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Original subtitles

SUR LA PISTE DE SANTE FE

L'armée américaine ne compte que quelques élèves officiers

dirigés par le brillant commandant Robert E. Lee.

Ils participent à l'édification de la défense

d'une nation nouvellement conquise.

Au trot ! En avant !

Demi-tour à droite !

Par groupes de quatre !

2e section, resserrez-vous à droite !

Au galop !

Pied à terre !

William Pender.

Charles Sawtell.

Jeb Stuart.

George Custer.

George Pickett.

Robert Holliday.

James Longstreet.

Carl Rader.

Phillip Sheridan.

John Hood.

Jeb !

La selle le fait souffrir. Je fais un rapport ?

J'en ferais bien un pour moi.

Je vous laisse la cavalerie.

Je vais demander l'infanterie.

J'en ai assez d'être la boniche d'une jument capricieuse.

Bonne nouvelle pour ton cheval.

Allez, Gertrude, un petit baiser.

Du calme, sale bête !

Tu te fais mal toute seule.

Je t'avais dit que le mors était trop serré.

Tu lui as déjà coupé la langue.

Tu as déjà porté un mors, toi ?

Personne n'a jamais essayé.

Les gens du Sud connaissent mieux les chevaux ?

On sait les harnacher.

Dans le Sud, vous savez aussi atteler les nègres

avec une sangle autour du torse.

Tu lui casses pas la figure ?

Le diplôme approche.

J'ai attendu 4 ans, je peux patienter une semaine.

"La dissolution de l'Union sous sa forme actuelle

"est la base de mon projet.

"Cette dissolution est dictée par le problème de l'esclavage.

"L'Union doit être réorganisée

"sur le grand principe de l'émancipation.

"C'est une question d'envergure,

"sa perspective est terrifiante, mais le but en est sublime.

"Lui dédier sa vie est noble, même dans le sacrifice.

"Si le gouvernement et la Constitution

"ne partagent pas mon avis, la faute leur revient.

"Je continuerai de les affronter par tous les moyens

"et toutes les armes dont je disposerai."

Qui a écrit ces balivernes ?

Un sage du nom de John Brown.

D'où ça sort ?

Ça me regarde. Tu n'es pas obligé d'écouter.

Ça s'adressait à moi ?

- Comme tu veux. - Bien sûr.

Il faisait pareil avec moi. Il savait pas que t'étais du Kansas.

Laisse, Bob.

Allez, Jeb.

Les élèves ont le droit d'avoir des opinions.

Pas de prêcher la trahison.

C'est dur, de voir les choses en face ?

Rader, je connais ce problème bien mieux que toi.

Le Sud règlera ça en temps voulu, à sa façon.

Indépendamment de la propagande menée par John Brown.

Tu cherches à me provoquer ?

Et ton serment d'allégeance ?

Je vais régler ça tout de suite.

Je ne supporte plus ces richards du Sud

qui arrosent leurs terres depuis 50 ans avec la sueur des esclaves.

Vous êtes si snobs que vous croyez le gouvernement et l'armée à vous.

Celui qui ne partage pas vos opinions est un rebelle,

un agitateur et un traître.

Ça s'adresse à toi, Stuart.

Et à vous tous, bande de ploutocrates.

Il est temps que les gens de votre espèce

disparaissent de cette terre.

Je suis conscient du trouble qui règne parmi les élèves officiers.

La nature de cette agitation et ses responsables

nous étaient inconnus jusqu'à maintenant.

Stuart, selon les règles, vous devriez être renvoyé.

Vos acolytes sont aussi coupables que vous.

Colonel Lee, ces reproches s'adressent à moi.

Je suis le seul responsable.

Pas entièrement. C'est ma faute.

Nous sommes tous responsables.

Exact, Colonel.

Si je vous tenais pour seul coupable, Stuart, vous seriez seul ici.

Custer aussi, ainsi que vous tous.

Mentir pour protéger un ami

peut être une pratique très dangereuse.

La bagarre m'inquiète moins que ses causes.

Tous les sept, vous avez violé le règlement militaire.

Vous avez fait circuler des idées politiques

ne concernant pas les soldats.

Vous devez être unis.

Sévèrement.

Je demanderai qu'après votre diplôme, la semaine prochaine

vous soyez assignés au secteur le plus dangereux de l'armée.

Au 2e régiment de cavalerie stationné à Fort Leavenworth.

Au Kansas.

C'est tout. Rompez.

Faites entrer l'élève Rader.

Fort Leavenworth, un suicide !

Le Kansas. La piste de Santa Fe. Quelle chance !

Et la cavalerie ? Quelle promotion !

On sera tous généraux avant peu.

Rien ne pousse, là-bas, que les problèmes.

Qu'est-ce que tu racontes ? J'y suis né.

Attendez qu'on soit là-bas. C'est mon royaume.

Vive le Kansas !

Ces pamphlets ont été trouvés dans vos quartiers par dizaines.

Ainsi qu'une lettre d'un antiesclavagiste

vous enjoignant à les distribuer aux élèves sympathisants.

Depuis quand jouez-vous à ça ?

Un certain temps.

Ces conspirateurs ont réussi à implanter un agent parmi nous.

Vous êtes renvoyé sur-le-champ.

Vous avez jusqu'à ce soir pour faire vos bagages et disparaître

du périmètre de West Point.

Très bien.

Dites à M. Stuart de ma part

qu il vaut mieux qu'il reste dans l'armée.

Qu'il n'en bouge pas, à partir de maintenant.

C'était ma sœur, Kit.

Je pensais qu'à Boston tu serais devenue une dame.

Moi aussi. Ça m'a échappé.

J'ai le grand honneur et le privilège

d'accueillir le ministre de la guerre des États-Unis,

l'honorable Jefferson Davis.

Messieurs les officiers, messieurs de la classe 1854,

messieurs et mesdames leurs invité et leurs fières familles,

je ne vous retiendrai pas longtemps, ayant moi-même été à votre place

et ayant dû supporter le discours interminable d'un ennuyeux général.

En tant que ministre de la guerre de cette nation,

j'ai un devoir envers chaque nouvel officier de l'armée

avant qu'il n'entre dans le service actif.

Ce devoir consiste à définir

ses responsabilités envers son gouvernement.

Nous sommes une nouvelle nation parmi les puissances de ce monde.

Voici 80 ans encore, nous nous battions pour notre liberté.

Et nous nous battons encore pour la défendre.

Notre nation n'est pas encore puissante

si ce n'est par l'esprit. Cette unité spirituelle

est notre plus grande force. Vous avez un devoir.

Un seul. L'Amérique.

Grâce à votre dévotion inébranlable et grâce à Dieu,

notre nation n'aura aucune crainte à avoir de l'avenir

et vous aurez servi la plus noble des causes :

la défense des droits de l'homme.

Pour se rendre à Santa Fe,

il fallait emprunter la voie ferrée jusqu'au Kansas.

Et savoir faire preuve d'un certain courage.

Vos billets !

M. Holliday, nous approchons de Leavenworth.

Dommage que votre train n'aille pas plus loin.

Pour quoi faire ? Y a plus rien, après.

Presque une nation.

Je construirai une voie ferrée qui ira jusqu'à Santa Fe.

Vous avez pourtant fait fortune, mais vous connaissez rien.

Faites accélérer. L'autre fois, j'ai dû les aider à couper du bois.

À votre 1er voyage, je changeais vos langes.

Où je vais ?

Boire un coup.

C'était pour savoir.

Bob parle beaucoup de ce chemin de fer pour Santa Fe.

Étonnant qu'il n'ait pas été construit.

Ce n'est pas notre faute, Stuart.

