All language subtitles for Berlin Station - 02x06 - The Right Hook.TBS.French.C.updated.Addic7ed.com

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Original subtitles

Précédemment...

120 kg de Semtex dans les rues de Berlin.

Qu'est-ce qui pourrait déraper ?

J'ai noté que vos rapports

reflĂštent des conneries Ă  mon intention.

- Pardon. - Vous me dites

ce que vous faites réellement ou vous prenez le prochain avion.

Devant un civil, je ne crois pas.

Mais vous pourriez ĂȘtre briefĂ© d'ici ce soir.

Ou me mettre dans le dernier avion.

L'ambassadeur m'a dit que Robert

sera à cÎté de vous dans l'avion

- si vous allez trop loin. - Ne me dites pas

comme gérer le Bureau, surtout quand

vous n'avez aucune idée de ce qui est en jeu.

Le détail de votre compte.

La destination de l'argent.

Le compte de Gerhardt refuse le virement.

Papa, Gerhardt t'a trahi.

Désolé, changement de plan.

Je travaille pour le CIA.

Donc j'ai été baisé par vous, par elle, par tout le monde.

Témoignez contre elle. Vous réduiriez votre peine.

Tu es remontĂ© jusqu'oĂč pour trouver qui finance Gerhardt ?

Du dépÎt d'espÚces

via un marché du poisson en NorvÚge

vers un compte secret appartenant Ă  Gerhardt,

c'est pertinent.

Téléphone.

Elle vient de s'acheter 5 % dans les urnes.

Je ne suis pas allé en NorvÚge

pour creuser ses finances, Steven.

Il est temps qu'on le fasse.

Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com

Bienvenue sur la BBC, en direct de Berlin,

Ă  la veille des Ă©lections oĂč l'Allemagne se prĂ©pare

à son plus important affrontement politique depuis des décennies.

Une premiĂšre victoire de l'extrĂȘme droite au parlement

depuis la 2e guerre mondiale pourrait avoir des implications inquiétantes

pour l'Europe et la scĂšne moniale.

Katerina Gerhardt... leader du parti d'extrĂȘme droite PfD

et cible supposée de l'attentat

évité hier... sera de retour

dans la campagne aujourd'hui.

Gerhardt promet de respecter son programme de raison

et non de peur, et souhaite que les Allemands

tiennent compte de son slogan demain

et "wach auf"... ou réveillez-vous aux urnes.

Bonjour.

Nous sommes horrifiés par l'attaque sur notre parti hier.

J'aimerais pouvoir ĂȘtre rĂ©confortante.

Mais en vérité, l'Allemagne n'est plus en sécurité.

Comment expliquez-vous les motivations d'Otto Ganz, un soutien du PfD ?

Je n'ai jamais eu de contact direct avec lui, je ne connais pas ses motivations.

Mais cette action était déplorable, sa rage incompréhensible.

Quand on voit notre gouvernement pro-illégaux et anti-allemands,

notre nation se détruit.

Les vrais Allemands se font la guerre.

J'appelle donc chacun Ă  venir voter pour le PfD.

Mets ces vĂȘtements. On part.

Elle parle de lui comme s'il n'était... rien.

- De la merde. - Tu es une terroriste recherchée.

Tu ne peux pas rester lĂ .

C'est pas le déguisement idéal... mais on traversera la ville.

- Allez. - Ne me touchez pas,

sale porc de la CIA !

Ex porc de la CIA.

D'accord ?

Je sais ce que tu ressens. Vraiment.

Mais rapidement, la gars au comptoir en bas

va comprendre qui tu es.

Et il va nous dénoncer.

Alors, fais ce que je te dis.

Pourquoi ne pas se séparer ?

En me laissant ici ?

Soyez honnĂȘte ou je vais nulle part avec vous.

HonnĂȘtement, je ne peux pas quitter cette ville

sans certaines autorisations.

Tu es ma monnaie d'échange.

Mais ce que je t'ai dit est vrai.

Sans mon aide,

tu vas mourir ou finir derriĂšre les barreaux.

Katerina Gerhardt sera au Bundestag d'ici 24 heures ?

Jette un Ɠil.

