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Un, deux, trois, quatre.
A toi, Roger.
Je suis trop vieux pour �a.
Oh mon Dieu.
Joyeux anniversaire mon ch�ri.
Alors, �a fait quoi d'avoir trente-huit ans ?
Vraiment super.
Dans deux ans, j'aurai quarante ans,
Dans douze ans, j'aurai cinquante ans.
Je suis vraiment fou de bonheur...
- ...c'est g�nial, quoi. - Oh, mon ch�ri.
Qu'est-ce que je fais de ma vie ?
Qu'est-ce que je fais de ma carri�re ?
- Qu'est-ce que je fais de nous ? - L�, tu nous ennuies.
Ouais.
T'aimes ?
C'est une pierre tombale africaine.
C'est pas magnifique ?
Tu m'as achet� une pierre tombale pour mon trente-huiti�me anniversaire ?
Je suis d�sol�. J'aime beaucoup. Vraiment.
C'est tr�s joli. Tu sais, j'ai r�fl�chi.
Tu te souviens de ce dont tu voulais toujours parler,
et que je fuyais ?
Tu sais, le mot qui commence par
Et hein il est peut-�tre temps qu'on fasse ce mot.
Roger, je doute que tu soies pr�s pour ce mot.
Non, vraiment, je suis sinc�re.
Peggy, je veux qu'on se...
...�M�.
Roger, si tu peux m�me pas dire le mot qui commence par �M�
�a veut dire que t'es pas pr�s pour le faire.
Je peux le dire. Vraiment.
Mariage. Tu vois, je peux le dire. Alors, qu'est-ce que t'en penses ?
Je crois pas qu'on devrait en parler maintenant.
Tu vas �tre en retard au travail, et tu sais que papa d�teste �a.
Je suis juste pass�e pour te souhaiter un joyeux 38�me anniversaire.
Un joyeux 38�me anniversaire. C'est une contradiction en soi.
�a c'�tait excellent.
Eh, Roger, quoi de neuf ?
Salut, Bix.
Les affaires marchent aujourd'hui ?
Presque aussi bien que la nuit derni�re.
- Le m�me d�sastre, hein ? - Ouais.
�coute,
j'aimerais bien faire partie du Big Band de Jimmy Bower's.
Et je voudrais que tu viennes avec moi.
Oh, je te remercie, mais...
Non, non, je veux rien entendre � part ta musique.
Eh, regarde-toi.
- Je quitte le groupe, Ty. - Quoi ?
Je dois sacrifier quelque chose.
Je me dis qu'il est encore temps que je devienne un bon avocat.
Et j'arr�te ma carri�re de musicien.
Oh, t'es pas tr�s heureux.
Je suis pas si malheureux.
�a c'est le visage de quelqu'un qui a fait le mauvais sacrifice.
Laisse mon nez tranquille, ok ?
Si tu changes pas d'avis,
je vais �tre oblig� de crier sur les toits
que t'es un blanc bec !
Tyrone, tu devrais pas appeler qui que ce soit un blanc bec.
Et pourquoi pas ?
D'abord, parce que t'es blanc.
- Vraiment ? - Ouais.
Oh mon Dieu, c'est vrai.
Je suis en retard. Je dois y aller.
Je sais que j'ai pris la bonne d�cision.
Keep cool, Raoul.
Merci pour la musique, Bix.
Alors ?
Bien vous avez un pied dans la tombe.
Depuis ma plus tendre enfance, les m�decins me disent �a.
Bien je crois que vous avez beaucoup de pratique
parce que maintenant c'est bien vrai.
- Combien il me reste ? - Un jour, une semaine...
Un mois ?
Bien.
Passez-moi le t�l�phone.
- Vous avez pas une cigarette ? - Vous fumez pas.
�a peut plus me faire grand mal.
Merci.
Apr�s trente-deux ans de mariage
t'es toujours un sale petit cochon, hein ?
Tu devrais pas r�pondre ? C'est peut-�tre ta femme.
Depuis qu'elle a demand� le divorce, elle appelle presque plus.
D�sol�e, Monsieur Schuyler,
mais Edwina Cutwater patiente sur la une.
Oh, c'est pas vrai. Bon, ok.
C'est pas grave.
Je voulais juste te dire que ta femme m'a fait citer � compara�tre.
Gretch, je suis d�sol�.
Je dois vraiment prendre cet appel.
- Bonjour Margo. - Bonjour Roger.
Bonjour Bix.
Rien d'excitant aujourd'hui ? Pas de locataires injustement expuls�s ?
Euh, des fermiers, des indiens ?
Bien, Monsieur Rensselaer a appel�.
Il veut que vous viriez son chauffeur.
M. Spencer p�re veut que vous pr�pariez un contrat de mariage
pour Monsieur Spencer fils.
Et Monsieur Spencer fils a appel�
pour que vous disiez � Monsieur Spencer p�re
de s'occuper de ses affaires.
Que la justice soit faite.
Pourquoi est-ce que je fais �a ?
Je crois qu'on appelle �a faire ses preuves.
�a fait onze ans que je fais mes preuves.
Je devrais �tre le patron du club depuis le temps.
- Bien vu. - �a suffit.
Je veux des cas qui en valent le coup. Je veux d�fendre le bien contre le mal.
Je veux un partenariat.
Vous vous adressez � la mauvaise personne.
Je sais. Je r�p�tais seulement. Pas mal, hein ?
Ce qui importe c'est des messages clairs.
Et Schuyler va en recevoir un tout de suite.
Seymour, c'est la quatri�me femme 1 cit�e a compara�tre aujourd'hui.
Monsieur, il faut que je vous parle.
Je ne veux pas la voir � la barre des t�moins.
�coutez, si vous n'avez pas trouv� le lascars qui fera l'affaire
je vais en trouver un tr�s vite.
Monsieur Schuyler...
J'allais vous appeler. Apportez-moi le dossier de Melle Cutwater.
Allez chez Edwina. Elle dit qu'elle est sur le point de mourir
et qu'elle doit r�gler ses affaires.
�Un...
je veux discuter de mon avenir avec vous tout de suite.
Et bien c'est exactement ce dont on parle.
Vous allez chez Edwina Cutwater.
Je veux un partenariat.
Le jour o� vous arr�terez votre musique et que vous penserez un peu au droit
- on en parlera ! - Parlons alors.
J'ai quitt� mon groupe.
D�s aujourd'hui je suis totalement d�vou� � ma carri�re d'avocat.
(le soir, je vais acheter un gilet.
Mon Dieu, vous �tes s�rieux.
Je suis tr�s s�rieux.
Mais je veux m'occuper de vrais cas, des cas importants,
plus de ces petits jeux.
Roger, �a fait tellement longtemps que j'attends ce moment.
Aller chez Edwina Cutwater n'est pas l'id�e que je me fais de...
Non, non, �coutez.
Quand Edwina aura quitt� cette terre,
son capital va g�n�rer plus d'argent pour notre bureau
que la plupart des petits pays voient en un an.
Et il va falloir mener et structurer cette affaire
avec beaucoup de professionnalisme et de sophistication.
Alors aujourd'hui, faites �a pour moi.
Allez chez elle et je vous confie toute l'affaire.
Si �a c'est pas du vrai droit,
si c'est pas du vrai droit je sais pas ce que c'est.
Plus je pense � tout �a, plus �a me pla�t.
Me regarde pas comme �a, ok ?
Je suis pas le petit messager.
Je suis un conseiller l�gal tr�s comp�tent.
C'est vraiment super.
Je vais plus me faire regarder de haut par des gens
qui se croient sup�rieurs parce qu'ils sont riches.
A partir de maintenant, je vais �tre respect�...
par des gens qui se croient sup�rieurs
parce qu'ils sont riches.
Roger Cobb, de chez Schuyler et Mifflin. Je viens voir Melle Cutwater.
Oui monsieur, on vous attend.
Je l'accompagne.
- Betty Ahrens - Roger Cobb.
Essayez de ne pas trop l'exciter, ok ?
Grayson ? Grayson ?
- Oui madame ? - N'oubliez pas les invitations...
et assurez-vous qu'elle soient donn�e au moment m�me de ma mort.
Au moment m�me de votre mort. Oui madame.
- Oh, monsieur... - Cobb.
Cobb.
Ah oui, vous �tes l'organis�.
�a ne vous d�range pas de m'accompagner � mon lit de mort ?
Voici le nom de mon traiteur,
et voil� le menu du soir.
Assurez-vous qu'il y aura du p�t� d'oie,
c'est vraiment exquis.
C'est pour les fun�railles ?
On ne mange pas de p�t� d'oie � des fun�railles.
Monsieur Fulton est un merveilleux directeur d'orchestre.
J'aimerais que vous l'engagiez pour tout le week-end.
C'est pour la veill�e, madame ?
Dieu du ciel, non. C'est pour la f�te.