On ne construit pas sur une terre gorgée de sang comme le Kansas.

On perd des milliers de pionniers qui partent vers l'Oregon.

On a entendu parler de l'attaque d'Osawatomie.

Quelle est la situation ?

Le Kansas est un territoire, pas un État.

Nous sommes prêts à rejoindre l'Union.

Mais en État esclavagiste ou pas ?

La majorité du Kansas est esclavagiste, des gens du Sud.

Mais il y a les abolitionnistes menés par John Brown.

Cela fait du Kansas un lieu de rébellion et de massacres.

L'armée vous envoie donc à Fort Leavenworth.

Destination suicide.

Quel honneur !

Quand je vous ai vue lors des diplômes,

j'ai pensé aux mots de Napoléon rencontrant Joséphine.

Quels sont-ils ?

Qu'il ignorait qu'un pays sauvage comme l'Amérique

ait pu créer un être d'une beauté aussi parfaite.

Merci. C'est très joli.

N'est-ce pas ?

George utilise ce truc depuis des années. Non ?

J'aimerais avoir de belles idées comme ça.

Elles te déplairaient, là.

Vous alliez me parler du Kansas.

Vous faites quoi, le samedi soir ?

Pour autant que je me rappelle,

la moitié de Leavenworth prend un bain. Et l'autre, une cuite.

Comme il n'y a que 2 baignoires, il a de l'ambiance, vers minuit.

Kit !

Pourquoi vous a-t-on appelée Kit Carson Holliday ?

M. Carson et mon père étaient très amis.

Persuadés que je serais un garçon, ils m'avaient déjà choisi un nom.

Je vois.

Heureux qu'ils se soient trompés.

Moi aussi.

Chef de train !

- Vous comptez faire quoi ? - Pour quoi ?

Je m'en occupe.

Je vous avais dit que les nègres, c'est en dernière voiture.

Leur ticket leur donne le droit de s'asseoir partout.

Je ne veux pas de problèmes.

Laissez-nous, alors.

Que va devenir ce pays ? Vos billets.

Cessez de trembler, il n'y a rien à craindre.

On est à 30 min de la frontière.

Si on n'agit pas, ils passeront la frontière.

Allons-y.

Où emmenez-vous ces nègres ?

Ça vous regarde, peut-être ?

Les questions, c'est nous. Ils sont affranchis ?

Voici leurs papiers.

Voyez vous-même.

Pas besoin. On sait qui vous êtes.

Ne faites pas un geste.

Descendez du train avec eux tant qu'on est encore dans le Missouri.

Allez, debout.

Ils nous emmènent où ? On va nous faire quoi ?

Que s'est-il passé ?

C'est leur faute.

Les esclaves noirs. Il voulait leur faire passer la frontière.

J'aurai ce type du Kansas quoi qu'il m'en coûte.

- Qui est-ce ? - Oliver Brown, fils pourri de John.

Tout ce qu'il y a de mort.

Aide-moi, blanc-bec.

Faut pas salir le tapis. Poussons-le du passage.

Du calme, asseyez-vous.

Voilà le Kansas sanglant...

Il n'y aura pas de paix

tant que John Brown et ses disciples seront en vie.

LEAVENWORTH, KANSAS.

Là où s'arrêtaient les rails et la civilisation,

la piste de Santa Fe commençait.

La vieille route espagnole du Mexique

retentit maintenant d'une nouvelle devise :

"Dieu descend à Leavenworth et le train continue jusqu'en enfer."

Le terminus actuel. Descendons jusqu'à Wichita,

traversons l'Arkansas,

longeons la rivière Cimmaron jusqu'à Las Vegas puis à Santa Fe.

Notre 1re section de rails ira de Leavenworth à Wichita.

Tu commences quand ?

À l'Est, ils nous financeront dès qu'on aura prouvé

que ce train est sûr et qu'il eut rapporter.

Papa ?

Où est la liste ?

J'ai oublié d'en faire une.

Bravo.

98 tonnes de marchandises sans ordre de charger.

Comment faisais-tu en mon absence ?

Je voulais que tu saches à quoi ressemble une jupe. Regarde-toi.

Du cambouis sur le nez.

Que diraient tes amies de Boston ?

Ça m'est un peu égal.

Continue avec tes papiers, je m'occupe des affaires familiales.

Tex !

Windy !

Où sont-ils ? Pour quoi les paie-t-on ?

Tu me l'avais pas dit.

T'es jaloux, hein ?

J'ai même pas dit au revoir à Lilly.

Arrête de mentir, vieux chacal.

T'as pas acheté ce miroir pour ta sale bouille.

Et toi, tu te vois avec ce corset ?

Quand Lilly verra ça !

Elle t'étripera. Si elle y arrive !

Espèce de...

Vous deux, où étiez-vous ? Venez !

Mlle Kit.

Pas de Mlle Kit. Qu'est-ce que vous fabriquiez ?

- On a perdu notre montre. - On n'a pas vu l'heure.

Je devrais vous renvoyer. Où étiez-vous ?

On devait acheter des bricoles.

On a une fiancée à Santa Fe, Lilly...

Comment ça, "on" ? C'est ma fiancée.

Celle de tout le monde.

Vous vous installez à Santa Fe ou c'est pour Lilly ?

Elle voulait un de ces machins pour se voir.

Il est joli, hein ?

Qu'en dites-vous, Tex ?

Vous rigolez, ânes bâtés ?

Allez, au travail.

Et que ça saute.

Cache ce truc ou mets-le.

Fort Leavenworth. Territoire du Kansas.

Dernier poste de l'armée entre la civilisation et Santa Fe.

Je n'irai pas par quatre chemins.

On est à Fort Leavenworth, pas à West Point.

Vous devez constituer une garnison de frontière.

Trois des officiers que vous remplacez

sont enterrés dans le cimetière militaire.

Quatre sont portés disparus.

Le régiment a une seule tâche.

Défendre la paix au Kansas. Nous sommes seuls.

Il n'y a pas d'autre fort jusqu'à Santa Fe. Nous sommes fiers

de cette responsabilité.

L'armée nous voit d'un mauvais œil mais on nous respecte à l'Ouest.

Qu'il en reste ainsi.

Ordre du jour : lieutenants Longstreet et Holliday,

entraînez la troupe B.

Stuart et Custer escorteront, avec 8 hommes,

la caravane qui part à midi pour Mexico.

Prenez les provisions d'usage et revenez pour les derniers ordres.

Tu vas garder ces Bibles près du hayon ? Elles iront pas loin.

Pour sûr.

Le convoi est prêt.

J'espère que votre voyage sera calme. Sinon, je perdrai de l'argent.

On essaiera de vous éviter ça.

À dans 6 semaines, avec de la chance.

Ouvrez l'œil, les gars. Et soyez rapides.

Le paysage vous plaira, mais ne vous y fiez pas.

Au revoir, Stuart. Au revoir, Custer.

2 hommes par voiture.

Ces fûts dans la prochaine voiture.

- On a la même idée. - On dirait.

Comment faire ?

Tirons à la courte paille.

Équitable.

- J'ai la longue. - Attends.

Dans ce cas, tu as perdu.

Pas de chance. Tiens mon cheval.

Une charrue, un siège.

15, 12 et 14. Joe ! Il manque quelque chose.

Moi, sans doute.

Bonjour. Que faites-vous ici ?

Je suis au service de ces voitures.

Le convoi !

Une idée de papa. Il voit John Brown derrière chaque buisson.

Être loin de vous 6 semaines alors que ça commençait si bien.

Quoi donc ?

Il me reste quelques minutes, je serai rapide.

Ces jours-ci, vous l'étiez plutôt, George Custer et vous.