La voilà. Elle agite des questions sur l'attentat avorté.

Elle transforme cette merde en or électoral.

Ne paniquons pas avant d'avoir trouvé l'adresse dans un dossier.

Découvrons qui la finance illégalement.

Le PfD est déjà à 12 %.

S'ils ont 15 %, ils seront au Bundestag et dans la coalition.

La douane.

Je vais rester en retrait si notre ami Fischer t'attend.

C'était stupide, tu le sais ?

- Quoi ? - Demander l'autorisation

- du Bureau d'Oslo. - Imagine que cette piste

conduise Ă  des skinheads, Ă  la taniĂšre Aryenne.

C'est bien d'avoir de l'aide.

Alors on est vraiment dans la merde.

Je te retrouve sur le quai.

Dois-je demander Ă  Sheila de sortir mon armure ?

Je m'excuse si hier j'étais un peu...

Hystérique ?

- Véhémente. - Pour quelqu'un de discret,

vous faites beaucoup de bruit.

Vous vouliez me voir.

Votre vol pour Washington décolle à 8 h demain.

Embarquement prioritaire.

Dites-moi si vous voulez un plateau végétarien.

- J'ai une proposition. - Vous n'ĂȘtes pas en position

- de proposer. - J'ai été imprudente.

MĂȘme si je maintiens avoir eu raison.

Mais je veux que Robert reste en place.

Si je rentre Ă  Langley

pour poser ma tĂȘte sur le billot, soit.

Il est inutile d'y envoyer aussi Robert.

Vous et votre adjoint avez mis des explosifs dans les rues.

Comment comptez-vous lui assurer un avenir ici ?

C'est ma mauvaise décision, pas la sienne.

Partez.

Faites vos adieux Ă  Berlin.

- Robert Kirsch ? - C'est moi.

- Nick Fischer. - On s'est déjà croisés

une fois Ă  McLean.

- C'était bref. - Vous accueillez

chaque visiteur de marque qui arrive en NorvĂšge ?

J'ai juste demandé l'autorisation par pure forme,

pas pour recevoir un traitement particulier.

J'avais un déjeuner avec un gars du NIS dont je voulais me débarrasser.

Je l'ai remplacĂ© par vous, la mĂȘme rĂ©servation.

C'est trÚs généreux, mais...

Vous avez déjà déjeuné ?

Alors laissez-moi vous montrer

le pays le plus heureux de la Terre.

Avec son parti nationaliste, le PfD...

La Perspective pour l'Allemagne...

Gerhardt essaie de prendre ses distances

avec sa droite extrĂȘme

mais sans perdre leur soutien.

Une premiĂšre victoire pour l'extrĂȘme droite

au parlement allemand depuis la 2e guerre mondiale...

C'est ça faire profil bas ?

Tu ne peux pas prendre les transports en commun.

Ils les louent Ă  l'heure, sans poser de questions.

Elle mérite de mourir pour ce qu'elle lui a fait.

Tu as probablement raison.

Et pour d'autres trucs aussi.

Aujourd'hui, avant l'élection.

Elle ne doit avoir aucun vote.

Tu veux la tuer ?

C'est foutrement... génial.

- Tais-toi. - Brillant.

Pourquoi j'y ai pas pensé.

- Fais-moi une faveur. - Qui est-ce ?

Elle a besoin d'un endroit sûr pour quelques heures.

- C'est Ă  dire ? - Peut-ĂȘtre 24 heures.

- Si je dis non ? - Impossible.

Les dames d'abord.

Dans quoi tu m'embarques, Hector ?

Moins tu en sais...

Mets ça en sécurité pour moi. Je reviens dans quelques heures.

OĂč vas-tu ?

C'est pas le bon moment, Esther.

C'est urgent. Ouvre.

S'il te plait.

Hector a Lena Ganz, on ne peut pas le localiser.

- OĂč sont-ils ? - Tu as tout le BfV Ă  ta disposition.

Pourquoi venir me voir ?

Tu connais les agissements d'Hector.

Et des fidÚles du PfD dans mon département me surveillent.

Je ne sais pas oĂč il est.

Tu veux un verre ?

Travaille avec moi. On est dans la mĂȘme Ă©quipe.

