Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
---
...
Mélodie féérique
...
Mélodie douce
...
Vous êtes 4 523 lecteurs de plus à nous avoir rejoints.
Misscaisseadire.com fête son million de visiteurs.
Tout ça me dépasse.
Petite fille, je voulais être hôtesse de l'air.
Ou infirmière.
Ou danseuse.
Ou maîtresse d'école.
J'avais un faible pour maîtresse d'école.
A quel moment perd-on ses rêves d'enfant ?
Nos tourbillons, nos élans irrépressibles.
Quand tout nous paraît possible, quand tout est permis.
A quel moment perd-on ce goût d'éternité ?
J'avais pas besoin d'être adulte si tôt.
Ca vous tombe dessus sans prévenir.
On laisse nos rêves sur le quai et on les voit s'envoler.
Et c'est parti.
On se lève tous les matins à la même heure
et on rentre épuisé.
Chez nous, c'est 8h par jour,
ailleurs, c'est le même tarif.
Mais chez nous, c'est original.
T'es en retard. Salut.
Original parce qu'on voit défiler tout le genre humain
qui passe sans nous voir.
Ce sentiment étrange de devoir disparaître,
d'être transparent,
avec ce manque.
Manque de place pour bouger, manque de respect.
Manque, manque, manque.
- Tu es en retard. - D'une minute.
1 mn est 1 mn, c'est mon temps de pause.
Voilà, c'est reparti pour 8h dans les pattes, les bras,
8h de bruits, 8h de bips.
8h de "merci", 8h de "bonjour".
60 désactivages d'antivol, 8 200 mouvements de doigts par heure.
Encaisser les clients,
avaler leurs réflexions. Les méchantes,
les cyniques, les originales.
Et même les plus...
C'est comme ça.
Si tu ne travailles pas bien à l'école,
tu finiras caissière.
Comment on peut dire un truc pareil ?
Que répondre ?
Rien.
75,40 euros, s'il vous plaît. CB, chèque, espèces ?
* La campagne présidentielle s'amorce
avec des sondages surprenants,
mais également sur fond de mouvement social inédit :
celui des caissières de la grande distribution.
Ca va Charlie ? Oui, ça va monsieur, merci.
Vous n'avez pas grossi ?
La 1re personne qu'on voit, c'est important pour l'image du journal.
* ... déclenché depuis des mois par le blog Caisseadire.com,
un blog anonyme dont la chronique quotidienne
fait état depuis plusieurs mois, et cela avec humour,
du malaise qui frappe cette profession.
Ce blog, on en est où ?
Bonjour, M. Ferry.
- Un café, s'il vous plaît.
Moi aussi, un café, long avec un nuage de lait.
Un nuage.
Je veux qu'on me chope cette madone des supermarchés.
Impossible de repérer l'auteur, même avec une IP.
L'IP est fixe ou ça dépend ?
Y a 2 types de changement d'IP,
il varie suivant le fournisseur d'accès.
Quand son blog se déconnecte, son IP change
et là, impossible de l'identifier. Je suis navré.
Asseyez-vous, Augustin.
Vous êtes navré ?
Moi, je suis déçu.
Quand je suis déçu, y a des conséquences.
Vous allez vous enlever les doigts du cul.
Si on se fait baiser par la concurrence, vous nous quitterez.
Vous nous quitterez à jamais.
J'aurai du chagrin parce que je vous aime bien, Augustin.
L'auteur déclare que le seul luxe des caissières
est de nager près du travail. Vous avez checké ?
Oui, il y a 4 827 supermarchés en France.
Et seuls 3 ont une piscine à moins de 200 m.
Que dit notre sous-marin ?
Toujours en immersion.
Qu'elle remonte à la surface avec des résultats.
Vite !
Ca fait pas longtemps que tu es là, mais
les goûts et les couleurs, ça se discute pas. Surtout les couleurs.
Bonjour. Bonjour.
Je prends pas la CB à cette caisse.
On prend pas la CB à cette caisse.
Pas de problème.
Ca fait 47,50 euros.
On prend pas la CB.
Qu'est-ce que vous dites ?
Cette caisse ne prend pas la CB.
Eh ben alors !
Je suis désolée, on ne prend pas la CB.
Vous êtes daltonienne. Non, pourquoi ?
La mienne, elle est marron. Elle est pas bleue.
Je prends pas la carte, qu'elle soit bleue ou marron.
Flûte !
Flûte vous-même ! C'est dément, ça.
Vous vous croyez où ?
6,45 euros, s'il vous plaît.
Ce sont des chips du magasin ?
Je suis désolé.
Y sont en promotion.
Promotion ne veut pas dire gratuit.
Combien je vous dois ?
Passez-moi ça.
Oui, M. Mercier.
* Promo dorée, promo craquante, promo détente,
la chips à 1,30 euro.
Tapez 1,30 euro.
7,75 euros, s'il vous plaît.
S'il vous plaît. Merci.
Au revoir. Au revoir.
Quand on est caissière, on encaisse tout, mademoiselle.
Bonjour.
- Salut, Solweig. - Salut.
T'es toute seule ?
Ouais.
Ah, j'en peux plus.
Je sens plus mes bras, j'ai le dos en compote.
C'est parce que t'es nouvelle.
Ils te filent les trucs que personne ne veut.
Sympa.
On s'habitue.
On s'habitue à tout.
T'as des enfants ? Non.
Heureusement, je suis déjà au Pranxem toute la journée.
Pranxem ?
C'est quoi ? Un truc qui vient des States.
T'en prends un, ça te fout la pêche pendant 8h.
T'es folle ! Non, je déconne.
Comment tu peux offrir un avenir à un enfant
avec un salaire de caissière ?
Moi, j'en ai un à la maison.
Anatole, mon petit frère.
Avec l'accident de mon père, on s'est retrouvés tous les deux.
Ca doit pas être facile.
Tu t'en occupes toute seule ? Oui.
C'est comme ça.
Gagner sa vie, ça devient une nécessité.
Comme dirait l'autre,
"J'ai laissé mes rêves sur le quai et je les ai regardés s'envoler."
Quand tu parles de l'autre, tu parles de la blogueuse ?
La "Miss Caisse-à-dire", c'est ça ?
J'aime bien ce qu'elle écrit.
Ca fait du bien.
Pas toi ?
Ouais.
Je me dis que ça pourrait être mieux.
T'habites où ?
Près de la gare.
Faut que j'y aille, j'ai mon bus.
Salut, Marie. Salut.
Fin de journée.
Je suis épuisée.
Qu'est-ce que tu fais là ?
On a changé mes horaires.
Le vendredi, je fais du 8h/12h, 18h/21h.
Non ? T'es sérieuse ?
J'ai pas le choix.
C'est un peu compliqué ? Ah ça !
Ca me complique la vie. Je te dis même pas pour mon boulot du matin.
Où sont mes sucrettes ?
Où sont mes sucrettes ?
Tiens. Merci, Solweig.