Pauvre George. Peu importe.

Kit, il faut que je vous le dise avant de partir.

Je suis complètement fou de vous.

Laissez-moi terminer. Vous connaissez l'armée.

La solde est maigre et vous serez sûrement veuve dans 15 jours.

Vous avez déjà des noms pour les enfants ?

C'est peut-être le plus grand moment de notre vie.

Pas dans ces vêtements.

Vous n'avez pas de cœur ?

Si, j'en ai un.

Et il va rester où il se trouve.

Je ne connais rien de vous, Jeb Stuart. Mon frère vous adore.

Mais il est tombé sur la tête, bébé.

Un baiser d'adieu ?

C'est un honneur, mais...

Non merci, je ne le mérite pas.

Quelle surprise. Le caporal te cherche, c'est urgent.

Bien sûr. Kit, nous reprendrons où nous en étions.

George, pas trop de bavardage.

On part dans une minute. Je dois vous dire quelque chose.

Je vous aime à la folie.

Je crois entendre un écho.

Kit... Pardon, vieux.

Je voulais vous demander, ai-je un réel rival ?

- Comment répondre à ça ? - En disant la vérité.

Vous êtes deux fous !

En avant, les bœufs

Dans la chaleur du désert

Vos gorges vont se dessécher

Vos crânes presque éclater

Pas d'eau quand on a soif

Et pour seule nourriture

Un morceau d'antilope Ou du buffle cuit au soleil

Au revoir.

On sera peut-être morts Le jour de la paye

Mais même si on n'est pas payés On changera pas de métier

Car on aime bien se balader Sur la piste de Santa Fe

Faire la route avec nous, C'est pas du gâteau...

Vous réfléchirez à mes paroles ?

À chaque mot. Soyez prudent.

Ne vous inquiétez pas. Au revoir, chérie.

Tu veux parier, Kit ?

Sur quoi ?

Ces deux garçons.

Je connais le gagnant.

C'est ridicule.

Lequel tu préfères ?

Pari tenu.

Le camp de John Brown, l'abolitionniste,

dont les attaques sanglantes terrorisent le Kansas.

Les volontaires n'entreront pas au Kansas sans arme.

Ils ne les exposeront pas à la vue du public.

Que cela soit bien compris.

- Ils ne... - Doucement, papa.

Nos plans ne seront connus que de nous seuls.

Ceux qui trahiront notre cause devront mourir.

Dès qu'ils seront jugés coupables.

Jusqu'à leur dernière goutte de sang, ils se doivent assistance.

Ils ne parleront sous aucun système de pression.

C'est notre camp.

Une fois ici, on ne fait plus marche arrière.

Vous inquiétez pas. On n'est pas du genre à partir.

C'est bien. Ne changez pas d'avis.

Ça nous épargnera des désagréments.

Vous êtes en retard. Un problème ?

Non, on a dû faire un détour.

J'ai ramené ces hommes de Palmyra.

Des volontaires. Voilà leurs papiers.

L'Illinois. C'est un long voyage.

Il n'est pas fini. On vient se battre contre les esclavagistes.

Le plus tôt sera le mieux.

On va vous donner du travail.

Kitzmiller, occupe-toi d'eux.

Par ici, les gars.

On a la nouvelle qu'on attendait. On lève le camp, Rader.

On démonte les tentes !

Oliver !

- Il est blessé. - Non. Où est papa ?

Père !

Que t'est-il arrivé ?

Où sont les Noirs ?

Des esclavagistes nous ont maltraités. J'en ai tué un.

Tu as laissé 4 personnes pour te sauver ?

C'était eux ou moi.

Tu n'es qu'un poltron !

À l'avenir, obéis-moi.

On part immédiatement.

Tous à genoux.

Vous avez envoyé des corbeaux pour sauver Élie,

et Vous me permettez de poursuivre Votre tâche divine.

Le Seigneur notre Dieu est un dieu de bonté,

de puissance et de sévérité que rien ne peut influencer.

Dieu est un guerrier.

Que Votre main droite étincelle de puissance.

Puisse cette main mettre l'ennemi en pièces.

Oscar,

attention en traversant la rivière, mon miroir est dans cette voiture.

Les chevaux sont fatigués. On s'arrête quand ?

Une fois la rivière franchie. On sera à l'abri des 2 côtés.

Je suis content de quitter la civilisation.

C'est trop dangereux pour un homme de paix.

J'ai déjà vu des abolitionnistes.

Mais qui est ce John Brown dont on parle tant ?

À ce que je sais, c'est un moulin à paroles. Dans ton genre.

Vous l'avez déjà vu ?

Non, mais il a tué 2 de mes amis à Osawatomie.

Jim Doyle et Allan Wilkinson ?

C'est pour ça que j'aimerais bien le rencontrer.

Il n'a rien contre les gens comme vous.

Laissez-le où il est.

Comptez sur moi.

Il a pas tué mes amis, mais je raterai pas une bonne bagarre.

On devrait pas.

On n'a jamais attaqué de caravane.

On n'est pas des bandits.

Tu dis que notre cause est juste. Nous deviendrons des hors-la-loi.

Notre seule loi, c'est la loi de Dieu.

Fais ce que je te dis.

Rader, tes hommes en arrière. Attendez mon signal.

Salut, étrangers.

- Les voitures Holliday ? - Exact.

Je suis Jonathan Smith de Newton.

On peut vous aider ?

Une partie de ces marchandises est à moi.

Peut-être. Vous pouvez le prouver ?

J'ai un reçu de l'expéditeur.

Vous venez de loin, M. Smith. Newton est à près de 80 km.

Je suis de Newton, mais je travaille plus près de la piste.

Je vois.

Je trouvais vos chevaux en forme.

Huit caisses de Bibles.

Viens, Windy. On les décharge.

Jason, approche la voiture.

Pose cette caisse ! Je dois sortir les Bibles.

C'est drôle. J'ai déjà vu sa tête.

J'ai la même impression.

Un visage qu'on n'oublie pas.

Attends. Dans un magazine. The Atlantic, je crois.

Soit il vient de Boston, soit c'est un missionnaire.

Non, c'est pas ça.

Y a eu du grabuge de l'autre côté de la rivière.

Encore ce salaud de John Brown.

Ouvrez l'œil, avec lui.

Merci, on tâchera.

C'est lourd, pour des Bibles.

Comment tu le sais ? T'en as jamais vu.

Un instant.

J'aimerais voir ces Bibles.

Pas un geste !

Les mains en l'air, sagement.

Laissez vos armes où elles sont.

Approchez l'autre voiture.

Partez vite avec les caisses.

Celles marquées "Bibles".

Jeb !

Regarde, notre ami Rader.

Quelle surprise.

Officiers de cavalerie ?

Tu as le poste que tu voulais.

Vous les connaissez ?

Oui, très bien.

Stuart vient d'une riche famille esclavagiste de Virginie.

Il vous a traité de menteur un jour, je lui ai cassé la figure.

John Brown, lui ?

Je n'ai rien contre vous, mais je ne tolérerai aucune intrusion.

J'aurais dû prévoir ça de toi.

C'est ça, l'armée. On n'apprend pas à prévoir.

Mais on apprend à ne jamais tourner le dos à l'ennemi...

Arrêtez !

On n'endossera pas un meurtre provoqué par vos querelles.

Un meurtre de plus ne changera pas votre réputation.

Je tiens à ma réputation.

En selle, Rader.

En selle, vous tous !

C'était un avertissement. À vous de savoir si vous tenez à la vie.

Allez !

J'ai vu le contenu des caisses.

Des fusils et des munitions.

