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LES DALTON ARRIVENT
Vers la fin du 19e si�cle en Am�rique,
la civilisation se pressait vers l'ouest,
avec dans son sillage l'injustice et le crime.
Dans l'histoire de la violence effr�n�e
qui a troubl� le Kansas et l'Oklahoma,
le nom de "Dalton" est le plus terrifiant de tous.
D'autres hors-la-loi �taient plus c�l�bres,
mais aucun n'avait autant d'audace et de d�termination.
Voici l'histoire des fr�res Dalton bas�e, en grande partie,
sur les r�cits que rapportent encore les vieux colons,
avec un brin de fiction.
Mais les Dalton �taient si incroyables que nul ne sait
quelle est la part de r�alit� et celle de fiction.
Les grands espaces.
Ils ont brav� ce que certains qualifient de p�riode agit�e.
Nul ne sait ce qui a pouss� ces gens � se d�placer comme �a.
Mais chaque jour, ils avancent dans le Missouri
et d�valent les plaines du Kansas.
Parfois, ils b�tissent une ferme, une ligne de chemin de fer,
labourent et moissonnent
avant de repartir, les yeux fix�s sur les montagnes verdoyantes.
Des transhumances les bloquent parfois,
des hors-la-loi refoulent les craintifs.
Pourtant, ils vont vers l'ouest, en chariot, � cheval et � pied,
chacun dans sa qu�te, quelle qu'elle soit.
Une terre pour remplacer leurs ares ass�ch�s,
de nouvelles opportunit�s ou simplement pour la balade.
Nous y voici, 1891.
On penserait que tout le monde sait o� il va.
Ici, il n'y a pas un jour o� les gens ne plient pas bagage.
Pour l'est ou l'ouest, selon leur envie.
Ils m'am�nent leurs chariots
pour les faire r�parer et graisser.
Puis, ils repartent.
Merci pour le cours d'histoire, mais avez-vous l'adresse des Dalton ?
C'est des gens bien. Vous �tes un ami ?
�a remonte � 20 ans.
C'est vrai ?
Dommage que Frank ait �t� tu� par des bandits, en terre indienne.
Il �tait sh�rif, l�-bas.
Il a �t� nomm� l'ann�e o� Annie a �pous� Tom Freeman.
On m'a dit que Ben a une ferme dans le coin.
La plus belle du comt�.
Si seulement il y faisait passer plus de b�tail.
Mais on ne peut rien dire � Ben. Ni � Bob, d'ailleurs.
Et si on se dispute avec Grat, on a Emmett sur le dos.
Me direz-vous o� habitent les Dalton ?
J'ai peu de temps avant la diligence pour Guthrie.
Pourquoi vous allez l�-bas ?
- Des affaires... - Je m'y ferais pas pendre.
Je m'y suis saoul� avec un Indien. C'�tait pire que la variole.
�coutez.
Si je vous pose une question, vous me direz "oui" ou "non"?
Avec plaisir, �tranger.
La ferme des Dalton est-elle proche de la ville ?
Oui.
Parfait.
Et non.
C'est � 3 km sur la grand-route.
Mais le pont de Wash Creek s'est �croul�.
Il faut prendre par Franklin
et pousser jusqu'� l'�cole.
Il y a un moulin, l�-bas.
Il est � Jim Carter, qui est parti � Kansas City.
- Mais il y a une route... - Merci, je pense que �a va aller.
Si vous restez dans le coin, venez me voir.
On �changera des anecdotes.
Je ne reste pas longtemps.
Dr�le d'oiseau...
Vous, l�-bas, rapprochez-vous.
Un peu plus, s'il vous pla�t.
- �a vous fait rire ? - D�sol�, c'�tait dr�le.
Vous feriez mieux de d�camper.
Attends, Nancy !
L�chez-moi ! Attention, le coup peut partir !
�coute-moi, Nancy !
Nancy, ne fais rien que tu pourrais regretter !
Pas de risque.
Mais si tu restes, esp�ce de chien de prairie,
je t'abattrai, m�me � travers ce type !
Non !
Va-t'en, poule mouill�e !
Je vais t'apprendre � tra�ner avec cette blonde !
L�chez-moi !
Si elle tire, ce sera de votre faute !
Donne-moi ce pistolet.
Pas avant d'avoir plomb� ce gros balourd !
Fricoter avec une autre !
Alors qu'il vient de m'embrasser !
C'est bon, je m'en charge.
O� est mon mat�riel ?
Je te jure, Bob, j'allais les chercher quand j'ai �t� retard�.
Vas-y ou trouve-toi un autre boulot.
J'y vais.
Rends-moi ce pistolet ! Rien qu'un coup !
� l'aide ! Sauvez-moi ! Prot�gez-moi !
Montre-toi, esp�ce de chacal !
Il a un sale caract�re. Emp�chez-le de tirer.
Attention !
D�sol�.
- C'�tait dr�le. - Ouais !
C'�tait plut�t dr�le.
Mais j'en connais une meilleure.
On n'a pas d'humour ?
Laissez-moi me lever !
Il se croit dr�le.
Il y a un souci ?
Comment t'as atterri l� ?
Tu te donnes en spectacle.
Tu pourrais �viter, le jour de mon anniversaire.
- J'ai gliss�, Ma. - T'as gliss�.
