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Film-studio
MOSFILM 1936
LES ENFANTS DU CAPITAINE GRANT (Deti Kapitana Granta)
JULES VERNE
Sc�nario O. L�onidov
R�alis� par V. Vaynchtok
Directeur de production L. Indenvom
Co-directeur D. Gutman
Compositeur I. Dunaeivskiy
Chef op�rateur A. Kaltsatiy
Op�rateur O. Fradkin
Prise de son V. Dechtev
D�cors V. Vallyozek - Ia. Rivoch
Chef monteur T. Likhatcheva
Assistants monteur L. Sokolovkiy - M. Zarjiykaia
Dialogues V. Lebedev-Kumatch
Effets sp�ciaux A. Ituchko
Distribution
Capitaine Grant Yo. Yoriev
Quartier-ma�tre Ayrton I. Tchuvelev
Jacques Paganel N. Tcherkasov
Helena Glenarvan M. Strelkova
Edward Glenarvan N. Vitovtov
Mary Grant O. Bazanova
Robert Grant Ia. Segele
Mac Nabbs D. Gutman
John Mangles M. Romanov
Thalcave N. Adelung
Le propri�taire de l'h�tel N. Mitchurin
Le 26 juillet 1864
le magnifique yacht � vapeur le Duncan
navigue pour son voyage inaugural
pr�s des c�tes �cossaises.
Requin !
Requin !
- Un requin au large de l'�cosse ? - Nous avons de la chance !
Il n'y a pas beaucoup de requins auxquels je n'ai ouvert le ventre !
Il y a des papiers � l'int�rieur !
Apparemment, c'est le m�me document �crit en trois langues.
- C'est difficile � d�chiffrer ! - L'eau a p�n�tr� dans la bouteille.
Il ne reste que quelques bribes de mots.
Essayons de les compl�ter � l'aide des autres documents.
Oui, oui, essayons de compl�ter ce qui manque au message anglais
en ajoutant les mots en fran�ais et en allemand.
Glas... Glas...
gow... Glasgow !
Bring... ihnen...
- Apportez... apportez.. - Assistance... aide...
Portez-leur secours...
Tania, tania...
Britannia !
Cont... cont...
Austral, Sud !
Inscrivez, Mac Nabbs :
Le 7 Juin 1862...
le trois-m�ts Britannia de Glasgow...
a sombr�...
dans l'h�misph�re sud.
J'ai jet� ce document...
par 37 degr�s 11 minutes de latitude...
Portez-leur secours...
ou ils sont perdus.
- Capitaine... - Mais o� le naufrage a-t-il eu lieu ?
C'est ce que nous ignorons.
Nous connaissons la latitude : le 37�me parall�le...
mais la longitude est ind�chiffrable !
Je ne peux pas lire.
- Il manque la longitude ! - Goni, goni...
Patagonie ! Bien s�r, la Patagonie !
- C'est le capitaine Grant ! - Le capitaine Grant ?
- Oui ! - Le capitaine Grant ?
Glasgow, Britannia, Capitaine Grant !
Souvenez-vous, il y a dix ans,
il a lanc� une souscription en �cosse.
Et il n'y a pas eu une seule personne m�me pauvre dans notre pays,
qui ne lui ait pas remis une pi�ce de six pence.
Avec cet argent, il a construit un bateau,
et il est parti � la recherche d'une terre libre pour patrie.
Que pouvons-nous faire pour sauver cet homme courageux ?
Il faut en r�f�rer � l'Amiraut� !
Et c'est tout ce que vous savez ?
C'est insuffisant !
Nous ne pouvons pas envoyer de navire de sauvetage !
Milord, si l'Amiraut� ne fait rien ce brave homme mourra !
Impossible de chercher un homme � travers toute la Patagonie.
Nous avons d�j� gaspill� des millions pour rechercher John Franklin !
Nous ne pouvons pas entreprendre une exp�dition
vou�e � nouveau � l'�chec !
Lady Helena, deux enfants demandent � �tre re�us.
Ils demandent avec insistance � parler � Lord Glenarvan !
O� sont-ils ?
