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L��LE MYST�RIEUSE
� plus de 800 kilom�tres de l'Am�rique,
il y a une �le inexplor�e par l'homme.
Les hommes qui ont �chou� sur ses c�tes et qui ont surv�cu pour le raconter
d�crivent une telle terreur inimaginable
qu'ils n'osent pas y retourner.
Pourtant, les hommes arrivent sur l'�le, parfois par dizaines,
chacun plus courageux que l'autre,
tous � la recherche du tr�sor qui est enterr� ici.
Certains disent que l'�le est maudite,
d'autres que les habitants sont des monstres inconnus.
Je vous assure que tout est vrai,
et c'est pourquoi j'ai fait de cette �le ma maison.
C'est pourquoi je l'ai nomm�e "L'�le myst�rieuse".
Alors, qu'attendez-vous ?
Et si ce qu'ils disent de cette �le est vrai ?
Des histoires pour enfants, invent�es pour �loigner les gens.
Allez, les gars. Cherchons le tr�sor.
Suivez-moi.
Donne-moi ta moiti�. Le m�daillon.
Nous devons passer par le tunnel.
Vas-y en premier.
Des histoires pour enfants...
J'ai trouv� le moyen de sortir, mais je n'ai pas vu tes monstres.
C'est bon, il n'y a rien ici.
Au secours ! Au secours !
CAMP DE PRISONNIERS LIBBY, VIRGINIE, 1863
Tout est en ordre ?
- La temp�te approche. - Au bon moment.
- Le ballon est toujours l� ? - Oui.
Je pense qu'ils le gardent au sol jusqu'� ce que le temps s'am�liore.
Nous partirons ce soir.
Bonsoir Messieurs. Je n'ai pas pu m'emp�cher d'entendre votre conversation.
Vous planifiez une �vasion, n'est-ce pas ?
Vous devez avoir mal entendu, mon ami.
Je ne le pense pas.
C'est un camp de la Conf�d�ration, Colonel. Que faites-vous ici ?
La raison invoqu�e par les autorit�s �tait un d�tournement de fonds,
mais je vous assure qu'il ne s'agit que d'un malentendu tragique.
R�fl�chissez un peu, Monsieur. Je peux vous �tre utile ce soir.
- Que faisons-nous de lui, Neb ? - C'est un probl�me, c'est s�r.
Vous laisseriez un esclave d�cider de mon sort ?
Toi, tu ne te poserais pas la question, tu pourrais me tuer sur place.
En fait, j'ai toujours �t� abolitionniste.
Nous pouvons l'emmener avec nous ou le tuer. Pour moi, �a n'a pas d'importance.
Si on le tue, nous partagerions un meurtre.
C'est vrai, mais si vous nous trahissez,
nous pourrons toujours vous tuer plus tard.
Tr�s bien vu. Vous devriez m'emmener avec vous.
Nous partons � minuit.
Capitaine ! Asseyez-vous.
- Tout va bien ? - Oui, madame.
- Votre blessure gu�rit bien. - Je pars ce soir.
Il y a un ballon d'observation de la Conf�d�ration en dehors du camp.
Je vais chercher Helen.
Nous avons peu de chances de r�ussir dans cette temp�te.
C'est trop dangereux pour vous et votre fille.
De plus, le si�ge sera bient�t lev�, vous pourrez partir en toute s�curit�.
Capitaine, c'est beaucoup plus dangereux
de rester ici avec une fille de l'�ge d'Helen, croyez-moi.
- Helen. - Quoi ?
Les gardes ne comprenaient pas mon retard.
- Que leur as-tu dit ? - J'ai d� trouver une excuse.
- Je leur ai dit que j'avais la varicelle. - �a va le faire..
- Que se passe-t-il, Madame James ? - Cet homme est tr�s malade,
il doit �tre mis en quarantaine.
Passez. Nous n'avons pas besoin de malades.
Allez-y, Madame James.
Cyrus !
- Neb, monte ! - Montez d'abord !
Monte dans le ballon ! Monte !Monte !
Cyrus, viens !
- D�p�chez-vous, Capitaine ! - Cyrus !
- Allez, Cyrus ! - D�p�chez-vous, Capitaine.
Il va tomber !
Donnez-moi votre main.
- Comment allez-vous man�uvrer cette chose ? - Nous ne pouvons pas man�uvrer.
O� sommes-nous ?
Je ne sais pas. Nous nous �loignons du lever du soleil,
nous allons donc vers l'ouest.
Il est impossible de savoir exactement o� nous sommes.
Allons-nous atterrir bient�t ?
Quand il y aura plus de visibilit�.
- Allons-nous continuer � d�river ? - Nous n'avons pas d'autre choix.
Eh bien, o� que nous soyons, c'est mieux qu'� Richmond.
Avez-vous toujours v�cu � Richmond ?
J'y suis venue chercher mon mari. Il combattait pour la Conf�d�ration.
Ma fille et moi avons appris qu'il avait �t� bless�.
L'avez-vous trouv� ?
Je l'ai enterr� quelques jours apr�s notre arriv�e.
Je suis d�sol�.
C'est tr�s beau, ma fille.
Nous survolons l'oc�an.
L�-haut.
Salet� ! Il y a une d�chirure.
Je vais voir si je peux la r�parer.
- Tu peux r�parer ? - Non, c'est trop large, Capitaine.
- Nous descendons !. - Une id�e brillante, Capitaine Smith ?
L�chez le ballast. D�barrassez-vous du poids superflu.
D�p�chez-vous !
�a ne marche pas, on continue de tomber.
- Cyrus, nous tombons dans l'eau ! - On fait quoi ?
Regardez, une �le !
Nous en sommes encore loin, Cyrus.
Nous ne pourrons pas y arriver.
Restez dans le ballon aussi longtemps que vous le pourrez.
Le courant vous m�nera � la c�te.
- Capitaine, non ! - Non !
Cyrus !
On remonte.
- Pouvons-nous sauter ici ? - Sautons maintenant.
- Le ballon est encore trop haut. - Passez de l'autre c�t�.
Je sais, attendez, attendez.
On va s'�craser, tenez-vous bien !
Helen ? Helen !
- Tu es bless�e ? - Non.
O� sont les autres ?
- Cyrus ! - Neb !
- Capitaine ! - Pencroff ? Il y a quelqu'un ?
- O� sont-ils ? - Cyrus !
Bon sang...
- Regarde, le ballon ! - Neb !
- Tout le monde va bien ? - Bonne nouvelle, nous avons tous surv�cu.
- Oui. - O� est le Capitaine Smith ?
- Il n'est pas avec vous ? - Non.
Eh bien, peut-�tre qu'on a parl� trop t�t.
Alors, Neb ? Nous pouvons le r�parer ?
Personne ne repartira d'ici avec ce ballon, c'est s�r.
- Il n'y a aucun signe de lui ? - Je ne le vois nulle part.
Nous devons trouver Cyrus.
Je suis d'accord, commen�ons les recherches.
Hol�, hol�... Attendez une minute.
On ne devrait pas rester ensemble ?
Le Capitaine Smith a r�ussi � atteindre la c�te ou pas.
En premier, nous devons nous soucier de nous.
Certains n'ont pas mang� depuis des jours.
Je suis d'accord avec Pencroff, nous devons manger.
Nous trouverons de la nourriture en cherchant Cyrus, allons-y.
Depuis quand les esclaves donnent-ils des ordres ?
Si vous ne l'avez pas remarqu�, nous sommes loin de la ligne Mason-Dixon.
Je ne suis l'esclave de personne.
Le soldat Lemay a dit qu'il voulait manger.
Vous devriez aller chercher
de la nourriture et de l�eau avec Monsieur Pencroff.
Helen, Neb et moi, recherchons le Capitaine.
Hello ! Il y a quelqu'un ?
Qu'est-ce que c'�tait que �a ?
Je ne sais pas, nous ferions mieux de partir.
Lemay ! Lemay !
Allez fiston, il n'y a pas de temps � perdre.
Qu'est-ce qui se passe, soldat ? Allez, mon gars.
Courons !
- Cyrus ! - Capitaine Cyrus !
Maman, j'ai soif.
- Je sais, ch�rie. - Allons rechercher de l'eau,
il n'est pas encore tard.
