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Will.
Will.
Hé, je t'ai demandé si tu vas bien.
Désolé.
On n'est pas obligés de faire ça.
On peut rentrer chez nous.
Ça va aller.
Ce truc est tellement épais...
VOUS ÊTES INVITÉS...
Officiel.
Peut-être qu'ils compensent.
C'est dur d'appeler tout le monde
comme ça après deux ans.
Personne ne l'a vue ?
Je l'ai vue avec David au supermarché
et après ça, j'ai entendu qu'ils avaient disparus.
Ils se sont connus au groupe de deuil ?
Quand on était encore mariés.
Bon, on aurait pu parier sur notre divorce.
Non, les gens ne pensent pas comme ça.
- Mais si. - Mais non.
Si, ils...
Oh, mon Dieu.
Doux Jésus.
C'était quoi ?
Un coyote, je crois.
Reste ici.
Oh, là là.
Retourne dans la voiture.
Oh, mon Dieu.
Doux Jésus.
C'était ta maison ?
La famille d'Eden est riche.
C'était pas la mienne.
Viens, Ty.
Le dîner est servi.
Hé, te voilà.
Et voilà. Je gagne, tu vois ? Salut !
Vous aviez parié ?
Juste pour s'amuser.
- Salut. - Salut, mon pote.
Je m'appelle Gina. On s'est vus à leur...
- Oui. - Contente de te voir.
- Moi aussi. - Mon Dieu, Kira,
t'es tellement belle.
Tu veux porter notre enfant, genre, maintenant ?
On ne plaisante pas.
Et toi, je vois que t'as presque perdu
ce look de vieux torchon qui nous inquiétait.
Quoi ? J'ai un look de vieux torchon ?
Moins maintenant.
- C'est juste... - Quoi ? Viens.
C'était un vieux torchon.
Comment vas-tu ?
C'est Kira ?
- C'est moi. - Bonjour. Je suis Claire.
- Bonjour. Enchantée. - Moi de même.
Salut Will, je suis Ben. Tu te souviens de moi ?
On a torpillé un business florissant ensemble.
Jamais florissant.
C'était hyper florissant pendant trois mois, tu le sais très bien.
Hé, attendez, où est Choi ?
En retard, comme d'habitude, je n'ai pas de réseau ici non plus.
- Est-ce que Eden et... - Je suis là.
Laisse-moi te regarder, Will.
- Tu m'as manqué. - Toi aussi.
La maison n'a pas tellement changé, non ?
Non, pas vraiment.
Bon, on est contents que tu sois là.
T'es tout défait.
Et tu dois être Kira.
Bonjour. Merci de me recevoir.
Will, tu te rappelles de David.
Bien sûr. Évidemment.
Will, viens par là. Salut.
Je suis si content que tu sois là. Tellement content, mec.
Salut, comment tu vas ?
Super bien. Je veux dire, j'ai beaucoup de choses à raconter,
beaucoup de choses à fêter ce soir.
- Kira. - Oui.
Très belle.
Tu veux un verre ?
Non, ça va.
Je prendrais du vin. C'est un Rothschild 1985.
Tu te fous de moi ?
Bon, ça veut dire quoi ?
Will, tu es adorable.
C'est genre une bouteille à huit millions de dollars, andouille.
Eh bien, cette soirée est spéciale. On devrait pas garder ces choses-là.
On devrait pas remettre à plus tard de se faire plaisir.
- T'es sûr ? - Merci, non.
Oui. Merci.
- Bon, puisqu'on est tous là... - Sauf Choi.
Tant pis pour lui.
- Tant pis pour lui. - D'accord.
Sauf Choi, alors on va devoir commencer sans lui.
D'abord, bienvenue à notre petite réunion.
Vous êtes tous importants pour Eden,
donc vous êtes tous importants pour moi,
et vous nous avez manqué, et on vous aime.
Vous savez chacun d'entre nous vit une quête,
et c'est important pour nous
de poursuivre cette quête avec les gens qu'on aime,
et c'est ce qu'on a ici.
On veut ouvrir la maison à nouveau,
lui donner et nous donner un nouveau départ, alors...
Un toast avec ce vin incroyablement cher,
aux nouveaux départs.
- Santé. - Salud.
Hé ! Gardez-m'en un verre.
C'est Sadie.
Sadie, je te présente mes amis.
Alors, comment vous vous êtes connus ?
Des amis en commun, je suppose.
Au Mexique.
Sadie vit avec nous et elle nous aide.
Ouais. C'est marrant. On s'amuse.
J'espère que je ne m'impose pas à votre fête, c'est super.
Ils m'ont tant parlé de toi.
On a heurté un coyote en arrivant.
- Quoi ? - Quoi ?
Il est sorti de nulle part.
Je veux dire, on n'a rien pu faire.
Il était en trop mauvais point. On a dû le tuer.
Quoi ? Pourquoi vous nous l'avez pas dit tout de suite ?
Vous l'avez tué avec quoi ?
Le démonte-pneu.
Oh, mon Dieu. Quoi ?
Je sais pas comment t'as fait, mec. C'est un peu dégueu.
Non, c'était une bonne chose. C'était par compassion.
Ça vous ennuie si je fais le tour de la maison ?
Bien sûr que non.
Merci.
À tout à l'heure.
J'y crois pas. Un démonte-pneu, il faut beaucoup de...
Je sais.
Non, fais pas ça.
Non, fais pas ça. Non !
Will.
Merde.
Désolé. Tu m'as fait peur.
Y a pas de mal.
T'es très beau ce soir. Tu es éblouissant.
Et Kira, vous êtes très beaux tous les deux.
Merci.
Tu peux m'aider avec ces verres, s'il te plaît ?
