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DANS L'ÉPISODE PRÉCÉDENT
La patiente est une policière
de 41 ans, du Tennessee.
Elle a une grosse tumeur au cou.
Ce sont des opérations risquées. Sans aucun doute.
On vit et on meurt pour nos patients.
Pour moi, les urgences, c'est la ligne de front.
On ne choisit pas ce qui nous arrive ici.
Je veux travailler avec des populations
qui sont traditionnellement négligées par la médecine.
On ne sait jamais ce qui peut arriver pendant une opération du cerveau.
- Allons-y. - Et en tant que chirurgien, chercheur,
je dois faire de mon mieux.
Merde.
Remplis ça.
Merde.
Je n'ai pas de cancer ?
C'est ce dont je voulais vous parler.
Je suis à la fois chirurgien et directeur, il faut beaucoup jongler.
Nous sommes sur la bonne voie.
Oui, absolument. Mais la croissance, ça fait mal.
Le bébé est là.
Quand est-ce qu'on connaîtra le sexe ?
N'oublie pas, on ne le saura pas avant l'accouchement.
On attend un bébé.
Et c'est bien.
UN DOCUMENTAIRE ORIGINAL NETFLIX
Salut.
Deux,
un,
c'est bon. Expirez.
Encore une fois.
Encore une fois, s'il vous plaît.
Poussez jusqu'au bout.
Et voilà.
- C'est beaucoup mieux. Parfait. Oui ! - Et on expire.
Presque. On y est presque.
Ne poussez pas.
- Encore un coup, ma chérie. - Poussez.
Parfait.
Baissez les yeux.
Baissez les yeux.
Salut.
Joyeux anniversaire !
C'est bon, il pleure.
- Ouais. - Et voilà.
Félicitations.
Allô ?
Mon chou.
Oui.
- Quoi de neuf ? - Tu sais, je me demandais
pourquoi tu ne me rappelais pas.
Kevin, tu m'as appelée quand ?
J'ai appelé il y a quatre heures.
D'accord, j'étais sûrement en train de travailler.
J'ai envie de te parler ou de travailler ?
C'est difficile à dire.
Tu devrais me parler, car tu ne m'as pas parlé de la journée.
Mon chou, tu as reçu mon mail ?
Tu as pris rendez-vous avec cette garderie
ou pas ?
Tu as lu la brochure que je t'ai envoyée ?
Oui, j'ai lu la brochure que tu m'as envoyée.
C'est bizarre, car dans la brochure, ils disent
que les visites sont réservées aux gens
qui ont déjà une offre d'admission.
Ils ont des créneaux disponibles en septembre ?
Je viens de recevoir la brochure, j'étais super occupé.
Je dois partir tous les jours à 6 h.
Voilà ce que ça veut dire.
- Chez mon pote... - Attends.
Il me dit, "Non, on doit y aller." Et elle dit...
C'est quelle chambre ?
- Elle sera folle quand il va partir. - Merci.
J'étais vraiment…
C'est Joe qui m'a raconté cette histoire triste.
Il a dit qu'il attendait avec impatience le jour
où il viendra chercher sa copine
et qu'elle sera heureuse de le voir.
C'est un peu triste.
Vocera.
Appelle Stephen Fisher.
- Je cherche. - Quoi ?
Je suis désolée...
C'est bon.
Parlez après le bip. Le message est annulé.
- Vocera. - Appel urgent, Stephen Fisher.
Appel urgent pour... Stephen Fisher.
Pourquoi tu ne fais pas le numéro ?
Ok.
Désolée. Est-ce que l'alarme vient de s'enclencher ?
Oui, c'était un accident dans la chambre six.
D'accord, mais je suis sortie,
et je ne l'entendais plus. Je n'étais pas sûre, alors…
C'est bon, on a déjà... C'est réglé.
- D'accord. - Oui.
Elle n'a pas d'urgence. D'accord. C'est super.
Merci beaucoup.
- D'accord. - Appel de... Stephen Fisher.
Tu disais, Kevin ?
J'ai oublié ce que je disais.
Sherese.
Oui ?
Tu me donnes les dernières infos sur Christopher ?
- On a regardé les images. - D'accord.
- Elles sont biens. - Il a eu de l'Avastin ?
Non, il a eu du Cetux.
Vraiment ?
On a prévu de lui donner une autre dose mercredi,
donc j'aimerais qu'il fasse un scanner avant.
C'est excitant. C'est un patient pour un essai clinique,
et on est passionnés par ce type de patient,
parce qu'on veut voir que les innovations et les nouvelles choses fonctionnent.
Il y avait une protéine spéciale à la surface de sa tumeur,
et on l'a ciblée avec un médicament
qu'on donne à travers une artère.
C'est bien,
si les images étaient vraiment biens.
C'est beaucoup mieux.
- Vraiment mieux. - Je sais.
- Il va comment, cliniquement ? - Il va beaucoup mieux.
C'est bizarre, dans le bon sens.
Ça devrait marcher, pas vrai, Sherese ?
Ouais.
On dirait que ça va plus vite.
Elle se réduit plus vite que la première fois où on a fait ça.
Je te jure, on dirait que la tumeur est plus petite.
Mais dans cette maladie, un peu, ça veut dire beaucoup, d'accord ?
Ces tumeurs doublent de volume
en 17 semaines environ.
Mais ce qui me plaît le plus, c'est ça.
Vous voyez ce gros nuage ici ?
C'est l'œdème. Il est juste ici.
Et il a complètement disparu.
- Vous avez de la force du côté droit ? - Oui.
- Vous pouvez vous lever ? - C'est parce qu'il fait du jardinage.
- Oui. Le travail. - D'accord.
Quel genre de jardinage ?
On a une nouvelle maison sans...
- Le jardin est vide, - Sans arbres.
et il aime jardiner, alors il plante des...