Nous voudrions parler � Lord Glenarvan.
Lord Glenarvan est absent.
Je suis son �pouse. Je peux peut-�tre vous aider ?
Le journal a publi� que Lord Glenarvan Capitaine du yacht le Duncan
d�tient des informations sur le capitaine Grant !
Je suis la fille du capitaine Grant.
Mon nom est Mary, et voici mon fr�re Robert.
Miss Grant !
Miss Mary !
Et bien ?
Les lords de l'Amiraut� ont refus� de financer une exp�dition de secours !
Ils ne peuvent pas oublier que le capitaine Grant est un �cossais.
Personne ne veut aider notre p�re !
Miss Mary Grant.
Donc, il n'y a aucun espoir de salut ?
Nous irons le sauver nous-m�mes, Mary !
Mon gar�on ! Mais comment ferez-vous ?
Si chaque �cossais a donn� � mon p�re une pi�ce de six pence,
� son fils ils confieront bien un sou,
et cela sera suffisant pour sauver le capitaine Grant !
Vous avez raison, mon gar�on !
Subjugu�s par la noble t�che
de sauver le capitaine Grant.
Glenarvan et ses amis
entreprennent un long et dangereux voyage.
Viens nous fredonner ta chanson vent joyeux,
Vent joyeux, vent joyeux !
Les mers et les montagnes que tu as vues de par le monde
Et toutes les chansons que tu as entendues dans le monde.
Chante-nous, vent, les montagnes sauvages,
Les myst�res des mers profondes,
Les cris d'appel des oiseaux,
L'immense �tendue bleue,
Les navigateurs audacieux et braves...
John interdisez-lui cela !
Le fils du capitaine Grant sera un fier marin, Miss Mary !
Celui qui veut la victoire, triomphera,
Avec lui nous allons chanter !
Celui qui est heureux, rira !
Celui qui a un objectif, r�ussira,
Celui qui cherche, toujours trouvera !
Viens nous fredonner ta chanson vent joyeux,
Vent joyeux, vent joyeux !
Les mers et les montagnes que tu as vues de par le monde
Et toutes les chansons que tu as entendues dans le monde.
Chante-nous, vent, les fourr�s des for�ts,
Les pistes enchev�tr�es des animaux,
Les bruissements de la nuits, les forces de la nature,
Le plaisir des combats victorieux !
Celui qui veut la victoire, triomphera,
Ensemble nous allons chanter !
Celui qui est heureux, rira !
Celui qui a un objectif, r�ussira,
Celui qui cherche, toujours trouvera !
� quelle heure d�jeunez-vous ici ?
Neuf heures.
Alors, � quelle heure d�jeunez-vous ici ?
� neuf heures...
mais � qui ai-je l'honneur de parler ?
Jacques Paganel.
Jacques-Eliacin-Fran�ois-Marie Paganel,
Secr�taire de la Soci�t� de G�ographie de Paris,
membre correspondant des Soci�t�s G�ographiques
de Berlin, de Bombay, de Darmstadt,
de Leipzig, de Londres, de P�tersbourg, de Vienne et de New York.
Membre honoraire de l'Institut royal de g�ographie et d'ethnographie
des Indes orientales, et c�tera, et c�tera...
Lady Helena Glenarvan.
Qui �tes-vous, jeune homme ?
John Mangles, capitaine du navire sur lequel vous �tes.
Mais... ainsi vous venez avec nous ?
- Je me rends en Inde ! - Et nous en Patagonie !
Comment la Patagonie ?
Oui, le Duncan va dans la direction oppos�,
en Patagonie !
Comment en Patagonie ?
- Le Duncan ? - Oui.
- La Patagonie ? - Oui !
Duncan... Patagonie... Ah, oui, oui, oui, oui !
Je suis mont� de nuit dans le brouillard sur le mauvais bateau !
Cela ne n'aurait pas d� m'arriver !
- Mais cela vous est arriv� ! - Bah...
Je voulais prendre le Scotia, � destination de l'Inde
et je suis mont� sur celui-ci.
Je me suis couch� aussi t�t dans la cabine num�ro 6.
