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TUEUR D'ENFANTS RECHERCHÉ

- Et Elsie ? - Elle peut se débrouiller, viens !

Merci.

- Rends-la-moi ! - Tu rentres chez toi ?

Je peux avoir un ballon avec mon nom dessus ?

On va lui demander s'il en a.

Vous en auriez un avec "Elsie" dessus ?

Pas Elsie.

Pas Elsie. Alors un clown pour la jeune fille.

Nous allons le faire monter dans les airs.

Où est Elsie ?

Vous ne l'avez pas attendue ?

Nous pensions qu'elle rentrait avec quelqu'un d'autre.

Nous voulions l'attendre.

C'est vrai, Mme Coster !

Dans cette affaire, comme dans les autres,

les chaussures disparues sont le seul indice.

Je vous promets que la police va trouver le meurtrier.

Pour prévenir de tels crimes, il y a cinq recommandations importantes.

Ne laissez pas vos enfants monter dans la voiture d'un inconnu.

Ce peut-être un aller simple vers la mort.

Le gentil inconnu peut être un tueur.

Ne laissez pas vos enfants accepter de cadeaux d'un étranger.

Un paquet de bonbons peut être fatal à la vie d'un enfant.

Ne laissez pas vos enfants sortir à la tombée de la nuit.

La nuit est propice au tueur qui s'attaque à nos enfants.

Le soir, faites vos courses vous-même.

Ne laissez pas vos enfants jouer sans surveillance dans des endroits isolés.

Vous ne le voyez pas, mais un autre les observe peut-être.

Ne laissez pas vos enfants devenir ami avec "Pépé",

ce bon vieux monsieur du quartier.

La plupart sont inoffensifs, mais il y a des exceptions.

Faites tout pour que vos enfants ne soient pas victimes de l'un d'eux.

Et maintenant, très important…

Si vous remarquez un suspect, autour d'une école ou d'un square,

appelez immédiatement la police au numéro suivant : Central 5000.

La vie que vous sauverez sera peut-être celle de votre enfant.

Vous venez d'entendre le chef de police Regan…

Il dit que ces enfants n'ont pas été violentées.

Quelle est la différence… On les a tuées !

Venez là.

Sur le trottoir ! Vous voulez votre nom dans le journal ?

Il y a un passage piéton à 10 mètres.

14 h 36. Traverse hors les clous. Votre nom ?

Vous me voulez quoi… Tout le monde traverse comme ça.

Votre nom ?

- Adresse ? - 2254 West 6th Avenue.

Mardi, à 9 heures.

Sale flic, il me met un PV tandis que le tueur d'enfants court toujours.

C'est lui qu'on devrait arrêter !

Oh !

Merci, Monsieur.

Tu ne t'es pas fait mal ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai mal à la cheville.

Allez, viens.

- Il y a un homme avec une gosse ! - Ça recommence.

Il faut rentrer chez toi pour te soigner. Tu habites loin ?

- Juste au coin. - Ça vous regarde où elle habite ?

J'essayais seulement de… La petite… Son pied !

Son pied me parait normal.

- Qu'est-ce que vous dites ? - Qui a fait quoi ?

Je l'ai vu. Il l'a attrapée et pris sa chaussure.

Vous dîtes "sa chaussure" ?

Dis-leur que je n'ai rien fait. Je n'ai rien fait !

Je vous jure que je n'ai rien fait !

M. le maire, nous faisons tout notre possible.

Il faut attraper le meurtrier maintenant ou jamais.

Nous devons suivre toutes les pistes.

C'est pas un simple voyou. La méthode habituelle ne marchera pas !

Pour l'attraper, il faut faire travailler le cerveau, l'imagination.

- Vous avez une idée ? - J'en ai des millions.

C'est votre travail de faire marcher ce département !

Moi j'ai toute la ville à gérer !

On compte sur moi pour les transports, les hôpitaux, la propreté !

Pas pour attraper ce meurtrier.

Faites-le entrer

C'est Carney. Il pourra vous dire où on en est…

Je suis désolé, M. le Maire. On ne l'a pas encore attrapé.

Bien sûr que non. Vous savez pourquoi ?

Vous réfléchissez mal. Écoutez-moi, utilisez votre cerveau.

À la place du tueur, que feriez-vous ?

Comprenez cela et vous avez votre homme.

Sans doute, Monsieur le Maire.

Réflexion et imagination, comme je le disais au chef.

Je continue les descentes en ville ?

Bien sûr, ça ne peut pas faire de mal.

Faites peur aux voyous et aux crapules.

C'est bon pour eux. Bon, je m'en vais, je suis en retard.

L'inauguration d'un grand supermarché. Souvenez-vous : réflexion et imagination.

Spencer ! Appelez l'escorte, je viens tout de suite.

Il est parti ?

On ne peut pas le blâmer. La presse ne nous lâche pas.

Pour un crime ordinaire, le mobile est une femme, l'argent.

Ou une victime avec des ennemis connus. Là, qu'est-ce qu'on a ?

