All language subtitles for 1958 - George Marshall - The Sheepman - Dual Eng Esp

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Original subtitles

LA VALL�E DE LA POUDRE

VALL�E DE LA POUDRE

Dites...

Qu'arrivera-t-il si je laisse ce sac ici ?

Je doute qu'il s'en aille tout seul.

Je veux dire, le retrouverai-je ?

Je peux vous le surveiller.

Je compte sur vous.

H�, monsieur ! Vous cherchez la bagarre, des fois ?

Avec vous ?

Je ne crois pas.

Regardez donc o� vous allez !

Pour contr�ler une b�te, il faut �tre plus malin qu'elle.

Ce cheval a la bouche fragile, voil� l'ennui !

A priori, ce n'est pas le seul ennui !

Votre mors est mauvais.

M. "Je ne sais qui", je ne porte jamais de mors !

Vous parlez de celui de mon cheval ?

On dirait bien qu'il y a un �tranger en ville.

Notre ville n'est pas � vendre !

J'avais pari� avec moi-m�me

que je vous rencontrerais, aussit�t arriv� ici.

Vous �tes bien le plaisantin de la ville ?

Le philosophe du coin de rue ?

Le citoyen qui fait de l'esprit et plaisante de tout.

Le "Philosophe" !

C'est pas dr�le, �a, jeune homme ?

Je ne trouve pas.

Non, je prendrai un cigare.

Les gens qui ach�tent �a... le boivent ?

Ils ach�tent pas pour d�crasser leurs gosses.

Vous en �tes s�r ?

Je peux vous aider ?

Tenez-la, voulez-vous ?

Supposons... qu'un homme ach�te cette selle.

Il est press�, enfourche son cheval

et se retrouve assis sur des cactus.

�a vous rend amer.

Vous pouvez la payer ?

�a ? Non... Vous ne me la vendrez pas.

J'ai pas cherch� � vous la vendre !

60 dollars...

Avec un escompte de 10% pour paiement comptant...

54 dollars, par cons�quent.

Voil� vos 54 dollars.

Et je vous remercie.

Les selliers offrent toujours une corde et une bride.

Ravi d'avoir fait affaire avec vous.

On a l'air b�te avec une selle sans cheval.

Qui vend des chevaux ? Ou ce qui s'en approche ?

Toi, voyons.

Eh oui, c'est vrai. Je vends des chevaux.

O� sont-ils ?

O�, sinon aux �curies ?

Parfois, ils sont au tripot.

Montrez le chemin. Je vous suivrai, pour changer.

Un probl�me, tr�sor ?

Milt, je crois que mon cheval a la bouche meurtrie.

Mon mors serait-il mauvais ?

Peut-�tre... mais �a pourrait �tre sa bouche.

Ou la rougeole, la coqueluche...

Pas la coqueluche. Je l'ai eue, je le saurais.

Vous tenez donc compte de mes conseils.

Quand je vous ai conseill�e, vous avez �t� malpolie.

Mais vous me barriez la route !

Vous n'avez jamais appris � dire: "Je regrette, j'avais tort."

Quand vous d�ciderez lequel d'entre nous vous servirez d'abord,

souvenez-vous, je paie comptant.

Milt, qui est cet homme ?

Je l'ignore, mais il ne cherche pas la popularit� !

Milt va lui coller une vieille rosse.

Ce sont des b�tes de race: Purs-sangs et poneys indiens.

D'un c�t�, rapidit� et beaut�. De l'autre, l'endurance.

Voil� le march�:

Je vous donne 40 dollars pour le cheval de mon choix.

40 dollars ? Tous ces chevaux valent bien plus !

Si je rempoche cet argent, le march� est annul�.

Non, ne le rangez pas.

March� conclu ?

N'importe quel cheval se trouvant sur les lieux ?

�a, c'est une belle b�te Venez donc voir...

H�, o� allez-vous ?

- Je prends celui-ci. - Mais c'est mon cheval !

March� conclu, non ?

N'importe quel cheval sur les lieux.

L'�curie n'est pas sur les lieux ?

M�le-toi de tes affaires ! Ce cheval vaut 150 dollars !

�trille-le et selle-le, veux-tu ?

Attendez un peu ! Ce cheval vaut bien plus !

Donnez-moi une chance ! Vous m'avez roul�.

- Rends-moi un autre service. - Encore ?

- Pas question. - Pas si vite !

Je cherche un homme. Tu le connais Peut-�tre

Qu'est-ce qu'il fait ?

C'est l'homme le plus querelleur et le plus mauvais de la ville.

�a ressemble � Jumbo.

- Il n'est pas vieux ? - Il doit avoir votre �ge.

- Il est petit ? - Petit ?

On le surnomme l'�l�phant !

Il est tr�s fort, c'est �a ?

C'est bien lui. O� puis-je le trouver maintenant ?

Il mange chez le Chinois.

Merci.

Qu'est-ce qu'ils font tous l� ?

Ils attendent que la bagarre commence.

Quelle bagarre ?

Entre toi et moi.

Poursuivez votre repas, mademoiselle.

- Vous en voulez encore ? - Eh bien...

Cette fois, j'aimerais le frapper.

Ce ne sera pas long...

Esp�ce de...

H� ! Par ici !

Je n'ai pas pour habitude de me comporter ainsi � mon arriv�e.

Mais j'avais une raison...

Je compte m'installer ici.

Et faire pa�tre mes b�tes sur les p�turages publics.

Mon troupeau arrive demain, par le train.

Mais je suis de nature pessimiste.

J'ai voulu �viter toute objection pr�alable.