Et toi, Emmett. Regarde-moi ta chemise.
Juste au moment o� on allait faire la photo.
Tu aurais pu intervenir, Bob !
C'est lui qui a commenc�.
Un gaillard qui s'en prend � un enfant !
Ne le frappe pas, Ma.
On remet �a ?
Pr�t pour la belle ?
Tout doux.
Grat, arr�te ! Allons poser pour la photo.
Je dois aller labourer.
Attendez.
Bob, Grat, Emmett, Ben ?
- Ouais... - Dalton ?
Et alors ?
Comment ne pas avoir reconnu cet accent ?
- Quel accent ? - Bon anniversaire, Ma Dalton.
Attendez, je m'en occupe.
- Je devrais vous gifler. - �a ne serait pas in�dit.
Vous vous souvenez, le maigrichon qui vous a refil� les oreillons ?
Tod Jackson !
- Je suis heureuse de te voir. - Moi aussi.
� quoi �a rime, de s'en prendre � votre meilleur ami ?
J'ignorais que c'�tait lui.
Nous voil� quittes pour la fois o� je t'ai pouss� dans le puits.
Il faut f�ter �a. Tu r�gales.
Pas question.
Personne ne boit avant la photo.
On ne discute pas. Va te changer.
Je ramasse les affaires de Tod.
Quel bon vent ?
Je vais � Guthrie pour y ouvrir un cabinet d'avocats.
- Pourquoi pas ici ? - J'en ai assez vu.
Il y a de la place pour un bon avocat.
Si on s'associait ? Je les enferme, tu les lib�res.
Tu dois d'abord rester un peu avec nous.
On f�te son anniversaire, ce soir.
Il faut que tu voies la ferme.
J'aimerais bien...
Tu dois rester. Je laverai tes v�tements.
Regarde.
Je n'ai pas le choix.
D'o� puis-je envoyer un c�ble � mon ami ?
C'est � la gare. Je t'accompagne.
Hors de question. Tod va y aller seul.
On va faire cette photo, co�te que co�te.
- D�p�che-toi. - � tout � l'heure.
C'est bon, il y a tout ?
Bob Dalton ?
Je peux vous voir ?
J'arrive, M. Winters. Je reviens.
- Un probl�me ? - Non.
La taille de gant de votre m�re ?
Aucune id�e.
Renseignez-vous.
C'est pour lui faire un cadeau.
Emmett doit savoir �a.
- O� est le t�l�graphiste ? - Pr�s de l'enclos.
Merci.
Un...
deux, trois...
quatre, cinq, six...
Je cherche le t�l�graphiste.
C'est moi.
Je dois envoyer un c�ble.
�crivez-le.
Crayon ?
Papier ?
Vous avez oubli� le 25.
- 25, 26, 27... - Quelle est la date ?
- 28. - Merci.
29, 30, 31...
- �a fait combien, Mlle Julie ? - 35.
Voil�.
Vous permettez ?
Merci. Je peux prendre votre message maintenant.
"John Payne, Guthrie, Oklahoma. Retard�. � la semaine prochaine."
Cinq autres mots au m�me tarif.
- Que proposez-vous ? - Moi, j'envoie les c�bles.
Il me faut du temps pour r�sumer ma pens�e en cinq mots.
Je reviendrai ce soir.
On ferme � 18 h.
Si c'est important, j'irai chez vous.
- Je vais � une f�te. - Vraiment ? Moi aussi.
�a ne peut pas �tre la m�me.
Dommage.
Pour la suite du t�l�gramme, que diriez-vous de �a ?
"Tr�s impressionn� par le Kansas."
Pas tr�s original, mais c'est tr�s clair.
Quand puis-je revenir pour la r�ponse ?
En voil� une.
"Vous perdez votre temps. Stop.
"Rentrez chez vous. Au revoir."
- Quel est son nom ? - J'aimerais le savoir.
Elle �tait belle.
�a ne g�che rien. T'as d'autres d�tails sordides ?
Ses traits �taient ordinaires,
mais ils s'accordaient si joliment.
J'ai une id�e. Comment �taient ses yeux ?
Comme des saphirs.
Essayons une autre approche.
- O� l'as-tu vue ? - Pr�s de l'enclos � b�tail.
- Bande-lui les yeux. - Sers bien.
Allez, Ozark !
Aie confiance. Je suis l'homme d'une seule femme.
Ozark !
Ouste ! N'ab�me pas la charrette !
J'arrive !
D�p�che-toi !
Qu'est-ce que vous faites ?
On y est.
Et voil� ! Joyeux anniversaire, Ma !
Mon Dieu !
Elle te pla�t ?
Si elle me pla�t ? Elle est superbe !
Mes gar�ons, vous n'auriez pas d�.
Tu auras de l'allure pour aller en ville.
Je vais me mettre � pleurer.
Mais je ne salirai pas mon mouchoir tout neuf !
Pr�tez-moi le v�tre, M. Winters.
Si tout va bien, je t'offrirai �a pour ton anniversaire.
Ozark...
C'est rien.
Et si on dansait, tous les deux ?
Danser ?
Faites place !
Ta m�re est une femme bien.
Elle l'est, en effet.
Elle trait une vache aussi vite qu'un homme.
J'aurais voulu que tu voies la ferme.
Je la verrai demain. Je reste.
Tant mieux. Il me tarde.