Et je veux que �a donne.
- Devinez ce que je vais faire ? - Quoi ?
Je vais ressusciter.
Et qu'est-ce qui vous fait croire que c'est possible ?
Je suis riche.
Grayson, venez, s'il-vous-pla�t.
Melle Cutwater, il ne s'agit pas d'une simple contravention.
Il s'agit de la moissonneuse de vie.
Et on n'ach�te pas la moissonneuse de vie.
Oh, Monsieur Cobb...
J'ai pass� ma vie enti�re retenue
par ma fragilit� et ma mauvaise sant�,
clou�e � des chaises roulantes et � mon lit.
C'est mon c�ur, voyez-vous.
Il a toujours eu de bonnes intentions, mais il a toujours �t� de travers.
J'ai eu tout l'argent du monde, mais jamais l'occasion d'en profiter.
Je suis jamais all�e en Europe.
Je ne suis jamais all�e nul part, en fait.
Bien s�r, j'ai d�pens� des sommes chez Neiman et Gucci
mais je n'y suis jamais all�e.
Je n'ai jamais mont� mes chevaux. Je n'ai jamais vu de ballet.
Je n'ai jamais dans�.
Mais les Cutwaters ne sont pas des mauviettes.
Et j'ai d�cid� que si ma fortune n'a pu m'aider dans cette vie
je jure que je vais m'en racheter une autre.
- Ah, Grayson. - Votre...
...talkie-walkie, madame ?
Oui, faites venir Monsieur Prakha Lasa et, comment s'appelle-t-elle...
...la fille de Fred.
Melle Terry, madame.
Du gaz.
Excusez-moi, je dois vous servir du p�t� d'oie
ou je dois r�soudre un probl�me l�gal ?
Je veux que vous changiez mon testament...
pour que, comment s'appelle-t-elle...,
pour que la fille de Fred devienne l'h�riti�re de tout mon bien.
On doit donc �tablir un nouvel �crit.
On a besoin de t�moins.
Ah, votre Brune.
Tout va bien, Prakha, entrez donc.
Venez, venez.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
- Attendez. - Ou est la fille de Fred ?
Bonjour.
- Bonjour, je m'appelle Terry Hoskins. - Roger Cobb.
Donc vous �tes... la fille de Fred ?
Mais c'est qui Fred ?
Papa, viens donc.
Oh, moi je suis contre tout �a.
Mon p�re est l'homme d'�table de Melle Cutwater.
C'est contre nature.
Attendez, que je comprenne bien.
Vous allez laisser tout votre bien
� la fille de l'homme d'�table, et il s'y oppose ?
�Un.
- Mais c'est ce qu'il vient de dire... - En fait je ne vais h�riter de rien.
Mais vous venez de dire qu'elle va devenir votre seule h�riti�re.
C'est juste.
Vous allez donc h�riter de tout ?
�Un.
J'ai loup� quelque chose, l� ?
Voyez-vous, gr�ce � sa majest� Prakha Lasa
je vais �tre transmigr�e.
Transmigr�e signifie que mon �me va quitter mon corps pour toujours
et devenir un avec l'univers.
Et � ce moment-l�, mon �me entrera dans son corps.
Bon plan.
Je suis d�sol�, mais je doute que �a soit un bon plan.
L'�me de ma fille va quitter son corps pour aller je ne sais o� ?
Fred, n'en parlons plus, ok ?
Je sais que je n'ai pas toujours �t� l� pour elle quand elle �tait petite
mais je ne veux pas la perdre de nouveau. S�rement pas.
Laissez tomber, Fred.
Melle Cutwater, en tant qu'avant, je dois vous informer
que le testament pourrait �tre annul� si on vous jugeait...
...pas vraiment saine d'esprit.
Esp�ce de chasseur de malheur.
Est-ce que vous insinuez que je ne suis pas saine d'esprit ?
Oh non, je n'oserais pas. Mais je crois que...
...tout habitant du syst�me solaire le penserait.
Monsieur Cobb,
je n'ai pas besoin de votre n�gativit� d'ignorant.
Dehors.
Faites attention de ne pas trop l'exciter.
�a Va ?
�a Va, �a va.
Prakha, pas encore.
D'accord.
Je ne suis pas pr�te.
Est-ce que tout le monde ici est compl�tement tar� ?
Monsieur Cobb...
Je vais vous expliquer quelque chose.
Voyez-vous...
approchez-vous donc.
�a c'est pour l'insulte. Maintenant, dehors.
C'est le Moyen-Age, ou quoi ?
Vous m'avez fait mal � la main.
Je vais dire � M. Schuyler que vous n'�tes qu'un sale crapaud insolent...
et je vais exiger qu'il vous renvoie.
Pourquoi ne pas entrer dans son corps et le faire vous-m�me ?
Et ne revenez jamais, gueux.
C'est pas parce que mon grand-p�re n'a pas viol� l'environnement
et exploit� le prol�tariat que je suis un gueux.
Et c'est pas qu'il ne voulait pas violer l'environnement
et exploiter le prol�tariat, je suis s�r qu'il en mourait d'envie.
C'est seulement qu'en tant que pauvre coiffeur
il n'en a pas eu l'occasion.
Grayson, faites avancer la voiture, et appelez mon coiffeur.
Apportez aussi les bijoux en diamants.
Je dois vous dire que c'est brillant.
- Quoi ? - Votre cin�ma.
C'est l�gal, c'est logique.
La partie avec le bol est un peu exag�r�e
mais c'est clairement original.
Le bol, M. Cobb,
est accord� selon l'harmonie de la force vitale de Melle Cutwater.
Quand son corps mourra, il deviendra le r�ceptacle de cette force
afin que je tienne le bol et qu'il devienne un conduit
entre son corps et le mien.
- Vous y croyez vraiment ? - Oui.
J'imagine que oui.
Et en cas d'erreur vous h�ritez quand-m�me des vingt millions.
Je me fiche de son argent.
Quand j'avais quinze ans, j'ai fui de chez moi
pensant que je trouverais qui je suis dans les biens mat�riels.
Je n'ai trouv� que de la douleur.
Sa saintet� Prakha Lasa dit que les biens mat�riels sont mauvais.
Je cherche quelque chose de bien plus pr�cieux que l'argent...
de plus cher.
C'est pourquoi je suis pr�te � renoncer � mon corps
et � devenir un avec l'univers.
Et vous pensez pas que c'est un peu...
dingue !
Sentez mon c�ur.
Vous �tes malheureux, vous �tes anxieux et insatisfait
parce que vous ne faites pas ce que vous voulez de votre vie.
Je suis tr�s paisible.
Qui de nous deux est fou ?
Vous.
Merci.
Margo.
Oh, M. Durand a appel�.
Il veut que vous organisiez une compagnie bidon
pour qu'il puisse payer son voyage de noces aux frais de la princesse.
- Il y a eu un appel... - �a suffit.
Je vais dire � Schuyler qu'il doit bien m'utiliser, ou me perdre.
Il est dans la salle de conf�rence avec Melle Cutwater.
Elle est ici ?
Avec son docteur, son infirmi�re,
M. Mifflin, et une anglaise sans soutien-gorge.
Et un hindou qui tient un pot de chambre au bout d'un Baton.
Je crois pas que vous devriez y aller.
Nous avons encore quelques d�tails � r�gler.
Avez-vous assez de force pour continuer ?
Quoi ? Je vais bien, vraiment.
Je vais bien. Dites-leur.
Elle pourrait claquer d'une minute � l'autre.
Ignorez-la, elle essaye seulement de me remonter le moral.
Je suis d�sol� de vous interrompre.
Madame, j'aimerais m'excuser de vous avoir bless�e.
M. Cobb, ne vous tra�nez pas par terre.
Je veux seulement m'excuser.
- Si je pouvais vous parler seul. - Si vous essayer d'�viter le renvoie
c'est trop tard.
- Quoi ? - Vous �tes bel et bien renvoy�.
Je vais vous dire.
Mon p�re s'est tu� au travail,
pour d�fendre les droits des gens dans le besoin
dans un trou � rats sur la Neuvi�me.
Quand il est mort, ma m�re s'est faite assistante de plombier
pour que je puisse faire l'�cole de droit et continuer en son nom.
Maintenant que j'ai un boulot de merde dans un bureau d'aide l�gale,
je pr�f�re le garder que de m��craser devant des gens comme elle
- ...jusqu'� la fin de mes jours. - �a suffit.
Vous savez ce que vous �tes ? Une suceuse d'�nergie.
- �a suffit. - Vous me grimpez dans le cou.
Et vous sucez toute mon �nergie d'avocat.
La ferme.
Je n'ai jamais entendu autant conneries de toute ma vie.
Je ne peux pas accepter �a.
Non, pas vous. Elle.
Vous avez entendu ce qu'elle veut faire de son �me ?
Ouais.
