All language subtitles for Le chevalier de Londres.avi.srt

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Original subtitles

LE CHEVALIER DE LONDRES.

Au revoir aristo ! La guillotine !

Venez la chercher.

Votre dîner madame.

Cinq mille francs.

Et dire que personne n'a encore attrapé cette canaille.

Eh bien, essayez maintenant.

Attends citoyenne.

Où penses-tu aller comme ça ?

Fouillez le panier.

Fouillez le panier ?

Que recherchez-vous dans mon panier ?

Vous jouez aux soldats.

Je vous ai vu en descendant la rue.

Assis sur votre chaise.

Il y a quelque chose?

Des melons caporal.

Où est ton laissez-passer ?

Mon laissez-passer?

Allez, où est-il ?

Espèce de sale caporal!

Elle est trop vieille pour vous caporal.

J'aimerais qu'elle ait 50 ans de moins.

Ceux qui veulent traverser ce pont doivent montrer un laissez-passer .

Ouvrez la barrière.

- Caporal ! - Oui capitaine.

Auriez-vous par hasard vu une vieille sorcière ?

Oui capitaine.

Une vieille sorcière dans un chariot plein de melons ?

Oui capitaine.

Elle va bien. Je l'ai laissée passer.

Il manque un homme.

Pas un de nos amis français j'espère.

L'un d'entre nous.

Gloucester ? Il s'est peut-être fait prendre.

Mes ordres étaient de ne pas se faire prendre.

Et j'attends que mes ordres soient obéis.

Oui monsieur.

Imbécile. Votre tête va rouler pour ça !

Mais qui était-ce ?

Le mouron rouge!

Ouvrez la barrière !

Vous êtes presque en Angleterre madame.

Armand St. Just.

Il veut un permis pour l'Angleterre pour rendre visite à sa sœur.

Vous vous souvenez qu'elle a épousé un aristocrate anglais.

Veillez à ce qu'il soit surveillé.

Faites-le entrer.

Je vois que vous avez été parler aux gens.

Mais vous n'êtes pas un très bon orateur.

Je suis membre de l'Assemblée nationale.

Dieu merci, il y a encore un gouvernement en France.

Vous avez fini ?

Soit vous n'êtes pas un très bon orateur,

soit vous ne dites pas ce que les gens veulent entendre.

Quelques centaines de personnes meurent.

Des milliers.

Des dizaines de milliers.

Des dizaines de milliers ?

Vous comprenez surement.

N'est-ce pas?

Laissez-moi vous expliquer.

La vapeur doit s'échapper de la marmite bouillante.

Le fait qu'elle soulève le couvercle

et les débordements du pot

ne gâche pas le bouillon.

N'est-ce pas?

Et nous ne nous soucions pas de ça.

N'est-ce pas?

J'ai aussi vu des marmites bouillantes.

Mais parfois, elles éteignent leur propre feu.

Soyez prudent.

Si vous vous mettez en travers du chemin du peuple

rien ne pourra vous sauver.

Rien.

Rien.

Mon dieu!

Si seulement nous pouvions....

Voilà la vieille garde.

- Voilà Blakeney. - Où ça ?

Là.

Et voilà mon vieil ami le colonel Ramsbottom.

Comment ça va Ramsbottom ?

Winterbotham monsieur.

Gazoom !

J'ai écrit un poème.

- Un chef-d'œuvre. - Qui?

- Vous monsieur ? - Moi.

- Non. - Si.

Il y est question de ce mystérieux mouron rouge.

Le mouron rouge par Sir Percival Blakeney.

- Quoi ? - Oh, c'est juste le titre.

Ils le cherchent ici.

Ils le cherchent là-bas.

Ces Français le cherchent partout.

Est-il au paradis ?

Ou est-il?

Cet insaisissable mouron rouge.

Pas mal.

Pas mal ? C'est sacrément bon.

Je vais le faire écrire. Vous pourrez tous l'apprendre.

Quel nigaud.

Oui.

Ils sont tous pareils.

Ce dont ce jeune Blakeney a besoin c'est un an ou deux de dure campagne.

Souffrir de privations.

Je ne peux pas imaginer Blakeney courant un danger.

Vous disiez qu'on n'était pas assez nombreux ?

- Il n'y a pas un Anglais .... - Ou Français.

Ou un Français qui voudrait se joindre à nous.

On pourrait être 500 ou 1000 en une semaine.

Et dans une semaine, chacun d'entre nous serait

un homme marqué et incapable de se sauver.

Nigel, va voir ce que c'est.

Non. La force n'est pas bonne contre ces gens.

Le prince est arrivé et il vous demander Percy.

Et votre tailleur attend toujours.

Et vous avez l'impudence de me suivre jusqu'ici avec ça.

- J'ai demandé un autre essayage. - Ce n'est pas ma faute.

Ca m'indiffère de qui c'est la faute.

Regardez ça, Monsieur.

- Moi Monsieur? - Vous Monsieur ? - Non Monsieur.

Vous voyez. Même le colonel Ramsbottom refuse de regarder ça.

Winterbotham monsieur.

N'ai-je pas dit Winterbotham ?

- Oh Brinker.

Vous avez quatre heures pour y remédier.

Blakeney !

Le Prince !

Il va probablement venir vous tuer.

Bonjour.

Oh, s'il vous plaît messieurs.

Pas de cérémonie je vous en supplie.

Ah, Blakeney.

J'ai entendu dire que vous aviez Brinker avec vous.

Qu'est-ce que vous penses de la nouvelle veste qu'il m'a faite ?

C'est un homme bien.

Alors, Blakeney ?

Votre opinion.

Quelque chose ne va pas ?

Le dos est

admirable.

L'avant

est bien.

Bien?

La couleur

passable.

Passable ?

Mais les manches. Brinker. Les manches.

C'est les manches à la mode.

Ah bon.

Ca ne devrait pas être ainsi.

Allez, c'est pas si mal que ça.

Vous voyez, Son Altesse Royale approuve.

Mon pauvre Brinker.

Son Altesse Royale n'a pas dit ça.

Il a dit que ce n'est pas si mal.

Il n'y a rien au monde de plus mauvais que quelque chose qui n'est pas si mal.

N'est-ce pas Amiral ?

Non Brinker.

Ce travail est une gaffe.