Qui donc objecterait ? Les p�turages sont publics.

C'est gentil � vous.

Tr�s gentil... Un �tranger se sent chez lui, ici.

Voil� ma part des d�g�ts.

Prenez la sienne avant qu'il ne s'�veille.

Attendez !

De quelle nature est votre troupeau ?

Je crains que cette question n'entache de si bonnes relations.

Alors ?

Des moutons.

C'est une r�gion de b�tail !

Vous n'�l�verez pas de moutons ici !

Tiens donc ?

Et qui m'en emp�chera ?

Vous ?

Ou la brute patent�e de la r�gion ?

Vous vous battez bien !

J'aimerais me nettoyer. Le meilleur h�tel ?

L'Arcade. Je vous y emm�ne.

C'est le meilleur ?

Pour s�r. D'ailleurs, c'est le seul.

Je crois savoir juger les hommes.

- J'ai une mission � te proposer. - Quel genre de mission ?

Il me faut un homme d�nu� de tout honneur.

Un homme qui trahirait quiconque...

pour gagner vingt sous.

Quoi ?

C'est non ?

Attendez...

Moi, pour �a, je prends un dollar.

Qui faut-il trahir ?

Personne en particulier.

Mais tu m'informerais de certaines choses qui m'�chappent.

- Je paie 75 cents. - Un dollar.

Vous avez raison, vous jugez bien les gens.

Allez ! Relevez-le !

R�veille-toi, faut avertir le colonel !

Je vais lui r�gler son compte !

Va chercher de l'eau !

Entrez.

�a alors !

Je vois que vous n'avez pu r�sister au d�sir de me revoir.

- Pardon ? - Rassurez-vous.

N'en soyez pas g�n�e.

Non, vraiment. Je vous assure.

Apr�s tout...

vous �tes pas la premi�re de mes imp�tueuses admiratrices.

Esp�ce de vantard vaniteux et grossier !

Je me nomme Jason Sweet.

"Sweet" ?

- Comme "doux" ? - D'autres en ont ri avant vous.

- Mais asseyez-vous donc. - Non, sans fa�on.

Monsieur Sweet...

Il y a des milliers d'hectares de p�turages libres dans l'Ouest.

Pourquoi vouloir �lever des moutons pr�cis�ment ici ?

Eh bien, mademoiselle...

Excusez-moi, je n'ai pas saisi votre nom.

Dell Payton.

Vous me posiez une question ?

Croyez-vous que rosser un homme vous suffira � vous imposer ?

C'est d�j� un d�but.

- �a ne s'arr�tera pas l� ! - Pour ma part, si.

Si les gens d'ici s'imaginent que je veux la guerre,

persuadez-les donc du contraire.

Un instant...

Des gens qui ont pass� leur vie � entretenir ces terres,

devraient-ils attendre sagement qu'un �tranger

vienne saccager les p�turages ?

Mais enfin, qui a parl� de les saccager ?

Promettez-vous que vos moutons ne corrompront pas l'eau ?

Vous allez vite en besogne ! Je ne promets rien du tout.

�coutez, monsieur Sweet...

�a vous ennuie que je m'asseye ?

Poursuivez. Que disiez-vous ?

Voil� deux ans seulement que nous menons une vie paisible.

J'ai vu des duels, des vengeances, des pendaisons...

- On entend �a dans tout l'Ouest. - Ici, on y a mis fin !

Et il n'est pas question que �a recommence !

Quelle pipelette ! Un vrai moulin � parole...

Vous ne m'avez pas �cout�. Mes intentions sont pacifiques.

Vous avez n�anmoins l'intention d'amener vos moutons ?

Je n'ai jamais h�sit�, Mlle Payton.

Dans 48 heures, vous serez mort.

Possible. Mais �coutez-moi bien.

Si je meurs, je ne serai pas le seul.

Dites-le � quiconque vous a envoy�e ici.

Personne ne m'a envoy�e.

Cette id�e stupide �tait la mienne.

Si vous descendez, je vous raccompagne.

- Ne vous d�rangez pas. - Je descends, de toute fa�on.

Ces gens semblent s'int�resser � moi... ou bien � vous.

Penseraient-ils que vous �tes mon alli�e ?

Non, M. Sweet. Personne ne le pense.

Le colonel veut vous voir.

Qu'il vienne. Qui est le colonel ?

L'homme qui m'envoie vous amener � lui.

Il me semble un peu douteux ton colonel...

Sinon, chargerait-il un gamin d'une mission d'homme ?

Tu t'es d�j� tromp� une fois, aujourd'hui.

Une seconde erreur te co�terait plus cher.

� pr�sent, suis-moi.

Finis ton verre.

Retourne le verre sur le dos de ma main.

Mets un jeton sur le verre.

Versez � boire � ces messieurs sur ma note.

Des questions ?

Vous ne venez pas.

Vous disiez ?

Soit. Vous tirez plus vite que n'importe qui dans la r�gion.

Vous voil� satisfait ?

Non. Pas n�cessairement.

Je voulais que vous sachiez que je tiens � vous �viter tout ennui.

- Bien mang� ? - C'�tait parfait.

Mais � l'avenir, mettez donc au menu...

du mouton et de l'agneau.

Des plats civilis�s, quoi.

Maintenant, vous allez venir !

Ton colonel est impatient de me voir.

Plut�t, oui. Enfourche ton cheval !

Je vois ! Le colonel donne une f�te en mon honneur.

Vous d�raillez ? Il ne donne pas de f�te pour vous.

- Pour toi, alors ? - Non plus.

Non, la porte de service !

