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Original subtitles

Synchronisé par Fingersmaster. Bon film !

- Vous avez fait bon voyage ? - Très bon.

Il n'a calé que trois fois.

Ca doit venir de l'essence.

- Ou du carburateur encrassé. - J'allais m'en occuper !

Tant que tu y es, fais la vidange. Elle est comme une vieille dame.

C'est ce qu'elle est, une vieille grosse bonne femme.

J'ai du nouveau. Tu vois cette pancarte ?

Quand Maria sera trop vieille, ce panneau disparaîtra.

Et le jour où ça arrivera, tu n'auras plus de boulot.

Je vais réparer le carburateur. Je vous aide à décharger.

Non, laisse ça là. Je vais voir le chef en amont.

Mais d'abord, je vais voir combien tu m'as volé.

Patron, pourquoi je vous volerais ?

J'ai peut-être bien volé une bouteille, pas plus.

Fais la vidange.

Les enfants, regardez ce que je vous ai rapporté.

J'ai acheté du maïs. Ca vous plaît ?

Montre-moi que tu es content.

Tu aimes ça ? Tant mieux. Voilà pour toi.

C'est pour toi. Tu aimes ? Montre-moi.

Bon garçon !

- Tu as mon collier ? - Non.

Jerry Russell a payé. Il a promis.

C'est ça.

- Tu me crois pas ? - Je ne crois pas Jerry.

Il fait graver mon nom.

A-M-O-U-R.

Il dit que c'est mon nom.

Demande-lui ce que veut dire paiement contre remboursement.

Je demande au prêtre. Il m'apprend le français.

Formidable.

J'ai du courrier ?

Ce serait à quel nom ?

Ca dépend de la fille !

Vu comme tu parles des filles, t'as mal choisi l'endroit !

Je redescendrai rattraper mon retard.

La police ferme les yeux sur certaines choses.

Quelles choses ?

Tu es trop laid, l'ami !

- Combien pèse mon caoutchouc ? - Pas si vite...

11 kilos, si tu n'as pas rajouté de plomb.

Plantes-y un clou si t'as pas confiance.

Pas la peine.

Pedro le fera quand je lui vendrai.

S'il y a du plomb, je le déduis la prochaine fois.

Et si le prix du caoutchouc a monté ?

T'en sauras rien.

22,8 kilos.

Pèse-moi ça.

Tu progresses !

Je vais trouver le filon.

Réfléchissez, pauvres bougres,

à vous tuer pour racler du caoutchouc.

C'est parti !

Par ici, la monnaie.

Il en manque.

Paye d'abord ta note et toi aussi.

Et mon fric ?

Tu me dois toujours 24 dollars.

Et toi, Vinny ?

Mon dos me tuait, Rio. Je tenais à peine debout.

- Mais tu fais quoi, là ? - On fait plus crédit.

Voilà comment on traite les malades !

Jerry.

Il cuve depuis quand ?

Il vient de finir la bouteille.

Crois-moi, faut persévérer.

Même nom ?

Comme il fait, cet ivrogne ?

C'est peut-être sa soeur.

Une soeur écrit pas chaque semaine.

On va le savoir.

Je vais la garder.

- Ca peut être intéressant. - Donne-la-moi.

Sinon quoi ?

Je vais devoir la reprendre.

Ce serait marrant de voir si t'en es capable.

Mais pas pour une lettre.

Regarde ! Tu choisis un cochon mort !

Bon caoutchouc.

Très bien.

Tout est très bien. Tout.

A mon tour.

Et voilà !

Ouvrez.

Voilà le reste.

Ouvrez l'autre.

Une tête réduite ?

Sans façon !

Si la police m'attrape, je perds ma licence.

Je prends tout, mais pas la tête.

Regardez le reste.

Kovanti, c'est une erreur.

Aucune idée.

Homme blanc a fait erreur.

Au bateau !

Homme blanc a fait erreur.

C'est Pedro Martines, le marchand de Tampana.

Il m'a berné, moi aussi. Je viens en ami.

Pas pour berner Kovanti.

Je viens en ami.

Regardez.

Tenez.

Un cadeau de la part de Rio.

Bien sûr.

Prenez-la.

Dépêche-toi de faire le plein. Je dois y aller.

Qu'est-ce qui presse ?

Pedro doit penser que les Jivaros vous réduisent la tête.

Je veux réduire la sienne jusqu'à la nuque.

J'aimerais voir ça !

Je la ramènerai peut-être.

- Rio est à bord ? - Vaut mieux pas le déranger.