C'est fatal pour ma réputation.

Mais pourquoi votre réputation ?

Parce que tout le monde connaît le gout de Son Altesse Royale.

Oui.

Oui Brinker, Sir Percy est un expert.

Sur les vestes.

Je suis un expert.

- N'est-ce pas Brinker ? - Jusqu'à un certain point.

Ne soyez pas si jaloux.

Regardez cette manche.

Cette misérable dentelle.

C'est comme une doublure qui pend.

Mais c'est esthétique.

Esthétique ? C'est moche.

Changez cette manche.

Laissez-là prendre l'air.

Laissez-la onduler.

Pour que quand Son Altesse Royale se promène,

ce soit comme un vol d'hirondelle.

C'est ça. Brinker, aidez-moi à me déshabiller.

Et pendant que je suis dans le sauna, faites quelque chose pour mes manches.

Bon sang Percy.

Vous êtes peut-être sans cervelle, mais vous connaissez les vêtements.

En effet.

Ne traîne pas Tony. On va en France ce soir.

En avant!

Par ici.

Vous devez descendre maintenant Madame la Comtesse.

Vite !

N'ayez pas peur Madame.

S'il vous plaît.

La voie est libre.

Prets?

Un par un.

Allez-y.

Suivant.

Votre Grâce, ce refuge est très opportun.

Mon fils, dans le monde entier, la marée de nouvelles idées monte.

Cela pourrait nous submerger.

Mais cette abbaye du Mont Saint-Michel est sure depuis 800 ans.

Et la marée va descendre.

En parlant de marée, quand est la marée haute ?

Huit heures.

Alors toute cette montagne devient une île.

Vous voyez ce carrosse ?

Oui. Quatre de mes amis sont dedans.

Là où va ce carrosse, vous pouvez amener votre vaisseau.

Tous ces kilomètres de sables vont être couvert dans une demi-heure.

Et là où c'est la terre ferme,

ce sera l'eau profonde.

Et des sables mouvants.

J'aimerais voir à l'intérieur de ce carrosse.

Pourquoi ?

Mes amis amènent mon beau-frère avec eux de Paris s'ils ont de la chance.

- Et si ce n'est pas le cas ? - Sinon ?

Alors ils seront trois.

Nous sommes tous là Andrew.

Et vous avez de si beaux yeux bleus.

Va-t'en.

Va-t'en. Prends un chou.

Ne craignez rien.

Un mendiant a laissé ce message pour l'Anglais.

Il est arrivé à Calais.

- Dieu merci, il est en sécurité. - Amen.

- Sur quelle profondeur d'eau puis-je compter ? - Trois brasses.

Deux ou trois pieds d'avance..

Vous trouvez ça amusant?

Plus ou moins.

Votre vie n'est pas si ennuyeuse mon fils.

Vous êtes jeune, riche, heureux en ménage.

Oui c'est vrai.

Jeune, riche....

Du tabac Votre Grâce ?

J'aimerais que la marée monte.

Patience.

Quand ça vient, ça vient vite.

Très vite.

A tribord.

Tenez-vous prêts.

Préparez-vous à faire demi-tour.

Nous naviguons vers Douvres.

Quels sont les ordres ?

Les Tournaisiens au repos du pêcheur.

Les autres à l'auberge de Folkestone.

Je reste ici jusqu'à ce que vous soyez tous à terre.

Dis à Tony de m'attendre plus tard.

Permettez-moi madame.

Je vous remercie.

On vous attend depuis midi.

Je sais.

La marée était contre nous.

Le dîner sera servi à 13 h.

Puis-je vous montrer à vos chambres maintenant?

Plus tard Jelly.

Tiens Jelly.

Oui mademoiselle. En Angleterre.

Tout à votre service.

Du vin rouge ?

Que puis-je vous dire ? Vous êtes si galant avec nous.

Seulement que vous êtes contente d'être en Angleterre madame.

Oui. Nous sommes heureux d'être en Angleterre.

À Sa Majesté George III d'Angleterre.

Que Dieu le bénisse pour son hospitalité envers nous tous

pauvres exilés de France.

Au Roi.

Ou est votre chef?

Nous devons le remercier sur-le-champ.

- J'ai bien peur que ce soit impossible madame. - Impossible ? Pourquoi ?

Parce que le mouron rouge travaille dans le noir.

Son identité est connue

seulement par ses disciples immédiats.

Mais pouvez-vous me dire où il est ?

Où? Il est partout.

Il

est ici.

C'est une fleur.

Oui mademoiselle.

Une humble fleur.

Et aussi le nom choisi par notre chef pour cacher son identité.

Du pain.

Permettez-moi de vous donner ceci en souvenir.

Ne la berne pas Andrew.

C'est un de ses tours.

Il l'a dans sa manche.

Permettez-moi mademoiselle. Prenez le mien.

John, les bagages.

Sally, des bougies dans la meilleure chambre.

Et Sally, va chercher la casserole.

Lady Blakeney.

Blakeney ?

C'est la femme qui a épousé ce Français qui s'appelle St. Just ?

Une femme détestable.

Son frère est dans le Nouveau Régime.

Tous les St Justs sont pour la Révolution.

Je suis désolée. Si elle vient ici, je partirai.

Bonsoir mes amis.

Je passe la nuit ici. J'attends mon frère M. St Just.

- Les bagages? - Tout est en ordre Milady.

Est-ce que quelqu'un est venu de France aujourd'hui ?

Certaines personnes sont arrivées de France Milady.

Mais pas M. St Just.

Ils ont sûrement un message pour moi.

Et mon mari, il est là ?

Sir Percy, madame?

Il ne faut pas faire confiance à Sir Percy.

Pas à lui.

Puis-je mener Madame au salon ?

Sally, le salon.

Je déteste vos salons anglais. Montrez-moi la salle à café.

Mais il y a une fête dans la salle de café Milady.

Pourquoi vous mettez-vous en travers de mon chemin ?

Andrew!

Que faites-vous à Douvres ?

Je vous croyais à Brighton Lady Blakeney.

Non. Je viens de Londres.

Sir Percy me retrouve ici.

Le Prince est à Bath, n'est-ce pas ?

Mon frère Armand doit arriver de France.

Madame de Tournai

Depuis quand êtes-vous en Angleterre ?

Tony !