On transporte des Bibles à gâchettes !

Tentons le coup.

On se couvre et on ouvre le feu !

Pied à terre ! Couvrez-vous !

Couvrez les voitures et reculez. Chaque homme est précieux !

Repliez-vous !

Ils s'enfuient !

- Non, poursuivons-les. - Ils sont trois contre un !

Si ça te rend nerveux, les compte pas.

En selle, suivez-moi !

Viens, le débutant. Tu auras une médaille.

En avant !

Les voitures, vite !

Sers-toi de ton fouet !

J'y suis pour rien. J'ai rien fait.

On ne te fera pas de mal.

- Qui es-tu ? - Jason Brown.

L'un des fils de John Brown ?

Oui, mais j'ai rien fait. Il m'a forcé.

J'ai jamais tué personne. Je le jure.

Je veux plus être avec eux.

Emmenez-moi avec vous !

Un cheval, George.

Il faut l'emmener.

Il est gravement blessé.

La folie de son père nuit à sa propre famille.

Il y a une raison à cette folie.

On ne peut pas l'ignorer.

Tu as déjà vu l'aiguille d'une boussole ?

Elle a tout l'écran.

Mais elle indique toujours le nord.

Où veux-tu en venir ?

J'ai toujours su où allaient tes sympathies.

Ça n'a pas affecté notre amitié. Ça ne l'affectera jamais.

Mais ce n'est pas à nous de décider qui a raison pour l'esclavagisme.

Pas plus qu'à John Brown.

Tu as raison, Jeb. Je regrette.

Je m'étais pas autant amusé depuis l'histoire avec les Indiens.

Mais la prochaine fois, laisse-moi tirer.

J'ai le gosier aussi sec qu'un cornet à poudre.

Lève-toi !

T'as cassé le miroir de Lilly !

Quand elle se regardera, elle croira qu'elle à cent ans.

Ou plus.

Des armes de contrebande circulent au Kansas.

Vous pensez qu'on aurait accepté ces caisses si on avait su ?

Je demande, c'est tout.

N'est-ce pas étrange que le chef religieux le plus connu

envoie des fusils marqués "Bibles" à John Brown ?

Comment contrôler les caisses ?

On a eu de la poudre marquée "graines à oiseaux".

Il faut examiner chaque caisse.

Cette contrebande existe depuis des mois.

Jason, écoute.

Tu n'as rien à craindre si tu es sincère.

Réponds à ma question.

Ton père avait-il parlé de ces fusils ?

Pas à moi.

Il me disait jamais rien.

Toujours Fred et Oliver.

Mes frères.

Où sont-ils ?

Je ne sais pas.

Il y a des dizaines d'endroits...

Je ne sais pas.

Ça va, mon garçon.

Ne t'inquiète pas.

Ce n'était pas une erreur.

Tout ceux qui aiment le Kansas peuvent le dire.

Un petit soldat tordu, parler comme ça

des Holliday !

On aime autant le Kansas que le gouvernement.

Et on a plus investi !

On était ici avant l'armée et on y sera quand vous partirez.

Si vous croyez...

Messieurs.

Du nouveau ?

Bien peu.

Il souffre trop ou il a peur de parler.

Nous partons. Sonnez le rassemblement.

Vous m'avez traité de quoi ?

De petit soldat tordu. Allez !

Il disait qu'il parlait avec Dieu.

Mais Dieu ne demande pas de s'entretuer,

n'est-ce pas, Mademoiselle ?

C'est un homme d'une grande valeur.

Il a changé depuis Osawatomie.

Il a tué des gens.

Ils l'ont supplié à genoux de les épargner.

Mais il les a passés au sabre.

Avec Rader et Kitzmiller.

J'étais là.

J'ai tout vu.

J'ai essayé de les en empêcher, ils m'ont poussé.

Ça s'est passé comme ça.

Je pars avec la 1re troupe à l'ouest de Tecumseh.

Stuart et Custer, avec la 1re section de la troupe B,

vous quadrillez les terres entre Clinton et Dutch Henry.

Voici vos ordres :

trouver John Brown et le ramener vivant, si possible.

Ils sont armés et ils sont nombreux.

D'autres volontaires arriveraient de l'Est pour le rejoindre.

Trouvez-les aussi.

Rejoignez vos troupes.

Ils ont capturé d'autres hommes ?

Personne n'a été capturé.

Pas même toi. Tu n'as commis aucun crime.

J'en ai assez d'avoir peur.

J'en ai assez d'être traqué.

Je veux être libre.

- Tu es en sécurité, ici. - Ce n'est pas vrai.

Pas tant qu'il tuera en pensant que c'est son droit.

Il n'a pas le droit, n'est-ce pas ?

Je ne sais pas.

Ses raisons peuvent être justes.

Elles peuvent même être nobles et bonnes.

Mais ce que fait ton père est mal. C'est horrible.

Et il continuera d'agir ainsi tant qu'il vivra.

Je ne me libérerai pas de lui

si l'un de nous ne meurt pas.

Ma vie ne vaut rien,

mais s'il meurt,

peut-être que tout cela mourra avec lui.

Je préfère cette solution.

Sa vie.

Même si c'est mon père, pour éviter des milliers de morts.

Je vais vous dire où il est.

- Non, Jason. - Je le dis quand même.

Dans la maison de Shubel Morgan, à Palmyra.

Ils sont partis là-bas.

Dites-le aux soldats !

C'est mieux comme ça.

Sa vie contre celle de milliers de gens.

Jeb ?

Ma chérie, comment va-t-il ?

C'est grave. Le docteur est là.

- Pauvre petit diable. - Il m'a tout raconté...

le cauchemar de ces 15 années. Et là où son père se cache.

Il m'a demandé de le dire aux soldats.

Où est-il ?

À Palmyra. Chez un certain Shubel Morgan.

Shubel Morgan à Palmyra. Est-ce vrai ?

J'ai peur.

Ce garçon est handicapé à vie.

Et cet homme dans le train,

il est mort pour un principe.

Un homme l'a tué pour un principe.

L'un des deux a tort. Lequel ?

Qui connaît la réponse ? L'Amérique essaie de décider.

Avec des mots dans l'Est et des fusils dans l'Ouest.

Un jour, les mots se transformeront en fusils.

On ne peut pas arrêter ça ?

Libérer les esclaves avant qu'il soit trop tard ?

Tout s'arrêtera quand John Brown sera pendu.

Le Sud règlera ça sans heurter sa fierté et sans ces fanatiques.

Qu'est-ce que la fierté a à voir avec des vies humaines ?

Au Sud, les deux sont liées.

On ne peut pas les séparer, même avec des armes.

J'espère que ce sera pareil pour nous.

Quel lourdaud je fais. Je peux me joindre à vous ?

Bien sûr. On dirait que tu n'as pas raté grand-chose.

Je t'ai déjà vu faire. Tu m'as tout appris.

Rajoutez un point pour moi, Kit. Je laisse les intérêts s'accumuler.

Kit, je...

Fais vite, Jeb.

N'oubliez pas, je vous aime.

Gardez ça dans votre bonnet jusqu'à mon retour.

Entendu.

Lieutenant !

Gardez un œil sur Kit pendant mon absence.

Non, on va attraper John Brown avec vous.

- Quoi ? - On vient avec vous.

Deux ivrognes aux pieds plats comme vous, dans l'armée ?

Rentrez chez vous et n'y pensez plus.

Il est mort !

Si vous trouvez John Brown, dites-lui.

Entendu.

Un jour, tu étais haute comme ça.

Tex et Windy ont rapporté un louveteau blessé.

Tu l'as soigné durant des jours mais il est mort, la tête sur tes genoux.