Que tu crois !

Hé, Rio !

Rio !

Tu es là ? Oh, Rio !

Rio, je l'ai trouvé ! Je vais être riche !

Bien ! Tu vas pouvoir payer ta note.

Je suis sérieux. J'ai trouvé la clé dans ce bouquin.

Encore le trésor perdu ?

Comment te mettre du plomb dans la tête ?

J'avais la mauvaise carte, la première fois.

Reste pas dans mes pattes.

Ecoute-moi. Tony croit avoir trouvé le filon.

Pour moi, les Jivaros l'ont trouvé il y a 200 ans.

Des dizaines de livres en parlent,

mais on ignore ce qu'est devenu le trésor.

Et tu crois le savoir ?

J'y mettrais ma main à couper.

C'est tout ce qu'il te reste.

Remue pas le couteau dans la plaie.

Pourquoi pas ? Regarde-toi.

Quand t'es arrivé il y a 2 ans, tu gagnais bien ta vie.

Mais ça ne te suffisait pas.

Le premier venu qui débarque et te parle d'un trésor perdu...

Toi, tu tombes droit dans le panneau.

Pourquoi reparler de ça ?

Parce que je ne cautionne pas.

Rio, écoute-moi, c'est tout ce que je demande !

- J'ai fait le plein, patron ! - D'accord.

Regarde ce livre.

Il a 60 ans et il n'y a que quelques exemplaires.

Et alors ?

Il y a eu une expédition espagnole, il y a 150 ans.

C'est dans les livres d'histoire, mais personne n'est revenu.

Les Espagnols auraient trouvé l'or

mais les Jivaros les auraient attrapés et tués.

On a tous entendu cette histoire.

Mais c'est vrai, Rio ! Regarde.

Tu as entendu parler de la Vallée des Vents ?

C'est écrit là, le sanctuaire de l'or.

Ils l'appellent le tumulus d'or.

Les Jivaros ont enterré l'or

et ont construit le sanctuaire pour célébrer leur victoire.

Tu ne lâcheras jamais...

Pourquoi je croupirais dans ce trou à rats

si je n'étais pas sûr de moi ?

Parce que t'as pas le cran de rentrer

et d'avouer que t'es un raté.

Je ne suis pas venu là pour un sermon.

Bien, si tu veux pas le faire...

j'en trouverai un autre.

Vas-y, rêve donc.

Tant que tu y es,

essaie de partir de là avec toute ta tête.

Fallait le dire plus tôt !

T'as pas les tripes.

Si ça peut t'aider à te sentir un homme...

Tu te crois plus malin ?

Avec ton vieux rafiot minable et ton comptoir d'échange ?

C'est ton but dans la vie ?

Fiche le camp, ça suffit !

C'est pour elle que tu veux pas te mouiller ?

Bas les pattes !

Fiche-moi le camp !

T'as peur des microbes ou quoi ?

Du balai !

Déchargez le bateau.

Bienvenue, l'ami ! Je ne pensais pas te revoir si tôt.

- Je voulais voir mon vieil ami. - Amigo, viens par là !

Jose, dis que le bateau est arrivé.

- Bonnes marchandises ? - Oui.

Voilà la facture. Vérifie.

Depuis quand on doute des bons amis ?

Je paye pour ce qui est noté.

D'accord...

S'il n'y a pas de confiance mutuelle,

il ne faut pas travailler ensemble.

- Pas vrai ? - Bien vrai !

- Voilà pour toi. - Merci.

- Tu la veux ? - Oui, ça me plaît.

- T'avais pas une bague ? - Si, je l'ai donnée.

- Elle était mignonne ? - Non, pas trop...

Faut pas faire le difficile, par ici.

Surtout quand les Jivaros en ont après ta tête.

Deux caisses étaient pleines de pierres.

Qui eût cru qu'ils penseraient à vérifier chaque caisse ?

Voilà le capitaine.

Eh bien...

Vous conduisez le bateau qui se rend à Pedrone ?

Le meilleur capitaine de la rivière !

Vous me rappelez quelqu'un.

J'ai dû faire tout ce chemin pour entendre ça ?

Pourquoi Pedrone ?

Mon fiancé y a une plantation. Il s'appelle Jerry Russell.

Ca me revient...

Vous êtes la femme de la photo.

Alice Parker.

Vous connaissez Jerry ?

- Quand partons-nous ? - Il sait que vous venez ?

Evidemment !

Ecoutez...

Vous devriez rester ici. Je vais le ramener.