Les barres aux fenêtres sont nouvelles.
Je suis restée seule ici pendant longtemps.
C'est par sécurité. C'est plus sûr.
C'est joli.
Merci.
On les a eus au Mexique.
C'est là-bas que vous étiez ces deux dernières années ?
Une partie du temps.
Tu t'es fait du souci pour moi ? Tu as pensé à moi ?
Oui. Les deux.
Eh bien, je vais super bien.
J'ai jamais été aussi bien.
T'as plus besoin de t'en faire pour moi.
C'est pas difficile d'être à nouveau à la maison ?
Non, pas du tout. C'est pas obligé.
C'est ce qui est incroyable.
T'as l'air différente, Edie.
Je suis différente. Je suis libre.
Et cette douleur inutile, elle est partie.
C'est quelque chose qu'on peut tous avoir, Will.
Et je veux que tu l'aies aussi.
Eden est canon. Je peux dire ça, non ?
On est entre adultes consentants.
- Contente de te revoir, Ben. - Moi aussi.
Ça fait trop longtemps.
Je suis là juste pour la bouffe.
De quoi vous parliez ?
Ça me regarde pas.
Je disais à Will que la douleur est en option.
Ah bon ?
Pourquoi personne ne me l'a jamais dit avant ?
Je sais. Mais en fait c'est très simple.
Toutes ces émotions négatives, la douleur, la colère, la dépression,
ne sont que des réactions chimiques.
Tout est physique et on peut le changer.
On dirait une brochure, Eden.
Tu peux très bien expulser ces émotions
de ton corps et vivre la vie que tu choisis.
Donc tu chies ta douleur ?
Je vois que cela ne t'intéresse pas.
Désolé, Eden. Ça a l'air foutrement dingue.
Eden, qu'est-ce que tu fous ?
Tant que tu tourneras tout à la plaisanterie,
tu n'apprendras jamais rien.
Et donc on se fout de ce que tu penses.
Ouais. D'accord.
Putain, elle m'a pas raté, mec.
C'était retentissant.
- C'est pas... - Végétarien.
Elle a été comme ça toute la soirée ?
Oui. David aussi.
Tu vois, je suis pour tout ce que tu dois faire pour t'en sortir,
surtout vous deux, avec ce que vous avez vécu.
Mais tu n'as pas disjoncté.
Ah non ?
Pas comme ça.
Comment tu vas ?
Je sais pas.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Enfin, c'est pas comme au bon vieux temps.
Non. Ça non.
Attends, où est Amanda ?
Chez nous avec les enfants.
- Ouais ? - En colère.
Quoi ? Pourquoi ?
Je crois qu'on se déteste.
C'est pas bon.
Ouais. Je sais.
Mais le sexe est... tellement...
enrageant.
Je n'arrive pas à m'en défaire, mec.
C'est bon de te revoir.
Toi aussi.
Viens.
- Hé, vous vous foutez de ce que je dis ? - Non.
- Sérieusement ? Vraiment ? - Non.
Ben, prends un verre de vin.
J'ai déjà laissé tomber, tu devrais faire pareil.
Je refuse jamais un verre.
Tu vois ? C'est déjà fini.
On sera là.
Viens. Assieds-toi avec moi. Pose-moi une question.
D'accord.
Sérieux, pose-moi une question.
D'accord. Pardon. Hé, attends.
- Tu dois devenir titulaire, non ? - Ouais, je l'ai eu.
- C'est vrai ? - L'an dernier.
L'an dernier ? Vraiment ?
J'ai fait une fête et tout.
Désolé.
Pas besoin d'être désolé. T'es là, maintenant.
C'est bizarre d'être ici, non ?
C'est peut-être Choi, notre héros.
Putain de Choi.
Salut.
Ouais, écoute. Je suis enfin arrivé.
C'est qui ?
Tout le monde...
C'est toi.
Chérie.
J'arrive pas à croire que tu sois là.
Voici mon ami Pruitt.
Bonsoir.
- Eden. - Comment vas-tu ?
Salut. Je suis Ben.
Enchanté.
Je me fais un whisky. Tu veux quelque chose ?
- Quelque chose sans sucre, c'est bien. - D'accord.
Hé. Je suis Tommy. Miguel, Kira, Gina. Enchanté.
J'en ai aucune idée.
Content que tu sois là, mais franchement, que fout Choi ?
Choi ?
Mon trou du cul de copain.
Il a dit qu'il serait en avance pour une fois.
Il vous a pas appelés pour dire qu'il serait en retard ?
Non. Je pensais qu'il viendrait avec toi.
- Ouais, je... - On l'a pas vu.
Bon, d'accord. Je vais réessayer.
Vous avez du réseau ici ?
- Désolée. - Horrible.
Et les factures se sont perdues pendant notre absence.
On doit les faire venir ici
et réactiver la ligne. Désolée, Gina.
D'habitude, il appelle au moins une fois.
Tu sais quoi ? T'auras plus de chance à l'arrière.
Bonne chance quand même.
Tout va bien, Will ?
Ouais. Mais pourquoi t'as pas laissé la clé sur la porte ?
Il y a eu des effractions dans le canyon le mois dernier.
Ce couple a été terrorisé.
C'était vraiment fou.
On a eu un peu peur.
Je n'en savais rien.
Alors je suis sûr que ça n'est jamais arrivé.
Ouais, allez, Will.
Un homme ne peut pas s'enfermer s'il veut ?
On est en Amérique.
Mais, et s'il y avait un feu ?
Bon, voilà. C'est mieux ?
Je tiens ma maison un peu différemment, c'est tout.
C'est ma maison.
Will, tu peux me rendre service et aller chercher du bois ?
Tu sais où on le range.
Il est comme ça depuis longtemps, tellement agité ?