Et il a fait...
Il est dehors...
Je prie pour que mes hortensias soient beaux cette année.
Oui.
Je suis très optimiste
- concernant vos progrès. - Ouais.
Mais n'oubliez pas, si ça échoue,
- on a encore plein de bons médicaments. - Oui.
- D'accord. - Merci.
Oui. Au revoir.
- C'est parti. - Merci, Chris.
Bon,
j'espère...
que j'ai raison là-dessus.
C'était bien.
Oui. Très bien.
- C'était une belle promesse. - Je sais.
Tu sais ?
- Je sais. - Elle est beaucoup plus petite.
Ouais.
Tu me frotteras le bras ?
Bien sûr.
Je vais te frotter la jambe.
Sa tête va ici.
C'est la greffe de l'artère rénale,
et je serai là-bas.
Cet écran va montrer l'endroit sur lequel Peter va travailler.
Ce que je ferais, c'est... Il doit faire l'ouverture aussi,
car il veut faire une ouverture combinée.
Je vais commencer le crani à cet endroit. Il faut le faire, c'est tout.
Mitzie est arrivée chez nous après avoir vécu avec cette tumeur
à la base du crâne et de la nuque pendant environ dix ans.
Et en fait, aucun chirurgien près de chez elle
ne voulait vraiment l'opérer. C'était trop compliqué.
C'est une mère de famille, elle a un fils et une fille qui ont besoin d'elle,
et c'est la raison principale qui m'a poussé à prendre ce risque
pour essayer de lui sauver la vie.
Vous avez eu des nausées à la maison, non ?
J'ai eu la nausée après...
- Vous avez vomi un peu ? - Quelques fois.
Je pense que c'est à cause de l'endroit où se trouve la tumeur.
Elle met encore de la pression sur certaines parties du cerveau,
ce qui peut causer des nausées.
Je suis content que vous alliez bien ce matin.
Vous pouvez parler et bouger le côté droit. C'est le plus important.
Je dois m'attendre à quoi en sortant de l'opération,
pendant les prochaines 24 heures ?
Vous devez vous attendre à quoi ?
C'est possible que vous ayez
un retard neurologique, dû à un nouveau flux sanguin.
Ce n'est pas une attaque.
C'est quelque chose qui nous inquiète, car on ne peut pas les prévoir.
Donc on fait rapidement beaucoup de scanners.
Et neuf fois sur dix, il n'y a pas d'attaque.
Ce qui peut arriver
est un peu imprévisible.
Le plus important, c'est que votre greffe fonctionne bien.
Vous n'aurez pas d'attaque.
La greffe va vous protéger.
J'ai rencontré mon mari il y a longtemps, grâce à un ami.
On était ensemble à l'école de médecine.
On a repris contact il y a quatre ans, et on s'est mariés.
Mais avant de le rencontrer, j'ai eu une période où je me suis dis,
"Je ferai un enfant toute seule."
Aujourd'hui, j'ai 39 ans et je vais avoir mon premier enfant.
Donc...
c'est réconfortant de vivre dans une époque
où les femmes peuvent avoir des enfants assez tard.
Il y avait une grosse pression familiale. Je viens d'une grande famille latino.
Toutes mes sœurs ont déjà eu des enfants.
Tout le monde s'y attendait, donc il y a beaucoup de pression.
Ma priorité, c'est d'avoir une grossesse saine.
Et j'étais vraiment stressée au début,
à cause du travail que je fais.
Ça me rend nerveuse.
C'est bon ?
125 sur 90.
Parfait. Super.
J'ai eu beaucoup de pression depuis la dernière fois.
Bien. Sinon, comment vous vous sentez ?
Je vais bien. Je suis juste fatiguée.
C'est normal.
- Le Dr Stephens sera bientôt là. - Génial. Merci.
- Je vous en prie. - Bon.
Votre tension est à nouveau au seuil limite aujourd'hui.
Je pensais que 125, ça allait.
Votre 125 est bon, mais pas le 90.
J'aimerais que vous vérifiez votre tension tous les jours.
- Je le fais. J'ai un tensiomètre. - D'accord.
- Et tout va bien. - Bien.
Je peux vous mettre en repos pour l'hypertension.
- Oui. - Vous avez encore deux shifts.
Ils ont du renfort, ils pourront trouver du personnel.
- Oui. - Je suppose.
D'autres personnes peuvent le faire.
- Oui. - Ça va aller.
- D'accord ? - Je suis triste de quitter le travail.
Oui, je comprends. Bon, on va regarder.
Le rythme cardiaque est très bien.
Oui.
Le bébé est parfait.
Super.
Et si vous vous sentez mal au travail,
même si c'est juste une angoisse ou que vous tremblez, rentrez chez vous.
D'accord.
Je me sens bien.
- Et vous m'appellez. - Oui, j'ai l'habitude des lieux agités.
- Je suis bien au travail. - Je sais.
Très bien.
Je suis toujours sceptique,
car ma tension est normale à la maison.
- Elle est parfaite. - Je sais, mais elle vient de dire ça.
Oui, c'est ce qu'elle a dit, mais ta nuit de travail a été très stressante.
Je voulais travailler jusqu'au bout.
Tu l'as fait.
Elle arrive tout de suite.
On devait s'occuper d'une chambre, mais il arrive tout de suite.
C'est pour qui ?
La quatre, mais ils l'ont déjà.
Quatre ? Attends, Rachel, quoi ?
Je ne suis pas fatiguée parce que je suis enceinte.
Je suis fatiguée à cause de mon travail.
Bonjour. Oh, mon Dieu !
Je ne prends pas mes vitamines prénatales comme il faudrait.
Je suis une mauvaise patiente.
Donne-moi la liste des choses à faire.
- D'accord. - Je pense que je sais, mais dis-moi.