Si j'avais su qu'il fallait passer par l�,

je ne serais pas venu.

Vous aviez pas le choix !

Allez... on se presse.

Cette jeune personne me poursuit depuis mon arriv�e en ville.

Vous ? Elle va �pouser le colonel.

Maintenant, je regrette �tre venu.

Dis au colonel qu'on est l�.

Malgr� sa h�te de me voir, ton colonel ne m'attend pas ?

Je suis un homme tr�s occup�, Jumbo.

Bouclez-l�.

Ton colonel doit �tre du genre nerveux...

Tout un arsenal...

Je collectionne les armes, M. Sweet.

Jumbo, patiente dehors.

- Il parle comme un cingl�, Patron. - Entendu...

- Bonsoir, Jason. - Bonsoir, Johnny.

Jumbo m'a racont� le tour avec le jeton.

J'ai su alors que l'inconnu, c'�tait toi.

Un cigare ?

Tu es le seul � r�ussir ce tour-l�, Jason.

Si c'est un signe distinctif, mieux vaut que j'arr�te.

- "Colonel" ? Depuis quand ? - J'attendais cette question.

Quand je suis venu ici,

il me fallait un pass� respectable.

Quoi de plus respectable et assis qu'un colonel ?

Un g�n�ral.

J'�tais trop jeune pour �a.

Tu roules les gens d'ici depuis longtemps, Johnny ?

Je suis l� depuis... un peu plus de six ans.

Tu t'es bien d�brouill�.

L'honn�tet� paie ! Je l'ignorais.

Alors, Jason...

qu'est-ce qui a bien pu t'amener � quitter le Texas ?

Eh bien... Je m'y sentais � l'�troit.

J'avais besoin de plus d'espace.

Tu vois ?

Je vois tr�s bien.

�a a d� t'intriguer que je ne sois pas venu

� Fort Worth.

Le jour o� on devait se mesurer au revolver.

Je n'y ai jamais r�fl�chi.

Si tu le dis...

D'ailleurs, je n'y suis pas all� non plus.

Comment ?

Je n'�tais pas certain de te battre.

J'ai r�fl�chi au sujet de la querelle.

Le risque m'a paru injustifi�.

Je t'assure.

Nous avons su �viter une bagarre stupide.

Nous pourrons en �viter une autre.

Tu me connais, Johnny. Il n'y a pas plus pacifique que moi.

� vrai dire, je ne te connaissais pas cette qualit�.

Mais tu ne t'engageais jamais sans �tre s�r de gagner.

- Qui souhaite perdre une bataille ? - Exactement.

Donc, on n'aura pas d'ennuis ?

Le train arrive demain avec tes moutons.

Saute � bord et continue sur 300 km.

Je t'indemniserai.

C'est effectivement une solution.

Tu pourrais aussi prendre ton b�tail

et le d�placer de 300 km.

Mais je ne t'indemniserai pas.

Je n'aurais qu'� filer... en abandonnant tout �a, hein ?

Je suis s�r que �a te sera facile.

Quelqu'un te rach�tera s�rement ce ranch au rabais.

- Moi, par exemple, Johnny. - Je ne me sers plus de ce nom !

Et de quel nom te sers-tu, si tu n'es plus Johnny Bledsoe ?

Stephen Bedford. Le colonel Stephen Bedford.

Le "colonel..." C'est un nom qui fait de l'effet.

Je voterais bien pour un nom comme �a.

Pr�viens-moi, si tu te pr�sentes aux �lections !

- Charmante soir�e. Merci. - Tu ne vas nulle part.

- Ah bon ? - Ne fais pas l'ahuri, Jason.

Nous n'avons rien d�cid�.

Mais si.

Ton b�tail restera en place et mes moutons aussi.

Et ils vivront en harmonie.

C'est impossible !

Alors c'est tr�s regrettable.

- Je ne tire plus depuis des ann�es. - Et que tiens-tu l� ?

Tu le sais bien. Je m'entra�nais tous les jours.

Un conseil, veux-tu ?

Habitue ton b�tail � vivre aux c�t�s de mes moutons

ou reprends l'entra�nement.

Comptes-y.

C'est-�-dire ?

Je m'y remettrai.

Bonsoir, Johnny.

Bonsoir...

Esp�ces de petits saligauds !

Si je vous reprends � jouer avec ces p�tards,

je vous flanque en taule !

Allez, ouste !

Fichez le camp de l� !

Tu les chasseras, ces moutons ?

Ils sont pas pr�s de pa�tre dans le coin !

Tu as pris une bonne rouste, hier.

C'�tait hier.

Voil� ce que tu mijotais avec Steve !

Reste en dehors de �a, Dell.

Papa, les armes � feu n'ont jamais arrang� les conflits !

Un mort, puis un autre...

Personne ne sera tu�, sinon quelques moutons.

Sweet n'a pas appris � tirer en fuyant les bagarres !

Affronter 5 hommes serait une idiotie.

Mais il le fera ! Il est aussi ent�t� que vous.

Vous "d�fendez vos droits". S'il tire, il sera un "assassin".

�a suffit, jeune fille. En voiture ! Rentre au ranch !

Je ne rentrerai pas !

Tu feras ce que je t'ordonne !

Je vais vous en d�barrasser, Frank. Elle ne vous ob�it plus.

Je vous c�de volontiers la place !

Regardez.

Il va voir le sh�rif.

Vous �tes le sh�rif ?

Prenez-vous ceci pour un tatouage ?

Vous vous attendez � des ennuis, je vois.

L� o� je vais, il y aura pas d'ennuis.

Et o� allez-vous ?

