All language subtitles for Life.Is.a.Long.Quiet.River.1988.DVDRip.XviD-NDRT.FRE

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Original subtitles

- 700, �a vous va? - �a va.

Une livre de tomates, des bien m�res.

- Oh, elles sont m�res!

- C'est pour faire en salade. - Voil�.

- Bonsoir � tous.

Une fois de plus, une voiture a �t� incendi�e aujourd'hui

au Moulin de la Vierge.

Et une fois de plus, cette voiture appartenait � une famille immigr�e.

- Bonsoir, ma ch�rie.

Excuse le retard. Un accouchement difficile.

Un si�ge qui s'est transform� en c�sarienne.

- Au Moulin de la Vierge, une explosion retentit.

- Regardez ce qu'il en reste!

- Elle avait deux ans, ta caisse.

- On nous rembourse pas! C'est nous qui payons!

Voil� comment on est remerci�s!

- Bien fait! - Qui a dit �a?

- On dirait que tu as mieux mang�?

- On est �cras�s par les taxes!

Quoi, "Oh l� l�"?

Je suis fran�ais, moi! - Et ta s�ur?

- La police ne fait rien.

Je vais faire justice moi-m�me! - Quand tu veux.

- Quel scandale!

- Qu'est-ce que tu dis?

- Je dis: "Chut!"

- Tu peux me passer une bi�re?

- Ta robe est pleine de taches.

- �a se verra pas, il fait nuit.

- T'accouches? - Je remets cent balles.

- Vas-y, mon Toc-Toc.

- C'�tait pas le tr�fle, l'atout?

- Tu piges rien.

- Je comprends que c'est pas la r�gle!

- Quel mauvais joueur!

- J'arrive pas � compter. Tu perds gros, Ahmed.

- Combien? - 500.

- 500? Klaxon.

- Roselyne! �a doit �tre pour toi.

- Roselyne va se faire tirer.

Les cartes!

- Du moment que c'est pas par les Arabes.

- Ben �a, c'est agr�able.

- Sois heureux d'�tre l�.

- C'est quoi, comme caisse? - Une DS.

- �a s'am�liore.

- 22, v'l� l'EDF! - Merde! Toi, tu bouges pas!

- �a fait 7 fois que vous nous appelez.

- J'ai vu de la lumi�re. Ils fraudent.

Je les aurai.

- Bonsoir, Michel!

- Vous habitez ici? - Oui. Chez mes parents.

� bient�t.

- Vous la connaissez? - De vue.

- Qui c'est? - C'est l'EDF.

- Entrez! C'est ouvert!

- Et on n'oublie pas derri�re les oreilles.

Brosse aussi derri�re, sinon apr�s, �a fait des n�uds.

- P�re Auberg�, bonsoir! - Bonsoir!

- Bonsoir, maman.

- Je vous les ai ramen�s. - Jean allait les chercher.

P�re Auberg� a ramen� les enfants!

- C'est vraiment gentil.

- Je voulais faire un point sur la f�te. Je ne vous d�range pas?

- Non. Je viens de donner le bain aux petits.

- On a bien travaill� ce soir.

Pierre participe.

- J'ai donn� 9 bonnes r�ponses.

- Montez faire un petit brin de toilette.

Je vais vous montrer ce qui est pr�t.

Je n'ai fait qu'une vingtaine de sets

et je n'ai pas fait les costumes.

- Marielle, c'est d�j� formidable.

Et nous ne sommes que le 15. Ne vous d�rangez pas. Bonsoir.

- Bonsoir.

- Mme de Nectin prend un stand.

Elle fera "p�tisserie".

- C'est parfait. Bien jou�, Marielle.

- Je mets le couvert?

- Avec les petits.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- J'ai pens� � toi.

On a un stage dans les gorges du Pouchoulon.

Inscris-toi.

- �a me plairait. - �patant!

- �a lui fera le plus grand bien, � son �ge.

- Hmm! �a sent bon. - C'est lundi. C'est ravioli.

- Vous restez d�ner?

- J'ai d�j� trop abus�. Je me sauve.

- Je vous raccompagne.

- � demain soir pour la r�p�tition!

- Vous avez vu l'explosion?

- Oui. C'est terrible.

C'est un quartier tr�s pauvre.

Toute cette d�linquance infantile.

- Ces enfants sont-ils vraiment responsables?

C'est la faute des parents.

- Oui, c'est certain.

C'est quand m�me pr�occupant. Bonsoir.

- Pierre! Bernadette! Vous �tes pr�ts?

On peut d�ner.

- Parfait. Alors, � table.

- Ne quittez pas.

Bonjour, docteur.

- Alors?

- Alors?

- Je vous ai attendu, hier!

- Le sept a toujours de la fi�vre?

- Je m'en fous!

Monsieur est encore rest� avec sa femme!

- Un peu de patience, Josette.

C'est une femme malade.

- "Un peu de patience."

14 ans que je patiente!

Que j'attends que monsieur se d�cide. J'en peux plus!

Je me demande ce que j'attends.

Un m�decin de merde.

Tu peux te pr�senter au prix Nobel.

- Que disent les analyses? - Elles disent rien.

Comme toi, elles disent jamais rien.

Regarde-moi quand je te parle! Moi aussi, je souffre!

- Chut...

- Tu peux y aller, tu ne m'impressionnes plus.

Je suis gu�rie. T'entends?

Merci pour le traitement.

- Alors? La petite crise est termin�e?

On se calme? - Oui.

- Bon. Tr�s bien.

