot est probablement différente

de celle que tu as en tête.

- Maman le sait ? - Oui.

Il y a des raisons

pour lesquelles je ne t'ai jamais dit la vérité.

Elles n'ont pas de rapport avec toi.

Ni avec moi.

Qu'est-ce que tu ressens ?

Un peu de fierté ?

Ton père n'est peut-être pas si barbant que tu le croyais ?

En gros.

C'est bien la fierté.

Tu peux être fier que je serve notre pays.

Le reste, ce n'est que de l'agitation.

Tu as un peu peur ?

C'est normal.

La peur nous maintient sur nos gardes.

Elle nous rend prudent.

Elle te rend reconnaissant.

Je t'aime.

Demande-moi ce que tu veux.

Quand tu veux.

Mais je ne peux pas tout te dire.

Oncle Steven, aussi ?

Oncle Steven, aussi, quoi ?

Noah, tu ne parles de ça qu'avec moi et moi seul.

Personne d'autre.

D'accord, écoute-moi.

Tu m'appelles quand tu décolles, et quand tu atterris.

Je t'aime.

Tu as eu raison de lui en parler.

Il le savait déjà.

Je suis mauvaise pour les adieux.

Que faites-vous ici ?

Je croyais que vous vous faisiez passer un savon à Langley.

Au lieu de terminer ce que j'ai commencé ?

Je voulais vous dire ce que Valerie et moi avons appris hier soir.

Pas si vite.

Je croyais que votre dernier acte était de la pousser à la démission.

Une ruse pour consolider sa proximité avec Josef.

Content d'apprendre cette ruse en tant que chef par intérim.

C'est moi qui vous informe.

On a la preuve du lien entre Josef et Ganz.

Il semble que Josef était derrière les agissements d'Otto Ganz.

Pour préparer la chute de Katerina. Ce qui soulève la question...

s'il est devenu Brutus et l'a fait tuer alors...

- Quoi ? - C'est dingue.

Encore plus dingue, des indices conduisent

à Nick Fischer sur ce compte.

Ça n'a aucun sens.

Non, aucun.

Ça va ?

Toutes nos hypothèses dans cette affaire étaient fausses.

Les choses sont sans arrêt bouleversées.

Elles sont le contraire de ce qu'on croyait.

- Tu t'y habitues ? - Non.

Mais tu te mets moins la pression.

Ton prochain succès peut être au coin de la rue.

Ou passer une porte...

avec un beau costume et un gros cigare.

Un gars qui file de l'argent sous la table à Gerhardt,

la fait tuer juste après sa victoire,

et qui sort le lendemain

pour une promenade ?

Dans quel but ?

Un truc sans doute tordu.

Hector ! Putain.

Tu es sur haut-parleur. Fischer bouge.

April s'en charge ?

Je veux que tu reviennes m'aider avec Hector.

Je peux pas faire mon boulot et le materner en même temps.

Je te libérerai dès que je pourrai.

Donne ton arme à April.

Inutile de te faire le laïus habituel, April ?

Non, monsieur.

Il n'y a pas assez de monde aujourd'hui.

On y arrivera.

L'Amérique, dehors !

L'Amérique, dehors !

L'Amérique, dehors !

- Où est Kroll ? - Il arrive.

Qui de vous deux à l'honneur d'annoncer la mauvaise nouvelle ?

Les deux. C'est une double malédiction.

Quoi ?

Ne parlez pas à tort et à travers.

Provoquer le ministre des Affaires Étrangères...

Bienvenue.

Richard Hanes. Nous n'avions pas encore eu ce plaisir.

Ça ne durera pas longtemps à ce train.

Nous manquons de temps aujourd'hui.

Il n'aime pas les adjoints. Rien de personnel.

Esther, à vous.

La situation à l'extérieur parle d'elle-même,

et ça ne va faire qu'empirer.

La Chancellerie m'a ordonné

de rompre le contact avec votre bureau.

Ceci est la dernière communication

entre le BfV et la CIA jusqu'à nouvel ordre.

Le Bureau de Berlin est déclaré persona non grata.

Super, on perd tous la tête

à cause des manifestants ?

Vous parlez au ministre des Affaires Étrangères.