On a un beau domaine.
Il descend jusqu'� la crique et donne du beau bl�.
Oui, un beau domaine.
Il neige beaucoup l'hiver et la pluie est rare l'�t�...
C'�tait bien la m�me f�te.
Bonsoir. Ravie de vous voir ici.
- Vraiment ? - Vous ne m'avez pas pay�e.
Bonsoir, Julie.
Ce c�ble est arriv� au moment o� je fermais.
Eh bien ?
Tu dois aller � Benton pour t�moigner � la Cour.
Je m'en doutais.
Mlle Julie King. Mon vieil ami, Tod Jackson.
Enchant�.
Elle va m'�pouser.
On s'est d�j� rencontr�s.
Nous avons envoy� un c�ble ensemble.
J'avais oubli�.
Au fait, Tod me parlait d'une fille qu'il a vue cet apr�s-midi.
Int�ressant.
C'�tait sans importance.
D'apr�s lui, c'�tait une belle fille aux yeux comme...
- Comment �taient-ils ? - J'ai oubli�.
Des saphirs, c'est �a. Comme des saphirs.
Joyeux anniversaire, Ma !
Merci, ch�rie.
Viens voir ce que les gar�ons m'ont offert.
Tu ne vas pas me la piquer, si ?
J'ignorais que c'�tait ta fianc�e.
Bob Dalton !
- Qu'y a-t-il ? - Ils ont pris ma ferme.
- Qui ? - Rigby et ses g�om�tres.
Elle serait � la Compagnie de d�veloppement du Kansas.
J'y ai v�cu 10 ans. Cette terre m'appartient.
On ne peut pas te la prendre, si tu as un titre de propri�t�.
- N'est-ce pas, M. Winters ? - C'est la loi.
Ils ont expuls� Jim Hawkins.
Il est temps de prendre les choses en main.
- �a n'avancera � rien. - Bob a raison.
Il faut faire �a l�galement.
C'est l�gal pour Rigby de d�poss�der un homme de sa ferme.
Je vais le mettre dehors.
Et apr�s ? Ton avis, Tod ?
Une action en justice ?
� quoi bon ?
Les tribunaux sont en ville.
Les fermiers n'y sont pas consid�r�s.
C'est vrai. Quelqu'un a mont� les gens de la ville contre nous.
Pourquoi ne pas former une association comme dans les �tats de l'est ?
En mettant vos int�r�ts en commun, vous seriez mieux arm�s.
Tu t'en occuperais ?
Je dois aller � Guthrie.
Pourquoi aller � 320 km quand tu as tout ici ?
Le Kansas a besoin de toi.
Je croyais que le Kansas vous avait fait impression.
J'ai d�croch� un boulot.
Elle va me tuer !
Ne m'approche pas !
Ozark, aide-moi !
Elles se battent pour quoi ?
Pour moi.
Du poulet ?
Si j'en reprends, je vais glousser.
Ou pondre un �uf.
Quand as-tu rencontr� Bob ?
Un 4 juillet.
Il a mis un p�tard sous ma chaise.
Un d�but bien romantique.
- Je le d�testais. - Pourquoi changer d'avis ?
� cause de lui.
Quand il veut quelque chose, il est bien d�cid�.
C'est �trange. Je suis pareil.
Tant mieux. Active-toi et retourne travailler.
Pourquoi remettre �a ?
Un bon avocat ne tra�ne pas pour d�jeuner.
Je ne suis pas si bon que �a. Je n'ai gu�re progress�.
�a ne fait qu'une semaine.
Durant laquelle je n'ai absolument rien fait.
Je n'ai aucune id�e.
Je pense plut�t que tu as beaucoup d'id�es.
Debout, paresseux.
Avocat � la Cour
La cl� du succ�s.
C'est apaisant de regarder une femme travailler.
J'ai remarqu� �a. O� je le mets ?
�a doit �tre mon c�t� "chef de famille".
L�, �a fera bien.
Belle journ�e pour pique-niquer.
On a pique-niqu� hier,
avant-hier, et les huit jours avant �a.
Aujourd'hui, on installe le bureau.
Allez. Au travail.
�a reste une belle journ�e.
Tu sais quand Bob rentre ?
Non.
Dommage que Bob ne soit pas un vulgaire Indien !
Mais c'est comme �a. Alors je pars � Guthrie.
Et ton travail, ici ?
Je ne vais pas rester l� � te regarder fonder une famille avec lui.
Je n'y peux rien, je t'aime.
Si j'�tais un homme amoureux d'une fille
fianc�e � un autre,
j'irais voir cet autre homme pour tout lui dire.
Qu'en penserait-il ?
Il n'appr�cierait pas.
Je pars donc � Guthrie.
Tu es bien un avocat.
Tu sais parler, mais tu ne t'engages pas.
Si tu aimais cette fille, tu agirais.
Je t'�coute.
Eh bien...
Va � Guthrie !
C'est insoluble.
Pardon.
Il y a une autre sortie ?
Je vais rentrer avant la fusillade.
Attendez.
Combien �a me co�terait, deux divorces ?
Si le juge est raisonnable, environ 10 ans.
�a n'en vaut pas la peine.
Ben !
Quoi ?
Rigby arpente nos terres.
- O� �a ? - Dans les p�turages.
Va chercher Grat.
Les voil�, Rigby.