On va pouvoir s'occuper de Mme Leb�gue, alors?

On va d�clencher le travail? - Oui.

- Petite folle, va!

- C'est comme �a

- La la la la la

Je ne veux pas t'abandonner, mon b�b�

Je ne veux pas nous achever, tu sais

C'est comme �a

T'es s�re que �a sera comme �a?

- S�re. C'est champagne ros�.

- O� est Momo?

Des flics fouinent autour de ma boutique!

�a doit aller � la cave!

- Pour qui il se prend, cet Arabe?

Fais comme chez toi.

Pas de merde chez moi! On a d�j� eu les flics

� cause de ton �picerie. - Elle vous co�te pas cher.

- T'entends?

Dis-lui ce qu'on faisait aux Arabes pendant la guerre.

- Je lui ai dit.

- T'�nerve pas. La couleur va virer.

- J'ai compris. Je m'en vais. Allez!

- Mets-les dans leur chambre. Momo verra ce qu'il en fera.

- Mauvaise femme!

Nom de Dieu! - Ahmed!

Monte la Valstar. Il fait soif!

- Et du dissolvant! J'en ai plus!

- "D�tective", tu le re�ois le mardi?

- Et Momo?

- Momo revient pas. Il travaille.

- "Germaine Lefebvre, 1908." Elle n'est pas d'hier, la vieille.

- 450, 500...

550... 620.

Tu jettes!

Dans le porte-monnaie, y a combien?

- 39 francs, une pi�ce perc�e,

une m�daille de merde et un Aspro.

Je fais quoi, du ch�quier? - Tu jettes.

Dans le portefeuille, y a quoi?

- S�cu, carte Vermeil...

Une photo d'un mec. - Jette.

- On garde le sac?

- Franck a dit qu'il faut jamais rien garder.

- Bon voyage!

Ils font l'amour.

Elle crie: "Oui! Oui! Oui!" De plus en plus fort.

Il fait: "Chut!"

- Qui j'ai en consultation?

- Ta ch�re et douce amie Mme Le Quesnoy.

- Elle a un beau cul.

- Quoi? - Je l'aime beaucoup.

- Ah oui!

- Bonjour, mesdames!

Bonjour, ch�re Marielle. - Bonjour.

Bonjour.

Je suis d�sol�e. Je ne suis pas all�e voir Colette.

Je sais qu'elle va un peu mieux.

- Couci-cou�a. Joli collier!

- J'y tiens. Il me vient de ma grand-m�re.

- Comment vont Jean et la famille?

- �patant!

- Et Bernadette?

- Tr�s bien.

- Rien de grave? - Non, non.

- Eh bien, on va voir �a.

Merci, Josette. �a ira.

- �a fait une heure qu'on vous attend au standard!

- �crasez-moi les ailes � la pattemouille.

- Bien, madame.

- Qu'est-ce que tu fais l�?

- Je m'ennuie. - Va jouer avec Charlotte.

- Elle a accompagn� sa m�re � Paris.

Pourquoi on y va jamais?

- Ne dis pas de b�tises. Qu'irait-on y faire?

Allez! Occupe-toi!

- J'ai rien � faire. - Allons!

On a toujours un petit quelque chose � faire.

Venez go�ter! J'ai fait du riz au lait!

- Oh, chouette!

- Tu as bien dormi? Marie-Th�r�se va te donner ton go�ter.

O� est Bernadette?

Bernadette! Mon Dieu!

Mais... T'es devenue folle?

T'as perdu le sens commun!

Tu t'es regard�e?

Il y a des moments o� je ne te comprends pas.

Musique de cantique.

- Quand Il reviendra Il fera grand jour

- Il fera grand jour

- Pour f�ter Celui Qui inventa l'amour

- Qui inventa l'amour

- Au fond d'une �table Il naquit de Marie

Personne n'avait voulu de Lui

J�sus, reviens J�sus, reviens

J�sus, reviens parmi les tiens

Du haut de la croix Indique-nous le chemin

Toi qui le connais si bien

Toute sa vie, Il pr�chait Le bonheur, la paix

- Le bonheur, la paix

- C'est parfait. Bernadette!

Et en rythme, hein?

- Quand Il reviendra Il nous pardonnera

Comme Il l'avait fait pour Judas

J�sus reviens, J�sus reviens,

J�sus reviens parmi les tiens

Du haut de la croix

Indique-nous le chemin, Toi qui le connais si bien

Dans une grande clart� Il appara�tra

- Il appara�tra

- Comme Il le fit Pour Marie de Magdala

- Marie de Magdala

- Le monde entier Laissera �clater sa joie

En chantant "J�sus est l�!"

J�sus, reviens J�sus, reviens

J�sus, reviens parmi les tiens

Du haut de la croix Nous suivrons Ton chemin

Pour � jamais faire le bien

Allez!

J�sus, reviens J�sus, reviens

J�sus, reviens parmi les tiens

Du haut de la croix Nous suivrons le chemin

Pour � jamais faire le bien

Tout le monde reprend en ch�ur.

- "Aussit�t...

"les clochettes...

"du muguet...

"Les clochettes...

"du muguet se redressent..."

- Toc-Toc! - "Se..."

- Momo!

- Les cl�s! - Lesquelles?

- De la cave!

- Vous g�nez pas!

- On a besoin d'un truc.

- Et l'�cole? - On �tait gripp�s.

- C'est pas grave?

- Non. �a va mieux.

- C'est les Labite qui sont cach�s l�-bas?