� la p�che ! Et sans attendre.

Je suis ici en tant que citoyen.

Je demande protection pour ma vie et mes biens.

Le jour o� vous avez choisi d'�lever des moutons,

vous avez renonc� � vos droits de citoyen.

On vous a �lu...

Les gens qui m'ont �lu n'�l�vent que du b�tail !

Si mon go�t pour la p�che vous surprend,

vous �tes beaucoup moins malin qu'on ne le dit.

Dites, les gosses !

- Vous voulez de l'argent de poche ? - Pardi !

M. Sweet, c'est inutile, je le sais, mais j'essaie.

Laissez-moi vous conduire ailleurs.

Personne ne sera bless�.

Je vous en prie !

Rien n'est jamais inutile, mademoiselle.

Vous acceptez ?

Autrement, serais-je � cette place ?

Attendez, un instant.

Qu'est-ce qui vous prend ?

Il y aura foule � la gare.

Si on me voit avec vous, ce sera g�nant.

Oui, c'est vrai.

Glissez-vous l�-dessous, je vous couvre.

Merci de votre hospitalit�.

Je n'en crois pas mes yeux !

Pour une fois, elle m'a ob�i !

Dr�les de mani�res pour une demoiselle.

Les demoiselles sont comme �a, ici. Vous en auriez souffert.

�tant �tranger, j'ai pu remarquer que vos concitoyens en souffraient.

Tiens donc ?

- Arr�tez-vous ! - Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tout va tr�s bien.

- C'est ici que je descends. - Vous descendez ?

Comment vous remercier, mademoiselle ?

Je me demandais comment traverser la foule.

Vous vous �tes servi de moi ?

- Mes amiti�s au ranch ! - Esp�ce de...

Le colonel aimerait-il que sa fianc�e jure comme un charretier ?

Vous �tes qu'un mufle !

Se�or, les moutons descendent.

Non, se�or. Les moutons s'en vont.

Pourquoi vous tirez sur moi ?

Parce que nous ne voulons pas de tes moutons.

Monsieur Sweet !

Monsieur Sweet !

Ton patron ne viendra pas. Et �a vaut mieux !

Les moutons ! Ils doivent descendre, il faut les abreuver.

Comme c'est dommage !

Tu m'as bien compris ?

Si un seul mouton descend, tu es un homme mort !

Monsieur Sweet !

O� �tes ?

O� �tes, monsieur Sweet ?

Debout !

Vous autres, entrez l�-dedans !

Du nerf !

Mains sur la balustrade !

Angelo ? Prends leurs armes !

Jumbo, c'est gentil �tre venu m'aider � d�barquer mes moutons.

De quoi vous parlez ?

Descends-les !

Et plus vite que �a !

Ne les fais pas attendre.

T'auras besoin de �a.

Vous ne perdez rien pour attendre...

- Des ennuis, patron ? - Non, aucun.

Mais ce calme m'inqui�te.

Les moutons n'am�nent que des ennuis.

Pourquoi les moutons ?

Pour tout te dire, Angelo...

J'en ai eu assez de discuter avec des vaches.

Elles sont si b�tes

- Les moutons sont plus malins ? - Au contraire !

Mais ils sont plus faciles � convaincre et plus doux.

Vous �tes fou.

Les moutons nous feront tuer. Surtout moi.

Il y a tellement de choses

qu'on ne peut pas faire dans ce m�tier.

On peut pas se marier.

Trop vite, la fille se retrouve veuve.

On peut pas avoir d'enfants.

Trop vite, ils se retrouvent orphelins.

Et on peut m�me pas aller boire en ville tranquillement.

On se retrouve au bout d'une corde.

Patron, ce m�tier est trop triste. Et trop dangereux.

Pourquoi le fais-tu ?

Je crois que je le pr�f�re � n'importe quel autre m�tier.

Vous voyez, c'est moi qui suis fou !

Voici une liste de provisions. Mettez le tout dans ma carriole.

Je serai chez le barbier.

Un petit instant...

Nous n'avons rien de tout �a en r�serve, monsieur.

Vous ne l'avez m�me pas lue !

C'est que...

Croyez-moi sur parole, M. Sweet !

Je n'ai rien � vous vendre.

- Je vois... - Pas d'autre magasin en ville ?

Non. Et quand bien m�me, ce serait pareil.

Le colonel a donc lanc� une interdiction.

Ce n'est pas ce que j'ai dit !

Je n'y suis pour rien !

H� ! Vous !

Les moutons vous en font baver ?

Veux-tu gagner un dollar de plus ?

Je vais te charger de faire circuler une information.

C'est d�j� plus difficile...

Fais savoir que je vais me faire raser et prendre un bain.

Une fois sorti,

je veux trouver cette carriole remplie de ces marchandises.

Je te pr�cise qu'il ne s'agit pas d'une fantaisie.

Qu'elles y soient, sinon je m'en chargerai, � ma fa�on.

Je suis on ne peut plus s�rieux.

Et le dollar de plus ?

Rien de plus facile.

Tout y est ?

� quoi dois-je d'avoir �t� servi ?

Peut-�tre � ta menace de t'en charger toi-m�me.

Mais surtout au fait que je me sois port� garant pour toi.

Apr�s avoir interdit aux commer�ants de traiter avec moi ?

Non. Je n'y �tais pour rien, Jason.

Ils pensaient que je pourrais y �tre oppos�.

J'ai simplement expliqu� que �a m'�tait indiff�rent.

Je pourrai donc acheter en ville ?

Comment donc !

� ton service.

Jumbo, o� te cachais-tu ? Tu te fais rare, ces temps-ci !

