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Zulu
Précédemment...
- Quelle est ton identité de couverture ? - Trevor Price,
- ex militaire. - Ta derniĂšre mission a fini
avec une balle dans le dos, et 4 mois plus tard,
tu pars en infiltration chez les néonazis.
Nous sommes la Perspective pour l'Allemagne...
Allemagne.
Allemagne !
"Réveille-toi, Allemagne."
Katarina Gerhardt cherche Ă faire monter les enchĂšres
des crimes haineux d'extrĂȘme droite en Europe.
Il nous faut une caméra chez elle.
Ester Krug a demandé notre aide,
et Langley n'est pas au courant.
Tout est officieux ?
Le méchant néonazi Otto Ganz,
dont les liens avec les groupes haineux de droite
l'ont placé sur la liste de surveillance allemande
depuis le début de la crise des réfugiés.
Les renseignements suggĂšrent que Gerhardt et Ganz
sont de mÚche pour faire basculer l'élection par la violence.
OĂč en est Daniel ?
Il a établi le contact avec Lena Ganz.
Je peux avoir tout ce que vous voulez.
- Il veut des armes. - Nous devrions fournir
des fusils d'assaut et des munitions
Ă des membres de l'extrĂȘme droite.
Tu devrais rencontrer mon pĂšre.
Cette merde lĂ va nous faire tuer.
- Qui es-tu ? - Ester Krug m'a demandé
- de garder un Ćil sur toi. - C'est un honneur
de vous rencontrer.
Je travaille avec quelqu'un. Il mĂšne la danse.
- Je le représente. - Emmenez-moi à lui
immédiatement.
Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Ăcoute-moi trĂšs attentivement.
Il y a 12 ans à Chechnya, tu as crée l'identité
d'un trafiquant d'armes, Andrew Chevalier.
Je veux que tu l'actives maintenant.
- Comment tu m'as retrouvé ? - Plus tard.
Les gens derriĂšre moi nous tueront si tu ne joues pas le jeu.
Tu le connais ?
Jamais vu.
Je suis Trevor Price.
Parais enchantĂ© de me voir. Tu peux mĂȘme me serrer dans tes bras.
Surveille-le.
S'ils te tuent pas, je le ferai.
- Bienvenue. - Veuillez m'excuser pour l'intrusion,
- M.... - Chevalier.
Appelez-moi Andrew. Entrez.
Otto Ganz.
Ma fille, Lena.
Et notre associé, Armando.
Enchanté.
Vous ĂȘtes loin de l'Allemagne.
M. Ganz voulait te rencontrer personnellement.
Il a une proposition pour toi.
Mi casa es su casa.
Tu peux leur offrir un verre ?
Il y a des biĂšres.
Un moment, s'il vous plait...
C'est beau.
Prends la maison, je prends la voiture.
Habille-toi, chérie. On a des invités.
Tu fous quoi ici ?
Il y a une semaine, on a appris
que ce néonazi, Ganz, cherchait à acheter des explosifs.
Ăa a mal tournĂ©, et on a rien de concret
qui relit Ganz au deal.
Tu as l'air de supposer
- que ça m'intéresse. - On pense qu'il prévoit
une attaque pour faire basculer l'élection.
On a seulement besoin qu'il passe une commande.
- C'est lĂ que tu interviens. - Faux.
Je n'interviens pas du tout dans ce merdier.
- J'ai pris ma retraite. - Tu me le dois,
et je suis là pour ça.
Te le devoir, bordel ?
- Pourquoi Chevalier ? - La CIA t'a construit
- une histoire complĂšte. - Il y a plus de 10 ans.
Je ne me rappelle mĂȘme pas de la trame.
Secoue-toi les méninges, car c'est une homme trÚs dangereux,
et s'il pense un instant qu'il a été dupé,
on est tous morts.
Fais une recherche sur ce Chevalier.
Tu penses quoi de lui ?
Trop tĂŽt pour le dire.
On a besoin d'une vérification, Andrew Chevalier.
- C'est suicidaire. - Joue le rĂŽle,
avec ton charme habituel, confirme tout ce que je dis.