Après tout ce chemin ?

Je l'ai donnée aux Jivaros.

Allons-y.

Au revoir.

Cet homme ignorait quand vous seriez de retour.

D'où notre bagarre.

Vous n'aviez pas l'air surprise de nous voir nous entretuer.

Ca me rappelle la maison.

Mes quatre frères suivent la lutte à la télévision.

Ne vous inquiétez pas.

Maria ne paye pas de mine, mais elle vous conduira là-bas.

Je suis navrée. Je ne voulais pas...

Pas de problème.

Ce sera long ?

On y sera avant la nuit...

demain.

Quelle chaleur !

Ca se rafraîchit vers 4 h du matin pendant une heure.

Ensuite, parfois, il pleut. Jusqu'à 50 ou 70 cm de pluie.

Pas très engageant !

Jerry vous en a parlé ?

J'imagine qu'il s'est fait au climat.

- Ca ira. - Vous pensez rester ?

Je viens me marier.

- Il sait que vous venez ? - Pourquoi cette question ?

Pour rien.

J'imagine que ça a dû être une sacrée surprise !

Je n'ai pas attendu.

J'ai envoyé une lettre et me voilà !

Vous n'avez pas eu de nouvelles ?

Je savais ce qu'il dirait.

C'est un perfectionniste. Il veut que tout soit parfait.

La maison, la plantation...

Tout devait être fin prêt avant ma venue.

Mais ça me suffisait bien.

Ecoutez.

"La vue depuis la colline est splendide.

"La maison est presque terminée.

"Notre chambre donnera sur une terrasse pour déjeuner

"avec une vue dégagée."

- Avez-vous vu la maison ? - Non.

Non ? Mais...

Je suis surtout à Pedrone ou sur la rivière.

Reste l'aménagement de la maison, mais c'est le plus amusant.

Nous en ferons notre maison ensemble.

Et puis...

on ne doit pas se séparer trop longtemps.

Pendant un moment, tout est clair dans votre esprit,

comme s'il était auprès de vous.

Ensuite, les souvenirs s'effacent.

Je voulais nous éviter cela.

Je ne voulais pas attendre...

et finir par épouser un étranger.

Je ne suis pas de nature à m'épancher.

Mais je vois enfin quelqu'un qui le connaît.

Comment est-il ?

- L'avez-vous vu récemment ? - Non, non.

Il passe peu de temps en ville.

J'ai failli passer sur un rondin.

Je ne veux pas rester coincé avec eux, là, qui n'attendent que ça.

- Des crocodiles ? - Des alligators.

J'ignore la différence.

L'un peut briser votre jambe.

L'autre doit la broyer.

C'est un long voyage.

Allez vous reposer.

J'y vais. Excusez-moi.

Vous risquez d'étouffer !

Merci.

Comment c'est ?

Délicieux.

J'ignore pourquoi les femmes font tout un plat de la cuisine.

Quel cuisinier vous faites !

Je le dévore !

- C'est bon, hein ? - Délicieux.

- Je vous ressers. - Sans façon.

- Ne soyez pas timide ! - Vraiment...

J'aime les femmes qui ont de l'appétit, allez.

Tenez.

Regardez-moi ça !

C'est pas merveilleux ?

Vous aimez la sauce ?

Bonne, hein ?

C'est fait maison.

Très bonne.

Vous savez...

la plupart des sauces n'ont pas de piquant.

Allez-y.

Celle-ci ne manque pas... de piquant.

Délicieuse.

Vous connaissez le secret ?

Vous ne concassez pas le poivre.

C'est ça !

Allez.

Vous voulez une bière ?

- Plutôt de l'eau glacée ? - Non, je n'ai pas ça.

Que de la bière.

- Ce serait avec plaisir. - Vous en voulez ?

D'accord.

Je vais vous en trouver une bien chaude.

J'arrive.

Vous n'en voulez plus ?

Non, merci.

J'ai eu ma dose.

Je suis navrée.

Pas de problème.

Merci.

Je vous en prie.

Vous devriez vous allonger.

- Je vous aide pour la vaisselle. - Non, ça va aller, je m'en occupe.

Eh bien...

Je vais aller me coucher.

- Excusez-moi. - Aucun problème.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Vous ne dormez pas ?

Ca va mieux ?

J'étais un peu pompette.

Cigarette ?

Merci.

Je tiens mieux debout.

Décrivez-moi Pedrone.

Jerry vous en a parlé ?

Il a parlé d'une petite colonie d'indigènes.

C'est tout ?

