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Original subtitles

- Ça va ? - Salut, toi.

- Salut, Luc. - Bonjour.

- Deux minutes. Je... - OK.

- Tiens. - Bon. Je vais me débrouiller.

- Vous sortez ? - Oui. On va aller boire un verre.

Tu ne voulais pas aller au parc à conteneurs, demain ?

Oui, j'irai. J'irai...

- Ça va ? - Oui.

Bonne soirée.

- Tu me raconteras la fin. - Ça, on verra.

- Julien ? - Oui. J'arrive.

Arrête. Attends là, moi... Attends, attends...

- Ouais ! - OK. Arrête !

Attends ! Tu vas trop vite. Attends, tu vas trop vite.

- Attends. Tu vas trop vite. - Allez.

Attends. Allez, allez ! Hop !

Attends ! Attention...

- Fais gaffe ! - Il y a un problème d'équilibre.

Tu sais que t'as un problème d'équilibre ?

Attention. Fais pas le con. Arrête ! Fais pas le con !

Ça va ? Ça va ?

Oh, putain...

Mais, maman, c'est pas possible. C'est pas possible...

- Demain, tu vas encore être crevée. - Je sais...

Oui, tu sais, mais à chaque fois, c'est pareil.

Va te coucher, maman. Va te coucher.

Je vais refaire ton pantalon.

Tu vas faire quoi ?

- Je vais te refaire ton pantalon. - Mais, maman...

Couche-toi ! Y en a qui dorment, ici !

Pas maintenant, maman. Il est 5 h du matin.

- Maintenant, je suis réveillée. - Mais je vais aller me coucher, moi.

Maman.

Maman.

De rien.

Bonjour.

- Bonjour, à plusieurs. - Bonjour...

Pardon.

- Ça va ? - Oui.

Ma mère n'arrête pas de parler de toi. C'est infernal.

- Et ça va, toi, sinon ? - Oui. Ça va.

Je suis. Ça va. Et toi ?

Oui. Ça me fait vachement de bien, tout ça.

Ça me...

Enfin, je veux dire... Là, d'être à la campagne, ça me...

Ça me...

Je sais, pour mes meubles chez toi, mais je n'ai pas encore organisé ça.

Je dois trouver une camionnette et je les récupérerai.

- C'est ça. - Il faut que je trouve le temps.

Je vais venir.

- On marche un peu ? - Je vais y aller, en fait.

Quoi ? Sylvie.

Sylvie.

Je ne sais pas pourquoi je suis venue te voir.

- Je suis conne. - Non. Je suis content de te voir.

Non. T'es distant. T'es pas avec moi.

Je suis "distant"...

C'est parce que c'est plus comme avant.

Je ne peux pas te prendre dans mes bras...

Je ne te demande pas ça, mais...

T'es parti comme ça. On n'a même pas essayé...

Si. On a essayé plein de fois.

Mais si. On a essayé plein de fois.

Je ne sais pas combien de fois on s'est séparés...

À chaque fois, on a réessayé, mais on n'a pas réussi à...

Et si vraiment on avait été fait pour être ensemble,

ça n'aurait pas été si difficile.

Je crois que je ne suis pas fait pour être en couple, c'est comme ça.

Sylvie.

Sylvie ! Sylvie !

Vous m'avez manqué, Caroline.

Je peux vous faire un bisou pour fêter ça ? Oh, oui allez-y.

Ça va, Julien ?

- Ça va ? - Ça va.

Je fais une petite pause, là, parce que je suis...

Bon. T'as décidé d'agencer comment ?

Je t'avais dit au début que je voulais allonger ce mur, là.

Et en fait, je vais plutôt le casser, ce mur.

Comme ça, je vais essayer de faire un grand loft,

avec un escalier en colimaçon, là, pour monter à l'étage.

Mais pour le toit, tu t'es renseigné, finalement ?

Euh... Non. Pas encore.

Mais bon, une chose à la fois.

- Ça pourrait être bien, non ? - Ah ouais. "Ça pourrait être bien."

"Ça pourrait être bien"...

Il y a de la soupe et de la charcuterie, pour ce soir.

Ça ira ?

C'est dommage de t'arrêter alors que tu viens de commencer.

Mais, papa, je ne pars pas longtemps. Je rentre demain.

- Bon... Ben, à demain. - À demain.

- On était partis en tournée d'été... - Attends, il y avait 3 dates.

- C'était une petite tournée. - Oui. Une petite.

Et dans ce petit village, là où Vincent était venu nous voir,

et qui était complètement pété, et qui était monté sur scène...

Il avait vomi sur un mec, juste devant...

- Oui. C'était pas le bourgmestre ? - Oui. Voilà !

Oh, putain...

Qu'est-ce que je vous en ai voulu de vous dégonfler, à l'époque...

Soi-disant on devait tous partir après les études

et on n'en a jamais reparlé.

Vous étiez tous casés, et voilà, c'était fini.

En même temps, si on était partis, j'aurais dû rentrer rapidement.

Pourquoi on ne partirait pas maintenant, là ?

Pourquoi on ne partirait pas en camionnette sur les routes ?

Sans déconner ?

Viens ! On s'achète un truc dans lequel on peut dormir,

et puis on part, quoi.

Quand on a besoin de gagner un peu d'argent,

on fait des petits boulots saisonniers, des trucs concrets,

physiques, au grand air, dans la nature.

Et quand on en a assez, non mais c'est vrai, on repart

et puis on voyage, quoi... On voyage.

Tu t'imagines le truc ou quoi ?

Hein ? La plupart des gens rêveraient de faire ça.

Ils ne peuvent pas, parce qu'ils sont coincés,

et nous, on a la chance d'être retenus par rien

et on profite même pas, quoi.

Enfin, on a rien qui nous retient...

Mais ton père, ça va, maintenant. Il est complètement guéri.

Ouais... Enfin normalement, oui.

J'ai commencé l'étable, en plus.

Non mais franchement, Julien...

Cette histoire d'étable je... Je ne sais pas, mais...

Mais t'as vu le boulot que c'est ? C'est énorme.

T'en as au moins pour 3 ans et t'es tout seul à faire ça.

Moscou !

Attends, attends, attends... Saint-Pétersbourg, c'est où ?

Alors, si on veut aller là, il faut y aller avant Moscou.