Ah oui ? Ben, je fr�quente pas les moutons !

Je n'en raffole pas non plus, je dois dire.

Et j'aime pas les bergers !

Je dois reconna�tre qu'ils sont repoussants.

Ah oui ?

M�fiez-vous du colonel.

Il a annul� son ordre aux commer�ants.

Mais il doit avoir une meilleure id�e derri�re la t�te !

Halte-l� !

Ai-je le choix ?

Du haut de la colline, vous aviez l'air d'un homme.

Et maintenant, de quoi ai-je l'air ?

Qu'est-ce qui vous am�ne ?

On n'offre pas � boire aux visiteurs ?

Les visites sont rares, mais vous �tes la bienvenue.

Papa et les autres ranchers se sont r�unis hier soir.

- Puisqu'il �tait question de vous... - Vous voulez bien ?

Il �tait question de vous. Voulez-vous savoir leurs intentions ?

Laissez-moi deviner !

Si le gouvernement ne me chasse pas, ils feront s�cession ?

Non, monsieur Sweet.

Nous avons d�cid� que... nous nous �tions alarm�s � tort.

Le b�tail et les moutons s'entendront.

C'est trop beau pour �tre vrai.

Je comprends vos soup�ons.

� moins que vous ne teniez aux ennuis,

soyez un peu moins hostile.

J'ai eu assez d'ennuis pour toute une existence.

Comment �a, "hostile" ?

S'ils veulent qu'on soit amis, je les couvrirai de baisers.

Pour prouver notre bonne foi,

je devais vous inviter � la f�te, demain.

C'est la grande soir�e de l'ann�e. Et la seule, du reste.

Vous viendrez ?

Si vous y tenez.

Bien entendu.

Bien, alors j'y serai.

Bien. 19 h 30, � l'H�tel de Ville. On dansera jusqu'� l'aube.

Juste une question:

Le colonel m'accordera-t-il une danse avec vous ?

Je m'en charge.

- Au revoir, M. Sweet. - Au revoir, demoiselle.

Alors, patron, on a une fille, maintenant ?

�a ne te regarde pas.

Elle est jolie, en plus.

Ce pas est facile ! M�me papa y arrive !

Regardez bien. Vous partez comme cela.

Pr�ts ? Allons-y !

On pose le pied, on repose le pied

Puis on repose le pied � terre

Puis on pose le pied On repose le pied

Et on repose le pied � terre

Un pas � gauche, un petit tour

Un pas � droite, un petit tour

� gauche encore, un petit tour

C'est simple comme bonjour.

Sacr�e f�te, hein ? Tout est gratuit.

L'entr�e est gratuite, mais combien paie-t-on � la sortie ?

Ne me dites pas...

Il faut pas me dire des choses comme �a.

Ils vous joueront Peut-�tre un tour, ce soir.

- Le bruit court ? - Je me m�fie.

Ils m'ont offert la paix.

Ah oui ? Eh ben, � votre place, je leur ferais pas confiance.

Ne croyez pas tout ce que dit une jolie fille.

Il leur arrive de mentir.

M. Sweet, je suis heureuse que vous soyez venu !

- Messieurs... - Ravi de vous revoir.

Est-ce la danse promise ?

Pas encore.

Mais une amie meurt d'envie de vous conna�tre.

Dis... j'ai oubli� de me renseigner.

Savais-tu qu'on m'avait invit� ce soir ?

Bien entendu. Chacun m'ob�it, ici.

Ce n'est pas tout � fait exact.

Moi, par exemple, j'agis sans ta permission.

J'oubliais, Jason. Chacun ici m'ob�it, sauf toi.

Voici mademoiselle Laura Whitcomb.

Bonsoir.

Mlle Whitcomb, vous mouriez d'envie de me conna�tre ?

- Eh bien, je... - Non, laissez...

Ne l'�coute pas, ch�rie. Occupe-toi de lui, c'est tout.

- Nous dansons ? - Avec plaisir !

M. Sweet... Mlle Amy Masterson.

Enchant�.

Elle meurt d'envie de vous conna�tre.

Mlle Masterson, mourez-vous d'envie de me conna�tre ?

- Qui vous a dit �a ? - Peu importe.

Nous dansons ? Oh, excusez-moi.

Comme vous �tes volage, M. Sweet !

M. Sweet, Mlle Raffery.

Je mourais d'envie de vous conna�tre !

Vous soupez avec les trois ?

Pas d'autre issue. Elles y tiennent.

Voici mon p�re.

Enchant�, M. Sweet.

- Vous vous amusez, j'esp�re. - Comme jamais !

Alors � plus tard.

Je vais vous donner un plateau. Laissez.

Milt, tu sais que la nourriture ne va pas s'envoler.

Dansez donc. Moi, je savoure.

- �a me convient. - Au fait...

Cette guimauve qu'ils vous passent, c'est douteux.

Vous croyez avoir s�duit ces filles par votre seul charme ?

J'avoue que �a n'arrive pas souvent.

�a fait partie de leur plan, quel qu'il soit.

On s'en fiche, de leur plan ! Je m'amuse follement !

Merci. Tout va bien.

On s'amuse, Jason ?

Tenez, un pour chacune.

Nous n'�tions pas destin�s � danser ensemble, hein ?

Allons prendre l'air.

- Que dira le colonel ? - Il est juste derri�re vous.

Elle n'en fera qu'� sa t�te � quoi bon la contrarier ?

La brise du soir et ma fianc�e sont � vous.

Merci, colonel.

Ne me r�clamez ni l'une, ni l'autre !