Merci, Stefan.

J'ai plutôt bien potassé chacun des membres du Bundestag.

Attention, Kirsch,

ou je vous vire du bureau avant qu'ils ne le fassent.

Vous seriez le premier à partir, Richard.

L'Ambassade a 12 heures pour livrer Hector DeJean,

ou vous serez tous demain dans le premier vol.

Avec les enquêtes en cours et les questions de complicité,

des mises en accusation sont possibles.

Georg, c'est du délire.

On n'a pas DeJean. Nous ne sommes pas impliqués.

Hector DeJean reste accusé d'un crime qu'il n'a pas commis.

Selon qui ? Hector DeJean ?

On a le témoignage de la fille de Gantz disant qu'ils projetaient ça ensemble,

et des témoins oculaires qui le situent au Messe juste avant le tir.

Projeter, Esther.

Vous avez idée du nombre de personnes

qui voulait voir Katerina Gerhardt morte ?

On a la preuve...

de qui a agi.

Qui ?

Partager les détails avec vous

serait prématuré.

Comme vous voulez.

Vos ressources et votre temps sont limités.

Les gens veulent du sang, Richard.

Je vous suggère de livrer DeJean avant qu'ils en arrivent là.

Je ne peux pas leur donner ce que je n'ai pas.

Si, il est là.

Dans le Bureau.

Il s'est trouvé piégé hier soir quand la nouvelle est tombée.

Vous vous foutez de moi ? DeJean est sous mon toit ?

Ça, c'est la bonne nouvelle.

La mauvaise : votre pote, Nick Fischer,

a mis le contrat sur Gerhardt.

Fischer ?

Arrêtez.

Il aurait donné son argent de poche au PfD s'il le fallait.

S'il devait renforcer sa couverture.

C'est dingue. Nick Fischer ?

Bienvenu dans le renseignement, ambassadeur.

On doit découvrir maintenant avec qui Fischer est de mèche.

Je parie sur Josef Emmerich.

Et si Fischer travaille aussi pour Moscou ?

Une ingérence russe aussi ?

Eh bien, je vote pour une 3e guerre mondiale.

Où es-tu ?

En chemin vers le bureau.

Pourrais-tu passer par ton ancien bureau ?

J'ai besoin d'un service.

Ils ont été informés.

Je vous rappelle.

Que fais-tu ici ?

Devine ?

Hector est en haut ?

Heureusement, je te connais mieux que je ne connais Robert.

Quoi ?

Vous avez des preuves ?

C'est compliqué.

En fait c'est très simple.

Il nous faut Hector d'ici ce soir,

- ou je ne peux pas... - Ou quoi ?

C'est un adieu ?

Ne fais pas ça.

Je n'ai pas le choix.

Laisse-nous un peu de temps.

Regarde dehors. Tu n'en as pas.

Esther, s'il te plait.

On va tous être jugés pour ça ?

En cas d'accusation collective, et s'ils tiennent le Bureau pour responsable.

On dirait qu'il y a de l'espoir.

Il me faut de la vraie bouffe.

Je peux pas manger cette merde du distributeur.

Tu dois d'abord la fermer et écouter.

D'accord.

Hanes et moi venons de rencontrer des Allemands.

Et ?

Ils veulent qu'on te livre d'ici ce soir

ou ce Bureau sera fermé.

Génial.

Alors Esther Krug a finalement l'occasion de m'enterrer vivant.

Dehors, il y a une foule qui veut ta tête sur une pique.

Et apparemment, le BfV a plus que le témoignage de Lena Ganz.

Bien sûr que oui.

Ils peuvent facilement falsifier les preuves.

Non ?

- Vous avez quoi sur Fischer ? - On y travaille.

Travaillez plus vite, alors.

Vous foutez quoi ici à perdre votre temps ?

Et les tunnels ? On pourrait l'exfiltrer.

Alors quoi...

je m'enfuis comme un fugitif pour un truc que je n'ai pas fait ?

Mais tu t’apprêtais à le faire. Tu voulais le faire.

C'est toi qui nous a fourré dans cette merde.

On doit tous t'en remercier.

De rien. Pour...

pour avoir conclu un marché avec Otto Ganz,

pour avoir découvert le tireur ?