Qui se ressemble s'assemble. Dites � vos parents

que je veux les voir.

C'est pas le rattrapage que vous triplerez.

C'est la prison.

- Ils sont en vacances. - Vous vous foutez de moi?

� ta place!

Le premier qui l'ouvre...

- M. Petitjean a choisi un bourgogne blanc � boire frais.

Pour les canards, c'est 15 min au four.

- Bien. - Voil�.

- Merci. - Bon d�jeuner.

- Merci. Au revoir!

On sonne.

- Bonjour!

- Eh ben! On ne se refuse rien!

Un peu jeune.

Josette! Qu'est-ce que tu fous?

- J'arrive!

J'arrive!

Cris de plaisir.

- Tu t'en vas d�j�?

Tu ne veux pas manger quelque chose?

- J'ai vraiment pas faim.

Tu sais, je suis ravi. J'ai trouv� l'int�grale du Ring.

- Formidable.

- Pour une fois que j'ai du temps, je rentre l'�couter.

� demain!

Le four sonne.

Elle �coute les horoscopes � la radio.

- Natifs du Lion...

Le Lion, c'est le beau fixe.

Une rentr�e d'argent bient�t, et une surprise.

- J�sus! Mon Franck! - Maman!

Tes cheveux! - �a te pla�t?

- Non. - Ah bon!

Ils t'ont lib�r�. Montre que je te regarde.

T'es magnifique! - Maman!

- Joyeux anniversaire!

- Merci, les enfants.

Bravo. Tu as fait des progr�s.

- Pierre a beaucoup travaill� pour �tre pr�t.

- Il sera un grand pianiste.

- Comme tu vas vite en besogne! Mais c'est d�j� formidable.

- Papa, votre cadeau.

- Qu'est-ce que c'est?

Un gilet de sauvetage pour le 420. Quelle bonne id�e!

- Il me semble que vous avez perdu le v�tre � la r�gate du 15 ao�t.

- Pas de mauvais souvenir, ce soir!

Celui-l� est beaucoup mieux.

- Non! C'est moi qui le fais.

Le t�l�phone sonne. - T�l�phone, t�l�phone!

- Il a l'air content.

- All�?

Non!

Oh, mon Dieu!

- Mon cher Louis, il faut r�agir.

Elle l'aurait voulu aussi.

Il ne faut pas rester seul.

Venez donc vous installer � la maison.

- Jamais je ne pourrai la remplacer.

- Mes sinc�res condol�ances.

- Mon cher Louis, il faut r�agir.

Faut pas que vous restiez seul.

Venez � la maison quelques temps.

- Je ne pourrai jamais la remplacer.

- "Mon pauvre Louis...

"Tu ne pourras pas la remplacer?

"Ton chagrin faisait peine � voir.

"Ce jour est � marquer d'une pierre blanche.

"Tu as perdu ta ch�re �pouse,

"mais aussi ton m�tier, ta renomm�e,

"ta vie... et je vais t'�craser comme une merde.

"Tu dois payer pour le mal que tu as fait:

"Promesses de mariage,

"cet enfant que tu n'as pas voulu,

"les No�l que j'ai pass�s seule en pleurant.

"No�l, justement, il y a douze ans,

"o� j'ai tant pleur�.

"Souviens-toi."

Babillages d'un b�b�.

- "Le hasard avait voulu que Mme Le Quesnoy

"accouche en m�me temps qu'une autre.

"Tu m'avais demand� de les endormir.

"Je m'en foutais. C'�tait No�l,

"et j'�tais avec toi.

"L'accouchement s'�tait bien pass�.

"Un miracle."

- Tu as fait remonter les accouch�es?

- Bien s�r.

- Groseille, Le Quesnoy.

Ils partent pas avec les m�mes chances dans la vie.

- Votre femme demande si vous la rejoignez au r�veillon.

- Directement au r�veillon.

- On devait le passer ensemble.

- On le passe plus.

- Pourquoi t'as rien dit?

- �coute, Josette! Ne recommence pas!

- C'est pas possible.

- On en passera d'autres, des No�l.

- T'es un monstre.

- C'est �a, c'est �a...

Il faut que je file. On en parlera demain.

Occupe-toi bien de Mme Le Quesnoy.

Joyeux No�l, Josette!

Les b�b�s pleurent.

- Ils me le paieront!

- M. Le Quesnoy est l�.

Il voudrait savoir... - C'est une fille.

- La salope!

La salope!

Oh, la salope!

La salope!

Oh, la salope!

La salope!

Bruits de vomissement.

- C'est rien.

- Que se passe-t-il?

- "Tout �a pour vous dire que vous nourrissez

"un petit bourgeois depuis 12 ans:

"Le fils du directeur de l'EDF.

"Maurice Le Quesnoy.

"Ci-joint,

"en souvenir,

"le petit bracelet."

- Oh putain, les encul�s!

Ils nous ont refil� le fils du directeur de l'EDF.

Silence glacial.

- C'est l'occasion de se faire de l'argent.

- Mais pourquoi?

Pourquoi?

Pourquoi? Pourquoi?

- Je vous en prie. Je vous en conjure, calmez-vous.

Reprenez vos esprits.

C'est une �preuve que Dieu nous envoie,

il faut savoir la surmonter.

Le scandale ne doit pas toucher ces enfants.

Mavial va quitter la ville.

Il n'a que �a � faire. - Pourquoi?

- �coutez, j'ai r�fl�chi.

Nous ne pouvons pas priver Maurice de son �ducation.