Ce n'�tait pas le Scotia, mais le Duncan !
�coutez, vous n'avez probablement jamais visit� l'Inde ?
Vous pourriez faire une escapade !
- Il suffit de tourner le gouvernail ! - Non !
Nous naviguons vers la Patagonie non pas pour le plaisir,
mais pour secourir le capitaine Grant qui a fait naufrage.
Secourir le capitaine Grant ?
Dans ce cas, je suis heureux, bien que ce soit par erreur,
d'�tre mont� sur ce navire,
et de naviguer avec des personnes qui ont un but aussi noble.
Venez avec nous !
OC�AN ATLANTIQUE SUD
Doublant les �les Canaries,
puis franchissant le Tropique du Cancer,
le Duncan fait voile
le long des c�tes de l�Am�rique du Sud.
Apr�s 42 jours de navigation,
les voyageurs ont ralli� la c�te de la Patagonie,
attendant l'arriv�e de la seule personne
qui pourrait leur donner des informations
sur le capitaine Grant.
Monsieur le Consul !
Nous nous r�jouissons de votre venue, Monsieur le consul !
J'ai men� une enqu�te,
le navire du capitaine Grant n'a jamais ralli� nos c�tes.
Ce n'est pas possible !
Le document indique clairement :
� goni � et � 37�me parall�le � !
- Nous en avons d�duit : Patagonie ! - Ah !
Le capitaine Grant est quelque part dans le pays,
Mais la bouteille ?
Pour jeter une bouteille dans l'oc�an,
il faut �tre au moins sur l'oc�an !
Ou sur une rivi�re, qui se jette dans l'oc�an !
- C'est une id�e ! - Et g�niale en plus !
Que proposez-vous ?
Je sugg�re...
de traverser l'Am�rique du Sud en suivant le 37�me parall�le !
Tant de dangers pour sauver notre p�re ?
Dangers ?
Qui ici a prononc� le mot � Danger � ?
Pas moi !
Il s'agit d'une simple promenade de 1400 kilom�tres
ce qui prendra � peine un mois !
Regardez la carte !
Nous commencerons notre voyage,
l� o� la c�te du Chili est travers�e par le 37�me parall�le.
Nous franchirons la passe d'Antuco...
�viterons les chutes d'eau...
des chevaux et des mules porteront nos bagages...
et ainsi nous franchirons la Cordill�re !
Quoi ? C'est un enfantillage !
Seulement 12.000 pieds au dessus du niveau de la mer !
Une escalade des plus ais�es, aussi agr�able qu'une promenade
sur les trottoirs de Paris !
Quelques heures de marche
et nous atteindrons les sommets enneig�s
et les magnifiques cascades � couper le souffle.
Nous traverserons les rapides �cumants
pour aller plus loin, plus haut, plus haut,
et p�n�trer dans le royaume des neiges �ternelles !
Du sommet du col � 12.000 pieds d'altitude
au del� des vastes champs de neige
aux crevasses sombres et irr�guli�res,
nous laisserons derri�re nous le c�l�bre volcan Antuco,
et nous descendrons facilement les pentes douces
pour finalement rejoindre la Pampa des Sierras !
Compris ?
Et l� sur la rivi�re Guamin�, dans les gorges de la Sierra Ventana...
- Nous trouverons notre p�re ! - O� qu'il soit, mon gar�on !
Nous le trouverons, m�me si nous devons pour cela
faire le tour du monde en suivant le 37�me parall�le !
Mais vous avez oubli� le Duncan, mon cher Paganel !
Ah ! Alors que nous traverserons l'Am�rique du Sud par voie terrestre,
le Duncan contournera la Terre de Feu et accostera � Punta M�danos,
o� il nous reprendra � bord avec le capitaine Grant !
Mais qui prendra soin de nos dames ?
- Moi ! - Moi !
Je viens avec vous ! Je traverserai l'Am�rique du Sud !
- Bon, dans ce cas, je viens avec vous ! - Moi...
Moi !
Vous �tes mon officier en second, John,
je vous confie la chose la plus pr�cieuse que j'ai !