Tu as pleuré longtemps.

Mais ce bébé serait devenu un tueur comme ses parents.

Les pieds plats, ça empêche de monter à cheval ?

Me traiter d'ivrogne, je suis vexé.

J'ai rien bu depuis midi.

La maison de Shubel Morgan, à Palmyra, au Kansas.

Le marteau.

Ce porc salé est cher, M. Morgan.

Pas là où on l'a pris. Entassez-les dans la grange.

La meilleure cargaison qu'on ait eue.

Rader s'engueule avec le vieux depuis une heure.

Va y avoir du boulot pour nous.

Étudier à West Point, c'est pas rien !

Quand ça rapporte.

J'ai signé parce que vous avez promis de me payer.

J'ai fait de vos indisciplinés une vraie unité de combat.

Je leur ai appris à manier ces armes, à obéir aux ordres.

Et pas un sou depuis 3 mois !

Alors ?

M. Rader, des amis de l'Est vous ont recommandé à moi

en affirmant votre engagement.

Vous avez bien travaillé, je n'ai rien à vous reprocher.

Ne mêlez pas notre cause à votre cupidité.

Si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes libre.

Décidez-vous immédiatement.

Je veux des gens loyaux.

Ma loyauté est entière. Je l'ai prouvé à Osawatomie.

Vous m'aviez promis un salaire. Je ne réclame que mon dû.

Vous l'aurez en temps voulu.

Laissez-moi réfléchir en paix.

Mon fils est aux mains de l'ennemi, avec la corde autour du cou.

Un innocent qui n'a jamais tiré un coup de feu de sa vie.

Et je suis impuissant à le sauver !

Bon, j'attendrai. Quelle est la prochaine étape ?

La Bible dit : "Œil pour œil, dent pour dent."

Demain à l'aube, nous détruirons Delaware Crossing.

Lieutenant Jeb !

Halte !

Le commandant nous a pas encouragés, mais nous voilà.

Vous nous suivez ?

Pour vous éviter de vous perdre. Je connais ce pays comme mon visage.

Aussi sales l'un que l'autre.

J'ai envie de vous renvoyer à dos de mule.

Vous faites de beaux soldats !

Il nous faudrait un uniforme.

Si des soldats de notre taille se faisaient tuer...

Allez en fin de colonne.

- Sinon, les mules. - On n'a pas à obéir.

On n'est pas encore soldats !

C'est pour bientôt.

Quand Kit saura ça, elle les étripera.

S'ils sont encore entiers.

Qui a fait ça ?

John Brown.

Combien d'hommes a-t-il ?

Une centaine, peut-être plus.

Il est parti depuis quand ?

Trois ou quatre heures. On a perdu la notion du temps.

Vous vous êtes disputé avec un de ses hommes dans le train.

C'est une vengeance ?

Oui, on vient du Sud.

Brown savait qu'il devait être plus rapide que nous.

Mes hommes vont vous aider à enterrer vos morts.

- Vous irez à Leavenworth. - On veut pas d'aide.

C'est notre combat. Personne le finira pour nous.

Je m'occuperai moi-même de John Brown.

Partez, on a du travail.

Je sais ce que vous ressentez.

Mais j'ai pour ordre de vous désarmer.

Vous. John Brown et tout autre.

Si vous prenez les armes, pour moi, vous êtes comme lui.

Ça nous convient. Si ça doit se passer comme ça.

Du nouveau ?

Une troupe de cavalerie se dirige vers nous.

Quelle bande de crétins.

Shubel, on lève le camp.

Rassemble hommes, nourriture et munitions.

Le strict nécessaire.

Et les Noirs ? On peut pas tous les emmener.

On ne les emmène pas.

Mes enfants, l'heure de la délivrance promise approche.

Je quitte le Kansas pour poursuivre l'œuvre de Dieu.

"Gédéon prit 10 de ses serviteurs

"et accomplit la volonté de Dieu.

"Cela se passait la nuit.

"Quand les méchants se réveillèrent,

"l'autel de Baal était détruit."

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Qu'allez-vous faire de nous ?

Vous êtes libres.

Les premiers parmi les millions que je délivrerai de l'esclavage.

Vous dites qu'on est libres et ça suffit ?

Comment on fera pour manger et s'abriter ?

Les bonnes gens vous fourniront travail et protection.

Vous devrez subvenir à vos besoins comme tous les hommes libres.

Mon travail ici est terminé.

Gloire à Dieu, nous sommes libres !

Le capitaine a tenu parole !

On est libres !

S'ils sont une centaine, on devrait demander du renfort.

Faisons-le ce soir.

Je vais entrer dans Palmyra.

Tout seul ? Tu es fou.

Il n'y a que des gens du Kansas. Ils te tireront dessus.

Je dois tenter le coup.

Je vais me changer et aller avec quelques hommes.

Je t'informerai.

Bonne chance.

Vous voulez toujours entrer dans l'armée ?

J'ai une mission pour vous. C'est dangereux.

Mais vous êtes les gars qu'il faut.

On aura un vrai uniforme ?

On risque de nous enterrer avec, mais c'est un bon marché.

La ville de Palmyra, le cancer du Kansas.

La limite ouest du trafic des esclaves.

Ça regarde pas la loi !

On est avec John Brown, c'est un chef et un guerrier !

On va régler tout ça ici, au Kansas !

On est venus combattre les esclavagistes !

Prenons nos fusils !

Ils ont des regards accueillants.

J'ai l'impression d'être dans une baignoire sans côtés.

C'est le seul genre que tu connaisses.

À qui je pourrais parler sans attirer l'attention ?

Au barbier.

Ils adorent parler avec des étrangers.

Le barbier.

C'est ça.

Salut, les gars.

C'est rare par ici, des chevaux comme ça.

Au Kansas, on trouve pas beaucoup de femmes ni de chevaux.

Regarde-moi ça.

C'est un cheval de l'armée.

Il l'a peut-être acheté.

Ils les vendent pas.

Y a que les soldats qui les montent.

Le perds pas de vue jusqu'à mon retour.

Toujours des sueurs froides ?

Je sais pas mais ça me démange.

Gratte-toi.

C'était bien des sueurs froides.

J'y suis.

On était ensemble dans le train lors du meurtre.

Vous devez me confondre.

Je n'oublie jamais un visage,

même un peu ivre.

C'est ça, votre homme avait sûrement deux visages.

Ici depuis longtemps ?

Quelques semaines. C'est pas une ville pour un barbier.

Ceux qui cherchent pas à dissimuler leur visage

sont bien trop radins.

Il paraît que vous avez de sacrés clients.

J'ai peur la moitié du temps qu'ils me tranchent la gorge.

Avez-vous déjà rencontré ce... John Brown ?

Il est venu une fois. Il a une drôle de marque sur le cou.

- Une marque ? - Vieille superstition de barbier.

Un petit trait rouge comme ça.

On dit que ça désigne ceux qui seront pendus.

Vraiment ?

Je n'en ai pas ?

Pas encore,

peut-être.

Bas les pattes.

Désarme-le.

Quelle idée géniale, Stuart.

Tu es venu en reconnaissance.

Un de tes agents ?

Je l'ai jamais vu, je le jure. Je ne le connais ni d'Ève ni d'Adam.

Qu'est-ce que tu mijotes ?

À toi de deviner.

Ça va être assez simple.

On nous a appris à traiter les espions.

Comme on traite les rebelles.

Quand on les attrape.

Tu vas devenir un héros. Toute la classe 54 ira à tes funérailles.

Ta photo sera pendue dans la bibliothèque.

Il y a pire endroit pour l'être.

Fais-le sortir, on perd notre temps.