- Lena pourrait ĂȘtre utile. - Lena n'en sait pas plus que nous.

Otta la gardait à l'écart pour cette raison,

la protéger.

- Tu sais oĂč elle est. - Non, et tu orientes ton Ă©nergie

dans la mauvaise direction.

Le bureau d'Otto ?

Une petite boite grise avec des téléphones prépayés.

On en a rien tiré.

On est baisé.

T'as peut-ĂȘtre pas creusĂ© assez.

Il est peut-ĂȘtre temps de balancer tout ça.

Je sais... j'y arrive pas.

Je sais pas pourquoi.

Il t'a dit quoi ?

Dans le van ?

Quelle importance ?

Dis-moi-le pour le savoir.

Il ne se sentait pas respecté.

Seulement craint.

Et tu as répondu quoi ?

Que dire ? C'était la vérité.

Je lui ai demandé quel serait son héritage.

Un leader, un pĂšre ?

Un terroriste ?

Quel serait ton héritage...

si tu mourrais maintenant ?

Sans commentaire. Et le tien ?

La sauvegarde de mon pays durant mon poste au BfV.

Il semble plutĂŽt merdique en ce moment,

avec Katerina prĂȘte Ă  entrer au Bundestag.

C'est aussi Ă  mon actif.

Et sur ma conscience.

Tu devrais te faire aider.

T'as une sale tronche.

- Si Lena passe te voir... - Je ne te dirai rien.

Désolé, je suis tendu.

Ne sois pas désolé.

Détends-toi, c'est tout.

Si Katerina te suspecte, tu le saurais déjà.

Pas si elle veut le jouer comme ça.

Josef, tu es crucial pour elle.

Elle ne va pas se débarrasser de toi.

J'espĂšre que tu as raison.

Mais ça aurait aussi un inconvénient.

Lequel ?

On ne pourrait plus se voir.

Notre travail n'est pas fini.

Les tactiques de Katerina

vont perdurer.

Cette élection n'est pas le terminus.

- On peut encore la coincer. - Si j'ai la chance

d'en sortir indemne,

je ne peux plus risquer ma position au sein du PfD.

Et je ne peux pas ĂȘtre au lit avec une espionne AmĂ©ricaine.

Merde.

C'est elle.

Bonjour.

Bien. Ciao.

Un créneau s'est ouvert dans un talkshow de la BBC.

Elle veut que j'y chante la ligne du parti.

Tu vois ? Je te l'avais pas dit ?

- Tu es hors de danger. - Peut-ĂȘtre.

Sauf si elle attend aprĂšs-demain.

Au bureau.

Le rideau tombera alors.

L’ascenseur de service te mùnera à la ruelle.

Juste quand on abordait...

quelque chose de spécial ensemble.

Si tu changes d'avis,

tu sais oĂč me trouver.

Entrez.

J'étais partie courir quand j'ai eu votre message.

Vous avez fait du bon boulot ici.

- Vous avez fait vos preuves. - Merci.

Tellement bien que j'ai une grosse mission pour vous.

- Critique. - Super.

Robert avait un rendez-vous avec Hector dans une heure, mais il a dĂ» partir.

Hector retient Lena.

Le plan était qu'il nous la livre,

en échange du retrait de ses interdictions,

mais avec la mainmise actuelle de Hanes,

on ne va pas pouvoir continuer.

Vous avez parlé à Hanes ? On ne peut pas le faire changer d'avis ?

Les bureaux de vote ouvrent dans 18 h.

Lena est notre derniĂšre chance de relier Otto Ă  Katerina.

Vous voulez qu'Hector relĂąche Lena,

- mĂȘme sans soudoyer. - J'adore cet aspect du jeu.

C'est habituellement servi à Noël.

Le truc drĂŽle,

il faut laver les ustensiles et les casseroles

juste aprĂšs.

Car passé la nuit,

ça ne s'en va plus.

C'est marrant.

C'est un sacré truc.

Vous n'ĂȘtes pas en NorvĂšge pour goĂ»ter au lutefisk.

Pourquoi ĂȘtes-vous ici ?

HonnĂȘtement ?