Et du coup, il faut passer...

Par la Lituanie.

Et l'Islande, c'est pas par là ? Il paraît que c'est magnifique.

Attends, c'est pas à côté, l'Islande. Dans ces cas-là, on va au Groënland.

Au Groënland ? Attends, on regarde, on regarde...

Waouh !

- Putain, c'est beau... - Ah oui.

Vous êtes déjà là ?

- Qu'est-ce que vous faites ? - Rien. On regarde.

- Je vous fais du café. - Merci, Luc.

Merci, papa.

Ah, attends. Va voir en Sardaigne, aussi.

- La Sardaigne ? - J'ai vu un reportage...

- C'est magnifique. - Faut y aller.

- Va voir. Zoome. - J'y vais, j'y vais...

Là.

Et quand est-ce que vous partiriez ?

Je ne sais pas.

Bientôt. Le temps de se préparer, quoi.

Ah bon ?

Je croyais que c'était important pour toi, la grange.

Allez, papa... C'est beaucoup trop lourd.

J'en ai au moins pour 3 ans, je suis seul...

Mais c'est toi qui voulais ça !

Tu te laisses pas influencer, quand même ?

Mais non...

Je ne sais pas, moi.

Depuis qu'il est là, il y a quelque chose qui ne va plus.

Mais non, papa...

Tu vas bien, toi, maintenant. Hein ?

Alors je vais pouvoir travailler,

je vais gagner ma vie, voyager en même temps, c'est...

C'est super bien, non ?

Oui.

- Y a pas de vitres. - Oui. Je...

Ça, c'était 6 000.

C'est pas rien.

Comme vous voyez, c'est quand même fort limité.

Non. Non. Non c'est trop. C'est? Non.

Attendez. Ça, c'est juste un peu plus du double, une affaire incroyable.

Je ne vous baratine pas, on peut vérifier les prix.

- C'est quand même... - Attends.

Si vous voulez vous donner la chance de partir loin et longtemps,

c'est ça qu'il vous faut.

C'est pas mal, hein ?

Non. Ça va être trop cher.

Ça coûte rien d'aller voir, non ?

Voyez vous-mêmes.

Montez, testez.

Oh, t'as vu la taille du frigo ?

Il ne va pas me rester grand-chose, après.

Là, on fait des putains d'économies.

Il y a la douche, donc pas besoin d'aller à l'hôtel.

Et il y a tout ce qu'il faut pour cuisiner.

On peut vivre nous deux, on a plus besoin de rien...

C'est super, quoi.

Il faudra vite trouver du travail.

Ouais je sais, ça. C'est pas un problème.

Ah, c'est vrai qu'il y a la télé.

Est-ce que t'as vu la taille des matelas ?

Tu sais ce que j'imagine ? J'imagine : t'es là, toi, tu conduis.

Moi, je suis là, je regarde le paysage,

je suis tranquille et tac, tac, tac, tac...

Il est con !

On s'est dit qu'on irait voyager de ville en ville,

et quand on aurait besoin d'argent, on s'arrêterait

demander à des agriculteurs si on peut les aider à vendanger,

à ramasser les patates, les betteraves ou... Voilà.

Par contre, pour le tout début,

il faut se lancer, il faut un financement.

Mais vu que vous nous avez donné, à Sophie et moi, de l'argent,

je pourrai l'utiliser pour ça?

Cet argent qu'on a donné à Sophie et à lui,

c'est pour les aider à s'installer,

ce n'est pas pour partir en vacances.

Papa, je ne pars pas en vacances, je pars travailler, là. C'est pas...

Tu sais ce que c'est, les boulots saisonniers ?

- Oui, je sais ce que c'est. - Ah oui ?

Tu veux aller cueillir des prunes, alors que tu le fais même pas ici ?

Mais c'est pas pareil, papa. Je te parle d'un voyage, là.

Ce n'est pas pareil que ?

Réfléchis, quand même.

Il utilisera cet argent quand il s'installera sérieusement.

Papa, je ne veux pas m'installer.

- Tu réalises ce que tu dis ? - Oui. Je me rends très bien compte.

Je suis resté longtemps avec quelqu'un,

j'ai déjà travaillé, et ce n'est pas ce que je veux.

C'est tout.

Vous me l'avez donné, cet argent ou pas ?

On te l'a donné pour t'aider à prendre un logement !

- Je vais vous le rendre. - Mais non !

Si ! Si je ne peux pas en faire ce que je veux, ça me sert à quoi ?

À rien.

J'en connais qui sauront très bien quoi en faire, de cet argent.

- Je voulais installer une véranda... - Tais-toi.

Je vous ferai un virement, tu feras ta véranda,

tu pourras même rajouter une 2e tour sur ton château, là...

Ça sera très bien.

- Maintenant, arrête avec ça. - Ça va être bien.

Très bien.

Alors tu prends un ballon et des raquettes de tennis ?

Oui, peut-être. Peut-être...

On t'apportera le reste quand tu auras trouvé un appart.

- Comme ça, c'est fait. - Comment tu vas transporter ça ?

Te tracasse pas, maman. Ça va aller.

Pourquoi tu ne veux pas qu'on te conduise à la gare ?

Parce que comme ça, je dis au revoir à Julien. Tu vois.

C'est à cause de ton père que tu t'enfuis ?

Mais il ne s'enfuit pas, il repart chercher du travail.

- Hein ? - Voilà.

- On ne te chasse pas. - Mais je sais, maman.

Ah. Pardon.

- Ça va ? - Ça va.

- Cool. Bon... - Bonjour.

Prends ça, toi. Moi, je vais prendre ça et ça.

Et la guitare. Tu me la passes ?

Merci.

- Tu sais chez qui il va loger, toi ? - Non. Je ne les connais pas.

- Il est fâché contre nous ? - Non... Je...

- Eh, Simon ! - Non. Pas celui-là ! Arrête !

Mais t'es con... T'es trop con...

Imagine, là...

On est garés sur une côte sauvage, complètement déserte...

Par la fenêtre, on voit la mer rougie par le soleil couchant...

Puis on n'entend rien...

Juste le bruit des vagues...

Et on reprend la route, on longe la côte.

Tu conduis, moi je dors.

Et...