Suzanne !

Je vous interdis de parler à cette femme.

Nous ne discutons pas avec la France madame.

Et nous sommes maintenant libre de choisir nos amis.

Et nos ennemis.

Prends soin des chevaux.

- Bon retour parmi nous Sir Percy. - Quelles nouvelles ?

Lord Dewhurst est sont arrivés.

Et ma femme ?

Madame et la dame française se disputent dans la salle de café.

Que dit mon beau-frère?

- Il n'est pas encore arrivé. - Pas arrivé ?

Pas de message ? Alors je dois en envoyer un. Ma chambre est prête ?

- Costume marron et vite.

Double ration de rhum pour toi ce soir.

Attention mon garçon. Il y a des faucons dans le coin.

Bonsoir Sir Percy.

Bonsoir tout le monde.

Andrew!

Tony!

Ne restez pas planté là. Apportez du punch pour tout le monde.

Nigel.

Oh, bonjour ma chère.

Comme vous avez l'air penaud.

Quelque chose ne va pas ?

Oh, rien du tout.

Une insulte à votre femme !

Sérieux?

Qui est l'homme courageux qui a osé?

Sir Blakeney ?

Ma mère

La Comtesse de Tournai

a offensé madame,

votre femme.

Ce que fait ma mère est normal.

Mais je suis prêt à réparer entre hommes d'honneur.

Où avez-vous appris à parler anglais ?

Je crains que vous ne compreniez pas.

Je suis prêt à réparer entre hommes d'honneur.

Qu'est-ce que c'est?

Mon épée monsieur.

A quoi bon cette épée?

Un duel monsieur !

Vous êtes assoiffé de sang !

Vous voulez faire des trous dans les gens ?

Tony.

Le Vicomte pourrait vous faire mal.

Oui, merci ma chère.

Sir Percy a raison Vicomte.

Après tout, ce serait stupide de commencer votre carrière en Angleterre

en le provoquant en duel.

Les duels sont interdits ici vous savez.

Eh bien

si Monsieur est satisfait

je n'ai aucun chagrin.

Et bien!

Si c'est un spécimen de la marchandise. qu'ils exportent de France,

on devrait les laisser tomber à mi-chemin.

Lâchez-les à mi-chemin.

Vous oubliez Percy

que vous avez importé un paquet de marchandises en provenance de France.

Madame, j'avais le choix du marché.

Capitaine Mills, qui saluent-ils ?

Le nouvel ambassadeur de France.

Il vient d'arriver de France.

- Quel est son nom ? - Citoyen Chauvelin.

Lord Dewhurst est au port.

Les autres sont au lit ?

Il y a une heure.

Les deux Françaises ont les plus grandes chambres.

- Et le vicomte ? - La plus petite.

Si il le savait.

Mais il ne le sait pas.

C'est un bon garçon.

Si j'avais un fils, je...

Préviens-moi la prochaine fois,

le jeune cracheur de feu m'a presque eu.

- Bonne nuit Sir Percy. - Bonne nuit monsieur.

Oh, bonjour ma chère.

Vous ne pouvez pas vous endormir ?

Je suis épuisé.

Je reviens de Bath.

Et je vais devoir retourner à Bath.

Quelque chose ne va pas ?

Comment pouvez-vous demander ça Percy ? Vous ne le savez pas ?

Non. Vous devriez être heureuse.

Et on dirait que vous êtes malheureuse.

Vous êtes si sûr que je suis heureuse ?

Vous devriez l'être. Vous êtes la femme la plus courtisée de la ville.

- Par qui ? - Par tout le monde.

Sauf par vous.

Ma chère,

je suis votre mari.

Après notre mariage, nous étions heureux.

Ce n'est pas ma faute.

Pouvez-vous honnêtement dire ça ?

Vous avez changé.

Tellement changé que je vous reconnais à peine.

Vous n'êtes jamais avec moi.

Toujours absent sous un prétexte ou un autre.

On a chacun nos propres amis.

En plus, vous n'aimez pas les courses de chevaux.

Et vous ne venez jamais à Brighton avec le Prince.

Pour vous regarder jouer et boire toute la nuit.

Parler de rien d'autre que de cartes et des chevaux.

Vous ne voyez pas que le monde est en train de changer ?

Vraiment?

En France il y a une Révolution.

En Angleterre il y a le mouron rouge.

Allons ma chère.

Il n'y a personne de plus préoccupé de ce mouron rouge que moi.

- Vous ? - Oui.

Je travaille sur un poème à son sujet.

Bonne nuit Percy.

Vous ne voulez pas l'entendre ?

Il est bon.

Vous avez de la chance, j'ai écrit un chef-d'œuvre.

Vous pouvez assister à la première représentation.

Le mouron rouge.

Par Sir Percival Blakeney.

Ce n'est que le titre.

Entre Tony.

Tes bottes grincent.

Je t'ai dit d'aller. chez un bon fabricant de bottes.

J'ai entendu ta voix. Je pensais que tu avais de la visite.

Oui.

Mais elle est partie.

Merci.

Ne penses-tu pas que tu vas trop loin Percy.

Que s'est-il passé entre vous?

Le mariage. Pourquoi ?

Tu étais amoureux d'elle.

Je n'ai jamais vu un homme aussi amoureux de sa femme.

Tu te souviens de la première famille qui a été à la guillotine ?

C'est Marguerite qui les a dénoncé.

Je n'arrive pas à y croire.

Tu lui as demandé ?

Oui et elle m'a répondu par un "oui" aussi tranchant que le couteau de la guillotine !

J'ai regardé cette exécution.

Le Marquis, sa femme,

leur fils.

Et c'est ma femme qui les y a mis.

C'est pour ça que tu as cessé de l'aimer.

Quelle tragédie.

Tu sais,

je suis désespérément amoureux d'elle.

C'est ça la tragédie.

Quelles sont les nouvelles?

Chauvelin est parti pour Londres.

C'est vrai.

Je te donnerai un message.

Tu dois y arriver avant lui.

Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ma tête.

Qu'est-ce qui ne va pas?

Est-ce que c'est lui?

Oui. C'est bien Lord Tony.

Tu l'as tué ?

Non, juste assommé.

Très doucement.

Et ce cheval ?

Garde-le.

Faisons-lui d'abord les poches.