Vu vos élections,

je voulais un aperçu sur le terrain.

Pour me faire une idée de ce qui nous attend à Berlin demain

si l'extrĂȘme droite progresse.

Officiellement, je rencontre un ami.

Je peux vous aider.

Intéressé par quelque chose en particulier ?

Non, juste un éventail.

Mon secrétaire a préparé la tournée idéale en NorvÚge.

Lars vous conduira.

Lars ?

Allez sentir l'humeur du pays.

Je ne sais quoi dire.

C'est trop.

Je ne peux accepter.

Pourquoi ?

Parce que je n'ai pas eu un tel traitement Ă  Berlin ?

Frost me suivait.

Steven travaille maintenant Ă  KRA consulting.

À part ça, je sais pas trop ce qu'il fait.

Malheureusement, on est un peu brouillés.

- C'est quoi ? - Fruit et fromage.

Le fromage est brun en NorvĂšge.

Merci.

C'est ironique. Le fromage est brun, alors qu'aucune personne ne l'est.

J'aime voir la peau.

Pas de taches brunes.

- Je peux voir la chair ? - Bien sûr.

- Ferme et brillante. - Nos menus sont saisonniers.

L'hiver, le chef fait du saumon.

Et probablement de la truite.

Et un tartare de thon.

Ça suppose

- de fournir du thon à sushi. - Bien sûr.

Notre stock de thon rouge s'est envolé.

Il y a du monde dans nos eaux.

Vous avez un bureau ?

Pour s'assoir et discuter logistique.

J'allais en parler.

Par ici.

Je voulais vous demander... Je suis curieux.

Quelle est votre plus grosse vente ?

Vous devez avoir des dossiers.

Le saumon est la plus grosse.

On fait aussi de bonnes affaires avec le hareng.

Attendez, vous avez tous les chiffres

en tĂȘte ?

C'est plutÎt léger pour une comptabilité.

Non, tout est péniblement noté.

Vous parliez du saumon et du hareng.

La morue est en 3e position.

Avez-vous des échantillons cuisinés à goûter ?

Oui, cuits Ă  la poĂȘle.

Absolument.

D'accord.

- Vous n'ĂȘtes pas Robert. - April Lewis.

Nouvelle au Bureau.

Je dois voir Robert.

Il est à l'étranger, j'en ai peur.

Je ne suis plus dans la liste des interdits ?

Il y a eu un problĂšme.

Alors je suis coincé à Berlin ?

- OĂč est Lena Ganz ? - Dites-le-moi.

C'est vous la CIA. Vous devriez savoir

- ce genre de truc. - Vous ĂȘtes le dernier Ă  l'avoir vue.

Elle est notre seul espoir de relier Katerina Gerhardt

- Ă  son pĂšre. - Exact. Et alors ?

Les gros titres sont aussi inefficaces en Allemagne qu'aux États-Unis.

Un truc plus concret.

On ne vas pas lĂącher l'affaire.

Super attitude.

Vous devriez concentrer vos efforts sur ce qu'on me doit.

Vous vous sentirez comment si Katerina Gerhardt

rentre au Bundestag demain

alors que vous auriez pu nous livrer Lena pour l'interroger... pour empĂȘcher ça ?

L'empĂȘchez ? Quelle diffĂ©rence ça fait ?

Vous ĂȘtes jeune et passionnĂ©e

et idéaliste.

On verra dans 5 ans.

La victoire du PfD ne va peut-ĂȘtre pas affecter votre vie

comme pour d'autres,

mais vous devriez quand mĂȘme vous en soucier.

Tu as une sale tĂȘte.

Le lutefisk.

J'imagine qu'un aprĂšs-midi avec ce saligaud,

c'est suffisant pour retourner l'estomac.

Il a essayé de m'imposer son chauffeur, de gérer ma journée.

Je lui ai dit que je devais retourner Ă  l'hĂŽtel faire une sieste...

Et s'il te suit ?

Mon téléphone est dans la chambre s'il veut me pister.

C'est bon.

On est sur un truc. Viens.

Ce Bjorn Larsen injecte sans arrĂȘt

de l'argent sur le marché.

Il achÚte de l'églefin, il achÚte... pas d'importance.