Continuez � travailler. Je m'en charge.
Vous faites quoi, ici ?
Vous commettez une erreur.
D'apr�s le relev�, votre terrain s'arr�te de l'autre c�t�.
Ne jouez pas � �a. Allez-vous-en.
Je ne veux pas d'ennuis.
- On a un boulot... - Oubliez �a !
Emmett !
Attention !
Ramassez-le et fichez le camp !
Sa t�te a d� heurter ce rocher.
Pourquoi vous ne le relevez pas ?
Il est mort.
Apr�s �a, vous n'irez plus sur les terres d'autrui.
Ramenons-le chez lui.
Pour savoir qui est derri�re cette compagnie,
il faut aller � la capitale.
C'est une bonne id�e. Je m'en occupe.
Dommage que vous partiez.
Vous vous en sortirez mieux que moi.
Vous connaissez tout le monde.
Les gens d'ici vont �tre d��us. Ceux de Guthrie ont bien de la chance.
Que se passe-t-il ?
Quelle est cette agitation ?
Ben Dalton a �t� arr�t�.
Pourquoi ?
Il a tu� un des g�om�tres de Rigby.
Je descends.
- �a change vos plans ? - Nous verrons bien.
Ouverture du proc�s de Ben Dalton
Tod Jackson, ami de la famille, assurera la d�fense
- �a vous dirait de... - Non !
Un juge peut-il c�l�brer les mariages ?
Attendez la fin de la s�ance.
On attendra.
Tu es soucieux ?
Pas pour le proc�s.
Tu comptes toujours aller � Guthrie ?
Je n'ai gu�re le choix.
Ferme la porte, s'il te pla�t.
Nous ne sommes plus des enfants.
Ma vie suivait son cours avant ton arriv�e.
- Laisse-moi parler � Bob. - Non, c'est mon ami.
Entendu, c'est ton ami.
Il n'y a que �a qui compte ? Et moi ?
C'est injuste...
Quelle noblesse !
Selon tes id�aux, je devrais ramper et mourir
pour pr�server votre amiti�.
- Vous �tes l�. - Enfin, te voil�.
Je suis venu d�s que j'ai pu.
C'est quoi, ce remue-m�nage ?
Rigby exag�re un malheureux accident. Mais rien de grave.
Comment va Ben ?
Sa r�colte le pr�occupe davantage.
Il est comme �a. Ch�rie, tu es magnifique.
Ses yeux t'�voquent toujours la m�me chose ?
Il a d'autres choses en t�te.
Je vous laisse discuter entre amis.
Bob veut s�rement voir Ben avant.
Je vais aller lui remonter le moral.
J'ai failli oublier.
Je t'ai pris �a, � Benton.
Tu connais cette pierre ?
- C'est un saphir. - Elle est superbe.
Ne sois pas en reste.
On se retrouve l�-bas.
Sois plus �loquent pour Ben.
- Bonne chance. - Merci.
- On est tous avec toi. - C'est gentil.
Comment �a va ? Assieds-toi.
Salut, Ozark.
Et tu te crois dans le p�trin...
- Ta belle-famille ? - Bient�t.
Veuillez vous lever.
La s�ance du 18e district de l'�tat du Kansas est ouverte.
Pr�sid�e par le juge Lucius Thorndyke.
Asseyez-vous.
L'�tat contre Ben Dalton. L'�tat est pr�t ?
Oui, M. le juge.
La d�fense est pr�te ?
Oui, M. Le juge.
Objection !
Contre quoi ?
Veuillez m'excuser.
Passons � la s�lection du jury.
Auriez-vous des scrupules � voter la peine de mort, M. Osborne ?
- Non. - l'�tat accepte Jim Osborne.
Le jur� est � vous, Me Jackson.
Nous avons toute confiance en M. Osborne,
malgr� la plainte pour vol de cheval.
Objection ! Ce n'est pas son proc�s.
Personne n'a jamais pu le prouver.
�vitez les remarques personnelles.
Veuillez m'excuser. Mon informateur a d� se tromper.
Qui a dit cela ? Quel est son nom ?
�a devait �tre le jur� num�ro trois, M. Norris.
Comment ? Je n'ai jamais rien dit de tel.
Si Jim Osborne veut voler un cheval, �a le regarde.
Comment �a, �a me regarde ?
J'ai vendu ce cheval � Ed Pickett. Pas vrai ?
Je l'ai achet�.
Mais le lendemain, il n'�tait plus dans l'�curie.
Et il me manquait deux harnais !
Il faut contrer Jackson. Ce sont nos hommes.
Mon confr�re le sait aussi bien que nous.
Silence !
Ne touchez pas � mon pistolet !
Silence !
La Cour va devoir �carter Jim Osborne,
Ed Pickett et Pete Norris du jury.
Quinze minutes de suspension.
Je vois...
M. Rigby, dites-nous avec vos mots, ce qu'il s'est pass�.
Mon �quipe v�rifiait les limites de la propri�t�
de la Compagnie de d�veloppement du Kansas.
Objection.
La d�fense peut prouver que c'�tait sur la ferme des Dalton.
- C'est vrai, M. Rigby ? - Non.
Une plainte pour effraction vient d'�tre d�pos�e.
Nous sommes propri�taires depuis 10 ans !
Cessez toute manifestation dans cette Cour !