Parfois.
Eh bien, je suis contente qu'il soit avec toi. Cela me console.
Je sais qu'il veut le meilleur pour toi.
Contente que tu sois là, Kira.
Je crois que c'est important.
Je peux te demander quelque chose ?
Comment il s'en sort ?
Il peut être autodestructeur.
Je crois qu'il fait de son mieux.
C'est toi le chat ! Allez !
Reviens avec nous quand t'es prêt.
- Je te le dis. - Pourquoi tu fais ça ?
Parce que c'est... Tu es très sale, là.
- Ah bon ? - Oui.
Et c'est l'attention aux détails qui est vraiment très importante.
- C'est mon credo. - C'est ton credo ?
C'est nouveau. Je l'ai inventé hier soir. Salut.
Retourne au lit, d'accord ?
On va faire moins de bruit.
- D'accord. - D'accord. Je t'aime.
- Bonne nuit, mon chéri. - Bonne nuit.
Je t'aime aussi. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Et voilà, il a vu ses parents dégoûtants faire l'amour.
On est dégoûtants.
Tu crois qu'il lui faut un petit frère ?
Non ! Oh, mon...
C'est une secte.
Non, arrête. On n'est pas dans une secte.
Je connais plein de gens qui font cette invitation.
- Ah bon ? - Ouais.
Eden, vous êtes dans une secte ?
Oui.
Vous étiez au Mexique pour ça ?
Vous êtes allés dans la jungle à poil ?
Parfois.
Moi, je l'ai fait.
Ouais, tu l'as fait.
Mais, tu vois, c'est juste...
C'est juste un groupe de gens qui se rassemblent.
Ils ont tous perdu quelqu'un, et ils s'aident.
C'est vraiment une science
plutôt qu'une secte religieuse ou ce genre de trucs.
C'est des gens intelligents, comme nous,
ici à Los Angeles, à New York, des milliers de personnes.
Vous seriez surpris.
Ouais, mon chef en fait partie.
C'est genre, les Séminaires d'entraînement d'Erhard ?
Ben, non...
Je crois que c'est plus terre-à-terre que ça,
plus concret.
Et en même temps, c'est très spirituel, selon votre définition.
Sérieusement, qu'est-ce qui se passe là-bas ?
Je veux dire, c'est un groupe d'entre-aide ou...
Bon, puisque tu demandes,
on voudrait vous montrer quelque chose.
- David. - Non.
- Parfait. C'est parfait. - Voilà pourquoi
- les portes fermées. - Ma faute.
Tu vas nous convertir.
C'est un truc de conversion, non ?
Oh, mon Dieu, c'est la vraie raison ?
Je sais que ça a l'air bizarre,
mais c'est en fait assez incroyable.
Faites-nous plaisir, d'accord ?
C'est un genre de vidéo de recrutement ?
Je ne veux vraiment pas...
Moi si. Convertis-moi. Je suis faible.
Oui, tu l'es.
Ce n'est rien de tout ça. Promis.
Bon, allons-y.
Voici notre maison à Sonora, au Mexique,
et c'est votre maison aussi, si vous le choisissez.
Notre maison et notre famille sont ouvertes à tous
ceux qui ont le désir de s'aider.
Le cerveau humain a la capacité remarquable de se guérir.
Le travail de ma vie a été de découvrir
de nouvelles façons de reconnecter, de réécrire
nos expériences traumatiques.
Je veux dire, le trauma a touché
chacun de nous.
Nous vous invitons à une existence consciente,
à une existence connectée.
Nous faisons cette quête,
toutes les quêtes l'un à côté de l'autre. Vous n'êtes pas seuls.
Où que vous soyez... nous transcendons.
Comment te sens-tu, Annie ?
Je me sens aimée.
Tu es aimée. Tu es profondément aimée.
Qui vas-tu voir, ma chère ?
Mon mari...
James. Mon père...
C'est ça.
Ils seront tous là.
- Bientôt, Annie, bientôt. - Je...
Bientôt fini.
Toute la peine et toute la douleur,
tu y as renoncé, n'est-ce pas ? Tu as fait un choix.
Tu es prête à y aller, n'est-ce pas, chérie ?
Viens. Viens. Inspire.
Inspire. Respire profondément.
Vous sentez son esprit ?
Je le sens.
Je le sens.
Elle est avec nous maintenant...
et ton père...
et ta femme... et ton fils.
Ne pleurez pas. Il n'y a pas d'obscurité,
juste les retrouvailles.
Annie est en sécurité maintenant.
Voilà de quoi il s'agit.
On vient pas de voir quelqu'un mourir ?
C'était réel ?
- Oui, ça l'était. - Ouais.
Pourquoi quelqu'un voudrait voir ça ?
Elle voulait montrer à tout le monde
qu'il n'y a pas de quoi avoir peur. C'est pour ça.
Elle était très malade.
De quoi ? Elle avait l'air d'avoir à peine 30 ans.
Un cancer.
Écoute, je comprends. Si t'as 30 ans,
c'est pas une mauvaise idée
entourée des gens qui t'aime.
En faire un film ?
C'est beau.
C'est un peu glauque.
Je trouve qu'elle avait l'air tranquille.
- Je ne la juge pas. - Je sais, chéri.
Ouais, personne ne la juge.
Je ne comprends pas pourquoi vous devez
montrer un truc pareil à un dîner, David.
Tu ne comprends pas ?
Je crois que vous ne le prenez pas comme on l'entend.
Je veux dire, c'est un peu lourd pour nous tous, David.
Mais ce n'est pas lourd.
Pas pour nous.
- Non. - C'est bon.
Certains comprennent pas.
Il ne s'agit pas de sa mort. On meurt tous.