La seule personne qui a besoin d'une écho, c'est...
- J'ai déjà appelé. - D'accord, merci.
Elle doit prendre de l'insuline.
- Je sais. C'est fait. - Bon...
Allez, parle.
Salut. Oui. Bonjour.
- Salut. Laura ? - Non.
- C'est Ellie. - Oui.
D'accord. Merci.
D'accord.
- Amanda. - Oui.
J'ai un rendez-vous pour ma propre échographie,
ce qui m'embête beaucoup.
Je ne sais pas si je peux y aller.
...et l'anesthésie est prête.
Donne-moi 30 secondes. Woo est là ?
Woo est là.
D'accord. Pas de problème. Je vais trouver quelqu'un.
Merci.
- Ils vont le chercher demain. - Demain, oui. Sur le côté.
Attends, tu n'es pas là demain, Forzana ?
Non.
On est foutus.
Il fait chaud. J'ai soif.
Bon.
J'y vais. C'est sûrement le service gynéco.
J'étais...
Bonjour. C'est Amanda.
Ça a commencé par une migraine.
J'avais des migraines tout le temps.
Je ne pouvais pas... Je ne supportais pas la lumière. C'était horrible.
AGY, 35 ANS PATIENTE EN ESSAI CLINIQUE
Et je me suis évanouie.
Je me suis évanouie un samedi.
Puis, le lundi, je suis allée voir mon médecin,
et je lui ai dit,
"Vous devez me prescrire un IRM, car je n'arrive pas à gérer."
Et il m'a ordonné un IRM.
Et je suis retournée à son bureau, il m'a prise en aparté,
car j'imagine qu'ils l'avaient déjà appelé,
pour me dire que j'avais une tumeur au cerveau.
La tumeur était grosse comme ça.
Je me suis faite opérer.
Un an est passé, et j'étais en rémission.
Et puis elle est revenue.
Tamika. Lucas. Lieutenant.
Comment ça va ?
- Comment ça va ? - Je vais bien. Merci.
Alors, qui a fait ces t-shirts ?
C'est moi. C'est écrit au dos qu'elles sont dans mon équipe.
- Je sais. - Ouais.
Ils sont super.
Vous avez bien compris qu'on allait vous donner
- un petit morceau de bactérie - D'accord.
pour déclencher une réponse immunitaire dans votre corps.
Dans la bactérie, il y a un médicament...
qu devrait atteindre votre tumeur au cerveau,
et votre glioblastome.
Et on veut que le médicament cible votre glioblastome
grâce à un anticorps de surface, qu'on va introduire avec une petite lame.
D'accord.
Je dois parler avec des termes de policiers.
Oui, je sais.
C'est comme un drone qui va pénétrer la tumeur directement.
Et il va utiliser un anticorps qu'on appelle Cétuximab.
C'est à cause de ce médicament que Martha Stewart est allée en prison,
- pour délit d'initié. - Oui.
Vous êtes la huitième patiente de ce pays à recevoir ce traitement.
Oui, je sais.
Donc vous êtes spéciale.
Oui, oui.
Alors merci pour votre patience et votre courage,
et merci à toutes pour votre soutien.
Merci...
- de m'avoir choisie. - Oui.
Bon, elles me poussent un peu,
- donc je dois... - D'accord.
Je ne peux pas...
Tous les jours, je vois des patients qui...
J'ai l'impression qu'on commence à combattre un peu mieux cette maladie.
C'est une maladie très compliquée.
Je vais au labo les mercredis, et j'en reviens toujours très inspiré.
Et il y a plein de scientifiques qui me donnent de super nouvelles.
Et ils me parlent...
de nouveaux virus, de nouvelles bactéries, de plein de choses.
Mais on fait de très légers progrès.
En 50 ans, on a amélioré la durée de vie des patients du glioblastome de cinq mois.
Honnêtement, il faudrait que je consacre ma vie à faire des recherches,
mais peu de gens comme moi peuvent utiliser les recherches théoriques,
dans un milieu de brillants scientifiques
qui ne comprennent pas vraiment la médecine.
Et il y a beaucoup de gens
qui traitent la maladie de façon clinique, sans comprendre la science.
On m'appelle au bloc opératoire.
Je reviens vous voir plus tard, d'accord ?
- Merci. - Bonne chance.
Je vous remercie.
Pendant mes premières années de fac, il y avait un certain Steve Fluharty.
C'était mon professeur de psychopharmacologie.
Il a changé ma vie. Il m'a donnée une passion
que je ne pensais pas avoir, pour la psychopharmacologie.
J'ai commencé à étudier les cellules dans les cancers,
en particulier celles du glioblastome. Et c'est là que j'ai décollé.
C'est le cancer...
le plus agressif pour l'homme.
On peut voir que ces patients
sont tous différents.
C'est une maladie dévastatrice.
- Bonjour. John Boockvar. - Enchanté.
- Ça va ? - Très bien.
Je vais travailler avec le Dr Langer.
Je dirige le programme sur les tumeurs du cerveau. On prélève du tissu
qu'on fait pousser chez les souris, pour ensuite le propager.
Ça ne vous coûte rien.
C'est pour qu'on puisse faire des recherches scientifiques sur le sujet.
Vous n'avez aucune obligation de le faire.
On peut récupérer les tissus dans six mois.
On va récolter les informations génétiques de votre sang et de votre cerveau.
Et c'est important, non seulement pour vous, mais aussi
- pour le prochain. - Absolument.
Je n'ai aucun intérêt financier.
Je ne serai pas payé, quelle que soit votre décision,
mais c'est important pour la recherche biomédicale.
La bonne nouvelle, c'est qu'on sait que c'est une tumeur de bas grade.
Elle est à cet endroit, on va être agressifs.
Si on arrive à la retirer entièrement, c'est très probable
qu'elle ne revienne jamais.
