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Yoruba
Cet endroit nous conna�t.
Notre �ternellement jeune ami.
Il regarde comme nous vieillissons. Un miroir de notre �poque.
Nous ramenant en arri�re.
Pour toi. La gravit�.
- S'il vous plait. - Merci.
Nous avons trois jours pour arriver � Milan.
Nous ne sommes pas press�s. non ?
Malheureusement, oui. Nous avons une r�union l�-bas.
Quelle r�union ? Quel est ce rendez-vous ?
Tu verras.
C'est ton cadeau de mariage.
- Tu as h�te? - Oui. - Viens.
La ligne et la lumi�re sont essentielles.
Des lignes �pur�es, horizontal et vertical.
Je vous remercie.
Finalement concave.
Ne vous inqui�tez pas pour vos maisons modernes. Elles vont d�figurer le paysage ?
Viktor, nous le savons. C'est la maison Von Abt � Stuttgart.
- Puis-je vous demander un autographe ? - Bien s�r.
Merci, monsieur Von Abt. Vous et les designs modernes semblent incroyables.
Alors, madame Landauer, votre mari m'a dit que vous aviez besoin d'une maison.
Quelle est votre id�e ? Quelque chose comme �a ?
Pas vraiment.
Pourquoi pas ?
- Une si belle salle. - Oui. Mais en son temps.
Deux jeunes mari�s qui ont r�ussi. Pourquoi ferais-je �a ?
Cela co�te peut-�tre en services pauvres et anciens, monsieur von Abt ?
Vous pourrez construire du mieux que vous pourrez.
Peu importe l'argent.
La pente est un probl�me. C'est raide.
Oui, mais la pente donne la hauteur de la parcelle. Elle est orient�e au sud.
Et la vue imprenable sur la ville !
Que voulez-vous de cette maison ?
Simplicit�, puret�, lumi�re.
Une maison qui refl�te aujourd'hui.
Et vous �tes en harmonie avec aujourd'hui, madame Landauer ?
Ce n'est pas si simple.
Nous sommes attir�s vers l'avenir, mais nous aspirons au pass�.
Une grotte, l'obscurit�. Vous �tes pr�ts � vivre dans la lumi�re ?
J'avais un landauer, Viktor.
La meilleure voiture qu'on a faite.
Je l'aimais. La quarante-cinq.
- Torpedo ? - Non, l'ann�e.
Malheureusement, je l'ai dirig� vers un bus et nous sommes descendus tous les deux.
Tu ne voulais pas nous montrer quelque chose, madame von Abt ?
Pauvre Liesel, il disparaitra bient�t.
Bien s�r.
Je suis constructeur. Je traite de la mati�re. Pas dans le style ou la forme.
La forme n'est pas un objectif. C'est juste un moyen comment r�soudre un probl�me.
Alors...
Vue sur la rue.
B�timent d'un �tage. Faible, discret.
Derri�re le garage pour les domestiques. Ici.
Et ici l'espace ouvert avec vue sur la ville.
Il n'est pas saisi par le bas mais par le haut.
Chambres, salles de bains. Hall d'entr�e givr� avec du verre de lait.
Et les escaliers descendent au coeur de la maison.
Grand espace ouvert avec un endroit pour les repas.
Parler, contempler.
S�par� mais connect�.
Les parties d'un tout.
Acier et verre. Squelette et peau.
Au lieu des murs, l'air, les arbres, le ciel. Quand ils respirent.
Et il y a plus.
Je leur parle de la m�t�o. Comment s'ils �taient en vacances.
Le moins possible sur le travail, pour lequel il me paie.
Voil� ma r�gle. Vous, Liesel, �tes une exception.
Parce que tu sais ce que tu veux.
Et maintenant nous courons pour voir lequel d'entre nous aime le premier am�nera son enfant au monde.
Je pense que c'est clair celui qui gagne.
Et il devrait en �tre ainsi. Tu seras une famille.
- Hum. - Vous donnerez vie � la maison.
- La famille, c'est un probl�me int�ressant. - Et pourquoi ?
Nous nous effor�ons de puret�, de clart�, exception des compromis.
Mais nous connaissons ces id�aux appliqu� � la famille ?
Et pourtant d'avoir ce que nous d�sirons ?
Venez vers moi.
Rainer !