On aura dégagé d'ici une heure.
D'accord.
D'accord.
C'est donc ça la retraite ?
Je suis impressionné.
J'avais des économies pour les mauvais jours.
- Tu es heureux ? - Il y a encore 20 minutes,
j'étais aux anges.
- Je vais chercher ces biĂšres. - Ă partir de maintenant, c'est Trevor.
- C'est qui ? - Relax, ça va aller.
Otto a déjà lancé
- une recherche sur lui. - La couverture tiendra.
- C'est bon. - Il vaudrait mieux,
Otto m'a donné l'ordre
de te tuer avec le blond,
- je n'hésiterai pas. - Fais ton job,
et laisse-moi faire le reste.
Une biĂšre ?
Vous avez une belle maison, M. Chevaler.
Merci.
Le rythme de vie ici me plait. C'est tranquille...
- habituellement. - Ătes-vous dĂ©jĂ allĂ©
- Ă Berlin ? - Que de passage, le plus souvent.
C'est pas ma ville européenne préférée.
L'architecture est une peu froide.
Ciao, cariño.
- Votre épouse ? - J'ai fait ma demande plusieurs fois.
Elle a toujours refusé.
Les filles dans son genre ne savent pas ce qui est bien pour elles.
- "Son genre" ? - Andrew, prends une biĂšre.
Tu as oublié que je ne bois pas, Trevor.
Je suis curieux.
Comment ĂȘtes-vous devenus partenaires en affaire ?
C'était à Grozny, c'est ça ?
En 2007 ?
Oui, approximativement.
J'étais entre 2 voyages en Irak,
et je ne supportais pas de rentrer chez moi directement,
alors j'ai pris un vol pour la Tchétchénie.
Tu étais là -bas depuis combien de temps, un an ?
Oui, si tu le dis.
Pourquoi tu lui racontes pas l'histoire du prĂȘtre ?
Je ne pense pas que M. Ganz veuille l'entendre.
Ăa ne me dĂ©rangerait pas.
Andrew a mis en place un deal avec un gars
qui voyageait à Grozny sous une fausse identité
de prĂȘtre catholique.
- Il va dans un restaurant... - C'était un hÎtel.
Un putain d'hĂŽtel.
Si tu la racontes, que les faits soient justes au moins.
Donc... je rentre dans le hall.
Il fait une chaleur à crever. L'air conditionné est alors en rade.
Je demande donc le pĂšre Mulrooney.
On me montre le bar. Effectivement, le voilĂ ...
le chapelet, le catholique, la totale.
Je m'assoie en face de lui et je parle affaire.
Je mentionne les SAMs qu'il voudrait acheter.
- Les quoi ? - Les missiles sol-air.
C'est potentiellement une grosse affaire.
Des centaines de milliers de dollars,
donc je veux que ce type m'aime bien.
Alors, je parle des spécifications.
La portée, ce genre de truc.
Et il est assis lĂ , imperturbable.
il acquiesce de temps en temps, il sourit
comme si tout allait bien, mais il ne dit rien.
Je me dis alors, "Ce gars porte
un putain de micro ? Il est de la CIA ?"
Qui sait ?
Je deviens un peu parano.
Je regarde aux alentours... Je regarde au fond du hall...
qu'est-ce que je vois ?
Je vois un autre putain de prĂȘtre rentrer.
Et un autre, et un autre.
Il a une bon dieu de convention.
Une convention, et voilĂ .
J'aurais pu vendre des roquettes au Vatican
ce week-end lĂ .
DrĂŽle... trĂšs drĂŽle.
Quel est le verdict, M. Ganz ?
Mes papiers sont en rĂšgle ?
Effectivement.
Dans ce cas, je vous laisse
entre les mains expertes de mon collĂšgue, ici.
Je vous souhaite un bon vol retour pour Berlin.
Si vous permettez, M. Chevalier...
j'aimerais garder ça entre nous.
On m'a déçu dans une transaction récente,
alors cette fois ci, je suis plus prudent.