Des chaussures qui manquent sur les victimes.

Que cherchons-nous ?

Un homme à l'esprit tordu,

ça peut être n'importe qui.

Allez.

Oh, ça doit être lui le monstre !

Attrapez-le !

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est pas vos affaires.

- Pas si vite, mon pote ! - Enlevez vos sales pattes.

Papa ! Papa !

C'est rien, ma chérie.

- Allez on s'en va ! - Je pensais que c'était le kidnappeur.

Me poussez pas.

Je ne sais pas, je…

Je ne me souviens pas.

J'ai vu cette petite dans la rue, avec une robe bleue.

Pas du tout, une robe rouge.

Betty, je ne suis pas daltonien.

- Alors elle arrive en robe bleue. - Non, rouge !

Tu es quoi, communiste ?

J'ai vu des petites chaussures dans sa voiture, sur le tableau de bord.

Je suis partie en courant, mais j'ai noté le numéro d'immatriculation.

Il y a mille voitures avec des chaussures suspendues au rétro.

Ce type était bizarre… Il avait un regard…

Froid !

Allons dans mon bureau.

Je viens de voir les personnes de notre dernière rafle.

On devrait peut-être laisser tomber.

On va être poursuivi pour arrestation arbitraire.

On ramasse les clochards et celui qu'on cherche est peut-être…

professeur ou commerçant.

Peut-être même un flic.

On cherche dans les bars et il est peut-être sur un terrain de golf.

Voici une nouvelle liste de nom à vérifier.

Les asiles envoient la liste des anciens malades qui pourraient être impliqués.

Les lois, les dossiers, les rapports.

Je t'échange tout contre un bon indicateur

Tu vas peut-être le trouver dans la descente de ce soir.

Carney à l'appareil.

Où ?

Les chaussures encore.

Encore une autre, la sixième.

Je ne peux pas y croire.

Je ne peux pas le croire.

Pas mon bébé.

Nous avons vu dans le journal pour les autres enfants, mais…

- … le nôtre - Ça peut être l'enfant de n'importe qui.

Personne n'est à l'abri.

Une si jolie enfant.

Ses cheveux étaient si longs…

Doux comme de la soie.

Si nous avons besoin de vous, nous vous contacterons.

C'est peut-être une erreur !

C'est peut-être quelqu'un d'autre.

Nous voilà bien. L'enfant d'un conseiller municipal !

Nous devons trouver ce tueur !

Peut-être que ce soir, chef. Dans la rafle…

Pensez-vous vraiment… ?

Non.

Nous devons interrompre ce programme car l'émission touche à sa fin.

Retrouvez-nous demain pour une heure de musique classique.

Et maintenant, un message…

Vous avez attrapé le tueur d'enfants ?

Fermez vos grandes gueules !

- Je vais la leur fermer ! - Doucement.

Silence !

Vous voulez qu'on retrouve le tueur d'enfants, hein ?

Bien. Cette descente est décisive. On pense qu'il est ici

Quelqu'un a perdu quelque chose ?

Je vais poser des questions, je veux des réponses claires.

Je vais vous prendre un par un, vous d'abord.

S'il vous plaît, ma mère…

Ils sont tous orphelins quand on les ramasse.

Je parie qu'elle a un dossier aussi long que mon bras.

C'est vrai ?

Non, je suis honnête…

C'est la première fois que… Laissez-moi partir !

Sortez d'ici, que je ne vous revoie plus !

On en a cinq, et on en veut six.

Suivant ! Nom ?

Greer, Harry Greer. Je suis vendeur. Je buvais juste un coup.

Comment vont les affaires ?

Pourrait être mieux. Les choses vont mal partout.

Je n'ai pas vu un journal aujourd'hui.

"Blue Top, second dans la 5e…

à cinq contre un…"

Reste là, Greer et attends l'édition du soir avec le résultat des courses.

- Que faites-vous ici ? - J'fais la bringue.

Suivant !

- Ce mec, c'est pas… - Dan Langley, c'était un bon avocat.

Mais…

À qui le tour ?

- Nom ? - Mabel Smith.

Les gars !

Je vous ai fait venir pour vous parler de ces meurtres d'enfants.

Très rusé.

Vous êtes un homme très rusé, patron.

Je l'ai toujours dit.

Tes avis sont bienvenus, Riggert.

Mais pourquoi penses-tu que je suis rusé ?

Qu'est-ce que tu avais deviné ?

Avec ces meurtres, vous avez brouillé les pistes, pas vrai patron ?

Pour que la justice nous laisse un peu tranquilles.

Pas vrai, patron ?

C'était une bonne idée.

Ils nous laissent tranquilles, n'est-ce pas ?

Nous ne sommes plus à la une des journaux.

On s'intéresse aux flics, plus à nous.

N'est-ce pas ?

Tu sais…

Je prie pour être plus malin que tu ne le penses.

Désolé d'être en retard, Charlie.

Je me suis arrêté chez Nick pour boire un verre.