Il dépenses des milliers d'euros

semaine aprĂšs semaine...

depuis fin août jusqu'à maintenant.

Et de là, l'argent était blanchie directement dans les comptes du PfD ?

J'ai croisé les achats avec les dépÎts.

Ils correspondent.

C'est plutĂŽt louche.

T'as trouvé quoi sur ce Bjorn ?

Rien. Il répare des bateaux.

Il va Ă  l'Ă©glise luthĂ©rienne. Il n'a pas d’entrepĂŽt.

Pas de magasin. Il n'a pas besoin de tout ce poisson.

La NorvĂšge. Le pays du coucher de soleil.

C'est beau, j'imagine.

J'aimerais pouvoir

ĂȘtre comblĂ© par une vue.

J'étais en Provence avec Kelly à prendre un café sur le porche.

En montrant l'océan, elle a dit "Que voudrais-tu de plus ?"

J'ai dit "Vraiment ?"

C'est ce que je devrais faire ?

Je rempile Ă  KRA pour un an et puis quoi ?

Je regarde l'océan le restant de mes jours ?

Je ne crois pas.

Si c'est différent

pour toi de travailler pour Hanes, alors vas-y.

- Regarde l'océan. - Je ne travaille pas

pour Hanes.

Le fait que je t'ai apporté cette piste prouve que je ne travaille pas pour lui.

Alors pourquoi tu lui fais plaisir ?

C'est surement pas pour les repas gratuits.

Tu essaies de garder la main ? De rester pertinent ?

Tu n'es d'aucune aide.

Et je suis plutĂŽt utile.

J'apprécie. Vraiment.

Mais tu passes

Ă  un nouveau chapitre, il est temps de l'accepter.

C'est pas si terrible;

Tu as une superbe Rolex, un beau costume,

Kelly t'attend dans le sud de la France.

Ne recherche pas la sympathie chez moi

quand quelqu'un veut te faire sauter Ă  ton prochain chapitre.

Tu n'y es pas prĂȘt, crois-moi.

Ça va probablement arriver

assez vite aprÚs ça, alors...

Des nouvelles de BB ?

Elle ne répond pas aux appels.

Tu l'aimes bien, non ?

Tout Ă  fait.

Les désaccords entre des gens

qui s'accordent sur presque tout,

ce sont les plus passionnés.

Quand le consensus est presque atteint

mais ne peut pas ĂȘtre conclu,

alors ça explose.

Quelle est votre solution ? Votez PfD, j'en suis sûre.

Mais derriÚre ça, comment l'Allemagne

peut-elle gérer ces conflits ?

J'ai rencontré quelqu'un récemment.

Elle et moi sommes en désaccord complet

sur nos convictions, mais elle m'a beaucoup appris.

Un grande leçon :

il faut parfois doubler la mise pour atteindre le résultat visé.

Que s'est-il passé ?

J'ai essayé de la retenir.

Cette petite vicieuse m'a cassĂ© un sucrier sur la tĂȘte.

Elle est partie ?

Excuse-moi ?

T'inquiÚtes pas si j'ai une commotion cérébrale.

Je suis désolé.

Elle a pris le sac que tu m'as donné.

Quoi ?

Merde.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Entrez.

"Le PfD prévoit de faire 13 %.

Un chiffre qui devrait monter."

Je sais. C'est pourquoi je voulais vous parler de Josef.

Qu'y a-t-il ?

T'as de la chance que je sois lĂ .

Pourquoi tu es ici ?

Lena s'est échappée.

Je pensais la trouver au bar de son pĂšre.

Donne-moi cette main.

VoilĂ .

C'est la sensation que tu recherches, exact ?

- Elle a quitté la ville ? - Non.

Elle parlait ce matin

- de vengeance sur Gerhardt. - Je ne lui en veux pas.

C'était mon approche avec Ruth Iosava.

Je ne t'ai jamais demandé à ce sujet.

Tu étais satisfait de la vengeance ?

Rien n'était satisfaisant.

J'imagine.

Tu ferais quoi Ă  la place de Lena ?

Je sais pas. Autrefois,

j'aurais pensé que la vérité nous libérerait.