- Vous comprenez ? - M. Ganz, croyez-moi
quand je dis que c'est un plaisir de vous rencontrer,
mais je suis une personne privée dans un travail précaire.
J'ai peut-ĂȘtre rĂ©ussi votre test, M. Ganz,
mais vous n'avez pas encore réussi le mien.
Vous comprenez ?
Je me porte garant de M. Ganz...
Tu as oublié ta position
dans ce partenariat, Trevor.
Vous avez raison. On est entré dans votre vie privée
et vous n'avez aucune raison de me croire.
Alors ma fille a arrangé une petite livraison.
Quelque chose de convaincant, je l'espĂšre.
Nous sommes Ă plus de 25 miles de la ville la plus proche.
Ce sera lĂ dans l'heure.
C'est qu'une heure, patron.
Vous aimez ?
C'est cruel.
Ils appellent ça du sport,
mais quelle chance a l'animal ?
Vous vous focalisez sur le taureau.
Je pensais que le sujet était le matador.
Il est en colĂšre.
C'est de la colĂšre ?
Je vois de la fierté, de la puissance.
Remerciez-le de ma part.
100 000 euro en billets usagés, intraçable.
Ăa sent bon.
C'est un acompte, si vous ĂȘtes prĂȘt
Ă faire des affaires avec moi.
Donnez-moi un moment.
Interférer dans la politique allemande.
Tu n'auras jamais l'approbation de Langley.
Gerhardt finance une attaque terroriste pour faire basculer l'élection.
C'est les affaires de tout le monde.
Il est prĂȘt Ă faire affaire.
- J'en retire quoi ? - Si tout se passe bien,
je suis sûr qu'on ne remarquera pas la disparition de la mallette.
Tu supposes que j'ai besoin d'argent.
- Regarde autour de toi. - ArrĂȘte tes conneries.
Tu n'es pas Ă la retraite. tu te caches.
Laisse-les.
- Frappe-moi encore. - Quoi ?
Qu'ils voient.
Je l'aime pas.
Il est intéressant.
D'accord, ferrons-le.
Si ça merde, c'est chacun pour soi.
Réunion d'équipe terminée. Diner pour tous ?
On peut parler dans la voiture, M. Ganz.
Merveilleux.
- Vous pouvez la laisser ici. - Je garde l'argent avec nous.
J'ai un compromis.
Si c'est un exercice de confiance...
Voyons ce qu'il en est.
M. Chevalier, avez-vous un portable ?
- Oui. - Si vous voulez
parler affaire, je me demande si...
TrĂšs sage. On ne sait jamais
qui pourrait écouter.
Vous aimez vos jouets...
voitures de sport, belles femmes.
Pour moi, on n'est pas sur Terre
pour s'entendre dire "non."
On vous a donc déçu récemment ?
Un accord est tombé à l'eau inopinément.
J'imagine que vous ĂȘtes pressĂ©
et que je suis votre dernier recours, alors parlons affaire.
Ton ami...
pourquoi je le sens pas ?
Il m'en veut d'ĂȘtre venu Ă l'improviste.
Je me suis portée garante pour toi.
Je t'ai présenté à mon pÚre. Si ça tourne mal,
je suis responsable.
Tu me fais confiance ?
Ăa va aller.
Merci, Armando.
Avez-vous conclu en route ?
Oui.
C'est une commande qu'on peut honorer ?
Ăa prendra du temps,
mais j'ai assuré à M. Ganz que nous aurons tout à Berlin
d'ici le 21.
Ăa fait 10 jours.
N'en parlons plus.
Un toast.
Pas pour moi, merci.
Un verre... pour un toast.
Fais chier. Pourquoi pas.
Aux affaires... et aux nouveaux amis.
Aux nouveaux amis.
Que se passe-t-il ?
C'est la commande ?
Il ne voulait que je l'écrive.
VoilĂ .
Merde.
- Je dois mettre en route... - Tais-toi.
Ce Jeune Hitler est lĂ -dedans
- en train de chier. - Armando ?
Il est du BfV.
- Ester Krug le gĂšre. - Quoi ?
Et tu l'as amené chez moi ?