Goodbye

Goodbye my friends goodbye

And now come on on the road

Come on, come on on the road

We go, we go

On the road

- Et alors ? Ça va, toi ? - Ça va. Et toi ?

- C'est quoi, ça ? - On se casse.

Quoi ?

- C'est un truc de Hollandais. - C'est toi, le Hollandais.

Yeah, les gars, pas besoin de PQ. On peut se doucher en chiant.

- Arrête et prends un verre. Voilà. - Je vais lâcher une pêche, là.

Vous avez l'eau chaude ?

Ouais. On a même le chauffage dans la salle de bains.

Comme ça, on peut aller dans des pays froids.

Et l'argent, vous l'avez trouvé où ?

- C'est un truc de famille. - Excuse-moi.

En tout cas, faut bien s'entendre.

Bon. Ben, allez, à?

- À notre nouvelle vie ! - Ben ouais.

Putain, tu te rends compte ou quoi ?

- Tchin ! Santé. - Stéphane, santé !

- Santé ! - À la tienne.

Santé, Steph.

- Alors il y a un lit, là ? - Oui. Ça se déplie.

OK, vous allez vous amuser, mais après ?

Qu'est-ce que vous allez faire, en rentrant ?

Mais qui t'a dit qu'on allait rentrer ?

- Vous devenez des nomades ? - Pourquoi pas ?

Oui. "Pourquoi pas ?"

- Les Touaregs ardennais ! - Il est con, lui...

Je ne sais pas, moi, mais c'est pas comme ça que vous allez...

...avancer dans la vie.

Mais tu t'entends, là ! On dirait papa.

C'est excellent. Pourquoi il faudrait rentrer dans les cases ?

J'ai pas dit ça !

- Tout le monde fait pas comme toi. - M'agresse pas.

À chaque fois que quelqu'un fait un truc différent,

on essaie de lui faire peur.

Eux, ils prennent des risques, et moi, je trouve ça cool.

Avec l'argent des parents, c'est facile.

Tes parents ne t'ont pas aidé à construire ta maison ?

Ça n'a rien à voir.

Je dis juste que c'est bien de savoir où on va.

- Tu sais où tu vas, toi ? - Arrête.

Dans ton cul.

Attends.

Quoi ?

Vous pouvez me déposer chez une amie ?

- Oui. Bien sûr. - Merci.

- Elle habite où ? - Pas loin. C'est près de l'église.

Pas de problème.

On va se boire un dernier petit verre ? Hein ?

C'est elle qui m'a dit : "On risque de ne plus jamais se voir.

"Il faudrait peut-être en profiter." Tu vois ?

Elle est hyper mature, pour son âge.

Et t'as vu les seins qu'elle a ? Sans déconner. T'as vu ?

Quoi ?

- Non... - C'est en promo.

- Mais non... Regarde... - Ça, à la plage...

Vas-y. Fais péter ça, mais après, ça suffit.

Putain...

- C'est un pack. - Oui, mais...

- Stop, après. Regarde... - Promis.

Mais ses seins, c'est du tonnerre.

En fait, elle a des gros, gros seins avec la fermeté des petits.

- T'as une sensation de... - J'irais pas chercher une grille ?

Si on veut se faire des grillades.

Je sais ce que tu vas dire, mais c'est en promo.

- Qu'est-ce que tu veux en faire ? - Avec ça, on peut se faire du fric.

Mon cousin a trouvé plein de pièces, sur les plages.

- Et ça coûte combien ? - 149 euros.

- Non. - À la place de 250.

Ben, non. Non.

- Simon. - Non.

Putain, ce sont mes parents. Putain, ce sont mes parents !

T'entends ?

Julien, ce sont mes putains de parents. Putain !

T'inquiète pas...

Non, mais c'est bon. Ils ne m'ont pas vu, je pense.

Oh, putain, cache-toi ! Planque-toi ! Mets ça devant ta gueule !

- Ça va, là ? - Simon !

Simon, fais gaffe ! Attends, les affaires.

- Aïe, fais gaffe ! - C'est bon !

On ne les voit plus. C'est bon, papa !

- Tu m'as fait peur ! - C'est bon.

Oh putain, ils nous suivent. Merde... Fait chier !

- C'est ridicule. Ils nous ont vus... - Non. Ils vont lâcher.

Au bout, on tourne à gauche. C'est une grande route. Je reconnais.

- C'est ridicule... - T'inquiète pas.

- On peut tourner, là ? - Non.

Si. On peut, là.

- On va où, là ? - Je ne sais pas, mais on tourne.

- Voilà... - Il va suivre.

Mais non. Il ne va pas suivre.

Il va avoir peur de s'embourber.

- Voilà. Il ne va pas nous lâcher. - On va retrouver une autre route.

On va trouver une autre route au fond. T'inquiète.

Mais c'est n'importe quoi.

On ne va pas l'amener en Norvège.

Arrête un peu, on en est loin, de la Norvège, tu vois.

Voilà.

Tu vois, là, on ne peut plus avancer.

Putain...

Putain...

- Alors, combien tu as payé ça ? - C'est une très bonne occasion.

- Combien ? - Pas cher.

Il y a des gens qui économisent toute une vie pour s'acheter ça ?

C'est pas cher... C'est pas cher...

- C'est toi qui l'as poussé à ça ? - Non... Moi, je...

- T'as participé aux frais ? - Je rembourse au fur et à mesure.

Tu sais combien il faut travailler pour rembourser un truc comme ça ?

Il faut en ramasser, des pommes, des prunes et je ne sais pas quoi !

Mais, minou, calme-toi.

Mais c'est ridicule qu'il achète ça à son âge !

C'est lamentable !

Vous vouliez que j'achète une maison, alors je me suis dit...

- Allez viens, Monique. - Mais attends.

- Pourquoi tu ne nous as rien dit ? - Mais j'allais le faire...

- T'allais partir comme un voleur. - Non...

- Monique ! - Vas-y, maman.

- Allez, allez ! - "Allez, allez !"

Ça ne sert à rien de discuter !

Je crois que tu ne mesures pas l'énormité de la chose.

Arrête !

- Tu lui passes tout ! - Mais non, je ne lui passe pas tout.

Viens... Viens...

Stop ! Stop !

Stop !

Voilà.

Tu ne peux plus ! Arrête ! Arrête !

Arrête tout !

- Tiens. - Merci.