Tu n'es plus mon putain de patron !

Va te faire foutre !

Quelqu'un...

laissez-moi naviguer vers le soleil couchant.

Que chacun reprenne sa vie.

Il commence à se calmer.

April surveille Fischer au mémorial pour Gerhardt.

Valerie a mis Josef sur écoute, qui s'y rend en ce moment...

Je retourne sur le terrain ?

S'il te plait.

Allez, connard.

Je ne travaille même plus ici.

Je t'ai vendu

la cyber surveillance pendant des semaines,

mais tu es un gars de contact humain.

Plus le dialogue que les données.

Tu veux que je convainque Hector

de se rendre aux Allemands ?

Et que tu sauves le Bureau de Berlin au passage.

Pour moi, c'est Steven Frost qui se rachète.

Vraiment ?

Richard Hanes pourrait vouloir se racheter, non ?

Je n'aurais jamais dû faire confiance à Nick Fischer.

Je le sais à présent.

J'ai merdé et j'ai besoin de ton aide.

Je ne peux pas supplier plus.

Je n'ai pas les autorisations pour aller au Bureau.

Il suffit d'un coup de fil.

Tu as le respect de tes anciens subordonnés.

En théorie.

La dernière fois que j'ai rencontré Hector,

disons que ça c'est mal passé.

Et en plus...

Je marcherai sur les plates-bandes de Robert.

C'est le chef par intérim.

Pour encore 10 heures si ça n'aboutit pas.

Kirsch te laissera diriger

si ça sauve son job.

Hector ne va pas m'écouter. Pas du tout.

Et pourquoi devrais-je le convaincre au fait ?

L'avenir du renseignement américain en Europe pourrait en dépendre ?

Ce n'est pas le moment de perdre notre implantation ici.

Si l'Allemagne nous sabre, les autres suivront.

Offrons à DeJean son heure de gloire au tribunal s'il est si innocent que ça.

Tu as quoi ?

On dirait une boite aux lettres.

Une carte dans les fleurs à côté des siennes.

Comment sait-il quelle est la bonne carte ?

Si je pariais,

je dirais, le même fleuriste.

Retournons au magasin après qu'Emmerich soit venu ici.

Ça nous conduira peut-être au contact de Fischer.

Je vais chercher la voiture.

Fischer s'approche d'Emmerich.

J'espérais vous rencontrez avant mon vol retour ce soir.

C'était une journée chargée, vous vous en doutez.

Il est nerveux.

Daniel, il a quelle attitude ?

Emmerich semble mal à l'aise.

C'est une réunion que vous ne voudriez pas rater.

À quelle heure ?

4 h.

J'enverrai une voiture.

Ils partent tous les deux.

Fischer a dû récupérer

un message au mémorial.

Une boite aux lettres dans le bouquet voisin.

On imagine que la personne utilise

le même fleuriste que Fischer pour reconnaitre la carte.

Je suis la piste.

Qui vous suivait ?

Je ne sais pas. On dirait un Allemand.

Un contact de Josef au Bfv ?

Peut-être.

Il en aurait après vous ?

Difficile à dire.

Robert veut se connecter via la pièce sécurisée.

Besoin d'une pause ?

Non.

J'ai besoin d'une ligne sécurisée. Sors.

Tu fais quoi des virées de Fischer à Macao

alors qu'il était en poste au Cambodge ?

Un joueur.

Sors.

La mafia chinoise a pu servir sa tête sur un plateau à Pékin,

il pourrait jouer double jeu

pour emmerder les Américains lors de la victoire de Gerhardt.

Je mets ça dans le même sac que la théorie de l'ambassadeur Russe.

Tu as une théorie ?

- Ou tu y travailles encore... - Tu sais quoi ?

J'ai mis mon gamin dans un avion ce matin.

Si j'ai besoin d'un autre gosse de 13 ans, je te le ferai savoir.

T'es un connard, Robert,

ce qui rend mon affection pour toi un mystère et une énigme.

Fischer veut manifestement contrôler la réunion

en envoyant une voiture à Emmerich.

On doit donc prendre le contrôle de tout ça.

Valerie ?

J'ai commencé ça. J'ai l'intention de le finir.