J'avais pas vraiment mon mot Ă dire.
J'ai plus confiance en Otto Ganz qu'aux gens d'Ester Krug.
Il ne connait pas ton identité. On doit juste l'amadouer.
D'accord.
Tu as la commande ?
Je dois appeler et leur dire que nous serons Ă Berlin ce soir.
- Donne-moi le téléphone de Chevalier. - Je vais passer l'appel.
- Attends. - Pour leur dire qu'on revient
en héros. Déverrouillez-le.
Vous ĂȘtes sĂ©rieux ?
Vous n'appelez pas les services secrets allemands
- sur mon téléphone. - C'est pas sûr.
Je dois trouver un téléphone prépayé.
C'est bon.
Une carte SIM de réserve.
OĂč Ester a trouvĂ© cet idiot ?
Soit vous déverrouillez ce téléphone,
soit je demande Ă Otto de vous y forcer.
Je me demande ce qu'il découvrirait sur M. Chevalier.
Fais-le. Ils ne seront pas que c'est toi.
D'accord.
VoilĂ . Il y a de la pisse dessus.
J'ai fait tout ce que tu as demandé.
Tu as la commande, maintenant, qu'ils dégagent.
Maman ?
C'est ton fils.
Une si belle aprĂšs-midi. Promenons-nous.
Vous n'allez pas manquer votre vol ?
On a le temps.
Vous savez ce que j'ai remarqué dans ce village ?
L'uniformité.
Tous ceux qu'on croise ne font qu'un.
Ils s'habillent le la mĂȘme façon. Ils ont la mĂȘme couleur de peau.
Des générations
de consanguinité donnent ça.
Vous plaisantez, mais dans mon pays,
vous descendez la rue et ça a tellement changé
que personne n'est Ă sa place.
Turcs, Arabes, Africains.
En accueillant tout le monde, c'est la maison de personne.
Un truc vous plait ?
J'ai dépensé assez d'argent pour aujourd'hui.
Viens.
- C'est quoi ce bordel ? - Je vais passer un appel.
Vous avez un téléphone ?
Non, un téléphone ?
Plus tard. Achetez quelque chose.
D'accord.
Ceci.
OĂč est Trevor ?
Je vais le trouver.
Lena y va.
Tu surveilles l'autre.
Daniel sur la 2.
J'ai peu de temps.
Je n'ai pas confiance dans ces lignes merdiques,
- alors sois bref. - Je suis en Espagne.
Qu'est-ce que tu fous lĂ -bas ?
C'est une longue histoire. Otto a passé une commande.
Il veut 120 kilos de semtex.
Il y a une liste de détonateurs et des extras à venir
mais je voulais t'informer.
Je reviens Ă Berlin ce soir et je verrai avec toi plus tard.
Tu es avec Ganz actuellement ?
Oui, et d'autres.
Découvre à quoi va servir le semtex.
Je sais qu'il le veut
Ă Berlin d'ici le 21.
C'est 3 jours avant l'élection.
- Merde. - Oui, j'avais deviné aussi.
On doit découvrir pourquoi et comment
Katerina Gerhardt est impliquée. Ganz compte pas.
C'est qu'un intermédiaire dans tout ça.
Fais-le parler de la cible, Daniel.
- Tu t'es éloigné. - Je voulais dégoter
un petit souvenir. Mignon ?
Si tu le dis.
Il t'a dit de rester avec Chevalier.
On n'a pas arrĂȘtĂ©s de bosser. On mĂ©rite de s'Ă©clater.
Désolée.
T'Ă©tais oĂč ?
Je me suis un peu perdue.
Lena, vous venez avec moi ?
Je ferai trĂšs attention, Otto. Promis.
Si tu veux.
- Alors je conduis. - Bien sûr.
Pourquoi j'ai l'impression que vous aimez vivre dangereusement ?
Si vous voulez que je ralentisse, dites-le.
Non, allez-y.
Comment réagirait votre pÚre
s'il savait que vous couchez avec l'homme de main ?
Vous pensez qu'il le sait pas ?