Je lui ai dit de venir ici pour une bonne raison,
je savais qu'on avait des types géniaux comme John avec nous,
mais aussi un monitoring de qualité.
Et avoir un type comme John avec moi, ça nous permet de...
On discute beaucoup et on peut prendre des décisions difficiles.
Parce que ce qui se passe aujourd'hui pourrait avoir des conséquences pour vous.
D'accord. On va faire ce qu'il faut, ça marche ?
Content de vous avoir rencontré, on se voit plus tard.
Salut, Ben, c'est papa. Je t'appelle pour savoir si ça va. Je t'aime.
Appelle-moi quand tu peux, cet après-midi.
Je t'aime, mon grand.
Apparemment, je dois faire une angiographie ce matin-là.
Dis à Alex que je dois commencer très tôt vendredi, si possible.
Avant, j'étais vraiment très stressé.
Je m'inquiétais beaucoup, je voulais être un bon père.
Il y a tellement de... d'énergie émotionnelle
qui est engagée quand on veut faire ça bien.
Et il faut littéralement partager un morceau de soi
avec sa femme et ses enfants.
Le stress est toujours présent, mais à cause de l'intensité du travail...
je pratique beaucoup l'introspection, et je me dis, "Je n'en fais pas assez."
Mais j'adore ce que je fais. Ce n'est pas un sacrifice.
Quand on fait le travail auquel on était destiné, c'est génial.
Mais il faut accepter
d'abandonne une chose pour en obtenir une autre.
Il y a plein de place ici.
Je ne sais pas qui a fait l'installation, mais c'est super.
- Je suis impressionné. - Parfait.
Darwin, tu peux approcher et brancher cet écran
pour que Sherese voie ?
Garde sa tête... Stop. Laisse-moi prendre la tête.
La tête doit être comme ça, à l'horizontale, d'accord ?
Tu ne peux faire aucun acte chirurgical si tu n'es pas à l'aise.
Si tu te penches et que tu n'es pas dans une bonne position,
tu ne pourras jamais opérer, ou faire quoi que ce soit.
Elle est en plein centre, d'accord ?
La tumeur est là.
J'aime préparer mes propres patients,
car c'est la dernière fois qu'on voit le patient à découvert.
Donc...
c'est un moment précieux.
Je sais que tu adores ça.
Kevin a 28 ans. Il travaille dans un restaurant à Brooklyn.
Sa mère et sa sœur sont là. Elles viennent de Détroit.
Il est allé à l'hôpital du comté de King, pour une attaque.
Ils ont trouvé une tumeur, qui est juste ici.
Tu la vois ?
Mais comme JB est là, on va être agressifs et retirer toute la tumeur.
Il le faut de toute façon, car il aura un meilleur
pronostic vital si on peut la retirer,
et je pense qu'on est capable de le faire.
10 secondes de pause.
Respirez à fond. Les yeux fermés.
Concentrons-nous sur le boulot. Il faut qu'on travaille bien pour lui.
Le sang va aller où ?
Il va venir ici, avec la gravité, d'accord ?
Il faut bien tirer.
Ce sont les petits détails qui rendent ton opération parfaite.
Tu en as un autre, ou tu n'as que celui-là ?
...mais la communication est mauvaise.
C'est l'électrode qu'on va mettre à la surface du cerveau,
et il va observer l'activité de l'électrode.
Et là ?
- Non, pas là. - Et maintenant ?
C'est la tumeur, à cet endroit. Ça va aller.
Tu ne devrais rien percuter.
Oui. Super. C'est bon.
Bon, j'ai besoin de lunettes 3D. Un truc comme ça.
Regardez, tout ça, c'est de la tumeur. Il faut tout enlever.
Tout.
- Tu peux aller vers l'intérieur ? - Oui.
- Il faut garder la veine intacte. - C'est ça.
Je crois que c'est une veine de la tumeur, mais il y a une veine au-dessus.
Ouais.
- Juste là. - Les ciseaux.
- Tu la vois ? - Oui.
- Juste là. - C'est ça. Oui. C'est de la tumeur.
C'est la tumeur.
On doit l'enlever. Elle est derrière le cortex moteur.
C'est ce qu'on appelle
une ablation supra-maximale. de gliomes de bas grade.
C'est comme la première offre qu'on reçoit quand on met
sa maison en vente. C'est sûrement la meilleure offre.
On a une chance de guérir cette maladie,
avec un gliome de bas-grade.
Super.
C'est magnifique.
- C'est magnifique. - Viens là.
Voilà la tumeur.
Cool, non ?
Je ne sais pas pourquoi, mais c'est difficile.
Les tumeurs grandissent en s'infiltrant dans le cerveau.
C'est pour ça que les gliomes sont souvent incurables.
Voici la surface où le patient a subi une biopsie.
Et la tumeur est juste en-dessous.
On va envoyer un échantillon au labo pour congélation.
On va en faire pousser un gros morceau chez les souris.
On va faire quelques expériences grâce à ça.
Oui, divise-ça en deux.
C'était génial.
C'est comme ça qu'on fait, bébé.
- C'est une opération parfaite. - C'était génial.
On a réussi à préserver les veines.
Il va être très faible en se réveillant, mais ça ira mieux avec le temps.
Et encore une tumeur
vaincue par notre équipe !
Super boulot, David.
Toi aussi, mon frère.
Toujours nettoyer ses chaussures.
Les familles ne veulent pas voir de sang sur vos chaussures.
Venez.
- Laissez tout ici. - D'accord.
On a tout enlevé. On a fait une ablation supra-maximale.
Ça veut dire qu'on a enlevé la tumeur, et des choses autour.
- Et... - D'accord.
ça reste à voir.
C'est ce que j'étudie. C'est ce qui me maintient éveillé la nuit.