Parlez-moi de Jerry. Comment est-il ?

A-t-il beaucoup changé ?

Je ne le connaissais pas avant.

C'est vrai. Quelle question idiote !

Depuis quand le connaissez-vous ?

Pourquoi cette question ?

Pour faire la conversation.

On a grandi dans la même ville.

Je ne l'ai connu que plus tard, à son retour de la guerre.

Une grande ville ?

Pas très. Pourquoi ?

J'acheminais vos lettres à Pedrone.

L'enveloppe disait : Alice Parker, 154, Parker Drive.

- Même Parker ? - Comme mon grand-père.

Quelqu'un d'important.

Petit poisson dans un grand aquarium.

Et Jerry ?

Voilà pourquoi il est en Amérique du Sud.

Nous habitions le quartier de la Colline.

Ce n'était pas le grand luxe, mais Jerry semblait en décalage.

Peut-être à cause du nom.

C'était comme si on dominait le monde.

Mais il ne voulait pas se marier, fonder un foyer,

vivre comme le reste de la ville.

Il voulait montrer à ma famille qu'il pouvait aussi réussir.

- Il est obstiné. - Oui, je sais.

Quand ce travail s'est présenté, il l'a pris et a signé pour un an.

C'était mieux payé que chez nous.

Nous avons décidé que nous pouvions attendre un an.

Cela fera bientôt deux ans...

Et me voilà.

Vous devriez vous reposer. On part à l'aube.

Bonne nuit.

Je parle beaucoup car j'ai le trac à l'idée d'arriver.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Où est la plantation ?

Attendez, chaque chose en son temps.

Bienvenue à Pedrone.

Bon sang, il a fait bon voyage !

Ce Rio tombe sur un tas de pierres et revient chargé de diamants !

Il loge ici quand il est en ville.

Je vais demander où il est.

Merci. Vous êtes très gentil.

Vous m'avez payé. Je fais du commerce.

Félicitations, Rio ! T'as décroché le gros lot !

Où est Russell ?

Pourquoi ? T'as besoin d'aide ?

- La ferme. Où est-il ? - Parti dans la jungle.

Lui, monsieur Shipley et monsieur Edwards.

- Ils ne sont pas après ce trésor ? - Bien sûr que si.

Ils étaient là cette nuit à boire et à regarder un livre.

Ca leur est monté à force de boire.

Et ce matin, ils sont partis.

Formidable.

Elle doit attendre ici jusqu'à leur retour.

Qu'a-t-elle à voir avec eux ?

C'est la fiancée de Russell. Elle vient se marier.

Elle, épouser ce...

Il était différent avant.

C'est sûr ! Elle va être surprise.

Je veux pas rater ça quand elle verra...

Fiche le camp.

Fais-le sortir.

Tu l'as entendu ?

Fiche le camp !

Dehors !

N'oubliez pas qu'on a de la compagnie.

Prépare des steaks.

Tenez, mademoiselle.

Sans façon, mais c'est délicieux.

Vous voulez de la bière ? Ca va avec le steak.

Non, merci.

Où est M. Galdez ?

Il a du travail.

Comment elle va ?

Elle se sent un peu seule, là-bas.

Vous vous cachez d'une jolie fille ?

Comment lui dire qu'elle va droit dans le mur ?

Elle n'a que "Jerry" à la bouche.

La plantation, son super travail...

J'ai entendu ça tout le trajet,

et les mensonges qu'il lui a écrits.

Jerry Russell et son trésor perdu !

J'ai eu ma dose.

J'aimerais qu'il revienne et qu'il oublie ça.

Vous devriez lui dire.

C'est à lui de le faire. Il s'est embarqué là-dedans.

En plus, elle ne me croirait pas.

Elle est venue l'épouser.

Elle doit le découvrir par elle-même.

Le plus tôt sera le mieux.

Vous avez peut-être raison. Vous semblez...

Tu l'as vue.

Tu lui dirais ?

Je ne pourrais pas.

Alors tais-toi.

- D'accord... - Bien.

Musique ?

Merci.

Rio est rentré.

- Qu'il pèse ça. - Il est occupé.

J'attendrai.

J'ai dû prendre un coup de chaud.

Sers-moi avant que ça s'en aille.

Vous êtes réelle ?

A ma connaissance.

Une amie de Rio ?

- J'étais sur son bateau. - Ah oui ?

On est inséparables.

On partage nos verres, nos repas...

Ne dérogeons pas à cette coutume.

J'étais sa passagère.