Un homme comme ça,
si accroché à ses principes, j'imagine qu'il veut
quelque chose de mieux pour sa fille chérie.
Sauf si vous cherchez l'attention de votre pĂšre.
Que projette votre pĂšre ?
C'est pas vos oignons.
Vous ĂȘtes un soldat de la cause,
et comme tous bons soldats, vous ne discutez pas les ordres.
Ce qu'on va faire changera le visage de l'Allemagne pour toujours.
Les terroristes se disent tous ça, non ?
On n'est pas des terroristes. Mais des nationalistes.
Nationalistes. Exact.
Une distinction intéressante.
On a un problÚme avec l'imbécile.
Armando ?
Il est du BfV. Ils sont de notre cÎté là -dessus.
Tu savais qu'il couche avec sa fille ?
Il la manipule peut-ĂȘtre. De quoi tu t'inquiĂštes ?
Elle est plus intelligente qu'il n'y parait.
S'il laisse transparaitre un truc,
personne ne sortira entier d'ici.
Donc, on le colle ?
Tu viens ?
Il ne regarde pas.
Viens.
Il te tuerait.
Dommage pour toi.
- Tu les as appelé ? - Oui, ils veulent
- que nous découvrions la cible. - "Nous" ?
J'espÚre que tu m'as pas mentionné.
Si c'était le cas, Robert serait déjà dans un avion.
Ce matin, tu m'as demandé comment je t'ai trouvé.
AprÚs ton départ de Berlin, j'ai mis une alerte sur tous tes alias.
Quand tu es réapparu en Espagne, j'ai eu une alerte.
Intelligent le Trevor. Pourquoi aurais-tu fait ça ?
Tu as agacé pas mal de gens dangereux.
Je voulais savoir si tu étais encore quelque part.
Comme tu le vois, Daniel,
je prospĂšre.
Allons, Hector. Tu me prends pour un idiot ?
La villa est enregistrée au nom de Juan Carlos de Vega...
un autre gars de la CIA qui a le béguin pour toi.
Il t'héberge ici les étés.
Je savais ainsi que tu serais lĂ .
Je ne peux pas le faire sans toi.
On peut l'amener à s'ouvrir, à révéler la cible.
Oublie Shaw. Oublie le BfV.
Oublie Langley.
Toi et moi.
On en sort gagnants.
Toi et moi.
Et je sais que tu n'as pas oublié comme ça fait du bien.
C'est impressionnant.
C'était une belle journée.
Pourquoi vous ne resteriez pas pour la nuit ?
Vous ĂȘtes sĂ»r ? C'est pas intrusif ?
Non. Ce serait amusant.
Oui.
Ce serait amusant.
Merci, Andrew.
Vous ĂȘtes le bienvenu, Otto.
FĂȘtons ça.
On reste cette nuit.
On a un problĂšme.
Qui ?
Appelle nos amis.
Je veux savoir qui a été appelé et quand.
Vous mangez comme ça chez vous, Otto ?
à Berlin, on a rarement la météo pour cuisiner dehors.
- Mon pĂšre adore cuisiner. - Votre mĂšre doit avoir
la vie facile.
La mĂšre de Lena est morte il y a 11 ans.
Désolé.
Les excuses sont inutiles.
La sĂ©curitĂ© va ĂȘtre plutĂŽt sĂ©vĂšre
à Berlin avant l'élection.
C'est un problĂšme pour la livraison ?
L'aide nécessaire sera fournie.
Des amis haut placés ?
Que pensez-vous, Otto ?
Il va y avoir du changement au sommet ?
Les sondages prédisent un grand basculement autour du PFD.
Il y a 5 ans, personne ne les connaissait.
Exactement. C'est rapide.
On vit dans l'Ăąge des changements rapides.
- Ils vont et viennent. - Pas cette fois.
Ce sont des conneries.
Ne parlez pas à M. Ganz comme ça.
C'est la maison d'Andrew. Nous sommes ses invités.
Je suis impatient d'entendre son opinion.
Mais soyez prudent.
Notre histoire rend les choses un peu plus compliquées.