Pardonnez-moi. Comme je l'ai dit, un probl�me int�ressant.
Un architecte ne r�soudra pas cela.
- Tu es amoureux de lui? - Rainer ? - Hum.
Oh mon dieu ! Hana, je me suis � peine mari�e !
- Alors ? - Et je ressemble � une baleine.
Non. Tu as l'air divine. Tu n'as jamais �t� aussi belle.
Un coup de pied comme un cheval.
- Lui ? - Peut-�tre elle, je ne sais pas.
Tu ne veux pas savoir ?
Quand il se balance, c'est un enfant. Quand elle tourne, ma fille.
Mon Dieu, quelle beaut� !
Je peux toucher ?
Si tu en as envie.
Ton architecte m'a �crit.
Il m'invite � d�ner, la prochaine fois qu'il sera ici.
Tant pis ?
Pourquoi ?
Le verre est incroyable, tu ne crois pas ?
Presque rien. Mais il y a presque tout.
- Liesel, c'est magnifique. - Merci. Nous en sommes heureux.
Et ce que dit ma ch�re Ottilie ? Que dis-tu ?
Je n'aime pas �a. Il y a de l'eau sur la terrasse.
Je vous garantis que la terrasse et le toit sont �tanches.
Mais si tu veux, nous pouvons finir le toit.
- Clochers et quelques gargouilles. - Je l'aime et il m'a persuad� de m'emmener avec lui.
Je suis d�sol�e. Je ne voulais pas g�cher ce moment.
Mesdames !
Eb�ne pour cloison courbe soi-disant d�j� livr� � l'atelier.
Quant au deuxi�me �chelon, j'aurais une telle suggestion.
Magnifique ! Qu'est ce que c'est ?
Onyx. Des montagnes de l'Atlas.
- C'est combien ? - Regardez, Viktor, le veinage, la couleur.
Comme quelque chose de vivant. Et au coucher du soleil le soleil brille en rouge.
Comme une flamme. Le c�ur battant de votre maison.
- Alors combien ? - 15 000 $.
Tu es fou. Pour 15 000 $ on peut acheter toute la maison.
Viktor, je sais que c'est beaucoup.
Liesel ! D�j� on se disperse partout.
Qu'en penses-tu ? Rainer a construit quelque chose d'extraordinaire.
Quelque chose qui peut nous survivre tous.
S'il te plait ! Donnez-lui la chance de le terminer.
Die Bildung �crit � nouveau sur vous.
Les experts admirent les lignes �pur�es et l'harmonie aust�re,
mais c'est moderniste, le chef-d'�uvre de M. von Abt.
On y vit vraiment ? Quelle insolence !
Et comment allez-vous et votre fr�re Mme Lan�kov�,
vit-il dans une �uvre d'art ? - C'est vraiment beau ici.
Mais je suis contente je n'ai pas � nettoyer ces fen�tres.
- Dois-je l'emmener � l'�tage ? - Oui, merci ...
Allez, ch�rie !
- Tu le vois toujours ? - Non.
Tu m'as d�j� pardonn� ?
Au fait, il parlait de toi.
Quand il ne parlait pas de lui.
Il s'est av�r� �tre un m�c�ne plut�t ennuyeux.
- C'est dur d'�tre en col�re contre toi. - Je sais.
Mais c'�tait probablement pourquoi.
Je suppose que je suis enceinte.
Pour l'amour de Dieu ! Vraiment ?
- Et tu es contente ? - Bien s�r.
C'est juste un peu t�t.
A en juger en te voyant, il n'y a rien.
Mais tout le monde ne peut pas le faire aussi facilement.
Nous avons essay� et essay� et...
Mais il semble que je ne puisse pas avoir d'enfants.
Hana, je n'en avais aucune id�e.
Tu penses que ce serait un d�sastre ?
Non, �a ne l'est pas.
Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Tu es ma meilleure amie.
Je sais combien j'ai de la chance.
Et j'en suis vraiment contente.
Promets-moi que tu ne douteras jamais,
que toi et tes beaux enfants que j'aime. - Non.
- Martin, c'est au tour de Marika. - Non ! Mettez-le ici !
- Kata, regarde ! - Oui.
Ils ont tout laiss� l�. Ils viennent de monter dans le premier train.