- Sauf pour l'argent comptant. - J'ai compris.

Je parie que oui.

Maintenant, la doublure de son manteau. Puis ses bottes.

Où est son chapeau?

On nous a dit de le nettoyer correctement.

Bien le bonjour Madame.

Tony.

Tu as été attaqué?

Et cambriolé. Percy, je....

- Tu es venu directement ici? - Oui.

Comment sais-tu que tu n'as pas été suivi ?

Je ne suis pas si bête que ça.

- Tu as vu quelqu'un? - Rien.

Où est-ce que c'est arrivé ?

Juste à l'extérieur de Dartford.

Ils ont eu ton message Percy.

J'avais raison Baron.

Le Seigneur Tony Dewhurst est l'un d'entre eux.

"Invitez-moi à chasser vendredi."

"Je devrais être chez G ce soir."

G ?

Qui est donc ce G ?

La chasse.

Il évolue dans la meilleure société.

Et il disparaît en France.

La chasse.

La pêche.

C'est bon.

J'ai des relations dans la société.

Préparez-vous à recevoir son Altesse Royale.

Mon Seigneur.

Sir Percy et Lady Blakeney ne sont pas encore venus.

Son Altesse Royale sera furieuse s'il n'est pas le dernier à arriver.

Ils jouaient au faro quand je suis parti.

- Qui gagnait ? - Son Altesse Royale.

Dieu merci.

Ce maudit Blakeney.

Son Altesse Royale, le Prince de Galles.

Madame.

Puis-je vous demander d'accepter un petit cadeau ?

Oh, je l'ai oublié.

Vous l'avez laissé derrière vous monsieur.

Parfum fait spécialement pour moi à Paris.

Votre Altesse Royale, me fais trop d'honneur.

Pas du tout.

Ça s'appelle vertu.

Je ne sais pas pourquoi.

La vertu monsieur est comme une fleur.

Grenville.

Bienvenue votre Altesse Royale.

Cher ami.

Votre Altesse Royale, puis-je vous présenter la Comtesse de Tournai,

le Vicomte de Tournai,

mademoiselle de Tournai.

Charmant.

Ecoutons-le.

Ils le cherchent ici.

Ils le cherchent là-bas.

Ces Français le cherchent

partout.

Est-il au paradis ? Est-il en enfer ?

L'insaisissable mouron rouge.

Venez mon cher Blakeney.

Son Altesse Royale et la Princesse Elizabeth.

Prenez votre partenaire.

Continuez.

Votre serviteur

Madame.

Venez Blakeney.

Voulez-vous parler ?

Non mon ami. Je suis venue ici pour danser.

Vous danserez citoyenne.

J'ai un petit air pour vous.

Mon cher, vous êtes devenu fou.

Votre frère Armand est à Paris.

Une fois citoyenne,

j'ai demandé votre aide.

Allez droit au but.

J'en viens.

Un de mes hommes à Paris a suivi Armand St. Just.

Armand ?

Il ne pouvait pas venir dans ce pays.

Il n'est pas maître de ses mouvements.

Mais je pensais que s'il ne pouvait pas venir, il écrirait.

- Il a écrit. - A qui ?

Votre mari. Une lettre idiote.

Je n'arrive pas à y croire. Pourquoi aurait-il écrit à Percy ?

Il m'aurait écrit.

Oui moi aussi j'ai trouvé ça étrange.

Que contient la lettre ?

Oh rien. Juste une lettre insensée et imprudente.

Expliquant pourquoi il n'a pas pu venir. Mais

il y a une ou deux phrases

qui pourraient l'envoyer à la guillotine.

Bonjour Lady Blakeney.

Voulez-vous me rendre un service ?

Pour vous ?

Pour la France.

Un petit service pour elle est peut-être trop grand pour moi.

Qu'est-ce que c'est ?

Si je peux me permettre,

où est ce mouron rouge?

Vous êtes étonnant Chauvelin.

Si vous saviez qui est le mouron rouge,

vous ne pourriez rien lui faire. Il est Anglais.

Je vais tenter ma chance.

Nous devons l'envoyer à la guillotine d'abord.

Et les autres

après.

Trouvez-le pour moi

et vous aurez la lettre d'Armand.

Où est cette lettre ?

En sécurité.

Enfermée à l'ambassade.

Montrez-la moi.

Je le ferai.

Encore une chose.

Espionnez le Seigneur Dewhurst

pour moi.

Il est l'une des clés qui conduisent au mouron rouge.

Encore !

Encore ce nom ?

J'ai entendu parler de lui toute la journée.

A mon club,

aux bains, à la salle des impôts. Et maintenant ici.

Ce type devient une nuisance publique.

Je vous demande pardon ma chère. Est-ce que je m'immisce ?

Oh non. M. Chauvelin est une vieille connaissance.

On parlait de Paris.

De France.

Paris ?

Je vous demande pardon ma chère.

Intelligents les Français, on me l'a dit.

Vous nous flattez.

Comment peuvent-ils parler cette extraordinaire langue.

Même les petits enfants.

Vous êtes très aimable.

Vous avez la tête la plus intelligente AU monde.

Le seul problème, c'est ce que vous avez autour du cou.

Autour du cou ?

Oui !

Regardez ce truc.

Quel désordre.

Si vous voulez savoir comment attacher une cravate, je vous montrerai.

Très intéressant.

Ce n'est pas facile.

Il me faut tout mon cerveau.

J'en suis sûr Sir Percy.

Au revoir Lady Blakeney.

C'est un malin.

Mais il n'a aucune chance d'attraper le mouron rouge.

Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il voulait l'attraper ?

Ce n'est pas pour ça qu'il est là ?

Non, il...

Un homme qui ne peut pas attacher sa cravate

n'est pas capable de mettre un nœud coulant au cou du mouron rouge.

Percy,

pensez-vous qu'Andrew pourrait être le mouron rouge?

Andrew ? Jamais.

Il ne pouvait pas frapper une balle.

Quel est votre intérêt pour le mouron rouge?

Comme toutes les femmes. Nous aimerions toutes savoir qui il est.

- Votre ami Chauvelin aussi. - Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

La façon dont il attache sa cravate.

Oh Percy.

Ne pouvez-vous jamais être sérieux?

Autrefois je pouvais me tourner vers vous quand j'avais des ennuis.