Evidemment. C'était le seul moyen de venir.

- A-t-il beaucoup de passagers ? - Pas comme vous.

Comment sont-ils ?

Parlons de vous.

Commençons pas votre nom.

Alice Parker.

Ca me dit quelque chose.

Jerry Russell en a parlé. Ils sont fiancés.

- C'est vous ? - Vous le connaissez ?

Bien sûr ! Vu toutes les fois où...

Tu voulais me voir ?

- Un verre et un steak. - On n'en a plus.

- Tu as quoi d'autre ? - La cuisine est fermée.

Dis donc...

Tu cherches pas à me virer ?

Je vais me coucher. La journée a été longue.

- Je vous ramène. - Non, merci.

- Quand Jerry sera-t-il de retour ? - Il rentre demain.

Je ne peux pas aller à la plantation ?

Il est en expédition.

Il reviendra ici.

Bonne nuit.

Quelle plantation ?

Il lui a dit qu'il en avait une.

Elle vient des Etats-Unis ?

Exact.

Il t'a chargé de la surveiller ou c'est ton idée ?

Il ignore sa venue.

Tu la joues finement.

Elle te tombera dans les bras quand elle saura.

Dis-le-lui toi-même.

Très malin.

Je joue le rôle du méchant et tu la récupères.

Non, merci.

Comme tu voudras.

Exactement.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour. Merci.

Ca vous dirait de faire un peu de tourisme aujourd'hui ?

Mon partenaire et moi allons dans notre mine.

- Ca vous distrairait. - Non, merci.

Je vais rester ici. Jerry...

- Vous pourriez voir sa plantation. - Vraiment ?

Il doit passer par la mine pour revenir ici.

Vous verriez la plantation.

- J'arrive. - D'accord.

C'est à quelques mètres d'ici.

Je vous montre.

Voilà le filon.

Je rêvais de voir une mine d'or.

Ce n'est pas grand-chose.

Un petit filon peut vite disparaître...

Vraiment ?

Ou s'élargir pour devenir énorme.

Ca vous fait persévérer.

La chance joue contre vous,

mais il faut bien se risquer à essayer.

Qu'est-ce que c'est ?

Vinny va chercher de la dynamite. Je vous ai épargné ça.

- Il retourne à Pedrone ? - Ce ne sera pas long.

On ne devait faire que passer.

Ne vous en faites pas, il revient.

Mais comment ? Nous avons mis une heure.

Qu'est-ce qui presse ? Il n'y a rien à Pedrone.

- Je ne veux pas manquer Jerry. - Mais non.

On entendra son moteur sur la rivière.

Attendez dehors. Je vous rejoins.

Où sont Tony et Mlle Parker ?

A la mine. Je viens chercher quelque chose.

Tu ne retournes pas à la mine ?

Si, j'y vais.

Ils n'auront rien remarqué.

Ne peut-on pas rentrer autrement ?

Ni à pied ni à la nage. On doit attendre.

Ils ont pu envoyer un bateau ?

Vinny a dû tomber en panne en quittant Pedrone.

- Ne vont-ils pas s'inquiéter ? - Comment ça ?

- Monsieur Galdez. - Rio ?

Vous pouvez découcher.

Il n'est que 20 h.

Pourquoi y passerait-on la nuit ?

Il fait nuit et Vinny n'est pas là.

Asseyez-vous et buvez.

Pourquoi ces réserves ?

J'en ai toujours. Parfois, on reste une semaine.

Vous aviez tout prévu.

Vous pourriez être flattée ! C'est pas dans mes habitudes.

Vous avez bien ri.

Contactez votre partenaire et ramenez-moi.

Impossible. Ca devra attendre demain matin.

Venez ici.

Si vous croyez que je vais m'asseoir...

Buvez un coup. Ca vous ouvrira l'appétit.

Comme vous voudrez.

Si vous n'avez pas faim...

Ne vous approchez pas.

- Tu as aussi résisté avec Rio ? - C'était inutile.

Tu plaisantes ?

C'est pas ton genre.

Lâchez-moi !

Vinny a eu des problèmes de moteur.

Je viens donner un coup de main.

On rentre ?

Avec plaisir.

Heureusement, tu avais des vivres.

Comment je rentre ?

- Je t'ai amené un bateau. - Merci.

Pas de quoi.

Je passe pour une idiote.

J'étais censée voir la plantation.

J'ignorais qu'il renverrait son ami.

Ne réfléchissez plus. Restez à votre place.

Bon... Bonne nuit.

Et merci.