Qu'est-ce que vous avez été foutre sur un chemin de terre ?

Ce n'est pas une motocross.

Ça va coûter combien, ça ?

Ce genre de pièce ?

Sûrement 2, 3 000, à mon avis.

C'est l'ennui, avec ces véhicules : dès que t'as un problème, tu casques.

Il faut les fuir comme la peste, ces vieux trucs-là.

Vous me suivez dans le bureau ?

Excusez-moi.

Vous allez le mettre où, le camping-car ?

Là. Dehors.

Parce que j'habite dedans...

J'ai nulle part où dormir, donc ça m'arrangerait de rester là.

Si ça ne vous dérange pas.

- Je n'ai plus 3 000 euros. - Ça sera peut-être moins cher.

Tu connais des garages qui ont des bonnes surprises, toi ?

Et même. Il faut un minimum de côté.

Si c'est pour revenir dans 2 semaines, moi, j'ai pas envie.

J'en connais qui seraient trop contents...

Bonjour. On cherche Mathieu.

- Merci, Valérie. - Il n'y a plus de cervelas.

- Bonjour. - C'est pas grave.

- Valérie, Julien, Simon. - Enchantée.

- On était à l'école ensemble. - Ah.

- Ils cherchent du travail. - OK.

Mais je n'ai pas vraiment besoin de main-d'oeuvre.

On m'a dit que vous étiez partis en caravane.

Ouais. Mais on a encore besoin d'un peu d'argent.

C'est pas une caravane, en fait.

Je pourrais peut-être vous faire faire des mottes.

C'est un peu pénible, mais c'est payé à la pièce.

Les costauds s'en sortent pas mal. Pour le reste, il faut être qualifié.

- Ça irait, ça ? - Oui... Hein ?

Vous pouvez commencer demain ?

- Oui. Demain, OK. - Bon. Super.

Si un jour on m'avait dit que je vous trouverais du travail...

- Tu veux manger ici, Luc ? - Non merci.

- T'es sûr ? - Oui.

- Ça sent bon, ça. - Oui. T'as vu ?

Allez.

Bon. Ben...

Tu peux quand même rester loger à la maison.

On a commencé le voyage, papa.

Et c'est plus simple,

pour aller au travail ensemble, le matin, et tout ça.

Bon, ben... Bon voyage, alors.

Merci.

- Allez ! Il faut aller bosser. - Voilà ! Ça va, j'arrive.

Il faut bien écarter les branches, appuyer sur le sapin

et bien taper.

Il faut faire attention aux pieds et on tourne en même temps.

OK ?

Eh, les jumeaux, il n'y avait pas les cravates, avec ?

Voilà. C'est une grosse racine.

Voilà, les gars. Donc si vous bossez bien,

vous pouvez en faire une trentaine de l'heure.

Donc vous me faites tous les rouges ?

Excuse-moi, pardon. C'est mieux. Ce n'est pas? Excuse-moi. Tiens.

Putain !

Super...

T'en as fait combien ?

Je ne sais pas combien j'en ai fait...

- 10 ? - Mais non. Plus. Je...

- T'en as fait 7. - Mais non. J'en ai pas fait 7.

- J'en ai pas fait 7. - J'ai compté, quand même.

Ah, t'as compté ?

Mais je suis tombé sur des gros, alors forcément, j'en fais moins.

À ce rythme-là, tu vas te taper moins qu'au chômage.

Ça va aller. C'est juste une question de technique.

- "Technique" ? - Oui.

Et un peu de force, non ?

Eh, je rigole.

Tu vas juste plus pouvoir te branler pendant quelques jours.

Oh, les gars, putain...

Je vais peut-être aller faire les courses, non ?

Ouais... À tout à l'heure, ouais.

Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

- Pourquoi tu n'es pas venu ? - Calme-toi. Je vais t'expliquer.

On va prendre un petit café, se poser...

T'es vraiment content ?

Ça fait des années que je ne me suis pas senti comme ça.

Des années...

Tu passeras quand même à la maison ?

Maman, je suis parti, là.

Ouais, enfin, t'es parti...

Viens quand même parler à ton père.

Papa, tu lui dis que je jure de rembourser l'argent.

- D'accord ? - Mais c'est pas ça.

C'est quoi, alors ?

Tu sais, moi, je n'ai rien d'autre à dire. Je...

Je suis content de ce que je vis, je me sens bien.

S'il trouve ça nul, qu'est-ce que j'y peux, moi ?

Bon, allez. Allez...

Tu veux que je prenne ton linge ?

Maman, je suis parti, déjà.

Julien !

Julien !

- Julien ! - Quoi ?

- On y va ? Fin de journée, non ? - Non. Je suis lancé, là.

Aïe.

- Ça va ? - Ça va.

- J'ai fait 286. - Pardon ?

286.

- C'est normal au début. - Ça va, toi.

Non. C'est bien, 286.

- Te laisse pas faire par Raf. - T'en fais pas.

- C'est la technique, ça. - C'est le roi, pour ça. Tiens.

- Moi, j'ai d'autres projets. - À lundi.

Quels projets ?

Toi, tu te laisses faire par Raf. Quel T-shirt !

- Allez, dépêche-toi. - Combien j'en ai tiré, moi ? 843.

Je veux bien en tirer une de plus, si tu veux.

T'es lourd...

Rajoute 50 et je te prends en main.

- Avec toi, ça m'étonnerait. - Allez... Crache pas dans la soupe.

- Va aux putes, ça te fera du bien. - Je te donne tout.

Oh, oui !

J'en veux bien, de ton fric. Allez, dégage.

- Ça va ? - Oui. Salut. 416, moi.

- C'est pas mal, pour une 1re fois. - Tu tapes super vite.

C'est vrai que c'est pas mal.

Je dis ça pour toi, mais un jour, ça va se refermer.

- T'inquiète pas pour moi. - Pourquoi ? T'as un gode ?

- Ciao. - T'as un gode ?

Ça va, Mounir ? Allez, il y a des mouches, là.

892.

- À lundi. - Oui. Ciao.

Embrasse ton gode pour moi !

Oh, ça fait longtemps que je n'ai pas senti ça.

Une bonne fatigue là, une vraie bonne fatigue.

Oh oui...

Que penses-tu de Valérie ?

Elle ne te plaît pas ? Elle n'est pas mal.