Et de quoi s'agit-il ?
De la communion.
Oui, comme l'a dit Eden,
elle essaie de vous montrer qu'il n'y a pas de quoi avoir peur.
Regardez-moi. Ma douleur m'a transformé en cliché.
Je prenais de la coke, j'étais producteur de disques
hors de contrôle, putain.
J'étais l'esclave de ma propre douleur,
mais plus maintenant.
Dr Joseph m'a libéré de ça. J'ai juste...
Il m'a redonné mon équilibre, voyez ?
Je n'ai plus peur.
Amen, mon frère.
Vous savez, on a tous traversé des trucs horribles.
Mais c'est choses n'ont pas à nous définir.
Ce qui est arrivé à Eden et Will...
Non, David, s'il te plaît.
Trouver cela m'a sauvé la vie.
J'ai failli en mourir. Je ne pouvais plus vivre.
Tu le sais, Will.
Mais regarde-moi maintenant. Je vais bien. Je suis heureuse.
Je ne suis plus en colère.
Et si quelqu'un essaie de me le prendre...
Mon Dieu, regarde comment tu me regardes.
Si quelqu'un essaie de dire que ce n'est pas...
Edie, moi Edie...
Tu crois que je ne sais pas ?
Hé...
- Je sais. - Allons prendre un verre.
C'est aussi facile pour toi ?
Viens. Allons prendre un verre.
Ouais, on est tous perdus.
On est d'accord là-dessus, non ?
C'est juste...
C'est trop.
C'est trop pour une seule personne.
Tu te...
J'espère que c'est...
Non, j'y vais.
David.
Désolé.
Excusez-moi une seconde.
Tu vas bien ?
Je suis désolé.
Non, pas toi.
Je veux dire, je savais que ça allait être lourd...
Choi et moi on devait être là ensemble pour toi.
On doit faire plus d'efforts. C'est à nous de le faire,
j'essayais de te laisser respirer,
et je ne sais pas si tu as compris que je t'abandonnais. C'est...
Je crois que tu devrais...
Hé, salut. Je ne...
T'as rien entendu de ce que je t'ai dit ?
Je suis désolé, Gina.
Juste deux personnes qui cherchent une fête, à pied.
- Bonne chance. Ils mourront déshydratés. - Ouais.
Bon, on pourra parler plus tard.
Je voulais juste que tu saches que...
Je pense à toi.
- Ouais. - D'accord ?
- Je t'aime... - Je t'aime aussi.
- Et tu me manques. - Tu me manques aussi.
- Je vais en reprendre un. - Prends-toi un verre.
Je crois que vous devez venir chez moi.
Je ne fais que ça. Prendre de la glace et...
Tu vas nous rejoindre, ou quoi ?
Will ?
Tu peux me dire ce que c'est ?
C'est une pilule, Will.
Il y en a plein dans la chambre d'Eden.
- Sans nom. - Mais que faisais...
Regarde-la.
Phénobarbital, je crois.
C'est dangereux ?
Tout est dangereux si tu en prends trop.
C'est un barbiturique. C'est un peu vieux, mais c'est...
facile à trouver
si tu fouilles dans la boîte à pharmacie de quelqu'un.
Hé, ouvrez votre petit clan et venez parler avec nous.
Allez, viens.
Apparemment l'espace VIP est dans la cuisine.
Les gars, rejoignez-nous, s'il vous plaît.
On a ouvert une autre bouteille.
Elle a besoin de s'aérer un peu.
Je suis sérieux, Miguel. C'est entre nous.
D'accord, Snoopy.
Oh, mec.
Tu peux donner ça à Miguel ?
- Ouais. - Gracias.
De nada.
Sens-moi ça.
D'accord.
- Salud. - Salud.
Will dit que vous prenez des médocs.
Métaphoriquement.
Tu crois qu'on est fous ?
Je n'ai jamais dit ça.
C'est bon. Je suis pas vexé.
Beaucoup de monde pense qu'on est fous.
Mais je doute qu'ils soient aussi heureux que nous.
Où est le sans sucre, déjà ?
- Pourquoi ? - No comprendo ingles.
- Merci. - De nada.
Ou vous ne pensez pas que c'est un peu bizarre ?
Écoute, Will, c'est normal
que ce soir soit étrange pour nous tous...
Ou triste.
C'est juste une réunion entre de vieux amis qui aurait dû avoir lieu bien avant
avec juste quelques potes complètement barrés.
Ils sont mansonoïdes.
- Mansoniens ? - Et cette fille toute maigre...
Écoute, je plaisante pas.
Hé, je te comprends. Regarde-moi.
Ouais, ils sont un peu bizarres, mais on est à LA. Ils sont inoffensifs.
Finissons cette soirée et laissons-les tranquilles.
Volons encore un peu de ce vin.
Ça, ça me va. Viens.
Hé, les amis, écoutez !
Je comprends que certains d'entre vous ont pu trouver ce petit film
un peu dérangeant ou déstabilisant,
et je m'en excuse.
C'est bon.
Non, Gina, ça ne l'est pas.
Je ne veux pas que vous pensiez
que j'essaie de vous forcer la main avec mes idées.
- On le retrouve. - Salut.
Vous voyez, c'est que... Je veux que vous me connaissiez.
Il y a un jeu auquel nous jouions au Mexique à la fin des réunions,
je crois qu'on devrait essayer.
C'est quel genre de jeu ?
Genre des mimes, ou quoi ?
Ça sera marrant, ça vous donnera une idée de ce qu'on a appris, d'accord ?
D'accord. C'est quoi ?
Bon, c'est un peu comme ce à quoi on jouait à la fac, "Je n'ai jamais".
- Oui. - Je perds toujours.
Moi jamais.