Maintenant ce n'est plus possible.

Commencez par me dire quel est le problème.

Mon frère est en danger.

Armand ?

Une de ses lettres impétueuse

est tombée entre les mains d'un fanatique.

Vous savez combien il compte pour moi.

Qui vous l'a dit ? Chauvelin ?

Pourriez-vous demander au Prince d'intervenir ?

Vous avez une telle influence à la cour.

- Vous avez vu cette lettre ? - Pas encore. Il la garde à l'ambassade.

- A qui s'adresse cette lettre ? - A vous.

A moi?

Quelle impudence.

Lui avez-vous dit de vous rendre la lettre ?

Oh Percy.

Madame, je m'engage à ce qu'Armand soit en sécurité.

Oui, je parlerai au Prince.

Je lui promettrai n'importe quoi.

Je pourrais même

courir avec lui à Brighton et le laisser gagner.

Vous savez à quel point il aimerait me battre à Brighton.

Oui. Je vais faire la course avec le Prince à Brighton.

Et quand il m'aura battu

et qu'il sera vraiment content,

je lui demanderai d'user de son influence auprès d'Armand.

Séchez vos larmes.

Je n'ai jamais supporté voir une jolie femme pleurer.

Armand sera en sécurité.

Si quelqu'un me demande, couvre-moi.

J'ai un petit travail à faire.

La reine monsieur.

Oh, c'est grotesque.

Je n'ai jamais rien vu de tel.

Où est Blakeney ? Il devrait être ici.

- Ce n'est pas juste. - Tout est en ordre Votre Altesse.

Je joue pour Percy.

C'est absurde. Quoi qu'il en soit, il doit y avoir une limite.

N'est-ce pas?

Je n'ai aucun souvenir d'une telle règle Monsieur.

J'ai mal joué de toute façon.

Toujours en train de mettre mon argent sur les deux mêmes cartes.

Ce sont les ordres de Percy Votre Altesse.

La Reine gagne.

Le valet perd.

Oui ? Qu'est-ce que c'est ?

J'ai une nouvelle pour votre ambassadeur.

Dehors !

C'est grossier.

Dites-lui que c'est à propos de la lettre.

Une lettre qu'il a reçue de Paris ce matin.

Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ?

Peu importe qui je suis.

Mon propre père ne m'a jamais connu.

L'ambassadeur est sorti.

- Qu'est-ce que tu veux ? - L'ambassadeur c'est vous?

Peut-être.

Jetons un coup d'oeil.

Vous n'êtes pas l'ambassadeur.

Qu'attends-tu de l'ambassadeur ?

- Qu'est-ce que tu vends? - Un secret qui vaut le coup.

Quatre guinées ?

- Entre. - Oh non.

Je vous connais.

Le couteau à l'arrière du cou, la tête dans le panier.

Sors d'ici.

Combien ça vaut, six ?

Deux.

C'est important ?

D'accord.

Ecoutez.

Hier soir,

je l'ai eu de Mungo John qui l'a eu de Billy le Faker

qui courtisait la soeur de Billy.

Eh bien, pour faire court,

une personne a offert à Mungo

cinquante guinées pour voler une importante lettre.

Il savait où elle était et ce que ça valait.

Qui sont-ils ?

Ça vous coûtera 10 guinées de plus.

Sors d'ici.

Monsieur le baron. La fenêtre.

La lettre est toujours là.

C'est parti.

Maintenant.

Personne n'était au courant de cette lettre.

Sauf nous.

Sauf ce cockney et son ami.

Et une autre personne.

Sir Andrew. Je suis content de vous voir.

Madame.

Puis-je vous être utile Lady Blakeney ?

J'en ai marre de cette fête.

Mon mari m'a dit que vous êtes un excellent illusionniste.

Faites-moi un tour.

- Je ne suis qu'un pauvre amateur.

Allez-y.

Très bien madame.

Donnez-moi quelque chose.

Ma bague.

Votre bague.

Regardez très attentivement Lady Blakeney. Parce que

la rapidité de la main trompe l'œil.

Vous êtes un amateur, Sir Andrew. Vous l'avez

dans votre manche. Un billet doux.

Lady Blakeney, je proteste.

Sir Andrew!

Une affaire d'honneur.

Une affaire... d'honneur.

Vous êtes un sacré prestidigitateur après tout.

Vous n'êtes pas mauvaise non plus Lady Blakeney.

Maintenant, emmenez-moi à la salle de bal. J'aimerais danser.

Madame la Comtesse.

J'ai quelque chose pour vous.

Peut-être que j'ai pris assez de votre temps Sir Andrew.

Voilà quelqu'un pour vous remplacer.

Ma bague.

Je rentre à Paris demain.

Je verrai votre frère moi-même.

Il en sait peut-être plus que vous ne le pensez.

Peut-être même qu'il sait qui est le mouron rouge.

Cette lettre me donne le pouvoir de le persuader de parler.

Vous savez qu'on a les moyens de le faire ?

Il parlera.

Oh oui.

Mais si vous voulez le sauver de la torture,

vous devez découvrir ce que je veux savoir.

Le mouron rouge part pour la France.

Demain.

Il sera à Douvres à midi.

Il sera à Douvres

A midi.

Qu'est-ce qui presse Blakeney ?

Il y a une heure vous n'aimiez pas l'idée de déjeuner à Brighton.

Maintenant vous voulez partir.

Le petit-déjeuner est à 11h30.

Et on commence à quatre heures.

Si je commence à 4 heures, j'aurai déjeuner à 10 heures.

Je n'aime pas les vantards.

En particulier en ce qui concerne Brighton.

Quel est votre pari monsieur ?

Mille guinées.

Que je fasse un meilleur temps que vous.

Mais pas le samedi.

Pourquoi pas ce matin ?

Et je parie 5000 guinées. Des preneurs ?

Rien n'est interdit.

Je parierais mon cheval si j'avais l'argent.

Vous me devez 2000 $. Je prends le reste.

- C'est bon!

Je n'ai pas encore votre réponse Monsieur.

Attendez un peu.

Il est presque 2 heures. On commence à l'aube.

On peut y participer ?

- Tu y vas Queensbury? - Certainement.

Vous êtes l'autre Major Pretty ?

Dans quel ordre on commence ?