- L'endroit grouillait de flics. - Donne-moi ça.

Merci, Charlie.

J'ai besoin de boire un coup.

Je suis content que tu sois là pour me défendre, Dan.

Riggert vient de dire que j'étais le tueur d'enfants.

Je n'ai pas dit vous personnellement, patron.

Plaidez ma défense, Maître, je vais prendre ce verre.

Plaidez ma défense.

Messieurs les jurés…

Je serai bref. Nous sommes tous pressés d'en finir.

J'ai moi-même une affaire très importante à liquider.

Une affaire de whisky.

Croyez-moi, c'est l'affaire la plus importante depuis que je suis avocat.

M. Marshall est mon client, mais aussi mon ami.

Je le connais depuis qu'il est enfant. Il était sympa, gentil avec sa mère.

Vous avez l'air d'hommes honnêtes, capables de juger les gens.

Regardez mon client. Jugez par vous-mêmes.

Est-il capable de ces odieux crimes ? Demandez-vous simplement…

si vous êtes…

Vous, par exemple…

seriez capable de tuer un enfant innocent.

Attention, Langley.

- Il y a des choses que je n'aime pas. - Exactement.

Tu vois, Riggert. Même Pottsy est tout retourné par ces meurtres.

Imaginez les sentiments du public en général.

Le citoyen moyen ne s'occupe pas trop de ce que fait la police.

Sauf si la presse l'excite pour des raisons politiques.

Car, de plusieurs manières, on sert les intérêts de la communauté.

Mais quand il s'agit d'attraper un tueur d'enfants,

la police est attendue au tournant.

Oui, ils sont sur les dents.

Alors, que font-ils ?

Cet… avocat est là pour nous dire ce qui s'est passé chez Nick.

- Ça va tes jeux de dés, Sutro ? - On va dire que ça va.

On garde la tête hors de l'eau, mais c'est tout.

Des gars se sont fait coincer et font profil bas.

C'est ce que je pensais.

MacMahan ?

Pareil, pas mieux.

On peut même plus se montrer à proximité d'une école.

Pottsy ?

Et si les flics pensent que le tueur joue aux machines à sous ?

Sûr, patron, comme nous. Ils vont aussi voir les bookmakers.

- Vont au tabac, chez le coiffeur… - Riggert !

Excusez-moi, Maître.

Que pensez-vous que cela signifie ?

Quand on vit dans une maison de verre, on ne jette pas des pierres ?

Je ne sais pas, patron.

Nous sommes dans une affaire qui coûte des millions.

De la machine à sous de Pottsy à vos indicateurs.

D'abord les messagers, les coursiers, ceux qui récupèrent l'argent au départ.

Là, ce sont les livreurs. Là, les chefs de section.

Au centre, c'est vous les gars.

Là, c'est moi, tout en haut.

Riggert,

vous pensez que tout va bien parce qu'on n'est pas au tribunal

et que votre tête n'est pas en première page.

- Bien sûr ! - Oui, bien sûr !

Maintenant, regarde ce qui se passe au sommet quand la base tombe.

Maintenant, vous comprenez ?

Nettoyez le bazar, Maître.

Alors quoi, patron ?

La police répond à la demande du public en faisant pression sur nous.

Rafles, descentes, encore des rafles. Ils sont sur les dents.

Pour nous protéger, nous devons les rassurer.

Depuis quand on aide les flics ? J'ai jamais vu une situation pareille.

C'est vrai que c'est une situation imprévisible.

Cas de force majeure.

Je vous remercie, Maître.

Il faut un miracle, Sutro.

Mais ça ne peut pas durer plus longtemps.

Tant que ce type est libre, rien ne va plus pour nous.

Qui est-ce qu'on piège ?

Pas de piège, Riggert !

Ce tueur ne va pas stopper ses crimes parce qu'il y a un coupable !

Nous devons le trouver et le stopper nous-mêmes.

Oh, nous n'allons pas aider les flics. Nous allons faire leur boulot !

Il faut garder un œil sur chaque enfant de cette ville.

Nos messagers et nos coursiers sont toujours dans la rue.

Il y a des guetteurs chez les confiseurs, les coiffeurs, les kiosques à journaux…

Nous avons notre propre radio

et nos taxis, avec la société Ajax.

On couvre toute la ville.

Je vois ça d'ici. Mes gars devront se mettre aux interrogatoires musclés.

- Ils vont aimer ça ! - Ça va être une sacrée opération.

C'est vrai. Une opération de grande envergure.

- Nom de code "M". - "M" ? Je ne comprends pas.

« M » comme Meurtrier, andouille.

Très bien, maintenant vous savez quoi faire.

Un pour vous, un pour vous…

Gardez les yeux grands ouverts quand vous êtes dans la rue.

Surtout dans les petites rues.

Ici le 93, Bob.

Ça devrait suffire.

Appelez-moi dès que vous le voyez.

Je compte sur vous les gars, et ceux de votre bande, surveillez vos territoires.

Pas de raffut, pas de bagarres.