Où en êtes-vous avec Fischer ?

C'est un taré.

Daniel et April ont peut-être une piste.

On verra.

Tenez-moi informé.

Je devine vos émotions, et ce n'est pas bon.

Josef m'a manipulée.

Alors, faisons-le payer.

Comment osent-ils prêcher la démocratie...

et pratiquer ce genre de tyrannie !

Nombreux peuvent ne pas être d'accord avec la politique de Gerhardt ou du PfD...

mais l'Allemagne a le droit de choisir ses leaders, on peut tous être d'accord

en dépit de notre empressement passé à jouer les caniches des Américains !

Merci.

Que fais-tu ici ?

Je veux qu'il rencontre DeJean. On fait tout ce qu'on peut.

Hector n'écoutera pas,

et on fait tout ce qu'on peut en ce moment même.

En attendant, il écoutera peut-être mieux

son ancien patron que l'actuel.

Et peut-être que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

On pourrait...

Restons sur la même longueur d'onde, surtout aujourd'hui.

- À toi de décider. - À moi de décider.

Non, Richard, ce n'est pas à toi.

Arrête de tirer la couverture à toi,

et fais un peu confiance à tes subordonnés

qui ont dédié leurs vies au service du public

et n'ont pas reçu une ambassade

après avoir fait un gros chèque au président.

Robert, c'est votre domaine, pas le mien.

Mais je pense que ça vaut le coup de laisser Steven parler à DeJean.

Qu'en dites-vous ?

Bien sûr.

Merci.

Tu es sûr de vouloir revenir ici ?

Oui et non.

- Prenez ça. - Merci.

Hier soir, c'était Hector. Maintenant toi.

Tu es prêt ?

Home sweet home.

Allons-y.

Bienvenue, chef.

Il est le suivant. Je suis là que pour l'échauffement.

- C'était son idée ? - Non.

Mon dieu, non.

Il porte là-dedans presque autant d'espoir que moi.

C'est quoi cet espoir ?

Tu me fais entendre raison, je me livre, et le problème est évacué.

Oui... un truc comme ça.

Esther Krug veut

me virer de cette équation depuis que j'ai remis les pieds à Berlin.

Dès qu'elle m'aura choppé, c'est fini.

Elle contrôlera l'enquête, elle maquillera les preuves,

et elle m'enfermera

et me fera avaler la clé.

D'accord, voilà ce que tu vas faire.

Tu attends une journée.

Puis tu te barres.

C'est un truc de prisonnier.

Qu'est-ce que tu deviens ?

Moi ? Tu sais...

une seconde vie,

une seconde carrière, une seconde barbe,

une seconde maison en Provence...

Quand vas-tu pondre un Van Gogh

dans un champs de tournesols ?

Ne me donne pas des idées.

J'ai appris que tu as eu petit rôle sur la ligne de touche récemment.

Il y a quelques semaines,

je croyais que tout ça me manquait tellement

que je ferais n'importe quoi pour y replonger.

Maintenant, je ne suis pas si sûr.

Oui, je croyais que ça me manquait pas du tout

avant qu'on m'y replonge.

Espion d'un jour, espion toujours.

Tu n'es pas venu là pour m'abreuver de clichés ?

Alors, vas-y.

Dis-moi les trucs pénibles.

Mort en martyr ou arrestation ?

Saint Hector n'a pas de quoi se pavaner...

tu le sais.

Non, effectivement.

Pas après la merde que j'ai foutue.

Et si c'était l'un de ces moments dans la vie

où la seule façon d'éviter un truc...

c'est d'aller droit au but.

Tu me conseilles d'admettre ma défaite ?

Complètement.

C'est minuscule. Un seul employé.

Et peu de moyen pour le distraire.

Les transactions sont sur un disque dur ?

Oui, il semble.

Je vais le perturber,

faire toute une histoire de la composition,

l'obliger à tout me montrer.

Tu pourras copier le disque dur.

J'ai l'impression que tu fais toujours comme ça quand tu achètes des fleurs.

Les clés ne marchent pas.

J'ai fait changer la serrure.

Entre.

J'aimerais récupérer mes boutons de manchette.

Ceux-là sont à la CIA.