Ce qu'elle a vu. Le boucher casher leur ont coup� la gorge.
Ils ont battu des gens. Les vieillards les ont forc�s � frotter les trottoirs.
Mais il y en a des milliers, Liesel. N'as-tu pas peur ?
Je n'ai pas � le faire.
Et si ?
Nous sommes toutes les deux mari�es � des juifs. C'est � seulement 50 kilom�tres.
Prends le poisson, s'il te pla�t.
- Parfois, j'essaye de cette fa�on. - Moi aussi.
C'est comme �a que j'ai toujours regard�.
Et je pensais, comme c'est calme l�-bas.
Pouvons-nous ? Trois homologues.
Il s'agit d'un transfert de propri�t� d'une entreprise � votre beau-p�re.
Juste une formalit�, mais une �tape sens�e.
J'ai �galement parl� � B�hmer. Il transf�re de l'argent � Zurich.
- Tu sais quand tu pars ? - J'esp�re toujours que ce ne sera pas n�cessaire.
Le plus dur sera de conna�tre le bon moment.
Ce sera encore plus difficile pour convaincre ma femme, Oskar.
Elle ne veut m�me pas en entendre parler.
Elle est jolie, non ?
- J'ai d�j� faim. - Allez !
Voil�.
- �a a l'air super. - Tu veux �a ?
Pas maintenant. Nous mangerons d'abord. Vous pourrez sortir apr�s le d�jeuner.
- Tellement bon go�t. - Voulez-vous me le passer, s'il vous pla�t ?
- C'est bien que tu sois rest� d�jeuner, Oskar. - Tr�s content.
Mangez maintenant, arr�tez.
Viktor !
- Viktor ? - Tu ne peux pas venir ici maintenant. Malheureusement.
- Je vois. Je ne t'ai pas trouv�. - Je ne serai pas ici longtemps.
O� allez-vous aujourd'hui ?
R�cital � la Philharmonie. Puis au Caf� Hilscher.
Caf� Hilscher.
Bien s�r. La vie continue.
Alors tu l'emm�nes ?
Hana, je sais bien � quel point vous �tes proches.
Quand partez-vous ?
Nous y travaillons toujours, mais bient�t.
Et Kata et son petit ?
Venez avec nous.
Liesel ne dira pas le contraire.
- Voil� ! Je suis d�sol�e. On peut y aller ? - Oui.
Je serai bient�t de retour. J'ai dit � Katie d'aller chercher les enfants.
Au moins, ils ne le feront pas, ils doivent patauger dans la neige.
Merde. J'ai oubli� les billets. D�sol�e, nous devons revenir en arri�re.
- Pourquoi ? Ils nous laisseraient partir de toute fa�on. - Nous avons assez de temps.
Mais, madame Landauer, la neige.
Lane, s'il vous plait ! J'aimerais revenir.
- Liesel ... - Pas maintenant !
Salut !
Il fait si froid dehors, Kato. Maman elle a dit que nous pourrions avoir du cacao.
D'accord.
Tu es revenue ?
J'ai oubli� quelque chose.
Il aime crier dessus ?
Quand a-t-il commenc� ?
Parfois en �t�. En ao�t, je pense.
Je suis d�sol�e.
Je ne comprends pas.
- J'ai essay� d'�tre ta copine. - Je sais.
Nous t'avons donn� une maison. Tu �tais en s�curit�.
- Je sais. Je suis d�sol�e. - Tu sentais que tu lui devais ?
Ce n'est pas le cas.
Je le voulais moi-m�me. Ce n'�tait pas bien.
Je suis tr�s reconnaissante. Trop.
Mais avec gratitude, �a ne suffit pas.
�tre juste une r�fugi�e reconnaissante.
J'avais besoin de quelque chose de plus.
Emmenez Marika avec vous. Je vous en prie.
Emmenez-la avec vous.
Tu as entendu ce qu'elle a dit ?
D'emmener Marika avec nous, quand nous partirons.
- On fait quoi ? - Je sais pas.
L�che !
Ach�te ces billets, Viktor. Je ne veux plus �tre ici.
Il ne te m�rite pas.
Je sais. Mais les enfants le font.
Liesel tu dois y aller. Vous devez convaincre Oskar.
Je vais le convaincre. Nous viendrons � vous.