Hello !
Hello !
Neb ? Jane ?
Il n'y a personne ?
Hello ! Hello !
Hello !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je marque le chemin.
Je ne veux pas me perdre ici.
Regardez !
Un radeau, nous devons construire un radeau.
- Pencroff, que s'est-il pass� ? - Lemay est mort.
- Comment ? - C'�tait une cr�ature.
C'�tait si gros, si rapide...
O� que nous soyons, nous devons partir.
- Ce devait �tre votre imagination. - Non ! Neb, Neb...
Je ne pense pas.
Tu vois ? Et maintenant, tu me crois ?
- �a doit �tre un cimeti�re. - Non. C'�tait un insecte.
- Quelle �tait sa taille ? - Il devait mesurer six m�tres de haut
et 15 m�tres de long.
Il va faire nuit, on devrait retourner � la plage.
Nous avons vraiment besoin d'un radeau.
Hello !
Qui �tes-vous, Monsieur ?
Je suis le Capitaine Cyrus Smith, de l'infanterie de l'Union.
Revenez sur le quai.
- Comment �tes-vous arriv� ici ? - Je sais pas.
La derni�re chose que je me rappelle, c'est d'�tre saut� d'un ballon.
- Je vous connais... - Cela semble tr�s improbable.
Ceci est ma maison. Vous avez viol� ma propri�t�,
ce qui me donne le droit de vous tuer.
- Oh non... - Non !
- Capitaine Nemo ! - Nemo...
Arr�tez, s'il vous pla�t. Ce n'est pas un intrus.
Je l'ai trouv� inconscient sur la plage. Je l'ai amen� ici.
- Sans me consulter ? - Vous �tiez occup�, Monsieur.
Emmenez-le � l'int�rieur de la maison.
Gardez-le enferm� jusqu'� ce que je d�cide quoi faire de lui.
D'accord, Monsieur. Suivez-moi, je vous prie. S'il vous pla�t.
- Quel est cet endroit ? - Une �le du Pacifique Sud.
C'est le domaine du Capitaine Nemo depuis dix ans.
- Il y a quelqu'un d'autre sur l'�le ? - Personne.
C'est ainsi que le Capitaine a fui le monde.
Cela lui donne �galement la possibilit� de travailler sur ses exp�riences.
Transformer l'eau de mer en �lectricit�.
C'est tr�s int�ressant. Connaissez-vous ce type de technologie ?
Rien de si avanc�. J��tais ing�nieur avant la guerre.
Dites-moi, qu'est-ce que le Capitaine a invent� d'autre ?
Je laisserai le Capitaine Nemo vous expliquer tout au d�ner.
- Et les autres ? - Les autres ?
Je voyageais avec cinq autres personnes. Vous ne les avez pas vues ?
J'ai bien peur que non.
Ce n'est pas possible. Si vous m'avez trouv�,
vous devez aussi avoir vu les autres.
Nous devons organiser une �quipe de secours.
Il serait peut-�tre pr�f�rable d'en discuter
avec le Capitaine au d�ner. Je vous en prie.
C'est Bob Harvey.
Bob Harvey !
Ceci est la moiti� de la carte du tr�sor d'Isabelle.
Dis-moi o� est l'autre moiti�, ou je te tue.
Elle est sur une �le.
Vous n'�tes pas oblig� de le tuer, Capitaine,
Je pense que nous avons trouv� notre nouvel �quipage.
Le tr�sor d'Isabelle. Je n'aurais jamais pens� avoir une seconde chance.
Pirates, c'est la cl� d'une �norme fortune.
Que ceux qui veulent devenir riches me rejoignent.
- Am�ne-le. - Merci, Monsieur, vous �tes tr�s g�n�reux.
O� est le soldat ?
Bain et tenue pour le d�ner.
- Que lui as-tu dit sur l'�le ? - Peu. Mais il est tr�s curieux.
Moins il en sait, mieux c'est.
En fait, je pense que c'est une chance,
vous verrez qu'il pourrait devenir un digne compagnon.
Il est ing�nieur et a l'esprit vif.
Pourquoi dis-tu �a ?
Il lui a suffi de regarder le g�n�rateur hydro�lectrique
pour savoir comment le r�parer.
Il y a aussi quelques notions sur le fonctionnement du Nautilus,
il l�a �tudi� � l�universit�.
Il tient beaucoup � les confirmer.
Il serait peut-�tre bien de partager vos id�es.
Je n'ai aucune intention d'avoir le Capitaine Smith comme �l�ve.
C'est un militaire, on ne peut pas lui faire confiance.
Mais,votre projet a tellement de retard,
qu'il ne serait pas inutile d'envisager cette possibilit�.
Vous pourrez toujours le chasser plus tard.
Je savais qu'on pouvait faire du feu avec des b�tons,
mais je n'avais jamais vu personne le faire.
C'�tait le seul moyen pour nous d'avoir chaud � Richmond.
- Vous devez faire un feu plus grand. - Avec un plus grand, on peut suffoquer.
Et avec un plus petit, on peut �tre mang�s par des insectes g�ants !
Vous pensez que le Capitaine Cyrus est en vie ?
Oui.
Nous poursuivrons nos recherches � l'aube.
On dirait que vous aimez beaucoup le homard.
- Pourquoi tout est-il si grand ? - Je dois vous remercier, Capitaine.
Joseph m'a dit qu'il avait r�par� mon g�n�rateur.
C'est vraiment incroyable, produire de l'�lectricit� � partir de l'eau de mer.
L'eau de mer est constitu�e � 3% de chlorure de sodium.
Avec de l'hydrog�ne,
on a tout ce qu'il faut pour faire fonctionner les g�n�rateurs.
La vraie merveille, c'est l'oc�an, Capitaine.
Je peux l'utiliser pour obtenir de la chaleur,
de la lumi�re et, bien s�r, une protection.
- Protection contre quoi ? - Les myst�res de l'�le.
Je suppose que je devrais vous remercier, Capitaine,
mais j'�tais avec cinq personnes et je dois d�couvrir ce qu'il en est.
- Ils sont probablement morts. - Pourquoi dites-vous �a ?
Au-del� de ma porte, les chances de survie sont tr�s faibles.
- Pourquoi ? Qu'y a-t-il l�-bas ? - Des cr�atures inimaginables.
- Je dois donc les retrouver. - Asseyez-vous, Capitaine.
Joseph, organise les recherches.
Oui, je m'en occupe.
- J'aimerais aussi les rechercher. - Tout d'abord, vous devez manger
et reprendre des forces, Capitaine.
- Parlez-moi de votre guerre. - La guerre aux �tats-Unis ?
Vous n'en savez rien ?
Nous n'avons aucun contact avec le monde ext�rieur.
Cependant, je ne suis pas surpris qu'ils soient en guerre.
Votre nation a toujours �t� tr�s belliqueuse, n'est-ce pas ?
Cela d�pend de la personne � qui vous posez cette question.
Je vous le demande.
Je me suis engag� pour d�fendre le droit de tous les hommes � la libert�.
L'esclavage. Un autre syst�me barbare.
Avez-vous atteint votre objectif, Capitaine ? Les hommes sont-ils tous libres ?
Je ne sais pas. La guerre n'est pas termin�e.
Faites-moi confiance, Capitaine, quelle que soit l'issue de votre guerre,
les hommes ne seront jamais vraiment libres.
Je ne suis pas d'accord. Certains combats m�ritent d'�tre men�s.
Dites-moi... Ayant �t� t�moin des barbaries de la guerre,
s'il cela se reproduisait, vous batteriez-vous � nouveau ?
J'ai lu des articles sur les exploits du Nautilus,
ses atrocit�s commises contre la marine britannique.
Si vous aviez le choix, referiez-vous la m�me chose ?
Je suis n� en Angleterre, mais j'ai grandi aux Indes.
Les Indes sont mon pays, les Indiens sont mon peuple.
Je n'ai fait que les prot�ger de l'Empire Britannique, de la soumission.
Tout ce que j'ai fait, les hommes que j'ai tu�s,
�taient des actes de jeunesse, je n'avais aucune id�e des cons�quences.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est un moustique !
Maman, attention !
- Mon Dieu ! - C'est un rat.