Apr�s avoir quitt� le Duncan
les courageux voyageurs mirent 8 jours
pour atteindre la passe d'Antuco
sur le versant ouest de la Cordill�re.
Une fois la passe franchie, nous resterons sans chevaux !
Il aurait mieux valu garder les guides.
Je vous guiderai � travers la Cordill�re mieux que n'importe quel guide !
� l'altitude de 12.000 pieds
commen�a le royaume des neiges �ternelles.
Le volcan Antuco.
Je connais aussi bien cette route que celle de mon appartement !
Capitaine, Capitaine, tenez bon !
C'�tait un brave capitaine,
Il avait visit� de nombreux pays,
Plus d'une fois parcouru l'oc�an !
Quinze fois failli se noyer,
Et nag� au milieu des requins,
Mais jamais encore il n'avait bronch� !
M�me en difficult�,
M�me dans la bataille,
Partout il fredonnait sa chanson :
Capitaine, Capitaine, souriez !
Apr�s tout, le Sourire est le navire amiral !
Capitaine, Capitaine, tenez bon !
La mer ob�it seulement aux audacieux !
Capitaine, Capitaine, tenez bon !
Oh !
La mer ob�it seulement aux audacieux !
Mais un jour le capitaine
S'en est all� dans un pays lointain,
S'est �namour� comme un adolescent !
Quinze fois, il a rougit,
B�gay� et est devenu blanc,
Mais jamais n'a os� sourire !
Il s'assombrit,
Il maigrit,
Et aucun ami ne lui a chant� :
Capitaine, Capitaine, souriez !
Apr�s tout, le Sourire est le navire amiral !
Capitaine, Capitaine, tenez bon !
La mer ob�it seulement aux audacieux !
Capitaine, Capitaine, tenez bon...
Bien !
Nous sommes arriv�s !
Je vous avais bien dit,
une fois de ce c�t� de la Cordill�re la descente serait facile !
Tr�s facile ! Tr�s !
O� est Robert ?
Robert !
Robert !
Je vois Robert !
Tirez !
Tirez !
Non, je ne peux pas ! Vous, tirez !
Non, ne tirez pas, vous pourriez tuer Robert !
Tirez, mais faites attention !
Qui l'a abattu ?
Robert !
Robert !
Prenez-le, il est vivant !
Vivant !
Jacques Paganel.
- Talcave ! - Talcave ?
En araucanien cela signifie � tonnerre � !
Ils lui ont donn� ce nom pour sa dext�rit� au tir !
Nous sommes � la recherche du capitaine Grant,
Il a fait naufrage au large de la c�te de la Patagonie.
Vous avez sauv� son fils,
aidez-nous � sauver le p�re !
Mon p�re !
Thaouka !
Laissant derri�re lui la Terre de Feu,
le Duncan poursuit sa route
le long de la c�te orientale de l'Am�rique du Sud
jusqu'� Punta M�danos.
Miss Mary !
Je voulais vous... dire...
ne voyez-vous pas ?
Cherchant inlassablement le capitaine Grant,
les voyageurs ont travers� la Pampa des Sierras
et les plaines immenses de l'Am�rique du Sud.
La crue provoqu�e par l'averse tropicale
recouvrait la plaine.
- Qu'est-ce qu'il a ? - Thaouka sent le danger !
L'inondation !
Les rivi�res de montagne,
le Rio Colorado et le Rio N�gro �taient sorties de leur lit
et avaient form� une immense �tendue d'eau.
Dans la brume, le 13 Novembre
le Duncan accoste � Punta M�danos,
o� sont sens�s se retrouver
les deux groupes de voyageurs.
Quelle brume !
Je ne peux pas voir quoi que ce soit !
- Miss Mary ! - Hein ?
- Si vous saviez... - Maudite brume !
Je n'entends pas ce que vous dites !
Miss Mary,
Si vous saviez !
Parlez plus fort, je ne vous entends pas !
Ne voyez-vous pas ?
Sans jumelles je n'y vois rien du tout !
Un feu !
Maintenant, je vois ! Je vois !
Vous voyez ? Que je suis heureux !
Des gens !