- Ca n'arrivera plus. - Bien.

Que fais-tu chez moi ?

Je vole rien.

Je vois.

- Elles sont à moi. - Je n'en doute pas.

Quel est ton nom ?

Maroa.

Vous voulez savoir autre chose ?

Alors vous l'avez retrouvée.

Que fais-tu ici ?

J'attendais votre retour.

Depuis quand j'ai besoin d'un chaperon ?

Depuis que vous êtes là et vous occupez d'elle.

Comprends-moi bien.

Si elle y était allée sur ses gardes,

elle aurait pu rester une semaine.

Mais pas quand Tony manigance quelque chose.

C'est ça, bien sûr !

Va te coucher.

Allez.

- Qui est-ce ? - C'est Rio, ouvrez-moi.

Un instant.

Venez, prenez des affaires.

Le toit fuit. Vous allez prendre l'eau.

- Un verre ? - Non, merci.

Prenez cette chambre.

- Mais c'est la vôtre. - Elle est au sec.

- Mais... - Ne vous en faites pas.

Tenez.

Je vous cause bien du souci.

Je ne vais pas vous laisser couler !

La douche est là.

Je vous remercie sans cesse.

Pas de quoi.

Il y a un verrou.

Mi bémol.

Je ne connais pas les notes.

J'envie ceux qui jouent à l'oreille.

Tout le monde peut apprendre avec des leçons.

Mais apprendre par vous-même...

J'ai eu ce piano par Pedro.

Il l'avait dans son magasin depuis 10 ans.

J'aimerais un piano chez nous.

Une autre fille a eu la même idée. C'est comme ça que Pedro l'a eu.

Vous n'aimez pas Jerry.

Je n'ai pas dit ça.

Ca se sent.

Dès que j'évoque son nom, vous changez de sujet.

On ne vient pas ici pour se faire des amis.

Est-ce à cause de Maroa ?

Maroa ? Que vous a-t-elle dit ?

Elle me déteste.

Elle était avec Jerry ?

Pedrone est loin de la Californie.

Vous m'aviez proposé à boire.

Je crois que j'en ai besoin.

Tenez.

- Ecoutez... - Je ne suis pas choquée.

Je sais que deux ans, c'est long.

Surtout dans un tel endroit.

Qui cherchez-vous à convaincre ?

J'ignore pourquoi je vous dis cela.

Par fierté, je ferai comme si je l'ignorais.

Peut-être avez-vous trop de fierté.

C'est ce qui fait mal.

Comment ça ?

En venant, vous m'avez dit que si vous attendiez encore,

vous épouseriez un étranger.

Et que les souvenirs commençaient à s'effacer.

Ca prend plus de temps

quand vous aimez vraiment quelqu'un.

Qu'en savez-vous ?

Oubliez ça.

Je n'ai pas le droit de le dire.

C'était un beau tableau, vu de dehors !

Voilà pourquoi tu étais si pressé d'intervenir là-bas.

Tu avais siphonné l'essence ?

- C'est la faute de Vinny. - Peu importe.

Fiche le camp.

T'as le droit d'être impatient.

Tu devras attendre.

Qu'est-ce qui vous prend ?

- Laissez-nous, Padre ! - Pas question !

Je ne suis pas venu assister à votre bagarre,

même si ça peut valoir le détour.

J'ai à te parler, Rio.

Je t'avais prévenu ! Fiche le camp !

Du balai !

Eh bien...

Rappelez-moi...

de ne jamais vous provoquer !

Parfois, la foi est plus efficace avec un peu de poigne.

Désolé...

Que voulez-vous ?

Il paraît que Jerry Russell cherche de l'or chez les Jivaros ?

Exact.

Un de mes gars a trouvé ça.

Une jeune femme est venue le voir ?

Pour l'épouser.

L'épouser ?

Mieux vaut garder ça pour nous avant d'en être sûrs.

- Comment ça, "nous" ? - Je me disais...

Quoi donc ?

- Non, rien. - Allez-y, dites-le.

Vous voulez que je parte à sa recherche ?

- D'où votre venue. - Rien ne t'y oblige.

Pourquoi le ferais-je ?

Je risquerais ma peau pour un ivrogne ?

Rien ne t'y oblige. Et ne le juge pas.

Padre... Shipley et Edwards l'ont l'accompagné.

Qu'est-ce que j'y peux ?

Tu as marchandé avec les Jivaros. Tu les connais.

Quand ils ont descendu la rivière, pas sur leurs terres.

Pardonne-moi.