Nom de Dieu, cette femme est compl�tement dingo.
Elle est folle.
Mais vous,
Roger, vous avez du cran.
Je ne vous avais jamais vu vous confronter � quelqu'un comme �a.
Vous avez cette flamme qui br�le.
Pour d�fendre ceux qui ont vraiment besoin de vous.
Et je ne savais pas pour vos parents.
- Oh, je l'ai invent�. - Non ?
- Petit truand. - Pas mal, hein ?
- J'aime les hommes qui pensent droit. - Merci.
Roger, j'ai un cas tout sp�cialement pour vous.
Si vous le gagnez, nous serons partenaires.
C'est pas pour un de vos riches d�traqu�s mentaux, hein ?
Non, c'est pour quelqu'un de tr�s bien...
qui divorce.
Je crois que je suis pr�t pour le partenariat.
All�luia.
Bix, tu vas �tre le meilleur ami d'un partenaire.
Appelez le Fulton Morris Orchestra. Dites-leur que Melle Cutwater...
...veut son saxophoniste favori, Tyrone Wattell, pour sa f�te.
Et qu'elle veut qu'il soit pay� mille dollars la soir�e.
Allons informer M. Wattell.
Allez, Bix.
Quel sacr� type.
Ban...
M. Mifflin peut �tre t�moin.
Je vais apposer ma signature en tant qu'ex�cutant...
et tout sera sign�, scell� et...
- Un tunnel... - Edwina ?
...avec une lumi�re vive.
- C'est bien ce que je craignais. - Mais de quoi elle parle ?
Terry...
Prakha...
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Melle Cutwater ? Eh, attendez.
Est-ce qu'elle a tout sign� ?
Donnez-moi une intraveineuse. Vite.
Kim, appelez la compagnie d'assurance.
Comment va-t-elle ? Est-ce que �a va aller ?
Elle s'affaiblit.
Poussez-vous donc, abruti.
C'est fini.
- O� suis-je ? - Quoi ?
Je respire. Je dois �tre vivante.
Qui a dit �a ?
Non, c'est pas possible. Je viens de mourir.
Mes plombages me ressortent G�n�ral Hospital.
�a a march�.
Oh, mon Dieu.
Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
Je suis la femme la plus en forme du monde.
Qui a dit �a ? C'est moi.
Je deviens fou.
On dirait pas la voix de la fille de Fred.
Non, je ne suis pas fou.
Quelque chose m'est tomb� sur la t�te.
J'hallucine, c'est tout.
Oh merde.
Mais qu'est-ce que vous foutez l� ?
J'arrive pas � le croire. Je peux m�me pas mourir comme il faut.
Pourquoi vous me faites �a � moi ?
Dieu, tu te marres pas d�j� assez comme �a, l�-haut ?
Mais qu'est-ce que je t'ai fait ?
Qu'on me dise que c'est pas vrai.
J'ai bien peur que �a le soit, alors rentrons
et demandons � Prakha de remettre tout �a en ordre.
Je peux m�me pas bouger ma jambe droite.
Je suis paralys�.
Attendez, je vais essayer.
Nous avons tous les deux contr�le de notre corps.
Comment �a, notre corps ? C'est mon corps.
Je ne veux partager mon corps avec personne.
Tout le monde va �tre bien d��u.
O� allons-nous ?
On doit retrouver Prakha Lasa.
Je peux pas y retourner. Schuyler va penser...
Excusez-moi, c'est une conversation priv�e. �a ne vous d�range pas trop ?
Ah non.
S'il-vous-pla�t., faites ce que je vous dis.
�Un.
On dirait que vous contr�lez bien le c�t� gauche du corps.
Moi, c'est plut�t le c�t� droit.
L�che �a.
Esp�ce de salope.
�a vous d�rangerait un peu de respect pour les morts ?
L�chez-moi donc la main, sale brute.
�Un.
Arr�tez. Si vous voulez que je sorte de vous,
vous feriez mieux d'arr�ter ce comportement ridicule.
Je sais pas comment vous �tes entr�e en moi,
mais je vais vous en sortir tout de suite.
Allons.
Attendez, je passe la premi�re.
Calmez-vous et essayez de vous concentrer.
Je suis le c�t� droit,
et vous le gauche.
D'abord moi, et puis vous.
Moi. Vous.
Vous voyez, il suffit de coop�rer.
Tout ce qui nous reste � faire c'est trouver Prakha.
En fait, on doit faire autre chose d'abord.
Quoi ?
Il faut que j'aille pisser.
Bix, va voir Margo.
Mon pied, votre pied...
Tr�s bien.
Votre pied, mon pied...
Oh, vous vous d�brouillez merveilleusement bien.
C'est pas horrible ?
Vous ne pouvez pas vous imaginer comment.
Je ne peux pas rentrer l�. C'est les toilettes des hommes.
Fermez-la et faites ce que je vous dis.
Ne me criez plus jamais dessus.
Je suis d�sol�, mais c'est pas ce que j'appelle passer du bon temps.
C'est pas particuli�rement la joie pour moi non plus.
Je suis morte il y a cinq minutes.
Oh mon Dieu.
- Il va falloir le faire. - Faire quoi ?
Vous savez, la sortir.
Sortir quoi ?
- Le petit bonhomme. - Le petit bonhomme ?
Vous savez, mon p�nis.
Comment osez-vous dire le mot p�nis � une morte ?
�coutez, si vous ne faites pas prendre l'air � Popol,
il va pisser sur votre moiti� de mon corps.
M. Cobb, si vous essayez de me faire peur,
�a ne marche pas.
Arr�tez. Arr�tez.
D'accord, d'abord, l�chez-moi.
Maintenant, posez doucement votre main...
Doucement.
Ok, on va essayer de nouveau.
Attention. Faites tr�s attention.
Mais qu'est-ce que vous foutez ?
J'essaye de soulager Popol.
Arr�tez de jouer avec, et sortez-la.
C'est pas la peine de parler, j'entends tr�s bien vos pens�es.
G�nial, tout ce dont je r�vais.
Je la secoue ?
Oui.
Merci.
J'�tais s�rieuse � propos des cris.
Je... je parlais tout seul...
...c'�tait pas tr�s s�rieux.
Ah, voil� la fille de Fred.
Coucou, Terry. Arr�tez.
Ok, je parle pas. Essayez de marcher comme un homme.
D'accord.
M. Cobb.
- ...C'est horrible. - Je sais.
C'est pas de votre faute si �a a pas march�.
Comment vous savez que �a a pas march� ?
Vous n'allez pas le croire...
Il est o� le swami ?
Il est parti quand tous ces gens sont arriv�s.
- Il est timide, vous savez. - Il est parti ? Il est parti o� ?
Ne vous inqui�tez pas, je sais o� il est.
Tu as int�r�t.
M. Cobb ?
Est-ce que vous voulez toujours faire ce truc de transmigration ?
- Oui, mais elle... - Bien.
- On va aller chercher Gunda Din... - M. Cobb ?
Excusez-moi. M. Schuyler veut vous voir tout de suite.
Bien. Merci.
O� pouvons-nous vous joindre ?
Je suis chez Melle Cutwater.
C'est qui "nous" ?
Il veut vous voir maintenant.
Je vous expliquerai plus tard.
Faites-moi confiance.
Ne balancez pas vos bras comme �a.
Cobb est tr�s bizarre.
�a fait trois ans qu'il vient au bureau avec son chien
et vous venez juste de remarquer qu'il est bizarre ?
Mais il parle d'une voix �trange.
Vous avez d�j� entendu sa secr�taire ?
Et il insin...
Nous en reparlerons plus tard.
- Balivernes. - �a va ?
Ouais. c'est seulement cette histoire de Cutwater qui m'alienne un peu.
Je dois m'absenter pour une heure environ.
Pas question. Demain on est au tribunal.
Au tribunal demain... Vraiment je...
Branle-bas de combat.
Asseyez-vous.
Il s'agit de mon divorce.
Personne n'est au courant.
A vrai dire, c'est un peu embarrassant.
Seymore �tait cens� me repr�senter, mais il foutait rien.
Il voulait que je m'accorde � l'amiable.
Si vous voulez un partenariat,
faites pour moi ce que vous avez fait pour le cas Brenner.
Oh non, pas maintenant.
Explique-lui seulement ce qui s'est pass�.
Vous �tes pas folle ? M�me moi j'y crois pas.
Si je lui dis, il va me faire interner.
Bon, avant que je puisse m'occuper de �a,
il y a des d�tails tr�s personnels qu'il faudrait �claircir.
Oh nui, bien s�r. Asseyez-vous.
Je vais tout vous dire.
- Non, je voulais dire... ...Non, �a va, ne soyez pas embarrass�.
J'ai commenc� � tromper ma femme il y a trois ans.
Super, les hommes parlent enfin.
Je n'en avais aucune intention.