Je ne peux pas faire �a.
Une page manque ici.
�trange, ils ont d�cid� comme �a � la derni�re minute.
Ils les laisseront partir ?
Bien s�r que oui. Voil� ce qu'ils veulent.
Ils doivent s'en d�barrasser.
Il voulait que je le cache. Ils disent que certains d'entre eux n'ont pas fait de cendriers.
Quelque chose serait utile aussi.
Et s'il revient ?
Ils ne reviendront pas.
Je suis d�sol�, mais ce n'est pas suffisant.
Elle va bien. Expos� par la Soci�t� des Nations.
- Allez, monsieur. - Allons-y.
- Vous attendsez ! - Oh, mon Dieu, nous n'avons pas le temps pour �a.
- Je vais te rattraper. Ce sera tout de suite. - Hum.
Ne vous inqui�tez pas, je reviens tout de suite.
Elle voyage avec nous.
Allez, Viktor !
Je ne peux pas la laisser partir. Elle n'a aucun document.
Je suis d�sol�.
- Montez, monsieur, nous devons y aller. - On attend toujours quelqu'un.
Viktor, pour l'amour de Dieu, � bord de l'avion ! D�p�che-toi !
Viktor !
Arr�tez !
- Arr�tez ! - Laisse-moi passer ! Il manque quelqu'un d'autre. Laisse-moi !
Tu veux qu'ils soient tous tu�s ? Idiot !
L�ve-toi ! L�ve-toi !
Viktor !
Allez !
Maman, o� est Marika ?
Entre, Martin. Allez !
C'est une vieille maison affreuse, mais elle se dresse au bord du lac et dispose d'un jardin.
Les enfants aiment �a ici.
Il y a une petite colline. Et en hiver, vous pouvez skier pendant que nous sommes encore l�.
Maman, regarde !
Super, ma ch�rie. Tu es intelligente.
Comme si c'�tait des vacances, c'est �a ?
Mais les vacances se terminent parfois puis on rentre � la maison.
Viktor passe la plupart du temps � Zurich.
Apparemment, il monte au consulat allemand.
Et envoie des lettres � toutes sortes d'organisations de r�fugi�s
et aux comit�s de r�fugi�s.
Il essaie de la retrouver.
Je sens qu'ils ne pensent � rien d'autre.
Bien s�r, nous n'en parlons pas.
Que diable devrais-je dire ?
Mon Dieu, tu me manques tellement. Tu ne peux pas venir ?
Nous avons �t� bloqu�s sur les comptes bancaires.
Oskar a pris l'entreprise et l'a remis � un Schneider.
Un tel fou des Sud�tes.
Ils ont un terme sp�cial pour cela. Ils l'appellent "arization".
Je dois faire attention � ce que j'�cris.
Beaucoup de choses ont chang� dans le protectorat de Boh�me et Moravie,
dans ce coin fier et reconnaissant du Grand Empire allemand.
- Qu'�crit Hana ? - C'est � propos de Katy.
Elle avait besoin d'argent. Juste assez, pour se rendre � Prague avec Marika.
Ils transportent des trains avec des enfants en Angleterre. Les parents s'assoient.
Les enfants dans le train, ils s'agitent et les renvoient.
- Tu peux imaginer ? - O� est-elle ?
- O� est Katy ? - Je sais pas. Elle e l'�crit pas.
Je reviens dans mes r�ves. Je marche dans le couloir, tout est comme avant.
Je descends les escaliers. 12 marches pour se plier.
Et la chose la plus �trange est...
que tu es l�. Toujours.
C'est comme si je te rendais visite.
Tu es l�. Tu m'attends.
Tu m'attends dans la salle de verre.
Lis-tu m�me ce que je t'�cris ? Je n'ai pas r�pondu depuis des mois.
Mais je continue � �crire, peut-�tre inutilement.
Villa Landauer ?
Je le sais bien. J'�tais l� quand ils l'ont construite.
Liesel �tait mon ami.
La maison �tait vide. Au moins, nous l'avons trouv� utile.
Je suis ing�nieur. J'ai une �quipe de designers, de constructeurs.
Je ne peux pas vous en dire plus.
Ils ont tout pris.
Obrazy. Kleea, Mir�a.
Tous �taient tr�s polis.
