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Précédemment...
Katarina Gerhardt cherche à faire monter les enchères
des crimes haineux d'extrême droite
en Europe.
Elle veut faire basculer l'élection par des actions violentes.
Il nous faut une caméra chez elle.
Ester Krug a demandé notre aide.
On a une débutante qui désire gagner de l'expérience sur le terrain
et une agent expérimentée avec de la sagesse à partager.
April, on a un problème.
Sors de là, maintenant.
- Qui est-ce ? - Josef Emmerich.
Le conseiller politique de Mme Gerhardt.
Que fait une Américaine devant la maison
de Katerina Gerhardt deux semaines avant l'élection ?
Vous devriez partir.
Laissez-moi vous offrir un café.
Si vous changez d'avis.
Vous pourriez avoir besoin d'un verre.
- C'est une invitation ? - Je ne sais pas.
La nouvelle Cheffe daignerait-elle en boire un avec son adjoint ?
Félicitations à l'ambassadeur.
Santé.
On parle d'avoir notre propre petit service de renseignements,
financé par le Département d’État.
Parfaitement taillé pour un vieux pro comme toi.
Ne réponds pas maintenant. Penses-y.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Tu as créé l'identité d'un marchand d'armes,
Andrew Chevalier.
Réveille-le maintenant.
Les gens derrière moi nous tuerons si tu ne joues pas le jeu.
Désolé pour l'intrusion.
Il prépare une attaque pour faire basculer l'élection.
On a besoin qu'il passe une commande.
- Avez-vous conclu ? - Oui.
On peut honorer cette commande ?
J'ai assuré à M. Ganz
que nous aurons tout à Berlin d'ici le 21.
Ça fait 10 jours.
Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com
Votre argumentation était plutôt gonflé pour me faire venir ici.
Vous ne l'aviez jamais entendue ?
Vues les circonstances,
j'ai pensé que l'approche directe était la meilleure.
Il y a ça,
et surgir sans prévenir.
Je ne voulais pas vous effrayer.
Je ne m'effraie pas facilement.
J'ai peu de temps.
Et je n'ai pas confiance dans ces foutus lignes fixes,
- donc soit bref. - Je suis en Espagne.
Tu fous quoi en Espagne ?
C'est une longue histoire. Écoute.
Otto a passé une commande.
Il veut 120 kg de Semtex.
Je viens d'avoir Daniel.
- Bonne ou mauvaise nouvelle ? - Les deux.
Pas une demande en mariage, mais peut-être une proposition.
Ouvrez-la.
Le micro que vous avez posé chez Mme Gerhardt.
- Ce n'est pas moi. - Vous voulez surement le récupérer...
la propriété de la CIA et tout le reste.
Emmerich sait que je suis de la CIA.
Si ta couverture est fichue, qu'en est-il pour nous ?
Le PfD a compris qu'on les cible ?
Emmerich a fait son job. Il a des ressources.
Comment savoir si le PfD ne nous l'envoie pas
pour découvrir ce qu'on fait ?
On devrait poursuivre.
Voyons s'il se propose comme agent.
Quelle est la proposition ?
Katerina Gerhardt a beaucoup de secrets.
On ne peut pas les découvrir comme ça.
"On" ?
Je croyais être à court d'option.
Puis vous avez surgi,
et j'ai compris que c'était l'occasion.
L'occasion de quoi ?
De purger mon parti des éléments douteux.
Autres que Katerina Gerhardt ?
Oui... Otto Ganz.
Si c'est ce que veut faire votre équipe, alors nous avons un objectif commun.
On essaie de relier Gerhardt à Ganz, non ?
Josef l'a pratiquement confirmé.
Et on a cet appel de Daniel ce matin,
- d'Espagne, avec la commande de Danz. - Tout à fait.
Et ce timing n'est pas suspect ?
Ça dépend comment tu le vois.
C'est une confirmation.
Et pourquoi vous faire confiance ?
Idem pour moi.
Votre organisation n'est pas connue
pour être digne de confiance.
Mais si on travaille ensemble,
on pourrait faire une super équipe.
Ou que j'y crois.
Si je voulais vous arrêter
pourquoi vous aurais-je invitée ce soir
au siège du PfD après le débat ?
Viendrez-vous ?
Vous serez sur la liste des invités de toute façon.
À vous de décider.
Ce fut un plaisir.