- Surprenant, il est �norme. Fuyons ! - Non, attends. Regarde.
- Il a peur de nous. - Pour l'instant, je m'en fiche,
un rat de la taille d'un poney nous fixe,
et je ne veux pas �tre le prochain � �tre mang�.
Pencroff, ce qui ne nous attaque pas, on peut le chasser.
Je meurs de faim.
Il est l� !
C'est fou !
Ici !
Helen, c'est quoi ?
- C'est Cyrus ? - Non, non...
Que s'est-il pass� ? �a va ? Tout va bien ?
- Oui, elle va bien. - Eh bien, j'ai eu le rat.
- C'est quoi �a ? - Je l'ai trouv�.
Si je ne me trompe pas, c'est de l'or.
J'ai pens� que vous prendriez bien un th�.
- Pourquoi me retenez-vous ici ? - Je vous assure que c'est pour votre bien.
- Je dois retrouver mes amis. - Ce n'est pas recommand�.
L'�le a des cr�atures extr�mement dangereuses.
Je comprends, mais une op�ration de recherche a �t� lanc�e, donc...
Personne ne recherche mes amis, c'est �a ?
Je crains que le Capitaine Nemo n'ait pas �t� tr�s franc au d�ner.
Lui et moi sommes seuls sur ce b�timent.
Je suis d�sol�.
Donnez-moi les cl�s, Joseph.
Les cl�s !
Vous ne pourrez pas quitter la propri�t�, Capitaine, je vous l'assure.
Mais quel est cet endroit ?
Compte tenu des circonstances, c'est vraiment savoureux.
Mes f�licitations au cuisinier.
Essaie d'en manger.
- C'est du rat. - �a ressemble vaguement � du poulet.
Je pense que ce n'est qu'une question de temps avant que nous soyons sauv�s.
- Pourquoi dites-vous �a ? - � cause de �a.
- Pourquoi ? - Montre-moi, gamine.
Si vous estimez le poids, vous verrez qu'il est fait d'or pur.
La gravure du m�daillon me semble �tre une partie d'une carte.
Je parierais que c'est une carte au tr�sor.
Je suis s�r qu'on la recherche.
Mon �le est magnifique.
- Vous n'�tes pas d'accord, Capitaine ? - Je ne dirais pas �a.
Joseph m'a dit que vous �tes all� vous promener.
Non, j'essayais de m'�chapper.
Votre s�jour ne sera pas d�sagr�able, Capitaine.
Mes amis sont sur l'�le. Il est impossible de ne pas trouver cela d�sagr�able.
J'ai entendu dire que vous �tiez ing�nieur de formation,
et aviez des th�ories sur le fonctionnement du Nautilus.
- Oui. - J'envisage l'id�e
d'avoir l'aide d'un ing�nieur comme vous, Capitaine, pour terminer mon travail.
Vous vous trompez compl�tement si vous pensez que j'examinerais cette proposition.
Capitaine... ne soyez pas aussi rapide pour me juger.
Ne soyez pas aussi rapide pour affirmer que mes amis sont morts.
Mon travail est beaucoup plus important que vos amis.
- J'ai besoin de votre aide. - Non.
Ne soyez pas idiot, je vous offre la possibilit� de faire quelque chose
pour que votre existence en vaille la peine.
Pour moi, la seule chose qui compte, c'est de sauver la vie de mes amis.
Alors, vous serez coinc� sur cette �le, ind�finiment.
- La conversation ne s'est pas bien pass�e ? - Cet homme est un imb�cile.
Vous n'avez peut-�tre pas utilis� l'approche la plus adapt�e.
De quoi parles-tu ? Il a refus� d'entendre la voix de la raison.
Il ne pense qu'� ses amis,
si vous �liminez cette inqui�tude, il pourra penser � autre chose.
- Non, Jane ! - H�, toi, l�-bas !
Maman !
- Ici ! - J'arrive !
Allez !
- Donne-le moi. Fuis ! - Non !
- Pars - Non !
Maman !
Je m'appelle Nemo et voici Joseph.
Bienvenue sur mon �le.
- Comme c'est beau ! - Je pense que tu y seras bien.
C'est toujours mieux qu'une grotte.
Joseph fournira des v�tements propres � tout le monde.
Vous nous avez sauv� la vie. Pouvons-nous nous pr�senter, au moins ?
Je sais qui vous �tes.
Je ne comprends pas. Comment le savez-vous ?
Cyrus !
Pencroff.
Capitaine Smith.
- Lemay ? - Non.
Je suis si content de vous voir.
Suivez-moi.
Comme vous avez pu le voir, mon �le est un endroit tr�s dangereux.
Envoyer un homme seul vous rechercher aurait �t� irresponsable.
C'�tait � moi de le d�cider.
La chose importante est que nous avons �t� sauv�s par le Capitaine Nemo et Joseph,
et que, gr�ce � eux, nous sommes ici.
Vous auriez d� voir la taille de la fourmi, Capitaine Cyrus. Elle voulait nous d�vorer.
J'ai vu une �norme mante, six m�tres de haut.
Oui, et un rat g�ant.
- Quel est cet endroit ? - C'est ma maison, le paradis.
Tant que la cl�ture �lectrique fonctionne.
Comment ces cr�atures sont-elles devenues...
Si gigantesques ?
Il est tard et je vous avez beaucoup de questions
auxquelles je r�pondrai demain. Joseph ?
Il y a des bains, des v�tements propres et des lits pour tout le monde. Suivez-moi.
Merci d'avoir sauv� mes amis.
Ils �taient proches d'ici et il y avait une opportunit� de le faire.
Je vous suis quand m�me reconnaissant.
Reconnaissant au point de reconsid�rer mon offre, Capitaine ?
Dis-moi pourquoi tu es si pr�occup� par cette travers�e.
Ce n'est pas la travers�e... c'est l'�le.
L'�le ?
Elle est pleine de cr�atures gigantesques et carnivores.
Je vais vous dire quelque chose, les gars. J'ai �t� sur l'�le il y des ann�es,
J'ai presque mis la main sur le tr�sor d'Isabella.
Donc, avec ou sans cr�atures,
je vais trouver ce tr�sor et le ramener.
J'ai peur, Capitaine.
- Je comprends, pirate. - Merci, Monsieur.
- Capitaine, nous avions besoin de lui. - C'�tait un l�che.
Il allait nous g�ner.
Quelqu'un d'autre a des probl�mes avec l'�le ?
Tous au travail.
- Blake. - Oui, Capitaine ?
Cap sur l'�le, r�cup�rons mon tr�sor.
Capitaine Nemo, vous �tes tr�s aimable de nous accueillir si bien.
Le Capitaine Smith ne m'a pas laiss� le choix,
je devais vous sauver au plus t�t.
Nous �tions �galement inquiets pour lui.
Je peux arr�ter de m'inqui�ter maintenant.
Le Capitaine Smith voulait �tre un h�ros, je devais le garder ici pour le sauver.
- N'ai-je pas bien fait, Madame ? - Bien s�r.
Que se passe-t-il, Nemo ?
- Que portez-vous � votre cou ? - Je l'ai trouv�.
Pencroff pense que c'est de l'or.
Non, c'est plus que de l'or, je parie ma vie dessus.
De l'or, bien s�r.
Oui, je n'aurais pas d� m'attendre � autre chose de leur part.
- De quoi parlez-vous ? - Je parle de la cupidit� humaine,
l'une des raisons qui conduit les hommes � l'autodestruction.
Je laisserai les cr�atures les d�vorer
avant de leur permettre de souiller mon �le.
- Je ne voulais pas l'�nerver. - Je sais, je sais.
Il est clair que Nemo a une relation difficile avec l'or, oublions-le.
Un de moins pour partager le tr�sor.
Un fort courant �lectrique parcourt cette cl�ture.
Il �loigne tout ce qui menace les b�timents.
Je suis content que nous soyons de ce c�t�.
Je n'en suis pas si s�r.
Vous ne faites pas confiance � Nemo, n'est-ce pas ?
Il m'a dit qu'il avait envoy� des gens
vous chercher, mais lui et Joseph sont les seuls habitants de l'�le.
Que leur est-il arriv� ?
Il a fallu beaucoup d'hommes pour construire tout cela.
J'esp�re que tout est � votre go�t.