Ce sont eux ! P�re ! P�re !
N'y a-t-il vraiment plus aucun espoir de retrouver mon p�re ?
Non, Robert !
Mais nous allons continuer vers l'est,
en suivant le 37�me parall�le,
m�me si nous devons faire le tour du monde !
Le 37�me parall�le...
Mon cher Paganel,
dites-nous le chemin que nous allons suivre.
Le 37�me para... parall�le...
en quittant l'Am�rique du Sud, il traverse l'oc�an Atlantique,
il passe � Tristan d'Acunha, au sud du cap de Bonne-Esp�rance,
traverse la mer des Indes effleure �le Saint-Pierre
appartenant au groupe des �les Amsterdam
traverse ensuite l'Aus...
- Australie... - L'Australie, s�r ?
Et � la sortie de l'Australie...
� mon Dieu !
Quelle distraction monstrueuse !
Nous cherchions le capitaine Grant, l� o� il n'est jamais venu !
Nous avons lu dans le message ce qui n'a jamais �t� �crit !
Le mot � Austral � dans le document fran�ais signifie...
Qu'est-ce que cela signifie ?
� Australia �, l'Australie !
Voil� o� il faut chercher le capitaine Grant !
Cette nouvelle hypoth�se et probablement erron�e !
Je vais vous prouver sa justesse ! Vos doutes seront balay�s !
Et ce sera la plus grande victoire,
que les Fran�ais auront gagn�e sur les Britanniques !
Puisque vous en �tes si s�r,
il ne me reste qu'une chose � dire : en Australie !
- En Australie ! - En Australie, mes amis !
J'ai du mal � vous laisser !
Merci pour tout !
Voici mon p�re !
Quand je le retrouverai, je lui parlerai de vous !
Tu aimes ton p�re, amigo !
Nous n'avons pas encore trouv� mon p�re,
et maintenant c'est vous que nous perdons !
Virez de bord ! Parez � la man�uvre !
Pr�t !
Mary ! Notre p�re est en Australie !
OC�AN ATLANTIQUE SUD
Poursuivant sa route
en suivant le 37�me parall�le,
le Duncan, le 20 d�cembre,
atteignit le cap Bernouilli,
sur la c�te ouest de l'Australie.
John... sondez la c�te !
Nous, nous parcourrons l'int�rieur du pays !
En attendant, vous conduirez le Duncan � Melbourne,
Faites le plein de charbon chez Garner et attendez-nous l�-bas !
Je vis ici depuis 30 ans,
et depuis ce temps aucun navire
n'a fait naufrage sur nos c�tes !
Vous n'avez rien entendu concernant notre p�re...
Le message du capitaine Grant indique clairement :
Australie et 37�me Parall�le !
Je n'ai jamais entendu parler du capitaine Grant !
Si le capitaine Grant est vivant...
il est en Australie !
- Qui est-ce ? - C'est Ayrton mon valet de ferme.
Parlez Ayrton ! Dites-nous tout ce que vous savez !
- Parlez ! - Parlez Ayrton ! Parlez !
J'ai servi en tant que quartier-ma�tre, le capitaine Grant,
Un jour une lame a balay� le pont, m'a emport� et jet� sur le rivage.
Depuis, je n'ai plus revu le capitaine.
Voici mon certificat de marin.
La signature de mon p�re !
Alors, o� a eu lieu le naufrage ?
Sur la c�te oppos�e de l'Australie.
Sur les terribles r�cifs de Twofold Bay !
Vous devez retourner sur votre bateau
et vous rendre � Twofold Bay pour y chercher le capitaine Grant !
C'est impossible !
Le Duncan vogue vers Melbourne pour charger du charbon !
Traversons le continent Australien en suivant le 37e parall�le !
Monsieur, prenez-moi avec vous !
Je vous servirai de guide et vous aiderai � trouver le capitaine !
Avec plaisir !
� travers l'Australie en suivant le 37�me parall�le.
Viens nous fredonner ta chanson vent joyeux,
Vent joyeux, vent joyeux !
Les mers et les montagnes que tu as vues de par le monde
Et toutes les chansons que tu as entendues dans le monde.