J'ai eu tort de venir. Je n'avais pas le droit.

Alors...

maintenant, je suis là.

J'agis selon mes croyances.

Ne juge pas Jerry et je ne te jugerai pas.

Si seulement il y avait une chance...

Je comprends.

Bonne nuit, Rio.

Bonne nuit.

- Qui a trouvé la chaîne ? - Ce gars-là.

Demande-lui s'il sait où c'était.

Il dit que oui, mais il n'ira pas plus loin.

- Où allez-vous ? - Chercher Jerry.

- Mais vous ignoriez où il était. - Jusqu'à cette nuit.

Je vous accompagne ?

Qu'avez-vous découvert ?

On m'a dit où il pourrait être.

- En pleine nuit ? - Qu'est-ce que ça change ?

Que me cachez-vous ?

Rien. Je ne veux pas de vous.

Je ne vous crois pas. Il y a un problème.

Ecoutez...

Je ne suis pas une enfant ! Je le saurai autrement.

Vous la connaissez ?

Elle est à Jerry.

Ils l'ont trouvée en pleine jungle.

Les Jivaros ont dû l'avoir.

Vous le pensez ?

Je l'ignore.

Et vous allez risquer votre vie sans me le dire ?

Vous êtes venue pour ça, pour trouver Jerry.

Très bien. Je vais le retrouver pour vous.

- Je vous accompagne. - Moi aussi.

Pareil. Il a peut-être trouvé l'or.

Tu as besoin d'aide.

Prenez vos armes et suffisamment de munitions.

Alors ?

On part bientôt.

Il l'a trouvée au pied de la montagne.

Sûrement la montagne du livre de Jerry.

Il doit y avoir un sanctuaire dans la Vallée des Vents.

Allons-y.

Il n'ira pas plus loin.

D'accord. Allons-y.

Moi, pas y aller.

Repartir.

Pas y aller.

Non, non, pas y aller.

La fête s'essouffle.

On a perdu trois indigènes.

Le feu ne va pas alerter les Jivaros ?

Ils nous ont repérés avant le troisième kilomètre.

Ils nous surveillent ?

Probablement.

En ce moment même.

Mon physique a un avantage :

qui voudrait de ma tête sur un pic ?

Ce serait une amélioration.

Il paraît que les cheveux continuent à pousser.

Avec les vôtres, ce serait quelque chose !

C'est de l'humour.

J'ai encore plus drôle en stock.

La ferme !

Mes vêtements doivent être secs.

Jerry et sa plantation ! C'est à mourir de rire !

Il faudrait lui dire.

Elle n'aura peut-être pas à le savoir.

Trop tard pour jouer les boy-scouts.

- Peut-être. - Tu penses pas le retrouver ?

Tout ça est une farce.

Rien ne te forçait à venir.

T'aurais préféré un tête-un-tête avec elle.

Rio !

Vite !

- Quoi ? - Là-bas.

Un coup des Jivaros.

Fais-lui le topo.

Vas-y, dis-lui.

Si t'oses pas, je le ferai.

Je vais lui dire.

Creusez une tombe.

Venez !

Il était avec Jerry ?

A propos de ses lettres...

Il mentait, n'est-ce pas ?

Sa plantation, son travail...

- Il n'avait rien de tout cela ? - Comment le savez-vous ?

Je le savais au fond de moi, depuis mon arrivée.

Là où il vivait...

Personne ne voulait parler de lui.

Je croyais me tromper quand vous avez évoqué la plantation.

Je savais que vous mentiez aussi.

Pourquoi avoir continué ? Pour nous faire marcher ?

Je voulais le voir, comprendre pourquoi.

Peut-être croyait-il à ses lettres,

que c'était tout ce qu'il lui restait.

Après la nuit dernière...

je ne savais pas quoi faire.

Il fallait que je le revoie pour être sûre.

Sûre de quoi ?

Je ne suis pas venue pour son argent,

mais parce que je l'aimais.

Je ne pouvais l'abandonner parce qu'il était pauvre.

Regardez, c'était dans sa poche ! Ils ont dû trouver le trésor.

Il avait raison sur une chose. C'est encore loin ?

Que voulez-vous que je fasse ? On avance ou on repart ?

Je ne peux vous demander de continuer.

Vous douterez toujours.

Il pourrait être blessé, prisonnier,

on aurait pu le sauver...

Comme vous voudrez. Viens !

N'ai-je pas raison ? Vous n'oublierez jamais vraiment.

- Je ne peux vous le demander. - Vous n'avez pas à le faire.