Pas à moi.

Qui te l'a dit ?

L'homme qui me suivait ce matin à ta demande ?

J'ai dit que je ne pouvais pas avoir de passif.

C'était un ami, un sympathisant du BfV ?

J'étais idiot hier soir te te croire une sympathisante.

Non, j'avais de vrais sentiments pour toi.

Avant que je découvre dans le coffre

le téléphone que tu as utilisé pour contacter Otto Ganz.

Tu m'as menti.

Ces derniers jours, c'était une comédie.

On est deux, alors.

Je suppose qu'on est quittes.

Ce complot terroriste, ce n'était pas Katerina.

C'était toi.

- Selon qui ? - Katerina ?

Elle est morte.

Non, selon les appels que tu as passé à Ganz

en Espagne quand il passait un marché

avec deux de mes agents.

Quoi ?

Tuer Katerina n'était pas suffisant ? C'est mon tour à présent ?

De quoi tu parles ?

On sait que Nick Fischer a impulsé ce coup.

- Sous tes ordres. - Mes ordres ?

Nick Fischer ?

Putain d'Américains.

Toujours à trainer en ville comme si elle vous appartenait.

70 ans après la guerre !

Sors de chez moi !

Sors de mon pays !

Vous et vos putain d'armes.

C'était un faux complot terroriste.

Rien ne devait arriver après leur arrestation

suite à l'échange d'explosif.

Bonne chance avec cette histoire devant un tribunal.

Débarrasser ton parti des extrémistes comme Otto Ganz,

Je comprends.

Faire accuser une femme innocente d'un attentat car elle était acoquinée

avec des donateurs Américains, je ne comprends pas.

L'Allemagne reçoit la charité de l'Amérique

depuis la fin de la guerre.

Il est temps de faire des sacrifices.

Ce n'est pas de la charité.

C'est une putain de strangulation.

On doit découvrir pourquoi Ficher a fait ça.

Va lui demander.

Il t'a rencontré au mémorial,

et il t'a parlé d'une réunion, exact ?

Je n'irai pas.

Oh, que si.

Parce que si tu ne coopères pas,

je foutrai en l'air ta carrière.

Je te le promets.

On conduit nos affaires ici maintenant ?

Ce n'est pas très sécurisé,

mais la vue est meilleure.

Je ne m'habituerai jamais à l'absence de fenêtres.

Vous aimez peut-être l'image du précipice

au bord duquel nous sommes actuellement.

Nous ne sommes pas encore tombés.

Vrai.

Daniel et April ont pénétré la base de données du fleuriste.

Ils cherchent des contacts qui pourraient relier à Nick Fischer.

Valerie a pris Josef la main dans le sac mais pour elle, ce n'est pas lui.

Non, parce qu'il y a une tierce partie impliquée,

avec qui Fischer est de mèche.

La NSA est dessus ?

Non, ils ne font rien du tout.

Je vais devoir ravaler ma fierté et aller voir Hanes.

Voir si sa cyber surveillance

est aussi bien que ce qu'il prétend.

Vous voulez des bonnes nouvelles ?

Valerie a retourné Josef.

Il portera un micro lors d'une rencontre avec Fischer.

Bien joué, Valerie. Et vous.

Je n'aurais jamais dû douter qu'elle le manipulait.

Je ne vous en fais pas le reproche.

Règle numéro 1...

laisse parler Fischer.

Ne pose aucunes questions directrices.

On se charge de l'exploitation,

de découvrir la vérité, c'est pas ton rôle ici.

Tu fais comme si je voulais le faire.

Tu veux le faire tomber ou pas ?

Règle numéro deux, ne montre aucune émotion.

Ni colère, ni dédain, ni vengeance.

Absolument rien.

Et toi ?

Tu ne montres rien non plus ?

Je pensais qu'on vivait quelque chose.

Tu pensais m'utiliser pour faire tomber Katerina, c'est tout.

Au début, oui. Pas après.

La voiture est là.

Que me vaut l'honneur d'être invité dans votre tanière ?

Il y a quelques semaines, vous disiez vouloir participer.

Eh bien, je vous implique.

Si c'est du genre "mieux vaut tard que jamais,"

vous êtes en bonne voie.