D'ici ce soir...
il faudra se décider.
Vais-je ou non avec lui à cet événement ?
S'il te grille, on est foutu.
Oui, mais s'il nous aide à griller Gerhardt et Ganz,
alors ils sont foutus.
Préparez-vous.
- Je suis en désaccord. - C'est noté.
Venez une seconde, s'il vous plait.
Robert, laissez-nous un moment.
Absolument.
Remplissez ça pour moi.
Tous les petits trucs que vous trouvez sur Josef Emmerich.
- Merci, April. - Merci.
Vous avez mis le grappin sur Emmerich.
On dirait.
Dans ce cas, l'agence
doit prendre soin de vous ce soir.
À leur frais ? Une première.
On connait toutes deux la ligne de la compagnie
pour ces pièges par la séduction.
Vous avez lu mon dossier,
donc malgré la politique de l'agence... j'ai de l'expérience.
C'est là qu'on se raconte nos histoires de guerre ?
J'ai confiance en votre jugement.
Merci. J'apprécie.
Je vais y arriver.
Je vais gérer ça moi-même, si c'est d'accord.
Comme vous voulez.
Ce ne serait pas mauvais
d'avoir April comme soutien sur le terrain.
Absolument.
- Vous la mettrez au courant ? - Bien sûr.
C'est la claustrophobie qui t'a fait sortir,
ou tu as réfléchi à mon offre ?
Non, je l'ai fait.
Pas que je comprenne...
ce que ça implique.
Alors laissons tomber les généralités.
C'est ce que j'espérais.
Il y a un évènement ce soir au siège du PfD...
du blabla d'après débat pour remettre les troupes
dans le droit chemin avant l'élection,
avec des soutiens du continent :
La ligue du Nord italienne, Le Front National français,
le Parti du Peuple danois.
Ça va être à mourir de rire.
Messieurs, par ici.
J'aimerais que tu y ailles.
Moi ? Avec toi ?
J'ai déjà un engagement.
De plus, ma présence là-bas,
si proche des élections...
ça semblerait partial.
Tu connais Nick Fischer,
le chef de station d'Oslo ?
De nom seulement.
J'ai appris qu'il devrait être là,
mais il n'aurait pas demandé l'autorisation
pour sa venue à Berlin, comme c'est l'usage.
C'est entre toi et BB Yates.
C'est son domaine.
Ce pourrait être le tien.
Pourquoi ?
Je n'ai pas confiance
dans ton ancienne équipe ces temps ci.
- Pour quelle raison ? - L'instinct.
Un conflit avec Robert Kirsch
n'est pas une excuse pour un abus de pouvoir.
D'après mes souvenirs, l'ambassadeur
à la pouvoir ultime.
Et si Fisher prépare un truc sur mon territoire,
je veux savoir quoi.
D'accord.
Une élection arrive en Norvège.
Il est peut-être ici pour prendre la température.
C'est que des suppositions pour l'instant.
On garde un œil sur Fisher.
- C'est tout ? - Ne crois pas que ce soit facile.
En fait, il a un peu pété les plombs.
Quoi ? Pourquoi cette urgence ?
Mon agent s'est envolé en Espagne avec Otto Ganz
pour commander du Semtex.
On a eu le même appel de Daniel.
Super, donc tout roule.
Qui est Andrew Chevalier ?
Désolé ?
Le marchand d'armes que Daniel a mis sur écoute.
Aucune idée.
Si c'est une opération conjointe, il ne peut y avoir un joker que j'ignore.
Daniel a dû improviser.
On n'a même pas eu l'occasion d'approuver.
C'est pas censé me rassurer.
Ce qui devrait vous réassurer,
grâce à nous, c'est que vous êtes plus proches
d'arrêter Otto Ganz qu'il y a deux semaines,
alors... de rien.
Espérons que vous ayez raison.
Bordel de merde.
Vous connaissez Chevalier ?
Je connais celui qui est derrière le pseudo :
Hector DeJean.
Je croyais DeJean écarté
après son petit numéro en Arabie...
c'est ce que j'ai lu dans le rapport, mais...
Si le boulot est fait, quelle importance que ce soit DeJean ?
Ça l'est, en fait.
Vous ne savez pas tout sur DeJean.
- Comme quoi ? - Comme peu importe.
Pardon... "peu importe" ? Sérieusement ?