Une de ces personnes travaillait au bureau d'Oskar.
Oskar lui a demand� comment vont sa femme et ses enfants.
Ce serait lui elle a pr�f�r� se gratter les yeux.
Mais un cadeau de ta part, tu te souviens ? Je leur ai cach�.
Elle est en s�curit�.
Oskar n'a pas quitt� l'appartement depuis pr�s d'un an. Il ne le fait pas,
pas avec cette �toile sur la veste.
Il s'est toujours bien occup� de moi. Toutes ces ann�es.
Je vais m'occuper de lui maintenant.
Et maintenant mes nouvelles. Bien que qui sait o� et quand vous les lirez.
J'�tais dans la villa.
Avec son nouveau locataire.
- Tu en veux plus ? - Non merci.
- Mais c'�tait bien. - Ouais.
C'�tait une chambre d'enfants.
- Savez-vous comment ils s'appelaient ? - Non.
Ottilie et Martin.
Je devrais avoir des remords qu'ils ne soient pas ici ?
Vous pourriez au moins ressembler � �a.
Je fais mon boulot. Je n'ai pas choisi les circonstances.
Mon mari est juif.
Je sais.
L'administrateur local s'est senti oblig� de m'informer.
Comment c'est de revenir ici ?
Terrible.
Vous avez choisi la chambre de Lieslin.
Coinc� ?
C'est donc ton boulot ? Avion ?
Tu ne dois pas venir ici.
Je sais d�j� ce que tu voulais dire.
C'est tellement sympa. Quand il ne veut pas croire � quoi �a sert.
Pour bombarder et tuer.
Il n'y a pas de murs porteurs. Le saviez-vous ?
Tout est suspendu sur un squelette en acier.
J'ai connu un architecte. Nous �tions amants.
- Mes coll�gues viendront bient�t. - Je vois.
Parle-moi de ta femme.
Je n'ai pas de femme.
J'ai vu sa photo.
Elle est morte.
Je suis son putain d'homme.
Voil� comment nous vivons ici maintenant. Tout le pays fait ce qu'il a � faire.
Mais tu es l�. Quelque part ici.
C'est comme �a que je reste pr�s de toi.
3 ans. Est-ce m�me possible ?
Comme si tout �tait arriv�, arriv� � quelqu'un d'autre.
Nous �tions ali�n�s. Viktor et moi.
Nous jouons tous les deux notre r�le, bien s�r.
Avant les enfants. L'un avant l'autre.
Mais je suis terriblement seule.
Lui aussi.
Pourtant, ici et l�, il me demande de passer la nuit avec lui.
Bien s�r, il pense � elle.
Et moi ?
Je pense � toi.
Ils les prennent tous ! Il ne peut qu'attendre qu'il l'atteigne.
- S'il vous pla�t ! - J'attendais que tu viennes.
- O� les emm�nent-ils ? - Je sais pas.
Pourquoi en parlerais-je devrais-je en savoir plus que vous ?
Vous pouvez nous aider ! Tu connais beaucoup de gens.
Je suis cens� te parler des gens ?
Ceux que je connais veulent l'arr�ter et nous renvoyer tous � la maison.
Que voulez-vous dire ? Que s'est-il pass� ?
Des monstres insens�s nous commandent. Ils recherchent qui ils ont s�duits par leurs erreurs.
Je suis d�sol�e.
Alors ton putain de mari ne peut pas aider.
- Tu aurais d� aller avec tes amis. - Je sais.
Pour l'amour de Dieu, ferme-la !
- Sors de ma maison. - Ce n'est pas ta maison.
Tu devrais y aller maintenant.
C'est peut-�tre la derni�re fois.
Il cherche...
sa pauvre femme morte ?
Ne reviens jamais !
C'est un miracle, Liesel. Ou une mauvaise blague ?
- O� est monsieur Stahl ? - Je ne sais pas.
Ils m'ont arr�t�.
Soi-disant � cause du commerce au noir. Ou du sabotage. Ils ne peuvent pas d�cider.
Pourquoi es-tu venue ?
�a n'a pas d'importance.
Je t'en prie.
Tu es enceinte ?
De moi ?
Ma femme et moi attendions un b�b�.
Mais elle y est morte.
Je pensais que nous pourrions y arriver.