Mais les femmes ont commenc� � se jeter sur moi.
- C'est une blague ? - Quoi ?
C'est le bagne.
Oui, enfin je sais que c'est pas parce que je suis du genre Paul Newman.
Vous pouvez r�p�ter ?
- Quoi ? - J'ai dit, euh, vous pouvez r�p�ter ?
Je suis pas Paul Newman.
Pas Paul Newman.
Enfin bref...
Une des meilleures amies de ma femme
s'est retrouv�e veuve tr�s soudainement.
Les femmes vivent g�n�ralement plus longtemps que leur mari.
Donc, �videmment elle s'est trouv�e d�pourvue
de relations sexuelles.
Et...
Elle s'est tourn�e vers vous et vous l'avez r�confort�e.
Je comprends, monsieur, vous n'avez rien fait de mal.
�a c'est clair. J'ai assur�.
Je vois. Je crois que je comprends.
Puis une autre femme s'est retrouv�e veuve.
D'accord, donc deux petits �carts.
C'est pas grave.
Oui, et puis une autre. Et puis une autre.
Et � la fin, l'id�e d'aller � des fun�railles me faisait bander.
Je parle au nom des morts, et je trouve �a d�go�tant.
Je crois que j'ai compris.
J'en suis pas s�r. Vous voyez, c'est pas que le sexe.
Je vais vous dire.
Ces petites femmes adorables ont donn� un sens nouveau � ma vie.
Elles m'ont donn� la chance de faire quelque chose pour le monde.
Au lieu de prendre, prendre, prendre.
- �a va ? - Oui.
Oh, pardon.
Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
Je donne de l'amour et du bonheur aux gens
qui en ont besoin et qui l'appr�cient vraiment.
Je suis le distributeur d'amour et de joie de toute la c�te ouest.
Et pour �a, je dois aller au tribunal ?
Je ne m�rite pas �a. On devrait plut�t m'inviter � d�ner.
On devrait lui refiler une maladie v�n�rienne.
- Je ne vous d�cevrai pas. - Je compte sur vous, mon gars.
Sers-lui la main.
Comme un homme.
Ah, ces musiciens.
Vous ne le regretterez pas.
Je sais. Et si jamais je dois le regretter,
vous n'�tes pas pr�t de re-pratiquer de ce c�t� de la plan�te.
J'esp�re que vous comptez perdre cette affaire.
�a s'est bien pass�, Roger ?
Tout ce que je compte perdre c'est vous.
�a fait toujours plaisir de vous parler.
Vous avez beaucoup � apprendre sur l'hospitalit�.
Que les choses soient claires.
Je ne vous aimais d�j� pas quand vous �tiez dans votre corps,
et je vous aime encore moins dans le mien.
Je comprends pas pourquoi vous vous �nervez.
Parce que je veux mon corps.
Je veux ma libert� et mon intimit�.
Et surtout, j'aimerais pouvoir pisser sans me faire tripoter.
C'est peut-�tre difficile � croire pour vous,
mais vous tripoter pendant que vous faites pipi
n'est pas ce que j'appelle passer du bon temps.
D'accord.
Il est deux heures et j'ai beaucoup � faire.
Je veux qu'� trois heures et quart vous soyez partie.
Bon, o� est le swami ?
Vous savez...
il n'avait jamais quitt� le Tibet.
Alors je l'ai fait loger � l'Ambassador H�tel.
Voyons voir, quel est le num�ro ?
H�tels, H, H, H...
Voyons voir...
Laissez vos doigts...
Ah, le voil�. L'Ambassador.
Ah, et l'Arlington.
C'est l� que ma m�re s'est fait voler son am�thyste en 62.
Dans l'ascenseur.
Quelle panique.
Donnez-moi �a.
Non, il n'est pas encore parti.
- Ah... - Comme vous dites.
Ne vous inqui�tez pas, je sais o� le trouver.
Bien jou�, Edwina.
Pour vous, �a sera Melle Cutwater.
- Bonjour Margo. - Ah, bonjour Peg.
Je crois que je peux tutoyer
les femmes qui me tripotent dans les toilettes.
C'est pas juste. c'est vous qui m'avez demand� de sortir votre p�nis.
Je vous sers une tasse de caf� ?
O� est-elle ?
C'est pas vrai.
O� est-elle ?
- Il n'y a personne. - Menteur. Je l'ai entendue.
Alors comme �a, tu veux te marier ?
Peggy, je te jure qu'il n'y a personne ici.
Montre-toi, petite salope.
Qui est-ce qu'elle traite de salope ? Chut.
J'ai entendu.
Allez, avoue.
O� est-elle ?
C'�tait moi. Bix, arr�te.
- Comment �a c'�tait toi ? - Oui, la voix que tu as entendue.
Je parlais tout seul.
�coute...
Il vous va bien ce parfum. Vulgaire et commun.
Au moins elle a frapp� votre c�t�.
Et qui est-ce qui te tripotait dans les toilettes ?
- Moi. - Menteur.
- Comment ose-t-elle ? - Edwina.
Edwina ?
Je m'appelle Peggy, sale porc.
Non, je vais t'expliquer.
C'est Edwina Cutwater. Elle est morte aujourd'hui.
T'as fait �a avec une morte ?
- Non. - Roger, tu es malade.
Dire que je suis pass�e pour parler mariage,
malgr� ce que tu vas faire � ma m�re.
Qu'est-ce que ta m�re vient faire l�-dedans ?
Je viens d'apprendre que tu vas au tribunal demain
pour repr�senter le parti oppos� � ma m�re.
Je respecte beaucoup ton p�re.
Tu vas essayer de battre ma m�re.
- Oh, c'est pas vrai. - Roger, si tu vas au tribunal demain,
c'est fini entre nous.
Et si j'y vais pas ton p�re me castre.
C'est moi, ou tes couilles.
Mais tu peux pas avoir les deux.
C'est un choix int�ressant.
Je ne sais pas exactement � quoi servent les couilles,
mais je suis s�re qu'elles forment un couple plus harmonieux que vous.
- Alors ? - J'y suis tr�s attach�.
Au revoir, Roger.
Au fait...
J'aime pas ton chien.
Et le jazz c'est stupide.
Et j'ai simul� tous mes orgasmes.
�a te rappelle quelque chose ?
Oui, et hein moi aussi j'ai simul�.
Croyez-moi, on est mieux sans elle.
C'est pas la personne qu'il nous faut.
Vous savez, depuis notre petit accident,
je sens beaucoup d'hostilit� de votre part.
Je suis vraiment d�sol�, hein.
Ma carri�re s'�croule devant mes yeux,
parce qu'une femme morte vit en moi.
Et la seule personne qui peut vous en sortir,
c'est un tar� cosmique que vous pouvez m�me pas retrouver.
Bien s�r que je peux le retrouver.
Je crois.
Je crois savoir o� il sera ce soir.
Vous avez une voiture ?
Qu'est-ce que c'est dr�le.
Embrayez, bon sang.
- J'embraye. - Mais qu'est-ce que vous faites ?
J'ai jamais appris � conduire.
C'est laquelle ? Une de ces p�dales ?
Le frein, pas l'acc�l�rateur.
Le frein, l'acc�l�rateur, je sais pas laquelle.
Bix, laisse-la tranquille.
Arr�te.
Je vais �trangler ce chien galeux.
Bon, l�, �a suffit.
C'est pas par l�. O� va-t-on ?
Je dois d�j� me farcir vos humeur,
mais je vais pas imposer �a � mon chien une minute de plus.
Tyrone, il faut que je te parle.
Salut, Roger Dodger.
J'ai re�u un coup de fil � propos d'une fiesta.
Ils ont pas voulu me dire qui m'a recommand�,
mais j'ai senti ton empreinte sur ce coup-l�.
- Merci. - C'est trois fois rien.
Bon, on peut reprendre o� on en �tait ?
Qui c'est ? Y'a quelqu'un avec toi ?
Si on peut dire.
Bon, et o� sont tes bonnes mani�res ?
Pr�sente-moi � la dame.
Edwina Gutwater. Tyrone Wattell.
- Enchant�e. - Enchant�.
Vous avez les mains poilues pour une femme.
J'ai besoin de ton aide.
Est-ce que tu peux t'occuper de Bix pour deux-trois jours ?
Bien s�r, j'en serais...
Attends. Qu'est-ce qui se passe ?
Je crois pas que je puisse t'expliquer.
Quel est le probl�me, Roger ?
En fait, Edwina est morte aujourd'hui.
Son �me est entr�e en moi et monopolise la moiti� droite de mon corps.
Pourquoi tu l'as pas dit plus t�t ?
Je savais que tu comprendrais. Merci de pas me faire interner.
Roger, j'ai beaucoup d'amis plus fous que toi,
mais j'en ai pas de meilleurs.
Merci, mon p�te. Bix, va donc avec lui.