Je connais la biologie de cette maladie mieux que personne,
je vais le soigner comme je soignerai un membre de ma famille.
Oui.
Il y a quelques controverses sur les meilleurs traitements,
et on essaie toujours de comprendre quel est le meilleur traitement,
mais en considérant son âge et l'étendue de l'ablation,
je pense qu'il va vivre longtemps.
Vous allez me demander combien d'années il lui reste à vivre,
mais je ne peux rien vous dire.
Kevin, c'est fini, mon frère.
- Désolé. - Tout va bien. Allongez-le complètement.
C'est parti.
- Ça s'est extrêmement bien passé. - Vous êtes fort.
Tout s'est bien passé.
D'accord ?
C'est bon.
Très bien.
Bon boulot.
... John... Senior.
Je suis lieutenant au NYPD.
Mon oncle est décédé le 11 septembre.
J'ai dit les noms en "P", et j'ai terminé par le nom de mon oncle.
Et mon oncle, Pedro Francisco Checo.
Tio Frankie, tu nous manques, on t'aime,
on ne t'oubliera jamais.
Tu vas nous manquer, on se retrouvera au paradis.
Je voulais être ingénieure civil.
J'étais à l'université de Hartford,
et je me suis passionnée pour John J...
parce que je voulais être flic. Quand il est mort.
Merci.
- Je suis fière de toi. - De rien, maman.
Aujourd'hui, on est le deux.
La semaine prochaine, ce sera la dose maximale, 8X10 jusqu'au 9.
On l'a mis dans votre corps la semaine dernière,
et vous l'avez bien supporté. On va doubler la dose,
et on va passer à 8X10 jusqu'au 9.
Il y a beaucoup de bactéries.
D'accord.
On a pris les mêmes bactéries, et on les a mises dans des souris.
On a guéri certaines souris du cancer.
Le problème, c'est qu'on peut expérimenter un peu plus,
et prendre plus de risques chez les souris que chez les humains.
On augmente sa dose très progressivement,
de un, à deux et à huit.
Si on arrive à 8 trop vite et qu'elle meurt,
le gouvernement arrêtera l'essai,
vous voyez ?
Donc, on est très prudents.
Le courage d'un patient comme ça,
qui est le premier ou le huitième du pays à faire quelque chose,
est incroyable. Elle a une confiance presque aveugle dans l'équipe,
et elle nous dit,
"Je vais prendre ce risque."
URGENCES DE L'HÔPITAL DE LENOX GREENWICH VILLAGE
On peut en commander, sinon.
C'est limite.
Limite, mais pas horrible.
Ce n'est pas positif.
- Salut. - Je veux dire bonjour au bébé.
Salut, ma puce.
- Je suis énorme. - Ta tension est bonne ?
- Ne gratte pas. - Elle est limite.
Je sais. Je ne veux pas de vergetures.
- Ne gratte pas, frotte. - D'accord.
Oui, je suis un peu enflée.
- Oui, mes bagues... - Et tes pieds ?
- Mes pieds sont gonflés aussi. - Ne force pas trop.
Oui, tout est gonflé, mais ça va s'en aller plus tard.
- C'est momentané. - Je vais manger et ça ira mieux.
On mange du jambon et du fromage.
Ma mère est folle, elle a lavé tous les vêtements,
- elle range tout. - Elle fait son nid ?
Elle fait un nid pour moi.
Mais je préfère être ici
qu'à la maison.
Mais ça va arriver quand le bébé sera là.
J'aurais envie de revenir travailler.
Pourquoi c'est ton dernier jour ?
Mon mari m'a dit, "Stop, ça suffit."
Hier, je pliais des cartons et je les descendais.
Il m'a dit, "Tu peux arrêter ce que tu fais ?"
- Je ne peux pas rester sur le canapé. - Je sais.
On m'a dit que vous n'alliez pas bien.
Je vous ai déjà vue, non ?
Oui.
- Oui. - Votre visage me dit quelque chose.
Pourquoi il me dit quelque chose ?
Que se passe-t-il ?
- Ma poitrine fait mal. - Vous avez mal à la poitrine.
Vous faisiez quoi quand la douleur a débuté ?
Je dormais.
Vous dormiez ?
- Quoi ? - Ça fait mal.
- Où ça ? - Ma poitrine.
Ici ? D'accord.
C'est un garçon ?
Comment vous le savez ?
Je suis maman.
- Quoi ? - Je suis maman.
Vous êtes maman ?
Donc vous savez.
- Vous avez combien d'enfants ? - Un seul.
- Quel âge ? - Onze ans.
- Il ou... - Elle.
Elle. Où est-elle ?
Chez ma sœur.
- À New York ? - Brooklyn.
À Brooklyn.
Elle s'appelle comment ?
- Jamia. - Jamia.
- Oui. - C'est joli.
Vous la voyez souvent ?
Jamais.
- Vous ne la voyez pas ? - Non.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Mais elle est avec votre sœur.
Depuis quand elle vit avec votre sœur ?
Deux ans.
- D'accord. - Mon bébé me manque.
Oui ?
Je pense à elle tous les jours.
C'est une élève brillante.
Vraiment ?
Elle est douée et talentueuse, elle est membre du conseil des élèves.
Elle est très intelligente.
Vous avez le droit de la voir ?
Non ?
Pourquoi ?
Je ne m'entends pas avec ma sœur.
Vous ne prenez pas de drogues en ce moment ?
D'accord.
Je suis sage.
Vraiment ?
Super.
Mais franchement, avec ma vie, je devrais me droguer.
Mais je ne le fais pas.
D'accord.
Mais j'ai très faim. Je n'ai pas mangé depuis deux jours.
D'accord. On pourrait vous amener à manger.
Vous en pensez quoi ?
Salut, mon grand.
Comment ça va ?