Mais dans un monde post vérité, une balle serait mieux.

Karl, tu as reçu l'argent que je te dois ?

J'appelle pas pour ça.

J'ai une cliente ici,

qui veut acheter illégalement.

Elle mentionne ton nom.

Ne me dis rien.

Une robe Ă  fleurs,

un gros sac en cuir.

Je fais quoi avec elle ?

Ne la laisse pas partir.

Occupe-la.

Attends-moi.

Je l'ai trouvée.

Je viens avec toi.

Non, reste ici.

Prends de la gaze, de la crĂšme antibiotique...

Ça pourrait ĂȘtre nettement pire, Daniel.

Je le saurais, non ?

Alors reprends-toi.

Ça va aller.

On doit à Josef de le protéger !

Vous dépassez les bornes !

Votre avenir ici s'est envolé.

Vous devez quitter ce Bureau

- et l'Allemagne... - Tout d'abord,

vous n'avez pas l'autorité pour me virer

et vous ne me mettrez jamais dans un avion.

Alors, allez vous faire foutre.

Bien, restez Ă  Berlin, mais vous ne remettrez jamais

les pieds dans cette ambassade.

Je voudrais vous demander un truc.

Connaissez-vous Bjorn Larsen qui habite en haut de la rue ?

Bien sûr que je le connais.

Il prend du whisky sec et...

Il a aidé ma femme à accoucher du troisiÚme bébé.

- Vous le recherchez ? - Effectivement.

- Il a des problĂšmes ? - Pas du tout.

J'envisage de lui donner du boulot.

Bien.

Regardez ça là-bas.

C'est une sacré prise.

La photo lĂ -bas.

En jaune, c'est Bjorn.

Le mérou pÚse 83 livres.

C'est un gros poisson.

Robert, viens voir la photo.

- Je viens de m'assoir. - Levez-toi et viens voir.

- Quoi ? - Regarde celui-lĂ .

Merde, c'est Nick Fischer.

- Il vous a appelé. - Utiliser mon nom

pour acheter illégalement un fusil.

Les seuls trafiquants d'armes que je connaisse sont des espions de la CIA.

Un fusil pour faire quoi ?

Devinez.

C'est un SSG.

Il faudra ĂȘtre plus prĂšs de ta cible pour ĂȘtre efficace.

Je vais me déguiser.

Avec ce genre de score ?

Tu devras ĂȘtre assise sur ses genoux

pour arriver Ă  la tuer.

Je devrais utiliser quoi alors ?

Je te recommande de rester avec moi et de ne pas te faire tuer.

Non, je ne vais pas faire ça.

Pas avant d'avoir fait ce que je dois faire.

Elle l'a trahi.

Elle l'a manipulé.

Elle devrait ĂȘtre morte, pas lui.

Finis ton tour. On s'en va.

Quel tordu. Tu penses que ce dingue de Fischer fournit l'argent Ă  ce type ?

J'imagine pas un directeur de Bureau et un marin NorvĂ©gien copains de pĂȘche.

Et on pense que l'argent vient de notre ambassade d'Oslo ?

Probablement. Je me demande...

- Quoi ? - Le fils de pute.

Quoi ?

Hanes a utilisé Fischer

pour me baiser Ă  Berlin.

- Il doit ĂȘtre derriĂšre tout ça. - Bordel de merde.

On recherche ici une entité néfaste derriÚre le PfD.

Les empreintes américaines sont partout.

On fait fuiter cette merde,

et la crédibilité américaine au plan mondial est fichue.

Gerhardt va gagner.

On ne sait pas si c'est vraiment de l'argent américaine.

On ne sait pas.

On doit parler Ă  ce Bjorn.

Viens.

Oui, mais assurons-nous

d'envoyer Ă  BB ce qu'on a

pour qu'elle commence Ă  creuser.

Pas de réseau.

Il y a de la lumiĂšre.

Merde.

On dirait pas

qu'on va interroger ce Bjorn.

Il est encore chaud.

On doit dégager de là,

retrouver du réseau,

trouver des antennes relais.

Il y a peut-ĂȘtre une ligne fixe au pub.

Laisse-moi ton téléphone.