J'échangeais quelques mots avec un vieux copain de classe.

Ce seront les derniers.

Lève-toi.

On va te montrer ce que tu voulais voir.

Ne prenons pas de risques, c'est un espion, il faut s'en débarrasser.

Pendons-le !

Que cherchiez-vous à Palmyra ?

Washington a donné l'ordre de vous faire juger.

J'espérais qu'en venant vous voir, le sang ne coulerait

dans aucun des deux camps.

Vous êtes assez naïf pour croire que je me rendrais sans lutter ?

Vous ne vous sentez pas assez innocent pour ça.

50% des Américains approuvent vos théories mais pas vos actes.

Vous aurez un procès dans les règles.

Imbécile !

C'est la nation elle-même qui est jugée.

Votre uniforme vous aveugle à ce point ?

Ce pays est sous l'emprise du diable.

Il est imprégné de péchés.

Seul le sang le purifiera.

Pourquoi le sang ?

Il y a longtemps que la Virginie souhaite abolir l'esclavage

qu'elle ressent comme immoral.

Le reste du Sud suivra son exemple. C'est une question de temps.

De temps !

J'attends depuis 30 ans que le Sud expie ses crimes.

Depuis mon enfance, je brûle de vaincre ce mal.

J'ai essayé de façon pacifique.

Dieu m'en est témoin, j'ai essayé !

C'est peine perdue.

Je dois accélérer les choses en provoquant un conflit armé.

Les lettres, les mots, les discussions, fini tout ça.

La force et l'action décideront.

David se retrouve armé de puissance et de gloire.

David avait un fils.

Absalon. Il a quitté son père pour rejoindre l'ennemi.

Qu'insinuez-vous ?

Absalon est mort parce qu'il craignait son père.

Jason est mort.

Qu'il en soit ainsi.

Il a payé les péchés de ce monde de sa vie.

Comme le fils de Dieu.

Que ce ne soit pas en vain.

Tuez-moi ou pas, l'armée vous anéantira.

Je vous conseille d'être en paix avec le Créateur.

Assieds-toi.

J'ai jamais aimé les barbiers.

Crache le morceau ou je t'égorge. Où est-il allé ?

Je vous jure que je sais pas. Ils l'ont emmené... par là.

- Qui ça ? - 3 types dont Oliver Brown.

Tu vois ce rasoir ?

Si tu as bougé à mon retour,

je fais rôtir ta carcasse.

Je retourne dans l'Est.

Je vous demande à tous d'en être témoin.

Un ennemi de notre cause s'est introduit parmi nous

dans le but de nous détruire.

Mais la main divine vient encore nous protéger.

Ce n'est pas par vengeance que nous prenons la vie de cet homme.

C'est le châtiment qui convient aux ennemis de l'humanité

et aux ennemis de Dieu.

Vous êtes prêts ?

Reculez ! Écartez-vous de cette porte !

Les fenêtres ! Encerclez la grange !

La porte du fond !

Ne tirez pas !

Descendez à l'abri.

On arrive.

Ce Blanc parle comme un ami.

Dieu tout puissant ! Regardez !

Des sacs, vite !

Éloignez-vous de la grange.

Qu'il brûle !

Les voitures !

Enlevez-les de là !

Derrière les voitures !

C'est Oliver.

Jason et lui, maintenant. Tu continues à te battre ?

Jusqu'à mon dernier souffle.

Sonnez la charge !

Ça va ?

Les laissez pas s'enfuir.

C'est trop serré.

Tu m'apprendras rien.

J'ai soigné des Blancs toute ma vie.

Quand ils sont bébés, j'enveloppe un bout.

Après, quand ils boivent trop, j'enveloppe l'autre bout.

Tu as quitté leur maison ?

Le vieux John Brown disait qu'il nous donnerait la liberté.

Mais si le Kansas c'est la liberté,

alors ça sert à rien.

Moi aussi, je veux retourner au Texas

et attendre un monde meilleur.

Pied à terre !

Sacrée course. À l'aller et au retour.

- Ils ont disparu ? - Ils sont dans les collines.

J'ai dû en toucher un. Fallait l'entendre brailler !

C'était moi, tête d'œuf ! Tu as tiré dans mon chapeau.

Ce n'est pas grave.

Il est brisé.

Tout le monde est contre lui.

Rien ne brisera jamais John Brown,

pas même la mort.

Tu te trompes. Il est fini.

Il est brisé pour toujours.

Pourquoi accablez-Vous Votre serviteur ?

Pourquoi n'ai-je pas grâce à Vos yeux ?

Pourquoi cette pression, tous ces gens contre moi ?

C'est le signe que j'attendais, Seigneur.

L'un de Vos commandements du buisson-ardent.

Qu'il n'y ait plus de paix dans ce pays

tant que notre vengeance ne sera pas accomplie.

Comme Vous avez châtié les Philistins,

abattez Votre courroux

sur ces stupides bâtards.

Je serai Votre main droite.

Moi, John Brown, je serai l'épée de Jéhovah.

Libérée de ces tueries sanglantes,

la ligne de Santa Fe s'étend toujours plus loin vers l'Ouest.

Messieurs, le début de la ligne pour Santa Fe.

Ces rails vont s'étendre

du Kansas jusqu'au Nouveau-Mexique.

On pourra dire à nos petits-enfants qu'on a ouvert l'Amérique.

Pas vrai, Kit ?

Construis ta voie ferrée. Je ne te promets rien.

La fin de John Brown marque notre début.

Même si le sang doit encore couler, ça en vaut la peine.

Je peux sonner la cloche du 1er train ?

Et souffler dans le sifflet.

Ça sera une journée inoubliable.

Veuillez honorer de votre présence

la soirée que nous organisons pour Jeb Stuart et George Custer.

Les officiers de Fort Leavenworth

Félicitations, mes garçons.

Excellent. Mais cette chanson, d'où vient-elle ?

Un vieux chant d'adieu de l'armée.

Ces jeunes gens ont été appelés à Washington.

Splendide !

Vous êtes vernis. Moi, j'ai dû attendre 10 ans.

J'ai suivi la tradition en demandant la main de ma femme le même soir.

- Des boissons fraîches ? - Excellente idée.

Je vais aux écuries, mon cheval a perdu un sabot.

À plus tard.

Je viens avec toi.

Pourquoi t'as raconté au commandant

qu'on est les meilleurs cuisiniers de la piste de Santa Fe ?

J'ai dit ça comme ça.

Je savais pas qu'il nous prendrait au mot.

Attends qu'il goûte ça.

Il nous flanquera dehors.

Ça sera trop dur à mâcher ?

Je sais pas. J'ai comme l'impression

qu'on aurait dû enlever la peau.

On a enlevé les cornes, non ?

Combien gagne un capitaine ? 38 $ ?

- 40 $. - Par mois ?

C'est suffisant pour...

- Pour quoi ? - Rien. T'en feras quoi, toi ?

Comme toi. On tire à la courte paille ?

Pas cette fois. L'enjeu est trop grand.

Alors ? Chacun son tour ?

Je ne fais pas confiance aux gars du Sud.

On va lui demander ensemble.

Bande d'idiots !

- Pas de discussions. - Vous n'aurez qu'à écouter.

Voilà.

George a une question. À toi, George.

Je ne sais pas où commencer.

Une vieille Indienne dit la bonne aventure au fort et...

Oui, George ?

Elle m'a dit que je me marierai bientôt à une très jolie fille.

C'est très bien.

Remarque bien envoyée.

Avez-vous par hasard déjà été blonde ?

Non, pas même bébé.

Vous en êtes sûre ? Cette femme ne se trompe jamais.