Sauf que cette fois c'est "Je veux",
donc chacun notre tour,
chacun dit ce qu'il veut.
Savoir ce que Gina a fait à la fac.
Tu veux dire qui elle s'est fait.
Mais le but du jeu est d'être honnête.
D'accord ? D'admettre nos désirs.
Parce que tout est possible
une fois qu'on s'est débarrassé des contraintes sociales et de la honte
et des émotions négatives qui...
des choses qui nous retiennent.
Alors, soyons sincères, d'accord ? C'est le but du jeu.
Qui veut essayer ?
Je commence.
Merveilleux.
D'accord. Je veux...
vous dire, Eden et David...
Will, et Kira, et Gina,
Miguel...
Prépare le déjeuner.
Et Tommy. Vous êtes si nombreux.
Ben, Claire, Pruitt...
Je veux vous dire que je vous aime.
Je sais que je ne vous connais pas depuis longtemps,
mais ce soir, je vous aime. Vraiment.
Et beaucoup de gens ne le disent pas. Ils ont peur.
Mais... Donc, je vous aime.
C'est...
Salut.
- Vous avez compris ? - D'accord.
Je veux...
un peu de cette coke que tu sniffais.
D'accord. Je crois qu'il m'en reste.
Tu la gardes chez toi ?
T'es le pire désintoxiqué du monde.
Non, David, ne le fais pas. Je plaisantais.
Non, tu ne plaisantais pas. C'est bon.
C'est le but du jeu.
C'est vrai, je ne plaisantais pas.
Sors-moi cette merde.
Et voilà.
J'aime ce jeu.
Je veux vous parler de ma femme Margaret.
On était mariés depuis huit ans,
ça aurait fait 15 le mois prochain.
Elle faisait des peintures à l'huile.
La première fois que j'ai vu son travail, c'était à Minneapolis.
J'étais amoureux d'elle avant de la voir.
Ces... paysages abstraits, pleins d'énergie...
Puis je l'ai rencontrée.
C'était comme le jackpot.
Elle avait l'esprit le plus généreux que j'aie jamais rencontré
et elle était aussi intelligente et magnifique que...
le matin.
Si on la surprenait, elle riait
de cette façon joyeuse, ce grondement
qui venait de très profond.
Et on savait avoir fait quelque chose de bien.
Elle était rayonnante.
Pendant des moments comme ça, des soirées comme celle-ci,
je pense beaucoup à elle.
Elle est décédée ?
On avait bu.
J'avais bu.
On revenait d'un dîner dehors, on était dans la cuisine.
On a eu une de ces disputes,
une de ces disputes stupides qui ont duré tout notre mariage.
À propos de la vaisselle.
Quelqu'un a haussé la voix, je ne me rappelle plus qui.
Je suis allé me verser un autre verre.
Elle a essayé de m'arrêter, et...
quelque chose s'est passé.
Je me suis retourné et je l'ai frappée très fort.
Ses genoux ont flanché, elle s'est cogné la tête.
Je crois qu'elle essayait de se relever.
Elle tendait la main, elle me fixait.
Et puis elle est tombée et elle est morte.
Quoi ? Putain !
C'était une terrible erreur.
C'était il y a sept ans. Je suis allé en prison. J'ai payé comme ça.
Mais j'étais toujours la même personne.
Finalement, en acceptant l'invitation,
et en regardant droit devant,
détruisant cette horrible part de moi
qui a rendu ce moment possible,
j'ai guéri. Et elle me manque.
Pas un jour ne passe sans que je pense à elle.
Mais je ne souffre pas et je ne me sens plus coupable.
J'ai choisi de lâcher prise.
Ces émotions sont inutiles,
parce que je la reverrai
dans un meilleur monde que celui-ci.
C'est ce qu'on croit.
C'est ce que les gens croient depuis des siècles.
Moi, j'ai très hâte d'y aller.
Mais le pardon n'a pas besoin d'attendre.
Je suis libre de me pardonner, et vous aussi.
C'est une très belle chose. Vraiment.
Qu'est-ce qui est plus honorable,
voir la vérité en face ou la cacher pour être accepté ?
Et les gens changent.
Je sais pas. Ça n'a pas l'air si honnête.
On dirait que vous nous vendez quelque chose.
Non, ce n'est pas ce qu'on fait.
Je veux...
On va vraiment continuer à faire ça ?
- Je veux... - Ça a intérêt à être bien.
Je veux embrasser Ben.
J'en ai toujours eu envie.
Pourquoi pas ? Vas-y, ma grande.
Oh, mon Dieu.
Moi, je veux embrasser Ben.
Un par jeu.
- Non. - Boum. Non ?
- Vas-y ! - Ouais !
- Vas-y. - Allez !
Je ne sais pas si j'approuve.
Et personne ne le dit à Amanda.
- Je veux une pipe. - T'es ridicule.
Par quelqu'un.
Je sais.
Quoi ? Je ne rigole pas.
Je dois y aller.
Non, Claire, allez. On s'amuse, c'est tout.
Tout cela me met mal à l'aise.
Je suis désolée.
Viens. Assieds-toi. Je vais te chercher un verre.
On va faire autre chose.
Non, je ne veux pas vous gâcher le plaisir.
Mais c'est pas mon truc.
- Claire, s'il te plaît. - Hé, mec...
Laisse-la partir, David. Pourquoi ne peut-elle pas partir ?
Will, je veux juste qu'elle reste et qu'elle s'amuse,
et Eden organise cette soirée depuis longtemps. On sera très déçus.
Ouais, laisse-la faire ce qu'elle veut, d'accord.
Je vais partir.
Bien sûr.
Je suis désolé si je t'ai mise mal à l'aise.
Ça va. Je suis fatiguée.