Et ensuite ?
Emmett a ramass� l'instrument et l'a bris� contre une pierre.
Et ensuite ?
Ben Dalton s'est gliss� derri�re Mason et lui a d�fonc� le cr�ne.
Menteur !
- Grat, arr�te ! - S�parez-vous !
Silence !
Silence !
Subsiste-t-il un doute sur la nature des Dalton ?
J'exige l'ajournement !
Rejet� ! Arr�tez cet homme pour outrage � la Cour !
Vous n'arr�terez personne. Ben va sortir avec moi.
Tu ne peux pas.
Sh�rif, arr�tez-le !
Cette communaut� va apprendre � ob�ir � la loi !
Ob�ir � des lois faites pour les menteurs et les voleurs ?
Doucement.
Arr�tez-le !
- Il est sh�rif adjoint. - Sans importance.
J'en ai assez de ces lois. Acceptez ma d�mission sur-le-champ !
Un instant, Bob.
On y va, les gars.
�carte-toi, Grat.
L�che ce fusil !
�carte-toi.
Grat, fais sortir Ben.
Avance !
Pardon, Julie, je te contacterai. Merci de ton aide, Tod.
Attendez-moi !
Merci, Bob. Tu m'as tir� d'affaire.
- On ne devrait pas. - Il n'y a rien d'autre � faire.
Tous � cheval !
Les Dalton courent toujours apr�s leur audacieuse �vasion
Les Dalton font deux autres victimes
Coups de feu lors d'une attaque
Attaque de banque
Les Dalton soup�onn�s de l'attaque d'une diligence
Arr�te un peu. Tu joues � quoi ?
Je garde la main au cas o� on trouve de la nourriture.
On conna�t bien quelqu'un par ici qui pourrait nous nourrir.
C'est Bob.
- Ma va bien ? - T'as vu Tod ?
Toutes les routes sont bloqu�es. Regardez �a.
Notre butin s'�l�verait � 1000 dollars.
J'ai honte.
Pourquoi imprimer des mensonges ? On n'a pas boug� d'un iota !
Qui veut noyer son chien...
Ils nous attribuent tous les crimes.
- Que va devenir Ma ? - Et la ferme ?
�coutez : "Concours annuel de mangeurs de tartes..."
Tais-toi !
- On fait quoi ? - Je ne sais pas !
C'est parfait.
On rentre, ils nous pendent. On reste ici, on cr�ve de faim.
Si on allait ailleurs pour avoir un proc�s �quitable ?
Bonne id�e, mais il faut de l'argent pour �a.
Si je savais comment s'en procurer ?
- Comment ? - Prudence, Grat.
- Je te suis. - Tu restes l� avec Ben !
� quoi tu penses ?
Tu te souviens, nos vieux amis de la compagnie ?
La diligence de Benton transporte leur paie chaque mercredi.
C'est totalement insens�.
Tout �a, juste pour attaquer une diligence.
Je r�glerais �a vite fait avec des armes.
Bob sait toujours ce qu'il fait.
Il fait tout pour...
�a suffit, il n'y a qu'une seule diligence.
Essayons autrement.
Arr�te-toi.
Ben ? Emmett ?
Quelqu'un approche.
C'est Ben.
O� �tais-tu ?
On a voulu voir comment �a allait chez nous.
Ils ont br�l� la maison. Ma est partie.
Et Emmett ?
Je n'ai pas pu le retenir. Il est all� en ville.
J'y vais !
Laissez-moi !
Les Dalton soup�onn�s de l'attaque d'une banque � Northfield
- On t'a vu ? - Je sais pas.
- O� est Ma ? - Elle va bien.
Cache-toi � c�t�.
O� est Ma ? Ils ne lui ont pas fait de mal ?
Elle va bien. Elle est avec Tod.
Attends ici, je vais la chercher.
- Depuis quand n'as-tu pas mang� ? - J'ai pas faim.
Tu te sentiras mieux le ventre plein. Je reviens.
- Il est l� ! - Sauve-toi !
Vous n'avez pas le droit !
Ouvre la porte !
L�chez-moi !
Jette ton arme !
On t'aura, t�t ou tard !
On l'emm�ne sur la place !
Des mensonges.
Ils ont mis leur t�te � prix.
Ils ont br�l� notre maison.
Pourquoi ?
J'aimerais le savoir.
S'ils veulent les terres, ils les auront...
s'ils laissent mes gar�ons tranquilles.
J'ai essay� de parler � Rigby, mais sans succ�s.
Emmett a �t� pris !
- O� est-il ? - En ville.
Que quelqu'un apporte une corde !
Reculez, tout le monde !
Reculez !
�a va, Julie.
Que peut-on faire ? Comment les arr�ter ?
Attends !
Hors de mon chemin, vermine !
Laissez mon gar�on, sales pa�ens !
Honte � vous tous.
�tes-vous des animaux sauvages ?
La vieille ne nous arr�tera pas !
"La vieille"?
Je me doutais que vous �tiez derri�re tout �a !
Vous �tes responsable des actes de mes gar�ons !
Pourquoi ne le pendez-vous pas, lui ?
Monte, vite !
Il va bien, Ma. Vraiment.
Mieux vaut l'emmener d'ici. Aidez-moi.
Par ici.
On s'en occupe, sh�rif.
- �a va, Emmett ? - Ouais.