Vous recommencerez vos bagarres après avoir trouvé ce type. Compris ?

- D'accord. - OK, patron.

Rappelez-vous, dès que vous voyez ce type, vous m'appelez.

Tous les taxis Ajax vous donneront un coup de main.

En attendant, ça couvrira vos frais !

Merci patron.

Ajax ? Le 48 à nouveau. Fausse alarme.

J'en ai arrêté quelques-uns de la liste de l'hôpital.

Ils sont dans le bureau de Graham.

Bon.

Il va les faire cogiter un peu et les libérer.

Que croit-il apprendre comme ça ?

Tu as une meilleure façon ?

Une pièce sombre, des matraques et une demi-douzaine flics.

Les tribunaux n'aiment pas cette façon.

C'est ça le problème. Moins de juges et plus de flics !

Bon, j'ai encore quelques cinglés à interroger.

Comment savoir si c'est pas l'hôpital qui les rend fous et les relâche ?

C'est la loi, ils sont guéris.

Oh, ils sont guéris !

T'auras du mal à faire avaler ça à un flic.

Les lois, les tribunaux, ils nous bourrent le crâne.

- Tête. - Front.

- Vert. - Rouge.

- Chanter. - Chanson.

- Chaussures. - Bas.

- Eau. - Eh… terre.

- Corde. - Étrangler.

Dites-moi ce que vous voyez ou ce que ça représente pour vous.

Je vois deux ours en peluche.

Un arbre de Noël dans le coin !

Un homme avec un bandage sur la tête.

… des flammes. S'élevant dans les airs !

Et un… une… épée.

Une épée.

Et un cheval, avec les sabots en l'air.

Très bien. Merci.

Une piste avec ceux-là ?

Juste celui qui a répondu "étrangler" pour "corde". Mais ça ne veut rien dire.

Quel genre d'homme cherchez-vous ?

Probablement un schizophrène, ou schizophrène paranoïaque.

Sans doute un cas à part. En tout cas, un homme très atteint.

Souvent, cette forme de maladie mentale fait remonter le patient…

à l'enfance, à des traumatismes émotionnels qu'il a subis.

Ce que les hommes de Carney nomment des maboules ?

Eh bien, dans un langage imagé, oui.

C'est un homme qui vit dans un monde à part.

Dans son monde, sa capacité à penser sainement n'est pas affectée.

Et sur les chaussures manquantes ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Pour Carney, elles sont une indication pour trouver l'homme en question.

Mais on doit trouver l'homme d'abord pour comprendre "les chaussures".

Cela aussi est peut-être lié à des blessures subies pendant l'enfance.

Quelque chose qui fait qu'une chaussure est un facteur déclencheur.

Allez. Merci, Doc.

À bientôt, Doc

Si c'est pour la chambre, c'est 8 dollars la semaine, d'avance.

Je suis du ministère de la Santé. Quelqu'un du nom de Harrow vit ici ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Rien, il est allé à hôpital pendant un moment…

C'est vrai. Il parlait de forts maux de tête.

C'est à ce sujet que je veux lui parler.

Sans doute aimerait-il retourner à l'hôpital pour un autre traitement.

- M. Harrow n'est pas là. - Je peux l'attendre ?

Sûrement.

J'ai mon dîner qui brûle. Je suis en bas, deuxième à gauche.

Maman !

Bonjour, ma chérie.

Tu devais m'attendre à la maison.

Un café.

Garçon. Garçon !

Un whisky.

Bourbon ou rye ?

Peu importe.

Cole : décédé dans un hôpital public, il y a sept mois.

Harrow : absent. Perquisition de sa chambre, rien de suspect.

On ira quand même le chercher plus tard.

Hops : vit chez ses parents. Alibi parfait.

OK, ça suffit !

Des morts, des disparus, des alibis en or.

Sans doute, personne n'a commis ces meurtres !

J'en rate pas une !

Peut-être que je suis fou.

Mais peut-être…

Peut-être.

Mettons-nous au travail.

Rien. Rien du tout. Comme d'habitude.

Tout de même, il y a bien quelque chose.

Merci.

Tiens.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Avez-vous entendu ? Cette musique ?

Oui, c'est une flûte, et alors ? C'est un gars avec une petite fille.

C'est lui, le meurtrier ! J'ai déjà entendu cet air.

C'est l'homme qui a acheté un ballon le jour de la mort d'Elsie Coster !

Je vais te montrer un truc.

- C'est une fleur ? - Oui.

- Vous avez du feu ? - Non.

Si t'as pas de feu, tu peux m'donner une pièce pour une bière ?

- Non. - Juste pour un p'tit verre.

Non.

Quel est le problème, t'aime pas la bière ?

- Votre couteau. - Non, laisse.

Regardez la biche !

On peut entrer ?

- Tu veux des fleurs ? - Oui.

J'aime les glaces, je peux avoir une glace ?

- Quel parfum tu veux ? - À la fraise.

Monsieur, vous avez quelque chose dans le dos.