Sans mes sucrettes...
Au revoir, Solweig.
Bonsoir, Sandy.
Je les entends qui reviennent.
Les bips,
les bruits de caisse.
Tu crois que tu dérailles ?
Que t'as plus de prise sur rien ? Que tout fout le camp ?
Tu finis par douter de tout.
De toi-même et des autres.
Mélodie douce
...
Tu viens ? Pas ce soir.
Allez, viens.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il entend rien de toute façon. Rien.
Tu t'éloignes pas, d'accord ?
Au début, c'est une nécessité.
Une nécessité impérieuse.
Pas le choix.
T'acceptes mais tu es sûre que ça va pas durer.
Que c'est du provisoire.
Et puis... et puis, ça dure.
Et le provisoire s'installe.
On dit que c'est en forgeant qu'on devient forgeron,
c'est en encaissant qu'on devient finalement caissière.
Caissière, c'est le seul job
qui se transforme en vocation obligatoire.
Mais qui peut être caissière par vocation ?
Salut. Salut.
Y a un problème ?
Non, rien. C'est la journée du miel.
Du miel à Noël ?
Je vois pas le rapport.
Ils prennent les clients
pour des cons en écoulant leurs stocks.
Quelle galère !
On est à la bourre ?
Ouais.
- Aide-moi, aide-moi.
- Je fais ce que je peux.
C'est un truc de fou, faut que tu m'aides.
Aide-moi.
Ca va jamais rentrer.
Faut qu'elle rentre le ventre.
Putain !
Voilà !
Je boudine un peu
mais je suis rentrée dedans.
Je suis bien à l'aise dedans.
- T'es magnifique !
T'as même des petites ailes. Et les antennes aussi.
On dirait la robe de Maya l'abeille.
C'est pas possible, on est ridicules.
Mais non, t'es mignonne.
Arrête !
C'est marrant. Avec ton foulard, ça le fait pas.
Putain, le collier que t'as.
C'est trop beau. C'est de l'or ?
Avec de vrais diamants. Ca brille.
C'est à ma grand-mère. J'arrive pas à le quitter.
C'est un porte-bonheur.
- T'es une sentimentale.
Moi aussi, je suis sentimentale.
Mais oui !
J'étouffe là-dedans mais j'adore ce costume.
Moi aussi, j'adore. Je me trouve hypra bonasse en abeille.
Miss Caisse-à-dire a raison, faut avoir la vocation.
- Non, elle a dit que c'est le seul job
qui se transforme en vocation obligatoire.
Tu l'as appris par coeur ?
Pourquoi seulement les caisses 11 à 14 ?
Les têtes de gogol sont devant nos caisses.
Pas "têtes de gogol", têtes de gondole.
- Moi, je gondole. Regardez comme je gondole.
Je gondole, je gondole.
Mais t'es bête ou quoi ?
Tu veux être chef de rayon ?
La vérité, Maurice,
il faudrait que tu sois un petit peu moins con.
C'est difficile.
C'est difficile d'être un peu moins con ?
Ce que je comprends pas, c'est le facing.
Tiens, regarde.
Ca, c'est du facing.
Elle est pas belle, ma pyramide ?
Tu es avec moi ?
Elle est pas belle ? Oui.
Viens voir le rayon.
Tu vois le bordel que tu m'as mis dans le rayon ?
La partie du dessous sert à mettre les produits 1er prix.
Les produits d'appel.
Pourquoi tu me mets
le chocolat irish coffee à 4,95 au ras du sol ?
Pourquoi ?
Parce que tu es con.
Et dans la partie la plus haute,
tu me mets la promotion de la semaine.
Tu es abruti ?
Comment font les petites vieilles, les enfants
et ceux qui ont les bras trop courts
pour attraper les pots de miel à 4,90 ?
Fracas
Qu'est-ce que c'est ?
Ma pyramide !
Elles rient.
Je compte sur vous. Bien, M. le directeur.
Vous avez vraiment déconné. La vérité !
Ils vont nous virer ?
Il t'a déjà dans le nez. Fais-toi toute petite.
Y sont vraiment vénères.
- Ils sont hyper énervés.
Merci pour la traduction.
"Vénère", c'est du français de souche.
De souche ?
Tu vas me faire une leçon de français ?
Simon Badjou Messaoud Mimoun ?
Mais d'où tu viens ?
Allez, au travail !
Il a raison, on est tout près de la porte.
Y aura pas de mise à pied, ils ont trop peur du blog.
Tu crois ? Oui.
Toutes les histoires de caissière se retrouvent dessus.
C'est quand même dingue
qu'un petit blog fasse plus de bruit qu'un gros syndicat.
Elle est forte, la nana qui a fait ça.
A mon avis, elle avait pas prévu ça.
5,25 euros, s'il vous plaît monsieur.
Quoi ?
Vous pouvez en acheter 2 mais pas 3.
La 3e, tu peux te la foutre dans le cul.
Qu'est-ce que vous dites ?
J'ai pas très bien entendu.
- Moi, j'ai compris.
Il a proféré des insultes à votre égard.
Je suis témoin.
On est tous témoins.
De quoi tu te mêles ? Dégage !
Qu'est-ce qui se passe ?
Rasseyez-vous tout de suite !
"Sabam, sabam."
- Elle commence à me faire chier, la caissière.
Vous savez compter ? Nom de Dieu !
Il est valable ce billet,
c'est pas parce qu'il est déchiré en deux.
Vous, vous êtes pas valable.
C'est un billet à 3 chiffres,
1, 2, 3, des chiffres arabes. Vous voyez ?
Quel est le problème ?
- Votre caissière veut pas encaisser
mon billet de 100 balles. Du calme ou j'appelle la sécurité.
- Appelez la sécurité, mon petit bonhomme.
Y a pas de problème.
La vulgarité est un crime, mademoiselle.
Oscar Wilde.
Vous connaissez Oscar Wilde ?
Je connais quelques-unes de ses pièces.
Le portrait de Dorian Gray.
34,60 euros, s'il vous plaît.
Encore une chose.
"Sabam", c'est pas français.
"Sourire, Amabilité, Bonjour, Au revoir, Merci."
Le code des caissières.
La direction a passé l'éponge sur vos derniers exploits,
mais la prochaine fois, ce sera la bonne.
Imposé par ce genre d'imbécile.
Arrête de te prendre la tête avec ce keum.
Il est tout le temps sur mon dos.
On dirait un vautour.
- Leïla a raison, oublie-le.
Ca va mal finir.
- Suivre Mimoun ce matin, c'était complètement idiot.
Ca nous retombe dessus.
C'est toi qui nous es tombée dessus.
- Je vous suis pas tombée dessus. C'était idiot.
Ca va, tu nous saoules avec ta morale à 3 francs.
Quoi ?
Une baleine qui fait la morale, tu nous saoules.
Qu'est-ce que tu dis ?
Arrêtez, vous êtes folles.
Aïe ! Vous êtes complètement
dingues !