O� est Nemo ? Nous voulons lui parler.
Combien de temps comptez-vous nous garder ici ?
Non pas que nous ayons l'intention de partir.
J'ai peur que ce ne soit pas possible, il est tr�s occup�.
Cependant, je suis s�r qu'il voudrait que vous restiez.
Il a eu des soucis il y a peu de temps.
Le m�daillon lui rappelle d'autres personnes qui ont visit� l'�le.
- Qui ? - Des pirates.
Je le savais ! Je l'avais bien dit. Il y a un tr�sor sur cette �le.
Je ne sais pas. Je sais seulement que le Capitaine Nemo les m�prise
et qu'il esp�rait que les cr�atures les auraient chass�s.
Dites-lui que nous ne sommes pas int�ress�s par l'or ou quoi que ce soit.
Tout ce que nous voulons, c'est rentrer chez nous, rien de plus.
Je lui en ferai part. Excusez-moi.
- Capitaine ? - Entrez.
�coute attentivement, mon gars. Je veux que tu montes une �quipe.
Prends Li,
et je te montrerai exactement
o� est l'autre moiti� de la carte.
D�barquez avec lui et �valuez la situation.
Si vous rencontrez des probl�mes, demandez des renforts.
Trouvez l'autre moiti� de la carte, mon gars, je veux mon or.
- O� sont-ils ? - Ils sont enferm�s dans la cour, Monsieur.
Vous �tes toujours en retard, n'est-ce pas ?
Partagez vos plans avec eux, en particulier avec Cyrus.
Je suis s�r que cela l'int�ressera.
- Pourquoi penses-tu cela ? - C'est un homme intelligent,
un ing�nieur. - C'est aussi un soldat.
Il est toujours conditionn� par ses pens�es bellicistes.
Mon travail va � l'encontre de tout ce qu'il d�fend.
Peut-�tre, mais je sais que vous pouvez
�tre tr�s persuasif quand vous le voulez.
Tu as gagn�, Joseph.
Tr�s bien, Monsieur Li, montrez-nous le chemin.
Vous ne savez pas dans quoi vous vous embarquez !
Je ne veux pas le savoir !
Plus t�t nous trouverons le tr�sor,
plus t�t nous quitterons l'�le. En route !
- Attendez. - Quoi ?
- Tu es s�r que c'est �a ? - J'aurais oubli� �a ?
J'ai failli mourir sur cette �le. Vous ne savez m�me pas
dans quoi vous vous embarquez, les amis.
Nous devrions retourner au navire maintenant. Vous �tes avec moi ?
Ne me force pas � te tuer, Li.
Je n'y retournerai pas !
Marchez prudemment.
Joseph, qu'est-ce qui a pouss� le Capitaine Nemo � changer d'avis ?
Vous connaissez la raison, je l'ai convaincu.
Comme vous le d�couvrirez tr�s bient�t,
le Capitaine ne peut �tre convaincu de rien, sauf pour ce en quoi il croit lui-m�me.
Suivez-moi, s'il vous pla�t.
C'�tait quoi ?
Un vieil ami et un compagnon fr�quent sur ces �les. Notre volcan.
Vous ne craignez pas une �ruption violente ?
- Oui, nous la redoutons. - Alors pourquoi �tes-vous toujours l� ?
Comme le dit le Capitaine, cela vaut le risque.
Suivez-moi, s'il vous pla�t.
- C'est le Nautilus ? - C'est incroyable !
C'est un chef-d'�uvre de la technologie moderne.
Incroyable !
Il s'agit de la plus remarquable cr�ation du Capitaine Nemo. Jusqu'ici.
Suivez-moi.
- Helen, sors de l� imm�diatement. - Maman, je ne fais rien de mal.
Laissez-la.
Ma fille adorait faire la m�me chose.
- Vous avez une fille, Capitaine ? - Oui.
Elle et sa m�re ont �t� assassin�es il y a des ann�es.
Je suis d�sol�e.
C'�tait pendant la r�volution aux Indes. Elle avait votre �ge.
Cette robe �tait la sienne.
Ce fut la phase la plus sombre de ma vie.
Venez, s'il vous pla�t. Il y a encore beaucoup � voir.
J'esp�re que tu as de bonnes nouvelles.
J'aurais bien voulu, Monsieur.
Mais en fait, nous n'avons pas trouv� le m�daillon.
- O� est Blake ? - Il est mort, Monsieur.
- Qu'est-il arriv� ? - C'est un monstre qui l'a tu�.
Je dis que nous devrions mettre les voiles !
Nous n'irons nulle part avant que je trouve l'or. Dehors.
Je suis s�r que vous connaissez mes actions militaires pass�es.
J'ai entendu dire que vous aviez men� la r�volte indienne contre les Anglais.
Pas vraiment, mais j'ai caus� des probl�mes � la marine britannique.
J'ai coul� cinq navires britanniques avec le lance-torpilles
que j'avais d�velopp� � bord du Nautilus.
Ils vous consid�raient comme leur plus grand ennemi.
Exact. Mais ils se sont veng�s sur ma famille.
Ils les ont pris en otage pour d�couvrir o� j'�tais,
mais ils y ont mis trop de z�le. Ma femme et ma fille n'ont pas surv�cu.
Quelle horreur !
Toutes les guerres sont pleines de trag�dies humaines.
Je suis s�r que chacun de vous a une histoire similaire.
Suivez-moi.
Dans ce laboratoire, il y a le r�sum� d'une vie de travail.
� la fin de la guerre, je me suis retir� du monde.
J'ai trouv� du r�confort dans l'isolement de cette �le,
et... dans mon travail.
Puis j'ai repens� � la r�alit� du monde.
J'ai r�alis� que la guerre est la source de toutes les souffrances,
et j'ai jur� de trouver un moyen de mettre fin aux conflits sur terre.
- �a me semble merveilleux. - Comment comptez-vous le faire ?
La seule fa�on de mettre fin � la guerre
est de rendre ses cons�quences si terribles
que personne ne songe � d�clencher un conflit,
que personne n'ose lancer la premi�re attaque.
J'ai d�velopp� une arme tr�s puissante,
capable de raser une ville enti�re.
- Et cette bombe est l� ? - Oui, c'est pourquoi je ne quitte pas l'�le.
- D�sol�, mais je ne comprends pas. - Pour cr�er cette arme,
j'ai utilis� une substance locale naturelle, le forium.
- Je n'en ai jamais entendu parler. - �a ne me surprend pas.
Il n'existe qu'en un seul endroit sur terre. Ici.
C'est gr�ce au contact avec le forium que les cr�atures atteignent ces tailles.
Et vous avez trouv� le moyen de l'utiliser.
Plus ou moins. Vous voulez voir mes calculs ?
J'ai bien peur que cette soit pi�ce trop petite et complexe pour nous autres.
Je vais vous montrer le reste du sous-marin,
je pense que cela vous plaira.
� temp�rature normale, il a une structure de cristal cubique.
Mais quand on le fait chauffer, il g�n�re une flamme blanche intense,
et il devient radioactif.
Oh, mon Dieu.
Je vais faire exploser une bombe pour montrer
au monde sa puissance d�vastatrice,
pour montrer � la civilisation la nature terrible de la guerre.
Elle aura ainsi un effet dissuasif.
Elle servira �galement de mod�le. Lorsque sa puissance sera r�v�l�e,
elle sera convoit�e par toutes les nations du monde.
Capitaine Smith, Dieu vous a conduit sur cette �le, pr�s de moi,
il vous a transport� � des milliers de kilom�tres pour travailler avec moi.
Vous avez souffert de la guerre, comme moi, je le vois.
Vous pouvez aider les g�n�rations futures � �viter cette angoisse.
Je ne sais pas...
R�fl�chissez-y bien. Dormez avant de d�cider si n�cessaire.
Mais je vous en prie, Capitaine Smith, r�fl�chissez-y.
Vous pensez que l'arme peut fonctionner ?
Son pouvoir destructeur est incontestable.
Il ne se pose aucune question sur ce que nous faisons.
Je croyais qu'il voulait utiliser l'arme pour mettre fin � la guerre.
Vous ne pouvez pas anticiper la r�action des gens qui apprendront
l'existence de cette arme, quand ils r�aliseront son pouvoir.