- C'est un ordre ? - D'accord, écoutez.
Faire le job quoi qu'il en coûte n'est pas notre façon de travailler par ici.
J'aime tracer une ligne entre escroquerie et imprudence.
"Comme on travaille par ici,"
c'est ma décision, pas la votre.
Allons, BB.
Merde.
Vous dites Emmerich,
je dis énigme.
Un aspirant écrivain qui vire à la politique ?
Ex libéral, à présent très conservateur.
Il va à l'église, mais il a fait sa thèse sur Nietzsche.
C'est bizarre.
J'ai vu plus bizarre. Autre chose ?
Il y a eu des rumeurs
que derrière le politicien il y a un homosexuel.
D'où le mariage tardif.
Et l'absence d'enfants.
Continuez à creuser.
- J'en ai besoin pour ce soir. - Ce soir ?
Vous venez avec moi
à la fête d'après débat au siège du PfD.
Depuis quand ?
Depuis que j'ai dit à BB que je vous voulais en soutien.
Après la dernière fois, je n'étais pas sûre...
de ma place.
Si vous cherchez des compliments,
il faudra voir ailleurs.
Mais je vois quelque chose en vous.
- Quoi ? - Du potentiel.
Et une tendance à improviser,
donc je dois savoir si vous pouvez respecter le plan.
Quel plan ?
Merci.
Puis-je vous aider ?
Oui, je recherche quelque chose...
pour une soirée ?
Cocktail, classique ?
Plus affaire ou plaisir ?
J'ai une idée.
Voilà.
C'est l'une de mes préférées.
C'est pour une occasion spéciale ?
Quelque chose de plus... affaire.
Oui, bien sûr.
Qu'est-ce que ça donne ?
Bien.
Il y a toujours celui-ci.
Vous pourriez l'essayer.
C'est bon, merci.
Les immigrants ne veulent pas apprendre la langue maternelle.
En légiférant avec des murs, vous nous ramenez 3 décennies en arrière.
Légiférez avec indulgence, et vous finissez avec du sang sur les mains.
Je ne veux pas être responsable de la prochaine attaque, et vous ?
Il ne quittera probablement pas la fête, mais au cas où...
Vous avez vu le plan pour le siège du PfD ?
Oui, mémorisé.
Bon dieu. Mémoire photographique ?
Non, des habitudes avant les smartphones.
- Vous êtes superbe. - Merci.
- Souhaitez-moi bonne chance. - Je serai juste dehors.
À bas la propagande nazie.
À bas la propagande nazie.
Bonjour. Valerie Edwards.
Merci.
Votre sac, s'il vous plait.
Merci.
Vous l'avez fait.
J'en suis heureux.
- Il y a du monde. - Comment vous dites en anglais...
elle a "déchiré" au débat.
Santé.
Santé.
Pas d'inquiétude. Vous êtes en sécurité.
Josef.
Je te cherchais.
Tu as apprécié ?
Je disais à mon amie
que tu étais magnifique.
Merci. Très bien.
Tous les journaux de Berlin sont là !
Espérons que leurs gros titres soient d'accord avec toi demain.
Je l'espère aussi.
Très bien.
Je te présente Valerie Edwards.
Bureau des Affaires Régionales, ambassade des USA.
C'est un plaisir.
Josef a parlé de vous.
En termes agréables, j'espère.
Un ami de la Maison Blanche est notre ami.
Viens. Je veux te faire rencontrer quelqu'un.
Bien sûr.
Pardonnez-moi de vous l'enlever.
Pas de soucis.
Je reviens de suite.
- Nick Fischer ? - Qui me demande ?
Steven Frost. Directeur de Berlin.
Frost. Exact.
Directeur évincé plutôt, non ?
De toute façon, je vais garder ma main jusqu'à ce que vous la serriez...
Je pensais qu'ils vous auraient chassé
de Berlin après cette saga.
Cette saga a prouvé mon innocence.
Et cette ville a vu pire.
Comment va la station d'Oslo ?
Pardon ?
Rien d'officiel.
Quel temps y fait-il ?
En ce moment, c'est... plutôt nuageux.
- Puis-je vous offrir un verre ? - C'est bon.
Merci.
Salut, étrangère.
Salut, Steven.
Que fait une gaucho comme toi
dans un taudis de droite ?
Je traine, tu connais.
Et toi ?
Je suis un peu plus conservateur.