Je peux vous l'enlever.

- Je veux une glace. - Plus tard.

C'est un jeu, ils nous poursuivent. Dépêchons-nous.

Arrêtez-vous !

Viens ici.

Qu'est-ce que tu mijotes, tu cours après qui ?

C'est mon copain. Sa fiancée le trompe. On vérifie.

Je pense que je vais vérifier moi-même. Toi ! Viens là.

Charlie, ils l'ont trouvé, ils l'ont repéré !

Le vieux est aveugle, mais il entend très bien…

Reste avec lui, et tu vas être la vedette si l'autre est notre homme.

Ne vous inquiétez pas, il s'en sortira pas. J'ai déjà averti la bande.

Je savais qu'ils le trouveraient. Un gars lui a écrit "M" dans le dos !

- Supposons qu'il s'échappe ! - Il ne peut pas.

C'est l'efficacité de notre organisation qui permettra de l'attraper.

Appelle les taxis Ajax. Demande au standard d'informer les chauffeurs.

C'est dans la poche !

On va fêter ça ?

Ne te gêne pas, l'avocat. Bois directement la bouteille.

Becker est planqué dans la chambre d'Harrow. L'alerte est donnée.

Des gars en civil bouclent le quartier.

Les policiers en uniforme font le tour de tous les bars.

Nous allons l'avoir, vous inquiétez pas.

Il y a intérêt, le maire est en route.

Sa déclaration doit faire la une des journaux du matin.

On l'attrape et puis quoi ? Retour à la case départ.

Les gars comme Harrow ne sont jamais libérés sous caution.

Pas de place dans les hôpitaux, et ils libèrent des hommes dangereux.

Il ne sortira pas cette fois.

Il va y rester.

C'est vrai !

Cela va tout arranger.

Non ! T'arrête pas, nous jouons toujours à ce jeu.

- Je suis fatiguée ! - Non, non.

Attrapez-le ! C'est le tueur d'enfants !

Qu'est-ce que j'entends, ton copain t'a laissé tomber ?

Où as-tu entendu ces ragots ?

Tu sais bien, Popsy sait toujours tout !

- Eh bien, passe un bon moment. - Fais une bonne pêche, Pops.

Merci.

Allez ! J'ai pas toute la journée, Je dois y aller.

Pops ! Avez-vous vu un gars courir par ici ?

Non, laissez tomber les enfants. Personne n'est venu ici.

Pops, regarde !

Allez les garçons, laissez tomber !

Sans blague, Pops. Il est dangereux !

Ouais, je sais. C'est le tueur d'enfants.

Ouais, fais le malin. Mais c'est bien lui !

Fichez le camp !

Toi, reste ici. Vous, allez chercher Doug et les autres.

Allez.

Oui, c'est là. Le bâtiment sur la troisième rue.

Surveillez le bâtiment. On vous envoie des renforts dans quelques minutes.

C'est tout.

Quelle histoire !

Il est dedans, et nous dehors.

Que faisons-nous maintenant, on appelle les flics ?

- On va l'avoir. - Ben voyons…

Et demain, on attaque Fort Knox.

Peut-être que Sutro a raison, nous devrions avertir les flics.

J'ai dit qu'on allait l'attraper !

- Mac ? - Ouais.

Rends-toi dans la troisième rue, et dis-moi ce qui se passe.

- Pottsy. - Oui ?

Trouve-moi des costauds, des spécialistes de l'effraction.

Qu'ils prennent tout leur attirail.

Qu'est-ce que vous attendez ? Remuez-vous !

Il y a encore quelqu'un ? Y a quelqu'un ?

Je ferme !

Vous savez que la grille est ouverte ?

Mais j'étais sûr ! Peut-être que les jeunes de tout à l'heure…

Ouvre.

Vite !

Si tu ne veux pas avoir mal, réponds juste à deux questions.

Combien de gardiens dans le bâtiment ?

Combien ?

Rien que moi ! Et le mécanicien.

Je le jure ! C'est la vérité !

Seulement nous ! S'il vous plaît !

Nous sommes seuls dans le bâtiment !

OK, les gars. Fouillez de la cave au grenier.

Riggert !

Prends deux gars et trouve le mécanicien.

Sutro ! MacMahan !

Emmenez-le !

Et s'il avait fui ?

Personne ne peut le joindre. La ligne est sur écoute et les sorties bloquées.

C'est mauvais. Ils ne l'ont pas encore trouvé.

Qui parle ?

Dites à MacMahan que Marshall arrive.

Restez ici et occupez-vous du téléphone. Et pour une fois, restez sobre !

On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Et les alarmes ? Il faut les désactiver toutes les heures.

MacMahan, occupe-toi des alarmes.

Il y en a à chaque étage, juste là.

Bougez-vous !

Qu'est-ce qui a été fouillé déjà ?

Le sous-sol et les trois premiers étages.

On n'a pas toute la nuit.

Sutro ! Enfoncez les portes, allez dans chaque boutique !