Chante-nous, vent, les montagnes sauvages,
Les myst�res des mers profondes
Les cris d'appel des oiseaux,
L'immense �tendue bleue
Les navigateurs audacieux et braves.
Celui qui veut la victoire, triomphera,
Avec lui nous allons chanter !
Celui qui est heureux, rira !
Celui qui a un objectif, r�ussira,
Celui qui cherche, toujours trouvera !
Pour la fille du plus grand g�ographe d'Angleterre,
de la part du plus humble g�ographe de France,
des fleurs d'Australie !
Suite � la suggestion d'Ayrton,
il a �t� d�cid� de faire halte � l'auberge
� La Taverne Royale �.
H�, tavernier !
Il faut nourrir les animaux et ferrer les chevaux.
Arrive ! Des chevaux � ferrer !
Quels �tranges fers � cheval !
Une coutume locale, les fers � cheval sont marqu�s !
De cette fa�on,
c'est plus facile de retrouver les chevaux �gar�s
gr�ce � leurs empreintes !
Cent livres sterling,
seront remises par la police coloniale
� la personne qui nous livrera, mort ou vif,
le for�at �vad� Ben Joyce ou ses complices.
Le chef de la police coloniale.
D�sormais, le voyage est dangereux !
Et nous avons les dames avec nous !
� des personnes bien arm�es et d�termin�es
quelques brigands �vad�s ne font pas peur !
Je suis pr�t � aller de l'avant.
Comme tous ceux qui ont servi sous les ordres de mon p�re !
Ayant reconstitu� leurs provisions
gr�ce aux r�serves de la taverne,
les voyageurs p�n�trent
dans la province inexplor�e de Victoria.
Qu'est-ce qui lui est arriv�, Ayrton ?
Une maladie locale !
O� est le cheval ?
Ah !
Par ici, par ici, aidez-moi !
Quelqu'un !
Quelle �trange maladie !
Un obstacle inattendu bloque le chemin...
Comment allons-nous passer de l'autre c�t� maintenant ?
Voyez vous-m�me,
la route a �t� emport�e, c'est impossible de passer !
Ayrton, l'eau se retirera bient�t ?
Je pense, au plus t�t dans un mois !
Si vous me le permettez, votre Gr�ce,
je suis pr�t � partir imm�diatement pour porter des ordres
au pr�s de votre �quipage afin qu'il se rende � Twofold Bay.
Et comment comptez-vous passer sur la berge oppos�e ?
Je vais suivre la berge jusqu'� Melbourne,
et dans dix jours,
je reviens avec de l'aide pour vous faire traverser.
Tr�s bien, vous partirez � l'aube.
Aland...
aland...
aland...
aland !
� Zealand � ?
Nouvelle-Z�lande !
Croyez-vous que nous soyons sur la bonne route ?
Une autre hypoth�se ?
- Les hypoth�ses m�nent � la science ! - Oh, mener, mener...
elles nous ont d�j� men� ici !
Mais � aland �, � aland � !
Prenez un cirage, un cigare apaise !
� aland �, � aland �...
� Zealand � !
Nouvelle-Z�lande !
� l'aube, Ayrton est pr�t � partir.
Ayrton c'est �trange c'est le seul cheval qui ait surv�cu,
de ceux que le forgeron a ferr�s !
Co�ncidence !
Ici ! Ici !
Regardez, regardez : c'est la marque de notre auberge !
Une plante utile, ce gastrolobium,
tous les animaux seront crev�s !
Maintenant, je vais demander l'ordre au capitaine du Duncan,
et dans quatre jours
nous serons les ma�tres incontest�s de l'oc�an !
- Bonne id�e ! - Bravo, Ben Joyce !
Attrapez-le, coupez-lui la route du camp !
- O� est Robert ? - Ne vous inqui�tez pas, Mary.
Il est probablement avec son ami, Ayrton.
Allez vers l'amont, il y a un pont.
Moi, je vais chercher l'ordre du capitaine du Duncan
et on se retrouve � Melbourne !
Et bient�t � bord du Duncan !
� l'aide !
� l'aide !