Quoi ?

Non... Je dis, Valérie...

Valérie, la secrétaire, elle est pas mal, non ?

Elle ne te plaît pas ?

Elle est un peu vieille.

Justement. Les vieilles, ça a de l'expérience.

Et je suis sûr que c'est une grosse chienne...

Mais qu'est-ce que tu dis ?

Je dis que je suis sûr que c'est une chienne au lit.

- Ouais... - Genre "ah..." Comme ça. Tu vois ?

- Ah, Julien... - "Ah, Julien...", oui.

Ah, putain, Julien, mets-moi ta grosse bêche.

Oh, ouais, Julien.

Oh, ouais... Dépote-moi la motte. Vas-y, Julien.

- Hou, le gros sapin de Julien ! - T'aimes ça, hein ?

Hou, il fait... Ah, donne ça à maman. Oh oui... Oh oui...

Oh, ton gros sapin.

Hou, Julien... Oh oui, attention, je viens !

Oh, Julien ! Oh ! Oh !

- Ça y est, les gars. C'est fait. - Super. Merci.

- Simon, ça y est. C'est fait. - Hein ?

Merci, Gérard.

Voilà.

- 1 950, c'est ça ? - Oui.

Merci, Gérard.

Vous me promettez de ne pas partir sans payer le reste.

- Sinon, j'irai voir vos parents. - Mais non. T'en fais pas.

Excusez-moi.

Allô, papa ?

Oui. Je te fais une bise. Bise.

- Alors, chéri, on part en week-end ? - Il faut que je passe chez mon père.

- Oh non, Julien... - J'en ai pas pour longtemps.

Elle n'est pas branchée, papa, là. Il te dit que ça ne répond pas.

Il n'a qu'à me le dire, alors.

Pourquoi tu ne m'as pas dit ça ? Je t'aurais expliqué tout de suite.

C'est bon, tu peux imprimer.

Non. Je vais manger. Je ferai ça tout à l'heure.

Je peux manger ici, si tu veux.

Mais non, vas-y !

Vas-y !

Allez, hop, en route !

Allez, grimpe !

Je suis désolé.

Je vais peut-être devoir rester manger.

- Oh non... - Mais il insiste. Il insiste.

- Ne m'attends pas. Va faire un tour. - Je vais faire un tour, oui.

J'en ai pas pour longtemps.

- Tiens, il y a du vin, si tu veux. - Papa...

Un petit verre avec le repas, je peux.

Il faut pas que je te surveille, quand même.

Tu vois bien que je n'ai rien bu.

Puis je me doutais bien que tu allais passer ce week-end.

J'ai eu les résultats du check-up.

Ah oui, merde... Et alors ?

Soi-disant, tout va bien.

Pourquoi "soi-disant" ?

Je ne sais pas.

Mais quoi ? Tu sens des trucs ?

Je ne sais pas.

Mais ils ont fait des examens. Ils t'ont dit que ça allait, non ?

Il paraît.

Mais quoi, "il paraît" ? Ça veut dire quoi, ça, "il paraît" ?

T'as bien vu tante Lise.

On lui dit que tout va bien, et 2 semaines après, on l'enterre.

Arrête avec ça.

Déjà c'était pas 2 semaines, c'était 3 mois, et ça fait 10 ans.

Ils ont fait des progrès, depuis.

C'est vrai, quoi. Arrête avec ça.

Ça fait à peine 5 ans.

Quoi ?

Rien.

Ils ont fait des examens, ils ont dit que ça allait, ça va.

Je... Tu bois un coup, mais...

- Voilà. - Non, mais...

- À la tienne. - Attends...

- Ça t'énerve, ça. - Y a même pas une goutte, là.

Allez.

- Je t'ai attendu toute l'après-midi. - Je sais, je sais...

Pourquoi tu ne réponds pas au téléphone ?

Salut, Julien.

Salut.

- Ça va ? - Ça va.

On y va ?

Et vous avez fait quoi, vous ?

Ben, on s'est promenés... C'était bien.

Tu vas rester tranquille et poser tes tartines, Robocop.

Je me rends.

- Tu veux la guerre ? - Non. Je ne veux pas la guerre.

- Cachez-vous ! - Tartine.

- Tu m'as promis... - Oh non...

Allez.

- Promis, c'est promis. - Oui. Mais...

Allez?

S'il te plaît.

Bon.

- Voilà. - C'est super beau.

Merci. Merci, merci...

C'est de qui ?

- C'est de moi. - Non...

Si. C'est l'époque où on avait le groupe avec Stéphane et Julien.

C'est notre 1re chanson originale. Et la dernière, aussi.

Pourquoi ?

Parce qu'au moment où on commençait à peine à composer,

on a dû faire nos études. Du coup, on s'est moins vus,

et au fur et à mesure, on a arrêté... C'est classique, quoi.

C'est con. T'as une super belle voix.

Merci.

Y a des groupes qui ne feront jamais une chanson comme ça.

Toi, ça t'arrive du premier coup et t'abandonnes. C'est con.

Et tu vas la revoir avant qu'on reparte ?

Non. Enfin, c'est pas prévu.

Vas-y, on arrête de jouer, on va regarder la fin du match.

- Non. - C'est bientôt la fin.

Joue, allez. Je suis en train de...

C'est normal. T'arrêtes pas de jouer avec ton père. T'es surentraîné.

Je ne sais pas.

Salut.

Oh, Maya. Attends, t'es toute mouillée.

Qu'est-ce que tu fais là ?

Ma mère m'a déposée à la gare, mais j'ai pas pris le train.

Ce sont des cours préparatoires. J'en ai pas besoin.

- T'es sûre ? - Oui. C'est rien.

Je peux rester ?

Qu'est-ce que tu vas faire, toute seule ? Nous, on travaille...

Je peux ranger, par exemple... Ou je peux faire à manger.

- Ah, tu cuisines ? - Oui. Je cuisine super bien.

Pourquoi t'attaques pas Valérie ? Elle est célibataire.

- Je ne la connais pas. - Et alors ?

Au pire, tu te prends un râteau. Pas grave. On est bientôt ailleurs.

Je ne sais... Je ne sais pas si j'ai envie.

Tu l'aurais dans le lit, tu ne dormirais pas dehors.

Il y a à manger, là. Hein ?