Je vais prendre des photos du type.

- Je te retrouve lĂ -bas. - D'accord.

Ils ont un téléphone ici.

Puis-je vous aider ?

Vous parlez Anglais ?

Quoi ? Pardon ?

J'ai besoin d'un opérateur parlant anglais.

Il s'est pointé ici, je devais faire quoi ?

Vous avez dit pas point en suspens.

Si je n'avais rien fait, vous auriez été encore plus furieux.

Il veut vous parler.

Merde.

J'ai essayé de vous protéger.

Oui, des conneries.

C'est quoi le putain de plan, Fischer ?

Je suis passĂ© Ă  l’hĂŽtel pour vous voir.

Pas de réponse.

Vous pouviez ĂȘtre mort dans votre chambre.

J'ai fait entrer le concierge.

C'est chic de votre part.

Je vous dois... une excuse pour le dérangement.

C'est quoi le putain de plan, Fischer ?

Je ne voulais pas en arriver aux mesures extrĂȘmes.

Mesures extrĂȘmes... c'est quoi ce bordel ?

Vous ĂȘtes trop rapide. Je suis lĂ  et vous lĂ -bas.

Vous m'avez mis dans une position impossible.

Écoutez-moi attentivement :

la piste de l'argent a été signalée au Bureau.

- Quelqu'un va s'en occuper. - Oui, mais j'ai parlé à Hanes,

il n'a pas été prévenu, et il l'aurait été.

Donc vous bluffez.

J'irai Ă  Berlin si on en arrive lĂ .

Non, Hanes est un connard.

Mettons ça au clair.

Ceci Ă©tant dit, ce qu'est prĂȘt Ă  me faire

ce fils de pute n'arrangera rien.

Je n'ai jamais voulu ça, Robert.

C'est important que vous le sachiez.

Repassez-moi Lars.

Il veut vous parler.

Le prochain n'est pas avant 5 h du matin.

On doit quitter cette Ăźle.

Quoi ?

C'est quoi ça ?

Bingo.

Que fais-tu ici ?

Ils veulent me renvoyer Ă  Langley, mais je ne veux pas, donc...

techniquement, j'ai démissionné.

C'est de ma faute ?

C'est pour le mieux, en fait.

Entre.

J'envoie le texto.

C'est comme s'il était envoyé depuis le vrai téléphone.

DÚs qu'il sera ouvert, ça va le mettre sur écoute.

Le téléphone est un micro.

Je vais le suivre aussi.

Il est à qui ce téléphone, au fait ?

C'est moi.

T'es réveillée ?

- Qu'y a-t-il ? - Je peux entrer ?

Je dois te parler.

T'as l'air encore plus défait qu'hier.

C'est quoi Ă  ta main ?

J'arrĂȘte pas d'y penser.

Je peux pas m'arrĂȘter. Comme une alarme cassĂ©e.

Qu'est-ce que j'ai foiré ?

Comment j'aurais pu faire différemment ?

Comment j'ai merdé si gravement ?

Tu n'as rien merdé.

Sa cervelle a explosé

alors que j'étais à cÎté de lui.

- C'est de ma faute. - C'était un terroriste.

Il allait faire sauter des civils innocents.

Et il aurait dû payer pour ça

par de la prison, comme tout le monde.

Impossible qu'il ait organisé

une si grosse attaque

sans les ressources de Gerhardt.

S'il était encore en vie,

on aurait pu la coincer.

J'aurais dĂ» travailler avec Otto

plutĂŽt qu'Ă  travers lui.

Et demain, l'Allemagne n'aurait pas voté

pour une terroriste d'extrĂȘme droite !

- ArrĂȘte ça. - Je ne peux plus continuer.

- Je dois y aller. - Calme-toi.

Désolé.

ArrĂȘte.

Ils se lĂšvent en ce moment en Allemagne.

Les bureaux de vote sont ouverts.

J'aurais aimé apprendre que Satan finance le putain de PfD.

Hanes est lĂ  oĂč on le veut, au moins.

Mais si Hanes s'en sort ?

Tout est possible...

en ces jours de faits Ă  la carte.

Tu crois que je l'ai tué ?