- Comment ça ? - En Allemagne,
nous sommes confrontés à un défi particulier. Notre lecture du passé
et la culpabilité sur l'Úre Nazie... voilà comment on laisse
tous ces réfugiés infecter notre terre.
On s'est fait voler notre identité ainsi.
On se retourne contre nos propres intĂ©rĂȘts.
Vous ne pouvez pas espérer beaucoup de sympathie en Europe.
- L'Europe change. - C'est le chaos en Europe, Otto.
Oui, le chaos qu'elle mérite.
Nous fleurirons du chaos.
Oh, mon dieu.
C'est ça le putain de socle de votre manifeste ?
On ne peut pas faire d'omelette
sans casser des Ćufs ?
- Ne vous moquez pas de moi, Andrew. - Ce n'est pas le cas.
Ăpargnez-moi les clichĂ©s et dites-moi le fond de votre pensĂ©e, Otto.
- Tout doux. - La ferme, Trevor.
Otto est un adulte. Il peut parler lui-mĂȘme.
En AmĂ©rique, vous posez la main sur le cĆur
et vous prĂȘtez serment d'allĂ©geance.
En Allemagne, je ne vois ni fierté, ni passion.
On exÚcre notre identité. On fait cadeau de notre terre.
Mosquées, temples, synagogues.
C'est un putain de parc Ă thĂšme, un zoo.
Trop, c'est trop.
Le PFD va restaurer notre pays.
Ils vous ont vendu un conte de fées.
Ils vous ont promis du neuf ?
Quelque chose de simple, de pure.
Je déteste devoir vous le dire, Otto,
mais ce sont de conneries.
ExtrĂȘme droite, extrĂȘme gauche. Ils vous font marcher au mĂȘme pas.
Ils vous font croire que vous avez le pouvoir de changer votre nation,
mais c'est une illusion. Une putain d'illusion.
Le pendule oscille.
"Le pendule oscille."
Vous rigolez !
Réveillez-vous, Otto. Ouvrez les yeux.
Rien ne change jamais vraiment.
La démocratie monte, le communisme sombre.
Le communisme monte, la démocratie sombre.
La mĂȘme merde en habits diffĂ©rents.
La seule chose qui amÚne la vraie révolution
- c'est la guerre. - Oui.
LĂ , on est d'accord.
Bien, nous sommes d'accord.
Serez-vous le premier Ă tirer ?
Pourquoi pas ?
OĂč ça ?
Papa, tu devrais arrĂȘter de boire.
La ferme !
Je vais voir comment elle va.
Laisse-la.
Trevor, allez-y.
Un autre verre, peut-ĂȘtre.
Pourquoi pas, mon ami allemand ?
Je peux tenir toute la nuit.
Il me parle comme ça que quand il a bu.
Il doit ĂȘtre sous pression en ce moment.
J'étais pareil au combat.
Des semaines à préparer une mission, tu changes d'endroit, mentalement.
C'est pas ça, c'est... ton ami.
- Il veut lâimpressionner. - Pourquoi ça ?
On peut lui fournir tout ce qu'il veut.
Mon pÚre n'est entouré que de gens qui lui disent oui.
Jour et nuit. Il ne réalise pas
qu'ils ont peur de lui.
Mais ton ami est différent...
il le défie.
Désolé pour ta maman.
J'ai perdu la mienne Ă 12 ans.
C'était dur.
Ils s'aimaient vraiment.
à sa mort, il... a changé.
En voyant l'effet sur mon pĂšre...
le voir se transformer, c'est dur, non ?
Tu vois encore ton pĂšre ?
Non ?
Tu devrais aller le voir.
Nos pĂšres ont peut-ĂȘtre changĂ©, mais...
ils restent nos pĂšres.
Désolée.
Je dois répondre.
Dessert dans 5 minutes ?
Super.
Allez-y plus doucement avec lui.
J'ai dit d'ouvrir une autre bouteille.
Allons au cĆur de ce qui fait vibrer cet enfoirĂ©.
On doit découvrir la cible.
Il ne te fait pas assez confiance pour la révéler.
Pas Ă moi, mais apparemment il est fan de toi.