Pour qui tu te prends ?
Ca suffit !
On est toutes claquées. Je le suis pas ?
Avant de faire la caisse, je fais le ménage chez Quick.
Tous les jours, à 5h du matin.
Et cette morue me traite de baleine.
Tu veux nous faire pleurer ?
Moi aussi, je vais faire du repassage pour des bourgeois.
Tu me files ton Quick, je te file mes slips ?
J'ai plus de vie. J'ai pris 17 kg.
Je peux plus m'en sortir.
Comment on fait avec 1 100 euros avec 3 gosses au chômage ?
Comment on fait ?
Tu m'as traitée de baleine, tu t'excuses
sinon je te fais ravaler tes dents.
Ca vient ?
La morue s'excuse pour la baleine si la baleine s'excuse.
Je m'excuse.
Normalement, on se sert la main.
Ou alors, on s'embrasse.
Elle m'embrasse pas, elle m'étouffe.
17 kg !
Putain, j'ai eu peur.
Merci. Sans vous, j'étais dead.
Sandy, elle me colle une quecla, elle me foncedé la teuté direct.
Tu nous donnes un cours de français.
Un cours de céfran !
Vas-y, balance !
Je vous prierai de modérer votre langage
ou je me verrai dans l'obligation de me fâcher.
Baisse tes yeuz, bouffonne ou j'te fous un coup de pression.
BAISSE TES YEUZ, BOUFFONNE
OU J'TE FOUS UN COUP DE PRESSION.
C'est naze ! Nul, nul !
Sympa !
Génial, on le dit comment ?
C'est chanmé.
T'es chanmé, toi !
Même la pointeuse, c'est de la deumer.
Je suis à la bourre. Ici, c'est "Nothing,
"no sun, no future."
Elle se débrouille bien en anglais.
Elle a dit quoi ?
Elle a dit : "Nothing, no sun, no future."
Oui, c'est un peu ça.
...
Bonsoir. Bonsoir, madame.
Je suis Solweig Antoniazi. Mlle Siglick m'a dit de venir.
Elle m'a prévenue. C'est gentil de la remplacer.
Elle s'est cassé le pied.
J'espère être à la hauteur.
Collègue de Véronique ayant son CAPES,
je n'ai aucun doute.
Je vous en prie, rentrez.
Benoît n'est pas un enfant facile.
Véronique m'a dit que vous aviez l'habitude.
Elle est trop gentille.
Elle est trop hard, un vrai bulldog.
Benoît !
Lève-toi immédiatement !
Je te présente mademoiselle...
Solweig.
Oui, Solweig.
Elle remplace Véronique.
Putain, la meuf !
Excusez-le, il est vraiment impossible.
Je vais vous dédommager, je regrette.
Ecoute-moi, petit bouffon,
tu veux qu'on se fight ? Je me casse.
Faut qu'tu saches un truc : mon cours de céfran déchire.
Qu'est-ce que tu décides ?
Je fais une thèse sur le langage des cités.
Je m'arrache ou je campe ?
Elle, je la kiffe.
Mélodie douce
...
Tenez.
Pour aujourd'hui et je règle un cours d'avance.
Merci, un seul suffira. Véronique sera très vite sur pied.
C'est beau, cette neige.
C'est vrai, c'est beau.
Au revoir, madame.
Au revoir, merci. - Au revoir.
...
Tu racontes que j'ai le CAPES et un poste au lycée Chaptal.
Tu veux me faire passer pour qui ?
Arrête !
Je suis qu'une hôtesse d'accueil.
Je suis rien qu'une caissière.
J'aime pas du tout tes mensonges.
Même si tu te casses les 2 jambes, tu m'oublies.
C'est fini, terminé.
...
Monsieur est attendu par sa mère.
Ce serait dommage que Mme votre mère s'impatiente.
Vous...
Vous êtes attendu.
Et puis, il neige.
J'ai tout mon temps.
Le tonnerre gronde.
Même sous la neige, la foudre peut frapper n'importe qui,
n'importe où.
Je vais vous raccompagner.
Puis-je demander à monsieur
si c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
Ne l'écoutez pas,
il est taquin.
Je vous ramène ?
Non, je...
Ca ira, merci.
Ca peut paraître grossier, mais...
Ca ne l'est pas.
Tenez, c'est mon numéro.
...
La voiture ne démarre plus.
Ah, merde !
Putain de bagnole de merde !
Pourquoi tu t'énerves ? Tu m'emmerdes.
T'as vu ?
Elle est belle.
On m'attend pour trimbaler
un prince russe et ses 2 putes.
Fred !
Quoi ? Je vais l'épouser.
Tu te fous de ma gueule ?
Elle démarre pas, ta bagnole.
Alors !
...
Maman !
Les 2 premiers chiffres,
c'est sûr, c'est 0 et 6.
Evidemment, c'est un portable.
Y a du parmesan ?
Non. Pourquoi ?
J'ai pas eu le temps d'en acheter.
Le parmesan, tu le trouves sur ton lieu de travail.
C'est facile d'en ramener.
C'est au-dessus de mes forces, j'y arrive pas.
Quand j'ai terminé, je peux pas retourner
dans les rayons.
Résultat, pas de parmesan.
On s'en fiche du parmesan.
Mets de la sauce tomate.
C'est pas pareil.
J'ai eu une journée difficile, alors ne fais pas
le difficile.
J'en veux pas de ta sauce tomate !
...
On peut plus rien lire maintenant.
C'est qui, ce numéro de portable ?
Ca te regarde pas.
Pardon, je suis vraiment désolé.
Je savais pas.
C'est pas grave.
La baffe que tu m'as mise devant le collège, je l'oublierai jamais.
T'es plus personne, t'es plus rien.
T'es plus mon frère.
Benoît, ça, c'est pas possible.
Quand on est frère,
quand on est mère, quand on est père. C'est pour la vie.
- Peut-être. Mais lui, c'est plus mon frère.
Comment elle est cette prof de français ?
Elle est très bien.
Très agréable.
Elle a son CAPES, elle enseigne au lycée Chaptal.
Elle a l'air très compétente.
Elle fait une thèse
sur le langage des cités.
C'est étonnant ?
Le langage des cités ? C'est bien, ça.
Elle vient tous les lundis ?
- C'est quoi, ton problème ?
Véronique, elle est sur la chetou,
c'est Solweig qui la remplace.
- Excusez-moi, monsieur,
on se connaît ? Vous êtes qui ?
Faut qu'il se calme.
* Le patronat semble fustiger le blog de Miss Caisse-à-dire.
Des piquets de grève fleurissent devant la plupart des enseignes
et les débrayages s'annoncent importants.
Il y a des nuances dans votre indifférence :
ceux qui disent seulement au revoir.
Ceux qui ne disent ni bonjour ni au revoir
et ceux qui ne disent rien de rien,
pas même un merci.
En ce qui nous concerne,
il est rare qu'on ne vous dise pas bonjour.
Bonjour.