La NSA ne peut pas aider, donc...

Vous vous rapprochez de moi ?

En fait...

nous pourrions faire chacun un pas.

Qu'en dites-vous ?

C'est la seule façon d'aboutir actuellement.

On aurait dû faire comme ça il a des semaines.

Je suis d'accord.

Où est DeJean ?

Je le tiens en laisse.

Josef vient de partir.

Il monte dans un SUV noir.

Bravo Hotel Kilo 7916.

On le suit.

Le rendez-vous est au Arminiusmarkthalle dans Moabit.

On y est presque.

Bientôt, vous ne pourrez plus rester seul en public

sans des supporters qui vous assaillent.

Chancelier Emmerich ?

Marchons.

Quoi, il l'emmène faire un tour ?

Il est prudent.

Non, il est paranoïaque.

On passe par l'arrière.

Vous semblez heureux de la tournure des évènements.

Disons que nous avons des intérêts

dans votre victoire.

Qui est "nous" ?

Le groupe d'Américains

qui a entretenu Katerina ?

Tout en temps voulu.

Je n'aime pas le ton de Josef.

Fischer va prendre peur.

Je parie que vous voulez m'offrir le même marché qu'avec Katerina.

Financer le PfD

si j'aide à transformer l'oncle Sam en Big Brother.

L'Allemagne vaut plus qu'un chèque en blanc.

Parfaitement d'accord.

Je n'agis pas ici au nom de l'oncle Sam ou de Big Brother.

C'est une allégeance

à la Patrie qui nous importe,

quelque soit le pays.

Le "Vaterland", non ?

De quoi il parle ?

Ce type est le plus Nazi de tous ?

On dirait bien.

On connaissait les autres priorités de Katerina.

Sa carrière. Sa popularité.

Pourquoi l'avoir soutenue ?

Elle était notre meilleure chance d'aider le PfD

à s'implanter au parlement.

Mais au final, elle était trop tendre.

On a un compte à vérifier.

D'accord. Donnez-moi une seconde.

De quel compte s'agit-il ?

Il appartient à un client régulier chez un fleuriste.

Son activité coïncide avec les voyages de Fischer à Berlin.

Ce qui veut dire ?

Le possesseur du compte est probablement impliqué

dans le coup contre Katerina Gerhardt.

Je suis prêt. Donnez-moi le numéro.

Arrêtez de m'enfumer.

Dites-moi qui ou c'est terminé.

- Qu'est-ce qu'il fait ? - Merde.

Bien sûr.

Vous voulez que je le dise pour eux aussi ?

Qui écoute, Josef ?

Petite merde de chefaillon.

Je leur ai dit qu'on ne pouvait pas vous faire confiance.

Vous vous dites nationaliste, mais vous n'irez pas jusqu'au bout pour la cause.

Contrairement à vous ?

Meurtrier.

Il sort par l'entrée latérale.

Il monte sur une moto.

Impossible de voir la plaque.

Il vient vers vous.

On le poursuit. Allons-y.

Il est où, bordel ?

Merde, il a changé de sens.

Accroche-toi.

Restez à terre ! Merde.

Je t'en dois une.

Ça va ?

C'est quoi ce bordel ?

C'est pas l'adjoint d'Esther Krug ?

J'ai quelque chose.

Ce n'est pas bon.

Stefan Heidrich

du BfV.

Merde.

Ce connard qui s'est assis dans mon bureau ?

Il est de mèche avec Fischer ?

Et c'est peut-être que le sommet de l'iceberg.

- Quelque chose ? - Pas encore.

Mais ce réseau criminel va surement au-delà de Fischer et Heidrich.

C'est le moment où je dois m'éloigner ?

Non, c'est le moment

où tu dois te congratuler.

Je viens de tuer un officier du BfV.

Qui m'aurait tué si tu n'avais pas fait ton job, alors, merci.

C'était de la légitime défense.

Et un bon instinct.

Je romps les ponts avec votre Bureau, et vous tuez mon adjoint ?

Tu ignores une tonne de trucs. On doit parler.

- De quoi tu parles ? - Pas ici, viens.

Je vais te dire la vérité, et j'ai besoin que tu me crois.

Dis-moi.