Il semblerait aussi d�raisonnable, voire criminel,

d'abandonner Bernadette.

C'est notre fille. C'est un don du Seigneur.

Je pense que ces gens-l� ont une existence tr�s difficile.

Un soutien financier

devrait pouvoir arranger bien des choses.

- Va falloir jouer serr�.

- Maurice pourra venir vous voir quand il le voudra.

Il est pr�f�rable de laisser Bernadette

en dehors de tout �a.

- Si c'est pr�f�rable...

- Elle est fragile...

- Ah bon? Elle est fragile, la petite?

Enfin, faites pour le mieux.

- Vous voulez boire?

- Non. Merci, mademoiselle.

Eh bien, voici les 20000 F comme convenu.

- On avait dit 2 millions!

- 2 millions de centimes font 20000 F.

- Je vous fais confiance. Mon sac!

Ah! Ben voil� Momo, justement!

O� t'as �t� tra�ner? T'es tout sale.

Tiens! Voil� ton papa.

- Bonjour, Maurice.

- Bonjour.

- Le sujet:

"La vie � la cour de Fran�ois ler".

Vous avez jusqu'� la fin du cours.

- On en a, de l'argenterie! �a vaut cher?

- S�r, mais c'est dur � ravoir. - Combien �a co�te?

- 10000 F.

- 10000 F!

Mais avec tout le reste, il y en a pour des millions.

- Ben �a, s�rement.

- Tu n'as rien d'autre � faire?

- Elle dit qu'il y en a pour beaucoup.

- Elle exag�re, tu sais.

Ce sont des cadeaux de mariage.

Il y en a qui viennent de ta mamie.

File. Tu vas te mettre en retard pour ton cours d'anglais.

Vous n'avez pas un peu grossi du ventre?

- Non. J'ai toujours eu un peu de ventre.

C'est ma jupe qui me boudine.

- Merci. - Mathieu, ton assiette.

- Pas beaucoup.

- C'est du phosphore.

- Pourquoi?

- Si tu bois froid apr�s le potage chaud,

�a va ab�mer l'�mail de tes dents.

- Ah, d'accord!

- Comme c'est joliment pr�sent�!

- Maurice a mis un plat du dimanche.

- Et c'est pas dimanche.

- C'est plus beau quand le plat est en argent.

- Y a des ar�tes. - Ton assiette.

Non! Je te les ai enlev�es.

- Merci.

- Mlle H�brart a demand� sa retraite anticip�e.

- D�j�? - Eh oui.

- Pourquoi ton fr�re �tait en prison?

- Il avait vol� pour manger.

- C'est injuste.

- Oui. Je sais.

- Et ton p�re?

- Il a eu le ventre arrach� par une grenade.

- Et ta m�re?

- Elle a trop de travail � la maison: Le m�nage,

la vaisselle, les petits,

et les pansements

� refaire toutes les 3 h.

Ma m�re voulait �tre chanteuse.

- Moi aussi.

- Tu les reverras jamais?

- Non.

�a leur ferait de la peine.

- Va demander � maman.

- O� est maman? - Dans la salle de bain.

- Elle a dit quoi?

- "Oui".

Elle a dit: "Oui."

La m�re et les filles jouent aux dominos.

- � toi.

- Pioche.

- C'est � qui? - � moi.

Elles rient.

- Eh ben! Quel fou rire!

- Joue, Emmanuelle.

- Dors bien, mon grand.

Oh, le Dr Schweitzer!

Il a eu une vie exceptionnelle.

Et beaucoup de courage.

Merci pour le cadeau. C'est vraiment joli.

Bonne nuit.

Dormez bien, mes grands!

- �a, c'est... - La d�rive.

- Et �a?

- La barre.

- Et �a? - Le safran.

Et l'�coute de foc.

- Bien. On n'oublie jamais...?

- Son gilet de sauvetage. - Bravo! Bravo!

Allez, on joue.

- Un verre d'orangeade vous ferait plaisir?

- Oui!

- Tenez, mamie.

- Oh! Merci, mon petit. Comme tu es gentil!

- Un petit g�teau?

- On va jouer. Je fais �quipe avec Maurice.

- Il joue avec nous.

- Oh, t'es le plus grand!

- Il ressemble � Jean

quand il �tait petit.

S�rieux...

et complaisant.

C'est un miracle. Il s'est vite adapt�.

- Si vous saviez par o� nous sommes pass�s au d�but.

- Et avec ses fr�res et s�urs?

- Il les adore et ils l'adorent.

- Et... ils ne posent plus trop de questions?

- Ils ont cru � l'adoption.

C'est un mensonge qui nous a co�t�.

Il n'y avait pas d'autre solution.

- Pieux mensonge. - C'est Jean et Maurice

qui ont eu l'id�e.

- C'est magnifique.

- Si vous saviez comme j'ai pri�!

- Je sais.

Je sais.

Vous �tes vraiment courageuse.

Maurice!

Viens ici!

Tes fr�res et s�urs

ont eu une m�daille et une cha�ne.

Toi... je n'avais pas pu te la donner.

Maintenant, c'est chose faite.

Le mal est r�par�.

- Merci, mamie.

- Eh ben, dis donc!

Ils roulent sur l'or.

Ils ont d� vendre Momo. - Ne dis pas �a.

- Venez me chercher demain, � 13 h 30, pour le cin�ma.

- Vous avez vu "Sauvage et beau". - J'y retourne.

J'adore les b�tes.