- Allons nous asseoir. - Bien.

On dit que c'est lorsqu'elle se fiance

qu'une femme est la plus heureuse.

- Est-ce vrai ? - C'est ce qu'on dit.

- Le mariage est pour quand ? - Le mois prochain, le 22.

- F�licitations. - Merci.

- Une question vous ennuierait ? - Pas du tout.

�a nous a tous intrigu�s.

Pourquoi avez-vous choisi cette r�gion ?

�a remonte �... environ sept ans.

Je passais par ici pour aller me marier.

Je voulais, pour la premi�re fois,

un endroit o� m'�tablir.

Vous �tes mari� ?

Non.

Non. Ma fianc�e... travaillait dans une banque.

Il y eut un hold-up.

C'�tait quelques jours avant notre mariage, elle fut tu�e.

J'ai retrouv� et livr� tous les coupables.

Vraiment ?

Tous, sauf un.

Celui qui avait tir�.

Il s'appelle Choctaw Neal.

Je le retrouverai, lui aussi.

R�cemment, voulant m'installer, j'ai pens� � cette vall�e.

Il fallait penser au b�tail !

Je n'ai pas... une passion pour les moutons.

Mais voil�... j'ai jou� au poker.

Le perdant n'avait pas d'argent pour couvrir sa mise.

Mais il avait des moutons.

Dommage que le perdant n'ait pas eu du b�tail.

Chercheriez-vous � gagner du temps pour ne pas danser avec moi ?

Qu'en dites-vous ?

Que se passe-t-il ?

Tout est par�, patron.

Pendant que vous vous amusiez,

mes hommes ont conduit vos moutons au train.

Ce coup de sifflet signifiait que tout est � bord, sauf vous.

Tr�s malin.

- C'est bon, Jumbo. - Allez ! En route !

En avant, toute !

Grimpe donc l�-dedans.

Le chauffeur n'ouvrira pas avant d'avoir parcouru 300 km.

Apr�s �a, d�barque o� tu veux.

Jason, ne reviens pas ici.

On se reverra, Johnny.

- Milt, voil� 500 dollars. - Pourquoi �a ?

- Pour tes �curies. - Hein ?

- Aidez Milt � monter. - Mais...

Arr�tez ! Vous pouvez pas me faire �a !

Bon d�barras.

Je vous f�licite, Steve ! Vous avez bien organis� �a.

Gr�ce � l'aide de Dell.

Bien entendu.

Je n'ai jamais eu aussi honte de ma vie !

Ma fille est folle !

Vous aimez encore les moutons, patron ?

Faire �a � l'un des leurs !

J'ai �t� un pionnier, ici. 300 habitants quand j'y suis arriv� !

Et combien maintenant ?

Qu'est-ce que �a peut te faire ?

Au diable, les chiffres ! C'est la mentalit�, qui compte !

Pour retourner en ville, il faut sortir d'ici.

Si vous m'aviez �cout�, on serait pas ici !

- Elle m'a bien eu. - Vous et votre charme fou...

�a vous donne une id�e ?

Et comment !

Je vais tirer sur le cadenas.

- C'est trop �troit. - Moi, j'essaie.

Que fais-tu ?

Je joue au b�lier.

Tirez-moi de l� ! Tirez-moi !

Vous avez vu Milt, quand le colonel a dit:

"Aidez Milt � monter" ?

Remets-nous une tourn�e !

Tu regrettes que Sweet soit parti, Jumbo ?

Avant que tu aies pris ta revanche ?

Il est parti � temps !

Il n'a plus voulu t'affronter, hein, c'est �a ?

Il m'a eu par surprise ! Demande au Chinois !

J'�tudiais sa technique !

Tu l'�tudiais aussi, le jour o� tu as d�barqu� ses moutons ?

�a suffit !

Nous f�tions la fin des conflits.

Buvons � ces moutons...

qui ont quitt� � jamais la Vall�e de la Poudre !

On n'attend pas de train.

�a va comme �a.

- Tout le monde descend ! - Merci pour l'aller-retour.

Il est revenu !

Angelo, d�barque les moutons. J'annonce la bonne nouvelle.

Il va y avoir du grabuge.

Cet homme se pla�t ici !

Je ne peux pas le croire !

Bien le bonjour.

Jolie robe. esp�re que vous aurez un beau mariage.

M. Sweet, je peux imaginer vos sentiments...

Pourquoi �tre si gentil ?

Je suis comme vous, Mlle Dell.

Ma gentillesse, il faut savoir s'en m�fier.

Les citoyens importants f�tent leur victoire ?

Soyez prudent.

C'est le conseil le plus superflu qu'on ait jamais donn�.

Il vient ici !

J'ai appris que vous f�tiez mon d�part.

Je suis revenu me r�jouir avec vous.

D�cide-toi, Jumbo. L'h�sitation a tu� plus d'un homme.

Il veut pas de bagarre.

Dites, je r�gle mon affaire et je vous laisse le champ libre.

Fais donc, Milt.

Je rach�te mon �curie, colonel, au prix de vente.

Moins 20 dollars, prix d'une nuit pass�e avec des moutons !

Je vous attends dehors.

Vous devez avoir compris que j'ai l'intention de rester ici.

Si je pars, ce sera...

Inutile d'�piloguer.

Votre chapeau, je vous prie ?

- Mon chapeau ? - C'est �a.

Il semble que...

votre petit complot pour me chasser ait �chou�.

Vous allez donc vous mettre � massacrer mes moutons.

Ainsi que mes bergers.

Alors les choses se corseront pour vous, messieurs les ranchers.