Tout va bien ?
Tu es sûr ?
Tu as l'air un peu bizarre.
Tout va bien avec maman ?
Tout va s'arranger. C'est ta première année.
Je crois qu'il faut que tu... Le monde marche comme ça.
Je sais que tu penses que tu es le maître de l'univers,
mais... c'est compétitif.
Tu arriveras à t'en sortir,
mais il y a beaucoup d'enjeu dans ce que tu fais. C'est pour ça
que je suis assez sévère avec toi pour l'école,
c'est parce que je connais toutes les embûches du parcours.
Ne garde pas tout pour toi.
Tu devrais me parler.
D'accord ? J'ai eu une période difficile récemment.
On se parle plus tard. Je t'aime.
Très bien.
Je suis en retard, en retard Pour un rendez-vous très important.
Bonjour, Phyllis.
La nuit s'est bien passée ?
Vous voulez rentrer chez vous ?
Oui, ce serait une bonne idée.
Je pense que ce serait une bonne idée.
Vous pouvez me dire ce qui se passe un peu là-dedans ?
J'ai enlevé un disque.
Et en-dessous, il y avait un cancer qui se développait.
Je l'ai compris en voyant cette substance...
violacée.
J'ai prélevé des morceaux, je les ai pris dans mon bureau pour les regarder.
- D'accord. - C'était inhabituel, mais on l'a enlevé.
Tout a été inhabituel avec moi.
Mais il reste une question, s'il n'y a plus d'endroits cancéreux,
qu'est-ce qu'on fait avec l'endroit qui a déjà reçu des radiations ?
Et c'est une question pour l'oncologue, et mes médecins en radiothérapie.
Moi, je ne ferai rien.
Ça n'en vaut pas la peine.
Je m'achèterai une bonne pilule,
donc quand ce moment arrivera,
je dirai bonne nuit.
C'est mon programme.
Et j'ai dit à mon mari,
que s'il en voulait une aussi, je lui en donnerais une,
s'il pense que je lui manquerais trop.
On en parlera au bureau quand vous reviendrez.
- Oui. - D'accord ?
Oui.
Saul est à la maison aussi ?
- Oui. - D'accord.
Il sera content que je revienne.
Je suis content que vous puissiez rentrer à la maison.
Bon.
Très bien, merci.
- On se voit la semaine prochaine. - Ok.
Chacun de nous doit penser...
à ce qu'on voudrait.
Je n'oublierai jamais mon père.
Quand il a eu un cancer,
il a été très clair sur ce qu'il ferait s'il tombait dans le coma.
Donc au bout du chemin,
quand les médecins ont dit qu'il était en phase terminale...
il a dit "Ne me débranchez pas.
Donnez-moi six mois au cas où je guérisse miraculeusement."
Je peux rentrer tôt demain et vous aider
depuis le labo.
J'ai quatre enfants, donc à chaque fois que...
Quand on a un cancer et qu'on reçoit une chimiothérapie,
on ne peut pas être avec les enfants.
Il ne pouvait pas être avec mes enfants. En fait, il n'a pas succombé à la maladie,
mais au traitement qu'il avait reçu pour sa maladie.
Et ça ne devrait jamais arriver.
Tout le monde va bien ?
Je ne sais pas. J'ai deux gros dossiers,
et je ne sais pas exactement à quelle heure.
Mon expérience avec mon père m'a changé pour toujours.
- Il va bien, non ? - Je pense qu'il va très bien.
Merci à vous, vraiment.
Pas de problème. Montrez-moi votre tête.
C'est super.
Génial.
Et il a autre chose à dire. Vous vouliez dire quoi ?
- C'est quoi ? - Je pense que vous m'avez sauvé la vie.
- Vous êtes super. - Merci beaucoup.
- Vous avez vraiment bonne mine. - Merci beaucoup.
- Il n'aura même pas besoin de vous. - Non, je ne pense pas.
Et devinez quoi.
Il n'y a pas de meilleures nouvelles, non ?
- Oui, tout à fait. - Elle va s'en aller.
- À bientôt. - Merci.
- Très bien. - Merci, Dr Langer.
Tu n'auras pas besoin de moi.
Je sais, John. Je suis tellement heureuse.
C'est mieux que ce que je pouvais...
D'accord.
Je sais. Oui.
Je suis tellement contente que mon enfant n'ait pas besoin de moi.
En fait, Kevin a déménagé en Californie.
Donc c'est un peu une relation longue distance.
Il vient presque tous les vendredis, donc on a tout un processus.
- D'accord. - Oui.
Je dois rester ici, ou là-bas ?
On va faire l'échographie, tu veux être où ?
Ma fierté du moment, c'est que personne ne sait que je suis enceinte.
Tu ne connais pas le sexe.
J'essaie de ne pas savoir.
- Tant mieux. - On a un débat au sein du foyer.
En fait, ça me va.
D'accord. Votre bébé est dans une position parfaite
pour la clarté nucale.
C'est un peu gros... Regarde ce petit battement de cœur !
- J'entends un beau battement de cœur. - Super !
- Il bouge. - Ne bouge pas, bébé.
C'est génial que tu ne veuilles pas le savoir.
Vraiment ?
J'ai l'impression qu'il n'y a pas de vraies surprises dans la vie,
- C'est vrai. - et je me dis...
quand je suis aux accouchements où les parents ne connaissent pas le sexe,
- ils sont encore plus heureux. - Oui.
C'est incroyable.
Vous vous êtes rencontrés en Californie ?
- Non. - On s'est rencontré en discothèque.
La vie est vraiment imprévisible.
Et il ne savait pas dans quoi il s'embarquait
- en fréquentant un futur médecin. - Non, je ne savais pas.
Elle ne me l'a pas dit.
Regarde. C'est super.
On peut arrêter la vidéo une seconde ou pas ?