Claire, tu veux pas rester encore un peu ?
On se voit bientôt, d'accord ? Je suis vraiment désolée.
D'accord, Claire.
Eden, c'est bon.
Je sais.
Je t'accompagne à ta voiture ?
Elle est à 20 mètres, Will.
- Enchantée. - Salut.
C'est à toi, la Prius ?
- Ouais. - Je suis garé derrière toi.
Salut. Merci les amis.
- Quoi ? - Pourquoi elle est partie ?
Hé, Will, viens par là et parle-moi.
Donne-moi une seconde.
Alors, que fais-tu ?
- D'accord. - Je suis assistante médicale.
Attention à droite.
OK. Tout droit.
C'est bon.
Claire.
- Miguel. - Je sauve des vies.
Arrête.
Will, viens.
On peut parler une minute ? C'est important.
Allez.
Je suis content que tu sois là.
C'est important pour Eden et moi.
On t'a choisi parce que tu es important pour nous.
- Vous m'avez choisi ? - Pour être ici ce soir.
Mais, je sais pas, mec. Tu te comportes si...
T'es suspicieux de notre hospitalité.
Honnêtement, ça m'énerve un peu.
J'ai fermé la porte et t'as piqué une crise.
Maintenant, mon ami veut bouger sa voiture,
et tu restes à la fenêtre comme s'il allait voler quelque chose.
Tu as l'air distant. Très...
Ailleurs.
Je suis désolé.
Je n'étais peut-être pas prêt à être ici ce soir.
J'apprécie ton honnêteté.
Écoute, je comprends que tu éprouves le besoin
d'être sur tes gardes.
Je sais parce que je me sentais comme ça.
Ce monde est dangereux, chaotique et c'est déjà arrivé,
ça peut arriver à nouveau.
David, s'il te plaît. Je ne prétends pas savoir
ce que tu as vécu avec ta femme,
et tu ne me connais pas. Tu ne peux pas.
J'ai demandé à Claire de rester.
Je me sens mal que mon histoire l'aie effrayée.
Elle a paru comprendre.
Non, je te jure, tous les jours.
Tous les jours je reçois un mail, et je me demande :
"C'est quoi ? Ça va bousiller mon disque dur ?"
Et en général, c'est une vidéo débile genre...
T'a eu combien de vidéos de chats de Claire ?
- Oh, mon Dieu. - Elle m'en a envoyées.
Alors tous les jours, c'est une vidéo de chats.
Je veux dire, j'ai eu une de chats, une de pingouins.
Oh, mon Dieu, les pingouins. Les pingouins sont surfaits.
- Surfaits ? - Ouais.
- Ils le sont. - Ça recommence.
- Vraiment ? - Ils sont heureux,
et c'est toujours :
"Oh, mon Dieu. Ils sont adorables."
C'est toi, le chat.
Kira.
J'ai besoin d'aide, Tommy.
Quoi ?
Les choses ne vont pas avec Kira ?
Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?
C'est ce qui m'a semblé.
On dirait qu'elle est distante.
Non, elle est super.
On devrait pas rentrer ?
Non. Je vais passer un coup de fil.
Bonne chance.
Il n'y a pas de réseau ici.
Non, ça va et ça vient.
Je peux rester avec toi.
Tu pourrais me baiser juste ici.
Quoi ?
Pourquoi devrait-on s'en empêcher ?
C'était comme ça au Mexique. Tout le monde s'en donnait à cœur joie.
C'était super.
Je crois qu'il faut que tu rentres.
Je ne te plais pas ?
Je te connais pas.
Je pourrais te faire m'aimer tellement.
Je te ferais me supplier.
Je pourrais le faire sans te toucher.
Juste avec ma voix...
- Ma respiration. - Sadie.
Tu peux même me faire mal.
Je ne veux pas te faire mal.
Je ne te crois pas.
Hé, qu'est-ce que tu fais dehors ?
J'avais besoin de respirer.
Vraiment ? Pourquoi ?
- Tommy, quelque chose ne va pas ici. - Will...
Quelque chose de mauvais se passe ici.
Tu te trompes. Je sais ce que tu vas dire,
mais Claire est partie parce que cette fille a des problèmes avec le sexe.
Choi est le Coréen le moins fiable de Los Angeles.
Il pourrait être n'importe où. Et Eden...
Je ne l'ai pas vue depuis deux ans.
C'est dingue.
Mais on essaie tous de trouver comment continuer.
Eux, ils font comme ça.
Quelque chose semble dangereux.
Bien sûr que ça a l'air dangereux.
T'as eu beaucoup de courage de venir ici ce soir,
mais tu laisses ton esprit s'imaginer des choses.
Je t'aime, Will.
Mais il faut que t'arrêtes d'être bizarre.
Ça effraie les gens.
T'es en sécurité, d'accord ?
Je te vois à l'intérieur.
Will, c'est Choi. Quoi de neuf ? Écoute, il est 19 h,
et j'arrive chez Eden.
J'ai oublié d'aller chercher le dessert,
et j'arrive pas à joindre Gina.
Tu peux le prendre en passant ?
Écoute, je suis en avance, mec.
Je suis vraiment en avance, mais honnêtement,
je n'ai pas envie de redescendre pour
chercher une putain de pâtisserie.
J'espère que tu recevras le message.
On se voit bientôt. J'entre. Allez, salut.
Le voilà.
- Vous voyez ? - Salut, mec.
Bon, je veux jouer à "Je veux." Je veux...
- Plus de pipes. - J'aime bien ce jeu.
Ça se voit que j'aime ce jeu ?
J'ai de la place, c'est possible.
Il a de la place pour tout.
- On aime ce jeu tous les deux. - C'est vrai.