Dans un temps tr�s court, le monde deviendra un endroit tr�s dangereux.
Il croit que j'ai �t� conduit � lui pour l'aider � terminer son travail.
C'est ridicule ! Quelle sera votre r�ponse ?
J'ai d�j� constat� qu'il ne r�agit pas tr�s bien lorsqu'il est contredit.
Cela ne peut pas �tre pire que ce � quoi nous avons surv�cu.
Ma d�cision peut nous conduire au-del� de cette porte.
Alors dites-lui que vous y r�fl�chissez toujours.
- Cela ne ferait que repousser l'in�vitable. - Peut-�tre.
Mais ce serait des jours pr�cieux, pass�s ici en toute s�curit�.
Cela signifie que vous avez d�j� pris une d�cision.
Oui, je dois rejeter votre offre.
Je ne comprends pas. Vous d�testez la guerre autant que moi.
Je pense que votre solution peut �tre plus nuisible que b�n�fique.
Quelle autre mani�re existe-t-il pour faire face � la violence de l'humanit� ?
Que faut-il pour vous convaincre que c'est la seule solution ?
Mon travail est imp�ratif pour la survie de notre esp�ce.
Si vous ne le voyez pas...
Je ne vois qu'un homme brillant qui est sorti de son chemin.
Je suis d�sol�, mais vous ne pouvez rien dire pour me faire changer d'avis.
Sortez d'ici.
Voyons combien de temps vous survivrez sans ma protection.
Je suis d�sol� que �a se soit termin� ainsi.
N'y a-t-il aucun moyen de faire entendre raison � Nemo et qu'il nous laisse rester ?
Je l'ai d�j� vu comme �a auparavant.
Je m'attendais � ce que cela se produise.
J'ai pr�par� un sac avec des outils et des fournitures.
J'ai bien peur que ce ne soit pas grand-chose,
mais c'est le mieux que je puisse faire.
Nous allons g�rer.
Je vous souhaite bonne chance.
Colonel Pencroff ?
D'accord, d'accord, je pars.
Dirigez-vous vers la plage. C'est plus s�r.
Les cimes des arbres sont trop denses pour qu'on puisse s'orienter.
- On est perdus, Capitaine ? - Non.
Tu veux dire qu'on est perdus ? C'est merveilleux !
Nous ne sommes pas perdus, Pencroff.
Nous devons trouver une rivi�re et la suivre jusqu'� la mer.
Capitaine Smith, savez-vous o� nous allons,
ou sommes-nous � la d�rive, comme quand on s'�vadait en ballon ?
Silence.
Oh mon Dieu !
D�p�chez-vous, fuyez ! Suivez-moi.
On est coinc�s !
Nous devons traverser, c'est notre seule issue.
- D�p�chez-vous, Capitaine Smith. - Prenez ma main.
Tenez-vous !
Restez ensemble.
Reculez ! Reculez !
Non, Helen !
Jane, sautez ! Pencroff, sautez !
- O� est-il ? - O� est-il pass� ?
Rejoignons la rive !
Cyrus, attention !
Capitaine Smith.
Nous avons une barque !
Regardez, regardez !
Le bois est pourri, Pencroff.
C'est notre seule chance de quitter l'�le, hein ?
Maman ! Cyrus !
- Helen ! Helen ! - Non, non !
Cours !
�a va, Jane...
Helen !
- �a va ? - Nous devons retourner chez Nemo
et maintenant ! - Ce n'est pas une option, Pencroff.
Pourquoi �tre en s�curit� ne serait pas une option ?
Ce que fait Nemo est plus dangereux que ce qui existe ici.
- Je ne veux pas mourir ! - Personne ne veut mourir, Pencroff !
Ce n'est qu'en travaillant en �quipe que nous pourrons survivre.
Si vous ne comprenez pas cela, alors vous pouvez repartir !
Nous camperons ici ce soir.
Demain, nous monterons au sommet.
Il y a quelqu'un ?
Capitaine Smith ! Attendez, attendez !
Je ne sais pas ce que c'�tait, mais c'�tait pr�s de moi et �a me regardait.
- L�-bas ! - �a ressemblait � un singe.
Le voil� !
- �a ressemble plut�t � un humain. - On dirait, oui.
Quoi que ce soit, c'est parti.
Je ne sais m�me pas pourquoi nous le poursuivons.
S'il parvient � survivre ici, il peut avoir des r�ponses.
- Vous avez raison. - �coutez.
Peut-�tre qu'il nous conduisait � la rivi�re.
Et celui-l�.
Je ne comprends pas, Capitaine Smith. Qu'allons-nous faire maintenant ?
Nous allons de l'avant.
- Mais pour o� ? - L�-haut.
C'est pas trop haut ?
Voil� l'id�e.
Nab, que reste-t-il d'utilisable dans le ballon ?
Je pense que nous avons trouv� notre maison.
Qu'en pensez-vous ?
- C'est magnifique, non, maman ? - Oui, c'est incroyable.
C'est �galement humide, et �a pue.
Un feu mettra fin � cette puanteur.
O� allons-nous dormir ?
Nous pouvons apporter des feuilles de palmier pour faire des lits.
Et utiliser la nacelle pour les monter.
Et la nourriture, j'esp�re.
Vous m'avez appel�, Monsieur ?
Pr�pare le navire pour le d�part. Je veux mettre les voiles au lever du jour.
Les hommes seront ravis de l'entendre.
Nous ne rentrons pas � la maison, idiot. M�ne le navire de l'autre c�t� de l'�le.
- Mais... - Mais quoi ?
- Fais ce que j'ai dit. - D'accord !
- D�p�che-toi. - Oui, Capitaine.
Qu�est-ce que tu as ?
Je ne sais pas.
Le Capitaine Cyrus appelle cet endroit notre maison,
mais je r�alise seulement maintenant
que j'ignore combien de temps nous allons rester ici,
et si nous ne serons sauv�s un jour... Je veux juste rentrer chez nous.
Votre th�, Monsieur.
Posez-le sur la table, Joseph.
- Qu'y a-t-il ? - Je m'inqui�te pour eux.
Je ne veux pas en parler, ils ont choisi.
Ne pensez-vous pas �tre un peu indiff�rent ?
Ceci est ma maison. J'y vis pour faire un travail important,
je ne ferai pas d'exp�dition pour sauver des voyageurs inconscients.
- Et la femme ? La fille ? - Assez, Joseph !
Oui, Monsieur.
Lorsque nous attaquerons, nous serons rapides et rus�s.
- Capitaine ? - Quoi ?
Vous savez, j'ai r�fl�chi,
et je pense que ce serait une bonne id�e que quelqu'un reste s'occuper du navire.
Et si je prends mon grand couteau,
et te le plantes une demi-douzaine de fois ?
Je ferais mieux d'aller avec les groupes qui vont � terre.
Bonne id�e.
- La chambre des filles ? - La chambre des filles.
C'est fait ?
Presque. Encore une m�che.
Bravo.
�a marche !
- Je pensais que vous dormiez. - Non.
- C'est beau, non ? - Oui, tr�s beau.
La maison me manque.
- Qu'est-ce qui vous manque ? - Des draps.
Mon mari.
C'est idiot, tant de temps s'est �coul�.
Et vous ? Qu'est-ce qui vous manque ?
D'abord ce qui ne me manque pas.
La guerre.
Vous ne parlez jamais de ce qui s'est pass�.
Eh bien, c'est quelque chose que j'essaie d'oublier.
Nous �tions dans les tranch�es devant Richmond.
Ce fut une bataille violente.
J'avais perdu la moiti� de mon peloton, malades ou bless�s.
Notre d�fense �tait tr�s faible. Il �tait impossible de r�sister � l'attaque.
Une charge suffirait pour les deux.
Il doit y avoir plus de 200 soldats. Une charge suffira-t-elle ?
Quel �ge as-tu ?
14 ans le mois prochain.
Tu cours vite ?
Vous avez envoy� ce gar�on ?
Oui... je l'ai fait.
Il portait une charge explosive avec une minuterie.
Une fois d�clench�e, il n'y avait aucun moyen de l'arr�ter.
Qu'est-ce que tu fais ?
Il a sauv� mes hommes.