Vérifiez les bureaux, les couloirs, tout !

Allez, bougez-vous.

Quelqu'un a cherché là ?

- Comment pourrait-il être là ? - Lemke, ouvre.

Pas de cette façon, idiot. Tu vois pas que c'est blindé ?

Démonte par le haut.

Les autres, fouillez étage par étage, pièce par pièce.

À toutes les unités. Description du suspect recherché.

Martin W. Harrow. Attention, le suspect souffre de troubles mentaux.

Homme de race blanche, 30 à 35 ans. 1,75 m. 70 kg.

Cheveux blonds, yeux bleus.

Il porte un costume sombre, une cravate et un feutre gris.

Il a été aperçu dans une chambre de location au 1302 River Street,

ce matin vers 10 h 30.

Becker est rentré ?

Il est sur le chemin du retour, monsieur.

Je veux rentrer chez moi !

Je suis désolé.

Je l'ai trouvé ! Il est au dernier étage !

Mike, trouve son adresse et ramène là chez elle.

Fais gaffe, ils guettent tous dehors.

Les gars ! Allez le chercher.

Fouillez partout. Allez !

Arrêtez ça !

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Le gardien s'est détaché.

Tout le monde dehors !

Sortez-le d'ici.

Où vous m'emmenez ?

Il y a quelqu'un en bas !

Donnez-moi la main.

Allez, barre-toi de là.

Je sais que tu as tes problèmes, mais j'ai besoin d'aide.

Problèmes ? Nous l'avons eu et il s'est enfui. Je ne comprends pas.

Rien ne va ce soir. Regarde ça.

Qu'est-ce qui se passe ?

Un gang a fait le ménage à Bradbury Building.

Ils ont saccagé des bijouteries, fracassé les bureaux.

Et ils n'ont rien pris.

Mais le mécanicien dit qu'il a vu un homme traîné de force.

Depuis quand les voyous travaillent pour rien ?

Je vois qu'ils ont attrapé Lemke et un autre homme.

Lemke a un casier bien chargé, mais l'autre gars…

Jansen, un bookmaker. Comment espère-t-il faire une affaire avec ça ?

J'aimerais bien le savoir.

Je peux faire quoi ?

Ils ne parleront pas. Ils savent que tout ce qu'on a est une simple effraction.

J'ai pensé que la brigade criminelle pourrait leur faire peur.

Dites-leur que le gardien est mort ou quelque chose comme ça.

On peut essayer, ça peut marcher.

Vous savez ce que je pense.

Donnez-moi dix minutes seul avec eux, ils balanceront même leur mère.

Cacahouètes ?

Le tueur d'enfants, John.

Le tueur d'enfants !

Non, je suis sérieux !

Je vous ai appelé parce que … soyons réalistes, John.

Nous pensons toujours la même chose de la police.

J'ai bien aimé tout ce que vous avez fait.

Oui ! Nous voulons que vous ayez l'exclusivité.

Des photos par tous les moyens !

John, juste une minute.

Naturellement, nous voulons vous rappeler une seule chose…

Faites une pause quand la justice nous entendra, après ce sera fini.

Nous voulons que le public sache qui a pris le tueur, vous comprenez ?

Très bien, John.

Très bien. Voilà ce que vous allez faire.

Envoyez votre meilleur journaliste, peut-être celui qui…

C'est ce gars, oui.

Qu'il soit au coin nord-est de la 7e et Broad dans une demi-heure.

Une Cadillac grise viendra le récupérer.

Merci, John. Merci beaucoup.

Sutro, MacMahan, allez le chercher. Riggert, amène la voiture.

Pas cette fois, Lemke. Avance.

- Cette fois, c'est la criminelle. - La criminelle ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

C'est là.

Deux abrutis comme vous.

Un truand empoté et un bookmaker à deux balles.

Mêlés à un… assassinat ?

- Assassinat ? - Je…

Je dormais.

Laisse-le causer, Lemke.

Vous parlez maintenant, et le juge sera plus tendre.

Je ne sais rien !

En assommant le gardien, vous lui avez cassé le crâne…

Vous l'avez envoyé à la morgue

À la morgue, moi ?

Comment !

Je le connaissais même pas ce type !

Je ne sais rien !

Tu ne sais rien non plus, hein ?

Rien.

Tu as changé de catégorie, Jansen.

Dix ans pour effraction.

Vingt ans pour enlèvement.

La chaise électrique pour meurtre.

Ils ont bien enlevé un type, n'est-ce pas ?

T'entends ça ! Ils l'ont eu.

Bien sûr, ils l'ont eu.

C'est pour cela qu'ils ont tout cassé dans le bâtiment.

C'est pour cela, n'est-ce pas ?

C'est vrai. Nous n'y sommes pas allés pour faire un casse !

- Tout ce qu'on voulait c'était lui. - La ferme !

C'est ça, Jansen, la ferme. 20 ans, 30 ans, qu'est-ce que ça fait…

En cellule, tu seras content d'avoir rien dit.