Je crois que c'est un nouveau jeu.
- J'ai peur. - C'est le jeu suivant.
C'est peut-être celui où on devine...
C'est joli.
- Très joli. - Ouah.
C'est adorable.
Arrêtez tout de suite.
Que se passe-t-il ici ?
- Bon anniversaire. - De quoi s'agit-il ?
C'est pas avant une semaine.
C'est assez proche.
- OK, s'il vous plaît. - Allez.
Mais pas de chanson.
- Allez. - Allez.
S'il vous plaît ? Merci.
- C'est le moment du vœu. - Bon.
Fais-en un bon.
Ouais.
Tu l'as attaqué.
- Salaud. - Bien joué.
Où est Choi ?
Pardon ?
Où est Choi ?
Je veux dire, putain, où est Choi ?
De quoi tu parles, Will ?
J'ai reçu un message. Il disait qu'il était ici,
qu'il est arrivé à 19 h.
- Quoi ? - Il disait qu'il était ici.
Eden, c'est vrai ?
Je n'ai pas vu Choi ce soir.
Edie, où est-il ?
Will, arrête, s'il te plaît.
Non. Je viens d'avoir son message.
Il a dit qu'il était là.
Il a appelé de devant la maison.
- On l'a pas vu. - Ne me mens pas, putain.
Il a appelé juste devant la maison.
David ne te ment pas. Choi n'est jamais arrivé.
Il est peut-être reparti.
Il avait peut-être oublié quelque chose, Will.
On sait jamais.
Ouais, pourquoi tout le monde est si poli ?
- Où est Choi ? - Hé, Eden, que se passe-t-il ?
Je n'ai pas vu Choi ce soir, Gina, je te jure.
Quelque chose ne va pas.
Quelque chose de très bizarre se passe ici,
et personne ne dit rien.
- Que se passe-t-il, Will ? - Hé, t'es qui, toi ?
Tu vois, je vois pas pourquoi vous êtes là tous les deux.
Hé, ce sont mes invités.
Deux ans. On vous voit pas pendant deux ans et soudainement,
vous nous invitez à ce dîner fastueux.
Vous souriez, vous baratinez en jargon
avec ces deux-là à vos basques.
Ne me dites pas que c'est normal,
- cette invitation. - Ça aide les gens.
- Will, tout le monde a le droit... - Non, c'est une putain de secte, Miguel !
C'est une putain de secte !
Will, assieds-toi.
Non ! Regardez le film, OK ?
C'est pas une communion.
C'est pas une famille. C'est du putain de déni.
Tu n'y es pas du tout.
D'accord, non, c'est du déni.
Tu sais ce que c'est ? Un putain de lavage de cerveau.
Notre fils est mort, Edie, et tu essaies de l'ignorer.
Ça voulait dire quelque chose quand il est mort, n'essaie pas d'effacer ça.
Ty était réel. C'est réel.
S'il te plaît, Edie.
Où est Choi ?
Will, elle a dit qu'elle ne sait pas.
Je crois que c'est juste un malentendu.
Me prends pas de haut, David.
Dis-moi une chose. Pourquoi toutes les portes sont fermées ?
Oh, mon Dieu.
Pourquoi toutes ces barres aux fenêtres ?
Pourquoi cette bouteille de phénobarbital planquée dans votre chambre ?
Mon Dieu, Will.
Tu as fouillé dans nos affaires ?
Je suis désolée. On devrait partir.
- Non. - On devrait partir.
Quelque chose de très dangereux se passe ici,
et personne n'en parle.
On l'ignore tous
parce que David nous a donné du bon vin !
On s'en va, Will.
Non, je ne vais nulle part !
On part tout de suite, Will.
Quoi de neuf ?
Choi ?
Je suis désolé.
J'étais ici et le boulot m'a appelé,
c'est la merde,
ils peuvent rien faire sans moi.
- Je t'ai appelée. - J'ai pas entendu.
Tu vas bien ?
Salut, chérie. J'ai raté le dîner ?
Tu as raté bien plus que ça.
Il en reste encore. Je vais te chercher quelque chose.
Je lui fais une assiette.
Merci, Pruitt.
Qu'est-ce qui se passe ?
David...
C'est bon.
On devrait vraiment y aller maintenant, Will.
Donne-lui une minute, Kira.
Je suis désolé, Eden.
Je sais que c'est dur,
mais tu ne peux pas nous critiquer de chercher notre voie.
Je ne t'ai jamais fait ça.
Je sais. Ça me regarde pas.
Je sais, et je suis vraiment désolé.
Ça va.
Ça va.
Tu fais partie de notre famille, Will.
Vous tous, aussi.
Excusez-moi un instant.
Choi, mange.
Il vous reste de ce vin ?
Il faut le faire mousser.
Continue de laver.
Au moins dix secondes.
On devrait partir. Alors, allons-y.
Partons d'ici.
Je peux pas. Kira, je ne vais pas bien.
Mon fils est mort. Qu'est-ce que je fais de ça ?
Je ne sais pas.
C'est comme un cri piégé en moi.
Et rien ne change au fait que j'aurais dû...
J'aurais dû le surveiller de plus près ce jour-là.
Mais tu pouvais pas savoir, Will.
Tu ne pouvais pas t'attendre à ça.
C'était un autre enfant.
Et Ty l'aimait.
Et ils jouaient. Ils ne faisaient que s'amuser.
J'aurais pas dû leur laisser la batte.
Ce qui est arrivé à ton fils,
on ne pouvait ni le prévoir ni le changer.
J'attends la mort depuis le moment que c'est arrivé.
Aller de l'avant n'est pas une trahison, Will.
Regarde Eden.
C'est ça, lâcher prise.
Tu ne le laisses pas partir.