Ah, putain, ce soir, le petit lapin aux pruneaux, là.

J'espère qu'elle l'a bien réussi.

Moi aussi. Je suis super exigeant, avec le lapin aux pruneaux.

Putain, ma mère elle en faisait un...

Tu ne peux pas savoir.

Bon. Allez, au taquet.

- Attends 5 minutes, là. - Non, allez...

- Allez... - Il faut y aller, là. Allez !

Salut.

À demain.

Ah, putain... J'ai faim.

Maya ?

Putain...

Maya ?

Maya, qu'est-ce qui se passe ?

Dis-moi.

Valérie.

- Ça va ? - Oui.

Je ne sais pas ce que tu fais, là,

mais si jamais tu comptais aller boire un verre, je suis...

- Je dois aller chercher mon gamin. - Ah. D'accord.

Je disais ça comme ça. C'était au cas où...

Tu peux venir manger chez moi, aussi.

- Non... Je ne veux pas m'imposer. - Je te le propose, donc ça va.

- Non... - Si tu veux pas, ça va aussi.

Mais si...

On fait comment ? Tu viens avec moi ? Tu me suis ?

- D'accord. - Oui ? Tu me suis ? "D'accord."

- Oui. Je te suis. - Super.

- Ben, à tout de suite. - "À tout de suite."

- Ben, "à tout de suite." - "À tout de suite", oui.

Pour quelqu'un qui n'avait pas très faim...

- Non, mais... C'est super bon. - Merci.

Sinon, tu faisais quoi, avant d'avoir ce projet ?

J'ai fait des trucs...

J'ai fait plein de trucs. Enfin...

En fait, je me suis surtout occupé de mon père.

Il a été très malade, il avait besoin de soins, alors...

Mais ça va. C'est bon. Ça va mieux.

C'est courageux.

- De quoi ? - De t'être occupé de ton père.

- Tout le monde ne ferait pas ça. - C'est normal. Déjà qu'il est seul.

Voilà. Du coup, je me dis que je peux peut-être penser à moi.

Oui. Je comprends ça.

Et toi ?

- T'es pas du coin ? - Non. Pas du tout.

Je ne connais personne, ici.

C'est un peu ce que je cherchais : le calme...

Ah.

Ça va, chaton ? Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi ? T'as fait des cauchemars ?

- Tu peux me raconter une histoire ? - Une petite histoire ?

- J'arrive. Ça va ? - Bien sûr.

Mon chouchou...

"De loin, très loin, du bout du monde,

"lui venaient des odeurs de choses bonnes à manger.

"Max renonça à être roi des Maximonstres.

"Il fit voile à nouveau.

"Il vogua le matin et il vogua le soir.

"Les jours étaient comme des semaines et les semaines comme des mois,

"mais au bout d'un an et un jour,

"il accosta enfin, en pleine nuit, dans sa propre chambre,

"où il trouva son dîner qui l'attendait...

"...tout chaud."

- T'étais où ? - J'étais chez Valérie.

- Et t'as attaqué ? - Non...

Enfin, à mon avis, j'aurais pu, mais... Je ne sais pas.

Qu'est-ce qu'elle nous fait, la petite ?

Tiens. Je ne sais pas ce qu'elle a, mais là, ça ne va pas.

Donc demain, je crois que je ne vais pas venir travailler,

puis je la ramène à l'univ.

- C'est peut-être mieux. - Oui. Enfin... C'est comme ça.

- Ça va, toi ? - Tu me joues un truc ?

Si tu veux. Un petit blues ou quoi ?

Vas-y.

Tu m'as l'air bien frérot

T'as passé un moment chaud

Non... Je t'ai dit, je n'ai pas...

Moi, je vois ce que je vois Et je vois un mec content

Je te dirais. Tu sais, ce n'est pas...

T'as les joues rouges, l'oeil luisant

Elle n'est pas...

Tu rentres de chez la Valoche L'amour plein les poches

Julio, t'es pire qu'Iglesias

Putain mec t'as la classe

- C'est pas... T'es con... - T'as la classe chez la Valoche

Il faudrait qu'on...

J'en ai marre de me prendre la tête.

C'est pas la vie, ça.

Ce qu'il faut, c'est être dans le moment présent.

Et...

Toi et Julien, c'est tout à fait ce que vous faites.

Être dans le moment présent.

Et je me disais

que ce qui serait super pour moi,

c'est que je puisse faire un bout de chemin avec vous deux.

C'est tout à fait ce qu'il me faudrait.

Tiens, j'y vais.

Je ne vous demande pas de m'entretenir.

Ah non. C'est pas le problème, ça.

Pas le problème...

Mais qu'est-ce que tu ferais avec nous, sur les routes ?

Je ne sais pas. Comme vous.

C'est-à-dire ?

C'est-à-dire? Prendre le temps de...

Profiter de ce qui se passe

et prendre le temps de savoir qui je suis,

ce que je veux, tout ça.

Ah... Oui.

Mais nous, avec Julien, on sait qui on est.

On sait ce qu'on veut, tu vois...

Enfin, tu comprends.

Le problème... Enfin, ce n'est pas un problème, mais...

On n'a pas le même âge, tous les deux, tu comprends.

On est...

Il y a comme un décalage, je crois...

Je ne sais pas vraiment si on est au même endroit...

Mais, Maya...

Maya...

J'étais bien, moi, avec toi.

Je ne me suis jamais sentie aussi proche de quelqu'un.

Attends... Écoute...

Putain de ta mère...

Putain !

Putain !

Moi, je vais aller faire deux, trois courses, là. Ça va ?

- Maintenant ? - Oui. J'en peux plus, là.

J'ai besoin d'une pause. Il faut faire les courses. Alors...

- Allez, à toute. - OK...

- Eh, Frisette, t'es déjà fatigué ? - Vas-y, ferme-la, toi !

Putain !

C'était pas méchant.

Simon ?

- Ça va ? - Oui. Ça va.

- Ça fait longtemps. - Oui. Carrément.

- T'es en visite chez tes parents ? - Oui.

- Et ça va, toi ? - Oui, oui... Super bien.

J'ai eu quelques rôles au théâtre

et je viens de terminer un tournage pour un film, en fait, un projet...

Ça va ?

- Je te présente Gaëtan. - Salut. Simon.

Enchanté.