Des gens parlaient. J'ai horreur de �a, au cin�ma.

- Quelle feignasse!

Elle prend un taxi pour aller au supermarch�!

- Elle est vulgaire!

- Je t'interdis de jouer avec elle.

- Quand il entra dans J�rusalem...

toute la ville fut agit�e.

"Mais qui est-ce?", disait-on.

On r�pondait: "C'est le proph�te,

J�sus de Nazareth, en Galil�e."

Qu'y a-t-il?

�a ne va pas bien?

- Non. - Tu veux rentrer?

- Je pr�f�re.

- Ton fr�re te raccompagne?

- �a va aller.

Je pr�f�re qu'il �coute. Je pourrai rattraper la le�on.

- �a va aller? Tu peux rentrer seul?

- Oui. �a m'arrive quelquefois, mais c'est pas grave.

- Qui c'est qui t'a fait �a?

Allez! Viens ici! Viens, viens...

- Oh! Arr�tez de gueuler!

C'est fou ce que �a le change!

�a lui va bien.

- Si elle ne le remet pas comme avant, je porte plainte!

- Ma poule!

Remets-le en Arabe, vu que son p�re pr�f�re.

- J'ai pas de noir. - Je le pr�f�re en Arabe.

Et vite fait!

- Il est chou! C'est dommage de pas le laisser comme �a.

- Eh ben, dis donc! Vous prosp�rez.

Une bouche en moins, �a vous r�ussit.

- C'est-�-dire?

- Je ne vous vois plus.

- Je vais au supermarch�. C'est plus pratique.

- Vous �tes tous des ingrats.

Le seul qui �tait bien, c'�tait Momo.

- Momo! Mon Momo!

- Casse-toi. Tu vois pas que tu lui fais du mal?

- Des grimaces, oui!

- T'en fais pas. Mon Franck va te faire ta f�te.

Il va te faire bouffer ton fric! Foutez-le-moi dehors!

- Des grimaces, oui! Des grimaces! Allez!

Des grimaces! Allez, viens!

- Tu as fini ton travail? - Je recopie mes maths.

- J'ai trouv� ta cha�ne et ta m�daille sous ton traversin.

C'est pas un endroit pour les ranger.

Tu as certainement une place dans un tiroir.

Il y avait aussi une forte somme d'argent.

- C'est mes �conomies d'avant. - Tu en avais beaucoup.

- On d�pensait rien.

- Nous en parlerons avec papa.

Il faudrait les mettre � la banque.

- Je pr�f�re les garder.

- Comme tu voudras.

Mais r�fl�chis.

Tous tes fr�res et s�urs ont un livret.

C'est tr�s pratique, tu sais.

On en reparlera.

- Connasse.

- O� sont les timbales et les coquetiers?

- Je ne les ai pas touch�s.

- Je vous le demande car ils ne sont pas

� leur place. - Madame, je vous jure!

- Ne jurez pas.

C'est rien. Je me souviens, je les ai rang�s.

Allez finir la vaisselle. - Ben, je pr�f�re.

Cloche de l'�cole.

- Momo! Momo!

Je t'avais pas reconnu.

- C'est ma coupe. - Ouais. �a doit �tre �a.

- �a va? - Oui. La famille t'embrasse.

- Ah bon?

Nouveau blouson? - Il est bien!

- Ouais. Il te va bien.

- On l'a achet�. - Achet�?

Dis-moi...

Pourquoi t'es venu?

- Ben... Tu sais, les Le Quesnoy...

ils ont pas donn� tellement.

On est raides.

T'as pas une id�e?

- Marcelle Groseille � l'appareil!

Je remercie M. Le Quesnoy de nous avoir offert l'�lectricit�.

Oh non! Vraiment, c'�tait trop gentil.

La vie est de plus en plus difficile.

En fin de compte, Momo nous manque beaucoup.

C'est bien plus dur qu'on pensait.

En plus, il aidait �norm�ment.

Il nous manque...

Deux fois plus?

Oh oui! Au moins deux fois plus qu'avant.

Alors, voil�. Ce serait bien si M. Le Quesnoy...

- Oh! C'est quoi?

- Vous �tes s�r que c'est la solution?

- Nous en avons d�j� discut�.

- Oui, je sais. Excusez-moi.

- Betty buys a bit of butter.

- Betty buy a bit of butter.

- Marmelade. - Marmelade.

- Through the window. - Through the vindow.

- Voyons si nous aurons plus de chance avec une version.

Dict�e en Anglais.

- Maurice? Vous r�vez?

- Yes.

- C'est � moi! C'est � moi!

C'est � moi!! C'est � moi!! Na!

Dans la famille Boulanger...

je voudrais le fils!

- Oh, merde! J'arriverai jamais � faire une famille.

- T'en as combien? - Quatre, plus le sucrier.

- Vas-y, montre!

- Vous inqui�tez pas, y en a d'autres. Et dites-le � Ahmed.

Bon. Allez, salut!

- Allez!

- Tu les connais? - Ouais.

- Ils sont du Moulin de la Vierge? - Ouais.

- On ne dit pas "ouais". C'est des pauvres?

- Et alors? - J'aime pas les pauvres.

- Tu les aimes pas? - Non.

- Pourtant... toi aussi, t'es une pauvre.

- Ben! Papa est directeur de l'EDF.

- Mon p�re, mais pas le tien.

- T'es b�te.

- C'est toi qui es b�te. T'as pas encore compris?

On est n�s le m�me jour.

Si je te dis un secret...

tu le r�p�teras pas?