Ce gars essayait de me tuer.

Oui, mais il ne faisait que suivre les ordres.

Comme Fischer probablement.

Parce que Hanes et lui répondent à quelqu'un.

- Attends, lĂ . - OĂč ça ?

Regarde droit devant.

La civilisation.

On dirait.

On n'est pas des intrus,

on cherche le quai Bryggen.

- Bryggen ? - On veut...

appeler un ami.

Pouvez-vous nous aider ?

Continuez au nord.

Dans cette direction, puis prenez le ferry

- Ă  Hauglandshella. - Compris.

Mais vous pouvez contacter

votre ami d'ici, si vous le voulez.

J'ai un téléphone satellite.

Merci.

Ce sera incroyable.

- C'est bizarre. - Quoi ?

Son téléphone a été débranché.

Tu as essayé le Bureau ?

Ça sonne.

Bonjour.

C'est cuit.

On sait que vous envoyez de l'argent au PfD pour le Directeur du Bureau...

ou quiconque... et on a informé le Bureau.

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

C'est pas la bonne façon de réagir.

On est tĂŽt le matin,

vous venez de vous réveiller, vous prenez votre premier scotch

et vous vous acclimatez et tout ça.

Mais on vous a pris la main

dans le pot de confiture.

Vous voulez tout prendre sur vous, c'est parfait.

Mais vous voudriez peut-ĂȘtre

faire porter le chapeau Ă  d'autres.

Que voulez-vous ?

Voyons voir. Je veux

une confirmation, une explication.

Qui vous exploite pour faire transiter de l'argent pour le PfD ?

Ça commence par un H, et ça finit par un S ?

Hanes Ă  fait appel Ă  moi.

Qui paie la note pour tout ça ?

Qui est le magicien derriĂšre le rideau ?

L'argent arrive dans des valises

d'une caisse noire.

C'est tout ce que je sais. C'est l'affaire de Hanes.

Il faudra lui demander.

Je suppose qu'on a réussi.

J'imagine que Josef appelle l'ambassade en ce moment.

Officiellement, vous ne travaillez plus ici.

Qu'est-ce qui vous a fait miser sur lui ?

Je sais pas. Le sentiment que quelque chose n'était pas normal.

Et que sa relation avec Katerina était...

Plus compliquée qu'il le prétendait.

Merci, au fait.

Merci de m'avoir fait confiance

et merci d'avoir mis ça en place.

Merci pour votre coup de main Ă  ce Bureau pour mon dernier acte ici.

Direction l'aéroport maintenant ?

- J'en ai peur. - Comment les gens

réagissent au Bureau ?

Ils ne le savent pas encore.

Vous n'avez rien dit ?

Pas de discours d'adieu enthousiaste. Je ne saurais pas par oĂč commencer.

J'ai été conditionnée comme ça.

On se répÚte dans la vie.

Sachez, BB, que ce pont est encore debout grĂące Ă  vous.

Si vous n'aviez pas mené cette opération,

Ganz aurait pris ses armes ailleurs.

Et ça aurait fini avec des centaines de victimes, sachez-le.

Merci.

Je ne suis pas à l'aise que vous soyez le bouc émissaire.

Je suis fiĂšre du travail accompli ici.

Et quelque soient les accusations à mon égard,

je dirai, "Oui." Et "Je vous en prie."

J'ai une demande.

April. Veillez sur elle.

Bien sûr.

Merci.

Tu prévois toujours de le faire ?

- Tout Ă  fait. - Quand ?

D'ici la fin de la journée.

Quand les résultats tomberont.

Qu'elle ne puisse pas s'en réjouir.

Tu ferais ça comment ?

Ce n'est pas mon combat.

Mais si ça l'était.

Si tu n'obtiens pas ce que tu es venu chercher hier...

ce qui ne semble pas ĂȘtre le cas...

si tu choisis cette cause Ă  la place.

Je ferais une déclaration.

Que tout le monde voit.

Comme ça, tu ne fais pas que l'arrĂȘter,

tu envoies un signal.

Pour tout ce qui suivra.

Un évÚnement public.

Aide-moi Ă  le faire.

Quelqu'un doit le faire.

Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com

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