Verrouille-la.
- On fait quoi, maintenant ? - D�tends-toi.
Passez-moi le bureau du sh�rif � Benton. Et vite !
Trouvez de quoi l'enfoncer !
Le sh�rif ne tirera sur personne.
- Il y en a, des chevaux. - Mais impossible � atteindre.
Je me demandais...
Si j'allais parler � ces gens, je pourrais leur faire comprendre.
Tu perdrais ton temps, Ben.
Ils ne comprennent que le langage des balles.
Ils seront peut-�tre servis.
Bob, j'ai une id�e...
Garde-la.
Il est tr�s occup�.
Baissez-vous.
- Le prochain coup sera le bon. - Tenez-vous pr�ts.
Vous cherchez quelqu'un ?
C'est les Dalton ! Toute la bande !
Fonce, mon grand !
Vous me connaissez tous. Nous ne cherchons pas les ennuis.
Je suis fermier, comme vous. Je n'ai rien contre personne...
Partons d'ici !
R�compense de 1000 $ pour la capture des Dalton,
recherch�s pour meurtre, �vasion et vol
Il para�t que les Dalton ont attaqu� le N�4.
Il faudra plus que ces gar�ons pour me ralentir.
Tenez-vous pr�ts.
- �a va aller, Emmett ? - T'en fais pas.
Grat et toi, prenez l'autre c�t�.
Pr�t ?
Tu prends celle-l�, moi, celle-ci.
Reste le dos tourn� � la porte. Ne laisse personne t'en imposer.
Vas-y.
Tout le monde les mains en l'air ! En l'air !
Va � l'avant. Je m'occupe d'eux.
Ouvre le coffre-fort.
Ordre de tirer � vue !
Recherch�s pour attaque de banque
R�compense de 2000 $
R�compense de 2500 $
R�compense de 3500 $
Les Dalton recherch�s dans quatre �tats
R�compense de 5000 $
L'�tat offre 15000 $ de r�compense pour la capture des Dalton
"Les Dalton seraient de m�che avec les Dulin.
"L'une de leurs planques a �t� d�couverte.
"Ils ont tu� un homme lors d'une attaque.
"L'�tat offre 15000 $ pour la capture des Dalton."
�a empire tous les jours.
Je ne comprendrai jamais.
Cette famille qu'on connaissait... Que lui est-il arriv� ?
On ne peut continuer ainsi. Peu importe Bob.
Nous avons une vie � mener. Nous nous marions demain.
C'est impossible. Pas avant de lui avoir dit.
Dis � Julie que je n'ai pas oubli�.
R�compense de 20000 $ Morts ou vifs
Sh�rif, et s'ils se cachaient dans l'Oklahoma ?
Ici ? Si seulement ! On aurait vite fait de les attraper.
Dommage pour vous. �a aurait apport� de l'eau � votre moulin,
avec les �lections � venir.
�a m'aurait bien aid�.
Sh�rif, ils sont l� !
- Qui ? - Dans le caf� de Pete !
- Qui est dans le caf� de Pete ? - Les Dalton !
Chez Pete ?
Dans ce cas, il faut agir !
R�unissez tout le monde ! Dites-leur de s'armer !
Prenez vos fusils, je prends le mien !
Alors je me suis dit : "Ces Dalton viendront jamais par ici
"ou peut-�tre bien qu'oui."
Mais s'ils viennent, je suis pr�t � les recevoir.
Supposons qu'ils soient � votre place.
En mangeant, vous ne feriez pas attention � moi.
Moi, je bricolerais avec le sel et le poivre.
Et l�, je d�gainerais.
Que feriez-vous ?
Je vois.
Bien �quilibr�. Tu avais le m�me, Emmett.
Le baril �tait plus long.
P�p� disait que c'�tait le meilleur... Vous avez dit "Emmett"?
Grat.
Bob.
Lui, c'est Clem Wilson. Un nouveau.
Jamais entendu parler de lui.
C'est dr�le... Je parle de vous, et vous voil� chez moi.
Personne ne va me croire.
On dit que je suis le plus grand menteur en ville.
- Tenez. - Gardez-le. Il ne me sert � rien.
Vous voulez un morceau de tarte ?
Prenez de la tarte. C'est gratuit.
Merci beaucoup.
�coutez tous !
Armez-vous ! Ils ont cern� les Dalton chez Pete !
Ils ont cern� les Dalton !
- Tu ne vas pas les aider, ch�ri ? - Si, bien s�r !
Les Dalton ! Sortez les mains en l'air !
V�rifie l'arri�re.
- � quoi �a rime ? - Les Dalton...
Vraiment ?
Pas d'issue.
C'est bon.
Tu nous rejoins au mauvais moment, Clem.
On dirait bien, oui.
Sacr� nom de Dieu ! Faites attention !
D�placez cette diligence ! Les Dalton sont l� !
Je m'en vais !
Mais �a les aidera pas, si vous abattez un de mes chevaux !
D�gagez de l� !
Je d�gage, oui ! Mais cessez donc de tirer !
�a vaut aussi pour vous !
C'est ce bon vieux Ozark. D�p�chons-nous.
D�gagez, je vous dis !
Vous voyez pas que mes chevaux sont nerveux
� cause de la fusillade ? Ils co�tent 50 $ chacun !