On enregistre 5 tonnes d'articles par jour.
Le poids d'un éléphant.
Quand la grande distribution fait la moitié
de son chiffre d'affaires à Noël,
les caissières multiplient par deux les éléphants.
Pour commencer, je propose
qu'on nous file une prime pour chaque éléphant.
Avec chaque prime mise pour bout à bout,
on peut joindre les deux bouts, non ?
Vous, Mme La Grande Distribution qui nous regardez de très haut,
faut arrêter de nous prendre pour des machines.
Une utopie, peut-être.
Une utopie de caissière, ça s'écoute.
Perdre notre vie à la gagner, c'est une chose,
mais travailler plus pour gagner moins, c'en est une autre.
Je vous propose à tous d'oublier votre indifférence,
pour découvrir que derrière chaque caisse,
il peut y avoir de l'intelligence.
Musique rythmée
...
Qui sommes-nous ?
Qui suis-je ?
- Et je suis l'une des 640 000 hôtesses d'accueil
qui persiste à croire qu'avec ce blog
et au nom de toutes les caissières de France,
il est possible d'aider les médias,
qui grâce au mouvement de nos collègues de Rennes ont enfin
découvert notre existence.
- Elle est mortelle, cette meuf.
T'as regardé la télé ? - Non, mon mec a tout niqué.
Toutes les caissières gueulaient :
"La distribution, tu l'auras dans le fion."
LA DISTRIBUTION, TU L'AURAS DANS LE FION.
LA DISTRIBUTION, TU L'AURAS DANS LE FION.
LA DISTRIBUTION,
TU L'AURAS DANS LE FION.
La distri, la distribution, tu l'auras, tu l'auras...
Qu'est-ce que t'as ?
Putain !
M. Mercier, vous avez rien à faire ici.
Rien. Vous entendez ?
Je pourrais porter plainte à la direction.
A la direction ?
Comme c'est drôle.
Nouvelle et déjà pleine d'assurance.
Ici, c'est le vestiaire réservé aux caissières.
Vous êtes entré sans toquer.
Ca tombe bien, la direction veut vous voir dans 5 mn.
Vous, personnellement.
Moi ?
Ne soyez pas en retard.
Pourquoi moi ?
Quel porc !
Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Il se passera rien, il dit ça pour te faire peur.
Ah non, il a pas dit n'importe quoi,
il a dit : "Vous, personnellement."
T'inquiète pas, on sera tout près.
C'est vrai ?
Quoi qu'il dise, on dira tout le contraire.
On est là, t'inquiète pas.
Salut, les meufs, je vais tafer.
Mon beau sapin, roi des forêts
J'y crois pas.
T'inquiète pas.
J'y vais.
Je te sens hésitant. Tu veux pas l'épouser ?
Si, bien sûr.
J'y vais.
Oui, vas-y.
Puis tu reviens.
Salut.
T'as pas l'air bien. Non, je suis pas bien.
Ca va ?
Non, je meurs de froid.
Je sais pas ce que je fous là, j'ai les boules.
Pour moi, ça va encore.
Sandy doit pas être bien.
3 mecs de la direction départementale l'interrogent.
Des questions sur quoi ?
- J'en sais rien.
Il est bientôt 10h. Tu viens pas bosser ?
Si, mais dans 1/2h.
J'ai perdu mon passe.
Tu peux venir avec moi.
OK, je passe à la maintenance,
je viens te voir après. OK, merci.
D'accord. Merci, mademoiselle, au revoir.
- Allô, Josy ? Oui, on a été coupées.
Il est beau,
y en a qui sont mal mais c'est tout,
lui, il est beau.
Je suis tombée raide dingue amoureuse.
Tu peux pas faire autrement, c'est chimique.
Ca, c'est vrai.
Tu patientes, Josy. Une seconde.
C'est pour quoi ?
Ah, c'est vous sur la photo. Oui, c'est moi.
On vient juste de la rapporter. Merci.
Je m'excuse de m'être mêlée de votre conversation
mais vous aviez raison.
C'est vraiment chimique.
Pardon ?
Exactement ça.
C'est chimique.
Vous l'auriez vu sortir de sa Rolls
et se porter à mon secours.
La neige qui virevoltait autour de nous,
on avait l'impression de flotter.
Bien sûr, bien sûr.
Le mien est toujours sur son pur-sang arabe,
vous le verriez avec sa grande cape rouge.
On dirait qu'il vole avec son cheval.
Vous prenez pas votre caisse ?
Alors ?
Alors rien.
Comment ça ? J'ai rendu le passe.
Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
Tu la revois ? Elle est caissière.
C'est pas bien ? Si, c'est très bien.
Elle dit qu'elle est prof de français.
Faut que je réfléchisse.
Ca va durer longtemps ?
Je sais pas.
Parce que...
une fille qui veut pas qu'on sache ce qu'elle fait, c'est une fille
qui veut pas qu'on sache qui elle est.
Et voilà !
12, 90.
Merci, joyeux Noël.
Et de 20.
Merci. Au revoir. Au revoir, madame.
Bonjour, je voudrais 2 boules rouges,
2 boules argentées. 6 guirlandes classiques,
une guirlande électrique, un petit Jésus
et un mini sapin
comme celui sur votre tête.
C'est pour notre veillée du 24.
Je suis Renard-Agile. Renard-Agile, c'est mon totem.
Nous allons fêter du petit Jésus avec mes louveteaux.
Merci beaucoup.
Vous avez pas vu mon caddie ?
J'avais laissé mon caddie.
C'est pas mon caddie, celui-là.
Mon caddie !
J'en peux plus. Pourquoi j'ai accepté ce truc ?
Peut-être pour bouffer.
Je préfère crever de faim.
Alors ?
Accouche. Il la cherche.
Qui ça ?
La fille du blog.
Ils pensent qu'elle vient de chez nous.
Entre ton Quick et Parody, tu trouves le temps d'écrire ?
T'es dingue ! Y m'ont demandé qui on pouvait soupçonner.
Primo, je n'en sais rien. Et je ne suis pas une balance.
Ils ont raison.
La blogueuse, elle est ici. Je le sens.
T'es flic ou caissière ?
Ni l'un ni l'autre. Je suis caissière.
Je suis caissière plus pour très longtemps.
J'en peux plus.
Je craque, j'en peux plus.
Un rayon comporte 8 rangées horizontales
et mesure 6 m de linéaire...
Je peux aller pisser ? On reprend.
Quand j'augmente la part du linéaire, c'est que...
Le produit est sous-représenté.
Quand je diminue la part du linéaire, c'est que...
A quoi ça sert que je sache tout ça ?
A quoi ça sert ?
Mais la purée de ta mère, tu veux philosopher ?
Elle a pas tort.
D'aller pisser ?
Non, de vouloir philosopher.
Tu crois ?
Tu vois ceux-là.
Ils marchent plus vite que ceux-là.
C'est vrai.
Comment c'est possible ?
Comment c'est possible ?