- La petite Br�mont m'a pr�sent� son fianc�.

Il a l'air tr�s bien. Il finit sa m�decine.

Il s'appelle... Sherman, je crois.

Mangez votre potage pendant qu'il est chaud.

- Sherman... Il doit �tre juif, non?

- Vous devez avoir raison. Mais il est charmant.

Ils doivent se marier � la rentr�e.

Ils s'installeront s�rement rue de la R�publique.

Je suis contente.

Elle n'a pas eu beaucoup de chance jusqu'�...

- � demain!

- T'as qu'� rentrer toute seule.

- Maman sera pas contente. - M�le-toi de tes oignons!

- J'ai envie d'une bouillabaisse.

On serait tout de m�me mieux sur la Riviera. Hein, Fredo?

�a nous ferait une lune de miel.

Qu'est-ce que t'en dis?

Revoil� l'autre emplum�e!

Pour qui elle se prend, avec sa tronche de fion?

Tu l'as pas rat�e, mon Toc-Toc.

Pouffiasse!

- Je me la taperais bien.

- Fredo!

Regarde qui est l�.

T'es mignonne, tu sais.

Puis t'es bien peign�e.

- Oh!

On dirait Roselyne petite! - On va pas te bouffer!

- Qui c'est?

- Bernadette, ta grande s�ur.

- Arr�te de tripoter ton stylo.

Fais un effort!

C'est pas compliqu�.

Quand le COD est avant l'auxiliaire, il s'accorde.

S'il est plac� apr�s...

Bernadette!

Une porte claque.

- Bernadette!

Depuis quand abandonnes-tu Emmanuelle?

Bruit de cl� dans la serrure.

- Ouvre cette porte! �a suffit, maintenant!

Ouvre imm�diatement! - Jean! Je vous en prie.

- Je peux vous aider, papa?

- Je vais lui parler.

Bernadette pousse un cri strident.

- Qu'elle ne vous parle pas n'est pas alarmant.

Si elle accepte votre bonne, c'est d�j� un bon point.

Elle est en �tat de choc. Il lui faut du repos.

Si elle se nourrit peu, c'est pas grave.

Ce qui m'inqui�te,

c'est cette obsession de la propret�. Elle se lave souvent?

- Toute la journ�e, docteur.

- Les m�dicaments

devraient d�j� la d�tendre.

Je vais vous donner un d�contractant...

pour vous aider � passer ce cap.

- Bernadette, tu peux ouvrir, c'est moi.

- Qui �a, moi?

- Marie-Th�r�se!

- Je veux du riz au lait.

- Marie-Th�r�se n'en a pas fait.

Mange ton pain d'�pice. Tu adores �a.

- Je veux du riz au lait.

- �a ne s'arrange pas. Il faut que je change les draps.

3 fois depuis ce matin.

- Allez go�ter dans le jardin.

- Elle veut encore que je lui fasse couler un bain.

Une semaine que �a dure!

Si �a continue, elle va crever.

Je sais pas ce que vous avez fait, mais elle vous d�teste.

- Je vous en prie, �pargnez-moi vos r�flexions.

- Moi, par contre, elle m'adore.

- Mais comment l'a-t-elle appris?

- Maurice, peut-�tre?

- Maurice?

C'est impossible. Il ne ferait pas de mal � une mouche.

Pourquoi nous d�teste-t-elle autant?

- Marielle, essayez de comprendre.

Elle vivait dans une famille tranquille, �quilibr�e.

Nous faisions tout pour elle.

Et elle apprend qu'elle vient de ce milieu sordide!

Cette m�re r�pugnante, des fr�res d�biles!

C'est un cauchemar, ce Moulin de la Vierge!

Nous devons l'entourer de notre tendresse.

Soyons patients.

C'est d�j� un miracle que Maurice en soit sorti intact.

- Je ne pourrai pas venir dimanche.

Je suis invit� chez les Groseille.

- Comme la confiture?

- Mais bien s�r, Maurice.

Nous avons toujours dit que tu irais quand tu voudrais.

Je me f�licite que tu nous en parles.

- Momo! Momo!

Mon petit Momo!

Je suis si content de te revoir!

Tiens, prends une poire. Elles sont bien sucr�es.

Dis donc! Allez, viens! Latifa!

C'est Momo! Elle va �tre contente.

Regarde comme il est beau! Oh, dis donc!

- Momo est revenu! - �a va?

- �a va mieux. Tu sais, au d�but, je m'inqui�tais.

On racontait qu'ils t'avaient vendu. J'ai eu des nouvelles.

Il para�t que tu vis comme un prince, maintenant?

Non! T'as chang�, y a pas � dire. T'as chang�...

Tu m'as apport� un truc? - C'est pour la famille.

Mais j'ai une mine d'or pour toi.

- C'est pas vrai?

- Momo est revenu!

- L'assurance va marcher pour la voiture.

- Tu vois! - Mais on y a �t� un peu fort.

J'entends plus. Enfin, t'auras ta r�compense.

- Parfait. - Momo!

Momo!!

Qu'est-ce qu'il fout chez Ahmed?

On se demande qui est sa famille.

- Oh, Momo! La tronche!

- Il y a quoi dans ton sac?

Cris de joie.

- �a te g�ne pas, d'�tre � poil?

- Monte ou elle va nous faire une crise.

- Momo! Mon fils! Enfin!

- C'est quoi, �a?

- C'est une petite fille que conna�t Maurice

qui me l'a donn�e pour moi.