Vous ne le connaissez pas comme moi.
Si vous le poussez trop, vous libérez le monstre.
Et vous ne le voulez pas.
à toi de décider, Daniel.
C'est peut-ĂȘtre notre seule chance. Pousse-le autant que tu peux.
C'est une super idée, Trevor.
Une super idée.
Ils ont tracé la carte SIM.
Elle a servi cet aprĂšs-midi.
L'appel venait d'un lien extérieur...
... mais avec du déchiffrement ils ont trouvé la cible.
L'Office Fédéral de Protection de la Constitution. (BfV)
Tu le savais ?
J'avais des soupçons.
Pardon d'avoir élevé la voix.
Maman t'aimait trĂšs fort.
Je t'aime.
On envisageait d'ouvrir une autre bouteille.
Ma fille a raison.
J'ai assez bu.
- Je m'excuse. - Sans façon.
Je ne devrais pas vous impliquer lĂ -dedans, mais...
je n'ai pas le choix.
- Qu'est-ce que vous foutez ? - Restez assis !
Putain d'indic.
Trois ans que tu es avec moi.
Ils t'ont donné combien ?
- Merde ! - LĂąchez-le !
Allez !
Je la tuerai !
Je la tuerai !
Tous à l'intérieur.
Tous à l'intérieur !
Les clés de la voiture.
Je prendrai la voiture de sport.
Comme vous ĂȘtes gentil et accueillant,
M. Chevalier, ouvrez le coffre pour moi.
Donnez-la-lui.
Stop.
C'est assez loin.
Rentrez à l'intérieur !
Je vais le faire, Otto. Rentrez !
Papa, rentre à l'intérieur.
Quand on le tuera, faisons-le lentement.
Donne-moi les clés !
Que sait-il ?
Une livraison a été interceptée récemment.
- Je savais qu'il y avait un mouchard. - S'il ne connait pas les plans
- il ne peut rien contre nous. - Ils nous connait.
Je m'occupe de lui. Ne vous inquiétez pas.
Joli stationnement.
Il est parti.
Séparons-nous.
Je le veux vivant.
C'est une façon agréable de terminer la soirée.
- T'es saoul ? - Trois mois d'abstinence
- avant que t'arrive. - Tu t'es vraiment ressaisi ?
C'est pas toi, Hector.
Tu n'es pas prĂȘt Ă sombrer dans l'obscuritĂ©.
Mes options sont limitées.
Hector DeJean est sur la liste des "interdits de vol."
Mes faux passeports vont expirer un jour.
Je suis coincé.
Les FBI pourrait lever les restrictions.
Pas sans l'approbation de Robert.
On sait que ça n'arrivera jamais.
Mon dieu.
- Sortez-moi de lĂ . - C'est bon.
Sortez-moi de lĂ .
- Silence. - Respire.
Si vous ne m'aidez pas, je lui dis tout.
D'accord.
- Je crois qu'il le fera. - Tu dis quoi ?
On a une seconde pour prendre une décision trÚs difficile.
- Pas question, il est du BfV. - Le psychopathe nazi va le torturer,
et s'il parle, on est morts.
Je te le devais bien.
On l'a eu !
Je le voulais vivant.
Il peut m'identifier. Je ne pouvais pas prendre le risque.
Retourne Ă la voiture.
Lena ! Retourne Ă la voiture.
Je ne veux pas qu'on l'identifie.
Laissons les croire qu'on l'a toujours.
Remettons-le dans la voiture.
Notre vol est dans une heure.
On doit y aller.
- Bonjour, Andrew. - Bonjour, Otto.
- Vous avez bien dormi ? - TrĂšs bien, merci.
C'est dommage de devoir partir.
C'est un si bel endroit.
Il va me manquer.
Qu'est-ce que tu fous ?
Il me fait confiance. Je peux ĂȘtre utile.
Ă Berlin ? Tu perds la tĂȘte ?
Depuis trop longtemps.
Ăa va ĂȘtre comme au bon vieux temps,
hein, Trevor ?
Synchro par -robtor- Traduit par la communauté www.addic7ed.com
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