Tu le sais.
Dis-moi que tu n'aides pas ce parti.
Tu essaies de lui causer du tort ?
Tu sais que je ne peux pas en parler.
Oui, je sais.
On me l'a rappelé récemment.
Écoute...
Je n'ai jamais eu l'occasion de m'excuser...
Pour Clare, pour l'opération du centre commercial... tout.
On a tous beaucoup d'excuses à faire.
Tu le sais ?
Hector ?
Je peux te dire un truc ?
Je ne sais pas pourquoi BB t'envoie ici,
mais ce ne doit pas être avec l'appui
de la maison, alors sois prudente.
Tu as déjà assez à faire avec ce nouvel ambassadeur.
Merci.
Passe mes salutations à Kelly.
D'accord.
À la lumière du débat de ce soir, j'ai assez parlé pour ce soir...
j'aimerais donner la parole à mon brillant partenaire responsable de la stratégie.
Merci pour votre soutien.
Merci Katarina.
Merci à tous.
Merci d'être venu soutenir la Perspective pour l'Allemagne.
Nous sommes un pays avec une grande histoire.
Une partie devrait rester dans le passé,
nous devrions réserver l'autre pour notre avenir.
Et à présent,
Et à présent, nous semblons tous d'accord.
Que faites-vous ?
Ça ressemblait à quoi ?
On le fait à ma façon. Pas la vôtre.
Votre petit discours était la distraction parfaite.
Vous ne pouviez pas faire plus long ?
Mon "petit discours" ? Vous m'insultez à présent.
Je l'ai raccourci pour vous empêcher de faire des bêtises.
Je n'aurais pas dû venir.
Nous devons être prudents.
Pourquoi m'avez-vous demandé de venir ?
On a de la compagnie.
C'est quoi ?
Josef a été assez aimable pour me faire faire un tour avant que je parte.
Il fait toujours plaisir au gens.
Que puis-je répondre ?
Puis-je vous demander une grosse faveur ?
Un photo avec moi, est-ce possible ?
J'aimerais l'envoyer à nos amis de Washington.
Vous le permettez ?
Bien sûr.
- Super. - Merci.
Alors, un beau sourire.
1, 2 ,3.
Merveilleux.
C'était proche. Trop proche.
Étrange comme vous êtes tous deux apparus, l'un après l'autre.
Vous pensez que je l'ai conduite à vous.
Je ne sais pas Josef. Je ne sais pas quoi penser.
Mais j'apprécierais que vous effaciez immédiatement cette photo.
S'il vous plait.
Alors c'est tout ? C'est terminé ?
Si je n'ai pas confiance en vous,
oui, c'est fini.
C'est incroyable.
C'est la 2e fois que je vous sauve,
et vous ne pouvez pas me faire confiance.
On devrait régler ce différent devant un verre.
Je ne tomberai pas sous le charme, Josef.
Vous n'avez pas peur, vous ne serez pas charmé...
Quelle émotion puis-je susciter ?
D'accord.
Pourquoi les gens riches prennent si longtemps pour pisser ?
La queue était au coin de la rue.
10 h.
BB, Kirsch.
Ambassadeur.
Je ne pensais pas vous voir.
On voulait comprendre toute cette agitation.
Rien de tel qu'un bal à l'ambassade
pour vous rappeler ce qu'est la mauvaise restauration.
C'est du sarcasme ?
Robert est à Berlin depuis un moment.
Il est plus habitué que nous à ce genre d'évènement.
Il est peut-être alors temps
que quelqu'un change de paysage.
Combien va faire Gerhardt ?
15 % des votes ? 20 % ?
- 9 % selon les sondages. - La presse ?
Les sondages se trompent souvent sauf sur le fait qu'il faut s'en méfier.
Gerhardt pourrait être la meilleure chose
pour ce pays depuis des décennies.
Avez-vous en tête une décennie particulière, ambassadeur ?
Ne me cherchez pas.
C'est ce genre de pensée
qui piège ce pays dans son passé.
Veuillez nous excusez, nous avons une réunion à 8 h.
On veut être en forme.
- Jusqu'à la prochaine. - Bonsoir.
- Je voulais un autre verre. - Parfait.
Je connais un endroit déjanté
que je voulais essayer.
Un truc que je ne tolère pas,
c'est une brute.
Et Hanes vient de nous voler notre argent de poche.