Chez Parody, ils ont un truc,
leur sol est très légèrement incliné,
quand tu rentres, ça descend, mais au retour, ça monte.
Et les clients, ils traînent
et ils achètent, ils achètent partout.
La vérité,
y a pas de philosophie,
y a juste 200 milliards de chiffre d'affaires.
Tu as compris ?
200 milliards qui passent dans nos mains.
Une fois, j'ai fait le calcul,
on soulève 800 kg d'articles par heure,
ça fait 30 tonnes par semaine.
Dis-moi, Solweig, tu es pas Miss Caisse-à-dire ?
Ah, ma fille !
Ta bouille dit si bien
ce qu'elle veut pas dire que je comprends tout.
Tu as compris ?
Je vous laisse.
Solweig,
tu mets un bordel dans la grande distribution.
Il vaudrait mieux pas qu'ils l'apprennent.
C'est à moi ?
Oui, c'est à toi.
"Parle sans t'émouvoir. Je suis jeune,
"mais aux âmes bien nées,
"la valeur n'attend point
"le nombre des années."
Si Rodrigue le dit comme ça, je vais avoir beaucoup de mal.
Ca va ! Non, ça va.
On continue ?
"Te mesurer à moi, qui t'a rendu si vain, toi qu'on a jamais
"vu les armes à la main. Sais-tu bien qui je suis ?"
On travaille ou pas ? D'accord.
On bosse.
Pardon.
Oui.
"Tout autre que moi, au seul bruit de ton nom,
"pourrait trembler d'effroi.
"Les mille et mille lauriers dont ta tête est couverte...
"... dont ta tête est couverte semblent"
Semblent quoi ?
Je sais plus.
Il est à l'ouest, quand il sera revenu, fais-moi signe.
Ecoute, reste. Ca va, ça va.
Tu peux rester ? Pardon, Fred.
D'accord, très bien. Merci beaucoup.
Bonne journée. Merci. Sympa, la répèt'.
Pourquoi elle dit pas qu'elle est caissière ?
Qu'est-ce que tu me fais ?
C'est quoi qui est important ? Elle ou la pièce ?
Qu'est-ce que tu dis ?
Je dis qu'elle bluffe, qu'elle ment.
Qu'elle a honte.
La prochaine fois, prends le cours de français
avec ton frère. Tu pourras lui demander si elle est caissière.
Après, vous baisez, une bonne baise,
quand tu reviens, t'es plus calme,
détendu, disponible.
Je te parle d'amour et toi, de baise ?
Le Cid, Corneille. Regarde.
"... dont ta tête est couverte
"semblent porter écrit le destin de ma perte."
Combien ça fait, René ?
47,50.
Garde la monnaie.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ca fait 3 fois.
Je suis arrivée trop tard.
Salut. Salut.
Bonne soirée.
Alors ?
Je comprends pas, il me manque 5 euros.
Vous avez déduit les 12 euros ?
Oui, je vous l'ai dit.
Je suis vraiment très pressée ce soir,
il faut que j'aille à l'hôpital. Vous aviez le week-end.
Ca sert à ça les dimanches.
Un problème ?
Et les bons de réduction ? J'ai tout vérifié.
Apparemment non, recommencez. Je repasserai.
Elle doit aller voir son reup à l'hosto.
Mêlez-vous de ce qui vous regarde.
Chers clients, chères clientes,
après la semaine du miel, celle du narco.
* Facile de le pécho, costard marron.
Le connard est dans le supermarket.
Il a une tronche de cake.
Le keum s'appelle Mercier et c'est un enculé.
Lâche-moi !
Tu me fais mal. Elle a rien fait.
Tu prends ton gourbi et tu gicles. Tu gicles !
Qu'est-ce qui t'a pris ? Laisse tomber.
Je vais aller voir la direction et leur dire que c'est de ma faute.
Tu vas aller rien voir du tout.
De ta faute ? Ta faute de quoi ?
Y a une raclure qui te torture et c'est de ta faute ?
Y vont te faire un procès.
Un procès de quoi ? Je l'emmerde. Il espère quoi, ce connard ?
J'ai 4 crédits, je dois de la thune à la terre entière.
Solweig, plus dans la merde que oim, tu peux pas.
Et Mercier y pourra jamais tondre un oeuf.
Mélodie dramatique
...
Je suis enceinte.
T'as pas un mouchoir ?
...
Ma petite fille Sora va avoir un petit frère.
Elle est belle, la vie.
Quand Dieu ferme une porte... Il en ouvre toujours une autre.
Tu connais ce proverbe arabe ?
Tu veux me rendre un service ?
Si, vas-y.
Raconte-moi l'histoire du keum à la Rolls.
Je t'ai déjà tout dit.
Je sais pas, c'était comme un rêve.
Vas-y, raconte encore.
J'adore quand tu racontes.
Ca me reprend. Pardon.
File-moi un mouchoir, s'il te plaît.
...
- Solweig.
- Qu'est-ce qu'il y a, Anatole ? Je pense trop.
J'arrive pas à dormir.
Tout se mélange : ma prof de maths,
papa.
Où tu en es avec elle ?
Elle est con comme une valise.
Je crois que je l'énerve.
Arrête de l'énerver.
Impossible, dès que tu la vois, t'as qu'une envie, l'énerver.
Pourquoi le coma de papa dure si longtemps ?
Ca dépend.
Il peut se réveiller dans un jour, dans une heure.
Arrête, t'en sais rien.
C'est vrai, t'en sais rien.
T'en fais pas, Anatole, ça va aller.
Je vois que t'es prêt pour aller dormir dans mon lit.
D'accord.
Bisous.
Le coma, c'est bizarre,
quand il dormira plus, moi, je dormirai mieux.
Moi aussi.
Aujourd'hui, je vais dire 250 fois "bonjour"
et 500 fois "merci".
200 fois "Avez-vous la carte de fidélité ?"
Et 70 fois "Vous pouvez composer votre code."
Une mesure de salut public
serait que chacune d'entre nous, caissière,
soit autorisée une fois par jour à dire "Merde !"
Le dire gentiment, doucement,
mais dire vraiment "merde".
Merde aux clients qui demandent si ça va être encore long,
à celui qui te demande si tu es ouverte,
ou à cet autre qui vide son caddie comme une benne à ordures.
Merde au cheffaillon qui te fait recompter ta caisse pour 2 euros.
Voilà.
Juste dire merde une fois. Une seule fois.
Une amie m'a dit récemment :
"La grande distrib', c'est nothing, no sun, no future."
Elle a raison.
Ca va ?
ASSEZ ! DE PRENDRE DES COUTS ET D'ENCAISSER.
T'es pour la grève ?
Je suis pour que les caissières soient mieux considérées.
Pour plus de "nothing", beaucoup de "sun" et un vrai "futur".
C'est un peu ça.
Il en fait du bruit son blog à Miss Caisse-à-dire.
Elle avait pas prévu ça, c'est marrant.
Qu'est-ce qui est marrant ?