C'est un h�ros.
Mais...
il ne tombera jamais amoureux. Il ne sera jamais p�re.
Il m'a dit qu'il courait comme le vent.
Quel est ce sourire, Joseph ?
Rien qui ne vous concerne, Monsieur.
Vous �tes sorti de la cl�ture, c'est �a ?
Vous �tes all� voir comment ils allaient.
Ils ont un abri, de l'eau, de la nourriture...
Ils ont d�j� r�cr�� un mode de vie.
Vous savez, je ne me souviens pas
de la derni�re fois o� nous avons eu des voisins.
Je leur ai offert l'opportunit� d'exceller dans ce monde,
mais ils l'ont refus�.
- Qui �tes-vous ? - Qui �tes-vous ?
Je l'ai demand� en premier.
Je m'appelle Helen.
Il n'est pas charg�. Je m'appelle Blake.
Comment �tes-vous venu ici ?
Vous posez trop de questions. On peut manger �a ?
Le Capitaine Cyrus a dit que oui.
- Qui est le Capitaine Cyrus ? - C'est l'homme qui nous a amen�s ici.
- Nous ? - Moi, ma maman et les autres.
Merci.
Alors, comment �tes-vous arriv� ici ?
Je suis venu avec d'autres. Ceux qui n'ont pas �t� mang�s m'ont cru mort.
Ces �normes cr�atures...
Je ne sais pas quelles cr�atures c'�taient.
Vous devriez venir avec moi. D'autres personnes sont l�-bas,
et nous avons de la nourriture et de l'eau.
Je ne pense pas �tre le bienvenu. Je suis un pirate.
Un pirate ? Vous n'y ressemblez pas.
Croyez-moi, je suis un meurtrier.
Nous devons nous mettre � l'abri.
Je connais l'endroit id�al. Suivez-moi.
M�me la pluie est plus intense sur cette �le.
Vous �tes donc un pirate...
Pour vous dire la v�rit�, l'un d'eux m'a plus ou moins adopt�.
Je n'avais pas le choix.
Il a cess� de pleuvoir.
Vous devriez retourner l� o� vous vivez et dire aux autres de faire attention.
Pourquoi ?
Les gens avec qui je travaille ne sont pas tr�s sympathiques.
Et je ne veux pas que quelqu'un soit bless�.
Encore moins vous.
Et ne dites � personne que je suis ici. Cela restera notre secret.
Vous devriez venir � la grotte avec moi.
Je vais bien.
Vous pourriez peut-�tre revenir me voir ?
Peut-�tre.
Helen...
Ce m�daillon autour de votre cou,
la plupart des pirates vous tuerait pour lui. Faites attention.
Par o�, Capitaine ?
Gardez les yeux ouverts et faites attention,
ou nous servirons de d�jeuner pour l'un de ces monstres.
Je pense que nous devons passer par l�.
Nous allons trouver un rep�re quelconque.
Tu crois me faire peur ?
Voil� de quoi vous faire des chaussures, les gars.
Allez !
C'est magnifique, vu d'ici. Tu trouves pas ?
C'est magnifique.
Va-t-on nous retrouver ?
Oh mon Dieu !
Allez !
Maman !
Helen !
Cyrus !
Helen a �t� emport�e par un oiseau.
Allons-y.
Au secours !
- Blake ! - �a va ?
Sortez-moi d'ici !
Mon Dieu...
Qui �tes-vous
Blake, je m'appelle Blake.
Que faites-vous ici ?
Je ne veux de mal � personne.
- Comme vous, un �tranger sur cette �le. - Et lui alors ?
Un chat a mang� ta langue ?
Laissez-le tranquille. Il m'a sauv� la vie.
Vous nous avez sortis de l'eau, non ?
Atherton ? �a ne se peut pas.
Voil�.
Je suis d�sol�. Je n'ai pas eu de compagnie depuis longtemps.
Peu importe, Monsieur Atherton.
Vos mani�res � table diff�rent peu de celles de notre Monsieur Pencroff.
Merci, Madame.
On ne m'a pas appel� par mon nom depuis un moment.
Si cela vous va, vous pouvez m'appeler Ather.
D'accord.
Depuis combien de temps survivez-vous ici, Atherton ?
Longtemps, trop longtemps.
Il y a au moins huit ans.
O� vous �tes-vous connus ?
Le Naga.
Je suis d�sol�. Le quoi ?
- C'est un bateau pirate. - Vous �tes un pirate ?
Je le suis devenu. Je viens de Londres. J'�tais forgeron.
J'ai travers� des moments difficiles.
J'ai perdu mon travail et tout le reste. J'ai pris la mer.
C'est comme �a que je me suis retrouv� sur le Naga.
Et comment vous �tes-vous retrouv� sur cette �le ?
J'ai eu un d�saccord avec le Capitaine.
� cause de quoi ?
Il y a eu une mutinerie.
- Et vous y avez particip� ? - Je l'ai dirig�e.
J'imagine que votre Capitaine n'a pas beaucoup aim� �a.
On peut le dire. Il m'a abandonn� sur cette �le.
Vous deviez pens� que j'�tais mort, n'est-ce pas, Blake ?
Nous pensions tous cela.
- Comment �tes-vous arriv� ici ? - Avec le m�me bateau. Nous sommes revenus.
Ils ont envoy� un groupe d'�claireurs, je suis le seul � avoir surv�cu.
� mon retour au navire, il �tait d�j� parti.
- Il y a eu un navire ici ? - Un bateau pirate.
Pourquoi ce navire revient-il sur cette �le ?
Pour l'or d'Isabella. Ce m�daillon est la moiti� d'une carte au tr�sor.
Je suppose que Bob a l'autre moiti�.
Je le crois aussi.
De combien d'or parlez-vous exactement ?
Assez d'or pour que vous et vos amis
soient assez riches jusqu'� la fin de votre vie.
�tes-vous s�r que le navire a quitt� ces eaux ?
Je ne peux �tre s�r de rien.
Raison de plus pour terminer la construction du radeau et quitter l'�le.
Nous avons l'aide de deux nouveaux hommes.
Vous voulez dire que nous pouvons rester ?
Eh bien, je pense que je parle au nom de tout le monde
quand je dis que vous �tes les bienvenus dans notre maison.
C'est certainement tr�s traumatisant pour ce pauvre Atherton.
C'est vrai.
Vous aurez des surprises.
Capitaine ?
Nab, si ce m�daillon est la moiti� de la carte au tr�sor...
- Alors ils reviendront. - Oui.
Peut-�tre qu'ils ne sont pas repartis.
Ils explorent l'�le
apr�s avoir jet� l'ancre dans un endroit que nous n'avons pas encore vu.
J'esp�re que nous les trouverons en premier.
Je vous pr�sente le nouveau Monsieur Atherton.
Qui �tes-vous et qu'avez-vous fait d'Atherton ?
Au d�but, je ne me suis m�me pas reconnu.
J'aime vos cheveux ainsi.
Nous pourrons bient�t faire un essai.
Et nous serons � la maison en peu de temps.
En attendant, Messieurs, nous pourrions mettre la main sur l'or.
Non merci. J'ai vu beaucoup d'hommes mourir pour cet or.
Je suis du m�me avis.
S'il vous pla�t... Il peut �tre difficile � trouver,
mais n'est-ce pas ainsi pour tout ce qui a de la valeur ?
Tous les hommes qui ont cherch� l'or d'Isabella sont morts.
Utilisez votre t�te, Pencroff.
C'est un bon conseil. Le mieux est de rentrer � la maison.
Pour moi aussi.
Vous aurez toute votre vie pour y retourner.
Mais pour certains d'entre nous, rentrer avec une richesse inimaginable
peut faire toute la diff�rence.
Je suis sur cette �le depuis huit ans, Monsieur Pencroff.
Vous ne convaincrerez pas avec cet or.
Avez-vous rencontr� quelqu'un sur l'�le durant ces huit ann�es ?
- Vous parlez de Nemo ? - Oui.
Il m'a laiss� une fois passer la barri�re, mais apr�s avoir d�couvert
qui j'�tais, un ancien pirate, il m'a referm� la porte au nez.
� mon retour, il m'a accueilli avec des fusils de chasse.
Tout comme moi.