- Dis, on ne va pas traîner. - Oui.

Donc je viens de terminer un super tournage pour le cinéma,

un rôle principal, un truc de fou, quoi.

- Ah oui ? - C'était génial.

Et toi ?

Moi ? Ça va vachement bien.

Super. Super. Vachement bien.

Oui... Tu travailles toujours à Liège ?

Non... Liège, c'est terminé. Je...

Je fais de la musique. Oui. J'ai repris à fond

et j'écris des chansons, je...

Pour faire un album, en fait. Oui. C'est le but.

- Ça va ? Ça se passe bien ? - Super. Vachement bien.

Oui. Je suis ravi. C'est super.

Et t'es toujours avec...

- Sylvie ? C'est ça ? - Non. C'est terminé, avec Sylvie.

- Oh... Pardon. - Non. C'est pas grave. Attends...

Mais si, ça va.

Ah oui, vachement bien. Super.

- Tu sais qui j'ai vu au magasin ? - Non.

Charlotte Feller.

Franchement, c'est devenu un canon, celle-là.

- Bof... - Attends... Ça va, franchement.

Non, je te jure. Tu savais qu'elle était enceinte ?

Oui. On m'a dit ça.

Apparemment, son mec gagne plein de fric.

- C'est un trader, je crois. - Ah, d'accord...

Je comprends mieux, maintenant. Ça aide.

La dernière fois que je l'ai vue, elle avait l'air super amoureuse.

À d'autres... Oh non, je te jure.

Oh, ça va...

- Moi aussi, je lui ferais bien... - Mais non.

Ça n'a rien à voir...

De toute façon, elle vieillit mal...

- C'est sûr... - Et je m'en fous.

Et puis les gens qui disent qu'ils sont heureux, c'est bizarre...

C'est douteux. Ça cache un truc.

Je peux te prendre ce polo ?

Pourquoi ?

Je vais au cinéma. Voilà.

Tu vas au cinéma. Avec qui ?

J'y vais avec des...

T'y vas avec Valérie ?

- Elle m'a demandé... - Pourquoi tu ne me dis rien ?

Mais je te le dis, là.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux venir avec nous ?

Oui, je vais venir. Qu'on se la tape à deux.

- Attends, je vais juste au cinéma. - C'est ça. Tu vas au cinéma, oui.

- Ça va aller, toi ? - Oui, oui...

Si tu veux, je peux rester. Moi, le cinéma, c'est pas...

Franchement, je veux bien. Oui, je veux bien que tu restes.

Oui.

- Allez ! Va au cinéma. - Oui. J'y vais.

Je vais au cinéma.

- Salut. - Salut.

Comment tu as trouvé le film ?

J'ai trouvé ça...

- Je n'ai pas trouvé ça terrible moi. - Non. Ce n'était pas...

Bon... J'irais bien boire un verre,

mais je dois aller libérer la baby-sitter, là.

OK.

Bon... Ben, salut.

- Tu ne veux pas venir... - Ah si. Si, si...

- Mais je ne voulais pas... - Non, mais c'est juste comme ça.

OK.

Ben, tu...

Tu me suis ?

Simon ?

Simon ?

Il faut y aller, là. On va être à la bourre.

Oh, merde... Je viens juste de me coucher.

Quel con. J'ai fait de la musique toute la nuit.

Tu ne viens pas bosser, du coup ?

Mais c'est mon truc, la musique.

Je ne sais pas pourquoi j'ai abandonné.

Mais c'est mon truc ! J'ai écrit une super chanson.

Vraiment, je crois que c'est pas mal.

J'ai appelé Stéphane et on peut l'essayer.

On va jouer avec le groupe, du coup. Putain...

- Je suis content. - Tu ne veux plus partir, donc.

Quoi ? Mais si ! T'es fou ou quoi ? Si, justement.

Justement. Sur la route, on compose,

on arrive dans une ville, on joue dans la rue et voilà.

On peut faire ça.

C'est ça : ce voyage, faut oser.

C'est ça, le voyage. On va oser plein de trucs.

Et comme là, je suis bien lancé, tu vois, j'ai l'inspiration,

je ne travaillerai pas aujourd'hui ni demain,

pour pas lâcher, quoi.

Ça ne te dérange pas d'aller travailler tout seul ?

Non. Ça va.

- C'est vrai ? - Oui.

Cool. Allez, je vais me coucher, parce que là, je suis pété...

Eh ! La Valérie ?

- C'était bien. - C'est bien...

- Ah, bien... - Je te raconterai.

T'as intérêt. En tout cas, t'as une bonne gueule.

T'as l'air bien, toi.

OK.

Eh, les mecs, les mecs !

Le gars, les gars... On y va ?

Allez, hop. Bon. Je vous montre.

Oui, je sais, j'ai pas de texte. C'est que du yaourt, mais...

C'est du yaourt, pour l'instant.

Et après, il y a le refrain. Ça change un peu.

Comme ça et comme ça.

Voilà. C'est...

C'est l'idée, quoi.

Non... Il y a un truc.

- Non... C'est gentil, quoi... - Quoi ?

Non. C'est cool. C'est sympa, quoi.

Simon, tu te rappelles ça ? Écoute.

Simon !

Mais c'est bon, ça, Simon !

Tu te rappelles, quand même.

Allez, Simon !

Voilà.

With your feet on the air And your head on the ground

Try this trick and spin it, yeah

Your head will collapse But there's nothing in it

And you'll ask yourself

Where is my mind?

Where is my mind?

Mi 7. Fa mineur...

Mais non. C'est nul, ça.

Non. C'est nul.

Mais non, mineur, mineur ! Mi, putain...

Non, putain ! Ho !

Allez, putain !

Fait chier.

Tiens ! Voilà ta maison.

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est bon. On part, là.

On part... On part...

- Quand ? - Maintenant. On part. Ça suffit, là.

Ça fait 15 jours qu'on devrait être partis, déjà.

- J'en peux plus. S'il te plaît. - On a presque rien de côté, encore.

Si. On a de quoi réparer le camping-car.

Si on veut trouver du travail, on peut.

Il y a les vendanges... On peut trouver. Allez, viens.

- Allez, viens... - Je croyais que tu composais.

Mais oui, je compose. Bien sûr. Tout le temps.

Je peux composer là, ailleurs... Partout !