On a entendu ensemble : "Nothing, no sun, no future."
Là, ça se retrouve sur le blog.
T'en dis quoi ?
Rien, c'est un hasard.
Y a pas de hasard. Quel hasard ?
Leïla a pas d'ordi,
même si elle en avait, elle rédigerait pas un blog.
Elle parle bien le céfran, moins le français.
C'est pas très gentil.
C'est la vérité.
Si c'est pas Leïla, si c'est pas moi...
Alors ?
Motus.
T'aimes les pâtes ? Ouais.
Viens manger à la maison demain soir.
Tu viens ? J'arrive, je fume une clope.
Allô Thomas ? Ouais, ça va.
Tu te pointes cet aprèm vers 15h, caisse 14.
Elle est blonde et tu me prends toute l'enfilade.
Ouais. OK, merci. Salut.
Le téléphone sonne.
...
Merde ! Merde !
Solweig ?
Non, c'est pas Solweig.
Le théâtre a été cambriolé, on nous a chouré les costumes.
Oh, putain !
C'est pas grave. * Comment ça ?
Les costumes coûtent une fortune et c'est pas grave ?
* Calme-toi !
Je veux pas me calmer. Je finis de remplir le constat.
* J'ai un touriste à trimbaler toute la journée,
on se retrouve ce soir au garage.
OK.
Oh, putain !
"Sabam", ça te dit rien ?
Qu'est-ce que tu fous là ?
Je fais mes courses.
T'accouches que dans 6 mois,
tu fous quoi avec ces couches ? Je prends de l'avance.
Et puis...
Je vous vois plus, vous me manquez, j'ai les boules.
Moi aussi, tu me manques.
Ma Leïla !
- Vous m'attendiez ?
Oui. Oui !
Je le savais.
Je commençais à me faire du souci.
Je vous fais travailler, hein ?
Dommage, j'aime bien rester à rien faire.
Ah ! Il passe pas.
Il passe pas. Ca ne passe pas.
Désolée, mes lapins. Marie ?
A combien sont les préservatifs ?
Double Magnum lubrifiés au gel de karité.
Madame, c'est pas grave, on va pas les prendre.
Tu vas pas les prendre ? Tu te moques de moi ?
Je demande à mes collègues le prix de tes préservatifs
et tu me dis que tu les prendras pas ?
Enfin, madame, on n'est pas obligés.
Bien sûr que tu es obligé.
Et toi aussi.
Si tu joues de ton bambou, il faut te protéger.
11,90, la boîte de 20. Merci beaucoup.
Oh, la loose !
Bonne soirée.
Carte de crédit, chèque, espèces ?
Vous m'insultez ? Espèce ? Espèce de quoi ?
Il rit. Je rigole.
"Espèce de..."
On peut rigoler ?
Oui, on peut. C'est pas interdit.
Votre rire d'imbécile va rester
un grand souvenir.
Moi aussi, j'adore les grands souvenirs.
Vous faites quoi ?
Ca va pas ?
Appelle un vigile. Non, pas un vigile.
J'ai pas la force de me retaper Mercier.
Elle a raison, ça vaut pas la peine.
Comment ça va ? Mortel. Mieux que ça, je meurs.
J'ai plus de taf,
Akim, il me saoule, un truc de ouf.
Samedi, on fête le bébé et Noël.
Noël ? Chez vous, les musulmans ?
Ouais.
Pour faire la fête, on s'arrange avec Dieu.
Tu viendras ? Toi aussi ? Ouais.
Oui.
Cool !
Content de savoir que tu es toujours vivant.
5 jours sans nouvelles. Je suis désolé.
Ils ont chouré les costumes mais pas les postiches.
C'est toujours ça.
C'est bien, c'est super.
Tu dis "super",
comme si tu disais "je m'en fous".
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Mais elle, putain !
Tu comprends pas ? C'est elle que j'ai dans le crâne.
Merde !
Elle est partout, elle est dans ma tronche.
Voilà, j'arrive plus à dormir.
J'arrive plus à bouffer, à respirer.
C'est normal. C'est tellement beau.
Oui, c'est beau, madame,
mais c'est inaccessible.
Tu comprends ? Elle est inaccessible.
Elle est peut-être inaccessible,
mais elle s'est glissée entre nous.
Alors si tu veux quitter la pièce,
vas-y, quitte la pièce.
Jamais j'arrêterai la pièce.
Mais il faut que tu m'aides.
J'y arriverai pas,
c'est plus fort que tout, c'est plus fort que moi.
Je te jure que si j'arrive à lui parler,
c'est gagné.
- Vous êtes son ami ?
Ouais.
J'en ai eu des amours dans ma vie,
surtout un, un galant.
Il me faisait la cour, il m'écrivait des poèmes,
je lui parfumais mes lettres.
Et j'attendais qu'il m'écrive à nouveau.
Le coeur qui battait la chamade.
Quand ça vous tombe dessus, plus rien ne compte.
C'est ça, l'amour.
Et ça vaut tout l'or du monde.
Voilà.
Bonne journée. Toi aussi.
A ce soir.
- Il est bon, le saumon. Il est bon, il est bon.
Venez voir le saumon.
Solweig, il faut que je vous parle.
Très bien. Pas maintenant, c'est ma pause.
Ca prendra 5 mn.
Le tiers de mon temps de pause, c'est beaucoup.
Attendez, c'est important.
A plus tard.
Musique de suspense
...
Solweig !
Qu'est-ce que vous faites là ? Je vous ai dit plus tard.
A force de faire des erreurs, on trébuche.
Pour vous, la messe est dite.
Les 5 euros ont été retrouvés.
C'était des bons de réduction. C'est pas ça.
J'ai découvert que vous faisiez des études de littérature.
Et alors ? C'est interdit ? C'est un délit ?
Une caissière cultivée, ça peut être fatigant.
Ca réfléchit.
Ca réfléchit un peu trop.
La direction sera ravie d'apprendre
que vous êtes à l'origine de cette chose.
Miss Caisse-à-dire.
Je peux faire en sorte qu'on oublie tout.
Je peux fermer les yeux.
C'est-à-dire ? Allons, allons.
Vous ne comprenez pas ? Suffit d'être un peu gentille.
Arrêtez !
Personne n'est en pause sauf toi.
On a juste le temps. Que faites-vous ?
Allez, viens.
Sois gentille.
Arrêtez ! Juste un baiser.
Sinon t'es virée. Espèce de petite salope.
Mélodie dramatique
...
Démarre ! Démarre, je l'ai défoncé, le mec.
- Si tu travailles pas bien à l'école, tu finiras caissière.
- Les caissières encaissent tout.
Mercier t'a déjà dans le nez, alors fais-toi toute petite.
- Comment on fait avec 1 100 euros avec 3 gosses ?
- Tu gicles !
- Quand il dormira plus,
je dormirai mieux.
Ca démarre pas.
- Y a une raclure qui te torture et c'est de ta faute ?
Démarre, bordel !