Nous devons faire ce qu'il demande.
Sinon, c'est retour à la maison.
Je pensais,
ce pourrait être... le début d'une belle amitié.
Vous me citez "Casablanca" ?
On aura toujours Berlin.
Où est-il ?
- Où est quoi ? - Le dispositif de localisation
pour votre équipe
en cas de problème.
Vous admettez avoir des problèmes ?
Peut-être, mais pas le genre d'ennui
dont on doit s'inquiéter.
J'espère n'avoir personne qui nous suit
vers notre dernier verre.
Tout ce que vous faites avec moi, c'est aussi leur affaire.
Tout ? D'accord.
Désolé. "Vous ne tomberez pas sous le charme."
Il y a au moins assez d'espace entre nous pour qu'un camion y passe.
Touché.
Elle apprécie une bonne blague.
Je note : il surestime son sens de l'humour.
Valerie, s'il vous plait.
Éteignez l'appareil.
On saura alors qu'on peut se faire confiance.
Merde.
Allez, Tim. Je l'ai fait pour toi.
Marrant, ça ne marche que dans un sens.
Toutes les conneries que vous racontez sur la NSA.
Un agent fédéral a disparu.
C'est vraiment le moment ?
Tu l'as vue où la dernière fois ?
La berge. Je t'envoie l'adresse.
Inutile, je t'ai localisée.
- Assez proche. - C'était rapide.
Mais ça fait 5 ou 10 minutes.
- On va la trouver. - Promis ?
Donne-moi son numéro.
Alors, Mme Yates...
comment l'agitation de Berlin vous traite-t-elle
- après un mois ? - En vérité,
je n'ai pas encore vu grand chose.
Si vous avez besoin d'un guide...
Je pourrais vous prendre au mot.
Je pourrais aimer ça.
Vous voulez gouter à ma greffe de foie ?
Seulement si vous goutez
à mon hyper boulimie.
Prêt ?
- 3. - 2, 1.
On donne généralement un mot de passe pour entrer ici.
C'était "notre secret."
"Unser Geheimnis" ?
Vous parlez allemand ?
Un peu.
C'est le secret de qui ce soir ?
Les vôtres et les miens, ou les vôtres et ceux de Katerina ?
Vous pensez encore que c'est un coup monté ?
Je serais folle de ne pas m'interroger...
surtout si on considère vos interactions avec chacun.
Maintenant j'ai une liaison avec elle ?
C'est le cas ?
J'essaie juste de découvrir le vrai Josef Emmerich
et ses véritables motivations.
Car vous m'avez invitée à cet évènement ce soir.
Pour que je vois quelque chose,
mais que je ne fasse rien.
Vous m'avez présenté Katerina,
mais vous avez failli me faire démasquer.
Vous voulez la faire tomber, mais...
vous semblez idolâtrer
le terrain qu'elle arpente.
Alors, ma question est...
que voulez-vous, Josef ?
J'aime quand vous prononcez mon nom.
J'en veux plus.
Vous m'excusez ? Je vais aux toilettes.
C'est quoi, un exercice d'évacuation ?
Et le signal de localisation ?
Je l'ai éteint pour gagner sa confiance.
Comment je l'aurais su ?
Vous avez raison. J'aurais dû vous le dire.
J'ai arpenté chaque rue
dans un rayon de 10 blocs. Je pensais avoir merdé.
April, vous avez bien agi.
Mais ne vous emballez pas.
- C'est tout. - Je dois rester ?
Non, je gère.
Passez une bonne soirée.
Merci.
Votre invitation au PfD ce soir...
Oui ?
Elle tient toujours ?
On a fini.
Ne dites pas ça.
Ce n'est que le début.
- Josef... - Oui, Valerie ?
Pas ça.
C'est fait.
À vous.
Qu'y a-t-il, mon vieux ?
Pourquoi me suivez-vous ?
C'est comme ça que vous m'invitez à prendre un verre ?
N'apportez pas de couteau dans une fusillade.
Ce serait idiot.
La CIA se comporte comme ça dans les environs sauvages d'Oslo ?
Soyez content que je ne sois pas ici pour vous tuer.
Je le suis.
Pourquoi êtes-vous ici ?
À Berlin.
En quoi est-ce vos oignons ?
Honnêtement ?
Le jeu me manque. C'est pathétique.
Ils m'ont mis au rencard.