J'allais dire quelque chose, mais…
D'une manière générale, cette décision vous appartient.
Regardez ici. Voilà le fœtus,
voilà son profil.
Et la zone derrière le cou, c'est le pli cutané.
C'est cette zone qu'on va mesurer, et plus elle est grande,
plus la probabilité d'anomalie est élevée.
Et il y a un peu plus de risques de malformation congénitale.
Mais je n'en vois pas. C'est pour ça qu'on va faire une échographie fœtale.
À ce stade, je dirais que…
il vaut mieux faire une choriocentèse, car on peut obtenir les résultats
en quelques semaines.
Si on fait une amniocentèse, tu devras attendre un mois avant de la faire.
Oui.
Encore une fois,
certains patients peuvent décider de ne pas vouloir...
Je ne savais pas que... Donc, en gros, il dit que...
C'est un peu plus épais que la normale.
- Plus épais... - Mais c'est vraiment à la limite...
Si c'était à quatre ou cinq, ils diraient "C'est terminé."
Ce serait une grossesse vraiment anormale.
C'est juste un peu plus que la taille normale,
mais un peu trop épais pour dire que tout est normal.
Certaines personnes ne feraient pas de test de diagnostic en sachant ça,
et elles auraient un pourcentage élevé de grossesse normale,
mais je pense que ça vaut le coup de faire la choriocentèse.
Ce qui veut dire ?
On va prélever un peu de placenta.
En on analyse les gènes du fœtus et du placenta.
- Donc ils mettent une aiguille dans... - Dans mon ventre.
Je ne sais pas. Je n'ai jamais vu cet examen, seulement des amniocentèses.
- Tu ne l'as jamais fait. - Non.
- Tu n'es pas censée le faire ? - Si, mais bon.
Je pense que je vais être très occupée, ça va aller ?
Oui, ça va aller.
Viens là.
Ça va bien se passer.
Je pense que tu n'as pas besoin de changer ton vol.
Après réflexion, je ne pense pas avoir besoin de quelqu'un ici.
Je vais faire venir un interne ici. Je prendrai un quatrième année.
- On se voit plus tard. - Ok.
Tu ne peux pas sortir par là.
À plus tard.
Quoi...
Va par là.
Oh, c'est...
SORTIE DE SECOURS - PORTE COUPE-FEU VEUILLEZ FERMER LES PORTES
On se voit avant que tu partes, d'accord ?
- Super. - À plus. Je t'aime aussi.
Entre deux patients, j'ai couru comme un poulet avec la tête coupée.
J'ai envoyé la dame faire un scanner.
Personne n'a pu voir le scanner pendant une heure.
Je ne veux pas crier,
et c'est vrai que je me laisse emporter par mes émotions parfois, je m'en excuse,
mais en général, c'est quand il y a un gros problème.
Je voudrais être la voix de la raison.
Je veux que cet hôpital soit le meilleur du monde.
Et l'informatique est un élément indispensable pour ça.
Je vais commencer une grosse opération. Je dois me concentrer dessus,
et donc je suis vraiment content que vous m'ayez contacté.
Je dois le faire pour moi, pour mon patient et pour mon équipe.
Bon, merci les gars, je vous aime. Merci beaucoup.
D'accord. Au revoir.
On est prêt ? Désolé.
On va essayer de ne pas lui couper les cheveux.
Je pense qu'il va faire quelque chose comme ça.
Et il va revenir derrière l'oreille, comme ça.
On peut la sentir. C'est la tumeur.
- Oui ? - Tu la sens ?
Il faut réussir à atteindre le cercle du milieu.
Ce sera bien.
Comment va tout le monde ?
C'est une grosse, les gars.
Je n'ai pas de signal à l'écran.
Il descend.
Je le vois. Une seconde, s'il vous plaît.
J'adore !
J'adore l'exoscope !
Ce mouvement est tellement dur avec un microscope.
C'est comme si on avait mis un panier à trois points.
On lui fait un pontage
car il y a un gros vaisseau sanguin qui passe
dans la tumeur.
Si on retire la tumeur avec le vaisseau sanguin,
elle pourrait faire une attaque, d'après nos tests.
On veut d'abord faire le pontage
pour contourner la tumeur,
et pour pouvoir retirer le vaisseau en même temps que la tumeur.
Je coupe encore un peu, à votre avis ?
C'est parfait.
Je n'aurais pas pu demander mieux.
Bien.
C'est une bonne greffe.
C'est super, mec.
Une équipe de choc.
Quelqu'un pourrait aller dire à la famille
que je viendrai leur parler dans une demi-heure,
mais tout va très bien.
HÔPITAL DE LENOX GREENWICH VILLAGE
Et John passe ses derniers examens...
Il a des examens ?
la semaine où je dois accoucher,
- Donc si ça arrive... - Ne t'inquiète pas.
Si ça arrive une semaine avant, il peut passer ses examens une semaine plus tard.
Oui, je sais. Aucun contrôle.
Je commence à sentir le poids du travail sur mon corps et mon esprit.
Donne-moi une minute.
Je vais devoir prendre une chaise pour aller voir les patients.
Mes jambes sont... fatiguées, Jennifer.
Tu peux les surélever.
Et si je bascule en arrière ?
Je me force, en fait. Cette semaine a été dure.
Alors, M. Munn, que se passe-t-il ? Vous étiez là il y a 24 heures.
J'ai encore le même problème. J'ai la gorge enflée.
- Oui. - J'ai la langue engourdie.
Je n'ai pas pris de drogue, ni mangé autrement.
Je ne sais pas ce qui se passe.
Quand est-ce que vous avez pris du crystal meth ?
Il y a trois jours.
- Je ne me pique pas. - Ok.
Pas de problème. Je pose juste la question.
- Elle a un lit. - D'accord.