Je prendrai 20 ans pour personne !

Pas même pour Charlie Marshall !

Je vais vous dire ce qu'ils voulaient !

C'était… le tueur d'enfants.

Pourquoi tu fais ça… !

T'étais où ? À l'intérieur ou dans la rue ?

Je surveillais une entrée.

C'est mieux que rien.

Qu'allez-vous faire de lui ?

Ça te regarde ? T'as ton fric, tu dégages !

C'est pas un spectacle ! Vous avez été payés, barrez-vous !

Vous voulez une balle dans la tête ? J'ai dit de filer, alors filez…

Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?

Vous vous souvenez de ça ?

Le ballon que vous avez acheté à Elsie Coster ?

Les enfants !

Tueur d'enfants !

Tuons-le !

Éloignez-vous de cet homme !

Reculez.

Maintenant sortez tous d'ici.

Avant de faire rappliquer tous les flics de la ville.

Vous avez fait du bon travail, on vous a payés. Je prends le relais.

On vous a aidé… On veut savoir ce que vous allez lui faire.

- Que fait-elle ici ? - C'est pas un endroit pour une dame !

J'ai des enfants ! Je veux savoir ce que vous allez faire de cet homme !

Pendons-le !

Maintenant, écoutez-moi !

Vous êtes stupides !

Vous avez des cerveaux, servez-vous-en.

Les flics sont là pour s'occuper de ce rat.

Si on le tue avant qu'on l'arrête, vous savez ce qui va arriver ?

Je vais le livrer à la police à ma façon.

Et on nous remerciera pour cela.

Vous voyez ça ?

C'est ça, ils nous remercieront.

- Les flics feront rien ! - On aura une médaille ?

Oui, et ils vont recueillir nos paris aussi !

Si le gars de la presse est là,

vous pourriez être inculpé pour meurtre, n'est-ce pas, patron ?

Vous êtes dans de sales draps, patron.

Vous avez appelé le gars du journal personnellement.

Cela vous rend personnellement responsable.

Je pense que la police serait ravie de vous épingler pour meurtre.

Cette bouteille est toujours sur ton chemin, l'avocat.

Maintenant, parlez.

Essayez de les retenir. Parlez jusqu'à ce que la presse soit là.

Faites-moi une plaidoirie.

Un bon speech, vous savez : "Habeas corpus delicti".

Ensuite, vous pourrez boire un coup.

Très bien, très bien !

Combien de fois avez-vous demandé un beau discours ?

Maintenant taisez-vous !

C'est une question de "habeas corpus ad subjiciendum".

Nous devons établir les faits essentiels

du cœur de l'infraction comme le résultat d'une enquête criminelle.

Nous devons avoir un procès équitable, devant un tribunal. Avoir les preuves !

Toutes les preuves !

Pouvez-vous affirmer sous serment que mon client a commis ces actes ?

- C'est lui le meurtrier ! - C'est ce que l'aveugle dit.

J'aimerais m'entretenir avec mon client. Si vous permettez.

S'il vous plaît ! Donnez-moi un instant.

Chaque homme a droit à un avocat !

Nous devons nous débarrasser de ce type !

Que les flics retrouvent son corps au fond de l'eau !

- Il ne mérite pas un avocat ! - Ces gars n'ont aucun droit !

Qu'est-ce que vous avez à dire pour votre défense ?

Qui sont tous ces gens ?

Des voleurs, des assassins et des escrocs.

Un jury composé de vos pairs.

Je savais que je serais pris, et que je devais être puni, je voudrais être…

mais je pensais que ce serait par la police !

Alors, pourquoi avez-vous fui ?

J'ai eu peur ! On est toujours effrayé dans ces moments-là.

Vous voulez plaider coupable. Demander des circonstances atténuantes.

Je ne suis pas coupable.

Pas comme vous pensez. Et j'y ai pensé beaucoup, peut-être trop.

Pouvez-vous comprendre cela ?

Vous semblez avoir peur de tout, vous aussi.

Vous buvez trop, n'est-ce pas ?

Oui.

Peut-être que vous feriez mieux de parler vous-même.

Je ne suis pas en forme.

Allez, ça traîne !

Mesdames et messieurs du jury,

J'ai demandé à mon client de vous raconter lui-même son histoire.

Je dois boire un coup !

Laissez-le parler !

Tout homme a droit à la parole au tribunal.

Pas un verre jusqu'à ce que ce soit terminé.

Je savais que je serais pris.

Je voulais être entendu, mais dans un tribunal.

Mais c'est pas ce qui se passe.

Vous voyez… J'ai découvert quelque chose de très important.

Très important pour tout le monde.

Je n'ai pas tout compris encore… Je ne peux pas dire…

pourquoi mes doigts n'arrivent pas à assembler tous les morceaux.

Mais c'est trop important. Les gens doivent savoir.

Vous voyez… ma mère…

Ma mère m'a toujours dit que…

Cela m'a pris du temps pour comprendre, mais ma mère disait

que les hommes naissent mauvais, cruels et redoutables.