Mais... la vie professionnelle est aussi stérile
que l'appartement qui va avec,
et ce soir... j'ai eu un parfum de l'ancienne vie.
Je parlais à un ex collègue
avant l'évènement,
il disait que vous seriez ici ce soir,
et j'ai compris que vous n'aviez pas d'autorisation.
Alors, mon ADN s'est activé.
L'ambassadeur Hanes m'a invité,
alors dites à votre collègue ne ne pas péter les plombs.
Hanes vous a invité ce soir ?
Voilà pourquoi vous êtes là ?
Il veut savoir à quoi s'attendre
aux élections norvégiennes étant donné la poussée du PfD ici.
Je vais trouver la sortie.
C'est ces poissons ?
Je ne veux pas que des poissons me bouffent.
Tu étais où ?
Je peux entrer ?
- Oui, entre. - Tu est seul ?
- Je ne sais pas. - Alors, Robert...
Nick Fischer, ça te dit quelque chose ?
Directeur d'Oslo ?
- Non, pourquoi ? - Parce que...
Je suis tombé sur lui hier soir. Ce mec est étrange.
Ma curiosité a pris le dessus...
je l'ai surveillé.
Il m'a démasqué comme personne,
et c'était humiliant.
Humiliant.
Maintenant, je rêve de ce gars.
Vraiment.
Jusqu'à me faire grignoter les doigts de pied
par des poissons.
Et mon sosie... me regarde.
Je ne comprends rien à ce que tu dis, Steven.
Désolé.
Tu es sorti hier soir ?
C'est quoi ?
C'est un merdier, voilà tout.
Qui est-ce ?
Tu promets de ne pas rigoler ?
J'ai baisé avec la patronne hier soir.
Quoi ? Tu n'as...
Tu n'as rien à dire ?
Je suis blessé que tu n'es rien tenté avec moi
quand j'étais le chef.
C'est pas drôle.
C'est pas drôle du tout.
C'est la merde.
Noah débarque ici.
Qu'est-ce que tu fais ?
C'est un Chateau le Puy.
- Un quoi ? - Chateau le Puy, et...
il est 9 h du matin.
Alors un petit remontant ne fera pas de mal.
C'est un vin très cher.
D'accord, c'est bon.
Bonjour.
Qu'est-ce qui t'amène au bureau un samedi ?
Un bon stock d'aspirine...
Si ton crâne est comme le mien.
Et toi ?
Valerie est sur le chemin du retour.
Elle a eu accès aux dossiers de Gerhardt.
Génial.
Écoute.
Je dois te dire un truc.
On dirait le début d'une pub contre l'herpès.
C'est pas le cas, j'espère.
J'ai un fils. Noah.
Il arrive à Berlin aujourd'hui.
Ça semble sympa.
Pour tout le premier semestre.
Tu veux des congés la semaine prochaine ?
Quoi ?
Non, je pensais...
La nuit dernière était le début d'une liaison...
il pourrait y avoir cette petite complication.
En fait...
On est rentrés ensemble, saouls.
Je n'emménage pas avec toi.
Alors, quoi ?
Ça ne serait pas arrivé si on avait pas été saouls ?
On est tous deux célibataires, d'âge mur,
et tu as ta vie, j'ai la mienne.
Et si jamais on veut se défouler ensemble...
on gérera la logistique.
C'est bien. C'est ce que je disais.
C'est ce que j'essayais de dire.
Je pensais en avoir fini avec cette ville.
Elle en a pas fini avec toi.
Bienvenue.
Le voilà. En un seul morceau.
C'était quoi ce bordel hier soir ?
Quelqu'un a fait le boulot.
"Découvre ce que Nick Fischer fait à Berlin."
Je l'ai découvert. Tu l'as invité.
Félicitations. Comment tu l'as fait parler ?
- T'inquiète pas pour ça. - En revenant sur un vélo ?
C'est plutôt un gâteau dans la figure.
C'était pas le but.
Un autre truc à partager ?
Comme quoi ?
Un truc que je devrais savoir.
Je vois rien d'autre.
Même pas que Valerie Edwards était là-bas ?
Tu m'as envoyé, en sachant qu'elle y serait ?
J'ai vu que son nom a été ajouté aux invités
à la dernière minute... ce qui me fait croire
que BB Yates et le Capitaine Kirsch préparent un truc
qu'ils veulent que j'ignore.