Par ordre alphabétique bien sûr.

Oui.

Mais non.

Puis-je suggérer que nous tirions les noms d'un chapeau ?

D'accord.

Non bon sang.

J'ai proposé de parier. Donc on peux me laisser commencer en premier.

Je déteste avaler la poussière des autres.

C'est inhabituel, Votre Altesse.

Je pense que Blakeney a le droit de dicter les conditions monsieur.

- Le chapeau.

Oh merci.

On a fait match nul pour la troisième place. Quand pourra-t-on distancer les autres ?

Nous serons les premiers avec 8 km d'avance.

- Quels sont les paris sur le Prince ? - Six contre un.

Et sur nous ?

Pas de preneurs.

Nous devrons tous les laisser derrière nous.

Bonjour ma chère. Dois-je vous conduire à votre voiture ?

Je dois d'abord vous parler.

Mais le Prince vous attend.

Et cette course est importante pour vous.

Et pour Armand si ce Français a vraiment sa lettre.

- Il l'a, je l'ai vu. - Quand ?

- Ce soir. Et.... - Et quoi ?

Vous lui avez demandé de l'aide ?

Il m'a promis...

Il vous a promis la vie de votre frère.

Que lui avez-vous donné en échange ?

Que vous est-il arrivé Percy ?

Pourquoi me détestez-vous ?

Pourquoi avez-vous dénoncé le Marquis de St. Didier ?

Alors, c'est ça.

Pourquoi ne m'avez-vous jamais demandé ce que que le marquis de St. Didier m'a fait ?

Vous ne l'avez pas connu.

Non.

Mais je connaissais son fils.

Je n'avais que 17 ans

quand il m'a demandé de l'épouser.

Quand son père en a entendu parler, il m'a fait arrêter.

J'ai été envoyée à San Lazare.

Vous savez ce qu'est San Lazare ?

Connaissez-vous le genre de femmes qu'on envoie là-bas ?

Je me serais suicidée mais....

Mais quoi ?

La révolution est arrivée.

Ils ont eu un 14 juillet glorieux. Et j'étais libre.

J'étais au courant de la relation de St Didier avec l'Autriche.

J'en ai parlé à un ami.

Un homme que je croyais être un ami.

Il les a dénoncés.

La Terreur a fait le reste.

Qui était cet ami ?

C'était Chauvelin ?

Il vous a promis la vie de votre frère. Quel prix avez-vous payé pour cela ?

Un prix horrible.

Eh bien ?

J'ai trahi le mouron rouge.

Comment ?

Andrew avait un bout de papier dans sa manchette.

Je l'ai lu et j'ai dit à Chauvelin

que le mouron rouge partira pour la France demain.

Qu'il serait à Douvres à midi.

- Et y sera-t-il ? - Je ne sais pas.

Oh Percy.

A cause de moi, un homme bon pourrait perdre la vie.

Oh Percy. Comment puis-je l'avertir ?

L'avertir ? Contre quoi ?

Contre le danger s'il retourne en France.

Si c'est bien lui,

vos avertissements ne l'arrêteront pas.

Il va peut-être mourir.

En plus, il ne sait pas que vous êtes amoureuse de lui.

Je ne suis pas amoureuse de lui.

J'admire son héroïsme, mais je ne suis pas amoureuse de lui.

Mais si.

C'est un jeu dangereux ma chère. Tomber amoureuse d'un fantôme.

- Et il pourrait être marié et amoureux de sa femme. - Jamais.

- Pourquoi pas ? - Est-ce qu'un homme amoureux de sa femme la quitterait

continuellement pour faire face à la mort ? Le feriez-vous ?

Eh bien non. Je ne pense pas.

Oh, que dois-je faire ?

Ayez du courage.

Deux heures du matin.

Aucun signe des autres?

Il est en train de nous rattraper.

3 miles jusqu'à la route de Douvres.

Dépêchez-vous!

Dépêchez-vous!

Plus vite.

Allez!

Plus vite Sir John !

Laissez-le s'épuiser.

Bonne chance !

Plus vite!

Pourquoi n'allez-vous pas plus vite?

Reculez Blakeney. Vous ne pouvez pas me dépasser ici.

Laissez-moi passer Blakeney !

Imbécile! Vous allez tous nous tuer !

Fou! Lunatique !

Rattrapez-le Leach !

Souvenez-vous que c'est votre salaire et ma prime !

- Dover Road ? - A gauche du monument.

Arrêtez Leach. Arrêtez !

Qu'avez-vous fait?

Vous l'avez perdu.

Messieurs, pas d'histoires.

Qu'y a-t-il Votre Altesse ?

C'est Blakeney. Il s'est volatilisé.

Vous!

Qui? Moi ?

Parlez correctement à Son Altesse Royale.

Vous avez vu un chariot couleur canari ?

Imbécile !

- Vous croyez qu'il a abandonné ? - Non, pas Blakeney.

Non. C'est un de ses tours.

- Maudit soit-il. - Je parie 100 guinées qu'il est là.

Il prend le petit-déjeuner avant nous.

Tenu ?

- Cinq cents. - Mille.

- Moi aussi. - Est-ce un pari Votre Altesse ?

Tous les paris sont annulés.

Madame et messieurs, vous aurez ma poussière.

A Brighton.

Trubshaw.

Trubshaw.

Madame ?

Où est Sir Percy ? A Brighton ?

Non madame. On a pris la mauvaise direction.

Où est-il maintenant ?

Nous avons abandonné la course.

Quand rentre t-il?

Je n'en sais rien madame.

Il m'a dit de dire qu'il est parti chasser.

Avec Sir Andrew Ffoulkes.

Percy.

Percy !

Où est Sir Percy ?

Madame, il est parti chasser.

Permettez-moi.

Ouvrez-la.

Comment

reste-t-il en contact avec l'Angleterre et la France ?

Par pigeon madame.

Où est mon mari ?

En France madame.

Il est en grand danger.

Chauvelin sait que c'est le mouron rouge

et l'a suivi en France.

En effet madame, ça pourrait être dangereux

pour M. Chauvelin.

- Où est Sir Andrew ? - Avec lui.

- Lord Anthony ? - A Londres.

Lord Anthony. Où est le rendez-vous ?

Est-ce que j'ai l'air d'une femme qui veut envoyer son mari à la mort ?