C'est bon. Allez, allez.
A quoi tu joues ?
C'est quoi ce déguisement ?
Je vais, je vais...
Ca t'amuse de foutre en l'air la vie des gens ?
Ton côté prince charmant,
je trouvais que ça le faisait,
la Rolls, la neige, le chauffeur.
Ca avait de la gueule.
Quand on est caissière, on croit pas aux contes de fées.
T'as rien d'un prince charmant.
T'es juste un ringard qui veut jouer les héros.
Maintenant, c'est mon taf que j'ai perdu.
J'ai tout perdu à cause de toi.
Je veux plus jamais te revoir. C'est clair ?
Jamais !
- Solweig !
Putain, je le crois pas. Ma portière, merde !
Arrête, c'est qu'une portière.
Il faut pas croire tout ce que vous dit
une femme en colère.
Elle est dingue de lui.
Vous êtes qui ?
Elle va à la gare La Chapelle.
Faut lui courir après.
A la gare ? La Chapelle.
Allez-y.
La Chapelle.
On va où ?
Nulle part. Avec toi, on va toujours nulle part.
Je suis désolé.
Désolé ? D'avoir tout foutu en l'air ?
De quitter le navire la veille de la première ?
De penser qu'à ta gueule ?
Mais non.
Comment tu vas jouer demain ? Tu connais pas ton texte.
C'était ton idée. Quoi, quelle idée ?
Le père Noël, le déguisement.
Tout a merdé à cause du déguisement.
Tout a merdé parce que tu respires la défaite.
Ouvre ta fenêtre.
Pourquoi ?
Ouvre ta fenêtre, je te dis.
C'est pas vrai, ça. Laissez-moi tranquille.
Attendez !
Ecoutez.
En voulant bien faire, j'ai tout foutu par terre.
Fallait que je vous revoie
une seconde fois.
Que j'en aie le coeur net.
Je sais pas ce qui m'a pris,
depuis l'autre soir,
je pense qu'à vous.
Le matin, chaque seconde de la journée.
Et je rêve de vous.
Je sais que...
j'ai l'air ridicule, que ça a l'air ridicule.
Je me suis sûrement monté la tête,
mais depuis l'autre soir...
C'est comme si c'était une révélation.
Mélodie douce
...
Attendez !
On peut pas apparaître dans la vie des gens comme ça,
tout bousculer, puis disparaître.
Puis disparaître.
Je suis désolé, mon pote.
Désolé.
...
Je suis dingue de toi, Solweig.
Comment tu connais mon prénom ?
Enchanté, moi, c'est Charles.
Comme le prince ?
Exactement.
J'avais raison. Prince Charles, y a pas plus ringard.
Excusez-moi. Je vous dépose quelque part ?
...
Bonsoir. Je suis bien chez Solweig Antoniazi ?
Si vous êtes huissier, je peux rien signer.
Si c'est pour payer, c'est pas le moment.
Attends. T'es Anatole ? Oui, Anatole Antoniazi.
Oubliez la saisie, je suis trop petit.
J'ai une tête d'huissier ?
Pas vraiment.
Vous êtes plus jolie. Merci.
Je suis Marie, je travaille avec ta soeur chez Parody.
Je peux rentrer ? Vous avez du parmesan ?
Ah, ah ! Oui, j'ai du parmesan.
Entrez.
Salut, mon Fred. Vous pouvez disposer, chauffeur.
...
C'est bien que ta soeur soit amoureuse.
C'est un peu de tendresse dans ce monde de brutes.
Solweig aurait pu être prof.
Prof de quoi ? De français.
C'est l'accident de papa qui a tout changé.
Ah oui, l'accident, oui.
Mais il va revenir.
T'as quel âge ?
Bientôt 18.
Quel coquin !
J'ai 10 ans.
Il est à toi, l'ordinateur ? Oui et non.
On le partage avec ma soeur, c'est notre secret.
Avec mon frère, j'avais aussi des secrets.
Quel genre ? Genre...
Un truc de renseignement, genre...
Agent secret. Délire.
Nous, c'est tout comme. Solweig écrit.
Y a d'autres trucs, mais je dis pas,
sinon c'est plus un secret.
Il faut pas se faire prendre.
Impossible. C'est là que j'interviens.
Solweig écrit et après, je brouille les pistes.
Je change les adresses IP.
Bien sûr.
T'es fatigué. Tu commences tôt demain ?
A 8h. Par un cours de maths.
La prof est vraiment énervante.
Qu'est-ce qu'elle fout, Solweig ? Elle va arriver.
Je reste là. Si y a un problème, on appelle la voisine.
Salut, Marie.
C'était cool.
C'était cool.
...
Déjà ?
Bonjour.
Pourquoi ?
Y a un autre homme dans ma vie.
Mais je ne souffrirai aucun rival.
Du haut de ses 10 ans, Anatole est un rival redoutable.
"Il est jeune, il est vrai.
"Mais aux âmes bien nées, la valeur
"n'attend point le nombre des années."
Monsieur connaît ses classiques.
Il vaudrait mieux, ce soir, je joue au théâtre,
je dois aller à la dernière répèt'.
Tu joues ce soir ? C'est génial.
Je sais pas.
"Oui tout autre que moi
"au seul bruit de ton nom pourrait trembler d'effroi.
"Les mille et mille lauriers
"dont ta tête est couverte semblent..."
Semblent quoi ?
Je sais jamais ce qu'il a sur la tête cet ahuri.
Attends !
Non.
"... de ton nom pourrait trembler d'effroi.
"Les mille et mille lauriers dont ta tête est couverte
"semblent porter écrit le destin de ma perte."
"... semblent porter écrit le destin de ma perte."
Je vais sûrement perdre mon boulot.
Faut que je trouve autre chose.
T'inquiète pas, c'est l'autre dégénéré qu'on va lourder.
T'inquiète pas.
Faut que j'y aille.
- Grimpez-le mais soyez prudents.
Voilà, c'est bien. Allez-y.
Stop, c'est trop. Un peu plus à gauche.
Remonte à droite. Nickel, c'est parfait.
C'est super, j'adore, c'est magnifique.
Ce que t'as fait pour moi, jamais je l'oublierai.
Je sais. La priorité, c'est les costumes.
Tu joues à poil.
Tout le monde joue à poil. Chimène, Rodrigue...
Tu vas trouver une solution.
J'ai un copain à la Comédie-Française,
mais il répond pas au téléphone,
là-bas, ils prêtent rarement les costards.
Il faudrait un miracle.
Messieurs. C'est à vous, ça ?
Je crois qu'il est là, le miracle.
Elle est pas belle, la vie ?
Messieurs. A poil !
* C'est du jamais vu dans ce secteur.
J'ai à mes côtés Jacqueline Cloquet, hôtesse d'accueil.
Jacqueline, actuellement 130 supermarchés ont débrayé,
le blog Caisseàdire est à l'origine du mouvement ?
*- Je ne sais pas. Mais ça décrit les perspectives d'une caissière.