Mais le jour, quand elle est venue de l'h�pital,
on l'a laiss� dehors
et elle s'est coup�e les veines avec mon rasoir.
J'aimerai pouvoir...
Pardonne-moi.
Mais en fait, je suis content.
C'est elle ? Celle qui a �pous� un juif ?
Oskar, si je ne me trompe pas.
Ne vous inqui�tez pas. Nous sommes ici pour monsieur Stahl.
Vous devriez rentrer � la maison. Za Oskarem.
- Ils �taient l� ? L'ont-ils emmen� ? - Il ne l'a pas fait. Alors ils ont ouvert la porte.
Oskar !
Oskar !
Emportez-le !
Gardez-le laiteux avant d'allaiter.
Tu as l'argent ?
C'est du sculpteur Maillola. Le pi�destal porte sa marque.
Il a une bonne valeur. Liesel me l'a donn�e quand elle s'est mari�e.
� quoi �a sert ? Du bronze ?
Merde ! Tu ferais mieux de venir avec moi.
�a vient ! Martha ! Oh, mon Dieu, Martha !
Martha !
Martha !
Martha !
Alors je t'ai trouv� ? Pas Landauer, mais Landor ?
Elisabeth Landor. C'est toi ?
Vous avez peut-�tre finalement d�cid� d'oublier.
Ou vous souvenez-vous encore de la maison sur la colline ?
De ces moments merveilleux et fous ?
La copine qui t'aimait trop ?
- Oskar ! - J'arrive.
- C'est pour maman. - Merci.
Lettre recommand�e. De la S�curit� d'�tat.
Bonjour. J'ai re�u une assignation.
Je l'ai envoy�e il y a six mois.
Comme vous pouvez le voir, ta belle maison se d�t�riore ici sans toi.
Quelle maison ?
Quelle maison ?
- Je ne peux pas �crire �a � un ami? - Votre ami est une chatte.
Me contacterez-vous ? L'adresse est toujours la m�me,
M�me si elle change maintenant l�g�rement Le mur est divis� au milieu...
Notre voisin se meurt. Je l'ai entendu tousser toute la nuit.
C'est un ancien professeur de th�ologie.
Puis ils l'ont envoy� au charbon pour terminer ses �tudes.
J'aime cette partie.
Je t'ai sentie. Tu �tais ici, et ce n'�tait pas comme manquer un membre.
Comme le bras manquant dans lequel j'ai encore mal � tous les nerfs et � tous les muscles.
A quarante-six ans, ils ont essay� de revenir � la maison. Elle vous l'a dit ?
Non, elle a cess� de m'�crire.
� haute voix !
Allez ! Je veux l'entendre.
Tu ne veux pas la lire ?
Tu es professeur. Tu as un fils.
Il a dit qu'il se d�brouillait bien � l'�cole. Il a certainement beaucoup de plans.
Et beaucoup d'espoir.
Peut-�tre que quelques personnes viendront aujourd'hui. Est-ce important ?
Non, tant pis, je ne rentrerai pas.
Merde. Ah, ouais.
Tiens bon. Tu as l'air bien.
Il y a une femme ici.
Elle a dit quelque chose au sujet du service d'urbanisme.
Il pr�tend conna�tre Grusha.
- On dirait qu'il y a un probl�me ici. - Seulement quand il pleut.
Peut-�tre que Viktor avait raison.
Le toit plat ne lui a jamais plu.
La r�ception commence � 6h du matin.
J'aimerais �tre ici avant a regard� un peu.
Grusha ne vous a pas pr�venu ?
Ils �crivent votre article pour Literarni� listy.
Sur un th�me fort ?
L'architecture de la maison. Son histoire.
Je n'ai jamais compris ce que tout le monde y voit.
Ils disent que la moiti� des gens � ces �v�nements ce sont des donaskers ?
La moiti� ? Certainement pas.
- Tu es en retard ! - Nous sommes ici, patron. - Courez l�-bas !
Continuez � bouger !
Et voici un autre !
- Plus de vin ? - Merci.
- Votre Honneur ! - Salut camarade !
Salut, Lank !
Literarni� listy. Bien s�r, je le connais. Tr�s int�ressant.
Il a de telles opinions bien s�r pour sonner,
mais nous ne devons pas permettre la confusion.