J'en suis sûre.

Elle a sans doute raison, il y a plein de jolies blondes sur terre.

Demandons-lui.

- Oui. - Attendez.

Vous êtes amoureuse de lui et pas de moi ?

- Je crois. - Vous allez l'épouser ?

Je peux faire ma demande moi-même.

Kit, vous êtes sincère ?

Vous ne m'avez rien demandé.

J'ai fait une bourde ?

Tu as été parfait.

Où est cette Indienne ?

Que dit-elle, Kit ?

Que c'est l'une des dernières fois que nous sommes réunis en amis.

Une question raisonnable. Qui sera général le 1er ?

Vous serez tous célèbres, de grands combattants.

Mais vous serez ennemis.

Nous ?

Pickett, Hood, Custer, Sheridan, Longstreet et moi, ennemis !

Elle est folle !

Où l'as-tu dénichée ?

Je suis meilleur qu'elle avec les feuilles de thé.

Qu'est-ce qui nous opposera ?

Qui commencera ?

Eh bien ? C'est trop ridicule ?

Elle dit que la discorde est enclenchée.

À l'Est, un homme est en train d'allumer une torche

en ce moment même.

2 d'entre nous aideront à le tuer.

Mais personne ne pourra l'arrêter.

Quoi ?

J'attaquerai ici en premier.

L'arsenal d'Harper's Ferry.

Donnez-moi une centaine d'hommes, Dr Russel,

bien armés, craignant Dieu et croyant en notre cause.

Nous traverserons la Virginie.

Des milliers d'esclaves mécontents se joindront à nous.

Nous nous étendrons au Sud,

les 2 Caroline, la Géorgie, l'Alabama, le Mississippi...

Quand le chaos règnera sur toute la nation, nous nous imposerons.

Vous avez pensé à l'armée ?

Elle sera à vos trousses

1 h après la 1re attaque.

Qu'ils viennent, qu'ils essaient de m'arrêter !

J'étudie ce pays depuis des années, il regorge de cachettes,

de forts naturels où les braves peuvent défier tout poursuivant.

M. Rader marchera en avant pour inspecter les villes.

Avec sa connaissance de la stratégie et notre effet de surprise,

nous sèmerons l'armée.

Votre plan est une pure folie. Pire, c'est de la haute trahison.

Une guerre civile éclaterait.

C'est exactement ce que je veux !

Vous souhaitez détruire l'Union ?

Je réponds oui. Au diable, cette Union !

Il faut se battre parfois, autant le faire maintenant.

Messieurs, je suis venu à Boston en prenant des risques.

Ma tête est mise à prix 10 000 $, mon temps est précieux.

Vous m'avez beaucoup aidé et encouragé.

Mais notre œuvre, au Kansas et ailleurs, sera détruite

si vous ne participez pas à cette issue glorieuse.

Combien d'argent vous faut-il ?

Quartier général de John Brown dans le Maryland.

Nous avons des fusils, des munitions, des vivres.

À 7 h à Harper's Ferry, à l'aube, lundi 16 octobre.

Il faut frapper par surprise et s'enfuir rapidement par la Virginie.

Vous savez ce qu'on attend de vous.

On est avec vous !

C'est Rader !

Il a fait vite.

Qu'avez-vous trouvé ?

- Parlez ! Un problème ? - Non, la ville n'en pose pas.

Le pont doit être coupé ainsi que la ligne de télégraphe.

Et l'arsenal du gouvernement ?

Seulement 2 hommes le surveillent.

J'ai fait ce plan des lieux.

Excellent, c'est ce que je voulais.

Prenons d'abord quelques otages et rendons-nous à l'arsenal.

- Autre chose. - Quoi ?

Je veux qu'on règle nos comptes.

Vous deviez me payer quand vous auriez de l'argent.

Vous osez réclamer à des fins personnelles ?

À l'heure de la délivrance ?

Je vais trop vite ? Personne d'autre que moi n'aurait réussi.

- Notre cause vous importe peu. - Je vous rappelais votre promesse.

Vraiment ? Vous oubliez ce que je pense de la malhonnêteté ?

Je n'oublie rien. Vous êtes tenu de me payer !

Souviens-toi de ça aussi !

Je n'ai pas attendu 30 ans pour marchander avec un gredin !

J'aime la vie à l'armée. Tu m'as déjà vu valser ?

J'en ai entendu parler. On n'est pas au bastringue.

Arrête. On est dans la haute société.

Vos invitations, je vous prie.

C'est quoi ?

Les petites cartes blanches.

On n'en a pas, Joe. On peut entrer, avec nos uniformes ?

Non, sauf si vous voulez ressortir immédiatement.

On a nettoyé le Kansas. Tu nous connais pas ?

On n'a pas besoin de nettoyage.

Bonsoir.

Salut, jeune premier.

Tu es resplendissant.

- Et la soirée ? - Elle n'est pas encore là.

- Qui attends-tu ? - Une amie.

Elle m'a promis une surprise et une soirée inoubliable.

Kit est la seule que tu connaisses ici.

Je ne dis rien. Tu ne devines pas aussi bien que tu crois.

Kit, vous êtes magnifique.

George vient de me faire part de votre promesse.

- J'interviens où ? - Nulle part, je l'aime beaucoup.

Je ne vous l'avais pas dit, nous sommes très proches.

Kit, vous parlez sérieusement ?

Je m'occuperai de lui jusqu'à la fin de ses jours.

S'il est celui que je crois.

J'ai mes défauts, mais je sais être fidèle et loyal.

On verra. Attendez-moi ici.

Pas de chance. On ne peut pas tous avoir du charme.

J'espère que tu plaisantes.

Ne le prends pas mal. Ça peut arriver au plus...

Charlotte, le commandant Custer et le commandant Stuart.

Charlotte Davis. On étudiait ensemble à Boston.

Enchanté, Mlle Davis.

Vraiment enchanté.

On m'a beaucoup parlé de vous.

On danse ?

Bien sûr.

Qui est-ce ?

La blonde annoncée par la vieille Assise-dans-la-boue.

Je vois.

Elle est très jolie.

Tu ne trouves pas ?

À gauche !

Halte !

Présentez armes !

Parés à plonger.

Demi-tour.

En avant, marche.

À droite.

Droite !

J'étais là, au beau milieu du Kansas,

face à 500 fanatiques armés jusqu'aux dents

avec seulement 15 soldats.

Mon Dieu, c'est terrifiant !

Qu'avez-vous fait ?

J'ai évalué la situation et j'ai marché vers eux.

Tout seul ?

Dans toute vie de soldat, il faut parfois être seul ou tomber seul.

Vous ne connaissez pas l'armée. Celui qui hésite est mort.

C'est magnifique.

Ce n'est rien.

- Je vous présente mon père ? - Avec grand plaisir.

Il est au gouvernement ?

Oui, jusqu'aux prochaines élections.

Désolé. Dans l'armée, on est à l'abri de la politique.

Il ferait mieux d'aller à la pêche. Papa !

- Charlotte. - Colonel Lee.

Je te présente le commandant Custer.

Nous nous sommes rencontrés à West Point pour son diplôme.

- Comment allez-vous ? - Bien, Colonel.

On dit de belles choses sur vous.

Il me racontait comment il a rétabli le calme au Kansas.

Splendide travail, à Palmyra.

N'y avait-il pas un certain Stuart...

Jeb Stuart, dans cette campagne ?

Il était dans le coin.

Vous dansez ?

Va-t'en. Tu as déjà dansé avec ta sœur.

C'est toi que je veux.

Vous me laissez plantée au milieu de la salle !

Du calme.

Phil, occupe-toi de ce détail.