Allez, Bix.
Enchant� d'avoir fait votre connaissance, Edwina.
Au revoir.
Une femme qui aurait pr�f�r� acheter une bougie
que de maudire la nuit.
Vous attirez les foules, vous.
Bonjour. Entrez donc.
Je peux recommencer si vous voulez.
Euh, non merci.
Et nous nous demandons, Seigneur,
ce que signifie une si maigre pr�sence
pour rendre les derniers hommages � la personne d�funte.
Oh que c'est grave.
Il est pas l�. Partons � sa recherche.
Nous avons cependant re�u de nombreux messages
d'amis dans la tristesse.
Attendez, faut que j'entende �a.
Je dois me pr�parer pour le cas le plus important de ma vie.
On se casse, ok ?
Non, je veux entendre ces messages.
- Vraiment je dois... - J'insiste. Essayez-vous.
Tr�s touchant. Elle nous manquera.
La Compagnie d'oxyg�ne Bel.
(l'�tait une cliente fantastique.
Chaises roulantes J&J.
Oh, ils y ont pens�.
De la part des matelas orthop�diques Browning.
Qu'elle continue � reposer en paix.
Oh, que c'est touchant.
- M. Cobb. - Hein ?
M. Cobb ?
Ah, bonjour.
- Quelle heure est-il ? - Presque minuit.
Ce matin vous alliez me dire
comment vous savez que �a n'a pas march�.
Edwina ?
- Elle dort. - Qui ?
Edwina. Ne la r�veillez pas.
C'est super quand elle dort.
M. Cobb. Melle Cutwater est morte.
�Un.
Elle est entr�e en moi, au lieu de vous.
Quoi ?
- O� est le swami ? - Je ne l'ai pas revu.
Peut-�tre qu'il est retourn� � l�h�tel.
Je viens d'appeler, mais �a r�pondait pas.
Nous devrions y aller pour l'attendre.
Il faut qu'on retrouve ce mec. J'en peux plus...
- Oh, mon Dieu. - Mon pauvre ch�ri.
Il faut vous calmer et arr�ter de vous inqui�ter.
Non, vraiment il faut qu'on le retrouve.
Je suis s�re qu'il sera aux fun�railles demain matin.
Et si Melle Cutwater est vraiment en vous,
il l'aidera � quitter votre corps,
et � entrer dans le mien.
Je l'envie.
M. Cobb,
ce matin quand j'ai mis votre main sur mon c�ur,
avez-vous senti quelque chose de sp�cial ?
Mi...
j'ai senti votre...
Oui, j'ai senti quelque chose de sp�cial entre nous.
M. Cobb, demain � cette heure, mon �me sera partie.
Je veux conna�tre l'amour une derni�re fois.
- On devrait plut�t... - S'il-vous-pla�t, M. Cobb.
Laissez-moi emporter le souvenir de la passion
dans l'autre monde.
Donc, �a serait...
...pour une bonne cause ?
Oh, oui.
- Il faut pas qu'on fasse de bruit. - �a va �tre possible.
C'est une bonne cause.
Je suis pr�te, M. Cobb.
Prenez-moi.
Chut. Dors, Edwina.
Maintenant.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe ici ?
- Non. - Oh si.
Mais qu'est-ce que vous lui faites ?
Je ne fais rien. Rendormez-vous.
Vous r�vez.
Melle Hoskins, petite pute.
Sale petite pute.
- Oh non. - Oh, oui.
Vous �tes une petite salope sans conscience.
- Oui. - La ferme.
Dites-moi des choses cochonnes.
Vous �tes une pute � bon march�.
Bien.
Appelez-moi votre caniche, M. Cobb.
Appelez-moi votre esclave. Votre caniche affam�.
Mais vous m�riteriez une bonne fess�e.
Oh, M. Cobb.
Oh, sale petite lapine.
- Edwina, non. - Oui, M. Cobb.
- Bombe sexuelle. - Arr�tez de parler comme �a.
Oh, donnez-moi la fess�e, vilain gar�on.
Edwina, arr�tez.
Non, elle devrait avoir honte.
Et vous aussi.
Eh, arr�tez.
M. Cobb ?
Bon sang, Edwina, laissez-moi tranquille.
(le corps est � moi.
Et si elle tombait enceinte. Vous n'avez pas le droit.
Non, c'est vous qui n'avez aucun droit.
Et vous n'avez aucune classe.
Vous �tes rude, vulgaire, et in-attrayant.
Mais c'est Melle Cutwater.
Je suis d�sol� que vous ayez eu une vie pourrie,
mais c'est pas parce que personne n'a jamais fait �a avec vous
que le reste du monde devrait s'en passer.
Je suis tr�s fi�re de ma virginit�.
J'y ai toujours �t� attach�e.
�videmment, personne d'autre n'en voulait.
Terry, attendez.
Ma ch�re...
Si Prakha ne se montre pas avant demain,
je vais me faire faire une lobotomie.
Ou me boucher le grand colon, ou un truc comme �a.
Mais vous prenez la cl� des champs.
Arr�tez donc de jouer au martyre.
D�s que je serai plus morte, je vous indemniserai.
Peut-�tre. Oh mon Dieu,
je viens de r�aliser pourquoi personne n'est venu � la messe.
Vous avez oubli� d'embaucher des pleureuses.
Vous n'�tes qu'un insensible trou du cul.
Grevez donc.
Cobb, je vous parle.
Pour votre gouverne, il y a une bonne raison pour laquelle
personne n'est venu � ma messe.
Ah oui ?
Je n'ai pas d'amis.
Je regarde ma vie et je n'ai aucun ami.
Je n'ai jamais eu d'amis.
Je n'ai eu que des nourrices et des professeurs,
des serviteurs et des infirmi�res.
Un jour mes parents ont embauch� un clown pour me distraire,
mais il ne m'aimait pas.
Et quand mes parents n'�taient pas avec nous
il restait l� � rien faire.
Il ne levait pas le petit doigt pour m'amuser.
Quel clown horrible.
Ouais, mais c'est pas tout.
Quand la fille de Fred �tait petite,
elle venait chez moi pour voir son p�re,
et les infirmi�res poussaient ma tente � oxyg�ne
vers la fen�tre, pour que je puisse la voir
avec tous ses amis
en train de monter mes chevaux et de jouer dans ma piscine.
Ils couraient, ils riaient,
ils dansaient.
Je me suis jur�e que je donnerais tout
pour pouvoir faire �a. Pour �tre libre.
Pour �tre comme elle.
Voil�, je me suis humili�e.
Bon, tout ce que je voulais dire,
c'est que je suis d�sol�e d'avoir g�ch� votre anniversaire.
Et je suis d�sol� si j'ai rendu votre mort horrible.
Je suis morte, vraiment ?
Oh, je veux plus �tre morte.
C'est pas possible, Edwina.
�a sert � rien d�esp�rer.
Je me sens beaucoup mieux.
Il est tard. Vous devriez vous rendormir.
Vous ne venez pas au lit ?
Je peux pas.
Je dois me pr�parer pour le cas de demain.
Mais dormez.
D'accord.
Bonne nuit, Roger.
Bonne nuit, Edwina.
Roger ? Roger ?
R�veillez-vous.
R�veillez-vous. C'est l'heure des fun�railles.
Allez, on doit se lever.
Allez, debout.
Allez.
Vous avez bien dormi ?
Oh oui.
J'ai fait une bonne nuit de sept minutes et demie.
Oh bon sang.
Roger.
Oui, je suis r�veill�.
Vous n'avez aucune id�e de ce que �a fait
d'�tre dans le corps de quelqu'un en bonne sant� physique.
C'est ce que j'essayais de faire hier soir.
J'arrive pas � croire que vous �tes encore f�ch� � cause de �a.
Attention.
Vous pouvez pas comprendre. On se d�p�che, allez.
Vous voyez, votre probl�me c'est que
vous ne comprenne : pas comment il faut vivre.
Il faut profiter de la vie et la savourer.
Mais je le sais, �a.
Pourquoi vous croyez que j'ai fait tout �a
pour m'acheter une nouvelle chance ?
Parce que vous faites l'erreur de penser
que �a va �tre diff�rent.
Mais vous savez bien que �a va �tre diff�rent.
Mais � l'int�rieur de votre nouveau corps,
vous serez toujours la m�me coinc�e du cul.
Vous finirez aussi am�re et seule que vous l'avez �t�.
Je crois pas.
Je vais danser et tourner et virevolter.
Je vais faire le cha-cha-cha,
je vais me plonger dans la vie.
- Faites comme �a. - Non, c'est trop disgracieux.
Une grosse cicatrice aussi. Faites ce que je dis,
on a pas le temps de s'engueuler.
Pourquoi on se presse ?
Mes fun�railles ne commencent pas avant dix heures et demie.
Je dois �tre au tribunal � huit heures et demie.