Arr�tez et sortez donc de l� ! Et sortez, vous aussi !
Je crois qu'ils sont pr�ts. On d�gage !
Cessez le feu.
On a d� les avoir.
Si l'un de vous est encore en vie, qu'il sorte les mains en l'air !
Ils sont tous morts ?
Ils semblaient bien vivants, en montant dans la diligence.
Quoi ?
� cheval !
Et ils n'ont rien pay�.
Bien jou�, Ozark.
- Regarde ce que je t'ai apport�. - Merci, Grat.
Elle est au citron.
- Non, Ozark ! - Ma tarte !
�a va, oublie-la.
Voil� comment on me remercie. Elle �tait si bonne...
Ils approchent !
T'as pas de c�ur, Bob.
Cravache, veux-tu ?
On n'arrivera � rien comme �a. Quittons la diligence.
D�p�chez, ils se rapprochent !
Bob !
Et moi, alors ? Je ne suis pas un papillon !
Grat ! Clem !
Est-ce que quelqu'un veut bien m'aider ?
- Comment on s'en sort ? - Pas tr�s bien !
Sans des chevaux plus rapides, on va avoir de la compagnie.
Et un cheval de fer ?
On les a sem�s.
C'�tait moins une.
On est en s�curit�.
Le toit de ce train me convient mieux que la carne que je montais.
� pr�sent, que diriez-vous de tirer profit du voyage ?
Ce serait idiot de passer outre.
Jette un �il.
Allons-nous-en !
�coutez. Il y a quelqu'un sur le toit ?
Probablement un Dalton � la chasse au veau !
Si c'est un nouveau jeu, il me pla�t pas.
- Qu'est-ce qui te prend ? - Le train grouille de sh�rifs.
Il doit y en avoir une centaine. Regardez !
S�rement une belle cargaison.
Ils sont par�s � nous poursuivre quand on l'aura vol�e.
�a m'a l'air int�ressant. Allons voir.
Les Dalton seraient surpris s'ils nous attaquaient.
Ils sont loin d'ici. Distribue.
- Qui c'est ? - Le sh�rif Smith.
Ne bougez plus.
Passez de l'autre c�t�.
Levez les mains.
� terre !
On m'a dit que les Dalton avaient �t� vus en Californie.
Je mise 50 cents.
On perd notre temps � garder ce train.
Je rench�ris d'un dollar.
Donnez-moi un coup de main.
Balancez-le dehors.
La f�te est finie. On s'en va.
On saute.
- On ne prend pas les chevaux ? - Pourquoi pas ?
- Je veux le joli ! - Pourquoi ?
Tu m'as fait perdre ma tarte au citron, non ?
Attention � la marche !
Vas-y ! Qu'est-ce que t'attends ?
- Regardez ! - Qu'y a-t-il ?
J'aurais jur� que c'�tait Grat Dalton.
Attendez voir !
En voil� un autre ! On aurait dit Emmett.
Tu veux bien arr�ter et nous laisser finir la partie ?
Il lui ressemblait.
Allez, Ozark. Descends.
Je mange mon chapeau si ce n'est pas Ozark Jones !
Ce n'est peut-�tre pas lui, mais c'est mon cheval !
J'esp�re que tu sais nager.
Arr�tez le train !
- Quoi ? - Les Dalton !
Ils ont pris l'or.
Ils ont pris nos chevaux.
Au moins, vous avez sauv� le train.
Vous y �tes, madame.
- Ma ! - Julie, ch�rie !
Ma ch�re enfant !
Te voir me rappelle le bon vieux temps.
Je suis venue au plus vite.
Je m'en doutais. Ne crains rien. C'est mon fr�re, Tim.
Vous avez des nouvelles ?
Bob est rentr� il y a deux nuits.
Il est l� ?
Tu ne veux pas le revoir ?
Je ne veux pas para�tre insensible, mais tant de choses sont arriv�es.
Ne t'en fais pas. Je comprends.
Je regrette de t'avoir fait venir jusqu'ici.
Non. J'irai le voir.
Merci.
Comment va Tod ?
Bien. M�me s'il est tr�s occup�.
Il passe tout son temps � Kansas City.
Il essaie toujours d'aider mes gar�ons ?
Il n'a jamais perdu espoir.
C'est un bon ami, mais j'ai peur qu'il ne soit trop tard.
Salut, Mlle Julie !
- Lui, c'est Clem Wilson. - Ravie.
D�guerpissez, je veux lui parler seul.
� plus tard.
- Je suis l�-haut, au besoin. - Merci.
�a a �t� dur pour toi, non ? Ils ont choisi la mauvaise famille.
On ferait mieux de parler.
Je sais. Ne t'en fais pas, c'est fini.
Les autres partent en Californie, nous, en Am�rique du Sud.
Tu dois savoir une chose. Je n'irai pas.
Alors on partira en Californie, o� tu voudras.
�coute-moi.
J'avais oubli� tes cheveux de jais. Et tes yeux saphir.
Tu ne comprends pas, Bob ? Je ne pars pas avec toi.
Tu as peur ?
- Non. - Alors quoi ?
Est-ce que tu essaies de me dire... Non, personne n'oserait.
Tu as simplement peur.
As-tu pens� que j'aurais pu changer ?
Que veux-tu dire ?
Je ne t'aime pas, Bob.