- Je lui ai dit ce qui se passe. - Tu veux que je le fasse ?
- Je peux marcher là-bas. - Je t'accompagne.
Ma sœur demande comment va...
Pourquoi vous me regardez descendre les escaliers ?
- Fais attention. - Vous croyez que je vais tomber ?
Surprise !
C'est pas vrai !
Vous êtes incroyables. Merci beaucoup.
Allez, mange.
Je vais manger.
J'ai fait un flan. On m'a dit qu'un pot était prévu.
Tu as fait quelque chose ?
C'est la recette de ma grand-mère. C'est très bon.
Il faut le retourner, sinon ce n'est pas du flan.
C'est ta dernière nuit ici. Tu vas me manquer.
Je sais. Vous allez tous me manquer.
ATTENTION, FEMME ENCEINTE
FÉLICITATIONS POUR TON NOUVEAU RÉVEIL
Il faudra m'envoyer les photos. Mon dieu.
Tout le monde a signé.
Tout le monde.
Les infirmières. Les techniciens.
C'est vraiment le meilleur endroit pour travailler.
De loin. C'est le numéro un.
Pas vrai ?
Les gens sont géniaux.
Vous allez vraiment me manquer la nuit.
Je pourrais peut-être revenir avant. Je ne sais pas si j'y arriverais.
Tiens-moi au courant.
Quatre mois, c'est trop long.
- Merci à tous. - De rien.
De rien. Au revoir.
Je vais voir ce qu'il se passe là-haut.
J'ai peur d'y aller.
Bon sang.
Putain. C'est quoi ça ?
Regarde, ça ne saigne pas.
De l'héparine.
Il n'y a pas de flux. Donne-moi des ciseaux.
La sténose est bonne.
Ça coulait bien pendant cinq minutes.
Et là, il n'y a plus le flux qui doit venir de l'autre côté.
Et voilà.
Je ne sais pas ce qu'il y avait comme caillot, mais il s'est ouvert.
Juste ici.
Ce rétrécissement.
Mets l'exoscope dessus.
Donnez-moi une pince à épiler avec des dents, les bleues,
et un scalpel neuf, numéro 15.
Ce n'est pas bon. Regarde ça, Pete. Il n'y a pas de flux.
C'est complètement effondré.
Ça ne saigne pas jusqu'au bout.
Il faut plus de circulation pour que ça se dilate.
Le seul moyen de le prouver, c'est une angiographie.
Faisons une angiographie.
Ça expliquera pourquoi ça ne marche pas.
- C'est pour ça que personne ne fait ça. - Ouais.
C'est dur.
C'est un défi.
Elle va s'en sortir. On va enlever cette tumeur.
Elle va s'en sortir.
Mais elle va peut-être faire une attaque pendant l'opération.
Bon sang.
La greffe a fonctionné cinq minutes, puis elle a commencé à ralentir.
Elle a peut-être des anciennes séquelles, parce que notre greffe est parfaite.
Oui.
Oui.
Je pourrais accepter ça.
Le cerveau est plus intelligent que nous.
Oui. C'est le corps humain.
Espérons qu'elle n'ait pas d'attaque.
Il y avait une autre source
qui se battait contre la greffe, en fait.
En fait, son côté droit
fait circuler normalement le sang vers le cerveau,
et en passant par le visage,
le côté gauche nourrit les mêmes branches carotides externes
qu'on pensait isolées, et qu'elle ne peut surtout pas perdre.
Personne ne peut l'étudier mieux que nous.
Si c'était ma mère ou ma sœur, j'aurais fait la même chose.
On fera l'ablation de la tumeur la semaine prochaine.
Je meurs de faim.
Tout s'est bien passé.
Et bizarrement, de façon inattendue, les choses se sont passées...
mieux que prévu.
Parce qu'il y avait une réserve de sang pour le flux sanguin vers le cerveau
dont on ignorait l'existence.
Et je pense que son cerveau sera en sécurité
tout au long de ce processus,
- mais le Dr Langer va vous expliquer. - C'est génial.
Le Dr Constantino n'aurait pas pu faire l'opération la semaine prochaine
et faire l'ablation de la tumeur sans être au courant.
Bien sûr.
Et maintenant, même si c'est une épreuve de 12 heures,
et qu'il faut utiliser notre technique, même si la greffe ne fonctionne pas,
on sait qu'elle est en sécurité
- et qu'il peut enlever la tumeur. - Oui.
Vous avez eu une longue et dure journée.
On vous remercie pour tout ce que vous avez fait.
- Et vous êtes géniaux. - Oui.
- C'est un art, ce que vous faites. - Vous êtes célèbres dans le Tennessee.
Une chose est sûre,
- tout le monde vous connaît. - Je n'avais rien à faire aujourd'hui.
Oui, je sais.
Elle a fait beaucoup de recherches sur Constantino, et on vous a trouvé.
Et en voyant la positivité qui émane de vous deux,
et comment vous avez géré tout ça, ça compte beaucoup
pour les gens comme nous.
Parfait.
Allez vous reposer.
On espère qu'elle va bien.
Oui, on espère que tout ira bien.
Demain est un autre jour.
Bon, Mitzie a eu une attaque hier soir.
Et je suis allée la voir à…
je dînais, et ils m'ont appelé pour dire qu'elle ne bougeait pas son bras droit,
et qu'elle avait des problèmes d'élocution.
Je suis allé la voir, et on essaie de faire circuler le sang.
Elle allait très bien cet après-midi.
Mais c'est vraiment...
très triste.
Et...
je ne prends jamais les complications
à la légère. Dans le monde vasculaire, forcément,
ça arrive, mais c'était...
vraiment dur à accepter.
Il faut se voir comme une flèche,
et faire en sorte d'affûter son embout.
Sous-titres : Marine Didier
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