Vous voyez, je mets de nombreux noms l�-dedans.

On va tirer un gagnant.

Celui qui gagnera...

aura droit personnellement � une petite visite.

Ensuite, il risque de se retrouver transform� en �cumoire.

Choisis-en un, Jumbo.

Tiens ! C'est vous, colonel.

�a ne vous surprend pas beaucoup, n'est-ce pas ?

�tant donn� que votre nom figure sur tous les bulletins.

Tant de mal, pour me provoquer en duel ?

Vous �tes un homme sournois.

Et je suis tr�s franc. �a me d�savantage nettement.

Excusez-moi.

Vous vous demandez pourquoi je le trouve "sournois".

Il avait plus d'une raison

de se d�barrasser de Milt en m�me temps que de moi.

N'est-ce pas ?

Balivernes !

J'aurais pari� 100 dollars que tu dirais �a, Johnny.

Tandis que nous cherchions une issue dans ce wagon,

Milt et moi avons longuement parl� du colonel.

Le colonel a envoy� Milt � la capitale de l'�tat,

o�, depuis des ann�es, il ach�te des lots de "terre publique".

Cette m�me terre qui vous sert de p�turage libre.

On attend que tu nies, Johnny.

Pourquoi le nierais-je ?

Je l'ai achet� pour l'Association des �leveurs.

Par simple mesure de prudence.

Voil� qui prouve bien...

qu'on ne peut se fier � Milt.

Il affirmait avoir achet� � ton nom.

- Tout droit peut �tre transf�r�. - Bien entendu.

Transf�rons donc tout de suite ces droits-l�.

Vous ne voyez pas qu'il essaie de d�tourner l'attention de lui ?

Tu refuses le transfert ?

Arr�te, Jason.

On veut ce transfert.

Je refuse de me laisser dicter ma conduite !

Pleurez, messieurs, sur vos belles illusions perdues.

Comme on se trompe. Je croyais ne jamais plus vous revoir.

Eux non plus.

Je vais inspecter mon �curie.

Nous n'avons jamais �vit� cette bagarre de Fort Worth.

Si nous devons nous battre, le plus t�t sera le mieux.

Tu es d�savantag�, d�s maintenant.

Je vais enfourcher mon cheval et quitter la ville.

Sans un regard en arri�re, car tu ne me tireras pas dans le dos.

Mais ne compte pas sur moi pour avoir ce scrupule.

Johnny m�ne la belle vie, on dirait.

Arr�tez !

C'est pourquoi ?

Dis-lui que Choctaw est l�.

Entendu. Mais vous restez en selle.

Laisse, Jumbo. Entrez, messieurs.

Je ne vous attendais pas si t�t.

Pourquoi perdre du temps ?

Pourquoi ne pas le liquider toi-m�me ? T'�tais bon tireur.

Je le suis toujours.

Et pourquoi ne vous en chargeriez-vous pas, les gars ?

Vous deux, il vous a fait jeter en prison.

Toi, Choctaw, il t'a traqu� apr�s l'attaque de la banque.

On le trouve o� ?

L�, en pleine nature.

Seul, avec des bergers mexicains et des moutons.

Jason Sweet, �levant des moutons ! Le belle histoire...

H�, Johnny. Si on cassait la cro�te ?

Bien s�r. Je dis au cuisinier de vous pr�parer quelque chose.

Par exemple ! C'est gentil de venir me voir !

C'est toujours un plaisir.

Attendez, ne devrais-je pas me m�fier de votre gentillesse ?

Oubliez �a. Si j'�tais rancunier, envers tous ceux qui m'ont bless�,

j'en voudrais au monde entier.

- Qu'est-ce qui vous am�ne ? - Eh bien, c'est assez embarrassant...

Je veux acheter du b�uf.

M. Sweet, vous �tes las du mouton ?

Les �lever ne m'oblige pas � les manger.

Il y a un troupeau plus loin. Allons choisir.

Accrochez votre cheval au chariot.

Il pourra se d�gourdir.

Vous ne vous mariez plus, dit-on.

Et oui...

Quand papa a appris que vous aviez dit vrai,

eh bien...

Vous le connaissiez avant ?

Et oui.

Il �tait tr�s mauvais ?

Le poids de son aur�ole ne lui aurait pas donn� la migraine.

Et vous m'auriez laiss�e l'�pouser sans rien dire ?

Il voulait oublier son pass�, semblait-il.

D'ailleurs, les femmes ont un faible pour les vauriens.

Mais pas moi ?

De plus, vous poursuivez les inconnus de vos assiduit�s.

En �tant fianc�e � un autre !

Le soir de la f�te, vous avez cru me tromper.

Mais vos yeux ne mentaient pas.

C'est d�j� �a.

Jason, vous �tes compl�tement fou !

J'ai voulu �lever des moutons parmi des b�ufs.

Et vous avez mis tout ce temps � le comprendre ?

Son camp est l�-bas.

- J'attendais ce moment. - Et moi donc !

Allons-y !

En voil� de beaux.

Je vous en choisis un gras.

�a vient de mon campement.

J'emprunte votre cheval.

C'est plaisant, mais on a mieux � faire.

Il fallait qu'il soit parti...

On l'attend ici ?

Tout le pays va rappliquer ici ! Allons boire un verre.

- Sans le chercher ? - Inutile.

Apr�s �a, c'est lui qui nous cherchera.

Fichons le camp !

Patron !

Assez plaisant�, patron. Le b�tail, c'est plus sain.

Qui �tait-ce ?

Trois hommes. Jamais vus, avant.

- On emm�ne chez un m�decin. - Par ici !