Je veux aussi le retrouver.

Les derniers indigènes sont partis.

On peut les rattraper.

Ils n'ont qu'à se séparer

et ça nous prendra un mois pour les rassembler.

On y est.

La Vallée des Vents.

Il faut se délester.

Laissez vos sacs.

Il était avec Jerry ?

Remettez-les.

Tu es fou ? Tu sais combien ça vaut ?

Tu seras bien avancé si tu finis avec eux.

Pourquoi crois-tu qu'on est là ?

- Moi, pour retrouver Jerry. - Alors on a eu ce qu'on voulait.

Tu reviendras les chercher. Ramenons-la à Pedrone.

Je laisserais ce trésor parce que tu as peur ?

Regarde où ça a mené les autres.

Ca allait jusqu'à ce qu'ils volent leur or.

Remets-les.

Donne-moi ton arme.

Rio !

Je peux pas dormir. J'arrête pas de penser...

On est des cibles faciles pour les Jivaros.

Pourquoi on se ferait tuer à cause d'elle ?

On peut voyager léger toi et moi, rien qu'avec ça.

Il y a assez d'or pour quitter Pedrone.

On peut partir.

Fini la mine. On ne sera plus dirigés par Rio.

Bouge.

Ils sont allés chercher de l'aide ?

Pas ces deux-là.

Ils voulaient juste sauver leur tête.

Regardez !

Peu importe pourquoi ils sont partis.

Il fait si chaud !

A toi de jouer, Sylvester.

Dis au Padre de rassembler ses indigènes.

Et vous ? Vous ne pouvez pas rester.

- S'ils vous trouvent... - Je m'en charge.

Tu dois y arriver.

Mets-toi en route.

- Je dois construire un mur. - A quoi bon ?

- Ils vont nous retrouver ! - Arrêtez !

- Ils vont nous tuer ! - Ca suffit !

- Laissez-moi ! - Arrêtez !

Faites ce que je dis, ça suffit !

Je suis désolée.

Ca va aller.

Aidez-moi, maintenant.

Allez.

Mes dernières crises remontent à l'enfance.

J'ai essayé de leur résister.

Parlez-moi de votre enfance.

Pour que j'oublie tout ça ?

Ca peut aider.

J'ai dû être ridicule.

Tout ce que je vous ai dit sur le bateau...

Alors que vous saviez pour Jerry.

Ce n'était pas ridicule.

J'ai vu une chose sur le bateau.

Cette photo dans votre cabine...

Elle est très belle.

N'aurais-je rien dû demander ?

Que voulez-vous savoir ?

Ce que les femmes veulent savoir.

- Si vous l'aimiez. - Enormément.

La colline où vous viviez...

Il y en a aussi en Amérique du Sud.

Je travaillais pour son père, dans son ranch.

On se voyait en secret.

Elle voulait s'enfuir et se marier...

mais je ne voulais pas.

Vous savez...

Je ressentais la même chose que Jerry vis-à-vis de vous.

Cet égocentrisme qu'on a quand on est trop jeune.

On se dit qu'on le fait pour elle, mais c'est faux.

On veut être quelqu'un d'important.

D'important.

Alors...

je suis parti.

J'allais devenir riche et revenir en passant par la grande porte.

Elle n'a pas attendu ?

Oh, si...

J'ai reçu une lettre par semaine pendant un an.

La dernière disait qu'elle allait à la campagne avec sa famille.

Que s'est-il passé ?

Elle était malade

mais ne m'a rien dit.

J'ai appris sa mort dans le journal.

Je m'en voulais.

Je me disais que...

si seulement j'avais été là,

j'aurais pu l'aider.

Je suis désolée.

C'était il y a bien longtemps.

Et vous fuyez toujours ?

Je fuis quoi ?

Je me demandais ce que vous faisiez à Pedrone.

Il n'y a aucun secret là-dedans.

J'ai un bateau, un comptoir d'échange...

Sans vous engager.

Je ne voulais plus jamais ressentir ça.

Je m'en sentais incapable.

J'avais tort.

Quoi qu'il arrive...

maintenant, je le sais.

J'avais tort.

Quoi qu'il arrive...

Réveille-toi. Les voilà.

- Il ronronne comme un chat ! - En effet.

Il est à toi.

Quelques kilos en moins et elle t'ira.

T'en dis quoi ?

Regardez !

Vous voyez ?

Tu vas nous manquer.

Sylvester.

Au revoir, Mme Sylvester.

Au revoir.

-- Français --

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