Apr�s cela, je n'ai pas cherch� � le revoir.
Je ne le bl�me pas.
� l'�poque, vous ne m'auriez pas fait confiance non plus.
Et j'ai err� longtemps sur cette �le...
Je vous dis la v�rit�, Capitaine.
Si cette beaut� flotte, je deviendrai un homme nouveau.
Comme nous, si nous survivons.
Capitaine Harvey ?
Quoi ?
Les hommes se demandaient et... je voudrais pouvoir leur r�pondre.
- Vas-y. - On fait quoi ?
Nous cherchons un tr�sor, mon gars.
Nous le savons. Mais sans l'autre moiti� de la carte...
Nous trouverons l'autre moiti� !
Comment, Monsieur ?
Je connais bien cette �le, et si ce qu'on dit est vrai,
nous trouverons l'autre moiti� de la carte
� l'entr�e d'un tunnel sur le chemin du tr�sor.
Connaissez-vous ce chemin ?
Pr�pare un groupe d'�claireurs.
Vous irez sur place. Prends un de tes hommes.
- Mais, Monsieur... - Sinon c'est sauter depuis la planche !
Capitaine !
Le bateau pirate.
Il a jet� l'ancr� hier soir.
Rassemblons les autres.
�coutez, tout le monde.
Le Naga a jet� l'ancre au large des c�tes.
- Bob est de retour. - On dirait.
Et avec lui les ennuis.
Ou peut-�tre parvenir � un arrangement avec eux ?
Atherton a raison. Cachons-nous jusqu'� leur d�part.
Nous devrions camoufler le radeau.
C'est une bonne id�e. Allons-y.
Vous n'avez pas faim ?
� quoi pensez-vous ?
Je savais que Bob Harvey reviendrait, c'�tait s�r.
Il ne pense qu'� cet or.
Pourquoi n'avoir rien dit ?
D'accord, j'ai une id�e.
Ils veulent cette carte. Je vais la leur donner.
Je la laisse sur la plage, ils la trouvent, d�couvrent le tr�sor, et ils s'en vont.
Non, non, non... Attendez. Vous ne pouvez pas faire �a.
Pourquoi pas ?
Parce que le m�daillon est tout ce que nous avons � n�gocier.
R�fl�chissez. Ils le veulent et nous l'avons.
S'ils nous trouvent, c'est peut-�tre la seule chose qui nous sauvera.
Nous parlons de Bob Harvey. Il ne n�gociera pas,
il prendra tout ce qu'il veut et nous tuera.
Atherton a raison. Il est inutile de lui parler.
Il ne vous a pas tu�.
Oui, c'est parce que nous sommes parents.
Atherton est mon pr�nom. Mon nom est Harvey.
C'est mon fr�re.
Vous �tes de la m�me famille ? Pourquoi tu n'as rien dit ?
La derni�re fois que j'ai vu mon fr�re, il a �t� tr�s clair.
La prochaine fois qu'il me verrait, il me couperait la gorge.
C'est juste des mots entre fr�res.
Mon fr�re a�n� avait l'habitude de me raconter des horreurs, mais...
Cela explique beaucoup de choses, Monsieur Pencroff.
Et votre fr�re n'est pas Bob Harvey.
C'est d'accord ? Je le laisse dans un endroit o� ils pourront le voir.
Si vous ne laissez pas le m�daillon o� vous l'avez trouv�,
ils sauront que quelqu'un d'autre est ici.
Il a raison, ce serait mieux.
Il est possible qu'ils y soient d�j�.
Je doute qu'ils s'aventurent sur l'�le la nuit avec les cr�atures.
J'y suis all� plus souvent que vous, je peux trouver l'endroit.
C'est trop dangereux.
Tu restes ici, Helen.
Merci.
Nous nous relaierons � l'entr�e de la grotte jusqu'au matin.
Capitaine Nemo ! Capitaine ! Je veux vous parler.
Tu ne vois pas que je suis occup�, Joseph ?
Pendant ma tourn�e dans l'�le, j'ai fait une d�couverte inqui�tante,
un bateau pirate.
Ils ont jet� l'ancre. Il sont sans doute d�j� sur l'�le.
Assurez-vous que les joints fonctionnent.
Je le fais de suite.
Monsieur ?
Oui, Joseph ?
Je ne vois aucune raison pour que nos voisins p�tissent de ces gens.
Laissez-les prendre soin d'eux.
Nous avons suffisamment d'armes inutiles.
Ils m'ont humili�, Joseph.
Ils ont an�anti le travail de ma vie.
- Mais Monsieur... - Laissez-les se d�brouiller seuls.
Attrapez-la !
Allez, ma fille.
R�veillez-vous tous ! Sortez du lit !
Vite, Capitaine Smith, Neb, Atherton, r�veillez-vous, sortez du lit !
Vite, il faut y aller ! Nous devons descendre � la plage ! Nous devons partir !
Que s'est-il pass� ?
Les pirates ont kidnapp� Helen. Ils l'ont emmen�e sur le navire.
Elle a essay� de rendre le m�daillon. Allons la chercher.
- Nous sommes en inf�riorit� num�rique. - Nous n'avons pas le choix.
Cette fois, nous devons parler � Nemo et lui demander des armes.
Nemo ne nous aidera pas.
Si, au moins cette fois.
Nous connaissons le navire. J'atteindrai facilement Helen.
Parfait. Partons d�s que possible.
Plus on fait vite, mieux c'est. D'accord ?.
Ils ont eu Helen.
Ne vous inqui�tez pas, nous la sauverons.
Quelle chance.
Bon travail, les gars.
Cela correspond parfaitement. La fille a un nom ?
Helen.
Helen Harvey.
�a sonne bien, non ?
Je m'appelle Bob Harvey, ma fille.
Je serai bient�t le pirate le plus riche qui ait jamais navigu� sur les mers.
Vous avez ce que vous vouliez, laissez-moi partir.
Donne-moi un baiser !
Y a comme du tangage, hein les gars ? Attachez-la � la quille..
On va voir si �a change les sentiments que tu as pour moi.
Si tu ne changes pas, tu marcheras sur la planche.
Sachez que j'ai d�plac� l'or.
Qu'est-ce que tu dis ?
J'ai trouv� l'or, et je l'ai d�plac� au cas o�.
Emmenez-la dans la cale et torturez-la.
Quand elle aura dit o� elle a mis l'or, je la mange pour mon d�ner.
Je compte sur vous pour trouver et sortir Helen
du bateau en toute s�curit�.
Elle est tout ce qu'il me reste. Faites-moi confiance, Cyrus.
N'oubliez pas, ramenez-la d�s que possible.
Bonjour, Messieurs.
Ne tirez pas, sinon je vais devoir vous faire du mal.
Toi, et avec quelle arm�e ?
Celle-l�.
Allez chercher Helen.
L�chez-moi !
Ouvrez bien les yeux. Surveillez le canot.
D'accord.
Pencroff ?
Quoi ?
Vas-y.
Putain de pirates. Tous des mendiants sales.
- Je savais que vous viendriez me sauver. - Comment aurais-je pu r�sister ?
Tu m'as manqu�.
Tu es fou ? Cela nous tuera tous.
J'aimerais que tu arr�tes �a.
Voil� ce que je cherche.
D�p�chez-vous ? Sortons d'ici.
Je vous remercie.
Montez.
Ce doit �tre nos invit�s. Je n'aime pas les invit�s,
et je veux mon m�daillon avant de vous tuer tous.
M�daillon, quel m�daillon ?
Vous aurez besoin de plus d'hommes pour nous battre.
Vraiment ? Les gars !
Passe-moi le m�daillon
Quel m�daillon ?
- Qu'est-ce que tu fais, Blake ? - Tu m'as laiss� mourir sur cette �le.
Tra�tre. Je t'ai trait� comme un fils.
- Quittons le bateau. - Oui.
- Le m�daillon, s'il te pla�t. - Je ne l'ai pas.
- Je veux aussi la fille. - Il faudra me passer sur le corps !
Je peux arranger �a.
Au canot !
Prenez vos armes, les gars ! Ils sont en fuite !
Donnez-le moi.
Plus fort !
Nous ne sommes pas encore hors de port�e. Ramez !
Un autre !
Encore un !