Robert, mon gar�on ! Qui t'a fait �a ? Qui est-ce ?
- Ayrton. - Ayrton ?
Oui, allez plut�t avertir Lord Glenarvan !
Ayrton... Ben Joyce !
Courrez, Lady Helena !
Je suis pr�t � partir !
S'il vous pla�t !
Ordre est donn� � John Mangles...
de se rendre avec le Duncan...
� Twofold Bay...
sur la c�te orientale...
de l'Australie...
Australie ?
Oui, bien s�r, de l'Australie !
Par 37 degr�s de latitude !
Peut-�tre pourriez-vous...
me recommander Capitaine.
� John Mangles,
nous vous recommandons Ayrton...
C'est Ben Joyce !
- Prenez ! - Pourquoi ?
Vous l'attrapez, je le pendrai !
- Vite, tirez ! - Rat� !
Donnez la corde.
Nous devons arriver avant ce sc�l�rat,
nous devons atteindre Twofold Bay et avertir Melbourne.
�puis�s, les voyageurs,
le 27 janvier 1865,
atteignent finalement
Twofold Bay.
Le yacht le Duncan, venant de Melbourne
a-t-il accost� ici, � Twofold Bay ?
Selon le syndic des courtiers maritimes du Port Melbourne...
M. Engelveysa, le Duncan...
le 18 de ce mois...
est parti pour une direction inconnue.
Et il n'a pas mouill� ici !
Notre Duncan est donc entre les mains de la bande de pirates de Ben Joyce !
Comment pouvons-nous rentrer en Europe ?
Bien s�r, par Auckland !
Par Auckland ?
Pourquoi nous recommandez-vous cet �trange itin�raire ?
Auckland serait-il situ� sur le 37�me parall�le ?
J'ignore tout � ce sujet !
Pour un g�ographe c'est impardonnable !
- Oui ? - Oui !
Voici le capitaine Halley, du brick le Macquarie,
qui se rend en Nouvelle-Z�lande � Auckland.
Prenez-vous des passagers ?
Combien de personnes ?
Six, dont deux femmes.
Soixante livres !
Payable d'avance !
De tout l'h�misph�re austral,
il n'y avait pas un navire plus d�cr�pit
que le brick le Macquarie.
Pendant de longues journ�es
ils d�riv�rent impuissants
sur une mer d�serte et sans limites.
Nous accosterons, mon enfant !
Des �les sont situ�es au sud de la Tasmanie,
un v�ritable paradis !
L'oc�an sans limites,
au-del� de la barri�re rose des r�cifs coralliens,
baigne des plages de sable chaud.
Des ruisseaux dont l'eau cristalline descend des montagnes bleues,
arrosent les vall�es fleuries.
� l'ombre des clairi�res ombrag�es...
on entend un doux murmure...
c'est celui des fontaines...
d'o� jaillit vers le ciel bleu saphir...
une eau pure et fra�che...
la fra�cheur de l'eau...
de l'eau...
Un bateau !
Un bateau !
John !
Mon cher John !
Miss Mary ! Hourra !
Quelle chance, John,
que vous naviguiez au large de la Nouvelle-Z�lande !
- Ayrton m'a apport� vos ordres. - Comment ? Ayrton est ici ?
Oui, Ayrton est � bord avec nous.
- Alton, amenez-le ici ! - J'y vais !
J'ai d� mettre Ayrton aux arr�ts,
il contestait violemment les ordres que j'avais re�us
et il voulait que le Duncan aille � Twofold Bay en Australie.
Je ne comprends pas !
Pourtant, vous deviez rallier Twofold Bay en Australie !
La Nouvelle-Z�lande, selon vos ordres !
Comment la Nouvelle-Z�lande ? Montrez-nous le message !
Ordre est donn� � John Mangles
de se rendre avec le Duncan
sur la c�te orientale de la nouvelle-Z�lande...
- La Nouvelle-Z�lande ? - Par 37 degr�s de latitude !
C'est ce que vous avez �crit Paganel !
Moi ?
J'�tais boulevers� par ma nouvelle hypoth�se !