Nous ne devons pas permettre pour r�duire la moralit� parmi les gens.
Nous devons r�ussir rapport fi�rement. Bravo.
Je ne veux pas les concombres !
- Je peux me procurer un wagon de vodka. - C'est exactement ce dont nous avons besoin.
- Alors tu veux ? - Ouais.
Des gens comme toi et ta merde diffamatoire !
Vous essayez de nous d�truire.
Vous essayez de tout d�truire ce que le parti a fait !
Tu pars maintenant ?
Je pense que j'en ai assez vu.
Votre article. Qu'allez-vous y �crire ?
Que la maison s'effondre lentement. Surtout.
Faites juste attention, ne calomnions pas le parti.
Mais, Lan�k. �tes-vous aveugle ? C'est fini.
Qui sait ce qui va se passer, camarade ? Ni toi, ni moi.
Le d�roulement de toute la construction et toutes les intentions vous connaissez l'architecte mieux que quiconque.
Je ne peux pas imaginer que j'y retournerais.
Au cas o�, nous esp�rons que vous y participerez,
nous voulons annoncer une collecte de fonds caritative et � la recherche de ressources dans le monde.
La maison compte plusieurs admirateurs.
�a va marcher dans le cadre du mus�e de la ville.
Je vous suis reconnaissant J'ai mesur� le chemin, M. Vesel�,
mais je ne sais pas comment pourrais-je vous aider.
J'ai autre chose.
Un article �crit par l'une de vos amis.
Une autre personne qui se souvient d'une maison comme avant.
Hana !
Elle m'a donn� une lettre pour vous.
Elle a insist� que je la donne personnellement.
Voulez-vous me laisser seule ?
Maman ?
M. Vesel� ? Martin. D�sol�, je suis en retard.
Ta m�re, elle voulait rester seule un moment.
Et tu es l�. Quelque part ici. C'est comme �a que je reste pr�s de toi.
Voici Oskar, mon fils.
Oskar, je suis tellement contente de te rencontrer.
Bienvenue en Tch�coslovaquie.
C'est plus grand que tu te souviens...
Peut-�tre trop gros.
Peut-�tre qu'ils ont raison, quand ils veulent en faire un mus�e.
J'ai r�alis� une chose terrible.
Je ne savais pas du tout le pr�nom de Lan�k.
Qu'en penses-tu ? Que va-t-il lui arriver ?
Je ne sais pas. Il peut le g�rer. Tu peux en �tre s�r.
Me laisserait-il rester ici ? Une seule nuit.
Je ne veux pas dormir dans un h�tel.
Je m'en occupe.
Prenons un peu plus de ce terrible vin.
Il a construit un yacht et mis le cap sur la mer.
Seul.
La temp�te est venue.
J'�tais comme si la fin du monde �tait venue.
Allez !
Les gars, c'est Martin. Un ami d'Am�rique.
Salut, Lenka. Je suis tr�s contente.
Ici, nous nous sommes assis. Ne l'oublie pas ?
Ne l'oublie pas...
Je n'ai jamais cess� d'y penser.
Comme tu le voulais et j'ai refus�.
Je devais partir. J'avais peur que �a me ruine.
Et maintenant j'ai peur qu'il soit trop tard.
Il ne peut jamais �tre trop tard pour nous.
Ce sont des russes. Maman, nous devons partir.
Oskar a un homme qui nous emm�ne � la fronti�re.
Mais nous devons partir maintenant.
Je sais.
Maman, nous devons y aller !
Veuillez patienter.
Je ne peux pas partir.
Si je reste,
tu resteras avec moi ?
Bien s�r.
La maison, tous les plans, rien de tout cela ne se produira maintenant.
Je sais. �a n'a pas d'importance.
C'�tait une telle beaut�.
Oui, �a l'�tait.
- Bien s�r que oui. - Je n'ai pas faim. - Moi non plus.
Allez ch�rie.
Et elle dit : Rainer, les v�tements ? O� dois-je mettre tous mes v�tements ?
J'ai dit : c'est un chalet. Tout ce dont vous avez besoin est une robe.
Accrochez-les � la porte de la chambre.
Attendez une minute.
Le soleil.
Allez !
Ce sera dans une minute.
Regardons �a.
Maintenant !
Ce sera fait.
Voil�.
C'est beau, non ?
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