- Je ne t'ai jamais aim�. - Dis-moi tout.
Ce qui t'est arriv� n'a rien � voir.
Je voulais te le dire avant le proc�s. Tod a refus�.
- Tod Jackson ! - Attends !
- Tu penses qu'il acceptera ? - Pourquoi pas ?
- O� tu vas ? - J'ai � faire.
Ne m'attendez pas. Je vous retrouverai � Denver.
Un instant, Bob. On a discut�, avec les gars.
Si on se faisait la banque avant de partir ?
Un coup facile.
J'ai dit que c'�tait fini ! Allez-vous-en, comme pr�vu.
- On serait fous de pas le faire. - Je suis d'accord.
On ne reviendra pas de sit�t au patelin.
- Bob dit que c'est fini. - Mais pourquoi ?
C'est dommage de laisser tout cet argent l�-bas.
- Cette ville nous doit tout. - C'est s�r.
C'est all�chant, mais les ordres de Bob ?
Il n'en saura rien jusqu'� ce qu'on lui donne sa part.
Qu'en dites-vous ?
Elle est jolie, la fille de la banque.
Entrez.
Bonjour, Jackson. Entrez. Vous �tes all� jusqu'� la capitale ?
Savez-vous que j'y ai trouv� ce que je cherchais ?
La Compagnie de d�veloppement du Kansas ? Oui.
Asseyez-vous.
Vous avez bien fait les choses, avec votre ami Rigby.
Il a �t� utile. Et tr�s profitable, par ailleurs.
Prenez un cigare.
Vous parlez du droit de passage des chemins de fer.
- Vous savez tout ? - Et plus encore.
Savez-vous ce qu'est un grand jury f�d�ral ?
Vous perdez votre temps. J'en ai vu des tas.
Il leur faut des ann�es avant d'inculper.
D'autres ne d�lib�reront pas aussi longtemps.
Quand vous voudrez, Jackson.
Ils ont leur prix, eux aussi. Mais vous n'aimerez pas le payer.
Le bureau du sh�rif.
Vite !
O� sont-ils ?
D'accord !
Bill ! George !
Tu es fou ? Il y a des sh�rifs partout.
Tu t'inqui�tes pour moi ?
Pourquoi t'�tre d�plac� ? Je serais venu.
Je n'en doute pas. Mais il fallait que je te voie.
J'ai des nouvelles.
De quoi peut-�tre vous innocenter.
Winters dirige la Compagnie de d�veloppement du Kansas.
Parfait.
Aucune nouvelle personnelle � m'annoncer ?
Tu t'es pas mal d�brouill� !
- Arr�te ! - Il l'aura m�rit� !
Quelles sont ces mani�res ? Tu ne peux pas contr�ler nos vies !
- Bob ! - Te m�le pas de �a, Ma !
Ne pas m'en m�ler ? C'est bien le probl�me.
�a fait trop longtemps !
Trahir tes deux seuls amis, c'est...
Je sais ce que je fais !
Mon fils... Qu'es-tu devenu ?
Ce n'est pas votre fils.
Il aurait compris que nous ne pouvions lutter contre le destin,
pas plus que lui.
Votre fils aurait compris �a.
Bob, tu ne peux pas �dicter tes propres lois.
Pourquoi ne pas partir et nous laisser en paix ?
Tu m'entends ? Laisse-nous en paix !
Les choses peuvent parfois mal tourner.
Restez ici.
Julie, dis � Tod que je regrette.
Je lui dirai, Bob.
Mon fils !
Tout va bien, Ma. Ne t'inqui�te pas.
Voil� Bob !
Couvrez-le.
�a va.
Bande de petits malins...
- O� sont les chevaux ? - Dans la ruelle.
J'arrive.
Je passe le premier. Donne-moi un pistolet.
- Laisse-moi y aller. - Tais-toi, donne.
T'attends quoi ?
Emmett, � toi.
Ozark Jones ! J'attendais de mettre la main sur toi !
- Pas maintenant, Nancy ! - Tu veux �tre un bandit ?
Baisse cette arme avant que je t'�pingle les oreilles !
Je suis d�sol�. Je ne voulais pas, Nancy !
Mais je suis...
On va tenter une perc�e. Comment tu te sens, Grat ?
Je vais y arriver.
Clem, accroche-toi � moi.
Photos authentiques du raid des Dalton
Les temps changent vite, ici dans le Kansas.
Mais les gens continuent de m'apporter leurs chariots
pour que je les r�pare.
Et puis, ils repartent. Certains � l'ouest, d'autres au sud.
Bient�t, il n'y aura plus personne en Am�rique.
Mais � quelle heure part la diligence pour Guthrie ?
Pourquoi vous allez � Guthrie ?
Un instant... Il faut qu'on y aille.
On veut savoir � quelle heure part la diligence.
Le service a �t� suspendu. Maintenant, il dessert Oklahoma City.
Vous et votre s�ur aimeriez le voyage.
On ne veut pas aller � Oklahoma City.
Et je ne suis pas sa s�ur.
� bien y regarder, vous ne vous ressemblez pas.
- C'est ma femme. - Sans blague.
�a me rappelle un couple qui a pass� une semaine ici
� attendre la diligence.
Vous savez ce qu'ils ont fini par faire ?
Ils ont pris le train.
Qui donc a bien pu leur dire ?
+++
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