Blake !
Ramez !
Il est mort, Helen, il est mort...
�a vous apprendra.
Ramez !
- Joseph ! - Bonjour, mes amis.
Ce sont des fusils � r�p�tition.
Une autre invention du Capitaine Nemo.
Quoi que ce soit, nous en aurons besoin.
- Avons-nous �t� pr�sent�s ? - Il y a de nombreuses ann�es.
Allez, ils vont nous rattraper.
Merci, Joseph.
Cela nous donne une chance.
Bonne chance.
Neb, toi et Pencroff, positionnerez-vous sur le flanc droit.
Atherton et moi, nous restons ici.
Pencroff.
Jane et Helen, en s�curit� dans la grotte.
Si n�cessaire, nous en ferons notre derni�re ligne de d�fense.
Tout ira bien.
Bonne chance !
Ils sont l�, je les sens.
Fouillez l'�le de haut en bas.
Je veux cette carte, et je veux mon tr�sor.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est un radeau.
Capitaine, nous avons trouv� quelque chose !
Faites attention, ils sont tout pr�s.
L�-haut.
Armez vos fusils !
Feu !
Rien ne m'emp�chera d'avancer, compris !
Il est enray�, Neb !
Continuez d'essayer, Pencroff.
Cyrus, l�-haut !
Ils se dirigent vers la grotte. Couvrez mes arri�res.
Bonjour, Atherton. Je vois que tu me combats toujours.
Je n'ai jamais eu le choix, Bob.
Tu aurais pu �tre riche et puissant comme moi si tu m'avais ob�i.
Je n'arrive pas � accepter les ordres d'un petit criminel.
Tu as toujours �t� un enfant g�t�.
Appelle tes hommes, Bob.
Retournez au navire, et repartez d'o� vous venez.
Tu n'as pas le courage pour �a ! Tu ne vas pas tuer quelqu'un de ta famille.
Donne l'ordre, Bob. Je compte jusqu'� trois.
Un, deux...
D'accord, tr�s bien, comme tu veux.
Nous nous retrouverons, petit fr�re.
Seulement si je ne peux pas l'�viter.
Retournons au navire, les gars.
Que font-ils ?
Je pensais qu'ils recherchaient l'or.
�a doit �tre un changement de plan.
Je vais bien...
Comment as-tu pu �tre aussi stupide, Joseph ?
- Je devais les aider. - Pourquoi ?
Ils sont innocents. Une femme et une fille de l'�ge de la v�tre.
Je suis s�r que vous trouverez une raison de les aider.
Ils n'appr�cient pas mon travail.
Il fut un temps o� vous appr�ciiez la vie,
o� vous ressentiez de la compassion pour vos compagnons.
Un homme vit sa propre vie, Joseph. Il voit les humains tels qu'ils sont.
Ses id�es changent.
Non.
Les gens peuvent vous d�cevoir, mais si vous les aidez,
ressentez de la compassion...
C'est ce qui nous rend humains. Mais vous le savez d�j�.
C'est la raison pour laquelle vous avez construit le Nautilus.
Je ne ressens rien pour ces gens.
Donc, nos deux vies se terminent, je suis d�sol�.
J'ai confiance en vous, Capitaine Nemo.
Peut-�tre plus que vous avez en vous.
Il est toujours l�.
J'ai un mauvais pressentiment.
Allons-nous mettre les voiles, Capitaine ?
Sans mon or ? Ne sois pas ridicule.
- Tirez avec les canons ! - � mon commandement !
Le un ! Le deux ! Le trois !
Mettez-vous � l'abri.
En bas !
Rechargez les canons !
Feu !
Je croyais qu'il avait donn� sa parole.
Vous savez ce que les pirates disent.
- Pas vraiment. - Ne faites jamais confiance � un pirate.
Super.
C'est fini, c'est fini !
Tout le monde va bien ?
Je suis le Capitaine Bob Harvey. Je suis toujours en vie. Je...
Oh, les gars...
Quel g�chis.
Nous pouvons recommencer.
Neb, Atherton, nous allons avoir besoin de plus de bois.
Oui, Capitaine.
Voyez combien de ceux-ci peuvent servir.
Pencroff, rassemblez autant de cordes que possible.
Et dire que j'aurais pu devenir riche.
- De quoi vous parlez ? - Du m�daillon.
Ce m�daillon a co�t� la vie � un homme bien.
N'en parlez plus jamais.
Je ne peux pas, je l'ai perdu.
Pencroff, ne saviez-vous pas que le tr�sor �tait maudit ?
Je ne crois pas aux mal�dictions.
- Tout ira bien. - Oui.
Mademoiselle Jane, je prendrais bien un fruit.
Prenez le panier et remplissez-le pour tout le monde.
Je vais le faire.
C'est calme.
Pencroff est all� chercher des fruits.
- �a fait longtemps. - Je vais le chercher.
Il y a quelqu'un ?
Un tr�sor maudit ? Je n'y crois pas.
Splendide !
- Pencroff ? - Neb ! Ici.
Donnez-moi un coup de main. Nos pri�res ont �t� entendues.
Qu'est-ce que c'est ?
Juste une petite araign�e. Ne vous inqui�tez pas.
- Je d�teste les araign�es. - Pas encore...
Quoi ?
Laissez-les approcher. Ouvrez le feu !
Sortons d'ici.
Le passage est libre. Sortons d'ici.
O� allez-vous ? Donnez-moi un coup de main.
Vous plaisantez. Je ne pense qu'� sortir d'ici.
Neb !
Enl�ve tes pattes d�go�tantes de mon or.
Aidez-moi, Neb !
Aidez-moi, Neb !
C'est Pencroff.
Neb ?
�a va ?
L'araign�e... Pencroff...
Aujourd'hui, nous rendons le corps du colonel R.J. Pencroff � son pays.
Il semble qu'il y ait une vie
que nous l'avons rencontr� au camp de prisonniers de Libby.
Bien que nous ne soyons pas d'accord sur beaucoup de choses,
nous vous remercions et nous nous souviendrons de vous
pour votre aide et votre sacrifice quand vous �tiez parmi nous.
Je ne l�aurais jamais cru, mais c'est arriv�.
Il m'a sauv� la vie. Je ne l'oublierai jamais.
Je suis d�sol� pour la perte de votre ami.
Que faites-vous ici, Nemo ?
J'avais besoin de venir. Mais ne parlez pas de Joseph.
O� est Joseph, Capitaine ?
Il est �galement mort. Il a �t� victime des pirates.
Je suis d�sol� d'entendre �a. C'�tait un homme bon.
C'est � cause de lui que je suis venu vous aider.
Nous aider ?
C'est le volcan. J'ai des capteurs dans tous les points critiques.
Tout indique qu'une �norme �ruption va se produire.
�norme comment ?
L'�le et tout ce qui s'y trouve risquent d'�tre d�truits.
Rejoignons un point plus �l�v�.
Cela ne vous sera d'aucune utilit� apr�s l'�ruption.
Ceci est la premi�re phase de l"�ruption. Partez tant qu'il est temps.
Comment ?
J'ai un petit bateau amarr� a l'arri�re de mon installation.
Il y de la place pour tout le monde ?
Oui, allez-y. Je vous rejoindrai.
O� allez-vous ?
Je dois retourner au Nautilus. Je dois sauvegarder mes documents,
mon travail, l'enregistrement de tout ce que j'ai r�alis�.
C'est du suicide, Capitaine. Je ne vous laisserai pas faire.
Partez. Ma vie n'a pas de sens sans mon travail.
Je sais que vous ne partagez pas mon r�ve, mais je crois que tout ce que j'ai cr��
pourrait changer l'histoire. Je sais que �a va changer.
Nous vous attendons.
Non. Votre devoir est de vous sauver, vous et vos amis.
Vous devez y aller.
Au revoir, Capitaine.
Par l� !
Venez tous ! Courez !
Allez ! Venez !
Ramez !
Le travail d'une vie.
Ainsi se termine l'histoire de l'�le myst�rieuse,
de l'�le et de ses monstres.
Le Capitaine Nemo est mort.
Le travail de sa vie est d�truit.
Mais nous sommes vivants, gr�ce � lui,
et commen�ons un autre voyage. Notre sort est incertain.
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