Mon instinct.
Donc, tout ce truc avec Fisher...
c'était pour voir si je mouchardais sur le Bureau de Berlin ?
Ta loyauté n'est pas de ma responsabilité.
J'ai donné plus de 40 ans à mon pays,
et ils m'ont pratiquement remis un arrêt de mort
comme remerciement.
Le fait que j'envisage
de le servir à nouveau... ça c'est de la loyauté.
Une putain de loyauté.
Qu'est-ce que tu veux ?
Va voir dans les Pages Jaunes.
Voilà le Steven Frost que je veux.
Je devais m'assurer qu'il est toujours en vie
dans son costume sur mesure.
Café ?
T'es excité d'être avec ton vieux à Berlin ?
- Merde. - Quoi ?
Rien, juste le boulot.
- D'accord. - Merde.
Le boulot chiant
qui est toujours si urgent.
T'es prêt à rentrer dans ta nouvelle maison ?
Allons-y.
Merde, l'ambassade paie tout ça ?
Oui, pas mal, non ?
Ça contrebalance le petit salaire d'un modeste fonctionnaire.
Le bureau de...
- comment déjà ? - Les Affaires Régionales.
- Le BS local ? - Ça veut dire quoi ?
- Tu vas le vérifier ? - Vérifier quoi ?
- Ton téléphone. - Pas si tu le veux pas.
Mais si tu le dois...
Voilà ce qu'on va faire.
T'as dormi dans l'avion ?
Tu piques un somme, je sors un moment.
Je reviens de suite,
et on sort casser la croûte.
D'accord ?
Comme tu veux, papa.
Toujours pareil.
J'allais attendre lundi,
mais je voulais vous remercier.
Pour m'avoir prise dans l'opération.
C'est inutile.
Vous m'avez rendu service.
Parfois je dis de trucs que je ne devrais pas...
m'exprimer alors que je devrais me taire
et écouter.
À lundi.
Entrez.
J'ai pensé que vous aimeriez voir ça plutôt que de l'entendre au téléphone.
Parfait. Je suis sur la bonne piste.
Vous ne le voyez pas comme moi.
C'est une grande victoire de votre fait.
L'expérience m'a appris
à ne jamais m'emballer.
On a un accès aux comptes du PfD grâce à vous.
On connait la commande d'Otto Ganz. On a organisé l'échange de l'explosif
avec Daniel. On surveille ces comptes
pendant l'opération, et si nos soupçons se vérifient,
on coince Katerina Gerhardt et le PfD
pour acte de terrorisme.
Et le reste est déjà de l'histoire.
Il y a un compte qui n'est pas décrypté,
donc on y est pas encore.
Comment était Josef ?
Bien.
Bien.
Gardons-le dans le jeu.
C'est fait.
Merci. J'apprécie.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Je te donne un coup de main.
Ou tu n'es pas au courant ?
Je n'ai pas besoin de ton aide.
Je ne suis pas d'accord. C'est grâce à moi
que la mission avance.
T'approche pas de moi,
Thomas Shaw.
Ou je te dénoncerai et tu pourriras en prison
pour le restant de tes jours.
Ça marche dans les deux sens, patron.
Si je dénonce cette opération douteuse
tu es fichu... sauf si faire de la paperasse à Langley
est ce que tu cherches.
Au fait...
Show est mort et enterré.
Maintenant, c'est Andrew Chevalier.
Tu crois que c'est drôle ?
Non, je pense qu'on a un sérieux arrangement
à trouver ici, et voici mes conditions.
Je vais jusqu'au bout, je joue Chevalier,
je suis un bon soldat, et une fois terminé,
tu lèveras toutes mes restrictions...
les interdictions de voyage, les comptes gelés,
la mauvaise note dans mon dossier.
Qu'est-ce qui te fait croire que je serais d'accord ?
Otto Ganz compte sur moi,
donc toi aussi, exact ?
Tu m'as manqué.
Vraiment.
De retour ?
Je ne peux pas m'empêcher.
- Comment était le tailleur ? - Bien.
Excellent. Mais...
Il vous faut mieux que de "l'excellent."
Au cas où j'en aurais besoin.
Vous m'avez montré quelque chose hier.
Oui, je m'en souviens. Venez.
C'est celle-ci, non ?
Oui, c'est celle-là.
Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com
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