On sonne.
- Salut. - T'es le goal ?
J'y vais.
Tu vas où ?
Et toi ?
Le principe d'une question, c'est d'obtenir une réponse.
Tu vas où ? Devine.
C'est un jeu avec 22 joueurs, le ballon est pas carré.
T'as ta clé ?
Salut, les gars. Salut.
- Anatole, comment tu fais ? Quoi ?
- Pour être aussi moche et avoir une soeur aussi belle.
*- C'est un effort considérable
consenti par toutes les enseignes de la grande distribution.
*- Les temps de pause sont décrits avec humour
par ce blog qui fait parler de lui.
L'ensemble des caissières
s'accorde à dire que Caisseàdire défend leur cause
bien plus que les syndicats.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Balthazar a envoyé le ballon sur le toit. Quel naze !
Tu vas où ? Au théâtre. Je suis en retard.
Je peux venir ?
Allez, s'te plaît.
Dépêche-toi.
Cette ardeur que j'ai dans les yeux, sais-tu que c'est son sang ?
Peu m'importe.
A quatre pas d'ici,
je te le fais savoir.
Jeune présomptueux.
Parle sans t'émouvoir. Je suis jeune, il est vrai,
mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point
le nombre des années.
Les mille et mille lauriers
dont ta tête est couverte semblent...
semblent...
porter écrit le destin de ma perte.
A qui venge son père
il n'est rien d'impossible.
Ton bras est invaincu
mais non pas invincible.
Acclamations du public
...
- Il manque un rewriting sur la fin
et pour la couverture, soit horizontale ou verticale.
- La verticale est plus dynamique.
C'est elle qui compte. La photo est très bien.
Merci.
Vous avez son autorisation ?
- Quelle autorisation ? - Le droit à l'image.
Elle aurait jamais accepté. On s'en fout,
on a le tirage de l'année.
Très bon travail, Virginie.
Votre immersion s'est bien passée ? Des vacances ?
Ouais.
250 bonjours par jour,
3 mn de pause par heure sur 30h par semaine.
Pour 850 euros par mois. C'était divin.
Elle plombe l'ambiance.
Pardon ?
Trahir des filles formidables, vous appelez ça des vacances ?
Passer son temps à faire semblant et à mentir
pour quelques lignes dans un canard.
Non, c'est pas des vacances, c'est même pas du boulot.
Ca fait partie du travail.
Vous oublierez. Vous êtes une très bonne collaboratrice.
Vous confondez "collaboratrice"
et "collabo Ferry".
Je suis pas une collabo.
Vos états d'âme, j'en ai rien à cirer,
ce métier, vous l'avez choisi.
S'attacher à l'objet de son enquête,
ce n'est pas une erreur, c'est une faute.
La faute, c'est de parler d'objet
quand je vous parle de gens merveilleux.
Bon, allez !
C'était dingue.
C'était tellement fort.
Non, la pièce.
Toi sur scène.
Fred était heureux, tu l'aurais vu.
Je l'adore.
Benoît aussi.
Il était fier de toi.
Ah bon ?
Ca me fait plaisir.
C'est pas facile avec lui depuis quelque temps.
C'est d'un père...
C'est d'un frère dont il a besoin.
C'est vrai.
T'as raison.
Il faut qu'on aille chercher Anatole chez ta mère.
Vous venez ce soir ?
Ce soir !
Mais si c'est ce soir, on a tout le temps.
Si c'est ce soir, on a tout le temps.
Mélodie douce
...
* Musique orientale
...
C'est chanmé, non ?
Elle nous l'a bien mis à l'envers.
Je vais la traquer quand elle va arriver.
Akim, arrête la musique.
Ecoutez tous !
"Les mots de Miss Caisse-à-dire s'envolent
"pour atteindre le coeur des 640 000 caissières."
C'est nous, les caissières.
"Celles résignées à l'indifférence,
"la promotion, c'est bien, mais un regard,
"c'est beaucoup mieux."
C'est pas beau, ça ?
- Salut, bonsoir.
Bonsoir. Enchantée.
Il est mangeable. Ca, c'est le majordome.
Faut t'habituer, t'es une star.
Quoi ? T'as pas vu le magazine ?
La meuf qui a écrit ça, elle bosse chez Parody.
C'est sûr.
Tu fais la couverture. Tu es une vraie star.
Qu'est-ce que t'as ?
J'en étais sûre.
Qu'est-ce qui est mieux ? Caissière ou journaliste ?
Virginie Kessler.
Même ton prénom, c'est un mensonge.
J'ai voulu blesser personne.
Au début, je l'ai fait pour le boulot.
Puis, fallait bien
que je triche pour te trouver.
Je vous ai menti.
Voilà.
Personne t'a obligé.
Si ça n'avait pas été moi, ça aurait été quelqu'un d'autre.
Ca a tellement touché les gens ce que tu as écrit.
Tu te rends pas compte.
Ca nous a fait prendre conscience
qu'on pouvait se regarder autrement
et vivre les uns avec les autres.
C'est énorme.
Pour ça que j'ai eu envie de publier ton histoire,
elle nous concerne tous.
Pour une fois qu'on parle de nous.
Pour une fois qu'on existe.
Et en plus, c'est grâce à toi.
- Tu lui pardonnes ?
- On s'arrache ou on campe ?
Normalement, on se serre la main.
Ou alors, on s'embrasse.
- Je préfère ça.
Youyous
Allez, Akim, musique !
* Musique orientale
...
Mélodie douce
...
Emmène-moi.
C'est un long voyage.
Je t'aime.
...
Maman, y a une mouche.
C'est un moustique. Pourquoi ils vont ont déguisées comme ça ?
C'est la fête de l'insecticide.
Pour la fête de l'engrais, vous serez déguisées
en bouse de vache ?
Bon, allez-y.
- Voilà !
Tourne un peu.
Pas comme ça.
Tu es abruti ?
On a encore 3 pyramides à faire.
Ne bouge plus, là, c'est magnifique.
Voilà, redescend. Redescend.
Attention. La purée de toi,
si tu fais tout tomber, je t'esquinte.
Viens.
Voilà. Regarde !
Là, c'est superbe, c'est magnifique.
Solweig ! Solweig !
La vérité, tu peux être fière de toi.
C'est qui ? C'est qui, Solweig ?
Tu installes une pyramide de bouquins avec son nom
et tu demandes "c'est qui" ?
Je te le dis franchement, Antoine,
il faudrait que tu sois un petit peu moins con.
C'est difficile.
Pour toi aussi, c'est difficile,
vous êtes tous difficiles, vous, les stagiaires.
Viens que je t'explique, dans un supermarché...
Les best-sellers permettent d'atteindre
les objectifs de vente.
Tu as compris ?
Tu as compris ? Tu as compris.
Solweig, il a compris. Que Dieu te bénisse.
...
Et encore là et là.
Pauvre con !
...
Sous-titrage Titra Film Paris
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.