- Tu lui as fait un cadeau?

- Une poup�e aux cheveux blonds.

- Celle que tu as eue � No�l?

- C'est une bonne action.

- Jette-moi cette salet�! - Non!

- Tu viens? On va se baigner.

- Vous allez � la piscine?

- On va dans la De�le.

- Dans la De�le?

- Pr�s de l'�le.

- C'est vous, le fr�re a�n� de Momo?

Moi, je suis son ex-s�ur, Roselyne.

- Celle que tout le monde... - Qu'il est gamin!

- Alors, on est un peu parents?

�a vous d�range pas si j'enl�ve le haut?

Apr�s, j'ai des marques...

- C'est �tonnant qu'elle garde le bas.

- Je vous ai jamais rencontr� en ville.

Vous vous mettez pas en maillot?

- Si, si.

- De la blonde? - Ouais.

- Il y a quoi au go�ter? - De la bi�re.

- T'en veux une, Toc-Toc? - Ouais.

- Vous avez une peau de b�b�.

- Il est compl�tement bourr�.

- H�! Regarde au ciel!

- Non! L�chez-moi! - � la une!

� la deux! � la trois!

- Ouais!!

- Toi, Paul, l'a�n�...

Tu es inconscient.

Emmener ton fr�re qui ne nage pas. Tu te rends compte?

Que s'est-il pass� dans ta t�te?

- Jean!

Mathieu est bless�! - C'est rien!

- Depuis quand t'es m�decin?

- Souffle.

Souffle encore.

Jean!

- Montez et prenez un bain. - On sort d'en prendre.

Sonnette.

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous me reconnaissez pas?

Je suis Roselyne. L'ex-s�ur de Momo.

- Si. Je vous reconnais.

Maurice n'est pas l�.

- Oh! Je viens pas voir Maurice.

Je viens voir Paul. J'ai envie d'aller au cin�ma.

- Il n'est pas l� non plus.

- Oh, c'est pas grave!

C'�tait � tout hasard.

Vous pouvez lui dire que je suis pass�e?

Au revoir!

Vous �tes bien orient�s!

C'est plein sud, non?

- Bernadette, ouvre! C'est Marie-Th�r�se.

Tiens. Voil� ton lait.

- T'es aussi b�te

que ta m�re, toi!

- � propos de m�re, t'as le bonjour de la tienne.

- C'est pas ma famille! Ils sont moches, sales, et cons!

- Elle est triste que tu sois malade.

D'ailleurs, elle t'a pr�par� une chambre:

Un petit bijou.

- Et vos parents? Vous y avez pens�?

Marie-Th�r�se, vous avez trahi ma confiance.

- Mais, madame...

- Comment avez-vous pu rester cinq mois sans me dire la v�rit�?

Votre ventre grossissait! - Je vous jure...

J'ai jamais couch� avec un gar�on.

- Ne jurez pas, je vous en prie!

- Mais, madame...

- Rappelez-vous! Vous �tes bien sortie une fois avec un gar�on?

- Je vous jure que je ne suis jamais sortie

avec un gar�on, je ne sors jamais avec eux.

- Marie-Th�r�se, ne jurez pas!

Marie-Th�r�se! Vous �tes bien all�e au bal, un soir?

- Mais non, je vous jure. Je vais jamais au bal.

- Arr�tez de jurer!!

Vous avez bu avec eux?

- Criez pas!

Je bois jamais.

- Mais enfin, Marie-Th�r�se, c'est impossible.

- Je vous jure...

que j'attends un b�b�...

�a, c'est s�r.

Mais que je n'ai jamais couch� avec un gar�on.

- Marie-Th�r�se, rentrez chez vous!

J'ai assez de soucis sans avoir

� supporter vos mensonges.

- Mais pourquoi vous criez? Elle ne ment peut-�tre pas.

Elle est peut-�tre comme Marie. - Toi, �a va!

- Je n'ai pas voulu vous faire de la peine.

- Je sais. Mais je suis fatigu�e, Pierre, tu comprends?

Trop, c'est trop. J'ai pas m�rit� �a.

- Enfin, maman! Il faut savoir souffrir.

Dieu nous met � l'�preuve.

Le Christ a souffert pour nous sur la croix.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille.

- Quel jour on est?

- Cinq heures.

- T'es vraiment trognon.

- Encore!

- J'en peux plus, moi.

C'est pas tr�s confortable. J'ai des brindilles partout.

T'as pas de voiture?

Prend celle de ton p�re! - J'ai pas le permis.

- C'est pas grave. Personne ne l'a.

- Encore!

- C'est la derni�re fois, hein?

- �a va? Vous avez pris soin de Bernadette?

- Elle est sortie.

- "Sortie"?

Comment �a?

- Oui. M�me avec son sac � dos, avec son go�ter dedans.

- Ton billet.

- J'ai pas de billet. - O� sont tes parents?

- J'ai pas de parents. Je suis orpheline.

- C'est votre fille? - Oui.

- C'est pas mes parents.

- Elle est tr�s fatigu�e.

Allons!

Allons, Bernadette!

- Ils ont saccag� la cuisine avec leurs cr�pes.

Mollo! Non, toi. Fais gaffe!

- Encore! Encore!

- J'en ai d�j� fait 34. Ras le bol!

La derni�re. Fini n-i ni.

- Maman sera furieuse. C'est un dessert de Mardi gras...

- Ils l'ont retrouv�e vite! - Quel miracle!

- Dieu les a aid�s.

- Soyez charitables.