Je veux le trouver pour le prévenir.

Ou mourir avec lui.

- Je viens avec vous. - Les autres membres de la Ligue ?

- Ils sont déjà partis. - Pourquoi n'êtes-vous pas avec eux ?

Parce que Chauvelin me connaissait. Percy m'a ordonné de rester derrière.

Ce sera la première fois que je lui désobéi.

- Vous savez où est Chauvelin maintenant ? - Il a quitté la France il y a deux heures.

Et le vent était avec lui.

Le Marquis de St. Cyr

a été vu pour la dernière fois à Nantes.

De Tournai a été vu pour la dernière fois à Angers.

Ici, à Rennes.

Toutes les routes se rencontrent.

Et les routes de Bretagne sont les routes de l'Angleterre.

Leur rendez-vous est quelque part ici.

Entre Arenche et St. Brieux.

Ici à Rennes

nous sommes sur leur communication.

- Combien d'hommes avez-vous ? - Une douzaine citoyen.

Mais j'ai un régiment venant de Tours.

- Des républicains ? - Les meilleurs.

Parisiens.

Ils doivent arriver.

J'en aurai besoin.

Ce soir.

Je suis content qu'ils soient de la ville.

Je n'ai pas confiance en ces gens de la campagne.

Ils pensent toujours aux familles.

A la pêche et à leurs fermes.

Que pensent-ils de la Révolution ?

Oui ?

Capitaine Merières, au rapport.

Oui.

C'est vous !

Comment êtes-vous arrivé si vite ?

Si vite ?

Je vous laisse à 14 h.

Je monte à cheval

à Rennes.

Et je vous trouve ici avant moi ?

Oui.

Je suis ici avant vous.

Et pourquoi avez-vous laissé vos prisonniers ?

Hein ?

Vous plaisantez.

Je plaisante.

Mais vous m'avez ordonné de le faire.

Quand ? Où ça ?

A Tours.

- Il y a 36 heures. - Et qu'est-ce que j'ai commandé exactement ?

Libérer le Comte de Tournai, Armand St. Just.

Et vous rendre compte ici à Rennes.

Ce n'est pas moi qui ai donné ces ordres.

Pas vous?

Je vous ai vu.

Aussi près que je le suis maintenant.

J'étais assis à une table ?

Mais oui.

- La lampe brillait sur votre visage ? - Oui.

C'était le mouron rouge.

Non !

Oh. Mais j'aurais pu....

Imbécile !

- L'Anglais ! - Quel Anglais ?

L'Anglais que j'ai quitté à Tours. Il doit être l'un d'entre eux !

Alors vous l'avez aussi relâché ? Imbécile !

Non, non, non. Je l'ai amené ici.

Ici ? Quand ?

- Où ça ? - Mais dans la pièce à côté !

Sir Andrew Ffoulkes.

Capitaine Duroc ?

Faites entrer le prisonnier.

Et

cet homme

est votre prisonnier.

Quoi ?

Votre épée.

Sir Andrew Ffoulkes.

Vous permettez ? Deux F.

Vous ne pouvez pas sortir.

Alors vous feriez mieux d'entrer.

Fermez.

Sir Andrew Ffoulkes.

Je veux que vous compreniez.

Je sais qui il est.

Votre chef.

Où est Sir Percy Blakeney ?

J'ai quelques soldats avec moi. Ce soir, j'en aurai mille.

Pas un seul ennemi de la République n'échappera.

Pas un seul.

Vous comprenez ?

Mais vous,

vous pouvez retourner en Angleterre.

Demain.

Quand vous m'aurez tout dit.

Tout ce que vous savez.

Sinon...

Je suis désolé mais...

Deux F ?

Halte !

Passeport?

- Vous devez voir l'officier. - Mais on est des voyageurs anglais.

- Vous devez voir l'officier.

Merières.

C'est l'occasion de vous racheter.

Allez à la barrière, il y a deux voyageurs anglais.

- Je leur tire dessus ? - Non, dites au capitaine Duroc de les laisser continuer.

- Oui ? - Ils nous mèneront au mouron rouge.

- Vous avez un bon cheval ? - Oh, le meilleur de France.

Vous les suivrez jusqu'à leur destination.

Et ensuite arrêtez-les.

Mais pas avant.

- Revenez faire votre rapport. - Citoyen, vous pouvez...

Allez !

Barrières !

Continuez cocher.

Hé !

Puis-je vous procurer quelque chose monseigneur ?

Mon cher M. Chauvelin.

Pardonnez-moi. J'ai dû vous faire peur.

Essayez ça.

Une chose horrible, la soupe.

Un de mes amis est mort un jour. Etouffé.

Comme vous.

En buvant de la soupe.

Je ne savais pas que vous étiez dans les ordres.

Nerveux ?

Pardonnez-moi, j'ai faim.

Vous attendez quelqu'un ?

Une dame, j'espère.

Je ne pense pas que l'église approuverait.

Allumez le feu John.

C'est censé être un signal ?

Ce sont les lumières Sir Percy.

Pour vous éclairer à la guillotine

sur la place.

Oh, je peux ?

- Pardon. - Merci beaucoup.

Pas mal. Je parie qu'il n'a jamais payé les droits de douane.

Je ne sais pas.

Je l'ai eu quand j'étais à Londres.

Bien sûr. Vous étiez à Londres.

Essayez le mien.

Non.

Sir Percy Blakeney.

Je sais qui vous êtes

et la raison pour laquelle vous êtes ici.

Mais pourquoi me faites-vous l'honneur d'une visite,

ça je ne sais pas.

Vous oubliez?

Je ne peux pas partir sans Andrew. C'est un de mes meilleurs amis.

Bien sûr.

Sir Andrew Ffoulkes.

- Bonjour Percy. - Bonjour Andrew.

- Je vous fais sortir dans une minute. - Bien.

Oh oui ?

C'est vous qui oubliez Sir Percy.

Je vous retiens ici.

Et il y a des soldats partout.

Un des meilleurs régiments.

Parisien.

Personne ne peut vous aider.

Pas même votre gouvernement.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Vous semblez avoir pensé à tout.

Il ne me reste plus qu'à dire :

Félicitations.

Vous êtes très gentil Sir Percy.

Vous êtes fait.

Venez mon fils.