Est-ce que vous allez �tre � l'heure aux fun�railles
si vous devez aller au tribunal ?
J'y penserai � dix heures vingt-neuf, ok ?
Vous �tes de mauvaise humeur quand vous avez pas dormi.
Reconnaissez-vous votre signature sur ce ch�que ?
Oui.
Et l� ?
Oui.
Et �a ?
Oui.
Je n'ai plus de questions.
Ma�tre ?
Roger !
Roger !
Roger. Oh mon Dieu.
Vous pouvez pas vous endormir maintenant.
Ma�tre ?
Oui, une minute.
Roger, s'il-vous-pla�t., r�veillez-vous.
La court vous attend.
Et bien...
Votre honneur... Parle comme un homme.
Votre honneur, euh...
Le t�moin est � vous.
Mais qu'est-ce qui vous arrive ?
Je suis un peu nerveux.
Ne soyez pas nerveux.
C'est toute votre carri�re qui est en jeu, c'est tout.
M. Schuyler...
Vous n'avez pas vraiment donn�
un demi-million de dollars de cadeaux � ces femmes ?
Si.
Et bien j'imagine que vous aviez une bonne raison.
N'est-ce pas ?
Mais qu'est-ce que vous faites ?
Dites oui.
Oui.
Il avait une sacr� bonne raison.
- Continuez. - Continuer ?
Continue Edwina, comme un homme.
Alors attendez. Chaque Noel, vous me donniez...
euh, vous donniez des cadeaux � Melle Cutwater ?
- Oui. - C'est donc une pratique courante ?
En effet, messieurs dames de ce...
...monde.
C'est une pratique courante des entreprises
de remercier les bons clients par des cadeaux.
Ouais.
Oui.
Objection. L'argent provenait de son compte personnel.
Il ne peut donc pas �tre consid�r� comme cadeau � fins professionnelles.
Bien vu.
Les femmes, on peut pas vivre avec,
on peut pas vivre sans.
Roger, r�veillez-vous.
M. Cobb ?
Je suis d�sol�e, Roger.
Roger, r�veillez-vous.
M. Cobb, vous allez bien ?
Oui, pas de probl�me.
Que r�pondez-vous � l'objection ?
L�objection ?
Euh, vous pourriez me relire �a ?
L'argent en question provenait du compte personnel des Schuylers,
et pas de l'entreprise.
Il ne peut donc �tre consid�r� comme cadeaux � fins professionnelles.
Cadeaux � fins professionnelles ?
Je suis d�sol�e, c'est tout ce que j'ai pu trouver.
Edwina, vous �tes brillante.
Votre honneur,
la seule source financi�re de Mme Schuyler �tait celle de M. Schuyler,
dont la seule origine �tait l'entreprise.
Donc, plus les affaires de l'entreprise �taient bonnes,
plus M. Schuyler avait de ressources pour sa femme.
Donc, plus les cadeaux devaient promouvoir les affaires,
plus M. Schuyler �tait g�n�reux,
plus il pouvait satisfaire Mme Schuyler
dans le style de vie auquel elle s'est habitu�e.
Une minute, s'il-vous-pla�t.
Edwina, j'aimerais vous embrasser. On va gagner.
Je vais avoir mon partenariat, et on va �tre � l'heure pour les fun�railles.
Bien s�r, aucune de ces femmes n'�tait cliente.
Mais je ne dirai rien si vous ne dites rien.
- Quoi ? - Objection rejet�e.
- Merci votre honneur. - Une minute,
si elles ne sont pas ses clientes, alors ce n'est pas juste.
Je sugg�re qu'on rejette la demande
d� au fait que ces femmes n'�taient pas ses...
La ferme.
- Qu'est-ce que vous avez dit ? - Rien.
R�p�tez ce que vous avez dit.
Je n'ai rien dit.
- N'�taient pas ses quoi ? - Rien, votre honneur.
Ces femmes n'�taient pas ses clientes...
M. Cobb, �a va ?
Je me suis mordu la langue.
M. Schuyler, est-ce que ces femmes �taient vos clientes ?
Et voil�.
Non. Vous �tes mort.
C'est pas moi, c'est Edwina Cutwater,
son �me est entr�e en moi.
C'est �a, accusez-moi donc.
C'est votre faute. J'avais ce cas dans la poche.
J'aurais pu gagner. Mais �a n'aurait pas �t� juste.
Mais qu'est-ce qui se passe ici ?
Ce n'est pas juste et je ne veux pas participer � l'injustice.
Edwina, nous sommes dans une cour de justice.
Et la justice n'a rien � voir l�-dedans.
�a va vous co�ter cinq cent dollars.
Outrage au tribunal.
- Super. - Mille dollars.
- Vous allez pas la fermer ? - Non, vous la fermez. Quinze mille.
Pas vous, elle. J'ai quelqu'un en moi.
Et bien fermez-la tous les deux.
Ne me dis pas de la fermer, Charles.
- J'ai subventionn� ta campagne. - Deux mille dollars.
Et qu'on renvoie cet abruti hors de ma court.
Je vais me plaindre au barreau. Vous �tes fou.
Vous n'avez pas le droit de me faire �a.
Il n'est pas que fou. C'est un pervers aussi.
Il se tripote dans les toilettes.
Et m'a tromp�e.
Il a bais� une morte dans ton bureau.
Cobb, vous �tes vir�.
Je comprends ce que vous vouliez dire par �on doit savourer la vie�.
C'est tellement dramatique.
Je vais vous tuer.
T'essayais seulement de vous aider.
Bain c'est rat�.
Vous savez ce qui m'arrive depuis que vous essayez de m'aider ?
J'ai perdu ma nana. J'ai perdu mon boulot.
J'ai m�me ali�n� mon chien.
J'ai cass� mes lunettes de soleil.
Et c'�tait une fin de s�rie.
- Arr�tez de m'aider. - Vous �tes vraiment ingrat.
Si j'�tais pas l�, vous devriez accepter ce partenariat,
prendre des cas comme celui-ci,
et dire au revoir aux id�aux de votre p�re.
Vous seriez mari� � Peggy aussi. Vous appelez �a savourer la vie ?
Vous �tes bien plac�e pour parler de savourer la vie.
J'ai pass� ma vie sur un lit d'h�pital. C'est quoi votre excuse ?
Y'a qu'une morte pour dire des trucs comme �a.
- Combien pour l'a�roport ? - Euh, trente dollars.
En voici cent. Pan-Am airlines.
Assurez-vous qu'il monte dans l'avion.
Madame, cet avion ne d�colle pas avant minuit.
- Bon, voil� deux cent dollars. - Pas de probl�me.
Pas de probl�me ?
- Bon voyage. - Voyage ?
On perd notre temps. Allons au cimeti�re.
Il ferait mieux d'y �tre.
- Terry a du passer le chercher. - Il ferait bien d'y �tre.
L'ascenseur. Vite.
Qu'est-ce que j'aime courir.
- Est-ce que vous avez vu Prakha ? - T�esp�rais que vous l'auriez vu.
Je me suis arr�t�e � l�h�tel ce matin
mais il �tait pas l�.
C'en est fini de moi.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
Et qui sont tous ces gens derri�re le corbillard ?
Je les ai invit�s.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Hier soir, pendant que vous dormiez.
Je voulais vous faire une surprise.
J'ai pens� que �a rendrait vos fun�railles un peu plus gaies.
Je sais pas.
Edwina ?
Edwina ?
Vous n'avez pas un petit miroir ? Format compacte.
Merci.
Roger, merci.
Bon, c'est rien du tout.
J'ai, je... C'�tait parce que je pensais que je vous aimais bien.
Je m'en suis remis depuis. Allez.
�a va. Je vais mieux maintenant.
Vraiment �a va.
- Vous allez bien ? - Oui.
C'est la chose la plus gentille qu'on ait jamais faite pour moi.
- Ne dites pas �a. - Mais c'est vrai.
Vous �tes le meilleur ami que j'ai jamais eu.
- Merci. - �a va ?
Oui. La musique m'a un peu �mu.
Et je marcherai dans la maison du Seigneur pour toujours.
- Amen. - Amen.
Terry ?
J'ai l'impression qu'on ne va jamais revoir Prakha Lasa.
Il faut que je retrouve ce type.
- Il est peut-�tre retourn� � l�h�tel. - Je vous ai dit qu'il n'y �tait pas.
Appelons la police. Ils le rechercherons.
Peut-�tre qu'il essaye de rentrer chez lui.
- Allons � l'a�roport. - Vous avez raison. A l�h�tel.
Il va bien y retourner un jour.
- On devrait y aller en premier. - Ok.
- Qu'est-ce que vous faites ? - C'est notre derni�re chance.
Mais je crois vraiment pas que je puisse...
S'il-vous-pla�t, Roger.
Je veux sentir votre peau nue pr�s de la mienne.