C'est encore une chance
que vous n'ayez pas envoy� le Duncan au P�le Nord !
- Mais ne me bl�mez pas... - Mangez !
Vous savez tr�s bien, Ben Joyce, ce qui vous attend,
si je vous remets entre les mains de la police royale !
Ben Joyce, dites la v�rit� pour une fois dans votre vie !
Bien !
Je vais tout vous dire !
J'ai servi dans la Royal Navy.
Parce que je suis �cossais,
je n'ai pas support� d'�tre gifl� par un officier Anglais,
je me suis rebell�,
j'ai �t� condamn� au bagne � perp�tuit�.
Je me suis enfui,
la police m'a pourchass�, pour me pendre � une vergue !
Une fois, � Glasgow,
je me suis engag� sur le navire du capitaine Grant.
Je croyais en sa mission.
La col�re d�chirait mon c�ur,
les gifles de l'officier me br�laient encore le visage.
Le pays libre que nous cherchions
�tait si loin !
Je ne pouvais pas attendre plus longtemps !
Je me suis mutin� !
Ayrton, dites-moi o� est mon p�re ?
Il me d�posa sur la c�te occidentale de l'Australie,
et il a fait voile...
- pour Nouvelle-Z�lande ! - Ah !
La Nouvelle-Z�lande ! J'avais raison !
� aland �, le document � aland �, la Nouvelle-Z�lande !
Emmenez-le !
Ayant obtenu d'Ayrton
ces nouvelles informations,
les voyageurs explorent
toutes les �les de la Nouvelle-Z�lande...
malgr� cela
le capitaine Grant reste introuvable.
Mary, ne d�sesp�rez pas !
Souvenez-vous, ce que P�re nous a enseign� :
� La chose la plus importante c'est d'�tre courageux !�
Le capitaine John est s�r que nous retrouverons P�re !
Avez-vous entendu ? �coutez !
Robert, il me semble...
C'est P�re ! P�re...
Aidez-moi ! C'est P�re !
Mon p�re ! Mon p�re l�-bas !
Capitaine Grant !
Derni�re �le. Dernier espoir.
P�re ! P�re !
Ah...
Mes enfants !
Si vous saviez,
combien de fois, debout sur les rochers,
j'ai esp�r� voir appara�tre un navire,
et regagner ce pays,
o� je vous avais laiss�s !
Le pays o� je suis n�,
� partir duquel je pourrais � nouveau rechercher de nouvelles terres !
Pendant tout ce temps,
j'ai vu deux ou trois fois une voile l'horizon...
appara�tre... et dispara�tre !
Ainsi s'�coul�rent...
deux ans et demi !
Hier, enfin...
j'ai soudain aper�u une l�g�re fum�e. dans l'ouest.
Le lendemain matin,
quand j'ai vu que le yacht venait dans notre direction,
et s'approchait en courant des bord�es
j'ai perdu connaissance !
J'ai cr� que j'allais mourir de joie !
Mais le bonheur ne tue pas !
Nous �tions sauv�s,
et mes enfants m'ont accueilli en me tendant les bras !
Pouvons-nous lever l'ancre, Monsieur !
Oui, John !
Tout est bien qui fini bien !
Capitaine !
J'esp�re que j'ai pay� le prix de ma libert�,
puis-je regagner ma patrie ?
Votre demande sera satisfaite.
Je vous remercie, Monsieur !
Malgr� tous les obstacles,
je n'ai pas abandonn� ma mission !
Et si je ne parviens pas � la r�aliser,
alors mes enfants r�aliserons
ce � quoi j'aurais consacr� toute ma vie !
Je crois fermement...
qu'un jour...
le peuple sera le souverain
d'un pays libre et ind�pendant !
Ainsi se termina le tour du monde
du yacht le Duncan
qui accomplit l'un des plus �tonnants voyages
des ann�es 60 du si�cle dernier.
FIN
Celui qui veut la victoire, triomphera,
Avec lui nous allons chanter !
Celui qui est heureux, rira,
Celui qui a un objectif, r�ussira,
Celui qui cherche, toujours trouvera !
� Le 06/12/2014
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