Pas tout le monde mais tous les hommes !

Les hommes naissent mauvais et faibles.

C'est très difficile de lutter contre ça.

C'est le plus difficile pour un homme.

Vous devez être puni, vous devez être châtié pour devenir bon.

Vous devez être fouetté, torturé et crucifié pour comprendre.

C'était une femme bien.

Et belle.

Ses mains croisées sur sa douce poitrine.

Pourquoi devait-elle souffrir ?

Pourquoi elle entre toutes les femmes ?

Je n'ai jamais compris !

Le jour où j'ai volé une couverture pour elle…

Elle… Elle savait que je…

j'essayais d'être bon, mais elle m'a fait rendre la couverture à la police.

C'est uniquement à la ferme du comté que j'ai vraiment compris.

J'avais trouvé un oiseau.

J'ai toujours aimé les oiseaux !

Il avait l'aile cassée. Je l'ai soigné.

Et quand il était presque guéri, il a voulu s'envoler

et j'ai pensé qu'il allait s'échapper.

J'ai réalisé qu'il s'envolerait dans un monde d'hommes.

Affreux et cruel !

Trop affreux et cruel pour les oiseaux et les enfants !

Et j'ai su que je devais tuer les enfants !

L'oiseau… Je devais tuer l'oiseau !

Et je serais puni et resterais à la ferme !

Vous comprenez maintenant ?

Il a fait très froid cet hiver quand je cherchais un emploi.

J'aurais pu faire beaucoup de choses si on me l'avait demandé…

Si je ne suis pas pendu,

je pourrai retourner à la ferme pour comprendre.

À la ferme…

La corde au cou jusqu'à ce que…

Mon père aurait dû être pendu pour ce qu'il a fait !

Elle me l'a dit !

Quand je pense à ces choses abominables que je dois faire pour être puni !

Je ne voulais pas mais c'était plus fort que moi !

C'est plus fort que moi !

Parlez, Maître.

- Donnez-moi un verre. - Non !

Je sollicite votre indulgence, Mesdames et Messieurs…

du jury.

J'implore votre indulgence.

J'ai une affaire importante à défendre. Je suis aussi pressé que vous.

J'ai une affaire importante à défendre.

Une affaire de whisky.

D'après ses propres mots, mon client était un bon garçon.

Gentil avec sa mère.

Sa mère ! Vous n'avez jamais eu d'enfant !

Si vous voulez savoir ce qu'on ressent. Je vais vous le dire !

Demandez aux mères des enfants qu'il a tués !

Il n'y a rien de plus important dans nos vies que nos enfants !

On est impatient de les voir grandir et devenir meilleur que nous !

Vous pensez que le tuer…

aidera vos enfants à devenir meilleurs que vous, lui ou moi ?

Continuez, Maître.

- Mon client veut être bon. - C'est une ordure !

Mon client… Mon client est un homme qui…

- Vous appelez ça un homme ? - Exact, ce n'est pas un homme !

Pas de volonté, ni de raison, ni de sentiments. Il est aveugle.

Aveugle !

Chancelant dans un monde où il s'égare.

Vous lyncheriez un aveugle parce qu'il ne voit pas ?

Vous tueriez un homme comme lui, l'emprisonneriez ou le feriez interner ?

Avons-nous une bonne excuse ? Quelle est notre propre culpabilité ?

Que d'argent volé aux pauvres…

L'argent pour nourrir des enfants qui va dans les machines à sous !

Celui des travailleurs qui s'envole dans les paris.

Combien d'enfants souffrent de la faim à cause de nous ?

Assez philosophé, Langley. Faites-les rire.

Mon client…

Mon client est un ivrogne.

Il voulait être avocat. Pour défendre les innocents et punir les coupables.

Faites-les rire, Langley !

Qui lui a offert son premier pot de vin ?

Je vous le dis, prenez garde à ce que vous dites.

Qui l'a poussé à se corrompre ?

Parlez dans mon sens ou taisez-vous !

Qui lui a donné un verre pour oublier ce qu'il a fait ?

Laissez tomber ! Vous n'êtes pas un avocat, mais un clown ivre !

Faites-les rire !

Mon client était un enfant plein d'espoir en l'avenir.

Je ne peux pas m'empêcher de penser : qui sont les vrais meurtriers ?

Qui a tué les espoirs de nos enfants ?

Je les ai tués, c'est moi…

Punissez-moi ! Je veux être puni !

Il veut être puni !

Finissons-en !

Langley !

Finissons-en. Pourquoi pas ? La vie est trop lourde pour lui.

- Non ! - Il ne peut pas comprendre…

Finissons-en !

Ne les laissez pas me faire du mal !

Mon client a besoin de moi.

Finalement, vous tombez pour meurtre, pas vrai, patron ?

C'était quelqu'un de bien.

Il a été puni, maintenant c'est mon tour.

Non, c'est pas moi. Non ! Non !

Faux ! Ceci est faux !

Faux ! Faux !

FIN

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