Je ne te demanderais jamais de le faire. Tu le sais.
On peut s'entre-aider, Will. C'est la seule façon.
Je t'aime, Kira.
Mais je ne crois pas que tu puisses m'aider.
- Je suis désolé. - Oui, tu l'es.
Un red velvet.
Miguel, à toi la première part.
J'ai hâte.
Salut Will.
Je peux voir sa chambre ?
Bien sûr.
Je sais que vous avez des doutes.
Le scepticisme peut être contagieux.
Je n'aurais pas été sûr non plus
avant de voir la nouvelle vérité et de la partager avec vous.
Je n'aurais pas cru, mais ça a été révélé si clairement.
Souvenez-vous de la récompense.
Ce merveilleux moment nous attend.
Ce soir est le soir où notre foi devient réelle.
La chose la plus difficile est de commencer.
Faites le premier pas.
Croyez... et abandonnez-vous.
Will, allez. Tout le monde attend.
Je vous aime.
Je vous aime si fort que mon cœur se brise.
Je vous attends.
Kira.
Regarde ces gens.
Ils sont si contents d'être ici avec toi.
Je crois qu'on devrait prendre un moment pour se regarder, vraiment regarder.
Levez vos verres.
À un monde meilleur.
À la paix.
- Santé. - Santé.
- Santé. - Santé.
Ne le buvez pas ! N'y touchez pas.
- Will ! - Non, ne buvez pas !
- Ne buvez pas ! - Calme-toi, Will.
Non. On s'en va maintenant !
- Contrôle-toi. - Will, ne pars pas comme ça.
Viens, Kira. On part immédiatement !
- Calme-toi. - Non, on part, maintenant !
Tu l'as gâché ! Tu as tout gâché !
Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu.
Sadie.
- Sadie. - Mon Dieu, Will.
Qu'as-tu fait ?
Ne la bougez pas.
Sadie. Appelez le SAMU.
- J'appelle. - Sadie.
Sadie, tu m'entends ?
Une trousse de premiers secours ?
Sadie, tu m'entends ?
Ça va, Sadie.
- Elle respire pas. - Non, elle respire.
- Pas Sadie, Gina. - Quoi ?
Gina ?
Bon, mets-la par terre.
Que se passe-t-il ? Gina !
- Chérie ? - Gina.
- Hé ? - Chérie ?
Massage cardiaque.
Chérie, ça va aller.
- Alors, Miguel ? - Quelqu'un appelle le SAMU ?
J'ai pas de réseau.
Pas de pouls, Miguel.
Putain de porte fermée.
- Gina, tu m'entends ? - Gina.
- Allez, Gina. - Oui, chérie.
Allez.
Tommy.
Allez ! On y va !
Tommy !
- Viens ! - Kira !
- Par là. - Quoi ?
Ben, par là !
- Oh, mon Dieu. - À gauche !
C'est fermé, Will.
OK, par là.
Will !
La porte.
Merde. C'est fermé.
On va devoir la casser.
Kira.
- Non. - S'il te plaît, non.
Will, pourquoi ça arrive ?
Écoute-moi. On se prépare.
On va faire ce qu'il faut.
Tu m'entends ?
- C'est juste des gens. - D'accord.
- Allez. - D'accord.
Tu étais censé faire de mal à personne.
Je sais.
- Oh, mon Dieu. - Comment t'as pu faire ça ?
- Pourquoi t'as fait ça ? - Ne fais pas ça.
On devait juste s'endormir et partir ensemble.
Ça devait être beau.
Tout sera tranquille dans une minute. On y sera bientôt.
Ça devait pas se passer comme ça.
- C'est pas ce qu'il a dit. - Non, je sais. Mais...
On doit finir maintenant. Hé, écoute-moi.
Une chose à la fois. On finit.
- Je peux pas. - Ça sera calme
et on se reposera. Si, tu peux.
Eden, tu dois m'aider.
Tu dois m'aider. Tu peux pas me laisser.
Non, c'est mal.
Dr Joseph a dit que ça serait dur,
- mais il faut finir, maintenant. - C'est mal.
On a été choisis, tu te souviens ?
On a été choisis. C'est la seule façon de quitter cette douleur. C'est juste.
C'est la seule façon de quitter cette douleur.
On peut tout quitter, toute cette douleur, toute cette merde.
Tu peux le faire.
On peut toujours y arriver.
Allez.
Allez.
Il y a une porte
- qui mène au garage en haut. - D'accord.
- On y va. - D'accord.
Dr Joseph...
Oh, mon Dieu. Choi.
Oh, mon Dieu.
- Non. - Quoi ?
- Non. - Quoi ?
Non. Il y avait une porte ici.
Merde.
Il y avait une porte ici, avant.
Merde. OK.
On peut peut-être faire signe à quelqu'un dehors.
Je peux peut-être faire signe à quelqu'un dehors.
- Allez. - Kira.
Kira.
N'aie pas peur.
Il y a un plan pour nous, Will.
Lâche prise.
On y sera bientôt.
Je te promets.
Allez. On y va.
Eden.
Je suis désolée, Will.
Je suis désolée.
Eden.
Arrête ça.
Will.
On ne va pas mourir comme ça.
Je vais bien.
Eden ?
Prends le pistolet.
Eden ?
Elle s'est tuée, David.
C'est bien. Elle est avec eux maintenant.
Il est vide.
On a un pistolet.
C'est bien.
Il est temps.
Ne fais pas ça, David.
Will.
Il me manque.
Il me manque tellement.
Je voulais partir.
Je suis désolée.
Tu m'emmènes dehors ?
J'espère...
J'espère qu'on...
Je dois aller chercher Miguel.
Tommy.
Oh, mon Dieu.
Kira.
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