Je veux sentir nos corps se confondre.
Je crois qu'il n'y a rien de mal � une petite confusion.
Ah non.
Est-ce qu'on doit refaire ce cirque ?
Relaxez-vous. Vous pourriez apprendre quelque chose.
Je croyais qu'on devait retrouver Prakha Lasa.
Je me ressource, c'est tout.
Et hein, remettez vos ressources
dans votre pantalon, et allons le chercher.
Roger, qu'est-ce qui se passe ?
Je ne vous excite pas ?
Edwina, qu'est-ce que vous faites ?
Je suis en train de penser � de vieilles nonnes.
Non, ne me faites pas �a.
Roger, vous n'avez pas envie de moi ?
Oh non. Maintenant elle pense � des chattons morts.
Excusez-nous.
Ok.
Qu'est devenu "Roger vous �tes mon meilleur ami !" ?
Je n'ai pas envie de faire des choses sexuelles � la fille de Fred.
Ok. Et si elle nous en faisait ?
- Non. - S'il-vous-pla�t.
Non. Qu'est-ce qui est si fascinant dans le sexe ?
Qu'est-ce qui est si fascinant dans le...
C'est comme dire �Qu'est-ce qui est fascinant dans le rire ?�
Ou Duke Ellington, ou la Coupe du Monde ?
C'est une de ces choses qui vous rendent vraiment vivant.
Vraiment heureux d'�tre vivant.
Je suis d�j� heureuse d'�tre vivante.
J'ai pas besoin de jouer au billard avec les amygdales d'une sotte.
Je me sens d�j� bien. Je me sens tr�s bien.
En fait, je me sens...
Assez excit�e.
Exactement. C'est mon excitation que vous ressentez.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
C'est ce qu'on appelle l'excitation
- ...sexuelle. - Vraiment ?
Oui, et si vous pensez que �a fait du bien,
attendez de voir ce qu'est...
...une sensation de chaude passion.
Et qu'est-ce qui se passe ? Plus d'excitation ?
Oh nui, incroyable excitation.
Mais est-ce qu'elle nous respectera toujours demain matin ?
Elle ne nous respecte d�j� pas.
Excitons-nous.
C'est un peu embarrassant.
Pour qui ?
Pour moi. D�s que j'entrerai le corps de Terry
vous saurez � quoi je ressemble nue.
Je vous jure que je le dirai � personne.
Merci beaucoup.
De rien. Maintenant, fermez-la.
Qu'est-ce que je peux faire ? Est-ce que je peux aider ?
Fantasmez.
D'accord, �a je sais le faire.
- Oh Terry. - Oh, Roger.
Oh, Clark.
Attendez.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Je fantasme.
Je sais. Ma t�te est farcie d'images de Clark Gable
en train de se d�shabiller.
Je sais. C'est pas excitant ?
Non. �a me refroidit en fait. Si vous voyez ce que je veux dire.
�a m'excite comme une folle, Roger.
Super. Maintenant jetez-lui quelques nanas
et �a marche, ok ?
Ok.
- �a va mieux ? - Presque.
Elle nous ressort tous les acteurs d'�Autant en emporte le vent�
en train de copuler.
- Oh, Roger. - Oh, Terry.
Oh, Clark, Vivian et Olivia.
Oh, Ashley et Papillon.
- Oh, putain de merde. - Putain de merde ?
J'arrive pas � le croire.
Prakha, o� est-ce que vous �tiez pass� ?
Pass� ?
L'a�roport ? Qu'est-ce que vous foutiez � l'a�roport ?
A�roport ?
Prakha, il est temps de faire entrer l'�me de Melle Cutwater
dans le corps de Melle Hoskins.
Dans le corps de Melle Hoskins ?
C'est moi, Prakha. Je suis dans Roger.
Allez r�chauffer le bol.
Ouais.
Terry ?
Apparemment nous n'�tions pas destin�s l'un � l'autre.
Je le regretterai toujours.
Mais je veux que vous sachiez qu'au que vous alliez
j'esp�re que vous serez heureuse.
Je le serai. J'ai une maison merveilleuse,
de magnifiques chevaux et tout l'argent du monde.
Pourquoi je serais pas heureuse ?
Quoi ?
Et hein...
Si vous croyez vraiment que je vais faire tout �a
vous n'�tes pas seulement b�te, vous �tes fou.
Qu'est-ce que vous voulez dire ? Je m'en occupe.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
La premi�re fois qu'on m'a sugg�r� �a, j'ai pens�
que si la folle veut se d�barrasser de son argent
autant qu'elle me le donne � moi.
Mais j'aurais jamais pens� que la nonne s'envolerait.
Attendez un peu. Vous pouvez pas la laisser en moi.
J'aimerais bien rester et discuter, mon ch�ri,
mais vous avez rempli votre fonction,
et je dois retourner dans ma propri�t�, et me pr�parer pour ma f�te.
Tian.
Oh, au fait. N'essayez m�me pas de venir.
Les gardes auront l'ordre de ne pas vous laisser entrer.
Au revoir, Roger. Au revoir Melle Cutwater.
Au revoir Prakha.
Non, ne dites rien.
Oh mon Dieu.
Je voulais seulement une deuxi�me chance,
une meilleure distribution des prix.
Au lieu de �a, j'ai compl�ment g�ch� votre vie.
Et j'ai...
J'ai laiss� tout mon argent � cette menteuse, cette pute,
ce caniche lubrique.
Prakha, je veux que vous lib�riez mon �me.
Rendez � Roger sa libert�.
Non. Elle nous a tromp�s. On peut avoir gain de cause.
Non, peut-�tre que Prakha peut envoyer mon �me dans un aigle,
ou dans quelque oiseau magnifique
pour que je puisse voler libre, telle le vent,
tourner autour de ma maison, et lui chier sur la t�te.
Arr�tez de parler comme �a.
Je peux pas m'en emp�cher. Je suis furax.
Je suis devenu avocat pour lutter contre l'injustice.
Je voulais aider les petits contre les grands.
Les grands.
Mais � la place, j'ai fini par repr�senter des gens riches comme vous.
Mais maintenant, c'est vous qui �tes pauvre.
Vous �tes priv�e de ce qui vous revient de droit
par Melle Hoskins, qui est aujourd'hui
une des femmes les plus riches de Californie.
Et vous voulez �tre un oiseau ? �a va pas ?
Ne pleurnichez pas, ok ?
Non, c'est pas �a. C'est que vous offrir votre libert�
est la premi�re chose g�n�reuse que j'ai jamais faite.
- Et �a fait quel effet ? - C'est magnifique.
Tout va bien Edwina.
Donnez-moi le num�ro du Fulton Norris Orchestra, s'il-vous-pla�t.
C'est pas la peine de faire �a. Tu n'es plus un employ�.
Quelqu'un doit le faire.
J'embaucherai quelqu'un.
Fais tes bagages. Tu emm�nages dans la maison.
Je n'emm�nagerai pas l�. C'est pas juste.
Mais si.
Je ne veux pas qu'on dise que mon p�re vit dans une �table.
Je t'ai achet� un smoking. Tu viens � la f�te ce soir.
Et bon sang, prends un bain.
Tu es plus gentille avec ce cheval que tu ne l'es avec les gens.
Pourquoi tu ne l'emm�nes pas � ta f�te ?
Si c'�tait appropri�, je le ferais.
T'as de la chance, t'es un cheval.
On y va les gars. Merci.
Souriez s'il-vous-pla�t.
Et si vous devez vous soulager, c'est maintenant.
R�p�tition g�n�rale dans cinq minutes.
Allez. Allez.
- Comment tu comptes t'en tirer ? - J'aimerais bien le savoir.
Si �a peut t'aider,
t'es plus dans la crotte que je le pensais.
C'est clair.
Gratter, gratter, gratter.
C'est tellement plus dr�le qu'�tre avocat.
Je sais.
Vous devriez laisser tomber le droit et devenir musicien � temps complet.
C'est un joli r�ve, mais je peux pas.
C'est triste de regarder en arri�re, � la fin de votre vie
et de vous dire �j'ai mal v�cu�. Croyez-moi, je sais.
Mon solo arrive. J'ai besoin de ma main.
- Vous me la laissez ? - Bien s�r.
D�sol�e, encore une fois.
C'est une blague ou quoi ?
�a vous a pas plu ?
Ok, j'ai juste besoin d'une minute.
Ok, messieurs. Une pause.
Qui sont ces types ?
- Apportez le bol. - Le bol.
Allez.
Vous savez, votre copain il est vraiment dingue.
Merci.
A demain matin.
Je vais mettre ce fichu smoking.
Edwina ?
Ok, Melle Hoskins.
Hoskins.
- Attrapez le bol. - Arr�tez.
Edwina dans bol ?
- O� est Edwina ? - Edwina.
- Edwina dans l'eau ? - Edwina.