Presse bien fort sur ta plaie.

- Tu t'en tireras, amigo. - Vous �tes s�r ?

Jason ! Bon sang !

Trois types se vantent qu'ils vont vous descendre.

- Qui ? - Des inconnus !

Leur chef, ils l'appellent Choctaw.

- Choctaw ? - Tu me cherches, Jason ?

Ne restez pas l�.

Par l�, Jason.

Essaie de tirer le premier.

Comme �a, personne parlera de meurtre.

Eh bien ? Tes moutons t'ont rendu l�che ?

Le sh�rif !

D�s qu'il les a vus, il a fil� � la p�che

Je me charge de celui de la fen�tre. Prends celui du perron.

- Mais comment ? - Il ne peut compter que sur nous.

Oui, mais si j'y vais...

Un seul geste, et je tire !

Comment r�ussir � te provoquer ?

Tu n'aimes pas les insultes.

Mais me voil�.

Au beau milieu de cette rue.

On est en plein jour.

Je traite de sale berger puant !

Johnny t'a bien choisi pour son sale boulot !

S'il m'avait pas appel�, je t'aurais retrouv� t�t ou tard.

Ou l'inverse.

J'attendrai pas �ternellement.

T'as eu ta chance.

Tr�s bien, le berger.

Je t'en donne encore une.

Je vais te tourner le dos et m'�loigner.

Tu peux me tirer dans le dos.

Si tu ne le fais pas, � la barri�re, je me retourne et je te tue.

D�cide-toi.

Et si j'avais de la chance ?

Tu veux parier ?

L�che ton arme ! Les mains en l'air !

L�che cette arme !

Par� ici, Jason !

� toi, Buzz.

Allez ! Au placard...

O� es-tu ?

Je l'ai eu, Jason !

C'est ce que tu voulais ?

Rien que toi et moi.

Pas de mal ?

Je vais bien.

Merci, mademoiselle.

� votre service !

H�, colonel ! Colonel !

Choctaw est mort, Sweet l'a descendu !

- Il viendra ici. Avertis les gars. - Bien.

Il a descendu Choctaw !

O� il est ? T'as aucune issue, par l� !

Je suis d�sarm�, Jason.

Mes bergers l'�taient aussi.

Si tu crois que c'�tait moi...

Cesse de mentir ou je cesse de parler.

Tu as raison.

Ce serait b�te de nier que j'ai appel� Choctaw.

Tu vas me tuer ?

Probablement.

Voudrais-tu... ranger �a, en attendant ?

Tu as gagn�, Jason. Tu peux te montrer g�n�reux.

Nous avions dit que l'un de nous devrait quitter la r�gion.

Et voil�... J'ai perdu.

Ce sera donc moi, hein ?

Tu me parais bien indulgent envers toi-m�me

C'est s�r. Je fixais mon propre ch�timent.

- �a ne se fait pas. - En effet.

Ou je te tue maintenant

ou tu seras jug� pour meurtre.

Pour meurtre ?

Je n'ai tu� personne.

Quant � mon ch�timent...

Je me fie � mon intuition. Si je me trompe, tant pis pour toi.

C'est-�-dire, Jason ?

Je pr�sume que ce pistolet que tu caresses est charg�.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tr�s bien.

Tu as de l'avance.

Alors prends les devants.

S'il n'est pas charg�, tu joues de malchance.

�coute, Jason...

Tu as tort...

Le colonel est mort. Renoncez !

- S�r, qu'il est mort ? - Je suis vivant.

Je le d�teste pas assez pour me bagarrer seul.

On se bagarre plus, nous, m'sieu.

- Bonjour ! - Que se passe-t-il ?

On embarque des moutons.

- Pourquoi ? - Je sais pas. Demandez-le-lui.

- Qu'est-ce que �a signifie ? - Quoi donc ?

- Tous ces moutons ! - Ce sont les miens.

Je le sais. O� les emmenez-vous ?

Je les charge l�-dedans.

Nous avons �t� un peu durs avec vous.

- Un peu ? - Je suis d�sol�e.

Un peu de nerf, Jumbo !

Ramasse cet agneau !

Quoi, il va avec vous ?

Je ne vais nulle part.

Mais vous embarquez les moutons ?

Ils vont �tre vendus.

Vous vendez vos moutons ?

- Mais pourquoi ? - Pour acheter du b�tail !

Il est pas un peu toqu� ?

En route, Milt... Et ne te laisse pas rouler.

Vous en faites pas, Jason. Moi, on me roule pas.

Apr�s tous les ennuis que vous avez eus, vous vendez vos moutons ?

Pourquoi pas ? Je ne re�ois pas d'ordres.

- Je suis un peu ent�t� - Un peu ?

J'ai prouv� ce que je voulais prouver. J'agis donc � ma guise.

- Qu'est-ce que c'est ? - Ce n'est rien... une robe.

Je n'ai pas eu l'occasion de la porter, pas m�me une fois.

J'allais la transformer.

Mais... r�flexion faite, j'attendrai un peu.

Jason, aimeriez-vous venir d�jeuner au ranch ?

Mes moutons partis, je n'ai pas grand-chose � faire.

Pourquoi cette soudaine invitation � d�jeuner ?

Aucune raison.

Si vous voulez me s�duire, renoncez-y.

Je suis capable de prendre mes d�cisions tout seul.

Comme vous voudrez, Jason.

Parfait. Alors dans ce cas...

j'accepte avec joie.

Tournez et reculez par l�.

Si vous vouliez bien tourner et reculer, �a irait.

Il se trouve que je le veux bien.

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