Je ne mange pas de viande le vendredi.

Choisissez un bon cheval et libérez les autres.

Que quelqu'un sonne l'alarme.

Appelez la garde !

Huit heures et la marée haute est à dix heures.

Prêt ?

Restez abaissé.

Idiots ! Vous les avez laissés s'échapper !

Capitaine Duroc. Vos chevaux sont partout.

Citoyen Chauvelin !

- Vous les avez suivi? - Comme vous l'avez ordonné.

Vous avez bien fait d'avoir confiance.

Ou?

Mont St. Michel !

S'il vous plaît, dites à Sa Grâce que nous sommes prêts à partir.

Le diable.

A votre service.

Je suppose que vous êtes vraiment vous. Et pas moi maquillé pour vous ressembler ?

Blaguez autant que vous voulez Sir Percy.

Cette fois je vous tiens.

Un prophète?

Je vous cherche depuis un an.

Ils le cherchent ici, ils le cherchent là-bas.

Votre ingéniosité,

votre énergie,

votre audace,

Sont si ...

Intéressant ?

Et bien sûr votre humour.

Mais maintenant

votre petit jeu est terminé.

- Parce que vous avez tous les atouts ? - Oui.

Précisément.

Plus d'atouts que vous ne le pensez.

L'abbé est mon prisonnier.

Tous les escaliers qui mènent ici sont occupés par les soldats.

Un régiment est dehors.

Je n'ai qu'à soulever la main.

Halte !

Je vois ce que vous voulez dire.

Mais la nuit est noire,

la mer est à moi.

Si je veux atteindre la porte,

je peux courir.

Je ne vais pas courir.

Je n'en ai pas besoin parce que

un de mes amis pourrait vous tirer dessus par derrière.

Caché dans cette horloge ?

Allons. Personne ne se cache dans une horloge.

En plus, il y a plein de passages secrets.

Que vous ne connaissez pas. Et moi si.

Si vous voulez y aller Sir Percy,

vous pouvez y aller.

Mais vous reviendrez de votre plein gré.

Vous surestimez votre charme.

Il y a un autre atout

dont vous ne savez rien.

En bas.

Il y a une femme.

En état d'arrestation.

Percy !

Marguerite St. Just

perdra la vie pour avoir aidé les ennemis de la République.

Maintenant Sir Percy

la partie est finie ?

Est-ce la dernière aventure du mouron rouge?

Si j'abandonne,

quelle est la prochaine étape ?

La guillotine.

Dans le cloître.

Et Marguerite ?

Oh, elle sera libre. Mais après.

Je ne m'en suis jamais servi Chauvelin.

Je n'en ai jamais eu besoin.

Mais je l'ai toujours avec moi au cas où j'en aurais besoin.

Oui.

Ma carte est sur la table.

Si vous promettez de ne rien dire de tout ça à ma femme

et la mettre, elle et tous les autres, à bord de ma goélette pour l'Angleterre,

alors

je serai votre prisonnier.

J'accepte.

Duroc ! Capitaine Duroc !

Relachez vos prisonniers.

Chauvelin.

De quel droit ?

Envoyez les soldats

après qu'elle est partie.

Pardonnez-moi Percy.

Pouvez-vous me pardonner ?

Jamais.

Je serais morte pour vous.

Ma chère, je ne suis pas en danger.

Chauvelin ?

M. Chauvelin et moi nous sommes mis d'accord.

Capitaine Duroc.

Voulez-vous escorter Lady Blakeney au vaisseau ?

Donnez cet ordre au sergent.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare chérie.

Le vent se lève.

Un vent favorable pour l'Angleterre.

Equipe de tir, halte !

Demi-tour.

Mousquets.

Prisonnier à l'escorte.

En avant, marche !

Halte !

Prêt.

En joue.

Feu !

Feu !

J'ai oublié mon chapeau.

Joli chapeau.

Ne me regardez pas comme ça.

Je ne suis pas un fantôme.

Duroc ?

J'ai peur que ça prenne une heure avant qu'il ne reprenne son service.

On a dû le frapper assez fort.

Un gentil garçon mais pas solide.

Saisissez-le !

Permettez-moi de vous présenter Chauvelin.

Voici

mon équipe.

Vous ne m'échapperez pas.

Sonnez!

Hé là-haut. Sonnez!

Toute la montagne !

Vous ne pouvez pas vous échapper Sir Percy.

Toute la montagne est encerclée.

Et par le meilleur régiment de France.

Vous ne pouvez pas vous échapper.

Parisiens?

Pauvres gars, ils n'auront aucune chance. Rappelez-les vite. Il est presque 10 heures.

La France aura besoin de ces hommes.

Plus de blagues.

Votre vaisseau est à 1,5 km d'ici à travers les sables.

Vous ne pouvez pas atteindre votre vaisseau.

Vous savez Chauvelin,

vous avez de la chance.

Nous devons vraiment partir.

Tous à bord alors.

Tournez à droite, marche!

On ne les charge jamais.

Au revoir Chauvelin.

Et ne vous donnez pas la peine de me raccompagner à mon vaisseau.

Parce que j'ai tout arrangé.

Mon vaisseau viendra à moi.

En avant.

Lachez l'encre.

Ah, vous voilà.

Permettez-moi.

Mesdames et messieurs, puis-je vous présenter

l'agent qui sera bientôt discrédité

de la République française.

Le Baron de Broncard.

La Baronne de Broncard.

La Duchesse de la Bruyère et ses deux petits-enfants.

Le Marquis de Gache.

Monsieur le Marquis De Montrichard.

Le Comte de Tournai et

cette dame que vous connaissez.

- Marguerite ? - Oui Percy.

Vous vous souvenez de M. Chauvelin ?

Bien sûr.

Toute la montagne est encerclée.

Vous pouvez le voir depuis les remparts.

Vous ne pouvez pas vous échapper.

Il faut qu'on parte.

On donne un bal lundi. Nous avons tant à faire.

- Mais... - Au revoir M. Chauvelin.

Mais ne le prenez pas trop à cœur.

Vous aurez la consolation de savoir

que vous teniez le mouron rouge

dans votre main.

Sommes-nous vraiment libres Percy ?

Pas vous.

Chauvelin a dit que vous seriez libre au moment où je mourrai.

Et pas avant.

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