Hier soir, on a appris que l'un de nos officiers

basé en Norvège

était derrière l'assassinat de Katerina Gerhardt.

Quel rapport avec Stefan ?

On a pisté notre officier,

mais il s'est échappé grâce à un leurre.

Stefan était le leurre.

C'est ça ta stratégie ? Partager la faute ?

Ce n'est pas une stratégie, Esther.

Stefan était impliqué.

L'un de vos officiers était derrière le complot d'assassinat.

Ça n'a aucun sens.

Je sais, c'est pareil pour nous.

Nick Fischer, l'un des nôtres, finançait illégalement le PfD.

Qui d'autre était impliqué ?

On ne sait pas s'il n'y a d'autres que ces deux-là,

mais on sait que ce n'était pas Hector.

Donc tu me condamnes pour te sauver.

Je ne dis pas ça,

mais échanger un officier véreux de la CIA contre un autre n'apporte pas la rédemption.

Tu dis quoi alors ?

Veux-tu toujours faire d'Hector le bouc-émissaire sachant ça ?

Que suggères-tu ?

On le rend public, toutes nos carrières sont fichues, pas que la mienne.

On emmerde nos carrières. Et la vérité ?

On laisse des suprémacistes blancs djihadistes provoquer des émeutes

pour sauver nos jobs ?

On n'a plus le temps. Le délai pour Hector est déjà dépassé.

Dehors l'Amérique !

Hector a pris une décision.

Rejoins-nous en salle sécurisée.

Comme si je pouvais redevenir Hector DeJean.

Tu en as fait des tours de passe-passe.

Hector, Thomas Shaw, Andrew Chevalier.

C'était qu'une question de temps avant que ça ne te rattrape.

C'est la bonne décision, Hector.

Tu suis le mouvement ?

C'est une forme délirante de justice, mais oui.

Esther Krug est en ligne.

Le temps est écoulé.

D'accord.

Donnons-leur ce qu'ils veulent.

Hector Dejean ? Vous êtes en état d'arrestation.

Que faites-vous ici ?

Une visite vous ferait pas de mal.

Katerina Gerhardt n'avait rien à voir avec tout ça.

L'attentat planifié.

La mort de votre père. Rien de tout ça.

- C'est à dire ? - Elle a été piégée.

On l'a tous été dans une certaine mesure.

Donc, on se rencontre ici à partir de maintenant ?

Tu vas t'habituer à la variété des lieux.

Tous aussi agréables que celui-ci ?

Parfait.

Pas de courant.

Quelle garce le karma.

Pas le seul dans cette pièce.

Peut-être.

Mais c'est moi qui dirige.

Ta collaboration est essentielle pour avancer.

Du chantage, maintenant.

J'aurais aimé que tu me laisses un autre choix.

Il y a un tout réseau clandestin

de leur espèce.

Des agents du renseignement voyous qui soutiennent l'extrême droite.

On a trouvé une correspondance sur le profil de Fischer

à Cape Town.

- C'est leur base ? - Ou sa planque.

On ne sait pas.

Mais les chefs veulent qu'on le découvre.

- On ? - Allons, Steven.

Ne me dis pas que tu t'es rasé la barbe sur un coup de tête.

Ou était-ce le désir de revenir au Steven Frost d'antan ?

Laissons-nous du temps. On va retomber sur nos pieds.

Du temps ? Ça semble loin quand vous nous réclamiez une victoire.

À un prix plus élevé que prévu.

On a eu notre victoire. Même si c'était moche.

J'avais dit qu'on l'aurait.

C'était comment ?

Oh, tu sais.

Il est dans un meilleur endroit. Comme ils disent.

Et où est-ce ?

Dieu seul le sait.

Quelqu'un a fait une éloge ?

Pourquoi, tu voulais dire un truc sympa ?

Ne poussons pas le bouchon trop loin.

J'ai fait quelque chose de sympa.

Effectivement.

Il ne fait plus partie de ta vie.

Et toi ?

Tu sembles prendre le même chemin.

Vraiment ?

Je ne sais pas.

Tu veux faire un tour ?

On n'est pas censés être vus en public.

Il y a beaucoup de choses que nous ne sommes pas censés être.

Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com

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