- Tu es ivre ? - Après ce que j'ai vu, oui.

Comment ça ?

Un vieil ami à toi est dehors, il t'attend.

Il est réel, je l'ai presque touché.

Que fais-tu ici ?

Je suis venu te voir.

Je sais ce que tu penses de moi.

Tu as sans doute raison.

Mais ce que j'ai à te dire te fera peut-être changer d'opinion.

Ça sera difficile.

Si je te dis que je viens de laisser John Brown et ses hommes armés

à quelques kilomètres d'où nous sommes ?

Je dirais que tu es fou.

Ils se tiennent prêts à frapper Harper's Ferry dès ce soir.

Ils attendent 1 200 hommes en renfort, avant l'aube,

de Pennsylvanie.

Brown compte sur la révolte des Noirs en Virginie.

Elle doit s'étendre ensuite à tout le Sud.

La ligne de télégraphe sera coupée ainsi que le chemin de fer.

Au lever du jour, ils attaqueront l'arsenal

et prendront des armes pour armer les Noirs.

Telle est la situation.

Vous pouvez peut-être les devancer,

mais il faut agir vite, ce soir même.

C'est fantastique.

Nos services secrets le disaient hors du pays.

Je sais où il est.

Je ne l'ai pas lâché d'une semelle depuis qu'on a quitté le Kansas.

Pourquoi ces informations ?

J'ai fait partie de l'armée.

J'étais jeune, j'ai fait une erreur. Je le sais maintenant.

Ce qu'on apprend à West Point nous marque plus qu'on ne croit.

Je ne peux pas accepter que mon pays soit détruit par un fou.

Mon devoir était de venir.

Ça a été plus fort que moi.

Ce n'est pas à cause de la récompense ?

Je vous ai dit mes motifs, c'est la vérité.

Mais j'ai droit à cette récompense.

Je vais même aller le rejoindre

pour ne pas éveiller sa suspicion et qu'il ne modifie pas ses plans.

Vous voulez plus de preuves ?

Je le crois, le danger est trop grand.

Quel délai vous faut-il ?

Nous serons prêts dans une heure.

Tous les officiers sont là.

Rassemblez-les et allez au plus vite à Harper's Ferry.

Vous connaissez vos ordres ?

Qu'y a-t-il ?

John Brown. Rentre avec Mlle Davis.

- Pourquoi ? - Pas le temps d'expliquer.

Calme les autres, dis-leur de ne pas s'inquiéter.

- Bon. - Tout se passera bien.

- Aucun train avant demain ? - Pas avant 8 h.

Je suis allé à 15 km de Washington pour m'en assurer.

Tu as mis le temps.

J'ai dû faire un détour.

Shubel, Towsley, bloquez le pont de chemin de fer.

On se retrouve à l'arsenal.

Kitzmiller, va capturer les otages. Tu sais lesquels ?

Les autres, suivez-moi.

Lâchez vos fusils.

On en a assez pour armer 1 000 hommes !

De la poudre et des balles !

Portez tout ça près de la porte.

Allez !

Les hommes de Pennsylvanie vont arriver.

C'est une vraie forteresse, ici. De quoi résister à toute l'armée.

Et les prisonniers ?

Qu'est-ce que ça signifie ?

Pourquoi nous avoir traînés ici ? Qui êtes-vous ?

John Brown du Kansas.

Vous êtes prisonniers du gouvernement provisoire.

Si les citoyens d'Harper's Ferry s'interposent,

je vous utiliserai comme bon me semble.

Sinon, vous serez relâchés à notre départ.

Nous devons suivre notre plan à la minute près. On part à 10 h.

À la nuit, on sera en Virginie.

- Et les hommes de Pennsylvanie ? - S'ils sont en retard, on part.

Ce serait un risque.

On pourrait attendre demain

et on serait 1 500 hommes.

Pourquoi une telle hâte ?

- C'est vrai. - Je ne suis pas d'accord.

Le temps est notre meilleure arme.

C'est vous qui commandez.

Mas ça pourrait être fatal. Je conseillerais d'attendre.

Des gens de la ville nous tirent dessus avec leurs vieux fusils.

On en viendrait à bout en 5 min.

Les idiots !

Pourquoi sont-ils contre nous ?

- Quel est ton nom ? - Brewer.

Si tu tiens à la vie et à celle des tiens, tu vas m'obéir.

Cessez les tirs !

Vous mettez en danger la vie de vos amis.

John Brown a promis

que, si on lui laisse l'arsenal, il ne nous fera pas de mal.

Cours vers nous, on te couvre !

Vite !

L'imbécile !

Ne comprennent-ils pas notre cause ?

Nous avons les mêmes intérêts : le bien de la nation.

Harper's Ferry sera une leçon pour le Sud tout entier.

Repoussez ces idiots !

Cessez le feu !

Allons dans les collines !

Prenez toutes les munitions que vous pourrez.

On ne peut plus attendre les hommes de Pennsylvanie.

18 morts à Harper's Ferry, 33 blessés.

"C'est le résultat de la rébellion de John Brown."

Une nouvelle du Maryland.

"La route pour Harper's Ferry est bloquée. Impossible de passer."

"Deux bataillons, sous le commandement de Lee,

"ont franchi Upperville il y a une heure.

"Ils seront les premiers à Harper's Ferry."

Que regardez-vous ?

- La route du Nord... - La route du Nord est là !

Ils pourraient encercler la ville.

Ce ne sont pas les ordres. Allez aider.

Ne devrait-on pas attendre une demi-heure ?

Ennemi en vue !

Verrouillez les portes ! Aux meurtrières !

Attendre ?

Pourquoi se hâter ?

Attendre !

Je pensais qu'on avait le temps.

Prenez un drapeau blanc et portez ça à John Brown.

Pas de discussions. Oui ou non.

S'il refuse, agitez votre chapeau.

Garde-moi ça.

Quelqu'un arrive avec un drapeau blanc !

Ouvrez la porte.

John Brown du Kansas ?

C'est moi.

On se connaît.

Grâce à M. Rader, on se retrouve.

C'est une demande de reddition.

Vous vous surestimez, je n'agis que de mon plein gré.

C'est votre réponse ?

Ça l'est.

Nous préférons mourir ici.

Encerclez-les.

La troupe B par la droite. La A, par la gauche !

En position !

Attaquez le flanc gauche !

En avant !

Le bélier !

Continuez à tirer !

En avant !

Continuez tous à tirer !

Et Judas le trahit pour une poignée d'argent !

Cessez le feu !

Ne pleure pas.

Il était né pour ça.

Je ne pleure pas pour lui.

J'ai vu quelque chose.

De bien plus terrible qu'un homme.

Quelque chose à dire ?

J'ai fait ce que Dieu m'avait ordonné de faire.

Tous mes actes, y compris ceux qui ont provoqué ce désastre,

étaient écrits bien avant la naissance de ce monde.

Je ne me rappelle pas avoir vu de ténèbres aussi noires

ni d'orage aussi violent capables d'empêcher

le retour du soleil et de la paix dans ce pays.

Je suis certain que les crimes dont ce pays est coupable

ne pourront jamais être lavés que par le sang.

Qu'ils me pendent.

Pardonnez-leur comme moi, mon Dieu. Ils ne savent pas ce qu'ils font.

Ainsi périssent les ennemis de l'Union

et tous les adversaires de l'humanité.

...en cette assemblée,

pour prononcer le serment les unissant l'un à l'autre.

Ce faisant, ils se sont échangés les anneaux.

Je les déclare mari et femme,

unis pour toujours par les liens indestructibles du mariage.

Puisse une route radieuse les conduire vers l'éternité.

FIN

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