- Bernadette, elle est toute sale. - Hein?

Pfff! Qui va encore se taper la lessive?

- C'est Marie-Th�r�se!

- Mauriac: "Aussi lourde que soit l'h�r�dit� d'un enfant".

Qu'est-ce que l'h�r�dit�? Ce soir, le Pr Mendel y r�pond

dans le d�bat qui suivra...

- Attendez-moi. J'arrive. - Paul!

Viens ici.

Que fais-tu? - Je sors.

- Quoi? - C'est la fin de l'ann�e.

Je peux aller au cin�ma. - Qu'est-ce qui te prend?

Tu aurais pu en parler � ta m�re.

Montre tes poignets.

C'est quoi? - Des bracelets de force.

- �a sert � quoi? - � conduire une moto.

- Et o� est ta moto?

- Je travaillerai et je me servirai

de mon livret bancaire.

- Et ton stage?

- J'y vais plus. - Tu d�lires!

- Merde, mais j'ai 16 ans!

- Tu peux rester poli!

- Je reste poli.

- Nous verrons cela au calme! Demain.

- C'est tout vu.

- Marielle, vous �tes �puis�e.

Vous partirez pour Le Touquet demain.

Je vous rejoindrai avec les enfants d�s la fin des cours.

Marielle...

Vous savez que vous �tes tr�s belle?

Vous me faites bander.

- Vous prenez des combinaisons de ski pour la plage?

- �coutez, je sais encore ce que je fais.

Vous avez pas vu mes Carambar?

- Hein?

- Quoi, encore?

- Je les aime pas. Je pr�f�re ceux de maman.

- Moi aussi. Ils sont meilleurs.

- Pensez � ceux qui n'ont rien. - Quelle chance!

- �a suffit!

O� tu vas, toi? - Me faire une tartine de ketchup.

- Qu'est-ce qu'il y a? - Ils veulent pas de moi.

- O� sont tes fr�res? - Dans le garage avec des copains.

Ils sentent de la colle. - "Ils sentent de la colle"?

C'est quoi, ce bordel?

- C'est lundi. C'est ravioli.

- Voil�, Toc-Toc. Plus besoin d'ourlet.

Momo, refais-nous le p�re Le Quesnoy!

- "Tu peux boire.

"Si tu bois froid apr�s le potage,

"tu ab�mes l'�mail de tes dents."

- Ah, le guignol!

- La m�re, elle est "tirable"?

- Et la tienne?

- Demain, on part un mois � la mer.

- Un mois � la mer?

Putain! Ils sont bourr�s, ces cons-l�.

Ils pourraient pas nous la refiler, la baraque?

Quoique Le Touquet, il fait frisquet.

Je pr�f�re la Riviera.

- L'ann�e prochaine, tu l'auras, ta Riviera.

- T'es un sucre, mon Momo.

D�d�, elle en tient une bonne.

Je suis crev�e.

Je vais mettre la viande dans le torchon.

On d�barrassera demain.

Momo, tu dors l�?

- Non. Je vais rentrer.

- Salut, mon fr�re! �a va?

Tu veux un petit th� � la menthe? - Je rentre.

- O� tu vas? - En vacances.

- O� �a? - Au Touquet.

Ma grand-m�re a une maison.

Bon, allez! Salut, Ahmed! - Salut! Bonnes vacances!

"Au Touquet! Ma grand-m�re a une maison."

- Bonsoir, mon ch�ri.

Ben, sois pas triste! Un mois, c'est pas long.

Je me laverai pas, pour garder ton odeur.

- Bon, �a va! O� sont les papiers de cette Mob?

- � la maison.

- Vous nous prenez pour des cons? - Ouais.

- Et ton casque?

- Que fais-tu dans la rue?

- J'�tais chez des parents. - Ton nom?

- Le Quesnoy-Groseille.

- C'est un nom � tiroir. Tu vis o�?

- 118, avenue du G�n�ral Leclerc.

- C'est loin, �a! T'es perdu?

- Non. Je connais le chemin.

- Tra�ne pas par ici, c'est pas s�r. Rentre vite.

- Oui. Bonsoir, monsieur l'agent.

- Bonsoir!

- Alors, les comiques? Ils sont o�, ces papiers?

- Que l'on touche � la libert�

Et Paris se met en col�re

Et Paris commence � gronder Et le lendemain

C'est la guerre

Paris se r�veille

Et il ouvre ses prisons

Paris a la fi�vre

Il la soigne � sa fa�on

Il faut voir les pav�s sauter

Quand Paris se met en col�re

Venez voir ses fusils rouill�s

Qui clignent de l'�il aux fen�tres

Sur les barricades

Qui jaillissent dans les rues

Chacun sa grenade

Son couteau ou ses mains nues

La vie, la mort ne comptent plus

On a gagn�, on a perdu

Mais on pourra se pr�senter l�-haut

Une fleur au chapeau

On veut �tre libre

� n'importe quel prix

Enfin vivre, vivre vivre

Vivre libre � Paris

Attention, �a va toujours loin

Quand Paris se met en col�re

Quand Paris sonne le tocsin

�a s'entend au bout de la Terre

Et le monde tremble

Quand Paris est en danger

Et le monde chante

Quand Paris s'est lib�r�

C'est la f�te � la libert�

Et Paris n'est plus en col�re

Et Paris peut aller danser

Il a retrouv� la lumi�re

Apr�s la temp�te

Apr�s la peur et le froid

Paris est en f�te

Et Paris pleure de joie

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