Et le principe, c'est partir quand on veut.

Si un jour tu veux changer d'endroit, je serai d'accord avec toi.

Il me faut juste un temps, voilà. Je dis au revoir à mon père et...

Il est au courant. On devrait déjà être partis.

- C'est pas si simple. - Mais si !

Si, c'est simple ! On part et c'est tout !

Tu grimpes là-dedans et on part ! C'est simple, non ?

Ton père, il n'est plus malade ! C'est pas un gamin, ton père !

Il faut que tu fasses ta vie.

Tu ne sais pas par quoi on est passés !

Alors, arrête et tais-toi !

Laisse-moi juste ce week-end. Voilà.

Tu me laisses ce temps. Allez.

Excuse.

Pardon.

Lundi.

- Allez... - OK pour lundi.

Ça va, Julien ?

- Eh ! - T'as encore la clef ?

Euh... Ouais.

Tu me la rends tout à l'heure. Ça va.

OK.

- T'as une camionnette ? - Plus ou moins, oui.

- T'es tout seul, là ? - Oui.

Alors comment tu vas faire pour porter tout ce bazar ?

Je vais me démerder.

- T'as des caisses, au moins ? - Ah merde. Non. J'en ai pas.

- Simon... - T'inquiète pas. Ça va aller.

T'en fais pas. Ça va aller, ça va aller.

Ça va aller.

Tu ne veux pas aller boire un verre ?

Non. Je ne crois pas, non.

J'aurais aimé parler avec toi...

De quoi ?

"De quoi ?" Je ne sais pas. De...

- Te demander comment t'allais... - Ça va.

Bon. Je vais travailler.

On peut quand même parler, non ?

Hein ?

Pourquoi t'es violente ? Pourquoi t'es agressive ?

Je ne suis pas agressive.

Je t'ai demandé plusieurs fois de venir chercher tes affaires !

- J'ai eu des trucs à faire... - Tu débarques et il faudrait que...

- J'avais envie de te voir... - T'as décidé de ne plus me voir.

- C'est bon ! - J'ai pas décidé ça.

Non... T'as rien décidé.

T'as jamais rien décidé.

T'es incapable de décider quoi que ce soit.

Alors maintenant, tu prends tes affaires et tu te casses !

OK... OK...

- Tu peux tout garder. - J'en veux pas !

- Si. - Je ne veux pas les voir !

Alors vends-les, donne-les, brûle-les... Je m'en tape.

- J'en ai pas besoin. - Tu ne pars pas sans elles !

- J'en ai pas besoin ! Je pars ! - Tu pars où ?

Je pars loin, tu vois, et tu ne me reverras peut-être plus.

Simon ! Attends !

Simon ?

- Ah, tu es là. - Ça va ?

Que se passe-t-il ?

Rien. Je suis passé déposer un truc.

Je suis pressé. Je te vois plus tard ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ça va. Tranquille.

- Ah non... - Si.

- Mais non, ça ne va pas ! - Je suis pressé.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je te vois plus tard.

Bon week-end. À lundi.

- Non. Lundi, on part. - Déjà ?

Oui, on part... On part... Voilà.

Bye.

- Ça va ? - Oui. Et toi ?

C'est 726.

Et tu fais quoi, ce week-end ?

Vous partez lundi, alors ?

Ouais.

C'est pour ça. Je me disais que ça serait bien qu'on...

- Enfin... Tu vois, quoi... - Qu'on se voie ?

Oui. Voilà.

- S'il te plaît. - Merci.

Tu veux passer chez moi demain ?

Oui.

Papa ?

Papa ?

Papa !

Descends.

Allez, descends !

Allez, papa, descends !

Mais ça va pas ou quoi ?

Pourquoi tu fais ça ?

Ben... Pour toi.

Et je mets... Attends. Je peux en mettre deux.

Je ne savais pas qu'on pouvait.

- Si, on peut. - Bon...

Vous allez commencer par quel pays ? Tu le sais ?

La France, je pense.

À toi.

- Et après ? - Après, je ne sais pas encore.

- On verra... - Tu mets la carte et voilà.

Super.

- Tu veux encore du Coca ? - Non. Ça va.

- Tiens, un vert. - Un vert ! Et hop !

OK. Hop.

Putain...

Allez, putain !

Non, non... Je ne laisse pas ça comme ça devant chez moi. Non !

Mais non. Laisse-le faire.

Laisse-le faire. Regarde. Il arrive.

- Pose ça. Laisse-le. - Tu ferais mieux de m'aider.

Non. Mais qu'est-ce que tu fais ? Laisse-le, il va faire lui-même !

C'est à lui de le faire.

Allez, voilà.

Pourquoi c'est le père de Sylvie qui doit s'occuper de ça ?

- Où va-t-on caser tout ça ? - C'est moi qui m'en occupe.

- Que vas-tu en faire ? - Je me débrouille.

- Simon. - Tu le laisses...

Rentre, s'il te plaît, maman ! Ne reste pas là !

Reste pas là !

Laisse-le se démerder avec ça. Rentre. Rentre !

- Maman, rentre, s'il te plaît... - Oui. Ça va...

Arrête, Simon !

Et voilà... Et voilà...

Voilà. C'est bien. Ça, ça me casse les couilles aussi.

- Il casse tout, Jean-Marie ! - Ça va ! C'est bon, là !

- C'est quoi, ça ? - "Festif."

Je reviens.

- C'est quoi, tout ça ? - Rien. On vendra ça en France.

- Il faut qu'on parte, Julien. - Oui. Demain matin.

Non. Maintenant, parce que moi, je vais craquer.

Si je reste une minute de plus ici, je vais craquer.

Je te jure, je vais craquer.

C'est juste une nuit de moins ici. C'est pas grand-chose.

Fais ça pour moi, s'il te plaît.

S'il te plaît... S'il te plaît...

Mais parle.

Tu veux que je te ramène ou quoi ?

Qu'est-ce qu'on va faire, Simon ?

Qu'est-ce qu'on va trouver ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Eh ben...

Ben, salut.

Salut.

- Ah. - Je peux rentrer ?

Oui. Bien sûr.

Je voulais vous dire au revoir.

Je m'en vais et je voulais vous dire au revoir.

C'est tout.

Je me remets en route.

Sous-titrage : Eclair Group

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