Vous venez de faire une grave erreur.
Gardes.
Vous pouvez remettre Edwina dans le bol ?
Dans bol.
Oui, dans bol.
- Oui, dans bol. - Dans bol. Nyhm.
Nyhm ? Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Vous devez r�parer le bol ?
- R�parer bol. - R�parer bol.
- Mettez Edwina dans bol. - Dans bol.
Edwina dans bol.
- R�parer bol. - R�parer bol.
- Allez. - Allez.
Edwina, si vous m'entendez, faites des bulles.
Je parle � un sceau.
Attrapez le sceau.
Ne le laissez pas s'�chapper.
Ty, attrape �a. Prends-en bien soin.
Qu'est-ce que c'est ?
- C'est tr�s, tr�s sp�cial. - Pas de probl�me.
Vous allez o� avec ce sceau vert ?
Poussez-vous.
Merde.
�a va.
�Un.
Vous voulez qu'on le sorte d'ici ?
Non, il est inoffensif.
Au revoir Edwina.
Bonsoir.
Ah, M. Mifflin. Bonsoir M. Schuyler.
Nous avons un assez bon orchestre.
Vous voulez danser ?
Bonsoir s�nateur.
Papa, tu es bien jovial.
Bonsoir. Je suis Terry Hoskins.
Bienvenue � la propri�t� Hoskins.
Tout.
Pourquoi ne pas tout prendre.
Ne vois-tu pas...
Que je ne vaux rien sans toi...
1 Que Dieu donne paix a son �me. Je ne l'oublierai jamais.
Pensez seulement au r�confort
de regarder cette magnifique demeure
et de toujours y voir une partie d'Edwina dans chaque chose.
Oui, dans les bans de fleurs en particulier.
Oui.
Ty, je pensais savoir ce que je faisais.
Je suis d�sol�. Je ne l'ai pas vu s'emparer du pichet.
Tu vois ?
C'est pas ta faute, Ty.
Oh, je me sens vide.
Je sais que �a a l'air dingue...
mais elle me manque la vieille.
Qui est-ce que vous appelez vieille ?
C'est pas dr�le, Ty.
J'essaie pas d'�tre dr�le, sale gueux.
Edwina ?
Non, c'est la Reine d'Angleterre. Ou croyez-vous que c'est ?
Oh, Edwina.
Eh, c'est mon c�t�, imb�cile.
- Par ici. - Qu'est-ce que vous faites dans Ty ?
Comment je peux savoir ? J'y vois rien.
Quand tu m'as donn� le pichet et que t'as dit que c'�tait pr�cieux,
j'ai pens� que c'�tait du gin, et j'en ai bu.
Vous voulez dire que vous �tiez l� tout ce temps ?
Pourquoi vous n'avez rien dit ?
Je voulais voir si je vous manquais.
Comme c'est mignon.
Allez, Ty, allez.
- Allez. - Salut, Bix.
Prakha ?
R�parer bol.
- Ah, r�parer bol. Super. - Edwina dans eau ?
Non, Edwina pas dans eau. Vous allez pas le croire.
Dites quelque chose.
Votre saintet�, c'est moi. Edwina Cutwater.
Je vois pas ce qu'il y a de dr�le.
Il l'a bue.
A bue.
- Il l'a bue. - Il l'a bue ?
Si M. Wattell n'avait pas �t� l�...
Je serais Edwina le ban de fleurs esp�ce d'abruti.
Esp�ce d'abruti.
�coutez. Sortir Edwina. Mettre dans moi.
- Dans moi ? - Ok ?
- Ok. - Vraiment ?
C'est le seul endroit s�r.
Vous �tes vraiment un ami.
J'esp�re que personne ne nous voit.
Bonne nuit. Nous sommes dans la chambre Roosevelt.
Oui. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit appelez Grace.
Bonne nuit.
Ty, ne sois pas fou. Tu dois remonter dans le bus.
Pas question. Je veux savoir comment cette pagaille va finir.
- Ty. - Et puis...
Je peux vous aider. Marcher dans le noir, c'est ma sp�cialit�.
- Ok, je t'embauche. - Merci.
Oh merde. Par ici.
C'est un chien d'aveugle amateur.
Vous restez l�.
Rester l�.
Salut petit mousse.
Est-ce que vous vous amusez bien ?
Oh oui.
J'esp�re que je m'amuserai autant dans mon nouveau corps que dans le v�tre.
Merci.
La voil�.
Roger, maintenant que vous savez quel genre de personne elle est...
vous n'�tes pas heureux de ne pas avoir couch� avec elle ?
J'en remercie le ciel.
Je suis contente que vous disiez �a.
Je me disais...
...que si tout marche bien, vous pourriez avoir une autre opportunit�.
Oh, Edwina Cutwater.
C'est � nous.
- Allons-y. - Allons-y.
Ty, attention � ta t�te.
Chut. Allez, Prakha.
Bix, Dehors, allez.
- Prakha, occupez-vous de Ty. - Ty.
Bien. Chut.
Salut, ch�ri.
Qu'est-ce que vous attendez ? Attrapez-la.
Attention. Je crois qu'elle est arm�e.
Et si on allait faire une petite promenade ?
O� va-t-on ?
Chut. Il ne faut pas r�veiller les autres invit�s.
Qu'est-ce que vous allez faire ?
Je dirai que vous vous �tes infiltr�s dans la maison pour me voler.
On est dans la crotte, Roger.
Et que vous avez pris cette arme dans ma table de nuit.
Dans la grosse crotte.
Que vous m'avez menac�e et 1 forc�e a entrer dans une pi�ce isol�e.
C'est �a. Rentrez l�-dedans.
Et vous pensez vous en sortir comment ?
Je dirai la v�rit�.
Vous m'avez conduite dans cette chambre, je me suis empar�e de l'arme.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Attention. On dirait un coup de feu.
Quelqu'un se bat.
Quelqu'un vient de renverser des meubles.
On dirait une table avec des cl�s dessus.
Tout va bien. C'est fini.
Qui a gagn� ?
- Nous. - J'appelle la police.
Bonne id�e. C'est qui �a ?
Non. Je veux pas retourner en prison.
Retourner en prison ?
Qui retourne en prison ? Terry ?
D'o� viennent tous ces gens ?
La police, s'il-vous-pla�t.
- La police ? - Oui, en effet.
Tentative d'homicide. Double chef d'accusation.
Oh non. �a serait sa troisi�me condamnation.
Sa troisi�me condamnation ? Et la troisi�me, c'est la bonne.
Vous �tes bonne pour le trou.
Et cette fois, il vont jeter la cl�.
Je n'y retournerai pas. Je jure. Je me tuerai avant.
Elle le ferait vraiment.
All�, la police ? Oui, Schuyler � l'appareil.
Je voudrais signaler une tentative d'homicide.
- Oui, je suis sur les lieux. - Arr�tez.
- Melle Cutwater. - Oui ?
Si je vais en prison, mon corps vient avec moi.
Raccrochez Schuyler.
J'ai une offre � vous faire.
Terry.
Oh mon Dieu. C'�tait d'une puissance incroyable.
Edwina.
Roger.
�a a march�. �a a vraiment march�.
Est-ce que Terry est l� aussi ?
Non, elle est partie.
Terry ?
Tu es s�re que c'est ce que tu veux, ma ch�rie ?
Merci madame.
Je sais pas comment je vais expliquer �a � la police.
- Merci. - De rien, Fred.
Allez, ch�rie.
Je vais t'installer dans une belle �table priv�e.
Et tu ne vas plus jamais quitter papa.
Plus de vols, plus de filouteries...
Maintenant tu vas courir et te pavaner.
Et bondir, pour le reste de ta vie.
Alors, comment vous vous sentez ?
Vivante et en pleine forme.
- Et terrifi�e. - Pourquoi ?
Parce que j'ai finalement ce que je veux...
Et je n'ai plus d'excuses.
Ouais. Bienvenue dans le monde r�el.
- Quoi ? - J'ai de plaisantes sensations.
C'est normal. Vous devriez essayer plus souvent.
Est-ce que c'est un conseil de mon avocat ?
S�rement pas. Je suis pas avocat. Je suis musicien.
- Vraiment ? - Ouais.
J'ai eu plus de sentiments ces deux derniers jours
que j'en ai eu ces dix derni�res ann�es, clo�tr� dans mon bureau.
Avec ces piles de papiers
et ces lumi�res fluorescentes qui br�lent toutes mes vitamines.
Contrairement � vous, nous autres n'avons qu'une chance,
et je vais pas passer le reste de la mienne derri�re un bureau.
J'adore quand vous parlez comme une pub pour la lessive.
Eh, si on dansait.
Je sais pas comment on fait.
C'est facile.
Mettez vos pieds sur les miens.
Allez. c'est comme �a que les enfants apprennent � danser.
Maintenant, essayez avec vos propres pieds.
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